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Cold Winter Challenge 2018

Aujourd’hui on se retrouve avec un challenge que j’aime beaucoup car il est lieu à une période magique, celle de Noël et des fêtes de fin d’année, j’ai nommé le Cold winter Challenge organisé pour cette 7è édition par Margaud du blog Margaud liseuse !

Je suis une inconditionnelle de Noël et à cette période, vous le savez si vous me suivez depuis longtemps, j’adore lire des romans, romances, polars, contes, albums… qui se déroulent en hiver et si possible à Noël. Les challenges autour de Noël sont nombreux mais mon choix s’est porté pour la quatrième année consécutive sur le CWC car il ne présente aucune contrainte, ce qui me va très bien.

Cette nouvelle édition se déroulera du 1er décembre 2018 au 31 janvier 2019 et nous avons quatre menus au choix, de quoi satisfaire tout le monde :

Le but est de choisir 1 menu minimum et de lire un livre du menu choisi. Ou de choisir plusieurs menus. Pour ma part, je vais me concentrer sur La magie de Noël, Flocons magiques et Stalactites ensanglantées

Pour les grands challengeurs, il y a des catégories bonus qui permettent de gagner des points. 1 catégorie = 1 point

Les catégories bonus :
– Couverture de Noël
– Romance de Noël
– Contes / légendes nordiques
– Secrets de famille
– Auteurs / autrices scandinaves
– Couverture avec de la neige
– Un classique de Noël
– Sang sur la neige
– Boire un thé de Noël
– Partir en promenade
– Couper les réseaux sociaux durant toute une soirée
– Jouer à un jeu de société entre amis / famille

Les paliers que l’on peut atteindre :
1 à 10 points : Bonhomme en pain d’épices
11 à 20 points : Lutin du père Noël
21 à 30 points : Jack Frost
Plus de 31 points : Reine des neiges

Pour partager le challenge sur les réseaux sociaux : le tag #ColdWinterChallenge et un groupe Facebook est à notre disposition, histoire de papoter et de nous donner des idées de lecture.

Il ne me reste plus qu’à constituer ma PAL Cold Winter et vous la présenter le 1er décembre, premier jour du challenge !

Et vous, allez-vous participer ?

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais.
Cinquante ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ?

Cornouailles, vacances de Pâques 1968. La famille Alton est réunie au manoir des lapins noirs pour des vacances bien méritées. Venus de Londres, Amber et son jumeau Toby, Barney et Kitty, les cadets, y vivent un quotidien insouciant, loin de Londres, et profitent de leur mère Nancy, véritable pilier de la famille.

Un orage éclate et va faire voler ce bel équilibre familial : Nancy, inquiète du temps, s’est mise en quête de Barney, parti jouer avec les lapins, et trouve la mort lorsque son cheval, apeuré par la foudre, la tue accidentellement.

Le père, inconsolable, sombre dans la boisson et finit de ruiner la famille. C’est alors qu’entrent en scène la richissime Caroline et son fils Lucian, qui va vouloir gommer toute trace de Nancy, l’épouse défunte.

Eté 2008, Lorna et Jon, sillonnent la Cornouailles à la recherche du lieu idéal pour leur réception de mariage. La jeune femme veut absolument aller à Pencrew où elle se souvient avoir séjourné avec sa mère, décédée quelques mois auparavant.

A son arrivée, elle fait la connaissance de Caroline Alton qui y vit seule avec Dill, sa domestique. Au fur et à mesure qu’elle visite la demeure, elle se sent irrésistiblement attirée par les lieux…

Les Cornouailles, une grande demeure et des secrets de famille, ça vous rappelle forcément les romans de Daphné du Maurier (Rebecca, Ma cousine Rachel) ou ceux de Kate Morton (Le jardin des secrets).

Et Un manoir en Cornouailles, le premier roman de Eve Chase, se réclame clairement de ces deux romancières de talent et pour un premier roman, c’est plutôt réussi même si l’intrigue n’atteint pas la perfection des romans de Daphne du Maurier.

Premier point fort : l’ambiance lourde et très mystérieuse de ce roman, l’autrice arrive à imprimer une atmosphère toute gothique à son manoir, bordé par une forêt oppressante, théâtre de plusieurs drames. Peu à peu, les personnages sont pris dans la toile tissée par Eve Chase qui ne leur épargne pas les tragédies, on bascule très rapidement de la joie et l’insouciance à la douleur et au deuil, des sensations qui ne vont plus nous quitter.

Second point fort : le suspens. L’intrigue est bien développée et plutôt haletante, les secrets de famille sont omniprésents tout au long du récit, que ce soit dans la partie ayant pour cadre la fin des années 60 ou celle de 2008. Secrets qui nous seront peu à peu dévoilés même si l’autrice ne donne pas toutes les réponses à mes questions, ce qui m’a un peu frustrée je l’avoue.

Troisième point fort : le manoir, élément central du récit, est finalement le personnage principal de ce roman puisque les deux intrigues ont pour décor Pencrew de la première à la dernière page et que l’autrice nous emmène déambuler dans ses couloirs, sa tourelle, ses chambres, ses placards…

Dernier point fort : l’alternance des deux époques, un exercice délicat, que manie ici avec talent Eve Chase même si j’ai préféré l’intrigue de 1968 à celle de 2008, la faute à l’héroïne Lorna qui ne m’a pas convaincue et que j’ai trouvé trop bizarre. Je reprocherai toutefois à l’auteure de n’avoir pas assez marqué l’époque des sixties, l’intrigue aurait pu avoir lieu des décennies plus tôt que je n’aurai pas vu la différence, dommage !

Un bémol maintenant : les personnages. Même si j’ai bien aimé suivre l’attachante Amber, les autres personnages sont bien trop manichéens à mon goût et pas assez développés pour qu’on s’y intéresse vraiment, dommage pour Lucius qui aurait mérité une plus grande place dans cette intrigue.

Si vous aimez les ambiances mystérieuses et les secrets de famille, je ne peux que vous recommander Un manoir en Cornouailles avec lequel j’ai passé un très agréable moment.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Nil pour cette lecture !

Déjà la mi-novembre, il est plus que temps pour moi de faire le bilan des pavés lus en octobre par l’ensemble des participants au challenge et cet automne n’est décidément pas propice à la lecture de briquasses et autres pavés puisque nous affichons seulement 8 lectures au compteur, soit une de plus qu’en septembre !

Au menu de ces quatre dernières semaines des romans contemporains, du classique et même un essai. Un grand merci aux fidèles à ce rendez-vous, qui chaque mois m’accompagnent et font vivre ce challenge au long cours et bienvenue aux petits nouveaux !

Pour connaitre le récapitulatif mois par mois et par participants, je vous invite à aller ici.

challenge-un-pave-par-mois

Maintenant place aux livres lus en octobre, nos avis vous inciteront peut-être à les sortir ou à les ajouter à votre PAL :

Bien entendu vous pouvez encore nous rejoindre puisque ce challenge est illimité, vous pouvez vous inscrire à la suite de ce billet ou ici ! Et si j’ai oublié une de vos participations, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire.

Viens rencontrer les animaux dans la grande parade des animaux !

Les animaux… Il en existe des petits, des gros, des minuscules, des costauds, des dodus, des trapus, des féroces, des véloces, des rampants, des volants…

Dans la forêt, dans le cercle polaire, dans la savane ou dans la jungle, dans les airs et dans les mers, venez les rencontrer lors de la grande parade des animaux.

Dans cet album à destination des petits lecteurs dès 2 / 3 ans, Daniel Egnéus met en lumière des dizaines d’animaux dans leurs environnements. L’occasion pour les enfants d’aller à la rencontre d’animaux qu’ils aiment beaucoup et que l’on croise dans les albums jeunesse tels que des ours, des lapins, des chouettes, des renards… mais aussi d’autres qu’ils découvriront peut-être à cette lecture comme les chauves-souris, les piverts, les méduses, les oursins…

Comme je le disais plus haut, chaque animal est dans son environnement naturel et ça c’est une très bonne idée pour permettre aux enfants de mieux les situer et de pouvoir en discuter avec eux : girafes, lion, zèbre et éléphant dans la savane, l’ours, le cerf et la chouette dans la forêt, le requin, la baleine et la raie dans l’océan, les singes et les perroquets dans la jungle, etc.

Les couleurs sont vives, les textes qui accompagnent chaque animal tiennent en une ligne et décrivent l’animal en question, ses caractéristiques ou son cri, par exemple : « L’éléphant BARETE : on dirait une trompette. Le zèbre a des rayures super chouettes. Les pingouins gliiiiiiissent sur l’eau et la glace».

Les éditions Little Urban ont fait un très joli travail éditorial sur la typographie des mots en jouant sur la taille des polices, la mise en gras des mots importants, cela permet à l’adulte de moduler sa lecture et ça marche à fond sur les jeunes lecteurs sur lequel je l’ai testé, ils ont adoré !

La grande parade des animaux est une très belle introduction au monde animalier et un très beau livre à lire à haute voix qui fera sauter, grogner, hurler de joie les petits et les grands lecteurs. Une lecture que je vous recommande si vous avez de jeunes enfants autour de vous, ils vont adorer feuilleter cet album encore et encore et vous entendre leur raconter cette grande parade des animaux.

Un grand merci à Clémentine et aux éditions Little Urban pour cette chouette lecture !

À 28 ans, Élisa est comblée : un job de rêve dans une grande maison d’édition, un gentil fiancé, Hugo, qui lui cuisine de bons petits plats (ou presque), un chat légèrement caractériel et des milliers de followers sur les réseaux sociaux. Que demander de plus ?
Sa vie est parfaite jusqu’au jour où Hugo l’accuse de préférer son smartphone à lui, son merveilleux fiancé. Il faut dire qu’Élisa est vraiment accro : au réveil, son premier geste est de regarder ses notifications, à midi, elle instagramme son déjeuner et le soir, elle lit les commentaires indispensables de ses « amis ».
Exaspéré, Hugo lance un ultimatum : elle doit choisir entre cet objet de malheur et lui ! Mais comment vivre sans téléphone, ne serait-ce que pour se souvenir de ses rendez-vous ? La vie d’Élisa va prendre un tournant insoupçonné car, par amour, la jeune femme est prête à tout. Vraiment tout…

Le matin, au réveil, son premier geste est de regarder ses notifications. A midi, elle instagramme son déjeuner. Le soir, elle lit les commentaires de ses followers.

Pour Elisa, jeune éditrice de 28 ans, rien de plus normal. Mais son presque fiancé Hugo, professeur d’histoire géographie, allergique aux réseaux sociaux, est exaspéré par cette addiction au Smartphone, au point de lui poser un ultimatum : ce sera son portable ou lui !

Elisa tombe des nues et va voir sa meilleure amie Audrey qui trouve que Hugo a raison. Elle lui propose un défi : une petite désintox d’une semaine sans son Smartphone chéri.

Elisa la prend au mot mais la remise en question va se révéler difficile. Son téléphone contient toute sa vie, lui tient office d’agenda et de réveil matin et sans lui, la jeune femme est littéralement perdue…

Après Loin de Berkley Hall, une romance historique, Coralie Khong-Pascaud a choisi un cadre plus moderne et une héroïne hyper connectée pour son second roman J’arrête quand je veux !

Voilà une romance pétillante qui sort des sentiers battus et qui nous interroge sur notre addiction aux Smartphones et aux réseaux sociaux. Car on a beau s’en défendre, notre portable est toujours à portée de main et on n’imagine plus notre vie sans lui, qu’on soit accro à Instagram, Twitter, Facebook ou pas !

J’ai passé un très bon moment avec ce roman à l’écriture fluide et au ton léger, l’autrice a un sens de l’humour certain et imprime beaucoup de rythme à son récit, on ne s’ennuie pas une seconde en compagnie d’Elisa et on même triste d’arriver à la fin tant les pages se tournent toutes seules.

Loin d’être une romance superficielle comme il en existe tant, ce récit aborde des thèmes importants comme les relations de couple, la difficulté de faire sa place dans le monde professionnel et bien sûr notre dépendance aux nouvelles technologies.

L’héroïne, un mix entre Bridget Jones et Andrea Sachs (Le diable s’habille en Prada), est gaffeuse en diable et se retrouve dans des situations très drôles et toujours crédibles, ce qui n’est pas toujours le cas avec ce genre il faut le reconnaître.

Si l’héroïne est attachante, les autres protagonistes du roman le sont aussi : la meilleure amie reconvertie en femme au foyer au bord de la crise de nerfs tant elle ne supporte plus ses chères têtes blondes, la tante célibataire endurcie et son Bed & Breakfast dans lequel on passerait bien le week-end, Hugo, un amoureux romantique comme on aimerait en croiser plus souvent…

Autre point positif, l’environnement dans lequel Elisa évolue, j’ai beaucoup aimé la suivre dans la maison d’édition pour laquelle elle travaille, un éditeur spécialisé dans la romance qui nous permet de voir l’envers du décor et de découvrir le travail d’éditeur.

Comme je le disais plus haut, le récit est très rythmé et prenant, on ne voit pas le temps passer et on quitte à regret cette histoire qui permet à la fois de réfléchir et de se détendre. Une bonne pioche que je vous recommande que vous soyez adeptes de romances ou non.

Merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture pétillante !

Londres, époque victorienne. Par une froide nuit de novembre, le docker Harry Parker trébuche sur un cadavre dans une ruelle de Deptford. Que venait faire Mme Clifford, si chic, si bien vêtue, dans cette partie peu fréquentable de la ville ? Chargé de l’enquête par Scotland Yard, l’inspecteur Ben Ross ne trouve aucun témoin. De son côté, sa femme Lizzie tente d’étouffer un scandale : Edgar Wellings, un ami de la famille, souffre d’addiction au jeu. Mais le pire reste à venir : Wellings semble être le dernier à avoir vu Mme Clifford vivante… Et que penser de son excellente raison de la tuer ?

Par un soir de novembre, Harry Parker, docker de son état, fait une macabre découverte en se rendant à son logis. Sur un terrain vague de Deptford, il butte sur une femme. Pensant qu’elle est ivre, il la secoue mais se rend compte qu’elle est passée de vie à trépas.

Sous le choc, il prévient un agent de police non loin de là. Le commissaire Phipps est dépêché sur place mais il préfère s’en remettre au Yard. Le lendemain matin, l’inspecteur Ben Ross et son adjoint Morris se rendent donc à Deptford pour prendre les rênes de l’enquête.

Après les constatations d’usage, ils apprennent que la défunte, Mrs Clifford, est une prêteuse sur gages et que le dernier à lui avoir rendu visite n’est autre que le docteur Edgar Wellings qui avait recours à ses services pour éteindre ses dettes de jeu.

Wellings n’est pas un inconnu pour Ross puisqu’il est le frère de Patience, la fiancée du député Franck Carterton, un parent de son épouse Lizzie. Dunn, en apprenant cela, met en garde Ross : pas question que Lizzie vienne fourrer son nez dans l’enquête…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé et terminé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité et Un flair infaillible pour le crime puis repris cette série en 2017 avec Le témoignage du pendu, il ne me restait donc plus qu’à découvrir Le brouillard tombe sur Deptford qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis un an déjà !

Comme vous le savez déjà, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques qui pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victorienne et dans ce genre, j’ai un gros faible pour le duo Lizzie et Ben que j’ai été ravie de retrouver pour leur sixième enquête et une nouvelle fois, le charme opère avec cette série qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, que j’adore !

Et une fois de plus quel plaisir de lecture que ces enquêtes classiques mais efficaces, tricotées avec talent par Ann Granger. Ce nouvel opus ne fait pas exception à la règle et de la première à la dernière page, j’ai été embarquée dans cette atmsophère so british que j’aime tant, portée par l’intrigue policière proposée par l’auteure, comme je le disais classique mais efficace, avec un suspens indéniable, des fausses pistes et des retournements de situation, ce qui ne m’a pas empêché de trouver le fin de mot de l’histoire avant le point final.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l’avancée de l’enquête et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l’auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.

Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des mœurs de l’époque, la société bourgeoise pudibonde qui reléguait les femmes au rang de plante verte tout juste bonnes à se pâmer et à piquer des crises de nerfs, à la merci de leurs familles pour subvenir.

Sans oublier de l’autre coté de l’échelle, les plus pauvres qui doivent trimer à la tâche pour quelques pennies, à la merci des hospices dès lors qu’elles ne peuvent plus travailler ni être assez jolies pour finir sur le trottoir.

Une bonne pioche donc que ce sixième volume et une série que je compte poursuivre si toutefois l’auteure se décide à sortir un septième opus et que je vous encourage à lire à votre tour si ce n’est déjà fait.

Lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire Rakuten 2018 que je remercie pour cette découverte

À Lubok Sayong, petite ville au nord de Kuala Lumpur, tout est indéniablement unique. Jusqu’à la topographie, une cuvette entre deux rivières et trois lacs, qui lui vaut chaque année une inondation et son lot d’histoires mémorables.
Cette année-là, exceptionnelle entre toutes, l’impétueuse Beevi décide de rendre enfin la liberté à son poisson qui désespère dans un aquarium trop petit, d’adopter Mary Anne, débarquée sans crier gare de son orphelinat où toutes les filles s’appellent Mary quelque chose, et d’embaucher l’extravagante Miss Boonsidik pour l’aider à tenir la grande demeure à tourelles de feu son père, reconvertie en bed & breakfast…

En Malaisie, à Lubok Sayong, vit l’impétueuse Beevi. Auyong, l’ami fidèle venu de Chine et ancien directeur chinois de la conserverie de litchis est stupéfait lorsqu’il apprend qu’elle veut garder Mary Anne, l’enfant que voulait adopter sa défunte sœur.

L’enfant, rescapée de l’accident qui a coûté la vie à ses futurs parents adoptifs, se retrouve donc à seconder Beevi dans son bed & breakfast, une grande maison de famille dans laquelle Beevi a grandi en compagnie de son père, de sa mère, de ses trois belles-mères et leurs enfants.

Tour à tour Anyong, le vieux sage, et Mary Anne, la petite orpheline futée nous racontent le quotidien de la grande maison et les péripéties dominées par la personnalité de Beevi, au caractère imprévisible et bien tranché.

J’ai repéré La somme de nos folies dans la sélection des #MRL18 et j’ai donc été ravie d’être retenue et de pouvoir ainsi découvrir mon premier roman malais. Je connais très mal la littérature asiatique dans son ensemble et le premier roman de Shih-Li Kow était très tentant sur le papier.

Mais autant vous le dire d’emblée, je suis totalement passée à côté de ce roman qui, pour moi, manque de structure, et ressemble plutôt à une suite de nouvelles imbriquées tant bien que mal les unes dans les autres qu’à un véritable roman.

Je suis d’autant plus déçue de n’avoir pas trouvé d’intérêt à cette chronique présentée comme absolument tendre, libre, drôle, profonde, et volontiers incisive, d’un genre très humain quelque part en Malaisie, aujourd’hui, hélas pour moi je n’ai presque rien vu de tout cela.

Certains évènements sont certes cocasses mais je retiens surtout de ma lecture un ennui profond, au point d’avoir une panne livresque, ce qui ne m’était pas arrivé depuis plusieurs années ! Pour moi, l’accent n’est pas suffisamment mis sur les folies et il ne se passe pas grand chose durant les quelques 366 pages de ce récit.

Le personnage de Beevi aurait mérité d’être réellement au centre du roman, cette femme haut en couleurs et conteuse hors pair aurait du être la narratrice, je pense que le récit aurait gagné en folie, en fantaisie et en intérêt.

Vous l’aurez compris je ne m’étendrai pas plus sur mon ressenti, cette histoire au carrefour des traditions et de la modernité m’a laissé de marbre, je n’ai réussi à aucun moment à rentrer dans son univers, à m’attacher à ses personnages ou à m’intéresser à leurs péripéties.