La dernière licorne – Tobby Rolland

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Turquie, marché d’Igdir. Aman, la fillette kurde dont la famille est gardienne millénaire du mystère de l’Ararat, n’aurait pas dû accepter cette licorne en bois… Elle savait que c’était interdit.

Vatican, enfer de la Bibliothèque apostolique. Zak Ikabi, ethnologue et aven¬turier, a moins de trois minutes pour photographier l’original du sulfureux Livre d’Enoch. Quel secret, dont dépend l’avenir de toutes les religions, relie les mythes de l’arche, du Déluge et des licornes ?

Arménie, Etchmiadzine. Quatorze mercenaires font irruption dans la cathédrale pour s’emparer d’une relique inestimable : un fragment de l’arche. Leur but : ne laisser aucun témoin. C’est le déclenchement d’une vague de meurtres aux quatre coins du monde.

Melbourne, Parlement mondial des religions. Un rapport secret est alarmant : les glaces du mont Ararat fondent inexorablement. L’anomalie d’Ararat, cette forme détectée au cœur du glacier, est-elle  » la  » preuve que l’arche de Noé s’y est échouée comme le racontent la Torah, la Bible et le Coran ?

Université de Toulouse Le Mirail, laboratoire du DIRS. La glaciologue Cécile Serval se trouve nez à nez avec Zak, venu lui dérober son rapport secret. C’est le début d’une course qui nous emporte de l’Arménie au Vatican, du Nakhitchevan à Hong Kong… Pour s’achever sur les flancs de l’Ararat…

La dernière licorne, premier roman d’un diplomate, Tobby Rolland, nous est présenté comme un thriller ambitieux au rythme effréné. Une intrigue historique diaboliquement séduisante qui embarque le lecteur dans une course folle, de Bordeaux à Erevan en passant par le Vatican et Hong Kong, à la poursuite d’un secret qui n’est rien de moins que celui de l’humanité tout entière.

Et une fois n’est pas coutume, la promesse est tenue même si j’ai de gros bémols sur la fin du récit et sur certains passages un peu tirés par les cheveux, je dois avouer que l’ensemble du récit est vraiment passionnant à lire même pour moi qui ne suis pas une lectrice assidue de thrillers ésotériques car ils ont souvent tendance à me faire lever les yeux au ciel.

Là je dois dire que je ne me suis pas ennuyée une seconde et que je me suis prise au jeu de cette course poursuite à travers le monde à rythme effréné en effet. Il faut dire que je ne connais rien ou presque au mythe de l’arche de Noé et à l’anomalie d’Ararat, que j’ignorais totalement qu’ils faisaient l’objet de tels enjeux, spéculations et recherches, j’ai donc appris beaucoup de choses car l’auteur nous le dit en préambule, tout dans son roman est vrai exceptée l’hypothèse finale qui est de son cru !

Il nous donne à voir des lieux réels et à lire des témoignages de chercheurs d’arche, met l’accent sur l’énigme posée par l’Anomalie d’Ararat et revient sur une autre énigme : les licornes ont-elle existé et ont-elles disparu, fautes d’être montées dans l’Arche de Noé ?

L’intrigue est bien ficelée et nous tient en haleine, là dessus rien à redire, l’auteur connaît clairement son sujet et nous livre une histoire qui tient la route jusqu’à une cinquantaine de pages avant la fin.

Là ensuite pour moi je n’accroche plus, le dénouement est trop abracadabrantesque, je suis certainement trop cartésienne pour y croire mais ce petit bémol n’enlève rien à la qualité du reste du récit, franchement passionnant à lire.

Tobby Rolland nous fait voyager tout au long de son récit fleuve tout autour du globe : Melbourne, le Vatican, Bordeaux, Toulouse, Paris, Hong Kong, l’Arménie et j’en passe car la liste s’allonge de quelques lieux encore à un rythme étourdissant, impossible de s’ennuyer à la lecture de cette belle brique de près de 600 pages.

Le style est dynamique, les chapitres courts, des rebondissements en pagailles, des morts à foison : La dernière licorne se présente comme le thriller de l’été et c’est un vrai page turner on ne peut plus efficace que vous aurez du mal à lâcher jusqu’à la dernière page !

En bref, si vous êtes addict aux thrillers ésotériques, La dernière licorne devrait vous plaire assurément.

Un grand merci à Anne et aux Presses de la Cité pour cette lecture palpitante !!

TAG Code de la Route

On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau TAG, vous savez comme je les affectionne et je ne boude pas mon plaisir lorsqu’on me désigne à condition d’avoir quelque chose à dire of course. Un grand merci à La barmaid aux lettres d’avoir pensé à moi pour ce Code de la route alors que je n’ai pas le permis !

Ω Parking : Combien de livres as-tu dans ta PAL ? Alors n’importe quelle blogueuse vous le dira : trop !! La mienne déborde et ne tient plus dans une bibliothèque et elle s’est étendue en piles au pied de mon lit, concrètement près de 330 titres m’attendent, ce qui ne m’empêche ni d’en acheter ni d’en emprunter, et oui je suis incurable !!

Ω Limitation de vitesse : quelle limitation donnes-tu à ta PAL ? Aucune, j’en suis bien incapable hélas !

Ω Route prioritaire : Quel livre est ta prochaine priorité ? Une fois que j’aurai fini Le Paris des Merveilles tome 3, je me jette sur Les petites victoires de Yvon Roy qui me fait très envie !

Ω Réservé aux camions : Quel pavé liras-tu prochainement ? Je sors d’un pavé de 600 pages, La dernière licorne de Tobby Rolland et je serai bien incapable de dire quel sera le prochain, j’en ai à foison dans ma PAL et donc que l’embarras du choix !

Ω Réservé aux bus : Un livre que tu réserves pour une période spéciale ? Les Contes de Noël de Charles Dickens pour décembre, ce mois-là j’adore lire des contes de Noël et des romans qui se passent à cette période si spéciale de l’année.

Ω Stop : Un livre que tu as abandonné ? Cela m’arrive rarement, je mets parfois mes lectures en pause pour mieux y revenir plus tard mais le dernier que j’ai abandonné est le dernier roman de Hortense Dufour Port-des-Vents qui m’est vraiment tombé des mains !

Ω Issue de secours : un livre que tu as arrêté mais que tu vas reprendre pendant une autre période ? Il est en pause depuis plusieurs mois car il est très dur à lire : L’affaire Léon Sadorski de Romain Slocombe.

Ω Sens interdit : quel genre de livre ne t’attire pas particulièrement ? Sans l’ombre d’une hésitation : la science-fiction, je déteste ça !

Ω A quel genre de livre donneras-tu ta chance cette année ? La fantaisy et c’est grâce à la trilogie de Pierre Pevel qui m’a enchanté, du coup je renouvellerai l’expérience cette année c’est sûr !

Ω Feu tricolore : Un livre qui t’a fait passé par plusieurs émotions ? Il y en a beaucoup heureusement mais il y en a un qui m’a mis K.O debout : A la grâce des hommes de Hannah Kent, un livre bouleversant sur la dernière condamnée à mort en Islande, une grande claque !

Ω Rond-point : Un livre qui t’a fait tourner en rond ? Joker, je ne vois pas du tout !

Ω Route à double-sens : Un livre que tu as aimé et détesté à la fois ? Détesté est un mot un peu fort mais Mémé dans les orties m’a à la fois plu et déplu, une vraie déception car j’ai trouvé ce roman baclé comme Un merci de trop de Carène Ponte d’ailleurs.

Ω Hôtel : Quel livre t’a volé ton sommeil ? Comme j’ai des insomnies j’évite de décaler mes horaires de sommeil, lorsque le sommeil arrive, j’arrête immédiatement ma lecture, donc aucun ne me vole mon sommeil !

Ω Monument historique : Le livre qui est pour toi un monument (une pépite de ta bibliothèque) ? Tous mes livres édités chez La Pléiade, je n’en ai pas énormément mais j’y tiens beaucoup, notamment Le théâtre de Goldoni que j’aime tant !

Ω Autoroute : qui taggues-tu ? Personne en particulier car avec les vacances, je ne sais pas quelles copinautes sont encore derrière leur écran !

Un mariage en eaux troubles – Sylvie Anne

A Brive, en 1935. Par son mariage, la douce Alice est au cœur des manigances et des ambitions de Paul Bersac et de sa mère. Lui, propriétaire de la source d’eau la Châteline, cache sa part d’ombre. Mais bientôt Alice se rebelle…

1935 en Corrèze. Paul Bersac est un homme atrocement gâté par sa mère Marthe qui ne sait rien refuser à son fils unique. Lorsque son père meurt, il n’a aucun scrupule à céder l’usine familiale et ses employés auxquels il ne s’intéresse guère pour acquérir la source d’eau La Châteline.

Mais comme Paul n’aime pas travailler, il laisse les mains libres à son bras droit qui va rapidement jeter l’éponge devant les difficultés financières que l’usine rencontre et face aux inconséquences de son patron.

Marthe décide alors de marier son fils chéri et elle jette son dévolu sur Alice, une jeune femme terne et effacée, toujours le nez dans ses livres, et fille unique de riches propriétaires terriens corréziens.

Sa dot tombe à point nommé pour payer les échéances de La Châteline. Aux premiers mois de son mariage, Alice y a cru. Naïvement, peut-être, mais quelle femme aurait pu résister au charme du nouveau propriétaire de la Châteline ? De plus, Paul Bersac avait pour elle de délicates attentions. Alice ne prenait même pas ombrage de l’omniprésence de Marthe, sa belle-mère, chez eux.

Trop sage, trop terne, trop inexpérimentée, Alice qui s’imagine laide, n’aurait jamais espéré une si belle union. Aussi arrangée soit-elle. Mais Paul n’est ni le mari dont elle rêvait, ni le brillant entrepreneur qu’il a voulu leur faire croire à ses parents et à elle. Il mène une double vie, il dilapide très vite toute sa dot, l’entreprise perd de l’argent, Marthe la harcèle et Alice découvre que son mari entretient une liaison adultère et qu’il est père d’une petite fille…

En 2015 j’avais découvert Sylvie Anne avec La vie d’Agnès, je l’avais retrouvé en 2016 à l’occasion de Le bois et la source, j’ai donc eu le plaisir de recevoir Un mariage en eaux troubles avec une sympathique dédicace de la romancière.

Ma mère me l’ayant emprunté dès sa réception, j’ai découvert ce roman avec quelques semaines de décalage mais je dois dire que comme ma chère maman je l’ai dévoré très rapidement, emportée par l’histoire de cette jeune femme.

Il faut dire que la plume fluide de Sylvie Anne est très agréable à lire et que j’ai toujours plaisir à suivre ses intrigues qui font la part belle aux femmes. Celui-ci ne fait pas exception à la règle puisqu’il met en scène deux femmes : Marthe (la mère) et Alice (la femme) d’un homme détestable : Paul Bersac.

Totalement transparente et falote lorsqu’elle fait son entrée dans la vie de Paul et Marthe, Alice s’affirme au fil du temps et se forge une forte personnalité, bien décidée à prendre sa vie en main et on ne peut qu’applaudir à la révolte de cette femme.

Avec un point de départ intéressant, la source d’eau La Châteline, Sylvie Anne fait évoluer son héroïne pour lui faire endosser le rôle d’une chef d’entreprise. J’aurai aimé que l’auteure nous dévoile davantage la vie de cette usine mais elle a préféré laisser la part belle aux sentiments (amour, haine, endettement, adultère, émancipation…) et au courage dont fait preuve Alice, c’est louable mais il m’en aurait fallu un peu plus pour être tout à fait conquise.

L’ensemble est peu lisse et attendu mais il se lit formidablement bien, idéal comme lecture de vacances, sur la plage par exemple, d’autant qu’il a de nombreux atouts, notamment son héroïne et qu’il plaira à de nombreuses lectrices comme il m’a plu même si j’ai quelques bémols !

Merci à Laëtitia et aux Editions Presse de la Cité (Terres de France) pour cette nouvelle incursion au cœur de la Corrèze !

Les compagnons de la cigogne tome 1 Le lac des damnés – Sophie Humann

Strasbourg, 1825. Gaspard s’ennuie au Collège royal, et n’aime que le dessin. Il rêve de devenir sculpteur comme son père, et de veiller à son tour sur la cathédrale. Même si l’on raconte qu’un lac mystérieux se cache sous ses fondations et que des morts y seraient condamnés à ramer pour l’éternité ! Afin de susciter l’admiration de son père, et des élèves du collège qui l’ignorent, Gaspard décide de partir à la recherche du légendaire lac des Damnés avec l’aide de son ami Basile, un jeune batelier de l’Ill. Mais un curieux personnage encapuchonné rôde dans la capitale alsacienne et semble déterminé à voir les deux garçons échouer, au point d’enlever la jolie Margot, la sour de Basile.

Strasbourg, juin 1825. Gaspard Berg passe son temps libre à dessiner et il rêve de devenir sculpteur comme son père. Hélas pour lui, Herbert Berg rêve d’un autre destin pour son fils unique et tient à ce que son fils continue à suivre les cours du Collège Royal au grand dam de Gaspard qui s’y ennuie ferme.

Un dimanche alors qu’il s’est installé au bord de l’Ill avec son nécessaire pour dessiner, Gaspard découvre un cigogneau blessé mais comme il ne sait pas comment venir en aide à l’oiseau, il hèle un jeune batelier.

Il fait ainsi la connaissance de Basile Gessler qui emporte le cigogneau chez lui, sa sœur Margot aimant recueillir les animaux blessés. Quelques jours plus tard, il se rend chez les Gessler afin de prendre des nouvelles du petit blessé et se lie d’amitié avec Basile et Margot.

Fascinés par la légende du lac sous la cathédrale de Strasbourg, les deux garçons décident de découvrir si ce lac est un mythe ou une réalité et dans leurs recherches, ils tombent sur de dangereux contrebandiers…

J’avais découvert la jolie plume de Sophie Humann à l’occasion de ma lecture de l’un de ses précédents romans, Les serpents du Muséum dans lequel elle nous proposait une jolie balade dans le Paris du derniers tiers du 19è siècle, encore marqué par la fin de l’Empire et de la Commune et qui nous transportait au cœur du muséum d’histoire naturelle.

Avec Les compagnons de la cignogne, changement de décor avec une intrigue qui se déroule au cœur de la capitale alsacienne, Strasbourg, et d’époque puisque exit la fin du 19è siècle et place au début du siècle.

Une plongée une fois encore très bien documentée, avec un récit enlevé et rondement mené, où l’on ne s’ennuie pas une seconde, qui mêle histoire, contrebande et enquête policière. Des rebondissements en pagaille et aucun temps mort pour ce court roman, premier d’une série.

Ce premier volume Le lac des damnés se lit très bien, personnellement je l’ai dévoré en quelques heures, bien prise par l’histoire emmenée par un duo sympathique qui se déroule sans temps mort.

C’est à la fois son point fort et son point faible. En tant qu’adulte, j’ai trouvé qu’il était trop enlevé pour ma part, le récit est trop rapide, je n’ai pas eu le temps de m’attacher aux personnages ni à réfléchir au fin mot de l’histoire.

Il passionnera néanmoins sans aucun doute les jeunes enquêteurs en herbe qui trouveront dans ce roman une intrigue intéressante et plutôt captivante.

Cerise sur le gâteau, le roman est porté comme je le disais plus haut par la jolie plume de Sophie Humann, qui comme Gwënaelle Barussaud, se soucie de livrer à ses jeunes lecteurs, un vrai récit littéraire, avec un langage soutenu mais néanmoins à la portée du public visé, soit les 10 / 12 ans.

Une bonne pioche donc qui me donne envie de sortir le tome 2 Le fantôme des trois châteaux de ma PAL !

Cinq ans !!!

Aujourd’hui est un jour comme un autre pour vous mais très particulier et cher à mon coeur pour moi. Aujourd’hui mon blog chéri fête ses cinq ans ! Il est né par un beau matin du 17 juillet 2012, après plusieurs mois d’hésitations, de questionnements et de tergiversations en tous genres sur ma légitimité à me lancer dans le grand bain de la blogosphère littéraire.

Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’aurai jamais imaginé être toujours là cinq ans plus tard, à l’alimenter presque au quotidien, et que vous seriez là à me lire. Je n’imaginais même pas avoir de lecteurs tant l’océan d’internet est vaste et les blogs littéraires nombreux.

Mais cinq ans après, je suis toujours à la barre et vous êtes là de plus en plus nombreuses à me lire. Il y a les petits nouveaux et les abonnées de la première heure, celles qui commentent ici ou sur les réseaux sociaux et celles qui préfèrent rester dans l’ombre. A tous et à toutes, je vous adresse un immense merci car sans votre présence bienveillance, nos échanges autour des lectures, je ne sais pas si je continuerai à être aussi assidue ici.

Car force est de constater que cinq ans après, je ne me suis pas laissée (ce que je redoutais le plus) et que je suis même devenue totalement accro à mon blog même si mes craintes du début (de ne pas être à la hauteur, de n’intéresser personne, de ne pas être légitime à donner mon avis…) n’ont pas totalement disparus.

Cinq ans après, ma PAL est devenue un gouffre sans fin sans cesse alimentée par ma boulimie d’achats, je suis sortie de mes sentiers battus pour m’intéresser à d’autres genres et d’autres littératures,  je ne peux donc que me réjouir d’avoir oser créé mon blog, tant mon plaisir de lire s’est accru et celui d’écrire toujours aussi vif.

Je n’avais pas d’ambitions particulières pour ce blog et je n’en ai toujours pas, je ne cherche pas les partenariats même si je suis heureuse d’en avoir désormais de très beaux, et je remercie aussi les maisons d’édition qui me font confiance. Mon seul objectif est de continuer à lire, de faire de belles découvertes livresques, d’échanger avec vous toutes et de vivre ma passion de la lecture tout simplement.

Cinq ans de blogging c’est aussi :

848 livres chroniqués, ça fait donc une moyenne de 14 livres lus par mois, mine de rien ce n’est pas rien !

1389 articles publiés (en comptant celui-ci), comme quoi même lorsque je n’ai pas de livres à chroniquer, j’ai finalement beaucoup de choses à dire.

30764 commentaires et j’en suis ravie car le but du blog est de partager mes lectures et dialoguer avec vous

848 abonnés au blog, mazette ça fait du monde.

Voilà pour le bilan en chiffres !

Un grand merci à vous toutes de me suivre un peu plus chaque jour, pour votre fidélité, vos échanges, votre bienveillance et un merci tout particulier enfin à celles qui font vivre le challenge un pavé par mois et à celles qui me font l’amitié de partager des lectures communes, c’est toujours un plaisir que de lire avec vous les filles.

Ça ne va pas arranger ma PAL # 57

Déjà un mois de passé depuis mon dernier book haul et ma PAL continue son régime grossissant ! Un seul service presse ce mois-ci et un énorme craquage, je crois que je n’ai jamais acheté autant de livres en une si brève période, tous étaient d’occasion et à des prix sacrément avantageux mais il va tout de même falloir que je me calme car les piles de livres s’entassent dans ma chambre et ça devient du grand n’importe quoi !

Au menu de ce mois de juillet, pas moins de vingt nouveaux titres dont deux seulement de lus et plusieurs achetés en prévision des vacances que je vous propose de découvrir sans plus attendre :

On commence par les romans historiques et tout d’abord le seul service presse du mois, Un mariage en eaux troubles de Sylvie Anne chez Presses de la Cité qui continue de me gâter mois après mois. Une romancière dont j’ai déjà lu La vie d’Agnès et Le bois et la source, respectivement en 2015 et 2016 et je dois dire que ce nouveau cru fut très plaisant à lire, porté par une héroïne falote au départ et qui se révèle au fil du récit, vous pourrez lire mon avis détaillé dans la semaine.

Changement d’époque et de pays avec La plantation de Leila Meicham dont j’avais beaucoup aimé Les roses de Somerset, il y a déjà trois ans et demi, j’espère que ce titre-ci me séduira tout autant.

On poursuit avec un roman très mystérieux qui me fait envie depuis sa sortie en grand format : Le cirque des rêves de Erin Morgenstein. Beaucoup d’entre vous ont eu un coup de cœur pour ce roman, peut-être sera-ce mon cas aussi ?

Autre roman qui me faisait de l’œil depuis sa parution chez Charleston, Les lettres de Rose de Clarisse Sabard, j’adore les romans avec des secrets de famille, il a donc tout pour me plaire !

Trois classiques pour continuer avec Le club du suicide de Robert Louis Stevenson, c’est un auteur que j’aime beaucoup, ce sera l’occasion de découvrir ses nouvelles puisque jusqu’à présent j’ai surtout lu ses romans et ses récits de voyage.

J’avais adoré la plume acerbe de Vita Sackville-West dans Au temps du roi Edouard lu il y a quatre ans, j’espère que La traversée amoureuse me réserve une très bonne surprise aussi.

Enfin, un auteur russe, vous savez que je les affectionne, avec Michel Lermontov et La princesse de Ligovskoï qui a pour décor la merveilleuse ville de Saint-Pétersbourg.

Des romans contemporains maintenant avec Jules de Didier Van Cauwelaert qui m’a été offert par ma tante en visite à Vannes, elle a adoré ce titre et j’espère partager son coup de cœur !

On poursuit avec des feel-good book et La librairie de l’île de Gabrielle Zevin, je n’ai lu aucun avis sur ce roman mais le titre m’a tout de suite interpellé.

Je vais retrouver avec plaisir Polly Waterford et île de Mount Polbearne découverts l’été dernier à l’occasion de ma lecture de La petite boulangerie du bout du monde, dans sa suite, Une saison à la petite boulangerie, toujours signée Jenny Colgan.

Une comédie romantique sympathique qui m’a fait passer un bon moment mais pas inoubliable : Un merci de trop de Carène Ponte que je vous ai déjà présenté, je vous invite donc à lire ma chronique si vous souhaitez connaître mon avis sur ce titre.

Et pour finir Eh bien dansons maintenant ! de Karine Lambert, comme pour La librairie de l’île, je n’ai lu aucun avis et me suis seulement fiée à la quatrième de couverture qui m’a interpellé.

On passe aux polars avec Hortense de Jacques Expert découvert avec Adieu en 2013. Ce titre a été encensé lors de sa sortie en 2016, j’espère être séduite aussi.

Changement d’époque et retrouvailles avec la plume délicieuse de Frédéric Lenormand et Élémentaire mon cher Voltaire !, le cinquième opus de la série Voltaire enquête que j’affectionne tout particulièrement.

Toujours au rayon polar historique : L’affaire des corps sans tête de Jean-Christophe Portes qui a pour décor Paris en pleine Révolution Française.

Enfin, last but not least, Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandeth, le premier tome d’une série consacrée au génial auteur irlandais, qui était sur ma wish-list depuis sa parution chez 10/18 !

Et on termine par la littérature jeunesse et quatre romans policiers historiques aussi avec tout d’abord Attaques nocturnes de Thierry Lefèvre qui a pour toile de fond le Paris de Napoléon III et qui promet d’être passionnant, en tout cas je l’espère.

Je poursuis ma découverte de la série Enola Holmes avec les tomes 3 et 5 qui me manquaient : L’affaire des pavots blancs et L’énigme du message perdu de Nancy Springer.

Enfin, le quatrième volume des enquêtes d’Alfred et Agatha a rejoint mes étagères : La pianiste qui en savait trop, toujours signé Ana Campoy.

En avez-vous lu certains ?

Les gastronomes parisiens – Philippe Mellot

A l’heure où les Français renouent avec les valeurs de la grande cuisine qui ont fait de notre pays, depuis le XVIIe siècle, la référence culinaire mondiale, Les Gastronomes parisiens en dévoile les richesses et les faces cachées sous la forme

Des grands restaurants du Palais-Royal et des Grands Boulevards aux gargotes et autres marchands d’arlequins des Halles, la gastronomie parisienne offrait hier de multiples visages, souvent élégants mais parfois terriblement sordides.

Philippe Mellot nous présente ici en une centaine de pages, un panorama des restaurants & gargotes du Palais-Royal, des Halles, des Grands Boulevards, des Champs-Elysées et du Quartier Latin depuis la création par Boulanger du premier restaurant au monde en 1765 jusqu’à 1914 et la disparition des tables historiques qui avaient fait accourir princes, artistes et courtisanes du monde entier, en passant par la famine de 1870.

L’auteur, spécialiste du Paris disparu auquel il a consacré une douzaine d’albums dont Les Montmartrois, a puisé dans sa documentation iconographique exceptionnelle pour brosser, par le texte et par l’image, la vie quotidienne de ces parisiens et des lieux dans lesquels ils se rendaient pour déjeuner, dîner ou souper.

Les témoignages de la clientèle de ces restaurants et gargotes, le plus souvent des écrivains, des artistes et critiques du temps sont illustrés par près de deux cents documents rares ou inédits composés de peintures, d’affiches, de photographies, de menus, de publicités, de gravures… Un festin d’images et d’émotions.

Remplaçant les auberges traditionnelles, ces nouveaux temples du goût s’imposèrent presque aussitôt, attirant une clientèle riche et fantasque parisienne mais aussi internationale.

Mais pendant que les plus riches se régalaient de mets rafinés, ouvriers et employés s’offraient un plat chez les petits traiteurs, alors que les plus pauvres devaient se contenter d’une soupe chaude sur un coin de trottoir, d’une friture ou d’un arlequin (restes des repas des bourgeois), à moins qu’ils ne s’aventurent dans l’une de ces effrayantes bibines où le contenu des assiettes était souvent bien difficile à identifier…

Philippe Mellot, à travers les quartiers emblématiques de la capitale, met à notre disposition toutes les bonnes adresses parisiennes, le plus souvent disparues, et nous explique par le menu où et comment les parisiens du 19è siècle se nourrissaient, des plus riches aux plus pauvres. De la création des premiers restaurants aux bouillons, en passant par les traiteurs, les arlequins et les gargotes, les guinguettes et les cabarets, l’auteur nous montre l’étendue de son savoir.

Si vous vous intéressez à l’histoire de Paris et à celle de la gastronomie, je ne peux que vous recommander Les gastronomes parisiens de Philippe Mellot, un livre aussi beau qu’instructif.

Un grand merci à Marie-Jeanne et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture très intéressante !