Toi, moi et tout le reste – Catherine Isaac

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Qui oserait arriver en retard à l’accouchement de son propre fils, le cou plein de traces de rouge à lèvres ? Adam apparemment. Pour Jess, la coupe est pleine. Elle le quitte.
Dix ans plus tard, pour exaucer l’un des derniers souhaits de sa mère, atteinte d’une maladie dégénérative, Jess accepte d’emmener William passer du temps en France avec son père, désormais l’heureux propriétaire d’un magnifique relais château près de Sarlat. Pendant toutes ces années, Adam ne s’est jamais vraiment intéressé à l’enfant.
Jess a donc une mission : faire en sorte qu’Adam et William nouent une vraie relation. Et, de préférence, en évitant de retomber amoureuse de son ex – la vie est déjà bien assez compliquée comme ça !

Dix ans après avoir mis fin à sa relation avec son grand amour Adam parce que celui-ci a raté la naissance de son fils William et arrivé la maternité, le cou plein de traces de rouge à lèvres, Jessica, sur la demande de sa mère, en phase terminale de la maladie de Huntington, accepte d’emmener William, en vacances en Dordogne auprès de son père, désormais l’heureux propriétaire d’un magnifique relais château.

Pendant ces dix dernières années, Adam a été un père absent et ne s’est jamais vraiment intéressé à son enfant, laissant Jess gérer son éducation et son bien-être, se contentant de verser une pension alimentaire. Jess ne se fait pas trop d’illusion sur Adam mais espère que ces vacances permettront au père et au fils de se rapprocher et d’éveiller peut-être enfin la fibre paternelle d’Adam.

Mais dès leur arrivée, Jess s’aperçoit qu’Adam est très pris par son travail et sa nouvelle petite amie Simone et n’a prévu aucune activité en commun avec William…

Toi, moi et tout le reste est le premier roman de Catherine Isaac, plus connue pour ses romances sous le pseudonyme de Jane Costello, tous des best-sellers en Angleterre. Dans ce roman, on suit Jessica, une jeune trentenaire qui force le respect car non seulement elle jongle entre son job et son fils qu’elle élève seule mais elle s’occupe aussi beaucoup de sa maman atteinte d’une maladie dégénérative mortelle : la maladie de Huntington que je ne connaissais que de nom et que j’ai véritablement découvert ici.

Notre héroïne n’a donc pas le temps pour une vie amoureuse d’autant que cette maladie héréditaire plane sur elle et son avenir. Elle n’a pas vraiment tourné la page ni fait le deuil de son histoire d’amour avortée avec Adam et dès son arrivée, elle ne peut s’empêcher d’être sous le charme. Mais se laissera-t-elle pour autant convaincre de donner une nouvelle chance à Adam ? Vous le saurez en lisant ce roman.

Si l’histoire n’a rien d’original à première vue, je l’ai pourtant beaucoup aimé, sans doute parce que je me suis pas mal reconnue dans cette maman solo forte, portant à bout de bras ses responsabilités, préoccupée par son fils et que la belle relation qui unit Jess à William, me rappelle celle que je vis avec mes propres fils.

Ce qui m’a également beaucoup plu, c’est que sous couvert d’une histoire feel good plutôt légère, Catherine Isaac aborde avec beaucoup de justesse la parentalité et surtout cette terrible maladie de Huntington qui peu à peu emprisonne le malade dans son corps, le condamnant à une mort certaine et laissant l’entourage totalement désarmé.

J’ai aussi beaucoup aimé les deux amies de Jess qui l’accompagnent pendant ses vacances, l’une célibataire workaholic ne trouvant pas chaussure à son pied et la seconde, débordée par sa famille nombreuse et qui peine à retrouver une vraie vie de couple avec son mari.

A elles trois, elles symbolisent bien les femmes d’aujourd’hui qui mènent une vie sous pression, devant jongler entre job, enfants et vie amoureuse.

Toi, moi et tout le reste (vous comprendrez ce titre énigmatique au cours de la lecture) est une histoire tantôt drôle et pétillante, tantôt émouvante et poignante que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir.

Des personnages attachants, beaucoup d’émotions, la complexité des relations familiale, la maladie, l’amour et l’amitié sont traités avec justesse et sans sensiblerie.

Vous l’aurez compris, cette histoire m’a tenu en haleine et les thématiques m’ont intéressée, je ressors de ma lecture sous le charme et je ne peux que vous inviter à la découvrir à votre tour.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture, j’ai adoré !

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Challenge Un pavé par mois : livres lus en avril 2018

On se retrouve aujourd’hui pour le traditionnel bilan des pavés lus en avril par l’ensemble des participants au challenge. Et je dois dire qu’après un mois de mars catastrophique, nos lectures sont reparties en nette hausse puisque nous affichons 21 lectures au compteur !

Au menu de ces quatre dernières semaines du polar, des romans historiques et un peu de jeunesse. Un grand merci aux petites nouvelles et à toutes celles qui sont fidèles à ce rendez-vous, pour certaines depuis plusieurs années !

Pour connaitre le récapitulatif mois par mois et par participants, je vous invite à aller ici.

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Maintenant place aux livres lus au cours du mois d’avril, nos avis vous inciteront peut-être à les sortir ou à les ajouter à votre PAL :

Bien entendu vous pouvez encore nous rejoindre puisque ce challenge est illimité, vous pouvez vous inscrire à la suite de ce billet ou ici ! Et si j’ai oublié une de vos participations, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire.

Jamais – Bruno Duhamel

Troumesnil, Côte d’Albâtre, Normandie. Grignotée par la mer et par le vent, la falaise recule inexorablement chaque année, emportant avec elle le paysage et ses habitations. Le maire du village a réussi à protéger ses habitants les plus menacés. Tous sauf une nonagénaire, qui résiste encore et toujours à l’autorité municipale. Madeleine veut continuer à vivre avec son chat et le souvenir de son mari, dans SA maison. Madeleine refuse de voir le danger. Et pour cause. Madeleine est aveugle de naissance.

Madeleine est une vieille dame qui n’attend plus qu’une chose : voir sa dernière heure arrivée. Elle mène une existence solitaire avec pour seul compagnon son chat Balthazar, elle n’a pas d’enfants et son mari a péri en mer il y a plusieurs décennies de cela.

Seulement voilà, sa belle maison au bord de la falaise, à Troumesnil, sur la côte d’albâtre en Normandie, menace à tout moment de s’effondrer à cause de l’érosion de la falaise, d’ailleurs une grande partie du jardin de Madeleine s’est déjà fait la malle.

Le Maire de cette petite bourgade normande veut qu’elle déménage et lui a même fait réserver une place à la maison de retraite. Mais Madeleine n’en fait qu’à sa tête et ne veut pas quitter SA maison.

Et en attendant, la fin, la vieille dame continue chaque jour à acheter du poisson frais au marché, s’occuper de son jardin (ce qu’il en reste !), se promener sur la plage, cuisiner pour elle et son défunt Jules (elle continue de faire comme s’il était là, et c’est Balthazar qui se régale !)…

Jamais est un roman graphique à la fois drôle et émouvant, porté par le personnage de Madeleine au caractère bien trempé, qui ferait la paire avec les papys anars des Vieux fourneaux !

Dans cette histoire, Bruno Duhamel aborde des faits assez tristes et graves : le handicap, l’isolement et la solitude des personnages âgées, la fin de vie de nos futurs centenaires, doublés ici par le problème environnemental auquel est confronté la vieille dame.

L’auteur ne tombe pourtant pas dans le pathos car si la situation de Madeleine est grave, elle a beaucoup d’humour à sa disposition et entend bien mener jusqu’au bout la vie qu’elle veut : à savoir attendre la mort qui ne vient pas dans SA maison, celle où elle a tant de souvenirs heureux avec son Jules de mari.

Si j’ai été très sensible à cette histoire si touchante, au message important délivré par l’auteur et au personnage de Madeleine, remontée comme un coucou suisse. Les dessins de Bruno Duhamel ne m’ont hélas pas séduite, si j’ai aimé son traitement des couleurs, des décors et des paysages, je n’ai pas aimé sa façon de croquer les personnages.

Ce bémol mis à part, je ne peux que vous recommander la lecture de Jamais qui fait à la fois sourire et émouvoir tout en abordant des thématiques importantes.

TAG PKJ du lecteur

Un petit TAG et ça repart !! Plus sérieusement, j’aime bien de temps en temps faire un petit TAG et le dernier datant d’il y a déjà six mois, je me suis dit qu’il était temps que j’en fasse un. Celui-ci, proposé par PKJ, nous interroge sur nos lectures passées, présentes et à venir.

1) Quel est votre premier souvenir de lecture ?

Mes plus anciens souvenirs remontent à mes huit / neuf ans, je me délectai alors des romans de la Comtesse de Ségur et mon premier coup de coeur littéraire fut pour Les quatre filles du docteur March de Louisa May Alcott.

2) Quel est le plus vieux livre de votre bibliothèque ?

Une édition du théâtre complet d’Eugène Labiche de la fin du 19è siècle, héritée de mes grands-parents paternels.

3) Avez-vous un genre de prédilection ? Si oui, quelle est votre dernière lecture du genre ?

J’aime varier mes lectures, passant du thriller au roman historique, de la jeunesse au polar en passant par la romance ou le feel good mais si je ne devais en retenir qu’un ce serait sans conteste le roman historique. Ma dernière lecture en la matière fut Les amants de l’été 44 de Karine Lebert.

4) Avez-vous un auteur favori ? Si oui, quel est votre livre préféré de cet auteur ?

Je n’ai pas vraiment d’auteur favori mais j’affectionne un certain nombre d’écrivains classiques et contemporains dont la liste serait trop longue pour la reproduire ici.

5) Quel est votre dernier achat livresque ?

L’arracheuse de dents de Franz-Olivier Giesbert

6) Quel est le dernier livre qu’on vous a conseillé ?

Mille petits riens de Jodi Picoult

7) Quel est le dernier livre que vous avez conseillé ?

La chorale des dames de Chilbury de Jennifer Ryan

8) Quelle est votre lecture en cours ?

Ragdoll de Daniel Cole

9) Quel est le livre de votre PAL qui vous fait le plus envie ?

Question ô combien difficile puisque tous les livres de ma PAL me font envie mais je dois bien avouer que Le wonderling de Mira Bartok me fait vraiment de l’oeil avec insistance !

10) Citer un livre que vous avez relu.

Les quatre filles du docteur March, relu une dizaine de fois au bas mot.

Les amants de l’été 44 – Karine Lebert

Gemma est une jeune New-Yorkaise vive, séduisante, pragmatique, travaillant avec passion dans l’entreprise familiale de produits alimentaires. A la mort de sa mère, en 2000, elle découvre que sa « vraie » grand-mère était française ; elle décide alors de partir, seule, sur ses traces. Ce voyage à la recherche de ses origines la conduit en Normandie. En sillonnant la région, Pont-l’Evêque, Le Havre, Barfleur, Colleville, l’Américaine recueille les témoignages de ceux qui ont connu Philippine. Tout commence en 1944, quand, en faisant du marché noir à Deauville, la jeune Normande rencontre Ethan, un GI, cajun de Louisiane. Deux destins de femmes, deux continents, deux époques… L’une est en quête, la seconde se raconte. Gemma trouvera un nouveau sens à sa vie et comprendra comment Philippine a payé le prix de sa liberté. Avec en filigrane cette question douloureuse : pourquoi a-t-elle abandonné sa fille aux Etats-Unis ?

Août 2000, Gemma est une jeune new-yorkaise célibataire, travaillant pour l’entreprise familiale. Elle mène une vie trépidante de citadine workaholic et une histoire d’amour sans passion avec un architecte, ami de son père.

Elle découvre avec stupéfaction lors du décès de sa mère Lauren que sa grand-mère Philippine était française. Elle faisait partie des fameuses war brides françaises ayant contracté un mariage avec un G.I à la fin de la seconde guerre mondiale.

Gemma s’envole alors pour la France afin d’en savoir plus sur Philippine, en début du refus ferme de son père de la voir sillonner la Normandie.

Août 1944 dans une Normandie dévastée par la guerre, Philippine fait la connaissance d’Ethan, un G.I cajun de Louisiane. Les jeunes gens dont les belles années ont été gâchées par la guerre se plaisent, se revoient à l’insu des parents de Philippine et tombent fou amoureux.

Malgré le refus de ses parents, vent debout contre le mariage de leur fille unique et d’un soldat américain, Philippine finit par s’enfuir…

J’avais bien aimé Ce que Fanny veut… et Les saisons du mensonge, j’ai donc été ravie de retrouver Karine Lebert à l’occasion de son nouveau roman : Les amants de l’été 44.

Changement de décor et d’époque pour cet opus puisqu’il s’agit d’un roman à deux voix avec deux héroïnes bien distinctes : Philippine pour la trame historique et Gemma, sa petite-fille, pour la partie contemporaine.

Le récit historique se déroule entre août 1944 à octobre 1945, entre Pont-L’évêque et Le Havre, et met en scène Philippine, une jeune fille à qui la guerre a volé son adolescence et ses années d’insouciance.

Lorsque le récit commence, elle a 20 ans, et son frère vient de se faire abattre par erreur par un G.I. Son père, à la tête d’une cidrerie, va reporter toute sa colère et sa haine sur les américains et va refuser l’union entre sa fille et Ethan.

Le récit contemporain se déroule de juin à octobre 2000 de New-York à Pont-L’Evêque. Gemma, après la mort brutale de sa mère, découvre que cette dernière avait engagé un détective privé pour enquêter sur sa mère Philippine.

La jeune femme déjà très francophile va ressentir le besoin de découvrir cette partie de l’histoire familiale et va partir en quête de Philippine dans le but de comprendre pourquoi la jeune femme qui avait quitté famille et pays, a abandonné sa fille unique.

Karine Lebert nous propose avec ce roman deux beaux portraits de femmes comme elle sait si bien le faire, avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs fêlures, leurs aspérités.

La romancière alterne la narration entre le présent et le passé, entre Gemma et Philippe, en donnant tour à tour la parole à ses deux héroïnes et aborde un sujet assez méconnu de la seconde guerre mondiale : les war brides.

Deux femmes, deux destins, deux continents, deux époques. L’une est en quête, la seconde se raconte. J’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai dévoré et dont l’histoire m’a passionné, j’ai hâte que le second tome paraisse pour retrouver Gemma et Philippine et connaître enfin le fin mot de cette histoire.

Je savais que des françaises avaient contracté des unions avec des G.I mais j’ignorai qu’il y en avait eu autant et cet aspect historique m’a vraiment intéressé d’autant qu’il est bien traité par Karine Lebert qui nous dévoile la vie de ces jeunes femmes au camp du Havre puis leur traversée vers leur nouvelle patrie, les Etats-Unis, dont beaucoup reviendront déçues.

L’écriture est fluide, addictive, l’histoire de Philippine, émouvante et captivante. Je me suis sentie happée par les mots de l’auteure, ne pouvant me résoudre à refermer ce livre tant le suspense est fort et tient en haleine jusqu’à la dernière page.

J’ai adoré retrouver au cours de ma lecture des endroits que je connais bien comme Pont-L’évêque, Honfleur, Trouville… c’est une région que j’affectionne et j’ai aimé retrouver tous ces lieux le temps d’un roman.

Si vous aimez les romans historiques et les secrets de famille, je ne peux que vous recommander Les amants de l’été 44.

Un grand merci à Laëtitia et aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture passionnante !

Agatha Raisin enquête tome 9 : Sale temps pour les sorcières – M.C. Beaton

Traumatisée après qu’une coiffeuse rancunière l’a shampouinée à la crème dépilatoire, Agatha Raisin se réfugie incognito dans un hôtel de la côte en attendant que sa chevelure repousse. N’ayant plus rien à perdre, elle consulte également une sorcière réputée pour ses talents. Miracle, la magie opère, mais pour peu de temps, car la sorcière est retrouvée assassinée … Agatha renoue aussitôt avec ses réflexes de détective, aidée par l’inspecteur Jimmy Jessop, ensorcelé par ses charmes. À moins que ce ne soient les effets du philtre d’amour qu’Agatha a acheté à la pauvre sorcière ?

Presque chauve suite à sa dernière aventure, Agatha Raisin s’installe dans la petite ville balnéaire de Wyckhadden, le temps de la repousse. Impossible pour elle de rester à Carsely et se montrer à James Lacey dans cet état !!

Sur les conseils de Daisy Jones, l’une des pensionnaires de l’hôtel dans lequel elle est descendue, Agatha fait appel aux services de Francie Juddle, la sorcière locale, qui lui vend une potion, censée lui redonner sa chevelure perdue.

Mais quelques heures plus tard, Mrs Juddle est retrouvée assassinée par Agatha. Très vite, notre détective amateur se met à soupçonner les résidents de l’hôtel, adeptes du scrabble et tous fichtrement mécontents de la sorcière.

Agatha va bien entendu vouloir démêler le vrai du faux et prendre bien malgré elle l’inspecteur Jimmy Jessop dans ses filets…

Après avoir beaucoup aimé La quiche fatale, Remède de cheval, Pas de pot pour la jardinière, Randonnée mortelle, Pour le meilleur et pour pire, Vacances tous risques, A la claire fontaine et Coiffeur pour dames, il me tardait de retrouver notre bonne vieille Agatha, et je dois dire que Sale temps pour les sorcières m’a vraiment régalé, une fois de plus !

Changement de décor pour ce nouvel opus, bye bye Carsely et les Cotswolds et direction le sud de l’Angleterre, dans une bourgade de bord de mer nommée Wyckhadden. Les habitants de Carsely laissent la place aux pensionnaires d’un grand hôtel qui s’adonnent à des parties interminables de scrabble, fréquentent les bals réservés au 3è âge, affectionnent les balades sur la jetée et les visites chez la diseuse de bonne aventure locale.

Cette chère Agatha Raisin se retrouve une fois encore au coeur d’une enquête à s’arracher les cheveux et James n’est pas là pour l’aider. Qu’importe, elle va faire contre mauvaise fortune bon cœur en s’associant avec l’inspecteur local qui va littéralement tomber sous son charme, au point de la demander en mariage.

M.C. Beaton nous mitonne une fois de plus un roman distrayant, qui se dévore, avec une enquête plus présente et aboutie, multipliant les fausses pistes et les coupables possibles même si le dénouement arrive comme un cheveu sur la soupe, je ne l’avais pas vu venir et je crois bien que c’est la première fois.

L’auteure nous propose comme toujours un roman plein d’humour avec les mésaventures de cette pauvre Agatha qui se sent très seule et particulièrement moche, touchée dans sa féminité par son absence de cheveux, d’autant plus que la voyante lui prédit un avenir sentimental désertique !

Tome après tome, rien n’est épargné à notre héroïne, décidément bien malmenée par les gens qui l’entourent, hommes ou femmes, elle en prend toujours pour son grade, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs.

Dans ce nouvel opus très réussi où l’humour so british fait toujours mouche, Agatha reste fidèle à elle-même avec son franc-parler et son grand cœur. Je m’attache de plus en plus à ce personnage et à cette série dont j’adore l’atmosphère.

Vous l’aurez compris, je suis toujours sous le charme de cette série et de cette héroïne singulière et je ne peux que vous inciter à découvrir Agatha Raisin à votre tour.

Merci aux éditions Albin Michel pour ce très bon moment de lecture !

En attendant Bojangles – Ingrid Chabbert & Carole Maurel

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone.
Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c est la mère, feu follet imprévisible et extravagant.
C’est elle qui a adopté Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n a jamais si bien porté son nom…

Un couple et leur fils nagent dans le bonheur, entre Paris et l’Espagne. Une vie oisive et loin de toute contrainte, en compagnie de Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique adopté par la mère. Georges et son épouse vivent dans un perpétuel tourbillon, dansant jusqu’à l’épuisement sur le disque de Mr Bojangles de la grande chanteuse noire américaine Nina Simone.

Fantasque, imprévisible et extravagante, Cette épouse et mère de famille est bipolaire et schizophrène. Une maladie terrible dont l’issue peut présager du pire, que son mari et son fils tentent de lui faire oublier en voyageant, en dansant, en riant et en s’aimant follement jusqu’à ce que la mort les séparent.

Les adaptations graphiques de romans sont très à la mode en ce moment et depuis mon coup de cœur pour Collaboration Horizontale, j’avais très envie de retrouver Carole Maurel. C’est chose faite grâce à En attendant Bojangles d’après le roman éponyme de Olivier Bourdeaut qui connaît un grand succès depuis près de deux ans si ma mémoire est bonne.

Je dois dire en préambule que le roman ne me tentait pas c’est d’ailleurs pour cette raison que je ne l’ai pas lu mais je suis ravie d’avoir découvert ces personnages et ce fol amour grâce au scénario signé Ingrid Chabbert, que j’imagine très fidèle au récit originel.

J’ai été séduite par cette histoire d’amour fou qui unit ce couple même si cela m’a fait mal au cœur de voir leur enfant mis sur la touche, obligé de vivre une vie d’adultes avant l’heure, devenant plus responsable que ses parents, qui vivent une existence de bohème, sans se préoccuper de la réalité de la vie.

Dotés d’une grande fortune, ils mènent une vie oisive, l’épouse de Georges ne pouvant supporter de rester loin de lui. Dans leur sillage, leur fils est pris dans cet amour exclusif et le tourbillon explosif imposé par sa mère qui ne vit que pour la danse, la musique et la fête.

Au diable l’école, les factures à payer et tout ce qui fait le quotidien des mortels, elle ne veut qu’une vie de plaisirs. J’ai beaucoup aimé cette façon d’être, très éloignée de la mienne et j’ai été sous le charme de ses personnages si attachants, beaux, émouvants et hors du commun.

Les personnages sont bien dessinés grâce au talent de Carole Maurel : beaux, tendres, ronds et fins, on ne peut qu’éprouver de l’empathie pour eux. On passe des rires aux larmes, de la gaieté à la tristesse et dans les moments plus tristes, le dessin s’aligne sur ces sentiments sombres avec une grande justesse.

Je ne peux que vous recommander En attendant Bojangles, que vous ayez lu ou non le roman d’Olivier Bourdeaut, vous ne pourrez qu’être sous le charme de cette histoire racontée par Ingrid Chabbert et mise en dessins par Carole Maurel avec leur talent habituel.