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Valentina coule des jours paisibles sur sa petite île au large de l’Italie avec son fidèle acolyte à quatre pattes, Ferdinand, et travaille dans un bar.
À Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste, et tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne.
Tout oppose les deux jeunes femmes jusqu’à l’apparition inopinée d’une seule et unique photographie qui va bouleverser leurs existences à jamais…

Valentina, une insulaire sarde, profite de sa vie sans surprise. Après une déception amoureuse, elle s’installe dans un deux pièces du centre en compagnie de son fidèle acolyte à poils roux : Ferdinand.

Un jour, lors d’une balade matinale avec son chien, la jeune femme va découvrir un étrange message tracé dans le sable, et sans l’ombre d’un doute possible, la phrase lui est clairement destinée. C’est le début d’un immense jeu de piste, orchestré par un inconnu, qui va la tenir en haleine des semaines durant.

Laure, une élégante britannique, fait ses premiers pas en tant que journaliste événementielle : le métier de ses rêves.

Cette dernière a tout sacrifié pour intégrer un magazine de renom national. Sa période d’essai va s’avérer palpitante : tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne. Séduire un vieillard pour rentrer dans le plus gros théâtre de Londres ou rédiger le devoir de littérature d’un étudiant pour se faire payer en billets de spectacles… La jolie brune ne recule devant aucune situation rocambolesque pour réussir.

Tout oppose ces deux femmes jusqu’à l’apparition inopinée d’une seule et unique photographie qui va bouleverser leur existence à jamais…

C’est bien entendu la Sardaigne (que je rêve de découvrir) et la couverture qui m’ont donné envie d’ajouter Le goût du bonheur à ma PAL et, une fois n’est pas coutume, aussitôt arrivé, aussitôt lu.

Ce premier roman signé Angéline Michel est ce qu’on appelle un feel-good book, pour ma part c’est un genre que j’aime bien lire de temps en temps, surtout à la belle saison ou en vacances.

Je n’ai pourtant attendu ni l’une ni les autres, la curiosité a été la plus forte, pour dévorer ce roman qui s’est révélé suffisamment frais pour que j’en vienne à bout en deux après-midis seulement.

Alors certes, il ne révolutionne pas le genre car son atmosphère ressemble un peu à La petite boulangerie du bout du monde (même si l’autrice ne copie pas du tout) et il est parfois maladroit (succession de phrases courtes parfois mises bout à bout) mais il se laisse lire sans déplaisir de la première à la dernière page.

Si le personnage de Laure et sa vie londonienne ne m’ont pas spécialement emballée, j’ai beaucoup aimé Valentina et sa vie entourée de ses amis et de son chien dans sa petite île sarde.

Heureusement, Angéline Michel devait être du même avis que moi car la grande majorité du roman se passe en Sardaigne aux côtés de Valentina, qui peine à se remettre de sa dernière histoire d’amour et qui va se laisser prendre au jeu de cette chasse au trésor pas comme les autres.

Le style de Angéline Michel est fluide mais elle déborde d’idées, du coup parfois elle part dans une direction, puis une autre, s’éloigne de l’intrigue de base pour y revenir, ce qui est un peu déstabilisant, tout comme la mise en page qui nous fait sauter d’une héroïne à l’autre sans transition.

La fin m’est apparue aussi un peu trop abrupte, dommage que l’autrice ait un peu vite expédié son histoire car je serai restée volontiers sur cette petite île avec Valentina et les autres protagonistes de l’histoire.

Malgré ces petits bémols, j’ai passé un très bon moment avec Le goût du bonheur, c’est une histoire fraîche et pétillante, portée par des personnages sympathiques et plutôt attachants, qui vide la tête et qui détend, c’est bien ce qu’on demande d’un feel-good book, et j’espère qu’Angéline Michel s’attèlera à écrire la suite des aventures de Valentina et Laure, car si c’est le cas, je serai au rendez-vous.

Si vous aimez la romance, les romans feel-good et l’Italie, je ne peux que vous le conseiller, un titre idéal à glisser dans son sac de plage ou sa valise de vacances.

Un grand merci à l’agence Agnès Chalnot et aux éditions J’ai Lu pour cette sympathique lecture !

Aujourd’hui on se retrouve pour un TAG, ça faisait longtemps et comme celui-ci m’a semblé très sympa, j’ai décidé de le reprendre, par contre je ne sais plus où je l’ai repéré donc je m’excuse par avance auprès de la personne qui l’a créé de ne pas la citer.

Quel est ton rythme de lecture ?

Plutôt élevé je dirai au vu des nombreuses réactions que suscitent mes bilans de lecture mensuels ! Plus sérieusement, entre mes insomnies et mon travail qui me laisse du temps pour lire en journée, j’oscille entre quinze et vingt livres chaque mois, ce qui peut paraître beaucoup je le sais.

Un ou plusieurs livres en même temps ?

Ça dépend, ça dépasse ! Si je suis absolument à fond dans ma lecture, je reste sur celle-ci sinon je peux lire en parallèle un document / biographie / essai / bande dessinée en plus d’un roman, du coup il m’arrive d’avoir deux à trois lectures en même temps !

Papier ou ebook ?

Papier, toujours ! J’aime trop le contact avec le papier et l’odeur des livres est un parfum totalement enivrant pour moi. Et puis, être longtemps sur un écran me tue les yeux, donc j’évite.

Relis-tu tes livres ?

Depuis l’ouverture du blog, cela m’arrive rarement, il faut dire que ma PAL déborde (environ 360), alors si en plus je m’amuse à relire des livres déjà lus, je ne m’en sors pas !

Quel genre de livres lis-tu principalement ?

J’aime tout particulièrement les romans et les polars historiques même si je lis aussi beaucoup des romans et des polars contemporains.

Quel est ton rapport avec ta PAL ?

Un rapport très sain ! Même si elle est énorme, je continue à acheter des livres chaque mois, d’autant que mes garçons sont devenus des lecteurs assidus eux aussi et que bien souvent les livres qu’ils souhaitent lire rejoignent ma PAL aussi. Une fois par an, je fais un ménage de printemps, j’enlève quelques titres qui ne me font plus du tout envie mais c’est à peu près tout. Je me dis que si il y a la guerre, j’ai de quoi faire !!

As-tu déjà eu une panne de lecture ? Que fais-tu pour t’en sortir ?

Oui bien sûr même si depuis plusieurs années ce n’est plus le cas. Pour m’en sortir, j’attends que l’envie me reprenne et je me replonge dans des valeurs sûres, des auteurs et autrices que j’affectionne tout particulièrement et ça repart !

Qu’est-ce qu’un lecteur ?

Une personne qui aime lire tout simplement, peu importe son rythme, peu importe ses genres de lecture (il faut de tout pour faire un monde) car ce qui compte ce n’est ni la quantité ni la qualité mais le plaisir que l’on prend à lire !

Speak – Emily Carroll

« J’aimerais faire un voeu mais je ne sais pas lequel… J’essaie de ravaler la boule que j’ai dans la gorge. Je pourrais leur raconter ce qui est arrivé. Comment réagiraient-ils ?  »

Melinda a 15 ans. Un soir d’été, au beau milieu d’une fête, la jeune fille est victime d’un drame. Elle appelle la police. Personne ne saura jamais pourquoi elle a lancé cet appel, ni ce qu’il lui est arrivé cette nuit-là. Tout simplement parce que Melinda, murée dans son silence, ne parvient pas à l’exprimer…

Dès la rentrée scolaire, elle est mise à l’index à cause de ce coup de fil à la police. Ses amies lui ont toutes tourné le dos, ses camarades la harcèlent, ses notes sont en chute libre, ses parents ne comprennent pas ce qu’il se passe mais Melinda continue à garder le silence…

Speak est l’adaptation graphique du roman autobiographique éponyme de Laurie Halse Anderson vendu à plusieurs millions d’exemplaires et traduit dans trente pays.

Je n’ai pas lu le roman, je ne connaissais même pas son existence avant de recevoir ce gros roman graphique de près de 400 pages, mais au vu de son épaisseur, je pense que le travail d’Emily Carroll doit être plutôt fidèle à l’histoire écrite par Laurie Halse Anderson.

Speak raconte une année scolaire, celle de seconde, vécue par l’héroïne, traumatisée par le viol dont elle a été victime, le fameux soir où elle a appelé la police. Mais incapable de faire face à cette douloureuse situation, elle a préféré rentrer chez elle et taire l’agression dont elle avait été victime.

Le sujet est évidemment dur, sensible et bien traité ici car Emily Carroll ne tombe jamais dans le pathos sans pour autant nous épargner pas les conséquences de ce viol pour son héroïne. Certains passages sont durs, heureusement Melinda fait preuve d’un solide sens critique et n’est pas avare d’humour, ce qui l’empêche de sombrer totalement et nous avec elle.

Notre héroïne passe au crible avec une ironie certaine son quotidien de lycéenne, les professeurs, les clubs, la popularité, les relations entre élèves… Le récit sonne toujours juste et vrai, décortique toute la superficialité et la facticité de nos sociétés, de ses codes, de l’hypocrisie dans laquelle on s’enferme parfois, les œillères que l’on met pour ne pas voir ce qui nous dérange ou nous met mal à l’aise.

Les seuls moments où Melinda se sent à sa place, c’est pendant les cours d’art plastique de Mr Freeman, une discipline dans laquelle elle excelle, alors que toutes ses notes dans les autres matières n’en finissent plus de chuter. L’enseignant est anticonformiste, cible d’attaque de la direction du lycée, qui n’apprécie guère ses demandes ni sa popularité auprès des élèves.

Les dessins d’Emily Carroll sont à l’image de la couverture, toujours dans des tonalités de blanc, gris et noir et servent à merveille l’histoire qu’elle nous raconte.

Un roman graphique sensible et touchant qui ne peut que nous émouvoir et un sujet important à aborder auprès du public adolescent. On ne peut que saluer la très bonne initiative de Rue de Sèvres d’avoir édité ce roman graphique et espéré qu’il rencontre un grand succès car il aidera peut-être les personnes victimes de viol à libérer leur parole et à leur entourage à les accompagner au mieux.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture importante !

Cléopâtre exigeait toujours une pluie de pétales de rose dans son bain, avant de se parer de parfums à base de jasmin, de myrrhe ou d’agrumes. A Versailles, Louis XIV aimait tant l’eau de fleur d’oranger qu’il n’hésitait pas à en verser dans les fontaines de ses jardins.  » J’attends de vous que vous mettiez Trianon dans un flacon « , avait confié Marie-Antoinette à son parfumeur, Jean-Louis Fargeon. Celui-ci était prêt à tous les sacrifices pour satisfaire cette reine amoureuse du parfum des roses et des violettes. Quant à Napoléon, il se frictionnait généreusement chaque jour d’eau de Cologne. Certains prétendaient même qu’il en buvait plusieurs gouttes avant de livrer bataille !

Vous connaissez mon goût pour l’Histoire et pour les parfums, L’eau de rose de Marie-Antoinette et autres parfums voluptueux de l’Histoire ne pouvait donc que rejoindre ma PAL !

A travers seize personnages célèbres de l’Histoire, Elisabeth de Feydeau, docteur en histoire et spécialiste de la parfumerie, retrace l’histoire des parfums et de l’hygiène à travers les siècles.

En mettant en lumière le goût des souverains pour les baumes et les parfums, l’auteure s’écarte des descriptions officielles et dresse une galerie de portraits intimistes et inattendus.

Des gants parfumés de Catherine de Médicis à L’Eau Impériale créée par Guerlain pour l’impératrice Eugénie, des bains de lait d’ânesse de Cléopâtre aux gants à la violette de la reine Victoria, de l’eau de rose de Marie-Antoinette à l’eau de Cologne de Napoléon, du musc de Joséphine à la fleur d’oranger de Louis XIV sont quelques-unes des fragrances abordées dans cet ouvrage très documenté.

Nous découvrons au fil de la lecture les secrets de beauté des rois, des reines et des princesses, mais aussi l’attachement des souverains à des parfums synonymes à la fois de séduction, de luxe et de pouvoir.

Une lecture intéressante qui permet de retracer le rapport au corps, l’histoire du parfum, l’évolution de son image et de son utilisation et celle de l’hygiène à travers les siècles. Réservé à une élite fortunée, le parfum est rare et précieux tout au long de notre histoire et tout d’abord dévolu aux dieux. Puis il fait son apparition à la cour de France grâce aux deux reines d’origine italienne du 16è et 17è siècles que furent Catherine et Marie de Médicis.

On apprend foule de choses sur les enseignes dévolues au parfum, le métier de parfumeur, tout d’abord gantier-parfumeur jusqu’à la Révolution mais c’est surtout au 19è siècle que les choses vont s’accélérer et que des empires vont naître : Penhaligon ou Crown en Angleterre, Roger & Gallet ou Guerlain en France qui ont su utiliser leur prestigieuse clientèle composée de têtes couronnées pour bâtir leur empire.

Si ce titre est dans l’ensemble plutôt intéressant, certains chapitres sont nettement moins pertinents et plutôt redondants car ils sont parfois centrés sur le personnage historique en question de façon anecdotique, se concentrant plutôt sur l’évolution de la société, la biographie du personnage ou l’engouement pour certaines fragrances et pas forcément sur le rapport de la personne au parfum. Le chapitre consacré à Sissi traite davantage de son rapport au corps qu’au parfum puisqu’elle n’en utilisait pas !

Un ouvrage qui instruira celles et ceux qui sont novices en la matière mais qui se révèlera davantage distrayant pour les experts qui n’apprendront rien de nouveau.

Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas… Il finit tout de même par aller la chercher. De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

Ferdinand, 70 ans, est veuf depuis la mort de son épouse Henriette six ans auparavant, il ne la regrette pas du tout, elle lui a pourri la vie pendant quarante ans mais il se sent seul. Son fils aîné Lionel est parti vivre en Australie depuis de longues années déjà et son cadet, Roland et sa belle-fille Mireille, restaurateurs, et ses petits fils Ludovic et Lucien ont quitté la ferme deux mois plus tôt.

Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine Marceline qui vend des fruits, des légumes et du miel, et vit avec pour seule compagnie sa chienne, son chat et son âne Cornelius. Ferdinand découvre alors que son toit est sur le point de s’effondrer, Marceline ne peut pas rester, ce n’est pas prudent.

A l’évidence, elle n’a pas l’argent pour réparer les dégâts ni d’aller vivre ailleurs et Ferdinand, de la place il en a à revendre, alors très naturellement les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme.

L’idée lui plait mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font et d’autres pas. Après une nuit de réflexion, il va tout de même la chercher et Marceline, bien que gênée, accepte sa proposition.

Quelques temps plus tard, Gaby décède d’un cancer. Avant de mourir, Ferdinand lui a promis de s’occuper de son mari Guy, par ailleurs son plus vieux copain qui ne tarde pas à s’installer à la ferme.

Petit à petit, la ferme va recommencer à vivre, se remplir et devenir une véritable communauté : solidarvioc…

Depuis sa parution en 2012, j’avais très envie de lire Et puis, Paulette… car j’avais eu un joli coup de cœur pour A Mélie, sans mélo qui mettait en scène Mélie, une veuve menant une existence solitaire elle aussi.

Dans ce roman, Barbara Constantine fait la part belle aux anciens et à la colocation mise en place par Ferdinand pour lutter contre la solitude. Dans ce petit village rural, deux, puis trois, puis cinq vieilles personnes vont décider (par la force des intempéries, de la pauvreté, de la solitude, de la dépression, du veuvage) de cohabiter chez Ferdinand, qui a la maison et le jardin suffisamment grands et adaptables pour qu’une communauté naisse.


Ces personnes vont apprendre à partager l’espace, les rites, la vie quotidienne. Elles vont prendre soin les unes des autres, tout en cherchant de l’aide auprès de jeunes étudiants désargentés, ravis de ces services rendus en échange du gite et du couvert.


Les cris, les jeux des petits-enfants égayent le quotidien, qui n’est pas toujours facile, avec tous ces caractères.
Le soir, les conversations peuvent s’éterniser sur le banc devant la maison devenue collective.


Ce roman est un vrai message d’espoir pour les personnes du 3è et du 4è âge, souvent esseulées, parfois dans des situations de grande précarité mais qui sont encore suffisamment valides pour refuser la maison de retraite. Tout ce petit monde fait finalement bon ménage et la solidarité marche à fond la caisse.

Barbara Constantine met aussi l’accent sur l’intergénérationalité : il n’y a pas que des personnages âgées dans ce roman, on croise aussi des jeunes enfants, les petits Lulus, et des étudiants désargentés, Kim et Muriel, en galère de logement, qui ont coupé les ponts avec leurs familles.

C’est une histoire très simple mais jolie, jamais mièvre ou fade, Barbara Constantine tombe rarement dans la facilité. Un petit bijou d’humour, d’amour, de tendresse que j’ai dévoré en quelques heures seulement.

Une lecture réjouissante et des personnages très attachants que je vous recommande vivement.

Pars à la découverte des gigantesques animaux de l’Âge de glace et des premiers humains dans ce fabuleux documentaire grand format. 8 volets permettent de mesurer la taille impressionnante du mammouth, du tigre à dents de sabre, du megatherium, du varan et autres membres illustres l’ère glaciaire. Certaines illustrations sont même à taille réelle !

Il y a trois millions d’années, les océans étaient gelés et les terres recouvertes de neige, c’était l’Âge de glace. Avec Les géants de l’âge de glace, Jack Tite qui en signe les textes et les illustrations, propose de nous emmener dans un véritable voyage dans le temps, au cœur de la Préhistoire, à l’époque où de curieuses créatures, immenses et magnifiques, peuplaient notre planète.

Cet ouvrage passionnant et formidablement bien illustré est idéal pour découvrir la faune de l’ère glaciaire. Dans ce documentaire, Jack Tite nous emmène à la découverte des premiers humains et des créatures qui peuplaient les cinq continents de l’ère glaciaire.

Des créatures gigantesques célèbres comme le mammouth et le tigre à dents de sabre mais aussi plus méconnues comme le mégathérium (un paresseux grand comme une girafe), des tatous gros comme des voitures et des castors de la taille d’un ours qui cohabitaient avec nos ancêtres dans les steppes glaciales.

Les huit volets présents dans le livre permettent de mesurer la taille impressionnante de ces géants depuis longtemps disparus. Jack Tite illustre même des détails anatomiques en grandeur nature comme la dent de mammouth géante !

Steve Parker, expert en histoire naturelle et chercheur à la Zoological Society of London, a apporté sa caution scientifique à cet ouvrage destiné aux 9 / 12 ans, un gage de qualité, on ne peut le nier.

Cet ouvrage se révèle non seulement pédagogique mais aussi passionnant pour les enfants comme pour les adultes car l’auteur aborde dans cet ouvrage la faune préhistorique de tous les continents : les ours gigantesques et les oiseaux monstres d’Amérique du Nord, les tatous colossaux d’Amérique du Sud, les cerfs aux bois impressionnants d’Eurasie, les lézards géants d’Australie et l’Afrique, berceau de l’humanité.

Le lecteur découvre également pourquoi et comment tous ces animaux, qui pourtant dominaient, ont fini par s’éteindre. Un ouvrage complet en somme qui ravira les passionnés de Préhistoire mais également celles et ceux qui souhaitent mieux connaître cette période reculée de notre histoire, au programme de l’année de 6ème.

Mon Sami-Chameau, qui souhaite devenir paléontologue est pile la cible de cet ouvrage de par son âge, 12 ans, et de par ses centres d’intérêt, a eu un coup de cœur pour Les géants de l’âge de glace. Quant à moi, j’ai trouvé cet ouvrage éclairant et fort bien conçu, je ne peux que le recommander également.

Comme il sort aujourd’hui même, vous n’avez plus aucune excuse pour vous ruer dessus si le sujet vous intéresse.

Un grand merci à Clémentine et aux éditions Saltimbanque pour cette lecture passionnante !

Née dans un village perdu du sud des États-Unis, Gloria était si jolie qu’elle est devenue Miss Floride 1952, et la maîtresse officielle du plus célèbre agent immobilier de Coral Gables, le quartier chic de Miami.
Dans les belles villas et les cocktails, on l’appelle « Ma Chérie ». Mais un matin, son amant est arrêté pour escroquerie. Le monde factice de Gloria s’écroule : rien ne lui appartient, ni la maison, ni les bijoux, ni l’amitié de ces gens qui s’amusaient avec elle hier encore.
Munie d’une valise et de quelques dollars, elle se résout à rentrer chez ses parents. Dans le car qui l’emmène, il ne reste qu’une place, à côté d’elle. Un homme lui demande la permission de s’y asseoir. Gloria accepte.
Un homme noir à côté d’une femme blanche, dans la Floride conservatrice de 1963…Sans le savoir, Gloria vient de prendre sa première vraie décision et fait ainsi un pas crucial sur le chemin chaotique qui donnera un jour un sens à sa nouvelle vie…

Miami, avril 1963. Gloria Mercy Hope Merriman, miss Floride 1952, est depuis dix ans la maitresse du magnat de l’immobilier Gerry Grayson. L’homme d’affaires, marié à une femme dépressive toujours en maison de repos, est l’heureux père de quatre enfants, ce qui l’empêche d’épouser sa maitresse, affectueusement renommée Ma Chérie.

Alors, il l’a installé dans une jolie maison avec du personnel à disposition. La jeune femme mène grand train, aborde de longues boucles platine, comme Marilyn Monroe, s’habille chez les couturiers français et mène une vie tout à fait futile.

Jusqu’au jour où G.G est arrêté et écroué pour escroquerie. Mrs Grayson l’accuse alors d’avoir mené son mari à la ruine et de l’avoir obligé à escroquer le tout Miami pour ses beaux yeux.

A trente ans, elle s’aperçoit qu’elle n’a rien fait de sa vie, pense qu’elle est enceinte de son amant et après avoir refusé de payer la caution de son G.G, elle décide de retourner chez ses parents, à Chooga Pines, dont elle est pourtant sans nouvelles depuis une décennie.

Comme la police a saisi ses bijoux, elle remplit une valise de vêtements qu’elle pourra revendre, empoche les quelques dollars qui étaient dans son sac à main et prend un car, par soucis d’économies, pour rallier Tampa.

Alors qu’elle s’assoit dans le fond du car, un grand homme noir demande s’il peut s’asseoir à côté d’elle. Dans cet état du sud des Etats-Unis, et bien que les lois ségrégationnistes ont été abolies, les blancs et les noirs ne frayent pas ensemble et encore moins une femme blanche et un homme noir, les regards furieux des rednecks le leur font bien comprendre.

Au fil du voyage pourtant, Ma Chérie et Marcus Schenker se mettent à discuter et à sympathiser…

Ma chérie signe mes retrouvailles avec la plume délicieuse de Laurence Peyrin. Cette ancienne journaliste s’est fait connaître avec La drôle de vie de Zelda Zonk, Hanna, Miss Cyclone et L’aile des vierges qui fait partie de mes coups de cœur de 2018. A chaque printemps, j’attends désormais avec plaisir son nouveau roman et il n’a pas eu le temps de croupir dans ma PAL car je tenais à vous proposer mon avis le jour de sa sortie !

Quel plaisir de lecture une fois encore avec ce récit qui nous plonge dans l’Amérique des sixties, celle des Kennedy, une période dorée et nostalgique pour les américains comme pour les français.

Comme toujours avec Laurence Peyrin, Ma Chérie, est une héroïne forte et libre, qui n’a pas peur de scandaliser. Lorsque l’on fait sa connaissance, Gloria Mercy Hope s’apparente pourtant davantage à la ravissante idiote peroxydée que son amant affiche comme un trophée mais au fil du roman, elle s’affirme, se pose des questions, arrête de regarder son nombril pour s’intéresser à ce qui se passe autour d’elle.

Elle en a fait du chemin depuis Chooga Pines, s’est mariée à un photographe qui lui a permis de devenir Miss Floride puis playmate pour le magasine de Hugh Heffner. Elle aime G.G, le confort et la vie oisive qu’il lui procure même si elle espère toujours qu’un jour, il osera quitter sa femme pour l’épouser.

Puis, avec l’arrestation de G.G, Ma chérie prend son destin en main : elle repart de zéro en renouant avec ses racines et ses parents et se révèle plus forte qu’elle n’y paraissait au départ.

Au-delà de l’émancipation féminine, Laurence Peyrin aborde par petites touches dans son roman la ségrégation raciale et les lois empêchant blancs et noirs de se marier. Jack et Rose Merriman, les parents de Gloria, ont eux aussi souffert du racisme ordinaire en raison des origines séminoles de Rose et ont trouvé refuge dans ce village où Jack est devenu bucheron.

Laurence Peyrin n’oublie pas non plus d’aborder la politique de cette époque avec le combat de Kennedy pour abroger les lois raciales, sa cote de popularité chez les afros américains, le combat de Martin Luther King, la crise de la Baie des cochons, le possible conflit contre le Vietnam et les dégâts qu’a causé la guerre de Corée aux anciens combattants qui souffrent depuis leur retour de stress post-traumatique à travers le personnage de Benjamin, ami d’enfance de Gloria et patron de Jack.

Beaucoup de thématiques très intéressantes sont donc abordées en assez peu de pages car Ma Chérie est le roman le plus court de Laurence Peyrin mais il se révèle passionnant et j’ai tourné les pages à une allure folle, triste d’arriver au point final et de laisser Gloria et Marcus.

Je ne peux que vous conseiller de vous ruer sur Ma Chérie qui sort aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies, un très bon moment de lecture vous attend avec le nouveau roman de Laurence Peyrin et si vous n’avez jamais lu cette auteure, qu’attendez-vous ??

Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy pour cette merveilleuse lecture, j’ai adoré !