Ça ne va pas arranger ma PAL # 64

Second book haul de l’année et on peut dire que décidément ma PAL ne connaît pas la crise car, comme toujours, le butin est conséquent puisque ce sont pas moins de vingt nouveaux titres qui ont rejoint mes étagères. Quinze services presse et cinq achats !

Au menu de ce mois de février des romances, des romans contemporains ou historiques, et quelques polars principalement.

On commence par deux achats et la grosse déception du mois : L’année du flamant rose de Anne de Kinkelin, une romance qui n’a pas su me toucher ni m’intéresser. Et Le don d’Anna de Cecilia Sanmartin, une romancière américaine d’origine cubaine dont je vois souvent passer les titres sur la blogo, j’espère que je serai séduite à mon tour.

On poursuit avec les services presse et tout d’abord La chambre des merveilles de Julien Sandrel chez Calmann-Levy, l’histoire de cet enfant dans le coma va être très émouvante à lire, j’ai hâte de la découvrir.

Et maintenant, une belle brique avec des secrets de famille, vous savez combien j’en suis friande : La dernière confidence d’Hugo Mendoza de l’espagnol Joaquin Camps chez Presse de la Cité.

Toujours chez Presses de la cité, Ce feu qui me dévore de Paul Couturiau dont j’avais beaucoup aimé l’un de ses précédents romans, Je meurs de ce qui vous fait vivre, espérons que son petit dernier soit du même acabit.

On poursuit avec une romance qui fut un excellent moment de lecture : Une minute d’attraction de Carrie Elks, toujours chez Presses de la cité, que je vous conseille si vous aimez ce genre.

Toujours au rayon romance, j’ai reçu des éditions City Rêver n’est pas un vilain défaut de Carole Cerruti, les premiers retours sont excellents, j’espère que je serai emballée à mon tour mais j’aurai l’occasion de vous le dire très vite car c’est ma prochaine lecture.

On continue avec les romans historiques et tout d’abord mes deux achats : La petite copiste de Diderot de Danielle Digne qui a tout pour me plaire sur le papier car il va se dérouler dans le sillage d’un philosophe que j’admire.

Un document consacré à l’histoire de Paris pour poursuivre, Métronome 2 Paris intime au fil de ses rues de Lorànt Deutsch, j’ai appris une foule de choses intéressantes tout en m’amusant car le comédien a beaucoup d’humour, un bon ouvrage de vulgarisation en somme.

Des éditions Julliard j’ai eu le plaisir de recevoir le dernier roman de Jean Teulé, Entrez dans la danse, qui s’empare d’un épisode totalement inconnu de notre histoire et nous ramène cinq cents ans plus tôt à Strasbourg. Le sujet est difficile, les scènes souvent glauques et pourtant je l’ai trouvé passionnant !

Changement d’ambiance avec Un monde à l’autre, le premier tome des Chroniques de St Mary’s chez HC Editions. Il sera question de voyages dans le temps à différents moments de notre histoire mondiale.

Un roman biographique maintenant consacré à Mileva Marić, une physicienne serbe qui fut la première épouse de Albert Einstein : Madame Einstein de Marie Benedict chez Presses de la cité.

Changement d’époque avec Constantinople de Baptiste Touverey chez Robert Laffont qui a pour cadre la capitale de l’empire byzantin au 7è siècle, une période et un contexte que je méconnais totalement.

Place aux polars historiques maintenant avec un achat : Les ombres de Torquay’s Manor de Anne Beddingfeld, j’ai hâte de retrouver Beth Huntley dans le second volume de ses enquêtes.

On poursuit avec les services presse et La vierge blanche de Brière de Béatrice Veney envoyé par les éditions La Geste qui met en scène le commissaire Fleury en Brière au tout début du règne de Louis XVI dont c’est ici le troisième volet de ses aventures. C’est ma lecture en cours, je vous en reparle donc très vite.

Changement d’époque avec Le complot de l’aube dorée de Jean-Luc Aubarbier que m’ont fait parvenir les éditions City. Le quatrième volume d’une série qui a pour héros Pierre Cavaignac et Marjolaine Karadec, deux archéologues et francs-maçons.

On continue avec un thriller très contemporain : La femme à la fenêtre de A.J Finn chez Presses de la cité, les premiers retours sont très bons, j’espère qu’il me plaira aussi.

Des bulles maintenant avec Vies volées de Matz et Mayalen Goust chez Rue de Sèvres qui revient sur la dictature argentine de Pinochet et les vols d’enfants d’opposants.

Toujours chez Rue de Sèvres, je suis plus que ravie d’avoir reçue le quatrième tome de Quatre sœurs Geneviève, l’adaptation du roman éponyme de Malika Ferdjoukh par Cati Baur. J’ai adoré les trois premiers, autant dire que j’ai hâte de me plonger dans ce volume qui clôt la série.

Enfin, je suis joie à l’idée de lire Sauveur et fils saison 4 de Marie-Aude Murail chez Ecole des Loisirs. J’ai eu un coup de cœur pour les trois premiers volumes de la série et je sais que celui-ci ne fera pas exception à la règle.

En avez-vous lu certains ?

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Journal d’un enfant de lune – Joris Chamblain & Anne-Lise Nalin

Morgane a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de la lune… Elle va le lire et vibrer à ses mots et n’aura alors plus qu’une seule idée en tête: retrouver la trace de Maxime pour lui rendre son journal oublié. Ses pas la conduiront bien plus loin qu’elle n’aurait pu l’imaginer…

Morgane est une adolescente de seize ans qui vient d’emménager dans une nouvelle région avec ses parents et son petit frère. Vraiment pas ravie d’avoir laissé sa vie et ses amies à quelques centaines de kilomètres de son nouveau domicile, elle trouve derrière le radiateur de sa chambre, le journal intime d’un jeune homme de dix-sept ans.

Maxime Dubuisson a couché sa vie sur le papier avant de quitter la maison définitivement. Atteint de Xeroderma Pigmentosum, une maladie génétique orpheline assez rare qui oblige ceux qui en sont atteints, de devoir fuir le soleil à tous prix, il confie qu’il souhaite mettre fin à ses jours.

Touchée par le témoignage de ce garçon, elle décide de retrouver sa trace afin de lui rendre son journal intime…

Journal d’un enfant de lune a la très bonne idée de nous sensibiliser à une maladie assez rare dont on entend peu parler. Les enfants atteints de Xeroderma Pigmentosum sont contraints, pour sortir le jour, de se munir d’une combinaison filtrant les UVA. On les appelle communément Les enfants de la lune puisqu’ils sont quasiment obligés de vivre la nuit sous peine de lésion sévère sur leur épiderme.

Joris Chamblain, auteur des séries Les carnets de Cerise, Enola et les animaux extraordinaires ou Sorcières, Sorcières nous propose ici un scénario fictionnel tout en sensibilité, nous faisant prendre conscience de l’horreur de cette maladie et de l’isolement des familles dont les enfants sont malades.

Impossible pour ces enfants de vivre une vie normale et de sortir dans la rue ou tout simplement dans leur jardin, sans une combinaison intégrale et une bonne couche de crème solaire comme il leur est impossible de s’approcher des fenêtres sans vitre spéciale, etc.

Si le journal de Maxime est triste car le jeune homme confie son désespoir, la dépression de sa mère et son envie d’en finir avec sa vie pleine de handicap, grâce à lui, on mesure les difficultés et la détresse ressentie par ces malades trop peu nombreux pour vraiment faire parler d’eux.

Pour autant, l’histoire ne tombe jamais dans le pathos ou le misérabilisme et permet à Morgane de grandir, passant de ado rebelle à jeune fille responsable.

Elle devient bénévole pour l’association créée par une mère d’un enfant XP, qui permet aux malades de vivre, le temps de vacances, une vie proche de la normalité.

Les dessins de Anne-Lise Nalin servent à merveille l’histoire, ils sont chaleureux et colorés et contribuent à nous immerger dans le quotidien de Morgane et celui de Maxime.

Si l’histoire que nous propose Joris Chamblain est très émouvante, elle est aussi pleine d’espoir grâce aux actions de l’association « Enfants de la lune » qui rassemble la quasi totalité des malades XP résidant en France.

Cette association à but non lucratif permet de rompre l’isolement des familles et leur apporter soutien et matériel, propose des sorties ludiques et éducatives, finance la recherche, obtient une prise en charge médicale et sociale pour les malades…

Un très bel album autant sur la forme que sur le fond qui nous permet de nous familiariser avec cette maladie et de nous faire prendre conscience du handicap qui touche les enfants XP. Je vous le conseille vivement, évidemment !

Métronome 2 : Paris intime au fil de ses rues – Lorànt Deutsch

C’est tout le passé des Parisiens qui se déroule au fil de nos pas jusqu’à nous projeter dans notre réalité d’aujourd’hui.

Tout a commencé rue Saint-Jacques. Puis, à chaque siècle, une nouvelle voie fondatrice a matérialisé le développement de la ville, s’éparpillant bientôt en un maillage de rues, carrefours et ruelles où le temps nous échappe dans un flot de souvenirs…

La chambre de François Villon à l’arrière de la Sorbonne, les marchandes d’oublies, Ravaillac qui attend le carrosse du bon roi Henri rue de la Ferronnerie, l’Elysée de la Pompadour, la cour des miracles, les fripes du Carreau du Temple, le marché du lendit, la taverne où fut arrêté Cartouche, des homosexuels brûlés vifs place de Grève, la prise de la Bastille, l’invention des champignons de Paris, du baba au rhum et des godillots !

Des mots naissent sur le trottoir : guillemet, argot, bistro, restaurant… Paris résonne des cris des petits métiers aujourd’hui disparus : chiffonniers, premiers marchands de lunettes, claqueurs de théâtre ou ramasseurs de mégots.

Après Métronome qui racontait l’histoire de France par l’entremise des stations de métro parisien, Lorànt Deutsch, fou de la capitale, s’attache à nous raconter mille anecdotes sur la formation de la ville mais aussi sur le quotidien des parisiens d’autrefois.

J’avais beaucoup aimé Métronome lu en 2012 et dont mon avis avait inauguré le blog il y a de cela près de six ans, il était donc temps que je lise Métronome 2 : Paris intime au fil de ses rues qui, une fois n’est pas coutume, fut acheté et lu dans la foulée.

Comme je vous le disais dans mon bilan de lecture de janvier, j’ai très envie en 2018 de renouer avec les ouvrages historiques qu’ils soient biographies, essais ou comme ici ouvrages de vulgarisation.

Lorànt Deutsch est très critiqué, je trouve pour ma part que ce comédien a un vrai talent de conteur et que ces deux ouvrages qui fourmillent d’anecdotes très intéressantes, sont très agréables à lire.

A la fois drôle, pertinent, intelligent, ce Métronome 2 se révèle être un guide de Paris plein d’intérêt. J’y ai appris une foule de choses sur l’histoire de la capitale et des parisiens et j’ai apprécié la construction de l’ouvrage.

Découpé en 21 chapitres qui reviennent sur différents quartiers de Paris et comment le village des parisii est devenu la première ville de France en dépit du désintérêt de la plupart des rois français qui se méfiaient souvent à juste titre de cette population toujours prompte à la révolte.

Bon point également pour les entêtes de chapitre illustrés et pour les encadrés qui proposent pour chaque chapitre le mot du quartier, le petit métier du coin et la légende des lieux, une vraie bonne idée.

Si vous vous intéressez à l’histoire de Paris et que vous souhaitez en apprendre davantage sur la capitale sans passer par un ouvrage d’historien, souvent plus ardu, laissez-vous tenter par Métronome 2 : Paris intime au fil de ses rues, vous apprendrez comme moi une foule de choses tout en vous amusant.

Entrez dans la danse – Jean Teulé

Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement
Et s’est répandue dans Strasbourg
De telle sorte que, dans leur folie,
Beaucoup se mirent à danser
Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois
Sans interruption,
Jusqu’à tomber inconscients.
Beaucoup sont morts.
Chronique alsacienne, 1519.

Strasbourg, 12 juillet 1518. Rue du Jeu-des-Enfants, Enneline Troffea sort de l’atelier de xylogravure de son époux Melchior, son bébé dans les bras. Elle chemine jusqu’à un pont puis jette son enfant dans le fleuve.

Dans la maison d’à côté, le drapier Jérôme Gebviller et sa femme Attale viennent de finir leur repas. Les reliefs sont encore sur la table, ce sont les restes de leur petite fille qu’ils ont fait rôtir et mangée.

Les habitants de la capitale alsacienne meurent de faim et en sont réduits à manger leurs excréments ou leurs propres enfants. Pendant ce temps-là, les caves de l’évêque et des couvents, débordent de nourritures diverses et variées qu’ils ne veulent en aucun cas partager, arguant qu’il s’agit d’une punition divine envers les pêcheurs.

Ces femmes et ces hommes qui ont tout perdus, sont pris d’une frénésie de danse et se mettent à virevolter dans les rues de la ville jusqu’à leur dernier souffle…

Avec Entrez dans la danse, Jean Teulé, s’attaque une fois encore à un épisode méconnu de notre histoire. Comme dans Mangez-le si vous voulez, le romancier nous relate un événement tragique survenu dans la ville de Strasbourg, un phénomène inédit qui ne s’est jamais produit ailleurs, avant ou après et on peut s’en féliciter car cette épidémie de danse a fait de nombreux morts.

L’histoire est horrible, voire parfois carrément gore mais une fois commencé, très difficile de le lâcher. Comme toujours, Jean Teulé écrit sans filtre et pourtant cet aspect gore ne m’a jamais rebuté dans ma lecture car l’auteur ajoute une pointe d’humour de temps en temps.

Vous l’aurez compris, le sujet est particulièrement dur car il est question de famine, de maladies, d’infanticides, de cannibalisme, d’injustice dans une époque où le clergé s’enrichit toujours plus au détriment du peuple.

C’est d’ailleurs l’un des dadas de Jean Teulé, bouffer du curé et avec cet épisode, on ne peut que lui donner raison et s’indigner devant les moines et l’évêque bien gras, qui laissent mourir les gens de faim et, cerise sur le gâteau, sont répugnants au point de ne penser qu’à une chose : s’enrichir en vendant des indulgences promettant à pauvres hères, le paradis.

Ces procédés religieux abjects ont fait le terreau du protestantisme et la croisade de Martin Luther contre le riche clergé et notamment contre ces fameuses indulgences qui vont finir par disparaître plusieurs centaines d’années plus tard, paraît très juste car monnayer le paradis à ouailles, c’est vraiment abject.

L’idée de reprendre cette histoire est très originale et m’a réellement interpellée tant les faits qui se sont déroulés il y a 500 ans sont incroyables. Jean Teulé, en ce basant sur la vérité historique, ne cherche pas à expliquer les causes du phénomène, pourquoi il a commencé et comment il a pu s’arrêter (qu’on ne sait toujours pas expliquer d’ailleurs) mais nous relate à sa manière et avec la verve qui lui est propre et que j’aime beaucoup, ce qui a pu se passer tout au long de l’été 1518.

Avec son tyle très cru, ses images directement issues du 21è siècle (flash mob, rave party…) et son érudition, Jean Teulé nous plonge au cœur d’un épisode tragique de la Renaissance et le fait revivre sous nos yeux. Pour ma part, j’ai été happée par cette histoire qui sort des sentiers battus. Ses descriptions et ses personnages sont à la fois truculents et horribles, les propos à la fois cruels et doux et je suis entrée dans la danse de la première à la dernière ligne.

Un grand merci à Filipa et aux Editions Julliard pour cette lecture atypique.

Gaspard et la malédiction du Prince-Fantôme – Isabelle Dethan

Gaspard a 11 ans. Son oncle travaille au musée du Louvre. Il lui arrive de l’y rejoindre après l’école. Pour préparer un exposé sur les hiéroglyphes, y’a pas mieux ! Ce soir-là, Gaspard croise une jeune fille dans le département des antiquités égyptiennes. Il semble le seul à la voir et décide de l’aider dans sa quête, sans se douter que celle-ci va l’entraîner bien au-delà de l’enceinte du musée

Gaspard est un jeune parisien de 11 ans passionné d’égyptologie. Son oncle, qui est gardien au musée du Louvre, lui permet de squatter le département des antiquités égyptiennes dès qu’il a un moment de libre.

Lors d’une de ses visites, il voit une petite fille entrer dans une vitrine pour y dérober des objets. Elle est brune, vêtue d’une robe blanche et il s’aperçoit qu’il est le seul à la voir.

Elle ressort de la vitrine et lui demande de l’aide : elle ne se souvient plus de son nom et ne peut donc se présenter devant le tribunal d’Osiris, seul moyen pour elle de rejoindre le royaume des morts.

Mais en pénétrant le monde des vivants, la jeune égyptienne a laissé la porte ouverte et a permis au prince-fantôme de revenir…

Coéditée par le musée du Louvre, Gaspard et la malédiction du Prince-Fantôme est une formidable bande dessinée pour les 9 / 12 ans. Pour mes garçons et moi-même qui adorons l’Egypte ancienne et sa mythologie, cette histoire signée Isabelle Dethan, fut un vrai bonheur de lecture.

Mais si vos enfants ou vous-mêmes n’êtes pas aussi férus que nous, ne passez pas votre chemin pour autant car le récit proposé par l’auteur, pourra tout de même vous plaire car il mêle habilement mystère, mythologie et fantastique, de quoi passer un agréable moment le temps de votre lecture.

L’histoire est belle, très bien racontée et permettra de familiariser les jeunes lecteurs avec le bestiaire égyptien et les rites funéraires de l’époque antique. De ce point de vue, c’est très réussi, didactique, les enfants apprennent sans en avoir l’air et ils peuvent tout au long du récit, se balader au sein du Louvre, depuis ses fondations jusqu’au département de l’Egypte antique, en passant par les abondantes réserves du musée.

Il y a aussi beaucoup d’humour grâce aux dieu Bastet et Thot, qui investissent le corps du chat Mint de Gaspard pour la première et un pigeon parisien, pour le second, afin d’aider Gaspard à identifier la jolie inconnue et lui permettre de rejoindre l’au-delà.

Isabelle Dethan, qui s’est fait connaître avec ses séries Sur les terres d’Horus et Kheti, fils du Nil nous propose ici une aventure palpitante au cœur du musée du Louvre, l’histoire est vraiment intéressante et chouette à suivre, quant aux graphismes, ils sont très réussis et servent à merveille le scénario plein de suspens.

Cerise sur le gâteau, le supplément en fin d’ouvrage consacré aux collections du département des antiquités égyptiennes du Louvre : comment elles se sont constituées depuis Champollion jusqu’à nos jours, l’énigme du prince-fantôme, le mobilier funéraire et les objets qui accompagnaient les défunts dans leur tombeau, sans oublier la cérémonie de la pesée du cœur.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cet album et je ne peux que vous conseiller Gaspard et la malédiction du Prince-Fantôme, une bande dessinée instructive et vraiment très sympa à lire.

Challenge Un pavé par mois : livres lus en janvier 2018

En retard, je suis en retard pour vous dévoiler le bilan des pavés lus pendant le mois de janvier mais mieux vaut que jamais et en ce 14 février, jour des amoureux, nous allons pavés pavasses et non histoires d’amour !

En décembre, le bilan avait été maigre puisque nous affichions seulement 9 lectures au compteur, la faute sans doute aux fêtes et aux préparatifs.

Qu’en est-il en ce premier mois de l’année ? Et bien nous avons à nouveau 9 ouvrages lus au cours de ces quatre dernières semaines. Au menu de ce mois de janvier des polars et des romans contemporains essentiellement. Et c’est Moi qui remporte la palme avec 3 lectures mais un grand bravo à toutes celles qui continuent de faire vivre ce challenge

Pour connaitre le récapitulatif mois par mois et par participants, je vous invite à aller ici.

challenge-un-pave-par-mois

Maintenant place à tous les livres lus au cours du mois de janvier, nos avis vous inciteront peut-être à les sortir ou à les ajouter à votre PAL :

Bien entendu vous pouvez encore nous rejoindre puisque ce challenge est illimité, vous pouvez vous inscrire à la suite de ce billet ou ici ! Et si j’ai oublié une de vos participations, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire.

L’année du flamant rose – Anne de Kinkelin

C’est sans doute la réaction de son mari à l’achat de ce flamant rose empaillé qui va faire réaliser à Louise que leur relation est terminée. Âme fantasque et étincelante, elle en a presque perdu l’inspiration. Mais la rupture va marquer un nouveau départ, avec l’indéfectible soutien d’Ethel et de Caroline, ses sœurs de cœur et de création depuis dix ans. Le genre de lien qui tient quand tout le reste fout le camp. Ensemble, dans le passage abritant leurs ateliers, le flamant rose en totem, les trois artisanes vont vivre et partager les amours, l’amitié, les saisons, les vacillements, les espoirs, les doutes, les hasards, les surprises et les complications, sortir du rang et revenir à soi.

Fin de l’été. Louise décide de rapporter de ses vacances un flamant rose empaillé au grand dam de son mari qui ne supporte pas cette idée. Le couple qui traverse une très mauvaise passe prend fin à cet instant-là.

Hugo, qui entretient une liaison depuis quelques mois déjà, lui annonce qu’il s’en va immédiatement et demande le divorce et la garde alternée de leur fille Rose.

Louise, qui ne se remet pas de la mort de son père, est sous le choc et va trouver du réconfort auprès de ses amies artisanes : Ethel la corsetière et Caroline la relieuse qui la convainquent de reprendre son travail de créatrice en joaillerie.

Ensemble, dans le passage qui abrite leurs trois ateliers, on les voit vivre, créer, aimer tout au long de l’année…

Vous le savez, je ne boude pas les comédies romantiques, histoire de me détendre entre deux quelques lectures plus exigeantes. J’avais repéré L’année du flamant rose lors de sa parution, auréolé de son titre de finaliste du prix du livre romantique créé par les éditions Charleston qui éditent ce titre.

Je fais en général de belles lectures grâce à cette maison et lorsque je l’ai trouvé d’occasion, je n’ai pas hésité à le prendre mais bien mal m’en a pris car je n’ai pas du tout aimé cette lecture !

Sur le papier, il avait pourtant tout pour me plaire. Pour une fois, une romance qui sort un peu des sentiers battus avec des héroïnes proches de la quarantaine qui exercent des métiers d’art intéressants puisque l’héroïne est joaillière et ses deux meilleures amies sont corsetière et relieuse.

Les chapitres sont courts et la plume de Anne de Kinkelin qui signe ici son premier roman est fluide et très agréable, rien à redire de ce côté-là. Cependant je trouve que ce court récit (200 pages) n’est pas assez développé à mon goût, tant du point de vue des personnages que de l’intrigue.

Si Louise, qui est l’héroïne, est attachante et attendrissante en mère célibataire, ses amies ne le sont pas, sans doute faute d’épaisseur, il m’a manqué des éléments, qui m’auraient permis de pouvoir m’attacher à eux.

Et surtout elles se révèlent plutôt horripilantes : entre Ethel qui n’est jamais contente de rien et Caroline qui est folle amoureuse mais persuadée qu’elle va se faire jeter, j’en ai eu vite assez ! Quant aux protagonistes masculins, ils sont tout au plus esquissés.

L’intrigue en elle-même n’est pas assez développée comme je le disais plus haut, tout arrive trop vite : le divorce de Louise et de Hugo se règle comme par magie, sans colère ni dispute, Caroline tombe enceinte au bout de quelques semaines de relation et son partenaire, qui jusqu’ici enchaînait les liaisons, est enchanté par sa prochaine paternité…

Pas assez développée donc et absolument pas passionnante, plutôt déprimante même. J’ai trouvé aussi que les chapitres manquaient de liants entre eux et beaucoup trop de choses sont suggérées.

Vous l’aurez compris, je suis totalement passée à côté de l’histoire, l’auteure n’a pas réussi à me faire entrer dans son univers et dans son histoire et je ressors de ma lecture, profondément déçue !