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Janvier est déjà bien entamé, il est donc temps pour moi de vous dévoiler le bilan des pavés lus en décembre par l’ensemble des participants au challenge et avec les fêtes, le temps ne fut pas propice à la lecture de pavés puisque notre bilan est tout riquiqui avec 4 lectures au compteur !

Au menu de ce dernier mois de l’année 2018 des romans contemporains et des polars. Un grand merci aux fidèles à ce rendez-vous, qui chaque mois m’accompagnent et font vivre ce challenge au long cours !

Pour connaitre le récapitulatif mois par mois et par participants, je vous invite à aller ici.

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Maintenant place aux livres lus en décembre, nos avis vous inciteront peut-être à les sortir ou à les ajouter à votre PAL :

Bien entendu vous pouvez encore nous rejoindre puisque ce challenge est illimité, vous pouvez vous inscrire à la suite de ce billet ou ici ! Et si j’ai oublié une de vos participations, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire.

Alex – Pierre Lemaitre

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée et livrée à l’inimaginable ? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

A la sortie du restaurant, alors qu’elle n’est qu’à quelques pas de chez elle, Alex, une parisienne de trente ans, est enlevée. Un maître chien est témoin du kidnapping et prévient la police.

Alex est emmenée dans un entrepôt désaffecté. Mise à nue, elle est enfermée dans une caisse étroite positionnée à quelques mètres du sol. Son bourreau l’a prévenu : elle va mourir, quelque soit le temps que cela prendra.

Au 36 quai des Orfèvres, le divisionnaire Le Guen, charge le capitaine Camille Verhoeven de l’enquête. Le flic commence par refuser, l’affaire ressemble trop à ce qui est arrivée à Irène huit ans plus tôt. Son épouse, sur le point de donner la vie à leur premier enfant, avait été enlevée en pleine rue et retrouvée morte quelques heures plus tard.

Le Guen ne lui laisse pas le choix et Verhoeven fait à nouveau équipe avec Louis et Armand. Les heures passent et l’enquête demeure au point mort car personne n’a signalé la disparition d’une jeune femme correspondant à la description du témoin.

Pendant ce temps-là, la torture continue pour Alex, au piège dans sa cage, avec les rats qui rôdent, prêts à la dévorer vivante…

Refroidie par ma lecture décevante de Robe de marié, Alex attendait bien sagement dans ma PAL depuis près de cinq ans et demi, heureusement que ma copinaute Belette pioche régulièrement des reliques dans ma PAL sinon il y serait resté encore longtemps.

Et quelle erreur de l’avoir laissé dormir aussi longtemps car j’ai adoré Alex, un thriller glaçant à souhait. Pierre Lemaitre nous plonge ici dans une histoire complètement dingue et il va nous mener par le bout du nez de la première à la dernière page, ce que j’ai trouvé absolument bluffant tant c’est fait avec brio !!

Second volume de la tétralogie consacrée à Verhoeven commencée avec Travail soigné et poursuivie avec Rosy & John et Sacrifices, Alex est un polar qu’on a du mal à lâcher une fois la première page tournée car dès le départ, l’auteur nous happe, nous entraine dans sa toile avec maestria.

Une entrée en matière folle, un style d’écriture brut de décoffrage, sans fioriture, brutal, qui colle parfaitement à la noirceur de ce que l’on nous raconte. Une intrigue qui ne nous épargne pas : avec de la violence (jamais gratuite ceci dit), une bonne dose de manipulation, Pierre Lemaitre joue avec nos nerfs, nous secoue, nous plonge dans l’horreur sans jamais que cela ne soit trop anxiogène jusqu’au dénouement impeccable, plein de justice et totalement époustouflant.

Une histoire pleine de rebondissements avec des retournements de situation brillants, portée par une héroïne avec laquelle on est tour en tour en totale empathie puis que l’on tient en horreur, au fur et à mesure des évènements.

Un trio d’enquêteurs que l’on a plaisir à suivre et en premier lieu l’atypique Verhoeven, qui en impose en dépit de sa très petite taille. Ce volume m’a en donné envie de découvrir les autres opus de cette série car si ils sont aussi excellents que celui-ci, cela promet de belles heures de lecture.

Belette est sur la même longueur d’ondes, bluffée elle aussi par monsieur Lemaitre.

Si vous n’avez jamais lu Alex, foncez, c’est un quasi coup de coeur !!!

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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1980, un château au nord de la Catalogne. Une vieille femme s’apprête à mourir, les miroirs de sa chambre recouverts de voiles. Car Gala, née en Russie en 1894, n’est pas prête à affronter l’outrage du temps. Elle préfère revisiter sa vie : son enfance solitaire dans la haute société russe, son séjour dans un sanatorium et sa rencontre fulgurante avec le jeune Paul Éluard, leur correspondance enflammée, la grossesse chaotique, les amours débridées, le cercle des surréalistes, les fêtes, les premiers orages, la décision qu’elle prendra de rendre à Paul sa liberté. Et Salvador Dalí, celui qu’elle pressent comme le plus grand peintre du siècle, qu’elle épousera en 1952 et pour qui elle sera tout – son agent, son épouse et sa source intarissable d’inspiration.

1980 château de Pubol. Cécile Eluard attend devant les grilles de la propriété, elle souhaite voir sa mère Gala, mais celle-ci, qui n’a jamais eu l’instinct maternel, l’a rayé de sa vie bien des années auparavant. Elle refusera une fois de plus de croiser le regard de sa fille.

1912 Elena Ivanovna Diakonova a quitté Kazan pour le sanatorium de Clavadel à Davos afin d’y soigner sa tuberculose. Ce séjour va bouleverser sa vie car son chemin va croiser celui de Paul Eluard, venu soigner sa tuberculose lui aussi.

Au moment de se quitter, ils se jurent un amour éternel et une fois rentrée en Russie, la future Gala n’aura de cesse d’entretenir la flamme à travers ses lettres car elle n’a qu’une idée en tête, se faire épouser par le futur poète.

Passionnée d’astrologie, elle sait que son avenir sera grand et bien loin de sa Russie natale. Elle finit par l’épouser en 1917 et tentera de le propulser à la tête du courant des surréalistes, en vain.

Au bout de quelques années, la jeune femme est lasse du poète et finit par jeter son dévolu sur Max Ernst puis sur Salvador Dali…

Comme vous le savez peut-être, j’ai une fascination certaine pour la figure de la muse, qui, par son tempérament, sa beauté, son talent, son magnétisme, a subjugué des génies, et permis, favorisé, accompagné la création de très grandes œuvres picturales et photographiques notamment.

J’avais beaucoup aimé l’an dernier La vie rêve de Gabrielle consacrée à Gabrielle Renard, muse des Renoir père et fils, deux artistes que j’affectionne. Bien que n’ayant pas d’intérêt particulier pour Paul Eluard et Salvador Dali, j’étais néanmoins intriguée par Gala, leur épouse respective, et j’ai donc plongé tête baissée dans Gala-Dali.

Cette biographie romancée signée Carmen Domingo se penche sur l’une des femmes les plus charismatiques, les plus importantes et pourtant les plus mystérieuses de l’aventure culturelle du XXe siècle.

Gala était avant tout une femme libre, cet aspect-là de sa personnalité m’a beaucoup plu. Affranchie des codes et convenances de son époque, elle n’aura jamais peur de choquer pour mener la vie qu’elle souhaite, multipliant les amants qu’elle jettera après usage.

Ceci mis à part, cette femme est un concentré de tout ce que je n’aime pas : totalement égocentrique, elle ne va pas hésiter à se servir de l’amour que Paul Eluard lui porte pour le plumer à son profit et à celui de Max Ernst et Salvador Dali.

Narcissique, elle ne cessera d’être amoureuse d’elle-même, de se vouer un culte et refusera de se voir vieillir.

Ayant manqué d’argent pendant une grande partie de sa vie, elle se révèle pingre et toujours prête à vivre aux crochets des autres même lorsqu’elle aura connu la fortune avec Salvador Dali.

Quant à sa haine pour sa fille, j’avoue qu’il m’est impossible de la concevoir même si je peux comprendre qu’on ne puisse avoir l’instinct maternel et que l’époque ne permettait pas de contrôler sa fécondité comme on peut le faire aujourd’hui.

Au-delà de Gala (que je n’ai pas aimé vous l’aurez compris), j’ai apprécié le contexte et notamment toute la période où elle est aux côtés de Paul Eluard que j’ai trouvé très attachant et à l’exact opposé de celle qui restera le grand amour de sa vie, acceptant les ménages à trois avec Ernst et Dali, par crainte de la perdre, en vain.

Gala, femme de tête vénale, va finir par quitter le poète pour Dali, encore inconnu. Elle sera à la fois sa femme, sa mère, son attachée de presse, son mentor, son agent. Dali apparaît ici comme un enfant, incapable de prendre une décision seule, de se confronter au réel, et pendant plusieurs décennies, incapable de vivre sans sa muse.

Ce drôle de mariage, apparemment jamais consommé, conviendra à Gala, femme glaçante et calculatrice, qui lui permettra d’obtenir un certain statut international.

Si vous vous intéressez à Paul Eluard, à Salvador Dali ou à Gala, je ne peux que vous recommander Gala-Dali, une biographie romancée absolument passionnante.

Un grand merci à Anne et aux Editions Presse de la Cité pour ce portrait de femme !

Comme je vous l’annonçais dans mon bilan de lecture annuel, j’ai envie de revenir sur quelques-unes des très belles lectures faites tout au long de l’année 2018. J’ai mis de côté les bandes dessinées et romans graphiques, pour me concentrer sur les romans.

Pour dresser ce palmarès ou best of comme vous préférez, je n’ai pas choisi mes 12 plus belles lectures de 2018, j’ai préféré élire un roman par mois de l’année. Ce pêle-mêle est représentatif de mes habitudes de lecture puisque vous y retrouverez principalement des romans historiques (mon péché mignon !!) mais je suis sûre que vous le saviez déjà.

Janvier : La part de l’aube d’Eric Marchal.
Le siècle des Lumières, l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Voltaire… il ne m’en fallait pas plus pour aimer cette belle brique de plus de 900 pages ! Très bon roman historique, bien documenté, qui nous entraine avec grande facilité dans la capitale des Gaules du 18è siècle. Eric Marchal nous livre une intrigue pleine de rebondissements et d’aventures, se basant sur des personnages fictifs mais aussi ayant réellement existé.

Février : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows
Je goûte peu le genre épistolaire, j’ai pourtant beaucoup aimé ce roman qui a pour cadre l’île de Guernesey pendant la seconde guerre mondiale. Les personnages sont attachants et l’histoire pleine d’émotions, de secrets bien enfouis et de rebondissements.

Mars : Sauveur et fils saison 4 de Marie-Aude Murail
Chaque lecture d’un roman de Marie-Aude Murail est un vrai délice, tout particulièrement la saga autour de Sauveur Saint-Yves, ses patients et ses proches. Ce quatrième tome ne fait pas exception et comme les trois précédents, fut un joli coup de coeur.

Avril : La colline aux esclaves de Kathleen Grissom
Quel roman addictif et plein d’émotions, j’en ai versé des larmes de rage, de colère et de peine en lisant le quotidien de Lavinia, Belle, papa Georges, mama Mae, Suckey et tous les autres, touchée par leur condition d’esclaves mais aussi la petite Sally, le capitaine et sa femme, émue par leur destin tragique ! Un roman marquant sur un sujet important.

Mai : Les amants de l’été 44 de Karine Lebert

Deux femmes, deux destins, deux continents, deux époques. L’une est en quête, la seconde se raconte. J’ai beaucoup aimé ce roman dont le récit m’a passionné, entre l’histoire d’amour d’une jeune normande et d’un G.I en 1944 et sa petite-fille américaine qui est sur ses traces soixante ans plus tard. Beaucoup de secrets de famille et de non-dits qui vont trouver leurs dénouements dans le second tome paru il y a quelques jours seulement !

Juin : Ma cousine Rachel de Daphne du Maurier

Publié en 1951 et considéré comme un grand classique de la littérature anglaise, ce roman n’a pourtant rien à envier aux meilleurs thrillers du moment tant il est efficace. Véritable page turner, ce récit se révèle palpitant de bout en bout, et difficile à lâcher une fois entamé ! L’écriture de Daphné du Maurier nous happe dès la première ligne, habile à nous prendre dans la toile de son roman maîtrisé à la perfection. Roman du doute, elle questionne nos cellules grises tout au long du récit.

Juillet : Le tatoueur d’Auschwitz de Heather Morris

Un livre choc basé sur une histoire vraie qui ne nous épargne aucune des atrocités, des ignominies, des exactions nazies : hommes, femmes, enfants, vieux ou jeunes, personne ne sera épargné et les survivants seront marqués à jamais par leurs souvenirs des camps. Heureusement dans cet enfer, l’espoir naît avec l’amour qui unit Lale et Gita. Un roman bouleversant qui ne tombe jamais dans le pathos.

Août : Ne lâche pas ma main de Michel Bussi
Michel Bussi plante le décor de cette nouvelle intrigue policière dans une île de La Réunion plus vraie que nature, décrite avec tant de précision et de réalisme qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez cet auteur d’ailleurs, sa propension à me faire voyager. Une intrigue haletante jusqu’au bout !

Septembre : Le dernier bain de Gwenaëlle Robert
L’auteure nous entraîne dans un passionnant roman historique au cœur de la Terreur et au plus près d’un épisode les plus marquants de cette période : l’assassinat de Jean-Paul Marat. Une période sinistre où chacun vit dans la peur de se faire dénoncer et de finir comme les aristocrates : à la lanterne. A travers le regard d’une poignée de protagonistes réels ou fictifs qui gravitent autour de Marat, l’auteure retrace les jours qui ont précédé et suivi son assassinat.

Octobre : Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg
Sofia Lundberg nous raconte ici une histoire de famille et de transmission absolument merveilleuse et bouleversante, un joli roman qui m’a beaucoup émue et surtout un très beau portrait de femme, vous savez combien j’y suis sensible et je suis ressortie de ma lecture, comblée. Doris n’est pas à première vue une femme très attachante et pourtant, au fil de ses confessions sur sa si longue vie, on l’aime de plus en plus, partageant ses bonheurs et ses peines.

Novembre : A travers la nuit et le vent de Françoise Bourdon

A travers la fresque familiale des Steiner, Françoise Bourdon retrace la montée du nazisme et l’antisémitisme, les lois qui s’intensifient à l’égard des juifs mais aussi la résistance lorsque la guerre éclate avec David qui prend le maquis, les lois du régime de Vichy, les rafles… L’auteure ne se contente pas de ce seul versant de l’histoire, car on suit parallèlement à ce qui se passe en France, ce qui se passe à Berlin grâce à Hannah qui vient en aide aux plus démunis et qui entre en résistance également.

Décembre : Bienvenue à High Rising de Angela Thirkell
Publiée en 1931, cette comédie de mœurs au cœur de la gentry anglaise fut un délicieux moment de lecture que j’ai dégusté comme il se doit ! Ce court roman d’atmosphère empli de loufoquerie et de légèreté. J’ai beaucoup aimé les conversations entre les différents protagonistes, leur quotidien, les mœurs et les loisirs de cette époque foisonnante.

Avides d’aventures, Yann, Loup et Nanie adorent se retrouver chez Gaspard. Ce vieil inventeur bienveillant mais un peu fou a mis au point un casque de réalité virtuelle qui permet aux trois collégiens de revivre toutes les grandes périodes de l’Histoire. Et aujourd’hui, il a une grande nouvelle : sa machine à voyager dans le temps fonctionne, et les trois amis vont pouvoir se rendre réellement dans le passé. Premier voyage ? Une journée dans l’Egypte antique des Pharaons. Mais il semblerait qu’Anubis en ait décidé autrement… Si nos trois héros souhaitent retrouver leur époque, ils vont d’abord devoir sauver Khéphren, l’héritier du trône d’Égypte !

Nanie, Loup et Yann sont de jeunes collégiens de 5è, passionnés d’histoire et notamment d’antiquité. Chaque jour, ils retrouvent Gaspard, un scientifique à la retraite qui vient de mettre au point une machine à voyager dans le temps.

Les trois amis vont se retrouver propulsés dans la pyramide de Khéops, plusieurs milliers d’années avant notre ère. Le pharaon vient de rendre l’âme et Anubis va donner une mission au trio : délivrer la princesse Mérititès, fille de Khéops ert demi-sœur de Djedefrê, le nouveau pharaon, qui a décidé d’exterminer toute sa famille.

Une fois Mérititès délivrée de son sarcophrage, nos historiens en herbe doivent retrouver Khéphren et l’aider à monter sur le trône d’Egypte si ils veulent retrouver le 21è siècle…

Mettre à la portée du jeune public l’époque de Kéops et Képhren qui ont vécu il y a plusieurs années tel est le pari d’Alain Surget. Un pari ambitieux mais qu’il remporte haut la main.

Ancien professeur d’histoire, Alain Surget régale ses jeunes lecteurs de romans historiques depuis de nombreuses années maintenant, tous ayant pour toile de fond l’Antiquité grecque et égyptienne principalement. Les garçons et moi avions beaucoup apprécié sa série Les Agents secrets de l’Olympe il y a quelques années et j’ai été ravie de le retrouver à l’occasion du premier tome des Explorateurs du temps : Sur la piste de Pharaon.

Ce roman est tout simplement passionnant ! Conseillé par l’éditeur aux enfants dès 9 ans, je le recommande quant à moi plutôt aux bons lecteurs de 11/12 ans car il vaut mieux avoir un vocabulaire fourni et une bonne connaissance de l’Egypte antique pour apprécier pleinement ce récit.

Pour moi qui adore à la fois l’Antiquité égyptienne et la thématique des voyages dans le temps, cette uchronie mêlant habilement Histoire et aventures, fut une parenthèse délicieuse, le temps d’un après-midi.

On a plaisir à suivre les jeunes héros, intelligents, bien dessinés et attachants, dans les nombreuses péripéties qui les attendent car ce périple antique ne va pas être de tout repos pour eux, bien au contraire, ils vont devoir dompter leurs peurs pour se sortir des nombreuses embûches qu’ils trouveront sur leur chemin et il leur faudra toute leur sagacité pour découvrir l’identité de l’avaleur d’ombres, chargé d’éliminer Képhren et tous ceux qui se mettront sur son chemin.

L’histoire mitonnée par Alain Surget est bien rythmée, les péripéties, nombreuses. Impossible pour les jeunes lecteurs de s’ennuyer, d’autant qu’ils vont également apprendre des choses car l’auteur parsème son récit d’informations sur l’époque à laquelle se déroule le roman (nom des dieux, des vêtements, des armes…).

Un premier tome très réussi et prometteur qui me donne envie de lire le second tome consacré au Cheval de Troie ! Si vous recherchez pour vos enfants un roman d’aventures, tournez-vous vers cette nouvelle série des Explorateurs du temps, mon Sami-Chameau qui a l’âge des héros a adoré !

Merci à Babelio et aux éditions ABC Melody pour cette lecture intelligente et captivante.

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Juillet 2017 : un an que « Brexit means Brexit » ! Ce qui n’empêche pas la rêveuse Marguerite Fiorel, 17 ans, jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar, pour chanter dans Les Noces de Figaro ! À ses côtés, son cher professeur, Pierre Kamenev. Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, et de l’électrique Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète, BREXIT ROMANCE. Son but ? Organiser des mariages blancs entre Français et Anglais… pour leur faire obtenir le passeport européen. Mais pas facile d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des noeuds au cerveau et au coeur !

Juillet 2017. Marguerite Fiorel, une jeune soprano de 17 ans originaire de Grenoble, est dans un train pour Londres avec son professeur Pierre Kamenev. En face d’eux, Cannelle, une lyonnaise consultante pour Google, leur raconte qu’elle se rend dans la capitale anglaise pour y épouser Matt.

Leur mariage blanc permettra à Matt de contrer le Brexit en ayant un passeport français et permettra à Cannelle d’ouvrir un restaurant à Londres. Cette idée folle vient en fait de Justine Dogson, créatrice de Brexit romance, une start-up proposant aux jeunes européens de s’unir pour obtenir le passeport européen.

Alors qu’elle s’apprête à chanter dans Les noces de Figaro, Marguerite tombe sous le charme de Cosmo Carraway, fils du dirigeant du parti d’extrême droite anglais, ami de Marine Le Pen, qui cherche lui aussi à se caser grâce à Justine…

J’avais beaucoup aimé Les petites reines, lu il y a plus de deux ans maintenant et je me réjouissais de retrouver la plume de Clémentine Beauvais à l’occasion de son tout nouveau roman Brexit Romance. Paru à la rentrée, il a fait l’objet d’avis très enthousiastes sur la blogosphère et je m’apprêtais à passer un excellent moment avec Marguerite, Pierre, Justine et les autres.

Malheureusement pour moi, il n’en fut rien, et voici ma première grosse déception de l’année 2019. Cette lecture fut un véritable pensum tant je me suis ennuyée, au point que je l’ai terminé en diagonale afin d’en connaître le dénouement plutôt convenu je dois le dire !

Si j’ai trouvé le point de départ intéressant, les dialogues parfois savoureux et la plume de Clémentine Beauvais toujours aussi alerte, rien ne m’a hélas convaincu dans ce récit bien trop long à mon goût.

Je n’ai pas aimé l’intrigue que j’ai trouvé totalement décousue, délayée et tirée à l’extrême, les chapitres sont longs et il ne se passe rien ou presque. Beaucoup de longueurs, de critiques des hommes, des français tous racistes ou sexistes, une grossophobie certaine. Les personnages, Marguerite et Pierre mis à part, se révèlent inconsistants et superficiels, obsédés par leur nombril et leur petite personne, je ne les ai pas aimés.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout accroché à Brexit romance, un roman que je vais m’empresser d’oublier aussitôt ! Et vous, vous l’avez aimé ?

Ridiculisée par la presse people, Kat Stanford abandonne son émission de télévision à succès pour se réfugier au fin fond dans la campagne anglaise. Sa mère vient d’acheter une vieille bicoque à Honeychurch, un domaine appartenant à une prestigieuse famille d’aristocrates aussi désargentés qu’excentriques.
Ah, les joies de la campagne ! Enfin, les joies, c’est vite dit… La maison de sa mère est une véritable ruine et son voisin est bien décidé à la faire déguerpir. Et puis, à peine arrivée, Kat est plongée dans un imbroglio mystérieux : une nurse disparaît et une domestique est retrouvée assassinée au fond du parc.

Kat Stanford est antiquaire et une vedette de la télévision avec son émission consacrée aux vieux objets. Surnommée Raiponce en raison de son abondante chevelure blonde, elle décide de quitter le petit écran à la suite d’un article particulièrement virulent signé de la future ex-femme de David, son fiancé, lui aussi antiquaire.

Elle espère acheter une boutique avec sa mère, veuve depuis quatre mois. Mais lorsqu’elle contacte cette dernière, elle apprend qu’elle a revendu la maison familiale et s’est installée à quelques centaines de kilomètres de la capitale, dans un petit village du Devon nommé Honeychurch.

Kate tombe des nues et se rend immédiatement sur place pour découvrir que sa mère a acheté une véritable ruine sur le domaine du lord local. Le logis du Palefrenier lui a été vendu par la mère de ce dernier qui voudrait bien qu’elle déguerpisse. Comme Kat souhaite la même chose, elle est persuadée qu’elle va pouvoir lui faire entendre raison mais c’est sans compter la volonté de celle-ci qui entend bien rester malgré les coups bas de son voisin qui voudrait bien qu’elle aille voir ailleurs si l’herbe est plus verte !

C’est alors que la gouvernante russe du jeune lord disparaît sans laisser de trace…

Mystères à Honeychurch est le premier tome de Petits meurtres en héritage. Si, comme moi, vous aimez les ambiances de campagne anglaise et les cosy misteries comme Agatha Raisin de M.C Beaton ou Les détectives du Yorkshire de Julia Chapman, cette toute nouvelle série signée Hannah Dennison a de grandes chances de vous plaire aussi !

Comme dans tout bon cosy mistery qui se respecte, Mystères à Honeychurch comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une ambiance de campagne anglaise, une bonne enquête, de l’humour, des personnages sympathiques et hauts en couleur, des secrets et des rebondissements savamment distillés.

Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture et l’accroche de M.C Beaton m’ont convaincue de le lire et je dois dire que je ressors de cette lecture totalement convaincue.

Le style de Hannah Dennison est dynamique, agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour britannique bien présent tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments vraiment drôles. Il y a aussi beaucoup de secrets de famille et vous savez comme j’en suis friande.

Les personnages sont très attachants, Kat et sa mère en premier lieu, tout comme le policier chargé de l’enquête, ils sont tous bien dessinés et on a plaisir à les découvrir et à les suivre tout au long de ce premier opus.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Mystères à Honeychurch et je ne peux que vous conseiller cette série si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver les protagonistes de cette enquête si une suite paraît.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture so british !