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On se retrouve aujourd’hui pour mon traditionnel book haul mensuel, et une fois de plus, ma pal ne connaît pas la crise puisque ce sont 34 titres qui ont rejoint mes étagères depuis le début du mois de mai, entre services de presse (SP) fort nombreux, achats neufs et d’occasion !

Vous connaissez la chanson : tous me font bien évidemment très envie, et j’espère que j’aurai l’occasion de tous les faire vite sortir de ma pal.

On commence par les polars et une belle moisson de cosy mysteries ! Un noël presque parfait de M.C Beaton, dix-huitième opus de sa saga Agatha Raisin. Une insolente curiosité (SP) et Une scandaleuse supercherie (SP) de Lynn Messina, une toute nouvelle série chez Les escales. Le tome 9 de Georgie : Son espionne royale et les conspirations du palais (SP) de Rhys Bowen chez La bête noire. Une nouvelle série chez Nil, Miss Sharp détective, dont la première enquête vient de paraître : Meurtre à Sunset Hall (SP). En décembre prochain, j’espère bien lire Le corbeau de Noël d’Anne Perry. Enfin, Exhumations (SP) de Kathy Reichs chez Robert Laffont, qui met en scène l’anthropologue judiciaire Temperance Brennan.

On poursuit avec un classique : Paris est une fête d’Ernest Hemingway. Et des romans historiques : Les tomes 2 et 3 de la trilogie Les conquérantes d’Alain Leblanc La résistance et Un souffle d’indépendance, j’ai hâte de continuer cette trilogie dont j’ai beaucoup aimé le tome 1 Les chaînes. Une nouvelle saga a fait son entrée dans ma PAL : Les héritières de Löwenhoff de l’allemande Corina Bomann avec ce premier tome Le choix d’Agneta. Direction Biarritz et les années folles avec le dernier roman de Dominique Marny paru chez Les presses de la cité, Villa Hestia (SP). Les sixties maintenant avec La brillante destinée d’Elizabeth Zott (SP) de Bonnie Garmus chez Robert Laffont. Enfin, l’Angleterre victorienne avec Le cirque des merveilles (SP) d’Elizabeth Macneal, toujours chez presses de la cité.

On continue avec des titres contemporains et Le dernier gardien d’Ellis Island de Gaëlle Josse dont je continue d’explorer la bibliographie. Deux titres reçus dans le cadre du Grand prix des lecteurs Pocket : La maison aux miroirs de Cristine Caboni que j’ai beaucoup aimé et Sous un grand ciel bleu d’Anne McPartlin. J’ai eu la joie de découvrir le dernier roman de Tonie Behar, On n’empêche pas une étoile de briller (SP) dokt je vous parle très vite et je me réjouis de retrouver la plume de J. Courtney Sullivan avec Les affinités sélectives (SP). Enfin, une trilogie rééditée chez Nil qui nous offre de sublimes couvertures : Une année en Provence (SP), Provence toujours (SP) et Le bonheur en Provence (SP) de Peter Mayle.

On passe à la jeunesse avec trois nouveautés parues chez Auzou dont deux romans ados : Quand le ciel gronde (SP) de Phil Earle, un roman qui a pour cadre la seconde guerre mondiale. Retour sur terre (SP) de Johan Heliot, premier tome d’une nouvelle saga de SF intitulée Ours. Et un plus jeunesse : Le conte de Kristo (SP), premier tome des Folles lectures d’Archibald Bloomer (SP) signé Rod Marty.

Des albums pour les plus jeunes et tout d’abord Mes comptines de saison (SP) de Nathalie Choux chez Nathan que mes petits lecteurs apprécient beaucoup, je vous en reparle très vite. Et chez L’école des Loisirs, nous avons pu découvrir une nouvelle aventure de Minusculette, Des bruits dans la nuit (SP), écrit et dessiné par Kimiko et Christine Davenier. Nous avons retrouvé le héros préféré de mes petits avec Pop et le château des couleurs (SP) de Pierrick Bisinski et Alex Sanders. Il nous reste à découvrir Elmer et l’histoire du soir de David McKee, Minusculette en été de Kimiko et Christine Davenier et La magie de Zélie (SP) d’Ella Charbon.

Côté romans graphiques j’ai d’ores et déjà lu Mes petites cités de caractère en Bretagne (SP) de Milena et j’ai hâte de découvrir Moon (SP) de Cyrille Pomès et Les Vous (SP) de Davide Morosinotto chez Rue de Sèvres.

En avez-vous lus certains ? Lesquels vous tentent ?

Après un baccalauréat littéraire, Héloïse Solt s’installe à Lyon pour intégrer l’école de dessin Émile Cohl, avec le dessin animé comme spécialité. En 2016, elle réalise un court-métrage intitulé L’homme au parapluie, inspiré d’une nouvelle de Roald Dahl. Elle travaille aujourd’hui sur différentes productions de dessin-animés en tant que dessinatrice de décors.

Il s’agit d’une soirée spéciale puisque les copains et leurs parents viennent dîner à la maison. Sauf que les adultes ne veulent pas des enfants dans leurs pattes et les envoie s’amuser dans une chambre, pour leur plus grand mécontentement.

Alors que les six enfants, trois grands et trois petits, s’ennuient ferme au départ, l’atmosphère se réchauffe lorsque l’une des fillettes s’improvise cuisinière. Elle orchestre alors une recette bien particulière, celle de la choucroute !

Héloïse Solt a créé la recette authentique pour lutter contre l’ennui : La choucroute ! L’ingrédient principal ? L’imagination ! Impossible de résister aux délicieuses inventions des enfants qui débordent d’imagination en l’absence des adultes.

Voici un album frais, léger que les enfants vont pouvoir dévorer sans modération ! Cette histoire est drôle et fleure bon la nostalgie, au temps de ma propre enfance, où les jeux vidéos n’existaient pas et les réseaux sociaux encore moins !

Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, où pour s’amuser, on inventait des histoires complètement farfelues, comme nos jeunes héros qui se rêvent en aliments –  patate, saucisse, lardon ou chou – pour plonger dans une marmite qui ressemble à une piscine olympique !

J’aime beaucoup le message délivré par cette album : la puissance de l’imaginaire et comment on peut s’amuser grâce à ce pouvoir. Les enfants prennent conscience qu’ils n’ont finalement besoin de rien pour passer un chouette moment ensemble.

La pitrerie règne, les illustrations d’Héloïse Solt sont colorées, pleines de mouvement, une vraie marmite de bonne humeur qui donne le smile.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette réjouissante lecture.

Née en Normandie, dans l’Orne, Karine Lebert a été biographe puis journaliste à Paris-Normandie. Elle a notamment publié aux Presses de la Cité Les Amants de l’été 44, sa suite indépendante Pour l’amour de Lauren, Les Murmures du lac et Pour l’honneur des Rochambelles.

À Honfleur, en 1938, Pauline brave l’opinion publique en épousant Joachim, un réfugié allemand qui a fui la montée du nazisme. Les unions franco-allemandes sont mal acceptées et le couple est mis à l’index. Quand la guerre éclate, Pauline quitte tout pour suivre son mari, entré en clandestinité.

En 1946, dans un Berlin occupé par les Alliés, Hilda, la sœur de Joachim, tombe amoureuse d’un officier français. De cette liaison naît une enfant, Adeline, qui disparaît mystérieusement. Hilda se lance dans une recherche désespérée pour la retrouver.

Soixante-dix ans plus tard, à Cabourg, Valentine et Magda, deux jeunes musiciennes, deviennent inséparables. Valentine est normande et Magda, l’arrière-petite-fille de Pauline, allemande. Intriguée par l’histoire familiale de son amie, Valentine part sur les traces d’Adeline.

Quel plaisir de retrouver la plume de Karine Lebert à l’occasion de son tout nouveau roman : Les souvenirs et les mensonges aussi... Vous le savez si vous me suivez depuis un petit moment, j’avais adoré sa duologie Les amants de l’été 44 et Pour l’amour de Lauren et Pour l’honneur des Rochambelles qui avaient pour cadre la seconde guerre mondiale.

Si, comme moi, vous aimez les romans à plusieurs temporalités, les secrets de famille, les destins de femmes et que vous aimez retrouver la guerre 39/45 dans vos lectures, je ne peux que vous conseiller les romans de cette autrice.

Karine Lebert connaît très bien cette époque de notre histoire qu’elle prend pour toile de fond de ses romans. La romancière alterne la narration entre plusieurs époques, donnant tour à tour la parole à Pauline et à Hilda dans le passé, et à Valentine dans le présent. 

Cette nouvelle grande saga féminine de Karine Lebert entremêle la grande Histoire et les destins, passions et secrets de famille des Schultz, entre la France, l’Allemagne et l’U.R.S.S, avant, pendant et après la seconde guerre mondiale.

Entre passé et présent, souvenirs et mensonges affluent. Commence alors une véritable enquête sur le passé de Pauline qui semble avoir bien des choses à cacher.

L’histoire est très prenante de la première à la dernière page. Merveilleusement écrite et documentée, elle met en scène des couples franco-allemands à une époque où c’était franchement mal vu. Qu’importe, Pauline et Joachim iront jusqu’au bout et cela aura des répercutions importantes pour la famille de Pauline qui en paiera le prix fort.

Au-delà de l’histoire d’amour, Karine Lebert nous parle des maquis et de la résistance, des camps français, antichambre des camps d’extermination allemands. Puis, à la fin de la guerre, on suit en Allemagne Hilda, restée à Baden-Baden pendant la guerre et qui montre le peuple allemand souffrant des bombardements, de la famine, de l’occupation française, américaine et anglaise, etc. Et enfin, l’U.R.S.S où après l’appel de Staline en 1948, des communistes vont faire le choix d’émigrer, pleins d’espoir mais vite rattrapés par la dure réalité qui va les frapper sitôt la frontière franchie.

Et une fois de plus, je ressors enchantée de ma lecture. J’aime les romans historiques lorsqu’ils me permettent de me plonger dans une époque et de m’instruire, et c’est toujours le cas avec ceux de Karine Lebert.

Chacun de ses romans mettent en lumière des thèmes précis et ici elle aborde avec finesse et intelligence, le problème des amours « Franco-Allemands » durant la seconde guerre et le mirage du communisme au sortir de la guerre. 

Les personnages féminins se révèlent forts, volontaires, plein de courage pour faire face aux adversités qu’ils vont rencontrer sur leurs routes. Je les ai trouvés très attachantes, admirative de leur parcours, leur bravoure, leur énergie pour sauver leur famille des horreurs de ce conflit mondial.

Passionnant de bout en bout, le dernier opus de Karine Lebert est une belle ode aux femmes, ne le manquez pas !

Un grand merci aux éditions Presses de la cité pour cette très belle lecture.

Après des études de psychologie, Mickaël BRUN-ARNAUD travaille à l’hôpital durant dix ans dans l’accompagnement de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de maladies neuro-évolutives avant d’entreprendre la création d’une librairie et de se consacrer à l’écriture. Passionné depuis son enfance par l’univers du manga, il fonde en 2018, à Paris, la librairie Le Renard Doré.

Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu’il a écrit et espérer qu’il soit un jour acheté.

Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l’ouvrage qu’il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu’il a faites et les gens qu’il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années.

Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec… À l’aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité.

Les souvenirs de Ferdinand Taupe est le premier tome de la saga Mémoires de la forêt, merveilleusement écrit par Mickaël Brun-Arnaud et abondamment illustré par la talentueuse Sanoé. Publié dans la collection Neuf chez L’école des loisirs, ce roman à destination des 9 ans et plus, m’a absolument bouleversée et enchantée.

A la fois roman initiatique, fable animalière, conte, road-trip, il met en scène Archibald Renard, un libraire au grand coeur, et Ferdinand Taupe, atteint de la maladie de l’oublie-tout, qui lui fait perdre la mémoire. Tous deux vont partir à la recherche de Maude, l’épouse disparue de notre taupe.

Aidés de photographies, nos héros vont sillonner la forêt sur les traces de la taupe disparue et des souvenirs enfouis de Ferdinand. Ils vont rencontrer des témoins de l’amour passé de Ferdinand et Maude dans des lieux extraordinaires.

L’histoire est touchante, belle, tellement bienveillante, les personnages si attachants et solidaires que cette lecture fut un vrai bonheur, le temps d’un dimanche à l’ombre de mon jardin.

Le roman, bien qu’il aborde des thèmes graves comme la maladie d’Alzheimer et le deuil, est pleine d’émotions, j’ai même versé ma larme, mais paradoxalement, il fait du bien, tant l’auteur, qui connaît bien cette maladie, en parle avec beaucoup de délicatesse. Ferdinand a bien de la chance dans son malheur car il est entouré de personnes bienveillantes, c’est un beau message d’espoir.

Ce roman est une véritable ode à la tolérance, à la solidarité et à l’amour. La plume est l’auteure est sublime mais néanmoins abordable pour les enfants et les illustrations de Sanoé sont vraiment un gros plus, c’est un régal pour les yeux !

Ce que j’ai aimé ce livre !! C’est même un coup de coeur tant pour l’histoire, l’univers féérique de la forêt de Bellécorce, ses personnages, la plume de l’auteur et les illustrations en couleurs qui ponctuent le récit. Tout est tellement parfait que je recommande cette petite merveille à tous.

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette pépite que j’ai absolument adoré !

On se retrouve en ce dimanche pour faire la synthèse de la semaine qui s’achève ce soir. J’espère que ce nouveau format hebdomadaire vous plait, n’hésitez pas à me le dire en commentaires !

Cette semaine, je vous ai proposé mes avis sur :

J’ai lu :

  • Mémoires de la forêt tome 1 Les souvenirs de Ferdinand Taupe de Mickaël Brun-Arnaud, un roman jeunesse fabuleux
  • Les enquêtes de lady Hardcastle tome 2 Meurtres dans un village anglais de T.E Kinsey, un cosy mystery comme je les aime
  • Papa, regarde mon tableau ! d’Anaïs Brunet, un album hommage à Claude Monet

Je suis en train de lire :

  • Les souvenirs et les mensonges aussi… de Karine Lebert, un roman historique passionnant et très bien documenté

Je lirai ensuite :

  • On n’empêche pas une étoile de briller de Tonie Behar

Bon dimanche !

On se retrouve en ce samedi matin pour parler de nos lectures en cours. Au menu de mon week-end, un roman historique qui a pour toile de fond la seconde guerre mondiale et que j’ai déjà bien entamé et comme d’habitude avec Karine Lebert, c’est passionnant, merveilleusement écrit et documenté :

Les souvenirs et les mensonges aussi… de Karine Lebert

À Honfleur, en 1938, Pauline brave l’opinion publique en épousant Joachim, un réfugié allemand qui a fui la montée du nazisme. Les unions franco-allemandes sont mal acceptées et le couple est mis à l’index. Quand la guerre éclate, Pauline quitte tout pour suivre son mari, entré en clandestinité.
En 1946, dans un Berlin occupé par les Alliés, Hilda, la sœur de Joachim, tombe amoureuse d’un officier français. De cette liaison naît une enfant, Adeline, qui disparaît mystérieusement. Hilda se lance dans une recherche désespérée pour la retrouver.
Soixante-dix ans plus tard, à Cabourg, Valentine et Magda, deux jeunes musiciennes, deviennent inséparables. Valentine est normande et Magda, l’arrière-petite-fille de Pauline, allemande. Intriguée par l’histoire familiale de son amie, Valentine part sur les traces d’Adeline.
Entre passé et présent, souvenirs et mensonges affluent. Commence alors une véritable enquête…

Vous l’avez lu ? Il vous tente ? Et vous, que lisez-vous ce week-end ?

Aurélie Tramier, née à Aix-en-Provence en avril 1982, a poursuivi des études littéraires à Paris avant de se reconvertir dans le marketing. Maman de trois garçons, elle habite Munich où elle partage son temps entre l’écriture et son métier de consultante. En décembre 2017, elle a autoédité un premier roman, Vous reprendrez bien un petit chou ?. Elle est aussi l’autrice de La Flamme et le papillon (La Belle Etoile 2022). 

Alice, étudiante à Aix-en-Provence, vit une jolie histoire d’amour avec Charles, bûche son CAPES et arrondit ses fins de mois en travaillant au Lapin blanc, un salon de thé où l’on déguste de merveilleux cannelés.

Elle y retrouve tous les jours Elvire, une charmante vieille dame un peu excentrique qui passe des journées à tricoter pour ses petits-enfants. Alors qu’elle accompagne Elvire à l’église d’en face, la vieille dame est renversée par un scooter, et meurt dans ses bras.

Quelques jours plus tard, elle apprend, abasourdie, qu’Elvire lui a légué tous ses biens. Pour quelle raison, Alice n’en a aucune idée mais dlle est persuadée que la mort de son amie n’est pas accidentelle mais qu’il s’agit d’un meurtre.

Dès lors, Alice n’a plus qu’une idée en tête : rendre justice à cette femme qu’elle aimait. Qui est vraiment Elvire et pourquoi l’a-t-elle choisie ? Était-ce un accident ? Quels secrets lui cache-t-on ?

Depuis la parution de Peindre la pluie en couleur, j’avais très envie de découvrir la plume d’Aurélie Tramier et c’est avec son tout dernier roman, La flamme et le papillon, que j’ai pu le faire.

Si le résumé peut sonner comme un feel-good book, il n’en est rien : l’histoire est sombre et tragique, portée par une héroïne qui m’a franchement tapée sur les nerfs et dont la romance avec Charles m’a laissée de marbre!

Heureusement, j’ai eu un vrai coup de coeur pour Elvire, une femme qui m’a émue et dont l’histoire et la reconstruction m’ont beaucoup touchée.

L’existence de cette femme empoisonnée par une belle-mère qui la détestait en raison de sa beauté et par son mari pervers narcissique, a été émaillée de drames dont le plus grand fut la mort par overdose de sa fille unique, son trésor.

Ce roman fait la part belle aux secrets de famille, aux non-dits qui empoisonnent, aux conséquences du désamour, à l’emprise psychologique sur le construction de soi, à la dépendance affective et à ses effets parfois dévastateurs… mais aussi le pardon, l’amour maternel, la foi, la deuxième chance.

La plume d’Aurélie Tramier est belle, avec des jeux d’esprits, des références littéraires et de l’humour dont on a besoin car l’autrice n’épargne pas ses personnages et ses lecteurs ! Nous sommes au cœur de plusieurs drames qui, malheureusement sont encore très actuels.

Un récit qui a beaucoup d’atouts mais qui ne m’a pas emportée autant que je l’aurai souhaité, notamment à cause du duo Alice/Charles et de leur histoire d’amour qui n’apporte rien à l’histoire d’Elvire qui à elle seule fait tout l’intérêt du roman.

Merci à Audrey qui m’a accompagné dans cette lecture, vous pouvez retrouver son avis éclairé ici !

Niki Smith est une auteure de BD basé à Munich. Elle a notamment été selectionnée pour le Lambda Literary Award pour son titre Crossplay.

Après avoir sauvé sa professeure d’art d’un assaillant armé à l’école, Manuel Soto doit faire face au Syndrome Post Traumatique. Pour lutter contre son anxiété, il utilise l’appareil photo de son téléphone portable pour trouver les points d’ancrage qui lui permettent de garder les pieds sur terre.

Ses journées sont monotones et solitaires, jusqu’à ce que dans le cadre d’un projet scolaire, il fasse équipe avec ses camarades de classe, Sebastian et Caysha.

À leur contact, le jeune collégien qui découvre la campagne, s’ouvre à la beauté de la nature et finit par y trouver le réconfort dont il a besoin…

L’espace d’un instant est un roman graphique délicat et généreux dans lequel Niki Smith dépeint avec finesse les sentiments adolescents dans cette vie isolée que leur impose la ruralité.

J’ai été très touchée par ce récit au sujet grave : les fusillades en milieu scolaire. On découvre le jeune Manuel qui a sauvé sa professeur d’arts plastiques de la mort. Témoin et acteur de cet événement dramatique, le jeune adolescent doit continuer à avancer malgré les cauchemars qui le font revivre ce traumatisme.

Epaulé par sa mère et par sa psy, il souffre du syndrome de stress post traumatique et lorsqu’il est envahi par ses angoisses, il prend des photos à l’aide de son smartphone.

Très isolé depuis le drame, il va nouer une solide amitié avec Sebastian et Caysha qui vont le soutenir et et lui faire découvrir la ruralité : Sebastian est le père adoptif d’une vache qu’il rêve de faire concourir et Caysha a des poules d’ornement qui ont déjà remporté plusieurs prix.

Il y a donc un beau message de soutien, de solidarité et d’amitié dans l’entourage de Manuel qui fait chaud au cœur. On le suit sur le chemin de sa guérison et de sa reconstruction, dans les bons moments comme dans les autres. On assiste à ses moments de doutes, à la panique qui l’englobe tout entier, lui, mais aussi ses proches qui ont peur pour lui.

J’ai beaucoup aimé cette histoire très poignante, émouvante et pleine de bienveillance qui met la boule au ventre et qui montre les dégâts psychologiques qu’ont ces tueries de masse dans les lycées américains. Ces trois adolescents sont très attachants, et leurs parents aussi.

J’ai été émue par les illustrations très réussies de Niki Smith qui nous font voir toute l’histoire à travers les yeux du jeune homme. Lorsqu’elle aborde son quotidien, les couleurs sont chaudes mais lorsqu’il est rattrapé par la peur, tout passe en noir et blanc.

Un roman graphique à mettre entre toutes les mains, je vais le faire lire à mes ados qui, j’en suis sûre, trouveront beaucoup d’intérêt à l’histoire de Manuel.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette très belle lecture, j’ai adoré !

Pierrick Bisinski est né à Bruxelles. Il vit et travaille à Paris et en Normandie. Après des études d’art et de cinéma, il découvre la littérature pour la jeunesse avec beaucoup d’appétit ! Il nous propose, avec humour, des histoires pour les petits, séduits par la stylisation joyeuse et tonique de ses papiers découpés. Il se consacre tout spécialement à ce domaine de création parallèlement à d’autres activités telles que la peinture et le pilotage des aéronefs…

Alex Sanders est né le 18 août 1964 dans les Pyrénées Orientales. Après avoir suivi des études de cinéma à Bruxelles, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Il n’a jamais cessé de dessiner et de peindre et, depuis 1993, il se consacre aux livres pour enfants.

Il pleut et la maison de Pop fuit de toutes parts ! Pop et ses amis partent à la recherche d’une nouvelle maison.

Pop aimerait bien cette belle maison en briques rouges, mais elle est occupée par les trois petits cochons. Le tipi orange et vert ferait l’affaire, mais il y a déjà la grande cheffe indienne dedans. Dans l’igloo blanc et bleu Pop trouve qu’il fait trop froid.

Pop va-t-il trouver sa maison idéale ?

Vous le savez déjà si vous êtes fidèle de ce blog, Pop est le héros préféré de mes petits lecteurs et nous guettons la parution de chaque nouvel album avec beaucoup d’impatience.

Aussi, vous ne serez pas surpris.e si je vous dis que Pop et le château des couleurs les a mis en joie et que ce nouvel album est devenu leur préféré !

Il faut dire que c’est toujours très sympa de feuilleter ce type d’album avec les tout petits. La gentillesse et la tendresse des personnages en fait une lecture attrayante et divertissante.

Les personnages richement colorés entourent le plus en couleurs de tous, Pop le dinosaure, excellent personnage pour apprendre le nom des couleurs grâce à ses nombreuses rayures.

Ici, ce qui est très chouette, c’est de pouvoir montrer aux enfants les différents types d’habitations qui existent tout autour du globe et cerise sur le gâteau, ils apprennent aussi à créer des couleurs !

L’histoire de Pierrick Bisinski est, comme toujours, bien pensée, elle fait vivre moult aventures à nos héros colorés qui vont se mettre en quatre pour trouver la maison des rêves de leur dinosaure préféré.

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, Pop reste le héros par excellence que mes petits lecteurs adorent et il n’est pas prêt d’être détrôné.

Si vos enfants / neveux / nièces / filleul(e)s ne connaissent pas encore cette série, c’est le moment de leur faire découvrir !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

Cristina Caboni est apicultrice en Sardaigne. Depuis Le Parfum des sentiments (Presses de la Cité, 2016), ses romans, traduits dans une dizaine de langues, sont d’énormes succès en Italie et en Allemagne.

La maison aux miroirs, somptueuse villa de Positano, est le seul endroit où Milena se sent chez elle. Elle y a grandi avec son grand-père Michele et en connaît tous les recoins. Mais un jour, sa visite est troublée par une étrange découverte : un squelette retrouvé par des ouvriers dans le jardin de la propriété.

Michele, malade, semble particulièrement bouleversé. Au gré de ses délires surgit un nom : Eva, sa femme, disparue des années plus tôt, abandonnant mari et enfant et dont il est resté sans nouvelles depuis.

Milena va tenter de percer le mystère et plonger dans le temps et dans l’histoire, celle de l’âge d’or du cinéma italien, pour comprendre son passé et embrasser le présent. Et si la vérité se trouvait de l’autre côté du miroir ?

La maison aux miroirs, troisième lecture dans le cadre du #grandprixdeslecteurspocket, signe mes retrouvailles avec la romancière italienne Cristina Caboni que j’avais découverte avec Une vie entre les pages, son précédent roman.

C’est une histoire passionnante, bouleversante, qui m’a émue aux larmes, que nous propose Cristina Caboni et qui nous enchante par ses paysages colorés, la proximité de la mer et son atmosphère chaleureuse.

Un roman qui donne furieusement d’aller voir si le bleu du ciel de Positano est le plus beau du monde, humer ses citronniers, manger des pastas et des pizzas, c’est toute l’Italie qui est dans ce roman !

La plume de l’autrice est fluide et l’histoire rondement menée, au point que j’ai tourné les pages avec une certaine avidité pour venir à bout de ce récit en deux jours seulement.

L’enquête que mène Milena sur les traces d’Eva, sa nonna disparue et surtout l’histoire d’amour contrarié entre ses grands-parents, émouvante et tragique, nous prend et nous fait tellement bien sentir ces émotions de regret, de “et si seulement” qu’on remonterait le temps si on le pouvait, pour donner à leur amour une deuxième chance qu’ils méritent tant.

Le récit fait la part belle aux secrets de famille, aux non-dits et aux mensonges qui entourent la vie de Milena dans cette maison aux miroirs qui nous font passer de l’ombre à la lumière au fil de l’intrigue.

Les personnages, principaux et secondaires, sont attachants : Milena bien sûr que j’ai trouvé très touchante avec ce lien si particulier qui l’unit à son grand-père Michele et qui m’a beaucoup rappelé celui que j’entretenais avec le mien. Rosaria la gouvernante, Federico le chef des carabiniers, Gabriel et Eva, sans oublier Michele, inconsolable de la perte de sa fille et de la disparition de son épouse.

Si vous aimez les secrets de famille, l’Italie, le cinéma des années 50, je ne peux que vous conseiller cette lecture qui m’a emportée jusque sur la côte amalfitaine !