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On se retrouve aujourd’hui pour mon traditionnel book haul mensuel, et une fois de plus, ma pal ne connaît pas la crise puisque ce sont 24 titres qui ont rejoint mes étagères tout au long du mois de septembre, entre services de presse, boites à livres, achats neufs et d’occasion !

Vous connaissez la chanson : tous me font très envie, sinon ils ne seraient pas dans ma pal, j’espère donc les lire dans les prochaines semaines, l’espoir fait vivre !

On commence par les cosy mysteries et Qui franchit la ligne jaune de M.C Beaton, 5è tome de sa série consacrée à Hamish Macbeth. Un polar historique pour continuer : La disparue d’angel Court d’Anne Perry, je suis joie à l’idée de retrouver Charlotte et Thomas Pitt. Et un thriller : Le collectionneur de Fiona Cummins.

Côté services de presse : Eaux sombres de la suédoise Susanne Jansson et Les beaux mensonges de Céline de Roany chez Presses de la cité.

On continue avec les romans historiques et tout d’abord, à l’abordage avec Le sans Dieu de Virginie Caillé-Bastide, un roman de pirates. Direction Paris et la seconde guerre mondiale avec La dame du Ritz de Melanie Benjamin. L’Amérique du XIXè siècle pour mes retrouvailles avec Tracy Chevalier, A l’orée du verger. Et le XVIIIè siècle en compagnie de L’embaumeur d’Isabelle Duquesnoy. Le silence du rossignol, premier tome du Clan des Otori de Lian Hearn, acheté pour mon fils aîné, fou de Japon mais qui me donne très envie. Et un classique : Arc de triomphe d’Erich Maria Remarque.

Côté services de presse : La Provence au XIXè siècle avec Les couleurs du destin de Mireille Pluchard et le Paris du XVIIIè siècle avec La falaise de la repentie de Marie-Béatrice Gauvin chez Les moissons.

On passe aux contemporains avec Un livre de martyrs américains de Joyce Carol Oates. Côté services de presse : Les silences de Julien de Gilles Laporte et Chez Scarlette d’Hervé Bellec chez Presses de la cité.

Côté jeunesse, trois nouveautés en services de presse : La gueule du loup un roman contemporain d’Eric Pessan chez L’école des loisirs, Sous ta peau le feu de Séverine Vidal avec un récit historique chez Nathan, Cellule 24 de Maxime Gillio chez Auzou.

Des titres graphiques pour finir, tous reçus en services de presse : Minusculette à l’école des fées de Kimiko et Christine Davener chez L’école des loisirs. Chez Little Urban, des albums parfaits pour cet automne : Les couzz six trouilles de Fanny Joly et Eglantine Ceulemans.

Maroussia celle qui sauva la forêt de Carole Trébor et Daniel Egnéus, Les fabuleuses fables du bois de Burrow de Thibault Guichon et Frédéric Pillot. Chez Saltimbanques, on se cultive avec Animomuseum de Nadja Belhadj.

En avez-vous lus certains ? Lesquels vous tentent ?

Brigitte Kernel a été productrice et animatrice d’émissions littéraires sur France Inter, de 1990 à 2015. Elle est l’auteure de quelque trente ouvrages, dont, aux éditions Flammarion, les romans : Fais-moi oublier, Agatha Christie, le chapitre disparu, Jours brûlants à Key West et Le Secret Hemingway.

Quand, en 1842, Charles Baudelaire rencontre Jeanne Duval, comédienne au théâtre de la Porte-Saint-Antoine qui peine à se faire un nom, le jeune homme âgé de vingt et un ans entame tout juste la rédaction des poèmes qui constitueront Les fleurs du Mal.

Si la relation passionnelle qui se noue lui inspire certains de ses plus beaux poèmes, elle est mal accueillie par ses contemporains. Jeanne est en effet une « mûlatresse ». La couleur de sa peau dérange autant que ses origines populaires, sa gouaille, son goût pour les faubourgs et les guinguettes.

S’ils sont jaloux, se disputent, se déchirent, se trompent, rompent et renouent, en viennent même aux mains, les amants demeurent indéfectiblement liés jusqu’à la mort du poète.

Baudelaire et Jeanne : L’amour fou est une biographie romanesque riche et très intéressante sur le poète et sa muse principale. Brigitte Kernel restitue ici les tumultes de cet amour en s’appuyant notamment sur la riche correspondance de Baudelaire avec ses amis, éditeurs et sa mère mais aussi des témoignages de leurs contemporains.

L’histoire de cette passion aussi dévorante que mythique qui unit le poète Charles Baudelaire et l’actrice Jeanne Duval est donc au coeur de ce récit. Comme beaucoup d’entre vous j’imagine, j’ai découvert le poète en classe de première, l’année de mon bac de français.

Depuis, j’ai beaucoup lu son oeuvre et me suis intéressée à sa vie en lisant quelques biographies. Si ses biographes se sont beaucoup intéressés à Caroline Aupick, sa mère, la véritable femme de sa vie avec qui il avait une relation fusionnelle et très compliquée, Jeanne Duval, dont on se sait quasiment rien, reste souvent à la marge.

J’ai donc particulièrement apprécié suivre la vie tumultueuse de ce couple tout au long de ce récit entrecoupé de correspondance et de poèmes. Le récit est certes romancé mais Brigitte Kernel a fait un gros travail de documentation, son style est fluide et les pages se tournent toutes seules.

Le couple marque les esprits et est au centre de bien des ragots et commérages, leur personnalité, leur style détonne et voir un homme blanc avec une femme de couleur, choque beaucoup à l’époque.

Leur amour est loin d’être un long fleuve tranquille : Jeanne s’enflamme, pique des colères, trompe Baudelaire avec des hommes comme avec des femmes, recherche des relations tarifées, comme toutes les actrices de cette époque. Charles le sait et l’accepte au grand dam de sa mère qui voue une haine implacable à Jeanne pour sa couleur de peau mais aussi parce qu’elle siphonne les économies de son fils.

Cette liaison, cet amour tiraillé, inspirera à Baudelaire les plus beaux de ses poèmes, notamment l’un de ses plus célèbres, La chevelure, mais bien d’autres encore dont certains, ont été condamnés par la cour en 1857, jugés trop licencieux, sur les sujets de l’amour libre et du lesbianisme.

Outre Jeanne et Charles, on croise de grands noms de la littérature ou des arts comme Victor Hugo, Théophile Gautier, Nadar, Gustave Flaubert… Il a aussi rencontré de grands peintres : Eugène Delacroix, qu’il admirait et qui lui fera un portrait, Gustave Courbet avec L’atelier du peintre où Charles et Jeanne sont présents même si Jeanne fut ensuite effacée. Jeanne, d’ailleurs, a elle aussi son portrait, avec La maîtresse de Baudelaire peint par Édouard Manet à la demande du poète.

Cerise sur le gâteau : l’autrice a eu la très bonne idée de mettre à la fin de l’ouvrage les poèmes entiers de Baudelaire dont elle parle dans le livre et qui sont généralement ceux inspirés par Jeanne Duval. Elle a mis aussi ceux qui ont été longtemps interdits. J’ai beaucoup aimé replonger dans les vers et les mots de ce poète.

En bref, un très bon livre que je conseille à tous vivement et je remercie Babelio et les éditions Ecriture pour leur confiance.

Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Louis-Henri de La Rochefoucauld est critique littéraire et romancier. Il est notamment l’auteur de La Révolution française (Gallimard, 2013) et du Club des vieux garçons (Stock, 2017).

Jeune père un peu paumé, précaire dans la presse, le narrateur de ce roman mélancolique et drolatique vit dans un monde en voie d’extinction. Rien de grave : issu d’une famille décimée sous la Révolution, il a appris le détachement.

Trop à l’ouest pour avoir des convictions politiques, il n’est pas royaliste, mais ne croit pas non plus au mythe d’une France nouvelle née en 1789… Jusqu’au jour où Louis XVI lui apparaît !

Et s’il s’amusait à réhabiliter ce grand dadais mal-aimé, émouvant malgré lui ?

Les châteaux de sable est un livre ovni : à la fois autobiographique puisque Louis-Henri de La Rochefoucauld se met en scène ainsi que sa famille mais aussi très fictionnel puisque ses pas le mènent à croiser les royalistes et surtout Louis XVI et Marie-Antoinette, bien vivants et logés sur l’ile saint Louis !

Issu de l’une des familles les plus illustres de France qui a livré un lourd tribu lors de la révolution française puisqu’une dizaine de ses membres a péri sur l’échafaud, l’auteur ne se présente pas comme royaliste mais s’attache à réhabiliter ici le dernier roi de France en faisant des parallèles avec notre situation sociale et politique actuelles, mettant en lumière les répétitions de l’Histoire.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que ça ne manque pas de sel ! Louis-Henri de La Rochefoucauld ne manque pas d’humour ni de culture et à coups d’anecdotes profondes ou savoureuses, nous fait revivre le règne de Louis XVI, sans rien omettre des décisions bonnes ou désastreuses du monarque, des scandales qui ont émaillé son règne, de la situation économique de la France lorsqu’il accède au pouvoir, etc.

Il nous dépeint Louis XVI sous des traits sympathiques sans jamais tomber néanmoins dans l’hagiographie, et les promenades que nos deux héros font dans Paris, parfois en compagnie de Marie-Antoinette, ne manquent pas d’intérêts.

Mais c’est aussi, de la part de ce jeune père, une intéressante méditation sur la transmission : que léguer à ses deux enfants quand on possède un nom illustre mais qu’il ne reste plus que des châteaux de sable ? 

Un récit très bien écrit que je conseille aux amateurs d’Histoire de France et de politique qui l’apprécieront à sa juste valeur.

Merci aux éditions Robert Laffont pour la découverte d’une plume qui m’a ravie !

En 2011 Benoît Abtey publie Don Juan de Tolède, mousquetaire du Roi chez Flammarion. En 2013, il signe avec Pierre Deschodt, Les Nouveaux exploits d’Arsène Lupin, aux éditions XO. Après une formation en communication visuelle, Christophe Gaultier travaille sur différents projets animés dont Les Triplettes de Belleville. En 2013, il commence une nouvelle collaboration avec les scénaristes Benoît Abtey et Pierre Deschodt sur un projet narrant les nouvelles aventures d’Arsène lupin.

Le jeune Arsène est un enfant de la rue. Il a 12 ans quand il est envoyé à la Haute Boulogne, sinistre maison de redressement sur Belle-île en mer. Son crime ? avoir été témoin du meurtre d’un maître de savate, Théophraste Lupin.

C’est dans ce bagne pour jeunes garçons que débutent les aventures du jeune Arsène, qui sera adopté par le comte de la Marche. Celui-ci lui assurera la formation d’un gentleman, et lui transmettra son combat personnel, la lutte contre la Confrérie des Lombards, qui gouvernent le monde en coulisses par le crime et l’argent…

Cette année, vous l’avez sans doute remarqué, c’est vraiment l’année Lupin. Après la série Netflix avec Omar Sy qui a fait un véritable carton, le gentleman cambrioleur a le vent en poupe et les éditeurs l’ont bien compris. C’est ainsi qu’est publiée en un seul volume intitulé Arsène Lupin Les origines, la trilogie Les disparus / Le dernier des romains / Il faut mourir !, initialement parue entre 2013 et 2016.

Au scénario des aventures de ce jeune Lupin, préquel aux romans de Maurice Leblanc, Benoit Abtey (dont j’avais adoré Kamarades) et Pierre Deschodt qui font des clins d’œil au canon tout en proposant de chouettes trouvailles quant à la jeunesse du héros mythique.

Comment le jeune Arsène est-il devenu Lupin, le gentleman cambrioleur, héros inoubliable ? Quelles amitiés l’ont mené des bas-fonds aux riches salons ? Quelles blessures, quelles trahisons ont fait de lui le Roi des voleurs ?

Depuis le bagne de la Haute-Boulogne jusqu’au pensionnat suisse, le parcours initiatique d’Arsène passera par le combat contre la terrible confrérie des Lombards.

Les pièces de l’échiquier se mettent en place pour une partie haletante dans laquelle Arsène, attaqué de toutes parts par un destin implacable, n’aura d’autres choix que de basculer dans l’ombre pour combattre les forces du mal et devenir le célébrissime cambrioleur.

Une saga d’aventures pleine d’humour, menée avec brio et panache, porté par un Arsène adolescent, particulièrement pugnace, courageux et combatif ! J’ai beaucoup aimé le scénario, les péripéties que doivent affronter le héros et les différents personnages qui peuplent ces trois histoires.

Les pages se tournent toutes seules tant on est pris dans l’histoire et les différentes aventures dans lesquelles baignent notre Arsène que j’ai trouvé ici terriblement sympathique.

Si le scénario m’a emballée, les dessins, eux par contre, ne m’ont pas du tout plu, surtout ceux des personnages ! Cela n’a pas vraiment gêné ma lecture mais cela m’a empêché d’avoir un coup de coeur pour cette intégrale.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture pleine d’entrain.

Né à Rome où il vit et écrit, Luca Di Fulvio est l’auteur de dix romans dont trois sagas mythiques, parues chez Slatkine et Cie : Le Gang des rêvesLes Enfants de Venise et Le Soleil des rebelles.

1913, trois jeunes gens embarquent pour l’Argentine. La rebelle Rosetta fuit son village italien. A la mort de ses parents, harcelée, elle n’a eu d’autre choix que d’abandonner sa ferme.

Rocco, fier et fougueux jeune homme, laisse derrière lui sa Sicile natale. Il refuse de se soumettre à la Mafia locale.

Raechel, petite juive russe, a vu sa famille décimée dans un pogrom. Elle n’emporte avec elle que le souvenir de son père.

Le nouveau monde les réunira pour le pire et le meilleur…

L’an dernier, j’avais découvert la plume de Luca di Fulvio avec Le gang des rêves, son premier roman. J’étais sortie de cette lecture avec quelques bémols mais plutôt emballée.

Je m’attendais à apprécier tout autant l’un de ses derniers romans : Les prisonniers de la liberté, une grosse briquasse qui me promettait un dépaysement total en Argentine.

Hélas, ce ne fut pas le cas, je suis bien déçue et je pense m’arrêter là avec cet auteur qui rencontre un beau succès mais qui ne me convient pas.

Tout d’abord, le schéma narratif de ce roman ressemble un peu trop à mon goût au gang des rêves : une histoire d’émigration au début du XXè siècle, des péripéties en pagaille, de la violence, des thématiques fortes, de la mafia, de la prostitution et des longueurs à foison.

Ensuite, il y a bien trop de manichéisme et des personnages trop caricaturaux à mon goût : d’un côté, les bons sont très bons, tellement charitables et solidaires, débordant de bons sentiments… Et de l’autre, des méchants dans ce que l’on fait de pire : d’horribles criminels, impitoyables, cruels et sadiques.

L’auteur en fait des tonnes et rabâche sans cesse ce manichéisme et cette violence, jusqu’à l’insoutenable, parfois j’ai eu l’impression d’être dans un roman bien dégueu du marquis de Sade et pour moi, c’est vraiment pas un compliment. Trop de drama tue le drama et pour moi l’intrigue en perd toute crédibilité.

Au-delà de la violence gratuite, surtout faite aux femmes, ce qui m’a bien agacée (viols, tortures, coups, assassinats…), l’intrigue manque de réalisme : je m’étonne que des migrants fraîchement débarqués à Buenos Aires maîtrisent l’espagnol en l’espace de quelques semaines, notamment Rachael qui ne parle que russe ou yiddish en mettant le pied à Buenos Aires, et est en mesure de publier des chroniques pleines d’humour et de mordants dans un grand quotidien, lit des romans en espagnol sans aucune difficulté, etc.

Alors certes, Luca di Fulvio est une formidable conteur mais ce roman m’a fortement déçue : trop de ressemblances avec le gang des rêves, trop de violences gratuites, trop de manichéisme, n’est pas Ken Follett qui veut !

Belette, qui m’a accompagnée dans cette lecture, n’est pas d’accord avec moi, allez lire son avis ici.

Lire sans se ruiner

Comme chacun et chacune d’entre vous, je dois faire chaque mois avec mon budget et la part que je réserve aux livres est minime puisque j’y consacre entre 30 et 50 euros, avec deux ados à la maison qui ne font que grandir et manger, j’ai bien d’autres achats à faire, comme vous l’imaginez !

Et puis, outre les économies faites par ce biais, j’aime l’idée qu’un livre puisse passer de mains en mains, ait une seconde vie et en plus, c’est bon pour la planète.

J’ai la chance de recevoir des services presse qui m’évitent d’acheter certaines nouveautés, pour les autres, j’attends et je privilégie les achats d’occasion et lorsque je me procure les livres neufs, je le fais auprès de ma librairie préférée, Cheminant à Vannes.

Il existe plusieurs façons de lire sans se ruiner et je vous propose mes petits conseils en la matière :

– Emprunter à la médiathèque

Ma PAL déborde mais je continue à emprunter à ma médiathèque, désormais essentiellement des bandes dessinées et des mangas et lorsque j’ai des coups de cœur, je me les achète par la suite. Je me rends aussi à la braderie annuelle de la médiathèque qui propose des titres à des prix imbattables.

– Les boites à livres

Il y a plusieurs boites à livres dans ma ville et j’y fais parfois de superbes découvertes, du coup lorsque je passe devant, je jette toujours un œil et n’hésite pas non plus à y déposer certains titres pour que d’autres que moi en profitent, et fassent peut-être à leur tour, de belles découvertes.

– Acheter en ligne

Lorsque j’étais étudiante en lettres, j’ai beaucoup fréquenté Gibert Jeune et Gibert Joseph à St Michel, j’y ai aussi revendu des livres. A la fois librairie classique avec des livres neufs et librairie d’occasion, c’est un véritable paradis pour les lecteurs ! J’achète désormais sur leur site internet et j’avoue que j’y fais de bonnes affaires.

Autre site que j’affectionne même si l’état des livres n’est pas toujours irréprochable : Momox, c’est sur ce site que j’arrive à trouver mes Harry Potter que j’ai dans une édition épuisée et dont j’aime beaucoup les couvertures.

Vous pouvez aussi trouver votre bonheur sur Recyclivre qui donne une seconde vie aux livres. Des collectes solidaires sont organisées partout en France. Les livres récupérés sont ensuite vendus sur internet et 10% du prix de vente sont reversés à de nombreuses associations caritatives.

Enfin, Vinted permet aussi de faire de bonnes affaires, attention toutefois aux frais de port ! Mieux vaut acheter plusieurs livres au même acheteur pour que ça vaille vraiment le coup !

– Les ventes privées

Certains éditeurs proposent des ventes privées, souvent sur des titres numériques mais parfois aussi sur des romans papier, à des prix défiant toute concurrence.

– Noz

Ce n’est pas un magasin que j’affectionne, tout est en désordre et il faut fouiller consciencieusement mais parfois ça en vaut la peine car selon les arrivages, on peut trouver des titres récents en poche ou en grand format, à prix cassés.

– Easy Cash

L’antre du mal par excellence !! Je plaisante bien sûr, c’est là où j’achète majoritairement mes livres en raison de leur prix doux et de leur état, en général plutôt bon. Les poches sont proposés entre 0,50 à 4€, les brochés de 4 à 9€ en moyenne, difficile de résister.

– Emmaüs

Là, vous faites non seulement une bonne action mais aussi de belles économies à condition de ne pas rechercher des nouveautés ou de belles éditions bien sûr car les livres proposés à la vente proviennent de dons, ils ne sont pas toujours dans un état impeccable mais l’achat solidaire, c’est important.

– Les bouquinistes

Poche ou grand format, édition courante ou rare, vous trouvez de tout chez les bouquinistes : romans, polars, bandes dessinées, livres pour enfants, essais, encyclopédies…

– Les braderies, vide greniers et brocantes

Que ce soit pour le compte de particuliers ou d’associations, ce type de manifestation permet là aussi de faire de bonnes affaires car les prix y sont souvent dérisoires, vous pouvez même parfois acheter par lots !

Et vous, quels sont vos bons plans pour lire à prix doux ?

Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Diplômé d’une école de cinéma, journaliste, Mathieu Lecerf a réalisé deux courts métrages et un documentaire. Il a également été collaborateur ou directeur de rédaction pour Première, Studio Magazine, GQ ou pour des émissions consacrées au cinéma.

Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n’arrive jamais. Pourtant, c’est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion.

Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange. Et qui voudrait tuer un ange ?

Mais un mystère plane autour d’elle. À l’orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés… Certains prétendent même subir de terrifiantes expériences médicales. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ?

Esperanza se jette corps et âme dans cette enquête. Manuel, lui, est persuadé que seuls le sang-froid et la raison permettront de la résoudre.

Se trompe-t-il ? Le grand patron de la brigade criminelle en est convaincu. Et bientôt Esperanza se retrouvera seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait…

Mathieu Lecerf signe avec La part du démon un premier thriller particulièrement intense et haletant. Divisé en trois parties, chacune d’entre elles portées par un protagoniste différent, Manuel, Esperanza et Cris.

Le récit est mené tambour battant : impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page tant on est immédiatement embarqué dans cette enquête qui nous plonge tout de suite dans le vif.

L’histoire, bien pensée est remarquablement écrite, n’est pas forcément très originale puisqu’elle tourne autour de la maltraitance des enfants dans une institution catholique, mais le suspens est habilement distillé et les pages se tournent toutes seules jusqu’au point final.

Les personnages sont attachants et bien travaillés, ils jouent tous un rôle dans cette construction narrative où les différentes parties se répondent et se recoupent, ce qui peut décontenancer d’autant que la partie menée par Cris n’est pas des plus intéressantes.

L’enquête menée par les deux inspecteurs et par le journaliste, sur le meurtre de la nonne et celle sur les chauffeurs de taxi vont se télescoper dans la troisième partie pour un dénouement réussi même si il ne m’a pas vraiment surprise.

Reste que ce thriller est un vrai page-turner que j’ai littéralement dévoré en quelques heures tant j’avais du mal à le lâcher. Je vous le conseille si vous aimez ce genre, vous passerez un bon moment.

Un grand merci à La bête noire pour cette lecture ô combien addictive !

Kimiko est née d’une mère japonaise et d’un père français. Elle a principalement vécu en France, mais a souvent passé ses vacances au Japon. Après des études de stylisme à Tokyo, elle a travaillé pour une maison de haute couture à Paris. Puis elle a quitté la mode pour faire des livres pour enfants. Christine Davenier est née à Tours. Elle a fait ses études à Paris aux Arts appliqués, puis aux États-Unis. Illustratrice de plusieurs ouvrages pour enfants, elle a également été institutrice.

Cela fait quelques années que Minusculette vit de nombreuses aventures avec ses amis au sein des bois et forêts, pour le plus grand plaisir des petits lecteurs de 3 à 6 ans. Il était grand temps pour elle de nous faire découvrir sa rentrée des classes avec Minusculette à l’école des fées.

Eh oui, même les fées vont à l‘école. Bon, il n’y a pas école tous les jours pour les fées, et leur maîtresse, Sorbonnette, leur apprend principalement la magie. Et ce n’est pas facile la magie, surtout quand la baguette magique n’obéit pas !

Les enfants et leurs parents découvrent au fil des pages tout ce Minusculette et ses nombreuses soeurs apprennent sous la férule de Sorbonnette, leur maîtresse en magie. Les formules magiques sont nombreuses et à gare à elles si elles ne les disent pas correctement, les ennuis se mettent alors à pleuvoir !

Comme d’habitude la magie opère car les illustrations de Christine Davenier sont très belles et l’on prend plaisir à suivre notre petite fée au fil de sa leçon mais aussi ses soeurs Gribouillette, Potelette, Roussette, Bouclette, Plupette, Titinette, Pipelette et Kimikette.

Sans oublier ses amis Maurice le muscardin, Pépita l’axolotl, Eva la salamandre, Gustave l’écureuil, Oscar le papillon, Merlin le phalanger, Mélusine l’hérissonne, Lola la chauve-souris, Bernard l’escargot, Léon le lérot, Ninon la musaraigne et Emile le pic-vert que l’on a l’habitude de croiser dans les différents albums mettant en scène Minusculette.

Avec les enfants, on pénètre sur la pointe des pieds dans cet univers fait de joie, de douceur et de magie, et comme on a plaisir à voir ces petites fées virevolter leur baguette en main, répéter leurs incantations avec elles, s’émerveiller de la beauté de la nature que retranscrit si bien Christine Davenier.

Un album dont on ne se lasse pas de parcourir les pages encore et encore, qui réjouira les lecteurs de Minusculette et permettra aux autres de découvrir cette petite fée trop mignonne et ses amis et leur donner envie de lire les nombreuses aventures de Minusculette déjà parues.

Un grand merci à L’école des loisirs pour cette merveilleuse lecture !

Beth O’Leary a étudié la littérature anglaise. Elle travaillait dans l’édition jeunesse avant de devenir auteur à temps plein et d’écrire son premier roman À moi la nuit, toi le jour.

Leena Cotton est épuisée. Ce n’est pas elle qui le pense, c’est son corps qui le lui dit. Son burn-out explosif en plein milieu d’une réunion capitale parle à sa place. Pour la peine, son employeur lui impose deux mois de congés. Elle aurait encore préféré mourir de surmenage que d’ennui…

Eileen Cotton a pris une décision : puisque son époux de toute une vie l’a quittée du jour au lendemain, elle a désormais le droit de vivre pour elle-même. Et pourquoi pas même… vivre une relation charnelle passionnée, à 80 ans ? Mais dans son petit village du Yorkshire, les candidats au poste d’amant ne sont pas légion.

Un problème ? Une solution ! La grand-mère et la petite-fille n’ont qu’à échanger leurs vies. Eileen ira habiter dans la colocation de Leena à Londres, où les beaux messieurs pullulent, tandis que Leena a pour mission de se reposer à la campagne et… de régler tous les problèmes qu’elle avait tenté jusqu’ici de mettre sous le tapis…

Souvenez-vous, il y a quelques mois de cela, j’avais a-do-ré A moi la nuit, à toi le jour de Beth O’Leary, je n’ai donc pas tardé à me lancer dans son second roman Echange loft londonien contre cottage bucolique. Et comme j’ai bien fait car j’ai passé un chouette moment de lecture même ce récit n’a pas détrôné le premier dans mon coeur.

Prenant comme point de départ un échange de maisons, comme dans le film The Holiday avec Jude Law, Cameron Diaz, Kate Winslet et Jack Black, l’autrice nous propose un feel-good book mâtiné de romance bien sympathique. Il y a certes quelques facilités et des rebondissements que l’on voit arriver de loin mais cela n’a en rien gâché ma lecture.

La réussite de ce roman tient en ces deux héroïnes Eileen, 79 ans, et sa petite-fille Leena, vingtenaire. L’aîné vit depuis toujours dans le Yorkshire, la seconde vit en colocation à Londres avec deux amis.

La première s’est fait larguée comme un vieux mouchoir après plus de cinquante ans de mariage, ce qui est loin de lui déplaire, la seconde est amoureuse d’Ethan et s’imagine finir sa vie avec lui.

Toutes d’eux, pourtant proches, se sont éloignées depuis un an, depuis le décès de Carla, la petite soeur de Leena, emportée par un cancer. Depuis, Leena en veut à Marian, sa mère et fille d’Eileen, qui a soutenu Carla dans son désir d’en finir avec l’acharnement thérapeutique. Et Leena s’abime depuis lors dans le travail jusqu’à son burn-out.

Deux femmes aux caractères bien trempés qui vont changer de vie et faire bouger les choses. Une situation qui permet à l’autrice d’aborder des thèmes comme la maladie, le deuil, le burn-out, le célibat et le sexe chez les personnages âgées, la solitude de la ville mais aussi des champs, l’homosexualité…

La petite fille et la grand-mère vont échanger leurs vies, ce qui donne lieu à des chapitres savoureux et épiques. Un roman dépaysant avec des situations cocasses, le flegme et l’humour britanniques, de l’empathie et de l’émotion, autant d’ingrédients qui m’ont permis de passer un bon moment de détente.

Un feel-good book réussi que je vous conseille si ce genre vous plaît !



Jean-Guy Soumy a étudié la physique et les mathématiques à l’université de Limoges. Actuellement professeur de mathématiques à l’I.U.F.M. du Limousin à Limoges et vit près de Bourganeuf.

Fin des années 1860, Jeanne Vergne, une orpheline de 16 ans, s’enfuit de la ferme où sa belle-mère l’a placée, pour échapper au fermier qui voulait la violer. Arrivée à Port-Dieu, en Dordogne, elle est embauchée comme fille de cuisine par une aubergiste.

Le jour où Mr Florimond, un photographe ambulant débarque dans le village, la jeune fille est fascinée par ce drôle de personnage. Malgré leur différence d’âge, une relation forte naît entre eux et Jeanne quitte tout pour le suivre…

Avec Le regard de Jeanne, Jean-Guy Soumy nous propose un roman d’apprentissage dans la France rurale du milieu du XIXè siècle. La photographie est un art que j’aime beaucoup et j’ai une certaine fascination pour les débuts de cet art, du Daguerréotype au photographe le plus célèbre de cette époque, Nadar.

J’étais donc curieuse de découvrir un monde disparu, celui des foires et des artistes itinérants, au XIX e siècle. L’auteur s’est très bien documenté et nous raconte par le menu les séances de pause, le choix des décors, l’importance de la lumière, de l’appareil choisi et des produits utilisés pour faire naître la photographie.

Mais aussi l’attitude et les attentes des clients, leur profil… De ce point de vue là c’est très intéressant. Florimond va se prendre d’affection pour Jeanne et en faire son apprentie à une époque où le métier de photographe était peu répandu et exercé uniquement par des hommes.

L’histoire s’articule principalement autour de l’initiation de l’héroïne à ce métier, de transmission, sur la vie, ses secrets, et sur l’art naissant de la photographie et c’est ce qui m’intéressait, donc objectif atteint pour moi.

De foires en villages, le duo immortalise familles, commerces, demeures et paysages, et tient boutique l’hiver à Clermont-Ferrand. Jeanne tisse avec son mentor un lien quasi filial qui révélera leurs parts secrètes. L’occasion pour l’auteur d’aborder la place de la femme dans la société impériale, l’homosexualité…

Si ce roman ne manque donc pas d’intérêt, j’ai moins apprécié l’histoire de Jeanne, qui, une fois formée par Florimond, décide de prendre son envol. Il ne se passe alors plus grand chose et c’est bien dommage, heureusement que ce n’est que le dernier quart du roman.

Malgré ce bémol, une bonne lecture dans l’ensemble, si, comme moi, vous avez envie d’en savoir plus sur les débuts de la photographie !

Un grand merci aux éditions Presses de la cité pour cette lecture enrichissante.