Le samedi, c’est bibli ! #73

Dernier samedi du mois, une petite virée à la médiathèque s’imposait ce matin car pas moins de quatre réservations m’attendaient bien sagement.

Au menu de cette semaine trois romans et une bande dessinée, et oui comme d’habitude je n’ai pas été raisonnable !

cite-19-zone-blanche-stephane-michaka

Cité 19 zone blanche de Stéphane Michaka. Suite et fin de la duologie dont j’avais lu le premier tome, Ville noire, en décembre dernier, ce fut même ma dernière lecture de l’année 2015, j’ai hâte d’en connaître le dénouement.

Sujet : Faustine, une adolescente d’aujourd’hui, se retrouve brusquement plongée dans le XIXe siècle. Décor grandeur nature ? Voyage dans le temps ? La réalité est bien plus inquiétante…

Tandis qu’elle s’enfonce dans les profondeurs de Cité 19, une ville qui ressemble à s’y méprendre au Paris du Second Empire, Faustine découvre qu’elle n’est pas la seule à vouloir détruire le simulacre.

Mais elle doit faire vite : dans son laboratoire secret, le docteur Zapruder, qui a d’autres projets pour elle, guette le moindre faux pas de l’adolescente…

la-carte-postale-leah-fleming 

La carte postale de Leah Fleming. Il y a près de 4 ans j’avais lu le premier succès de l’auteure L’enfant du Titanic, un roman historique qui m’avait beaucoup plu, j’espère qu’il en sera de même pour son tout nouvel opus.

Sujet : Fin des années 1930. Dans son manoir écossais, la petite Callie mène une vie privilégiée aux côtés de sa tante Phoebe, célèbre actrice londonienne. Mais sa rencontre avec le beau et troublant Toby Lloyd Jones vient tout bouleverser. Fascinée par cet homme d’affaires qui la couvre de bijoux, Callie accepte de le suivre au Caire et de l’épouser. Mais, sous le soleil d’Egypte, un drame se prépare : Callie vient de recroiser, par hasard, le chemin de son amour d’enfance…
Quelques mois plus tard, c’est une femme hagarde et enceinte qui rentre en Angleterre, à l’heure même où résonnent les échos de la Seconde Guerre mondiale…
Début 2000, Australie. Melissa Boyd se voit confier une mission par son père mourant : retrouver cette élégante anglaise qui, près de soixante ans plus tôt, l’a abandonné à une famille de fermiers australiens, alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Seul indice : une carte postale signée Caroline Boardman, et ces mots :  » Maman rentrera bientôt.  »

89-mois-caroline-michel

89 mois de Caroline Michel. C’est totalement par hasard que j’ai emprunté ce roman mais il a l’air assez drôle et léger, alors je me suis laissée séduire.

Sujet : J’ai trente-trois ans, ça y est. A quarante ans et des poussières, mon corps sera hors jeu. Il me reste donc sept grosses années pour faire un enfant, soit quatre-vingt-neuf mois. Un chiffre minuscule. A peine deux mille sept cents jours. Que peut-on faire en deux mille sept cents jours ? Rien. J’en ai déjà mis cinq à construire trois meubles Ikea. »

Jeanne, célibataire, contrôleuse de train sur la ligne Paris-Auxerre, n’a qu’une obsession : devenir maman avant que le temps la rattrape. Elle a fait une croix sur le couple, il lui faut simplement un géniteur. Sa décision ne fait pas l’unanimité auprès de ses amis, et, même si parfois elle doute, elle est déterminée à surveiller son cycle, à provoquer les rencontres, à boire des potions magiques et à lever les jambes après chaque rapport, sait-on jamais.

le-bourreau-tome-1-justine-divine-carette-benoit-gabella
Le bourreau tome 1 Justine divine ? de Mathieu Gabella,Julien Carette et Jérôme Benoît. J’avais repéré cette bd lors d’une virée à la librairie, je suis donc plus que ravie d’enfin la lire d’autant que la thématique du bourreau est très intéressante.

Sujet : Paris, dans un Moyen Âge finissant. À l’instant et à l’endroit de son choix, ils viendront tous, pour expier leur crime et mourir par son épée. Les Parisiens l’appellent « l’heure du Bourreau », et nul ne peut y échapper. Car celui qui applique la sentence est invulnérable. Bras armé du Parlement, il incarne une justice de classe qui va soudain vaciller lorsque face à lui se dresse le Bouffon, un saltimbanque capable de détruire toutes ses certitudes.

Les avez-vous lus ? En attendant de vous en reparler, je vous souhaite un bon week-end et de belles lectures !

L’héritière de Jacaranda – Tamara McKinley

À la mort de Jock Witney, tyran domestique à la tête du plus grand vignoble d’Australie – le domaine de Jacaranda -, sa famille se rend compte que les affaires vont en réalité très mal. Quand un groupe français fait une offre de rachat des plus alléchante, les membres du clan s’entredéchirent.

Cornélia, la veuve de Jock, âgée de 90 ans, refuse catégoriquement de vendre. Elle aimerait convaincre Sophie, sa petite-fille, la prunelle de ses yeux, que la propriété familiale peut être conservée.

Dans ce but, Cornélia l’entraîne à l’autre bout de l’Australie, dans la vallée de Hunter, sur les traces de ses ancêtres. Elle profite de ce voyage pour lui narrer l’épopée familiale.

Du Sussex des années 1830 à l’Australie moderne, Tamara McKinley retrace la vie d’une famille de pionniers, marquée par de lourds secrets, des déchirures et une malédiction… Sophie saura-t-elle la briser pour sauver le domaine ? heart_3l-heritiere-de-jacaranda-tamara-mckinley

Jock Witney, un homme d’affaire prospère de 90 ans vient de mourir. Ce patriarche sans coeur, a passé les derniers mois de sa vie à acheter des entreprises sans valeur afin qu’après sa mort, sa famille soit ruinée. Il laisse donc une entreprise en faillite dont les héritiers n’ont qu’une envie : se débarrasser en la vendant aux plus offrants.

Mais Cornelia, sa veuve, ne l’entend pas de cette oreille et compte bien ce battre contre ce démantèlement. Elle tient plus que tout aux vignobles hérités de sa famille, des anglais partis de rien ayant fait fortune en Australie au milieu du 19è siècle, à force de dur labeur, de courage et de pugnacité.

Car Cornelia est comme les femmes de la famille Witney, tenaces et volontaires, à commencer par Rose, cette jeune bonne anglaise arrivée en Australie au début du XIXème siècle avec sa maitresse. Elle va convaincre sa petite-fille Sophie, avocate à Londres, de l’accompagner sur les traces de ses aïeules afin de revoir une dernière fois le domaine de Jacaranda.

Cornelia compte sur ce voyage pour faire changer d’avis Sophie, qui elle l’espère, se rendra compte de l’importance de Jacaranda pour leur famille, et redresser la société en la gardant dans le giron familial. C’est sans compter Mary, l’une des filles de Cornelia et mère de Sophie, qui veut vendre à tout prix…

Si vous aimez les grandes sagas familiales à lire sur la plage, vous devriez aimer L’héritière de Jacaranda de Tamara McKinley, un roman entré dans ma PAL au début de l’été et que j’aurai du lire sur la plage, je l’aurai je pense davantage apprécié.

Sur le papier, ce roman a tout pour me plaire avec secrets de famille et alternance passages au 19è siècle et au présent et même si dans l’ensemble j’ai passé un agréable moment, je ne l’ai pas trouvé aussi réussi que je le pensais.

Dans L’héritière de Jacaranda, l’auteure nous fait découvrir la vie d’une famille depuis le début du XIXème siècle en Angleterre jusqu’à nos jours en Australie. Tamara McKinley nous montre à travers l’histoire de la famille Witney, la construction de l’Australie. Avec Rose et Isabelle, nous assistons à l’histoire d’un vignoble et d’un patrimoine familial,  créé avec la sueur des premiers colons dans le bush australien, aidés des aborigènes et des prisonniers sortis des geôles anglaises pour redémarrer une nouvelle vie dans ce lointain exil.

Toute cette partie historique m’a beaucoup plu, les personnages féminins sont forts et intéressants et découvrir avec elles l’Australie de cette époque n’est pas dénué d’intérêt.

La partie contemporaine en revanche fut une déception : des querelles à la Dallas autour de l’héritage, des personnages caricaturaux au possible et, cerise sur le gâteau, une histoire d’amour à l’eau de rose dont je me serai bien volontiers passée.

Vous l’aurez compris, un avis mitigé pour ce roman au dénouement convenu mais qui ne m’a pas ôté l’envie de lire à nouveau Tamara McKinley, auriez-vous d’ailleurs l’un de ses titres à me conseiller ?

La mythologie en BD Isis et Osiris : Les enfants du désordre – Viviane Koenig & Clémence Paldacci

Né de l’union du dieu de la Terre et de la déesse du Ciel, Osiris règne avec sagesse sur la riche vallée du Nil. Sa soeur et épouse Isis l’aide, le conseille et surveille les manoeuvres de Seth, leur propre frère qui, dévoré par la jalousie, veut s’emparer du trône.heart_4la-mythologie-en-bd-isis-et-osiris

La bande dessinée est un très bon moyen pour les plus jeunes (et les autres) d’apprendre tout en se divertissant, une vulgarisation en douceur qui infuse sans avoir l’air une bonne dose de savoir.

Et c’est tout le pari de cette excellente collection, La mythologie en BD, éditée par Casterman et qui compte déjà plusieurs volumes, essentiellement consacrés à la mythologie grecque et aux œuvres antiques les plus connues comme Les métamorphoses d’Ovide ou L’Odyssée d’Homère.

Avec cet opus consacré à Isis et Osiris, on découvre l’histoire riche en péripéties de ces « enfants du désordre » comme ils sont surnommés, aux origines de la fabuleuse civilisation égyptienne. Un panthéon de dieux mi-hommes mi-animaux créé par Ré et dont Osiris va hériter.

Et le règne d’Osiris qui a épousé sa sœur Isis n’est pas de tout repos car son frère, Seth, convoite le trône et pour y arriver, décide de le tuer afin de régner à son tour. Mais Isis va donner naissance à un fils, Horus, qu’elle va cacher afin que son oncle ne le tue pas, dans l’espoir qu’il règne un jour à son tour.

Viviane Koenig, historienne spécialiste de l’Égypte ancienne, met à la portée des enfants et des novices cette histoire particulièrement violente et plutôt complexe et la rend accessible, bien aidée de Clémence Paldacci, l’illustratrice, qui nous propose des planches très colorées avec des bulles bien lisibles, très agréables à lire.

A travers cet opus, on assiste donc à la création de ces dieux dont les représentations sont fascinantes et on constate les similarités avec certains épisodes avec la mythologie grecque mais aussi de l’ancien testament.

Et comme pour la collection L’histoire de France en BD, les dernières pages proposent des documents, des encadrés illustrés et un glossaire des dieux qui récapitule de façon concise l’ensemble des divinités égyptiennes.

Un album réussi qui a le mérite d’apprendre aux plus jeunes (dès 8 ans) et aux autres, la naissance des dieux égyptiens de façon très pédagogique et ludique.

Merci à Brigitte et aux éditions  Casterman Jeunesse pour cette sympathique leçon de mythologie, on en redemande !

Whitechapel – Sarah Pinborough

Londres, 1888. Lorsque des cadavres de femmes mutilés sont repêchés dans la Tamise, le médecin-légiste Thomas Bond comprend qu’un second tueur sévit dans les rues de Whitechapel. Or cet assassin paraît plus inhumain que Jack l’Éventreur lui-même. Pour lutter contre ses insomnies, le docteur Bond passe ses nuits dans les fumeries d’opium. Chaque nuit, un inconnu en noir vient examiner les rêveurs perdus dans les brumes opiacées. Pourrait-il être la clé du chaos qui s’est emparé de la capitale ?heart_2whitechapel-sarah-pinborough

Londres, 1888. Alors que Jack l’éventreur sème la terreur et les cadavres dans Whitechapel, des cadavres de femmes mutilées sont repêchés dans la Tamise. Débités en petits morceaux et emballés dans du papier journal, les restes des victimes refont très régulièrement surface même si leurs têtes manquent toujours à l’appel, rendant leur identification impossible.

Le médecin légiste Thomas Bond comprend qu’un autre tueur sévit en même temps que Jack et qu’il semble aller encore plus loin que lui dans l’horreur. Le soir venu, Bond ne trouve pas le repos et se réfugie dans les paradis artificiels, c’est ainsi qu’il fait la connaissance d’un prêtre italien, à la recherche du tueur pour tuer l’upir qui s’est emparé de son hôte.

Les deux hommes vont s’allier pour démasquer le tueur, aidés d’un coiffeur polonais qui a des visions et qui va leur apprendre que l’homme qu’il recherche se trouve dans l’entourage du docteur Bond…

Whitechapel de Sarah Pinborough, habituée des séries fantastiques que je découvre ici, ne nous livre pas un énième roman sur Jack l’éventreur mais sur le tueur qui a œuvré en même temps que lui à Londres, le tueur au torse dit encore tueur de la Tamise.

Ils ont des points communs et le premier d’entre eux c’est que la police ne remit pas la main ni sur l’un ni sur l’autre et qu’aujourd’hui encore, leur identité reste inconnue.

Ce roman promettait donc d’être passionnant mais ce ne fut pas le cas car il m’est littéralement tombé des mains et que je l’ai fini en diagonale ! A aucun moment, je n’ai réussi à rentrer dans l’histoire concoctée par Sarah Pinborough, rien ne m’a plu à part le contexte historique que j’ai trouvé bien rendu, je pense que l’auteure s’est documentée sur son sujet, on le sent à la lecture.

Pour le reste, c’est un gros flop en ce qui me concerne : personnages inintéressants, meurtres décrits dans les moindres détails (âmes sensibles s’abstenir !), histoire floue au point que j’ai eu du mal à suivre entre les différents protagonistes et époques, et surtout, on se doute trop vite de l’identité du tueur !

Vous l’aurez compris cette lecture m’a déçue et ennuyée, je ne vous la recommande pas même si d’autres j’en suis sûre ont aimé.

L’adoption tome 1 Qinaya – Zidrou et Arno Monin

Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer. heart_5l-adoption-tome-1-quinaya-zidrou-monin

A Arequipa au Pérou, un tremblement de terre de magnitude 8,4 sur l’échelle de Richter, fait près de 40 000 victimes, laissant de nombreux orphelins. En France, la famille Van Oosterbeek découvre cette catastrophe à la télévision. Tout le monde s’émeut puis le quotidien reprend le dessus.

Quelques temps plus tard, Alain et sa femme Lynette, deux quadragénaires qui depuis des années espèrent en vain avoir un enfant, adoptent la petite Qinaya et la ramènent du Pérou au grand dam de Gabriel, le père d’Alain qui les trouve trop vieux pour devenir parents.

Qinaya a quatre ans et elle va bouleverser le cœur de son grand-père qui pourtant ne fera rien pour que l’orpheline l’aime. Cet ancien boucher, qui travaillait trop pour s’occuper de ses enfants, ne compte pas à son âge jouer les papys gâteaux avec sa nouvelle petite-fille ! Il préfère la compagnie de ses deux meilleurs amis, Gaston et Gérald, respectivement anciens fromager et boulangers.

D’abord fuyant, Gabriel va devoir investir son rôle de grand-père pour aider son fils et sa belle-fille et le vieil homme bourru mais finalement au cœur bien tendre va peu à peu se laisser attendrir et apprivoiser par Qinaya.

C’est totalement par hasard que j’ai emprunté cette bande dessinée à la médiathèque, à vrai dire la seule mention de Zidrou m’a décidée, enchantée par ma lecture de ses précédents scénarios.

A chaque fois, Zidrou m’émeut, me faire rire et c’est encore une fois le cas ici avec le premier tome de L’adoption pour lequel j’ai eu le coup de cœur.

Le scénario mitonné par Zidrou est comme toujours aux petits oignons, oscillant entre humour et tendresse et je dois dire que la très belle relation entre ce grand-père et sa petite-fille du bout du monde m’a vraiment émue et m’a rappelé les liens particulièrement forts que j’entretenais moi aussi avec mon grand-père.

Séduite aussi par les planches de Arno Monin que je découvre à cette occasion, des pages pleines de couleurs chaudes avec des visages très expressifs qui sont l’autre point fort de ce premier opus et servent formidablement bien l’histoire imaginée par Zidrou.

Qinaya est une petite merveille qui m’a fait rire et pleurer et dont j’attends la suite avec impatience, un album que je vous recommande chaudement !

Edmond – Alexis Michalik #RL2016

Après l’échec de La princesse lointaine, ruiné, endetté, Edmond tente de convaincre le grand acteur Coquelin de jouer dans sa prochaine pièce. Une comédie héroïque, en vers, dont il n’a pas écrit une ligne. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.heart_4edmond-alexis-michalik

Paris, décembre 1895. Au théâtre de la Renaissance, la grande et sublime Sarah Bernardt, joue pour la première une pièce en vers d’un jeune poète inconnu : La princesse lointaine.

La salle est pleine à craquer car le directeur du théâtre a lancé des invitations au Tout-Paris, comptant sur un succès. Le poète méconnu escompte bien quant à lui se faire un nom ce soir : Edmond Rostand.

Hélas pour l’un et pour l’autre, la pièce est un four et ne restera à l’affiche qu’une toute petite semaine. Pour Rostand, ce cuisant échec est une plaie ouverte qui mettra deux ans à cicatriser.

Fin 1897, Sarah Bernardt rend visite à Rostand, porteuse d’une excellente nouvelle : elle a convaincu son ami, le grand Constant Coquelin, le plus grand des comédiens, de jouer le rôle titre de sa prochaine pièce.

Seul problème, Edmond n’a pas écrit une ligne, l’inspiration l’ayant quitté le soir de la première de La princesse lointaine. Il se rend tout de même à l’invitation de Coquelin et se laisse convaincre d’écrire une pièce en vers dont le titre sera Cyrano de Bergerac.

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas un roman que je vous propose aujourd’hui mais une pièce de théâtre. Le théâtre est un genre que j’aime beaucoup, enfin essentiellement les comédies : Molière, Goldoni et au 19è, Labiche ou Feydeau.

Ici Alexis Michalik, également metteur en scène et acteur, nous propose de nous glisser dans les pas d’Edmond Rostand et de nous plonger au cœur de la création d’une des plus grandes pièces du théâtre français : Cyrano de Bergerac.

Avec un humour jubilatoire et une imagination échevelée, l’auteur nous donne à lire une pièce drôle et enlevée que j’ai dévoré et qui m’a fait prendre conscience que ce genre que j’ai délaissé, me donne un vrai plaisir de lecture à chaque fois.

Alexis Michalik nous livre sa version romanesque de la genèse de Cyrano de Bergerac avec moult péripéties et en insérant les passages emblématiques de l’œuvre. De trois actes, on passe à cinq, d’une comédie on passe à un drame…

Edmond est une pièce à lire mais également à voir depuis le 15 septembre au théâtre du Palais-Royal, dans une mise en scène de l’auteur of course ! Une pièce que j’aurai aimé découvrir si j’habitais Paris et que je vous recommande si c’est votre cas, je suis sûre qu’elle est aussi agréable à suivre qu’à lire !

Vous l’aurez compris, j’ai été séduite par Edmond, l’humour et l’inventivité de son auteur et je vous invite vivement à lire ce titre dès maintenant.

Un grand merci à Aurore et aux éditions Albin Michel pour cette lecture jubilatoire, j’ai adoré !

Mes petites manies de lectrice

Aujourd’hui, on se retrouve pour parler petites manies littéraires, j’ai les miennes et vous avez certainement les vôtres alors n’hésitez pas à me les confesser en commentaires !

Lire la quatrième de couverture

Une belle couverture c’est bien mais ce n’est pas ça qui me fait acheter un livre, la quatrième en revanche, oui car je ne peux pas m’empêcher de la lire afin de savoir si le sujet est susceptible de m’intéresser ou pas ! Mais une fois le livre dans ma PAL, je l’oublie et je ne la relis pas avant d’entamer ma lecture.

Aller tout à la fin du livre pour en connaître le nombre de pages

Avant d’attaquer chacune de mes lectures, je regarde le nombre de pages que j’aurai à lire, comme je lis en moyenne une centaine de pages par jour, je calcule dans ma tête combien de jours je vais mettre à la lire, c’est idiot, mais je ne peux pas m’en empêcher.

Compter les pages à chaque début de chapitre pour voir si je pourrais le finir

Je déteste interrompre ma lecture au beau milieu d’un chapitre alors si je sais que mon temps de lecture m’ait compté, je m’adapte afin d’être sûre de pouvoir finir le chapitre en cours.

Faire le pied de grue devant ma PAL pour choisir ma prochaine lecture

Ma PAL est énormissime, elle tient dans une petite bibliothèque et mes services presse sont en tas à côté, tous rangés par genre. Comme tout ce beau monde est dans ma chambre, je contemple ce qu’il me reste à lire chaque matin au réveil et chaque soir au coucher ! Et à chaque nouvelle lecture, je farfouille dans tout ça afin de dénicher mon prochain livre, ce qui me demande parfois un certain temps car j’en prends, je le repose et ainsi de suite.

petites-manies-lectrices

Toujours avoir un livre dans mon sac

Depuis le collège, c’est ma règle d’or, je ne quitte pas la maison sans un livre dans mon sac à main, j’ai donc toujours de grands sacs afin qu’un grand format puisse rentrer dedans !

Mettre à jour ma PAL

Ma PAL est strictement tenue à jour sur le blog et dans un petit répertoire, ce qui me permet de me rafraichir aussi la mémoire car certains livres y sont depuis tellement longtemps que je les ai oubliés.

Avoir toujours un marque-page à portée de main

Je ne corne jamais mes pages, je déteste ça, j’ai donc toujours besoin d’un marque-page à portée de main car je suis incapable de retenir le numéro de ma page, je n’ai aucune mémoire des chiffres.

Emprunter plus que de raison à la médiathèque

J’ai beau avoir une PAL énormissime comme je vous le confessais plus haut, je ne peux m’empêcher d’emprunter à tour de bras à la médiathèque.

Continuer à acheter des livres

Encore et toujours même si je suis très raisonnable, il n’est pas rare que j’achète un ou deux livres dans le mois !