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Licenciée en Journalisme et Communication de L’Université Libre de Bruxelles, Chantal van den Heuvel est auteure de romans et de contes pour enfants, ainsi que de scénarios pour la BD, la télévision et le cinéma.

Aurore Dupin, alias George Sand, grande amoureuse et « homme de lettres », mais aussi journaliste et égérie du socialisme. Tout à la fois ! Femme libre avant tout et avant toutes les autres, qui bouscule les genres, le masculin et le féminin.

Paris fit sa gloire et l’Europe entière la célébra. Mais toujours George revint à son port d’attache, ses racines : Nohant, le domaine enchanté où elle passa son enfance et sa jeunesse auprès de sa grand-mère Marie-Aurore de Saxe, fille naturelle du beau maréchal Maurice de Saxe, général des camps et armées de Louis XV.

Nohant, l’écrin de cette personnalité de génie où demeurent l’empreinte de Chopin, son amant, et celle de ses amis, de Flaubert à Delacroix, en passant par Liszt ou Balzac.

Après La mystérieuse affaire Agatha Christie, Chantal van den Heuvel au scénario et Nina Jacqmin aux dessins font revivre l’autrice la plus importante du XIXè siècle dans George Sand : Ma vie à Nohant.

Une maison d’écrivain reste un lieu emblématique et toujours intéressant à découvrir même longtemps après la mort de son ou de sa propriétaire et cette bande dessinée nous fait entrer par la grande porte dans la demeure berrichonne chère à George Sand.

Les frasques de George Sand sont fameuses : ses liaisons hors mariages, son rejet de la bienséance hypocrite, son accoutrement masculin, son retentissant et passionné combat en faveur de l’émancipation et des droits de la femme… L’autrice fait parler d’elle, résonner sa voix et, en s’adressant par l’écriture au monde, elle est aussi et avant tout célébrée pour son œuvre prolifique.

Dans ses textes, la campagne berrichonne a une place primordiale. Ses livres décrivent l’atmosphère campagnarde d’un monde qui n’existe plus mais qui fut le sien. George Sand, si elle a fréquenté Paris, a passé la majorité de son existence dans sa demeure de Nohant.

Ce domaine familial, où elle a grandi et vécu à partir de ses quatre ans, lui a donné l’amour des grands espaces et de la liberté. C’est dans cette maison qu’elle s’est passionnée pour les histoires, c’est dans cette maison qu’elle a fait son éducation mondaine et paysanne.

C’est là-bas qu’elle a vu mourir tant de ses proches, et c’est là-bas qu’elle-même, elle mourra. Lieu isolé, paradis rupestre, cette bâtisse accueillera Liszt, Balzac, Delacroix, Flaubert ou même Chopin pendant presque dix ans. Nohant est, pour George Sand et ses invités, un lieu où peut fleurir la créativité.

Dans cet album qui revient sur l’existence de la célèbre autrice, Chantal Van den Heuvel et Nina Jacqmin insèrent en toute subtilité un second personnage principal : le domaine de Nohant. Témoin essentiel de l’existence de tant d’artistes, ses murs contiennent l’écho de voix qui continuent à passionner les esprits du monde entier.

J’ai beaucoup aimé le scénario de Chantal van den Heuvel qui nous propose un très beau portrait de George Sand et si, comme moi, vous êtes peu au fait de la vie de la romancière, vous apprendrez une foule de choses sur sa vie intime mais aussi « professionnelle », son engagement en faveur de la république et des pauvres.

Et vous découvrirez aussi Nohant, un lieu foisonnant de création artistique, que j’aimerai beaucoup visiter maintenant que je sais combien il fut important pour Sand et ses amis.

Les dessins de Nina Jacqmin sont toujours aussi beaux, à la fois soignés, vivants et élégants tant au niveau des personnages que des décors, ils sont la cerise sur le gâteau de cet album réalisé en partenariat avec Le Centre des Monuments Nationaux.

Un titre que je vous recommande vivement et une très bonne initiation à George Sand !

Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, au pays de Galles.

Londres, janvier 1933. Il fait un froid de gueux en Angleterre et Binky, Fig et Podge comptent prendre leurs quartiers d’été à Nice, sur la Riviera, lieu favori de villégiature des aristocrates l’hiver venu.

Georgie doit rejoindre le domaine familial de Rannoch en Ecosse, lorsque sa cousine, la reine Mary la convoque à Buckingham Palace pour lui confier une nouvelle mission : partir à la recherche de sa précieuse tabatière, volée, le croit-elle, par sir Toby Tripoter

Georgie, déjà comblée par la confiance que lui accorde Sa Majesté, a l’heureuse surprise de voir Coco Chanel en personne lui proposer d’être son modèle pour ses dernières créations !

Toutefois, pendant le défilé, les choses se passent atrocement mal : le collier inestimable qu’elle porte, appartenant lui aussi à la reine, est subtilisé à son tour. Et, peu après, un homme est retrouvé assassiné !

Avec deux vols sur les bras et un meurtrier en liberté, Georgie n’a pas vraiment le loisir de profiter du casino même si le séduisant marquis Jean-Paul de Ronchard est prêt à lui enseigner la roulette…

Son espionne royale et le collier de la reine est le sixième opus de la série consacrée à lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch écrite par Rhys Bowen. Vous le savez Son espionne royale fait partie de mes cosy mysteries préférés et je m’étais gardée cet opus à la couverture estivale, pour le découvrir sous le soleil et comme j’ai bien fait !

Dans ce nouvel opus, nous quittons l’Angleterre et sa campagne, direction la côte d’azur, ses villas et son casino, et si j’avais trouvé le tome précédent en-deça des autres, celui-ci s’est révélé excellent, avec une enquête bien ficelée, pleine de rebondissements, et une Coco Chanel et son associée Vera Bate Lombardi, en guests.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille et Darcy O’Mara, homme charismatique et mystérieux qui fait battre le coeur de notre héroïne, sans oublier Queenie, la bonne impayable de Georgie.

La plume de Rhys Bowen est toujours aussi fluide et enlevée, pleine d’humour, la galerie de personnages qu’elle nous propose est bien intéressante, même si certains sont davantage dessinés que d’autres pour les besoins de l’enquête.

Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette série ce sont les personnages féminins qui ont des caractères bien trempés : ce sont des femmes fortes, intelligentes et indépendantes, qui savent mener leur barque ! En premier lieu notre héroïne et sa mère.

Tome après tome, je reste fan de cette série que je vous recommande si vous aimez les cosy mysteries, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british !

Auteur de livres pour enfants et d’ouvrages de vulgarisation scientifique pour les adultes, Éric Mathivet se passionne pour la nature et les sciences. Ses études de biologie et ses recherches scientifiques l’ont conduit des sangliers à des animaux moins sauvages, les bébés humains. Puis il s’est découvert une autre passion, l’écriture, qu’il a cultivée chez Larousse, avant de fonder son agence, Mativox, spécialisée dans l’édition illustrée et la communication écrite.

Les dinosaures ont peuplé la terre il y a 250 millions d’années et ont disparu il y a 66 millions d’années lors de l’ère Mésozoïque. Cette période se divise en 3 parties : le Trias, le Jurassique et le Crétacé.

Ils n’ont pas tous vécu au même moment, ni au même endroit, mais les voici tous regroupés dans un même livre ! Avec Dinorama, partez à la découverte de plus de 70 dinosaures dans un safari époustouflant !

Pour chaque grande période géologique (Trias, Jurassique et Crétacé), découvrez : une présentation de la faune et de la flore, un grand paysage en panorama, avec des dinosaures évoluant dans différents milieux.

Mais aussi les espèces les plus emblématiques et leurs spécificités anatomiques. Un livre animé pour tout connaître sur le monde fascinant des dinosaures !

Mon Sami-Chameau et mon roi Arthur sont des passionnés par les dinosaures depuis leur plus jeune âge et lorsque ce document est arrivé à la maison, il a vite été volé par mes paléontologues en herbe.

Il faut dire que l’objet livre au format A3, particulièrement soigné, est superbe et est à lui seul, une véritable invitation à la lecture. Certaines pages intérieures se déplient, offrant des illustrations panoramiques de plus de 70 cms, de quoi en prendre plein les mirettes !

L’ouvrage très complet, concis et clair, fera à coup sûr mouche auprès des amoureux des dinosaures et permettra à celles et ceux qui n’y connaissent rien, d’apprendre une foule de choses.

Eric Mathivet propose ici un panorama de la faune des Trias, Jurassique et Crétacé : les dinosaures of course mais aussi les reptiles marins et volants, les animaux sur la terre avant les dinosaures, etc.

L’auteur, spécialiste de la vulgarisation scientifique, permet aux enfants (et aux adultes) de compulser une multitude d’informations, par exemple : comment reconnaître un dinosaure, les différences entre les anatomies, ce qu’est vraiment un dinosaure, leurs différentes armures, les griffes et dents, leur disparition…

Les volets à soulever et les doubles pages à ouvrir, plairont particulièrement aux enfants dès 6 ans, il faut avoir un bon vocabulaire pour mieux appréhender l’ouvrage, même si vous pouvez aussi le lire aux plus jeunes à condition de d’utiliser des mots plus simples.

Les illustrations de Clémence Dupont sont un vrai plus : les dinosaures ne font pas peur et le choix des couleurs orangées et ocres est judicieux car elles nous plongent dans le contexte et les différentes périodes.

Vous l’aurez compris, Dinorama est un ouvrage passionnant et très bien fait, que je vous recommande vivement si vous avez des passionnés de dinosaures dans votre entourage.

Un grand merci aux éditions Saltimbanque qui publie, une fois encore, une sacrée pépite !

Sonia Dagotor est l’autrice de romans qui ont déjà ravi plus de 250 000 lecteurs. Sont parus en 2020, au Cherche Midi, Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver et une nouvelle édition de Sortez-moi de là !

Francine et Michel fêtent leurs noces de crêpe mais ce trente-neuvième anniversaire de mariage n’a, en réalité, rien de joyeux. À soixante-deux ans, Francine n’est pas heureuse. Michel et elle n’ont plus rien à se dire.

Tandis qu’ils dînent dans leur restaurant préféré, et que l’ambiance se tend crescendo, Francine se laisse porter par ses souvenirs : ses premiers émois, sa rencontre avec Michel, son diplôme d’avocate, les enfants, quelques épreuves aussi…

Que retenir de toutes ces années ensemble ? Quand l’amour a-t-il commencé à s’effriter ? Et si Francine se révoltait contre le temps qui passe ? Et s’il n’était pas trop tard pour choisir le bonheur ?

Avec Le bonheur se cache parfois derrière les nuages, Sonia Dagotor aborde l’usure d’un couple après près de quarante années de mariage. Un roman sincère, optimiste et plein de bienveillance sur le sentiment amoureux à l’épreuve du temps et la quête intemporelle du bonheur que je vous recommande si cette thématique vous intéresse.

Lors de cette soirée d’anniversaire, Francine se remémore par petites touches sous forme de flasbacks qui ponctuent le dîner au restaurant, ces quarante années d’union.

De leur rencontre à leur premier baiser, en passant par le jour de la mariage, de la naissance de leurs filles, des bonheurs et des deuils qui ont ponctuer ces quatre décennies, Francine se souvient, alors que le ton monte entre chaque plat et que son mari de ne comprend nullement ses reproches, la presque retraitée qui a réussi sa vie d’avocate, se rend compte qu’elle est passée à côté de sa vie privée.

Sonia Dagotor que je découvre ici, se révèle être une formidable conteuse, les pages se tournent toutes seules et on arrive à la dernière à regret.

Dans ce beau roman, elle nous raconte les choses de la vie : l’amour, ses débuts, ses hauts et ses bas, la vie d’un couple, ses joies, ses impasses. Cette histoire, c’est celle de Francine, son héroïne, mais c’est aussi un peu la mienne, la vôtre. Celle d’une vie où s’enchaînent les décisions, bonnes ou mauvaises, jusqu’à la plus importante.

La vie est loin d’être un long fleuve tranquille, elle nous réserve des bonnes et des mauvaises surprises, des bonheurs et des malheurs, et il faut bien en prendre son parti et avancer vaille que vaille car le bonheur se cache parfois derrière les nuages !

J’ai aimé me glisser dans la vie de Francine, je m’y suis reconnue parfois et je serai bien restée plus longtemps avec elle, je lui souhaite en tout cas le meilleur pour la suite, qui sait peut-être Sonia Dagotor nous donnera un jour de ses nouvelles ?

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour cette belle lecture !

Après des études scientifiques, Bruno Combes a travaillé dans plusieurs laboratoires pharmaceutiques en tant que salarié puis consultant. Ce n’est qu’en 2013 qu’il débute l’écriture de son premier roman « Les amants de la bergerie », le premier tome du « Secret de la montagne noire ». Le deuxième tome « La promesse de cristal » paraît en 2014. Son troisième roman, « Seulement si tu en as envie… » (2015), est plébiscité par des dizaines de milliers de lecteurs. Ce succès lui permet de continuer l’aventure de l’écriture auprès des éditions Michel Lafon.

Originaire d’Avignon, Lou vit depuis une vingtaine d’années à Paris, où elle travaille dans une agence immobilière. Mais si sa carrière professionnelle est une belle réussite, sa vie privée n’est qu’une longue suite d’aventures sans lendemain.

Les hommes, elle ne leur fait plus confiance depuis qu’à l’âge de seize ans, elle a surpris son père dans les bras d’une inconnue. Ce père qu’elle vénérait et aimait plus que tout ! Dans l’intransigeance de sa jeunesse, elle a décidé de ne plus le revoir…

À l’approche de la quarantaine, Lou reste marquée par cette déception quand sa mère, mourante, lui confie un secret qui devrait tout changer, mais dont Lou s’aperçoit qu’il est truffé de mensonges… Elle n’a plus qu’une solution : mener sa propre enquête.

Celle-ci lui permettra-t-elle d’accepter, de pardonner, et de renaître enfin ?

Un souffle sur la main est le neuvième roman du prolifique Bruno Combes et celui par lequel je le découvre. Cela fait quelques années que cet auteur rencontre un joli succès mais je ne m’étais jamais penchée sur sa bibliographie jusqu’à maintenant.

Tout au long de cette histoire, nous suivons Lou, marquée par l’infidélité d’un père qu’elle adorait plus que tout, et bien qu’à l’aube de ses quarante ans, elle n’a toujours pas pu pardonner. Pire, elle a toujours refusé de le voir depuis et la blessure est restée à vif.

Elle n’a jamais pu construire une vie sentimentale et punit les hommes volages qu’elle traque sur les sites de rencontres. Je vous avoue que si cette histoire se lit très bien, elle est loin de m’avoir passionnée à cause de l’immaturité de Lou, qui n’a jamais mûri en une vingtaine d’années et qui va, comme par miracle, évoluer en quelques semaines seulement.

Je n’ai ressenti aucune empathie envers cette héroïne trop excessive qui m’a plutôt tapé sur les nerfs. Heureusement pour moi, Bruno Combes nous propose une galerie de personnages que j’ai trouvé plus intéressants à commencer par Mélina, la meilleure amie de Lou, Hector, Roger, Adrien, Perceval ou Chloé qui permettent à l’auteur d’aborder des thèmes intéressants comme la filiation, l’adultère, la prison, la réinsertion…

Le style de Bruno Combes est fluide et les pages se tournent toutes seules car l’intrigue, parsemée de secrets de famille et de révélations, est plutôt prenante à suivre et on arrive au point final sans bouder son plaisir même si l’histoire est loin d’être originale ou marquante.

Autre point positif : j’ai bien aimé que ce roman se passe à Avignon, ville que je ne connais pas mais que j’aimerai beaucoup visiter. Une lecture idéale pour la plage, le transat au bord de la piscine ou à l’ombre de son jardin, suffisamment légère pour se détendre en vacances.

Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour cette lecture estivale et leur confiance !

Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

C’était au temps où Bruxelles bruxellait… À l’arrêt du tram, le célèbre peintre René Magritte, chapeau boule, costume sombre et pipe au bec, a une vision étrange : une jeune femme en robe fleurie, debout à côté de son corps !

Il en parle à Georgette, son épouse, et immortalise la scène dans un tableau. Quelques jours plus tard, cette femme prénommée Madeleine est retrouvée assassinée, avec une lettre d’amour parfumée dans son sac et un bouquet de lilas sous sa robe.

Magritte et Georgette décident d’enquêter car si Magritte et la police, penchent pour la culpabilité de Roger Dutilleul, le mari de la défunte, Georgette pense que la vérité est ailleurs.

Entre deux séances de peinture, Magritte sillonne Bruxelles en tram et joue les enquêteurs comme son idole de jeunesse Nick Carter et pour le plus grand plaisir de Georgette.

Nom d’une pipe ! est le premier tome de la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par l’excellente collection La Bête noire : Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette !

On oublie la verte campagne anglaise et sa petite communauté où tout le monde se connait et où les ragots vont bon train, pour Bruxelles et l’une de ses figures les plus emblématiques : René Magritte.

Aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme Georgette, l’autrice de polars belge Nadine Monfils, passionnée du peintre surréaliste.

Pour être franche, ma seule lecture de cette romancière ne fut pas une réussite et j’avais peur de ne pas adhérer mais heureusement ce ne fut pas le cas, je suis totalement sous le charme et je n’ai qu’une hâte : être en vacances pour lire le tome 2 les pieds dans l’eau !

Au-delà de l’intrigue policière bien ficelée, truffée de références à Jacques Brel et au cinéma, l’une des passions du peintre, cette lecture fut avant tout dé-pay-sante ! Si j’ai été à Bruxelles deux fois, je suis loin de connaître cette ville et j’ai adoré sillonné la capitale belge aux côtés de Magritte, loin des sentiers touristiques.

Les personnages principaux, Magritte et Georgette sans oublier Loulou, le loulou de Poméranie et Carmen leur femme de ménage qui fait tout sauf le ménage, sont épatants. Là encore, ce fut très dépaysant dans leur façon de parler car Nadine Monfils esseime tout au long du récit, du vocabulaire belge totalement inconnu pour moi.

Heureusement ma copinaute Belette qui m’a accompagnée dans cette lecture est bruxelloise et a joué les interprètes mais n’ayez crainte, si les mots ne vous sont pas familiers, ils n’empêchent aucunement la compréhension de l’histoire, ça apporte juste une touche truculente et authentique vraiment sympathique.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft ! Une fois n’est pas coutume, j’ai facilement deviné le mobile des meurtres et l’identité du coupable, mais cela n’a rien ôté à mon plaisir de lecture.

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un premier tome épatant que je vous conseille absolument si vous aimez les cosy crimes, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cette découverte, j’ai adoré cette pépite !

Soledad est auteure de nombreux livres. Fine observatrice du monde qui l’entoure, elle caresse l’espoir de voir la société se transformer pour qu’enfin l’égalité entre les femmes et les hommes devienne réalité. Elle s’exprime quotidiennement sur Instagram @soledadbravi

Séduire est un plaisir chez le maître de l’Olympe, comme un simple mortel, il lui est difficile de vaincre ses désirs. Et comme il est le dieu des dieux, les pauvres humains ne sont que des marionnettes avec lesquels il joue.

Il n’a pas son pareil pour se métamorphoser afin d’arriver à tous les coups à ses fins mais aussi métamorphoser ses conquêtes pour les protéger de la colère de sa femme Héra qui se révèle terriblement jalouse et qui a ici bien mauvais rôle.

Avec Les amours de Zeus, on (re)découvre la vie amoureuse bien tumultueuse de Zeus, un sacré chaud lapin, qui va collectionner les conquêtes, et ainsi renforcer son pouvoir, grâce aux nombreux enfants qu’il engendre.

Il y eut sa première femme, Métis, puis celle qui est connue comme son épouse sur l’Olympe, la jalouse Héra. Celle-ci n’étant pas déesse à supporter les trahisons, elle se vengera sur chacune de ses conquêtes ou leurs enfants illégitimes.

On peut citer cette crédule Sémélé qui, sur les conseils d’Héra demandera à son amant d’apparaître dans toute sa force et finira carbonisée.

Dans ce nouveau recueil, Soledad bravi met la mythologie à la portée de tous en partant des titans, des différents dieux et déesses, des nombreuses conquêtes de Zeus, de quelques-uns de ses enfants mais aussi des héros les plus célèbres.

J’adore la mythologie grecque et lorsqu’elle aussi bien racontée qu’ici, c’est un régal. En quelques pages, Soledad Bravi vulgarise les épisodes les plus importants sans éluder la cruauté dont faisaient preuve les dieux de l’Olympe : viols, infanticides, incestes, meurtres et autres crimes sont au programme.

Le comportement de Zeus est loin d’être divin. Il enchaîne les conquêtes et déchaîne la colère de son épouse Héra qui n’a de cesse de se venger, en punissant les amantes et leur descendance : Léto, Sémélé, Dyonisos, Lamia, Io ou encore Héraclès. Rien n’apaise sa haine même si parfois des réconciliations ont aussi lieu.

Armée de son trait légendaire, son humour et sa concision, Soledad Bravi vulgarise avec brio la mythologie et malmène les divinités avec fougue et finesse : Persée, Thésée, OEdipe, Narcisse, Hercule… personne n’est épargné et on redemande !

Un recueil qui allie intelligence et humour qui ravira les amoureux de la mythologie grecque et qui permettra aux autres de mieux l’appréhender et de s’y retrouver, car il faut dire, que le sujet est loin d’être simple !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres qui m’a permis de réviser mon panthéon grec tout en m’amusant.

Sophie Blackall est une illustratrice australienne vivant à New York. Elle a illustré plus de 30 livres jeunesse, dont 6 pour lesquels elle est aussi auteure. En 2016 et en 2019, elle remporte la médaille Caldecott récompensant le meilleur album jeunesse américain de l’année.

« Si tu viens nous voir sur la Terre, voici ce que tu dois savoir.
Tu nous trouveras près d’un grand Soleil.
Et d’une toute petite Lune.
Au milieu d’un tas d’autres planètes, la nôtre est celle qui est vert bleu. »

Avec ses mots à lui, un enfant écrit une longue lettre à un visiteur de l’espace, pour lui expliquer à quoi ressemble son monde. Il lui décrit la Terre, ses climats, ses animaux, sa campagne, ses villes, ses habitants, leur diversité mais aussi ce qui les rassemble, leurs manières de communiquer, de voyager, leurs arts, leur quotidien d’enfant.

Tout en douceur et en bienveillance, les illustrations de cette lettre de 80 pages dépeignent toute la diversité de l’univers de l’enfant, la diversité des peaux, la diversité des sexes, des familles, des corps, des passions…

Avec la naïveté et la sincérité d’un petit humain, notre monde décrit pour un extra-terrestre se révèle multiple, complexe, beau, fragile et unique !

Avec Si tu viens nous voir sur terre, Sophie Blackall, illustratrice de renom multi récompensée, s’est inspirée de ses rencontres avec des classes à travers le monde pour nous offrir cet hymne à la bienveillance et au vivre ensemble.

L’idée lui est venue dans l’Himalaya alors qu’elle grimpait jusqu’à une minuscule école pour une association. « On ne se comprenait pas les uns les autres, mais les enfants ont eu l’idée de réaliser des dessins, ont partagé leur déjeuner, et de mon côté je leur ai montré quelques livres. »

C’est ainsi qu’est né le projet d’illustrer tout ce qui nous avons en commun sur cette belle planète. « La seule que nous ayons, alors nous devons en prendre soin. »

Une très belle idée que l’on ne peut que prôner auprès des plus jeunes et qui est ici très bien réalisée. Cet album est un hymne à la différence, à la diversité et à la tolérance que l’on doit mettre entre toutes les mains dès 9 ans.

Une belle façon de montrer aux enfants que l’on peut tous vivre ensemble en mettant de la bienveillance, de l’empathie, de la solidarité et de la générosité dans notre quotidien : à l’école, à la maison, partout en fait, prouver aux enfants qu’en y mettant tous du sien, on peut vivre ensemble.

Une utopie peut-être pour certains, un objectif à réaliser pour d’autres, une très belle idée en tout cas, d’autant que l’autrice s’est vraiment mise à la hauteur des enfants pour leur proposer un album qui leur ressemble.

Une pépite que je vous invite à découvrir et à partager avec les enfants qui vous entourent !

Un grand merci aux éditions Saltimbanque pour cette très belle lecture, mes jeunes lecteurs ont adoré.

Lady Glenconner est née en 1932. Elle est devenue dame d’honneur de la princesse Margaret en 1971 jusqu’à la mort de cette dernière en 2010. Elle habite à présent dans le Norfolk.

Bien qu’elle soit l’aînée du richissime cinquième comte de Leicester, Lady Anne Glenconner est une femme et donc une  » terrible déception « . Elle n’héritera ni du domaine ancestral ni de la fortune familiale. Ainsi débute la vie riche en contrastes de cette aristocrate, intime de la famille royale, qui oscille entre tragédie et comédie.

Avec Dame d’honneur, Lady Anne raconte les missions diplomatiques aux quatre coins du monde, aux côtés de la princesse Margaret dont elle fut dame d’honneur et l’amie intime pendant trois décennies.

Elle décrit les fêtes somptueuses et décadentes sur l’île Moustique, propriété de son époux, refuge de la princesse fuyant les paparazzis et paradis pour célébrités comme David Bowie ou Mick Jagger.

Mais aussi l’annulation de ses premières fiançailles due à son « mauvais sang » avec celui qui allait devenir le père de Lady Di, et son mariage tumultueux avec le fantasque Lord Glenconner, capable de toutes les excentricité et dont les colères étaient légendaires…

Intime de la famille royale, elle grandit aux côtés de la future reine d’Angleterre et de sa sœur Margaret et se raconte ici avec humour, finesse et sincérité. Tout au long de son autobiographie, Lady Anne partage ses souvenirs avec franchise dans ce récit intime et pétillant qui se lit comme un roman délicieusement british.

Sa vie est émaillée de bonheurs, de richesses, de faste et de luxe mais aussi de drames personnels. Son mariage n’est pas heureux, son époux la trompera pendant des décennies, elle ne s’épanouit pas dans sa maternité et perdra ses deux fils aînés d’une hépatite pour l’un, suite à son addiction à l’héroïne, du SIDA pour l’autre à une époque où cette maladie est encore tabou et fait terriblement peur.

Si elle revient abondamment sur sa vie, elle nous fait également connaître la princesse Margaret, soeur de l’actuelle reine d’Angleterre Elizabeth II, une femme qui nous apparaît très sympathique, elle semblait drôle et plutôt simple même si elle tenait à ce qu’on l’appelle Majesté et rappelait les égards dus à son sang royal.

J’ai bien aimé m’immiscer dans la vie de Lady Anne que j’ai trouvé comme je l’ai dit plus haut, très franche. A travers ce récit bien écrit, elle nous conte ses heurs et bonheurs avec beaucoup de sincérité et si vous vous intéressez aux royals britanniques, Dame d’honneur devrait beaucoup vous plaire !

Un grand merci aux éditions Les escales pour cette découverte et leur confiance.

Kate Mosse est née en 1961. Elle partage son temps entre le Sussex et Carcassonne.

France, 1562. Les tensions entre catholiques et protestants s’exacerbent, le royaume se déchire. Le prince de Condé et le duc de Guise se livrent un combat sans merci. Les huguenots sont persécutés, les massacres se succèdent.

À Carcassonne, Marguerite Joubert, la fille d’un libraire catholique, fait la connaissance de Piet, un protestant venu de Hollande, dont la vie est en danger.

Alors que la violence commence à se déchaîner dans la région, les jeunes gens se retrouvent à Toulouse et bientôt au centre d’un vaste complot lié à la sainte relique du suaire d’Antioche.

Leur quête va les mener vers une ancienne forteresse, où sommeille un secret enterré depuis des décennies…

J’ai découvert Kate Mosse il y a quelques années déjà avec Sépulcre, un thriller ésotérique qui ne m’avait pas globalement satisfaite mais convaincue par l’avis de ma copinaute Belette, je me suis laissée tenter par La cité de feu et comme j’ai bien fait !

Avec ce premier tome, Kate Mosse nous propose une fresque érudite et captivante où elle donne la parole à des figures féminines très intéressantes que ce soit Minou, sa tante, Madame Noubel et même Blanche. A travers elles, l’autrice nous donnent à voir la condition féminine de l’époque.

L’histoire est simple mais d’une efficacité redoutable : le pays se déchire entre protestants et catholiques, l’Inquisition torture et condamne à tour de bras les hérétiques que sont les huguenots, et nos héros vont devoir redoubler d’intelligence et de courage pour se sortir de biens mauvaises passes.

Comme son homologue masculin Ken Follett, Kate Mosse est une remarquable conteuse qui nous happe dès les premières pages et ne nous lâche plus jusqu’au point final.

Très addictif, ce roman est un formidable page-turner avec des rebondissements, des secrets, des révélations qui nous tiennent en haleine du début à la fin ! La période historique choisie, particulièrement troublée, est idéale pour bâtir une intrigue passionnante mêlant politique et histoire d’amour.

La trame historique est de qualité, Kate Mosse s’est sans conteste très bien documentée sur les guerres de religion, le climat de l’époque, la vie quotidienne, etc, c’est bien simple on s’y croirait, tout sonne vrai et cela concorde à nous immerger encore davantage dans la lecture.

Si globalement cette lecture fut excellente, j’ai tout de même deux bémols : la fin est expéditive et un peu trop facile, et les personnages sont très manichéens, le reproche que je fais aussi à Ken Follett.

Un excellent roman historique malgré tout, plein de suspens, qui ravira les amateurs.trices d’Histoire de France !