10 choses qui ont changé dans ma vie de lectrice depuis que je blogue

Cette année mon petit blog bien-aimé va fêter ses cinq années d’existence (déjà !!), le 17 juillet très exactement. Le jour où j’ai ouvert ce petit espace sur le monde je n’imaginais pas que cinq ans plus tard je serai encore là et qu’il m’apporterait autant de satisfaction.

J’ai toujours aimé lire depuis ma découverte enfant des Quatre filles du docteur March de Louisa May Alcott que je connais pratiquement par cœur, tant je l’ai lu. Donc aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours lu et cette passion indispensable à ma vie m’a même conduite à faire des études de lettres !

Mais après la naissance de mes garçons, j’ai connu plusieurs années de disette littéraire, trop accaparée par mes fripouilles et mon quotidien de maman solo mais petit à petit j’ai réussi à grignoter déci delà du temps pour la lecture jusqu’à avoir envie de les partager avec d’autres puisqu’autour de moi, personne ne lit.

Et je dois bien avouer que depuis que mon blog est né, il a changé ma vie de lectrice :

Mon budget livre a augmenté

Il n’est pas non plus gargantuesque car j’ai d’autres priorités dans la vie que de m’acheter des livres, notamment nourrir et habiller mes garçons qui grandissent trop vite, mais j’achète chaque mois des livres, en général d’occasion car j’aime bien l’idée de donner une seconde vie aux livres et de freiner aussi notre course à la consommation et parce que mon budget me dit merci.

Ma PAL connaît des sommets

J’avoue que je n’aurai jamais imaginé avoir autant de livres non lus chez moi, je flirte désormais avec les 300, des fois qu’il y aurait la guerre sans doute mais je ne peux pas m’en empêcher, j’aime avoir le choix (là je suis servie !) et puis avec les parutions mensuelles qui me tentent, comment voulez-vous que je sois raisonnable ?

Je reçois des services presse

Je vous arrête tout de suite, si vous comptez ouvrir un blog pour recevoir gratuitement des livres, il va falloir vous armer de patience ! Pour ma part, j’ai commencé à recevoir des services de presse au bout de deux années d’existence et depuis, même si je ne sollicite pas les maisons d’édition, certaines sont venues jusqu’à moi et c’est bien agréable.

J’ai découvert les lectures communes

J’adore ça mais c’est mon regret actuel, avoir laissé de côté ce qui m’a procuré de belles rencontres avec des auteurs et des livres mais aussi avec d’autres blogueuses qui parfois sont devenues aussi des amies. J’aimerai bien renouer avec cette pratique, peut-être proposerais-je à nouveau des idées de lectures communes si le cœur vous en dit.

J’ai découvert de nouveaux genres littéraires

Et au premier rang d’entre eux la bande dessinée ! Et oui à part quelques Asterix ou Mafalda, je n’ai aucune culture bulles et au fil de mes lectures, j’y prends goût, je repère surtout les scénaristes avec un intérêt particulier pour Zidrou et Wilfrid Lupano. Je me suis remis à la littérature jeunesse, délaissée depuis mon enfance et découvert la littérature adolescente, notamment avec Malika Ferjoukh ou Marie-Aude Murail.

J’ai découvert de nouveaux auteurs

Pendant des années, je me suis bornée aux classiques de la littérature française, notamment ceux des 17è et 18è siècles, j’ai donc de grosses lacunes que ce soit en littérature contemporaine ou classique des autres siècles et des pays étrangers. Grâce au blog j’ai par exemple découvert quelques classiques anglais ou les polars scandinaves.

On sollicite mon avis

Que ce soit sur le blog ou autour de moi, souvent des mamans à la recherche de lectures pour leurs bambins, on sollicite mon avis, ça me fait tout drôle et c’est un exercice plutôt périlleux car il faut bien connaître les goûts et centres d’intérêt des autres pour donner des pistes.

J’ai des carnets de lecture

Je suis la reine des listes et de l’organisation même je n’ai pas succombé au bullet journal car je n’ai aucun talent ni goût pour le dessin, je tiens pour ma part des carnets de lecture. L’un où je note mes services presse par éditeurs, histoire que je veille à lire régulièrement chacun d’entre eux. Un second où j’ai toute ma pal répertoriée et scrupuleusement mise à jour. Et un troisième où je note chaque lecture et la note que je lui ai mise, ce qui simplifie mon bilan mensuel.

J’ai refilé le virus de la lecture

Ma mère s’est enfin mise à la lecture et me demande chaque semaine ce que j’ai reçu car elle confond mes étagères avec une bibliothèque de prêt mais j’en suis ravie ceci dit ! Pour le coup, je connais biens ses goûts et je tombe juste à chaque fois. Et bien sûr mes garçons ont été contaminés : des histoires policières ou des récits mythologiques pour l’Empereur et des récits plus contemporains, fantastiques ou autour de la Préhistoire avec Sami-Chameau, et si il y a des dinosaures c’est encore mieux (ça c’est lui qui le dit !).

Mon goût pour l’écriture s’est renforcé

Je ne compte pas devenir écrivain même si je suis admirative de certaines blogueuses qui sont devenues romancières avec un certain succès d’ailleurs mais j’adore écrire et manier les mots depuis longtemps et avec mon blog je suis servie, j’aime coucher mes idées, mes avis et donner envie de découvrir les livres que j’ai aimé aux autres.

Et vous, votre blog a-t-il changé votre vie de lectrice ?

Sauveur et fils saison 3 – Marie-Aude Murail

Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kg. Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges comme ce monsieur Kermartin qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher ou comme Gervaise Germain qui s’interdit de prononcer le son « mal » par crainte qu il ne lui arrive un MALheur. Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l attention de ses parents, Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe, Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu il passe ses nuits dans World of Warcraft, Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide ou sa soeur, Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »… Sauveur peut-il les sauver ?

Dans cette troisième saison, nous retrouvons les adolescents des saisons précédentes : Blandine Carré diagnostiquée hyperactive. Ella Kuypens une jeune transgenre victime de harcèlement scolaire. Gabin Poupard, en voie de déscolarisation dont la mère, schizophrène, est régulièrement hospitalisée, et  qui a investi le grenier de Sauveur.

Mais aussi Samuel qui a des relations conflictuelles avec sa mère et qui vient tout juste de faire la connaissance de son père, et bien sûr de nouveaux patients.

Il y a toujours Louise la mère de Paul, le meilleur ami de son fils Lazare, dont Sauveur est amoureux, à qui il a promis un bébé mais qui ne se sent pas à sa place dans cette maison de garçons.

Et le vieux légionnaire Jojo qui a définitivement abandonné sa vie d’errance pour lui préférer la rue des Murlins, et se fait un malin plaisir d’apprendre aux enfants les chansons toutes en finesse de la légion, le boudin en tête !

Du 19 octobre au 25 novembre 2015, Marie-Aude Murail nous raconte le quotidien de Sauveur et des siens, l’évolution de ses patients et les problèmes auxquels ils sont confrontés : dépression, tentative de suicide, transgenre, phobie et harcèlement scolaires, homophobie, intolérance, terrorisme, pauvreté, les familles monoparentales ou recomposées, les transferts patients / psy, les ravages du divorce…

L’auteure nous dépeint la souffrance des adolescents et des adultes confrontés à ces différentes situations avec tellement d’intelligence que ce n’est jamais plombant pour le lecteur, c’est admirable de finesse et de talent, comme toujours chez Marie-Aude Murail.

J’avais eu un coup de coeur pour Sauveur et fils saison 1 et Sauveur et fils saison 2, la saison 3 ne fait pas exception, j’ai adoré tout autant car l’histoire est dans la continuité des volumes précédents sans lasser et sans redondance. Dès les premières lignes, j’ai adoré retrouver Sauveur Saint-Yves, ses patients et tous les habitants de la rue des Murlins, tous si différents et si attachants.

C’est un roman que j’ai savouré, sachant que c’est le dernier de la trilogie, j’ai fait traîner un peu ma lecture, histoire d’en profiter jusqu’au bout. J’ai souri, ri mais aussi tremblé et été émue une fois encore par les épreuves que tous traversent.

La façon qu’a Marie-Aude Murail de nous narrer le quotidien de ce psy humaniste est un vrai bonheur et une fois que l’on a mis le nez dedans, il devient vraiment très difficile de le lâcher.

Il y a toujours beaucoup d’humour, un héros souvent débordé par ses patients mais irrésistible, et une formidable atmosphère de chaleur humaine qui fait du bien.

Un roman formidable avec des héros très touchants et attachants, à mettre entre toutes les mains dès 13 ans !

Un immense merci à Coline et aux éditions Ecole des Loisirs pour cette magnifique lecture.

Ma PAL de printemps

Aujourd’hui c’est le printemps ! Bon quand je regarde le ciel breton aujourd’hui, on a du mal à y croire mais la nature est en fleur, les jours rallongent, c’est déjà ça !

Habituellement, je ne fais pas de PAL saisonnière mais uniquement pour mes vacances, n’aimant pas choisir mes lectures à l’avance, préférant me laisser porter par les envies du moment mais comme finalement l’un n’empêche pas l’autre, j’ai choisi de mettre sur le haut de ma pile à lire cinq services presses et cinq achats, que je vous présente sans plus tarder :

Du coté des SP :

       

Du coté de ma PAL :

        

Et comme cela fait une éternité que je n’ai pas fait de lecture commune, si l’un de ces titres vous tente, je serai ravie d’avoir de la compagnie !

Ça ne va pas arranger ma PAL # 53

Quatre semaines se sont déjà écoulées depuis mon précédent book haul et comme vous allez le constater, ma PAL ne connaît décidément pas la crise puisque ce sont pas moins de 16 nouveaux titres qui sont venus gentiment la grossir.

Deux achats et quatorze services presse ont donc rejoints mes étagères, certains très momentanément puisqu’ils sont déjà lus, ouf !

On commence par deux romans historiques qui ont pour cadre une période que j’aime beaucoup La Belle Époque avec tout d’abord La Belle Époque du dandy tome 1 A l’ombre de la Tour Eiffel de Yolande et Olivier Delagrange que j’ai apprécié dans l’ensemble même si j’ai trouvé qu’il y avait trop de longueurs.

Je lui ai préféré Le roman d’Elsa de Geneviève Senger chez Presses de la Cité qui retrace le parcours d’Elsa pour devenir médecin à une époque où les jeunes femmes étaient rares à avoir cette évocation, un roman très intéressant.

J’avais eu un coup de coeur pour La couleur des sentiments, je suis donc très curieuse de découvrir Le refuge des souvenirs de Mary Marcus toujours chez Presses de la Cité qui traite du même sujet.

Le monde de la haute couture me fascine depuis toujours et La voleuse de robes de Natalie Meg Evans chez Nil a pour décor cet écrin luxueux en plein coeur des années 30.

On poursuit avec une romance pétillante avec laquelle j’ai passé un très bon moment : Je peux très bien me passer de toi de Marie Vareille, une lecture qui fait du bien et que je vous conseille si vous êtes à la recherche d’une lecture légère.

J’ai découvert la plume de Angela Huth à l’occasion de la parution chez La table ronde de son premier roman écrit en 1972, La vie rêvée de Virginia Fly, qui me laisse une impression mi-figue mi-raisin.

Je vais avoir l’occasion de découvrir la suite de On regrettera plus tard : De tes nouvelles d’Agnès Ledig chez Albin Michel, j’avais trouvé le premier agréable mais plutôt prévisible, j’espère que la suite sera plus à mon goût.

Un roman fort et marquant pour continuer L’éternité de Xavier Dupont de Ligonnès de Samuel Doux chez Julliard qui nous brosse le portrait de celui qui reste introuvable depuis le massacre de sa famille en avril 2011.

 Un roman policier pour continuer avec La menace de S.K Tremayne chez Presses de la Cité dont j’avais beaucoup aimé le précédent opus Le doute.

J’ai retrouvé avec bonheur tous les protagonistes de la rue des Murlins dans Sauveur et fils saison 3 de Marie-Aude Murail à L’école des Loisirs que j’ai adoré comme les deux précédents, une trilogie à découvrir absolument si vous ne l’avez pas encore lu !

Un album maintenant paru Rue de Sèvres, Verte, de Marie Despléchin et Magali Le Huche, je ne connais pas le roman dont c’est l’adaptation mais comme j’aime beaucoup les parutions de Rue de Sèvres, je pense être séduite.

Deuxième pioche au rayon des albums : Beaucoup de moutons pour un loup glouton de Mayuko Kishira chez Nobi Nobi ! que les petits adorent à l’heure de la sieste.

On poursuit avec Poséidon le terrible de Martine Laffon dans la collection Mythologie de Flammarion jeunesse, de quoi être incollable sur le dieu des mers !

Toujours chez Flammarion jeunesse qui m’a beaucoup gâté puisque j’ai reçu un roman très attendu : Je suis ton soleil de Marie Pavlenko et qui ne va pas moisir dans ma PAL puisque c’est l’une de mes prochaines lectures.

Je vais retrouver avec grand plaisir la série Les duchesses rebelles de Anne-Marie Desplat-Duc avec La dangereuse amie de la reine, toujours chez Flammarion jeunesse.

Et pour finir, je me suis offert le tome 3 d’une série que j’adore Les enquêtes d’Alfred et Agatha : L’extraordinaire invention du docteur Sorenson signé Ana Campoy.

Le roman d’Elsa – Geneviève Senger

De sa beauté, Elsa Samuelson n’est pas consciente. De sa détermination, elle sait qu’elle peut tirer le meilleur. En ce début du XXe siècle, l’époque sied aux pionnières. Mais comment convaincre son père, riche banquier parisien, de sa volonté d’être médecin ? Elle accepte d’épouser Adrien de Longeville, un aristocrate désargenté ; en contrepartie, elle poursuivra ses études. Dans un domaine où il y a tant à faire pour les futures mères, et particulièrement celles des quartiers populaires, Elsa se sent investie d’une mission. Sa vocation est là, auprès d’elles, en souvenir d’une douleur jamais cicatrisée…
Au point de sacrifier sa vie de femme, de renoncer à l’amour, à Théo, cette rencontre qui tient du miracle, à la maternité ?

Paris, juin 1900. Elsa est la fille de Salomon Samuelson, un riche banquier de confession juive dont le père a fui les pogroms de Russie. Portrait craché de sa mère défunte dont elle a hérité la beauté, la jeune fille qui ne veut pas se contenter d’être belle et de se taire, veut devenir médecin.

Un projet ambitieux qui ne rencontre pas l’assentiment paternel. Salomon a bien accepté que sa fille préférée passe le baccalauréat mais après cela, elle devra épouser un beau parti et tenir salon comme ses sœurs aînées déjà mariées. Elsa a beau refuser une telle destinée, elle est prisonnière de son époque et de la toute puissance qu’ont les hommes sur les femmes.

Heureusement pour elle, l’homme sur lequel son père a jeté son dévolu est Adrien de Longeville, un aristocrate normand désargenté, qui a une vision moderne du monde et qui accepte contre toute attente qu’elle fasse médecine…

Comme vous le savez déjà si vous avez l’habitude de me lire, j’adore les romans historiques et lorsqu’ils se passent à une période que j’aime beaucoup et qu’ils nous promettent un beau portrait de femme, je dis oui !

C’est le cas ici avec Le roman d’Elsa qui retrace le parcours d’Elsa de 1900 à 1914. Geneviève Senger ancre bien son récit dans la Belle Époque, cela ne fait aucun doute que l’auteure connaît sur le bout des doigts la condition féminine du début du 20è, une période de l’histoire où les avancées techniques et scientifiques sont très importantes mais où les femmes sont toujours aussi mal loties.

L’auteure a cœur de montrer toutes les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées à cette époque récente de notre histoire : sous l’emprise des hommes (père, frère ou mari), en proie à la maltraitance, aux dures labeurs et aux grossesses successives qui font qu’elles ont une espérance de vie moindre que celle des hommes.

Une période où les femmes sont les grandes absentes de l’éducation nationale. Très peu de jeunes femmes ont accès aux études et encore moins aux examens tels que le baccalauréat, alors la faculté de médecine, n’en parlons même pas !

Tout au long du roman Elsa et Gretchen, sa confrère allemande, sont en butte à la moquerie des professeurs et des autres étudiants qui vont jusqu’à perturber leur soutenance et à saborder leurs premiers pas de médecins.

Quant aux patients masculins, ils refusent d’être auscultés et soignés par des femmes. Qu’importe, Elsa tient bon et souhaite avant tout soigner des femmes qui souvent refusent elles aussi de se faire ausculter par des médecins hommes. Là encore, elle déchainera la violence des hommes et des ligues de vertu, soupçonnée de faire des avortements clandestins ou de la contraception.

Parallèlement à l’histoire d’Elsa, il y a Théo, un imprimeur féministe qui milite pour l’égalité salariale homme / femme.

Un récit qui aborde aussi la place de la religion dans la vie des femmes et des maternités successives que subissent les femmes, usant leur corps prématurément mais contre lesquelles elles peuvent difficilement lutter sans se voir exclure de la communauté catholique.

Une très bonne lecture donc avec un bémol tout de même : le fait que l’héroïne soit lisse, d’une beauté à couper le souffle et d’une telle sagesse, qu’elle filerait des complexes à n’importe qui. Je trouve dommage qu’on ne sorte pas de ce schéma terriblement classique et déjà vu mais mis à part ça, j’ai adoré Le roman d’Elsa et je ne peux que vous le conseiller si le sujet vous intéresse.

Merci à Marie-Jeanne et aux Editions Presse de la Cité pour ce très beau portrait de femme !

Miss Dashwood tome 1 De si charmants bambins – Gwenaële Barussaud

Au fond de leur château normand, monsieur et madame de Grandville sont désespérés : leurs charmants bambins, Godefroy et Charlotte, multiplient les bêtises et font fuir les gouvernantes. Heureusement, la célèbre école de nurses anglaises, la prestigieuse Perfect Children Academy, a promis de leur envoyer une demoiselle à la hauteur de la situation, et c’est l’excellente Daisy Dashwood qui a été choisie pour cette périlleuse mission. Avec ses connaissances toute fraîches en matière d’éducation, ses diplômes flambants neufs et son réputé flegme britannique, Daisy Dashwood semble effectivement dotée des qualités requises pour corriger les insupportables descendants de la famille Grandville ! Mais il ne faut jamais sous-estimer l’incroyable résistance des enfants français, ni leur extrême inventivité…. Caprices en pleine rue, batailles de mottes de terre, odeurs de camembert, pianiste myope et dressage de marcassin réussiront-ils à déstabiliser la célèbre nurse anglaise ?

Daisy Dashwood est une jeune anglaise destinée à devenir nurse. Pour se faire, elle suit avec assiduité et un certain brio depuis trois ans déjà les cours dispensés par Mrs Stenford au sein de la célèbre école de nurses londonienne la Perfect Children’s Academy.

Mrs Stenford la trouve tellement parfaite qu’elle lui propose de finir sa formation de manière accélérée afin de venir en aide à Godefroy et Victoire Granville qui cherchent une nurse qualifiée pour leurs deux enfants Godefroy et Charlotte.

Bien qu’épouvantée à l’idée de vivre au pays des mangeurs de grenouilles, elle accepte la proposition de la directrice.

Voilà donc Miss Dashwood, dument chapitrée par Mrs Stenford sur toutes les situations auxquelles elle pourrait être confrontée dans le difficile exercice de son métier de nanny, en partance pour la Normandie où la famille Granville l’attend dans son château.

Pleine de confiance dans sa mission, elle est accueillie avec soulagement au château et comprend vite pourquoi. Les deux charmants bambins dont on lui confie l’éducation sont venus à bout en quelques jours de leurs précédentes gouvernantes et se révèlent bien plus récalcitrants que prévu…

J’aime beaucoup la plume de Gwenaële Barussaud découverte à la lecture de sa série pour les adolescentes, Les lumières de Paris. Une série pour laquelle j’ai eu un immense coup de cœur et dont j’attends avec impatience le quatrième tome, j’étais donc ravie de découvrir sa toute nouvelle série à destination des enfants entre 9 et 12 ans, Miss Dashwood nurse certifiée.

Dans ce premier tome De si charmants bambins, nous faisons donc la connaissance de Daisy Dashwood, une nurse qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot et qui fait preuve d’une grande inventivité pédagogique et des deux enfants dont elle s’occupe.

Ce roman se révèle tout à fait charmant, j’aurai adoré le lire petite fille et j’ai franchement pris beaucoup de plaisir à le lire alors que j’ai largement dépassé la tranche d’âge auquel il est destiné.

La plume de Gwenaële Barussaud est toujours aussi agréable et ce premier volume très bien écrit tout en étant à la portée des jeunes lecteurs. L’histoire est bien évidemment d’une simplicité biblique mais elle est fraiche avec des pointes d’humour, de dérision et des passages rocambolesques à souhait, juste ce qu’il faut pour que les enfants acquièrent du vocabulaire et aient le goût de la lecture historique car le récit est bien ancré dans le 19è siècle.

Le travail éditorial autour du livre est une réussite : la couverture est jolie, les en-têtes de chapitre tout à fait délicieux, la typographie bien ronde et bien lisible, l’éditeur aurait pu ajouter quelques illustrations de-ci de-là pour ajouter un charme supplémentaire et aérer la lecture pour les plus jeunes, cela aurait été un plus bienvenu.

Vous l’aurez compris Miss Dashwood est un roman pétillant et drôle avec une vraie qualité littéraire et une jolie plume, je vous le recommande dès 9 ans assurément.

Un grand merci à Flora et aux éditions Fleurus pour cette charmante lecture !

Je peux très bien me passer de toi – Marie Vareille

Chloé, 28 ans et Parisienne jusqu’au bout des ongles, enchaîne les histoires d’amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme, et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu.

De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… Réussiront-elles à tenir leur engagement ?

Un pacte entre copines, un exil, un nouveau départ… Jusqu’où iront-elles ? heart_4je-peux-tres-bien-me-passer-de-toi-marie-vareille

Chloé est une parisienne de 28 ans qui ne se remet pas de sa rupture avec Guillaume, son boss, deux ans plus tôt. Le voyant quotidiennement et toujours amoureuse, elle n’arrive pas à tourner la page bien qu’il s’apprête à épouser Manue et pour tromper son chagrin, collectionne les aventures d’un soir.

Constance est une provinciale montée à Paris, chef de produit, pour un grand groupe européen, chargée de promouvoir leur gamme de serviettes hygiéniques. Cette grande romantique, admiratrice de Jane Austen, traverse une période de No Sex Land depuis près de 30 mois et elle voudrait bien que ça cesse.

Les deux amies font un pacte : Chloé doit démissionner afin d’écrire enfin le roman qu’elle rêve d’écrire depuis 10 ans  et doit s’astreindre à une abstinence de six mois.

Constance de son côté devra sauter sur le premier venu. Deux femmes au mode de vie totalement opposé qui doivent radicalement changer, y arriveront-elles ?

Après des lectures plutôt dures voire un peu déprimantes, j’ai eu une brusque envie de romance et j’ai jeté mon dévolu sur Je peux très bien me passer de toi dont j’avais lu beaucoup de bien.

Et mon avis ne va pas différer des autres car j’ai beaucoup beaucoup aimé ce roman que j’ai trouvé frais, léger et pétillant, pile ce dont j’avais besoin.

L’histoire tricotée par Marie Vareille ne révolutionne certes pas le genre mais qu’est-ce qu’il fait du bien ! A la fois romance et roman feel-good, le récit se lit limite tout seul grâce à la plume fluide, enlevée et drôle de son auteure.

Le duo d’héroïnes est très attachant et on a plaisir à les suivre tour à tour puisque l’auteur alterne les points de vue et les personnages et donne la parole tantôt à Chloé et tantôt à Constance, via son journal intime.

Ces deux jeunes femmes ont beaucoup d’humour et de recul sur leur situation et connaissent les problèmes des femmes d’aujourd’hui : comment conjuguer vie pro et vie perso, comment se remettre d’une rupture, comment séduire quand on a une confiance en soi proche de zéro, etc.

Des femmes à travers lesquelles on peut aisément se reconnaître, en fonction de sa personnalité, pour ma part je me suis sentie proche de Constance par son côté romantique gaffeuse notamment.

Outre ces héroïnes, la galerie de personnages qui gravite autour d’elle est plus qu’intéressante aussi, que ce soit Charlotte, la meilleure amie de Chloé, l’oncle Gonz, Hans (mein furher), Vincent ou mamie Rose, ils apportent tous quelque chose à l’histoire et l’enrichissent par de l’humour, de l’ironie ou de la tendresse.

Marie Vareille nous propose une romance très actuelle, irrésistible et addictive, qui nous fait rire mais qui nous émeut aussi aux larmes. Un roman qui ne peut que plaire aux lectrices que nous sommes tant l’auteure met l’accent sur l’importance des livres tout au long de son récit.

Vous l’aurez compris, je vous recommande plus que chaudement cette pépite !