Sherlock, Lupin et moi tome 1 Le mystère de la dame en noir – Irene Adler

Lu dans le cadre de Ma PAL de printemps (3/10)

Été 1870, Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irene Adler font connaissance à Saint-Malo. Les trois amis espèrent profiter de leurs vacances en bord de mer, mais le destin leur a réservé une surprise. Un corps s’est échoué sur une plage voisine et les trois camarades se retrouvent au beau milieu d’une enquête criminelle. Un collier de diamants a disparu, le mort semble avoir deux identités et une silhouette fantomatique apparaît la nuit sur les toits de la ville. Trois détectives ne seront pas de trop pour résoudre l’énigme de Saint-Malo !

Saint-Malo, 1870. L’été de ses douze ans, Irene Adler, une jeune américaine, fait la connaissance de Sherlock Holmes et d’Arsène Lupin, tous deux âgés de quatorze ans et en villégiature comme elle sur la côte Bretonne.

Entre eux, une grande amitié naît et au gré de leurs promenades dans la cité corsaire, ils trouvent un corps échoué sur la plage. L’homme, dont on ne connaît pas l’identité, a semble-t-il été victime d’un meurtre.

Au même moment, un collier de diamants d’une valeur inestimable est volé à Madame de Martigny, une amie de madame Holmes. Le voleur serait-il le mystérieux promeneur des toits que l’on aperçoit chaque nuit ? Ou le meurtrier et le voleur sont-ils la même personne ?

Sherlock, Arsène et Irene, en quête de sensations fortes et pour tromper leur ennui, décident d’enquêter sur ces deux affaires, d’autant que la police locale ne brille pas par son efficacité…

Lorsque mon regard a croisé Sherlock, Lupin et moi tome 1 Le mystère de la dame en noir en librairie, j’ai su que j’allais faire deux heureux : moi-même of course et surtout mon Empereur de fils, grand fan d’histoires policières et de Sherlock Holmes en particulier.

C’est donc en sa compagnie que j’ai lu ce roman policier grâce auquel il a découvert l’un des héros de mon enfance : Arsène Lupin ! Dans ce récit à la première personne, Irene nous relate leur première aventure ensemble et sa rencontre avec Holmes et Lupin.

Autant vous le dire d’emblée, nous avons passé un excellent moment de lecture. Le récit est rythmé, drôle et passionnant, bien écrit et il contient suffisamment de rebondissements et de suspens pour plaire aux enfants dès 10 ans mais aussi aux adultes car c’est un vrai roman policier avec plusieurs enquêtes à la clé : d’un côté un meurtre et de l’autre un vol de bijoux, sans compter l’enquête pour découvrir l’identité du défunt.

Notre trio d’amis va se retrouver au mauvais endroit et au mauvais moment et aura besoin de toute sa sagacité pour se sortir des pièges que l’on va leur tendre.

Pendant près de 300 pages, on ne s’ennuie pas une seconde à suivre cette folle aventure, pleine de péripéties et qui est aussi très bien ancrée dans son époque et ses technologies, l’idéal pour familiariser le jeune public à cette fin du 19è siècle et leur faire découvrir ces deux personnages emblématiques de la littérature que sont Sherlock Holmes et Arsène Lupin.

L’auteur, dont on ne connaît pas l’identité, a la bonne idée de réunir ces deux héros de la littérature policière classique comme l’avait fait Maurice Leblanc lui-même dans son recueil Arsène Lupin contre Herlock Sholmès.

Mention spéciale pour le travail éditorial d’Albin Michel jeunesse qui a soigné la couverture avec un rabat, inséré des gravures d’époque et dont chaque en-tête de chapitre a sa propre illustration, un véritable plaisir pour les yeux et une réelle invitation à la lecture, bravo !

Vous l’aurez compris, je suis séduite par ce premier tome, mon Empereur de fils aussi et nous attendons avec impatience la suite des aventures de nos trois héros.

Ça ne va pas arranger ma PAL # 54

Les semaines filent à une vitesse folle mais cela déjà fait un mois depuis mon dernier book haul et j’ai une fois encore une belle fournée de livres à vous présenter et ce n’est pas fini car depuis quelques temps, j’achète beaucoup de livres en ce moment, bref c’est pas demain que ma PAL connaîtra la crise même si quelques-uns sont déjà lus !

Au menu du mois d’avril pas moins de seize romans et bandes dessinées ont rejoint mes étagères : dix services presse et six achats que je vous propose de découvrir sans plus attendre :

On commence par les romans policiers au nombre de deux avec tout d’abord une nouvelle enquête du commissaire Dupin : L’inconnu du Port Bélon de Jean-Luc Bannalec chez Presses de la Cité, je me réjouis d’ores et déjà de connaître la suite des aventures de notre commissaire gourmand et accro à la caféine.

Retrouvailles aussi avec le département V dans le septième volume de la série écrit par Jussi Adler Olsen : Selfies chez Albin Michel.

On poursuit avec des romans contemporains et tout d’abord un ovni signé Jérôme Attal : L’appel de Portobello road chez Robert Laffont, un court roman sous forme de rêverie très plaisant à lire.

Je sortirai les mouchoirs pour ma lecture d’Avant toi de Jojo Moyes, un roman et une auteure qui ont la faveur de la blogsophère, je verrai bien si je serai aussi séduite que tout le monde.

Je me suis en revanche beaucoup divertie en lisant Les aventures improbables de Julie Dumont de Cassandra O’Donnell, un roman drôle et pétillant que je vous recommande pour passer un bon moment.

On passe aux romans historiques maintenant avec La vie ne danse qu’un instant de Teresa Révay chez Albin Michel, une belle brique qui a pour cadre les années 30 et la montée du fascisme, un roman qui promet d’être passionnant !

Un registre plus léger pour continuer avec Les amants de Maulnes de Lyliane Mosca chez Presses de la Cité qui a pour cadre l’après deuxième guerre mondiale.

Toujours chez Presses de la cité une grande fresque familiale comme je les aime : La maison au bord de la nuit de Catherine Banner, une sacrée brique elle aussi que j’espère pouvoir sortir de ma PAL rapidement tout de même.

Et pour finir avec les romans historiques, le dernier roman de Karine Lebert encore chez Presses de la Cité : Les demoiselles de Beaune qui a pour décor la Bourgogne du 16è siècle.

On passe à la jeunesse maintenant avec une bande dessinée qui me tentait beaucoup depuis sa parution : Une aventure des Spectaculaires tome 1 : Le cabaret des ombres de Arnaud Poitevin & de Régis Hautière. J’achète assez rarement des bd mais mon Sami-Chameau en est friand aussi et celle-ci devrait nous plaire à tous les deux !

Un petit roman historique qui se déroule au 19è siècle : Les compagnons de la cigogne tome 1 : Le lac des damnés de Sophie Humann dont le second tome sortira d’ici quelques temps.

On continue avec un roman préhistorique bien documenté que mon Sami-Chameau a adoré et que j’ai trouvé plutôt intéressant La vallée des mammouths de Olivier May chez Flammarion jeunesse.

Je me réjouis de retrouver la jolie plume de Gwenaëlle Barussaud et la charmante Miss Dashwood dans le second tome de ses aventures : Attention enfant fragile ! chez Fleurus.

Un court roman mêlant mystère et gourmandise, agrémenté d’illustrations très sympathiques : C.H.E.F.S tome 1 : Gaufres, collège et mystère de Christelle Chatel chez Play Bac pour poursuivre et qui parfait pour les jeunes collégiens qui font leur entrée en 6ème même si il manque un peu de consistance !

Et on termine ce tour d’horizon des nouveautés par deux achats qui étaient sur ma whish list depuis un bail : un roman historique Via temporis tome 1 Opération Marie-Antoinette de Joslan F. Keller. Et un classique de la littérature américaine : Treize à la douzaine de Ernestine et Franck Gilbreth.

En avez-vous lu certains ? En attendant de vous en reparler, je vous souhaite un bon week-end et de belles lectures.

La menace – S.K Tremayne

Quand Rachel épouse David Kerthen, un bel et brillant avocat, elle n’en croit pas sa chance. Loin de Londres et des années de vache maigre, elle découvre les joies de la vie de famille auprès de l’affectueux petit garçon de son mari, Jamie. Au coeur des Cornouailles, dans un manoir surplombant les déchirures de la côte et l’Océan impétueux, elle joue déjà à la châtelaine.

Mais le conte de fées se ternit vite : le souvenir de Nina, la première épouse de David, disparue deux ans auparavant, hante encore les couloirs de cette demeure séculaire. Et peu à peu son petit Jamie adopte vis-à-vis de Rachel un comportement inquiétant, prophétisant l’avenir et niant certaines réalités.Qu’est-il arrivé à Nina ? Que cache le sourire du séduisant avocat ? Et Rachel, que vient-elle faire dans cette histoire ? Tandis que la suspicion commence à ronger le jeune couple, Jamie prédit à Rachel qu’elle mourra à Noël…

Rachel, une photographe londonienne de 30 ans d’origine modeste a tout quitté pour s’installer dans une demeure retirée des Cornouailles, Carnhallow. Elle y vit avec son beau-fils Jamie âgé de 8 ans dont elle a épousé le père quelques semaines seulement après leur rencontre, la gouvernante Cassie et sa belle-mère Juliet. David Kerthen, son mari, un avocat plein aux as, les rejoint chaque week-end.

Dix-mois auparavant, Nina, la femme de David et mère de Jamie, a trouvé la mort dans un puits de mine contigu au manoir, propriété des Kerthen depuis mille ans. Depuis lors, Jamie n’arrive pas à faire son deuil, en proie à de nombreuses hallucinations.

A quelques mois de Noël, la famille parfaite qu’ils semblent former, se fissure peu à peu. Jamie dit à Rachel qu’elle va mourir le jour de Noël. Une telle prédiction pourrait sembler fantaisiste mais Rachel la prend très au sérieux, trop. Quelle menace pèse sur Carnhallow et ses habitants ? Et surtout, Nina est-elle réellement morte ou revient-elle se venger ?

L’an dernier, j’avais beaucoup aimé le premier roman de S.K Tremayne : Le doute. C’est donc très confiante et persuadée que j’allais passer un très bon moment que j’ai entamé ma lecture de son nouvel opus, La menace.

Je ressors de cette lecture déçue car si l’auteur arrive à nous plonger dans une atmosphère angoissante et gothique, à la Rebecca, n’est pas Daphne du Maurier qui veut et le reste du thriller psychologique m’a nettement moins plu.

Tout d’abord l’auteur nous livre un roman qui ressemble un peu trop à son précédent, si dans Le doute j’ai été très surprise, ici je le fus nettement moins, il use trop des mêmes ficelles.

Deuxièmement, malgré les rebondissements nombreux qui émaillent le roman, le récit est trop bavard, il y a d’abondantes et longues digressions sur les mines, que j’ai fini par sauter tant elles m’agaçaient.

Un rythme trop lent donc qui nuit à la lecture et à l’atmosphère qui devrait monter crescendo et qui perd en intensité à cause de ses longueurs. En revanche, S.K Tremayne sème le doute dans la tête du lecteur en mettant en scène des personnages qui mentent tous et dont on doit démêler sans cesse dans leurs versions, le vrai du faux, et c’est plutôt bien mené ici.

J’ai trouvé en revanche que le délitement de ce couple arrive trop vite même si ça peut sembler cohérent puisque David et Rachel se sont mariés dans le mois qui a suivi leur rencontre, ils se donc unis presque aussi rapidement qu’ils se sont désunis.

Vous l’aurez compris, je suis plutôt déçue par ce titre même si il reste un thriller psychologique de bonne facture, j’ai largement préféré Le doute à La menace, nettement plus maîtrisé et plus surprenant à mon goût.

Merci à Anne et aux Presses de la Cité pour cette lecture.

L’appel de Portobello road – Jérôme Attal

Un secret de famille tombé du ciel. Un compositeur de chansons. Des nuits parisiennes et le vacarme de la solitude. Une décision à prendre. Une fille au bout de la route. Deux pom-pom girls originaires de Tchéquie. Une fête monstre sur la route de Mons. Une tarte au riz partagée avec le fantôme d’une star du rock. De la porcelaine anglaise. Comme est la vie. Fragile et robuste à la fois. Et une ode à l’amour au tournant de chaque page.

Ethan Collas est un auteur-compositeur parisien en quête de succès car sa plus grande réussite se résume jusqu’à présent au jungle météo d’une chaine du câble. Encore marqué par le décès de ses parents qui le choyaient particulièrement, il cumule les déboires professionnels et les déceptions personnelles et pour couronner le tout, il perd ses cheveux.

Une nuit, son téléphone à cadran purement décoratif, donc pas branché, un modèle des années 1970 « déniché dans une boutique de Portobello Road » lors d’un séjour à Londres sonne. Lorsqu’il décroche, il entend la voix de ses parents disparus depuis deux ans lui dire après avoir pris de ses nouvelles :  » On voulait te demander, papa et moi, si tu pouvais dire à ta sœur qu’on pense à elle tous les jours. »

Le problème c’est qu’Ethan est fils unique…

Comme son héros, Jérôme Attal est auteur-compositeur mais contrairement à Ethan, il a connu un grand succès l’an dernier avec son roman Les jonquilles de Green Park , couronné du prix du roman de l’Ile de Ré et du prix Coup de cœur du salon Lire en Poche de Saint-Maur.

Après ce joli succès et tous les bons avis que j’avais lu sur le style de l’auteur, j’avais hâte de découvrir son tout nouvel opus L’appel de Portobello road et de voir si je serai moi aussi sous le charme de la plume de Jérôme Attal.

L’auteur nous plonge en préambule en plein conte japonais du XVè siècle avec une princesse et un chevalier autour d’une cérémonie du thé qui connaît son épilogue dans le dernier chapitre. Entre ce premier et ce dernier chapitre, Jérôme Attal nous donne à lire un récit bien contemporain celui-là, celui d’Ethan et son coup de fil nocturne (cauchemar ou réalité ?) et des confidences qu’il fait à son meilleur ami Sébastien.

Déboussolé par ce coup de fil dont il ne sait s’il est réel ou imaginaire, Ethan va partir en quête de ses origines afin de découvrir si cette sœur existe ou non. Un périple qui va le mener de Saint Germain en Laye où il renoue avec une tata gentiment foldgingue à Ath, en Belgique.

C’est un cours récit sous forme d’échappée belle que nous propose Jérôme Attal ponctué d’interrogations diverses et de rencontres farfelues puisqu’on y croisera des pom-pom girls tchèques et une troupe de bikers de Mons amoureux de la tarte au riz.

Mais au-delà de l’aspect surréaliste et parfois drôle des évènements, l’auteur nous conte le manque engendré par la disparition de ses parents, le naufrage que peut parfois être la vieillesse avec la solitude ou la maladie d’Alzheimer, des thèmes qui donnent au roman une note douce-amère et qui nous amènent à des réflexions.

Et que dire du héros ? Ethan est un personnage attachant, gentiment looser que l’on a plaisir à suivre dans cette quête de June. Cette première rencontre, bien que très particulère, avec la plume de Jérôme Attal me confirme qu’il faut que je lise son précédent roman.

L’appel de Portobello road est un roman étrange qui ne plaira pas à tout le monde mais qui a su me charmer par cette singularité à laquelle je ne m’attendais pas du tout, une jolie découverte en ce qui me concerne.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour cet envoi et à Jérôme pour sa charmante dédicace !

Monsieur désire ? – Hubert & Virginie Augustin

Dans l’Angleterre victorienne, Lisbeth, une domestique plutôt discrète, vient d’entrer au service d’Édouard, un noble irritant de suffisance, provocateur et blasé. Habitué à choquer son entourage par le récit de ses frasques, ce jeune dandy découvre en sa nouvelle servante quelqu’un de moins docile et impressionnable qu’il ne le croyait. Face à ses piques, celle-ci reste imperturbable, ne répondant que par un regard empreint de compassion sincère.

Londres, époque victorienne. Sir Edouard est un noble plein de morgue, blasé et fornicateur en diable. Il mène une vie oisive et passablement scandaleuse puisqu’il collectionne les maîtresses : ses soubrettes qu’il engrosse et chasse aussitôt of course, des vieilles rombières, des femmes mariées mais aussi des jeunes filles en fleur qui se retrouvent bannies de la bonne société par sa faute.

Lisbeth est une jeune bonne très discrète qui vient de faire son entrée au service de monsieur. Son visage ingrat et sa condition l’empêchent de penser au mariage. Malgré le joli minois de Monsieur, pour elle pas question de libertinage et c’est ce qui va attirer sir Edouard qui va en faire sa confidente. Malgré leurs disparités sociales, une certaine complicité naît entre eux et va provoquer la jalousie du personnel…

En empruntant Monsieur désire ? je ne connaissais absolument pas son sujet mais je me doutais bien qu’il évoquerait la condition de la domesticité féminine à l’époque victorienne.

L’histoire que nous conte Hubert le scénariste de ce roman graphique aborde bien ce point, montrant la fragilité de ses petites bonnes venues de la campagne qui bien souvent atterrissaient dans le lit de leur employeur, de bon gré ou de mal gré d’ailleurs (le fameux droit de cuissage !) et qui étaient ensuite irrémédiablement jetées une fois engrossées avec un petit pécule si Monsieur était généreux ou sans rien sinon, les condamnant ainsi à la prostitution  car personne n’embauchait une fille mère, avec ou sans bébé.

Mais Monsieur désire ? aborde aussi la vie de débauche que menaient certains nobles célibataires oisifs du XIXè siècle et dont les plaisirs rythmaient le quotidien, entre le jeu, les soirées mondaines et les bordels, qui connaissent un succès florissant tout au long du règne puritain de Victoria.

Certaines scènes sont donc assez osées et crues puisqu’elles sont censées choquer Lisbeth et la faire réagir autrement que par sa gentillesse et sa compassion naturelles, j’avoue que je ne m’attendais pas à ce déballage mais ce n’est pas ça qui m’a le plus gênée.

J’avais été attirée par la couverture que je trouve réussie et je regrette que l’ensemble de la bande dessinée ne soit pas du même acabit, je n’ai pas accroché au style de Virginie Augustin et je regrette que la typologie soit aussi petite, je ne l’ai pas trouvé confortable à lire du tout.

Quant à la fin du récit, je ne l’ai pas aimé car elle m’a laissé sur ma faim justement !

Très bonne idée en revanche l’appendice en fin d’ouvrage rédigé par Hubert qui revient en détail sur le contexte historique et social développé dans l’album, illustré de gravures d’époque et de dessins inédits, très intéressant pour ceux qui connaissent peu cette époque.

Vous l’aurez compris, une bande dessinée qui ne manque pas d’attrait mais qui m’a un peu déçue, je m’attendais à mieux et surtout un récit à la Jeeves ou à la Downton Abbey même s’il offre un excellent aperçu des relations entre maîtres et domestiques !

Verte – Marie Desplechin & Magali Le Huche

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être. BD Jeunesse.

Verte est une préado de 11 ans qui a en horreur son prénom, elle aurait largement préféré s’appeler Blanche ou Violette. Verte vit avec sa mère Ursule, elle n’a jamais connu son père, et elle est issue d’une longue lignée de sorcières.

Verte est en quête de normalité, tout ce qu’elle veut c’est se marier et avoir des enfants. De ses pouvoirs magiques, Verte n’en veut à aucun prix au grand dam de sa maman qui, consternée par un tel déni, décide de demander de l’aide à sa propre mère, Anastabotte.

A elle, d’enseigner les rudiments de la magie à Verte et tant pis si la demoiselle ne veut pas, sorcière elle est née, sorcière elle le restera !

Mais tout ne se passe pas exactement comme prévu car Verte préfère passer son temps avec Soufi, un jeune footballeur de sa classe et Anastabotte a bien du mal à forcer sa petite-fille à quoique ce soit…

Verte est l’adaptation du roman éponyme de Marie Desplechin publié aux éditions École des Loisirs en 1996, couronné de plusieurs prix et premier tome d’une trilogie composée également de Pome et de Mauve.

Autant de romans dont je n’avais jamais entendu parler mais c’est la couverture et le pitch de cet album qui m’ont donné envie de le lire et le livre refermé, je dois dire que j’ai passé un délicieux moment de lecture en compagnie de Verte et d’Anastabotte, un duo de sorcières bien attachant !

L’adaptation que signe ici Marie Desplechin elle-même avec un scénario tendre, espiègle et plein d’humour est bien servi par les illustrations signées de Magali Le Huche dont je découvre le travail et qui m’ont bien plu avec des traits tout en rondeur, un joli travail autour des couleurs pastel et des décors soignés.

Mon bémol c’est que j’en aurai voulu bien plus. L’histoire file à toute vitesse : on a à peine le temps de rentrer dedans qu’elle se résout vite, en trois coups de cuillères à pot alors que quelques dizaines de pages n’auraient pas été superflues tant l’ambiance charmante et surannée de cette bande dessinée s’y prêtait.

Il y a un peu trop de raccourcis à mon goût et je trouve ça dommage car les thématiques abordées dans cet album sont très intéressantes : la relation mère-fille, la relation petite-fille et grand-mère, l’amitié, la famille, l’amour, la différence, la filiation et la quête du père, etc, méritaient comme je le disais quelques pages supplémentaires.

Une lecture en tout cas très agréable et un album que je conseille aux enfants et aux grands enfants à partir de 9 ans.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette découverte !

Winston tome 1 Un chat en mission secrète – Frauke Scheunemann

Winston est un chat de luxe à l’humour caustique, pantouflard et délicat, qui n’a jamais mis les pattes dehors. Sa vie est bouleversée quand Kira, la fille de la domestique de son maître, vient habiter l’appartement. Promenades, rencontre avec les chats de gouttières du voisinage, Winston est contraint de changer de quotidien. Les ennuis arrivent pour les deux héros… Un jour d’orage, ils sont tous deux frappés par la foudre et se retrouvent chacun dans le corps de l’autre… et trouvent à le moyen de réussir à résoudre tous les deux leurs problèmes… en s’entraidant.

Winston Churchill est un British Shorthair pur race d’origine anglaise qui vit en colocation avec Werner Hagedorn, un professeur de physique quantique. Ils habitent un bel appartement au numéro 106A de la très chic Allée-Haute à Hambourg en Allemagne.

La vie de Winston est un vrai paradis terrestre : choyé par son maître et par Olga, l’employée de maison du professeur qui lui mitonne de bons petits plats, il paresse toute la journée sur le canapé du salon et ne met jamais le nez dehors car nom d’une sardine à l’huile il déteste les enfants et sa propre compagnie lui suffit.

Winston est un chat snob mais comblé jusqu’au jour où Olga remet sa démission pour se marier et que sa sœur Anna fait son entrée dans leur vie, affublée d’une grande fille de 12 ans prénommée Kira.

Si Werner avait demandé son avis à Winston, mère et fille n’auraient jamais franchi le seuil de l’appartement mais hélas, ce n’est pas le cas. Il vit très mal l’arrivée de ses intruses dans son quotidien feutré d’autant plus que Anna est accusé par son ancien compagnon de trafic de cigarettes !

Quant à Kira, elle est bien gentille mais elle s’est mise en tête de sortir Winston hors de son nid douillet et c’est alors qu’un orage transmute Kira dans le corps de Winston et Winston dans le corps de Kira…

J’avais reçu ce roman cet été et je m’étais promis de le lire rapidement car cette couverture très réussie est une véritable invitation à la lecture. Hélas, trois fois hélas, comme toujours j’ai traîné mais je me suis finalement décidée à le sortir de ma PAL et je l’ai dévoré en deux jours !

Winston est un roman drôle, piquant, fantastique, envoûtant, original, prenant, mignon… bref j’ai adoré ce premier tome très réussi mêlant habilement fantastique, policier, le tout saupoudré de beaucoup d’humour et de causticité.

Cerise sur le gâteau, c’est un récit de grande qualité qui plaira aux 9 / 12 ans, public auquel il est destiné mais aussi aux adultes car comme je vous le disais je l’ai lu quasi d’une traite tant Frauke Scheunemann m’a bien ferré dans ses filets.

Le duo formé par Winston, le narrateur, un chat certes snob et gourmand mais intelligent et avec un grand cœur et Kira, une jeune pré-ado confrontée aux élèves snobs de son nouveau collège intelligente elle aussi, fonctionne bien et se révèle complémentaire.

Ce premier tome est un vrai roman feel-good pour les enfants plein de tendresse, d’amitié, d’entraide, de drôlerie et de péripéties que je ne peux que vous recommander de mettre dans les mains de vos enfants et des vôtres si, comme moi, vous aimez lire de la jeunesse, cette petite perle vous plaira sans aucun doute.

Pour ma part, je lirai le tome 2 avec grand plaisir dès qu’il sera paru. Un grand merci à Flora et aux éditions Fleurus pour cette charmante lecture !