Ça ne va pas arranger ma PAL # 52

Ma PAL ne connaît décidément pas la crise, il est donc temps de vous faire un point sur les livres qui ont rejoint mes étagères au cours de ces quatre dernières semaines. Entre partenariats et achats, ma PAL a bien enflé puisque pas moins de 16 nouveaux romans sont venus grossir ses rangs !

On commence par les romans historiques et tout d’abord La malamour de Claude Mossé chez Presses de la cité qui a pour décor la Terreur en Avignon.

Changement d’époque avec Gabrielle d’Estrées ou les belles amours de Isaure de Saint Pierre chez Albin Michel, vous savez que la vie des favorites me passionne, je me réjouis d’en apprendre davantage sur celle qui fut aimée du Vert-Galant.

On continue avec L’île des bienheureux de Vea Kaiser chez Presses de la cité, un roman qui promet d’être drôle et qui va m’entraîner à la frontière gréco-albanaise.

Voyager jusqu’en Inde avec La promesse d’un ciel étoilé de Alison McQueen, ma lecture en cours, qui se déroule après la seconde guerre mondiale en Inde, toujours chez Presses de la cité.

Deux achats maintenant : Le jardin blanc de Stéphanie Barron qui a pour héroïne Virginia Woolf et une jeune femme qui doute de son suicide. Et Fleur de neige de Lisa See, un roman qui a pour décor la Chine du 19è siècle et qui était sur ma WL depuis des années !

Berlin secret de Franz Hessel, père de Stéphane, chez Albin Michel, nous conte le dans le Berlin bohème qui bat au rythme des Années folles, et sa couverture est sublime, non ?

On reste dans la littérature allemande avec Monsieur Jean a un plan de Thomas Montasser, un roman feel good déjà lu et je vous invite à lire ma chronique pour en savoir plus.

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Pamela de Stephanie des Horts chez Albin Michel nous dresse le portrait de Pamela Harriman, ambassadrice des Etats-Unis en France à la vie amoureuse mouvementée.

Un seul polar mais de poids puisqu’il s’agit de La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker que je dois être à peu près la seule à n’avoir pas lu, il me tarde donc de m’y plonger.

On passe à la jeunesse maintenant avec la suite et fin de la trilogie suédoise signée Asa Larsson : Pax tome 3 Le myling frappe chez Slalom.

Je suis particulièrement ravie d’avoir reçu Miss Dashwood nurse certifiée tome 1 De si charmants bambins de Gwenaële Barussaud chez Fleurus, vous savez comme j’adore sa série Les lumières de Paris, je me réjouis donc de découvrir sa nouvelle série.

Toujours chez Fleurus : Les passeurs d’histoires de Mechthild Gläser, un roman fantastique avec une héroïne qui plonge littéralement dans les livres !

Et pour en finir avec les services presse, j’ai reçu là aussi ô joie ô bonheur le troisième tome d’Astrid Bromure Comment épingler l’enfant sauvage de Fabrice Parme chez Rue de Sèvres, une de mes séries chouchous.

Deux achats pour clore cet énorme book haul : Watership Down de Richard Adams, un classique réédité il y a quelques mois et qui fait l’unanimité, c’est aussi une belle brique, elle risque donc de rester un moment bien au chaud dans ma PAL.

On termine avec Sherlock, Lupin et moi de Irene Adler. Un tel titre a immédiatement attiré mon attention, c’est une lecture en cours que je partage avec mon Empereur de fils, mise en pause hélas le temps qu’il lise sa lecture pour le collège.

Monsieur Jean a un plan – Thomas Montasser

Monsieur Jean est concierge de nuit au grand hôtel Tour au Lac de Zurich, ou plutôt il était concierge, car l’heure de la retraite a sonné. Lui qui ne vivait que pour l’hôtel va devoir réapprendre à dormir la nuit et à occuper ses journées. Mais Monsieur Jean n’est pas du genre à rester inactif et donner un coup de pouce discret au destin des gens est ce qu’il sait faire de mieux. Dans l’immédiat, il a donc encore quelques projets sur le feu : réconcilier deux anciennes ballerines fâchées depuis plus de trente ans, offrir des fleurs à la concierge esseulée, remettre un pickpocket sur le droit chemin ou aider une jeune femme à ouvrir son café… On aimerait tous avoir un Monsieur Jean dans notre vie.heart_3monsieur-jean-a-un-plan-thomas-montasser

Zurich, Monsieur Jean vient de prendre sa retraite après des décennies de bons et loyaux services à l’hôtel le Tour au lac, où il était unanimement apprécié comme concierge de nuit autant des clients que de ses collègues.

Mis en retraite forcée, Monsieur Jean doit alors réapprendre à vivre et combler ses longues journées, lui qui ne vivait que la nuit, avec la solitude pour seule compagne car sa femme est morte depuis longtemps et son meilleur ami vient de décéder.

Après toute une vie passée au service des autres, Monsieur Jean, a bien l’intention de continuer à rendre service en réconciliant deux anciennes ballerines fâchées depuis 30 ans, en aidant une jeune femme à ouvrir son café et en remettant dans le droit chemin un jeune pickpocket qui lui fait beaucoup penser à lui…

J’avais découvert Thomas Montasser à l’occasion de la parution de son premier roman l’an dernier, Une année particulière, l’histoire d’une jeune femme, Valérie, qui se retrouve libraire alors que rien ne la destinait à ça. Un roman doux amer qui m’avait bien plu dans l’ensemble, aussi lorsque j’ai vu Monsieur Jean a un plan dans le catalogue des Presses de la Cité, j’ai eu envie de le recevoir et il n’a pas eu le temps de traîner dans ma PAL.

Thomas Montasser nous propose ici un roman feel good qui se lit tout seul mais qui ne restera pas longtemps dans mes annales, c’est typiquement le genre de roman qui fait du bien mais qui ne sort pas des sentiers battus.

Monsieur Jean est bien propre sur lui et bien lisse, un homme gentil, altruiste, qui aime rendre service et qu’on aimerait bien avoir pour voisin ou ami. Les autres personnages sont comme lui : sympathiques et attachants, des personnes auxquels on s’identifie sans problème, notamment Anastasia et Sophie.

Les chapitres sont courts, ce qui donne un rythme soutenu au récit mais pour moi la multiplicité des histoires et des personnages ne marche pas, j’ai eu du mal à suivre et à me remémorer à chaque fois où l’on en était resté de l’histoire, quel était le personnage concernée, sa problématique… c’est mon plus gros bémol car j’ai eu plaisir à suivre les pérégrinations de Monsieur Jean, un homme à l’humour savoureux.

Vous l’aurez compris Monsieur Jean a un plan est une fable fantaisiste, qui se veut résolument optimiste sur le genre humain, qui fait donc du bien et que je vous invite à lire si vous souhaitez fuir la morosité ambiante et l’hiver gris, Monsieur Jean est un petit rayon de soleil à lui tout seul et il fera entrer le printemps dans votre quotidien.

Un grand merci à Anne et aux Editions Presses de la cité pour cette lecture réconfortante !

Lady Helen tome 1 Le club des Mauvais Jours – Alison Goodman

Lu dans le cadre du challenge  1 pavé par mois

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Londres, avril 1812. Lady Helen s’apprête à faire son entrée à la cour. La jeune orpheline est encore sous la tutelle de son oncle et de sa tante qui veillent à étouffer chez elle tout écart pouvant rappeler la réputation sulfureuse de sa mère. Helen fait alors la connaissance du ténébreux Lord Carlston, qui revient juste d’exil après avoir été soupçonné du meurtre de sa femme. Elle est piquée par la curiosité, d’autant qu’il promet de lui faire des révélations sur elle-même et sa mère et que d‘étranges faits surviennent alors : des bonnes disparaissent, des meurtres sanglants sont commis. Mais la jeune fille est loin de soupçonner l’existence de démons viciés, des Abuseurs, qui se nourrissent de l’énergie humaine. heart_4lady-helen-tome-1-alison-goodman

Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall vient de quitter son pensionnat afin de faire sa première saison, et par conséquent, son entrée dans le monde, elle va même être présentée à la reine Charlotte et au régent, Primmy.

Helen loge dans l’hôtel particulier de son oncle et tuteur, en charge de son fortune, un homme particulièrement rigide et de sa tante Eleonore, qui est souvent obligée d’arrondir les angles afin de protéger sa nièce chérie.

Au cours de la présentation à la reine, elle fait la connaissance de Lord Carlston, un cousin de la famille, tout juste revenu d’exil, et de funeste réputation, accusé par la rumeur publique d’avoir assassiné sa femme dont on n’a jamais retrouvé la dépouille.

Sa Seigneurie, dont elle se méfie, lui apprend que sa mère défunte, déclarée folle et traitre à la patrie et morte depuis une décennie, était en fait une vigilante et qu’elle en est elle-même une. Elle découvre également l’existence des Abuseurs, des créatures maléfiques, qui sont responsables de la disparition de l’une de ses bonnes et de meurtres sanglants…

Je méconnais totalement la période de la Régence anglaise et je me suis assez peu frottée aux romans de Jane Austen, Orgueil et préjugé et Lady Susan, exceptés, j’étais donc très curieuse de découvrir Lady Helen tome 1 Le club des Mauvais Jours, un roman historique Young adult mâtiné de fantastique et je dois dire que j’ai passé un très bon moment en compagnie d’Helen et que pour moi le pari est réussi.

Alison Goodman réussit en effet à merveille à faire coexister la vie mondaine d’Helen en pleine Régence avec ses promenades dans les jardins de Vauxhall, les bals et la présentation à reine Charlotte d’un côté, et des combats contre les figures malfaisantes que sont les Abuseurs, de l’autre.

L’auteure nous régale aussi de descriptions de robes toutes plus belles les unes que les autres et cet aspect typiquement féminin est bien agréable à lire tout comme l’aspect romance du récit qui apporte une légèreté dont on a bien besoin lorsque la violence se fait plus présente.

Un premier tome prometteur et qui se lit avec beaucoup de plaisir même pour moi qui ne suis pas férue de fantastique comme vous le savez déjà, ici c’est bien dosé, la trame historique ne s’efface pas au profit du fantastique qui fait des incursions toujours très bien amenées et maîtrisées.

Alison Goodman dévoile à ses jeunes lectrices le monde impitoyable des saisons à l’anglaise, une période durant laquelle une jeune fille bien née se devait de trouver un mari et surtout conclure une belle union, utile aux siens et savamment orchestrée par eux, sans qu’elle n’ait voix au chapitre.

Le personnage d’Helen, est attachante, docile au début du roman, elle s’accommode bien du strict patriarcat du 19è, les femmes n’étant que quantités négligeables. Elle sait jouer des contraintes de la société pour s’affirmer comme une jeune femme intelligente et courageuse qui saura prendre les décisions qui s’imposent pour son avenir.

Une bonne pioche donc et l’envie de retrouver Helen et Lord Carlston dans le second tome à paraître cette année.

Tag PKJ : 12 livres à lire en 2017

On se retrouve aujourd’hui pour un TAG proposé par les éditions PKJ et qui nous propose de mettre en lumière 12 livres de notre PAL ou de notre wishlist que l’on aimerait lire en 2017 !

1) Le livre le plus attendu en 2017.

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2) Un livre de votre pile à lire que vous voulez absolument lire cette année.

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3) Un roman PKJ.

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4) Un livre d’un auteur que vous aimez beaucoup.

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5) Un livre d’un auteur que vous n’avez jamais lu auparavant.

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6) Un livre que vous êtes sûr d’aimer.

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7) Le livre qui vous intrigue le plus.

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8) Une suite de série.

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9) Une fin de série.

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10) Un livre que vous avez envie de lire mais dont vous ne savez presque rien.

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11) Un livre d’un auteur de votre nationalité.

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12) Un livre avec une narration proposant des points de vue multiples.

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The New Deal – Jonathan Case

The Grand Manhattan Hotel. Dans les années 1930 à New York, le Waldorf Astoria est l’hôtel le plus prestigieux de tout Manhattan. Quand Nina, une charmante femme et son cortège de la haute-société font irruption dans ce temple du luxe, l’établissement est frappé par une série de vols mystérieux à laquelle se retrouvent mêlés Frank, un jeune groom, et Theresa, une femme de ménage de couleur. L’affaire devient très problématique, et le duo doit rapidement se faire confiance pour découvrir la vérité tout en naviguant constamment entre ces deux classes que tout oppose.heart_3the-new-deal-jonathan-case

New York, 1936. The Grand Manhattan Hotel accueille le gratin venu des quatre coins des Etats-Unis dans ses chambres luxueuses et avec des équipements ultra modernes.

C’est alors que survient une série de vols de bijoux et les soupçons se portent aussitôt sur Theresa Harris, une jeune femme de chambre noire, qui, elle, soupçonne Franck O’Malley, un jeune groom qui a perdu gros au jeu, et qui lui fait du gringue.

Après s’être expliqués, ils comprennent que chacun d’eux est innocents mais alors, qui donc est le voleur du palace ?

Lauréat d’un Eisner Award, Jonathan Case que je découvre ici signe un roman graphique historique avec une forte dimension politique et sociale.

À travers une intrigue qui peut apparaître assez lisse et légère, il nous conte grâce à ses personnages criants de vérité, les années du New Deal, une politique interventionniste instaurée par Franklin Delano Roossevelt dans les années 30 afin de lutter contre les effets de la Grande Dépression.

Avec The New Deal, l’auteur met le doigt sur les disparités de classes et les tensions raciales, et cette bande dessinée est de ce point de vue très réussie.

Le scénario se focalise tour à tour sur Franck, Theresa et sur Nina Booth, une riche cliente de l’hôtel, sexy en diable, et qui mène une vie particulièrement libre, ce qui permet à Jonathan Case d’aborder les différentes classes sociales comme le prolétariat avec Franck et les couches aisées de la société avec Nina et évidemment les questions raciales avec Theresa, soumise au racisme ordinaire dans son travail au palace.

Des employés corvéable à merci et révocable sur le moindre mot d’un client mécontent, des personnages sympathiques pour lesquels on a beaucoup d’empathie car ils ont plusieurs facettes, tout comme Nina, la jeune femme fortunée qui n’a pas toujours connu le luxe.

Les planches entièrement en noir et blanc qui rappellent les Comic’s dont il faut dire je ne se suis pas fan, m’ont moins séduite que l’histoire.

Autre point négatif pour moi : j’aurai aimé en apprendre davantage sur ces personnages dont on ne connaît pas les antécédents ni leur vie en dehors du palace, mis à part la participation de Theresa au Macbeth noir mis en scène par Orson Welles.

La fin est également un peu précipitée alors qu’il y a au départ un vrai suspens sur l’identité du voleur mais on la devine finalement trop aisément mais l’important est ailleurs puisqu’il ne s’agit pas ici d’un roman policier non plus.

Un roman graphique aux allures de Comic’s que j’ai trouvé intéressant et que je vous conseille si cette période vous plaît car il ne fait pas de doute que Jonathan Case se soit bien documenté sur cette époque et les sujets qu’il aborde.

Crimes et condiments – Frédéric Lenormand

Prenez un philosophe bien à point, faites-le mariner, lardez quelques victimes, laissez mijoter les suspects, assaisonnez de quelques scandales, pimentez l’intrigue, salez les rebondissements, saupoudrez de dialogues croustillants, enrobez dans un style onctueux et servez chaud.

En pleine révolution culinaire, Voltaire enquête sur les traces d’un assassin qui sème derrière lui tartes au cyanure et ragoûts à l’arsenic. L’aide de la brillante marquise du Châtelet, experte en recherches scientifiques, et de l’abbé Linant, fin gourmet, ne sera pas de trop pour rendre l’appétit aux gastronomes !heart_3crimes-et-condiments-frederic-lenormand

Paris, 1733, Voltaire continue ses divers commerces et d’échapper au Lieutenant général de Police qui n’arrive toujours pas à mettre la main sur le livre dont tout le monde parle, Les lettres philosophiques, lorsque justement René Hérault le charge d’enquêter sur le vol des boucles d’oreilles en diamant de la princesse de Lixen.

Bien sûr tout cela est officieux car si Voltaire se fait prendre la main dans le sac, Hérault refusera de reconnaître l’en avoir chargé et bien sûr, si Voltaire échoue, la Bastille n’attend plus que lui, d’autant que le gouverneur de cette prison ne rêve que d’une chose, accueillir le philosophe dans ses murs ! Que de belles soirées il passerait alors en si charmante compagnie, ce qui n’est pas du goût de Voltaire du tout.

Les boucles retrouvées, notre philosophe n’en reste pas là puisqu’un meurtre est commis chez les Lixen et que Voltaire s’est mis en tête de marier la fille de la maison avec le duc de Richelieu, petit-neveu du cardinal, qui doit beaucoup d’argent à la société de prêts de monsieur Arouet.

Heureusement le philosophe sachant philosopher peut compter sur sa maîtresse Émilie du Châtelet qui l’épaule toujours aussi efficacement et qui lui offre un exil en Lorraine qui lui fera regretter la Bastille…

J’ai retrouvé avec un réel bonheur ce sacré Voltaire et la plume délicieuse de Frédéric Lenormand dans le quatrième volume de la série Voltaire enquête qui continue de mettre en scène le philosophe des lumières François-Marie Arouet dit Voltaire, cette fois-ci aux prises avec un empoisonneur, lui qui est en pleine révolution culinaire, diantre !

Quel bonheur disais-je donc de retrouver cette série découverte l’an dernier avec La baronne meurt à cinq heures, Meurtre dans le boudoir et Le diable s’habille en Voltaire tant elle me plait car elle est à la fois brillante et dôle. J’adore voir Voltaire, toujours mourant, aux prises avec les jansénistes, la censure et bien sûr le châtelet.

Elle me permet aussi de replonger dans la période historique que je préfère, le 18è siècle, de cheminer avec Voltaire, l’une des figures phares de cette époque, vous l’aurez compris, pour moi cette série est un petit bonbon que je déguste à chaque fois de la première à la dernière ligne.

Dans ce quatrième tome tout aussi drôle et bien écrit que les précédents, l’enquête policière n’est qu’un prétexte comme toujours, ici l’important est ailleurs. Frédéric Lenormand redonne vie à Voltaire à la perfection, j’adore le voir malmené, se battre avec son imprimeur pour qu’il ne diffuse pas Les lettres philosophiques, le confronter à sa pingrerie et sa couardise, obligé de prêter main forte au Châtelet, qui pourtant, ne veut que sa perte.

Frédéric Lenormand connaît décidément fort bien Voltaire mais aussi la gastronomie du siècle des lumières car il en est beaucoup question ici et il nous dévoile même la création de la fameuse crème Chantilly.

Et l’intrigue policière dans tout ça ? Elle sert surtout de prétexte comme je le disais plus haut, mais j’avoue avoir tout de même été un peu déçue car l’auteur se disperse beaucoup au détriment de l’histoire, j’ai même eu par moment un peu de mal à le suivre !

Il n’empêche que c’est une série que j’adore, à la fois drôle, brillamment écrite et bien documentée et que je compte bien la poursuivre jusqu’au bout.

Une seconde chance – Dani Atkins

Après son accident, plus rien n’a été comme avant. Cinq ans ont passé, la vie de Rachel est chaotique. Seule dans un minuscule appartement, elle survit grâce à un travail qui est loin d’être passionnant. Rongée par la culpabilité consécutive à la mort de son meilleur ami, Rachel donnerait tout pour revenir en arrière. Ce qui est impossible, n’est-ce pas ? heart_4une-seconde-chance-dani-atkins

Septembre 2008, alors que Rachel est une étudiante sans histoire qui passe une soirée sympa au restaurant avec ses amis et son chéri Matt, sa vie va basculer. C’est leur dernière soirée tous ensemble, avant que chacun d’entre eux rejoigne son université, l’ambiance est festive jusqu’au moment où une voiture fonce dans la devanture du restaurant.

Jimmy, son meilleur ami, se jette alors devant elle, faisant un rempart de son corps, la sauvant ainsi d’une mort certaine mais y laissant la vie. Après cette soirée fatale, plus rien n’est comme avant.

Rachel reste de longues semaines à l’hôpital, elle rompt avec Matt qui n’a pas bougé le petit doigt pour la sauver et a renoncé à l’université pour un job sans envergure alors qu’elle était promise à un bel avenir.

Décembre 2013, Rachel revient dans sa ville natale pour assister aux noces de sa meilleure amie. Malgré son angoisse de revoir ses anciens amis perdus de vue dont Matt et sa fiancée font partie, Rachel tient sa promesse et assiste au dîner donné en l’honneur des mariés. Mais alors qu’elle revient du cimetière où elle s’est recueillie sur la tombe de Jimmy, une voiture la renverse.

Elle se réveille une dizaine d’heures plus tard et tout a changé : elle a un fiancé merveilleux, Matt, un père en bonne santé alors qu’il souffrait d’un cancer en stade terminal la veille, des amis géniaux et la carrière dont elle avait toujours rêvé.

Et surtout, Jimmy est vivant et devenu policier. Mais pourquoi donc n’arrive-t-elle pas à se réjouir et à se détacher des souvenirs d’une vie qui n’est pas la sienne, une vie brisée et misérable ? D’où viennent ces images qui la perturbent ?

Une fois n’est pas coutume c’est la sublime couverture de ce livre qui a attiré mon attention et la quatrième de couverture a achevé de me convaincre et pour une fois, il n’a pas traîné longtemps dans ma PAL avant que je l’en sorte, confortée il faut le dire par les bons avis que j’avais lu ici ou là !

Et je ressors de cette lecture bouleversée, émue et enchantée car le récit que nous propose Dani Atkins qui paraît lisse au premier abord se révèle riche d’enseignements avec un dénouement totalement inattendu.

Une seconde chance est une romance mais avec quelque chose en plus qui fait que plus on avance dans l’histoire, plus on a envie qu’elle dure car elle aborde avec finesse des sujets très variés comme la maladie, la reconstruction après un accident, l’amour, l’amitié, la trahison, l’espoir.

Les personnages de Rachel et de Jimmy sont très attachants et l’histoire d’amour qui finit par poindre est de celle dont on rêve toutes. Une seconde chance est un roman est touchant et captivant, j’ai suivi avec plaisir Rachel dans ses deux vies parallèles, dans son enquête pour démêler le vrai du faux et la fin m’a vraiment surprise, je m’attendais à l’habituel happy end de fin de romance alors que l’auteure nous entraine habilement dans un dénouement surprenant.

Vous l’aurez compris, j’ai été sous le charme de cette romance qui loin d’être mièvre m’a au contraire beaucoup surprise, une jolie lecture que j’ai aimé et que je vous conseille.