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Bilan du mois anglais 2020

Tous les ans en juin, depuis les débuts du blog il y a de cela huit ans déjà, le sixième mois de l’année prend des couleurs anglaises. Et on peut dire que cette année, j’ai honoré ce rendez-vous avec pas moins de dix-huit lectures, c’est bien la première fois que je lis quasi exclusivement des titres anglais !

Comme toujours, ce fut un réel plaisir que de participer, de partager avec d’autres passionné(e)s de littérature anglaise, d’enrichir ma wishlist et ma PAL de nouveaux titres. Et comme chaque année, nous avons la chance d’avoir des hôtesses exceptionnelles : Lou et Titine sur les blogs et Facebook et Lamousmé, qui a relayé toutes nos chroniques sur le compte Instagram du groupe et que je remercie, elles méritent de longues vacances après tout ça.

Romans historiques
Le soldat oublié de Diney Costeloe
Le dimanche des mères de Graham Swift
Le retour du capitaine Emmett d’Elizabeth Speller
La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Classiques
Le parfum des fraises sauvages d’Angela Thirkell

Romans contemporains
Les secrets de Cloudesley d’Hannah Richell
Les mondes de Sam de Keith Stuart
Les Chroniques de St Mary tome 5 Hier ou jamais – Jodi Taylor
Londres par hasard d’Eva Rice

Romans policiers
Agatha Raisin enquête tome 11 : L’enfer de l’amour de M.C. Beaton
Meurtres à l’anglaise de Frédéric Lenormand
Un parfum de mort d’Andrew Taylor
Arrowood de Mick Finley

Graphiques
Miss Charity tome 1 L’enfance de l’art de Loïc Clément & Anne Montel
Horribles Enigmes de Victor Escandell
Les enquêtes de Lord Harold douzième du nom tome 1 Blackchurch de Charlot et Fourquemin

Jeunesse
Enola Holmes tome 6 Métro Baker Street de Nancy Spinger

Et vous, avez-vous participé ? Pour ma part, je serai au rendez-vous l’an prochain !

Lu dans le cadre du Mois anglais

Après sa participation à quelques albums collectifs, Philippe Charlot publie Bourbon Street, son premier projet au long cours dessiné par Alexis Chabert et dans lequel il réunit ses deux passions : musique et écriture.
Xavier Fourquemin est diplômé de l’académie des Beaux-Arts de Tournai. Avec Dieter au scénario, il lance sa première série, Alban, aux éditions Le Téméraire puis chez Soleil, puis entame Outlaw chez Glénat. En septembre et octobre 2007, avec le scénariste Jean-Christophe Derrien, son diptyque Miss Endicott paraît au Lombard pour la collection « Signé ». Suivront La Légende du Changeling (2008-2012) et Le Train des orphelins (2012-2013).

Lord Harold Alaister Cunningham Talbot, douzième du nom, est l’héritier de l’une des plus grandes familles de l’Angleterre victorienne. Il vit avec ses vieilles tantes, son chien et ses domestiques au petit soin pour lui.

Mais alors que ses nobles ascendances lui assureraient un train de vie confortable et sans effort, ce grand amateur de littérature romanesque décide de se plier à la dure loi du travail en mettant les fruits de sa prestigieuse éducation au service de la police.

Et pas n’importe où : le voilà propulsé inspecteur novice à Blackchurch, l’un des quartiers les plus mal famés de tout Londres ! En arrivant sur place avec son chien Hermès qui ne le quitte pas d’une semelle, le candide Harold va découvrir un univers bigarré, peuplé d’escrocs et de fieffés forbans, où l’unique loi qui vaille est celle du silence.

Ses trop bonnes manières risquent de ne pas passer inaperçues… surtout auprès des trois jeunes femmes qui semblent tenir cette zone de non-droit où règnent la pègre, la débauche et où commissaire et agents locaux ont depuis longtemps décidé de laisser faire par lâcheté ou par cupidité plutôt que de faire leur métier…

Avec Blackchurch, Philippe Charlot au scénario et Xavier Fourquemin aux dessins, lancent Lord Harold douzième du nom, une nouvelle série enlevée dans la fascinante Londres de l’époque victorienne.

Ces chroniques policières d’un héros en décalage total avec son environnement, source de quiproquos mais surtout d’aventures est destinée à la jeunesse d’où le scénario léger et le héros candide et gaffeur !

Ce premier tome sert évidemment à planter le décor, à nous dévoiler les différents protagonistes de la série et le fonctionnement d’un poste de police vérolé par la corruption. Mais il possède tout de même une bonne dose de mystère qui a éveillé mon intérêt et qui promet d’intéressants développements dans les volumes suivants !

Le scénario est sympathique à suivre, les dessins sont simples mais efficaces. La trame historique est bien documentée et permettra aux jeunes lecteurs d’avoir une idée des bas-fonds de la capitole anglaise sous la reine Victoria.

Avec un humour et un flegme tout britanniques, Lord Harold se révèle être un héros attachant et j’espère que les prochains volets nous en apprendront davantage à son sujet. Un détective concurrent de Sherlock Holmes dans le Londres victorien qui devrait plaire aux lecteurs dès 12 ans. Pour ma part, je serai au rendez-vous du tome 2 !

On se retrouve aujourd’hui en ce premier jour du mois de juillet pour vous dévoiler ma pile à lire mensuelle.

Pour cette nouvelle PAL, j’ai pioché en grande partie dans mes services presse reçus depuis la fin du confinement. J’ai donc sélectionné une quinzaine de titres comprenant plusieurs pavés et des livres nettement plus courts, histoire de varier.

Bien sûr, je ne m’engage pas à lire tous ces titres car mes envies évoluent au fil des jours et je risque aussi de faire des achats que j’aurai peut-être envie de lire dans la foulée. Mais je dois avouer qu’à ma plus grande surprise, je pioche allègrement dans ces piles à lire mensuelles et c’est déjà bien !

On commence par les romans historiques :

– L’espionne de Paulo Coehlo

– Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette

– Le gang des rêves de Luca di Fulvio

– Amoureuses de Frédéric Baptiste (SP)

– La maison au bord de la nuit de Catherine Banner (SP)

Des classiques :
– Les Thilbault 1 de Roger Martin du Gard

Des titres plus contemporains :

– Du rififi au Camboudin de Maude Mihami (SP)

– Les jours brûlants de Laurence Peyrin (SP)

– Aux livres exquis de Fanny Vandermeersch

– L’île aux enfants d’Ariane Bois

– Les recettes de la vie de Jacky Durand

De la jeunesse :

– Des œillets pour Antigone de Charlotte Bousquet (SP)

– La prophétie d’Ulysse tome 1 Le réveil du monstre de David Pouilloux (SP)

– La semaine qui a changé ma vie d’Elsa Duvernois (SP)

Des policiers :

– Meurtre au café de l’Arbre-Sec de Michèle Barrière

– L’homme aux lèvres de saphir d’Hervé Le Corre

Des graphiques :

– Vent mauvais de Cati Baur (SP)

Parallèlement à cette pile à lire, je compte aussi piocher dans les titres non lus des piles de septembre à juin en bonus et j’ai largement de quoi faire puisqu’une vingtaine de titres ont été laissés de côté.

En avez-vous lus certains ? Lesquels me conseillez-vous ?

Juin s’achève, il est donc temps pour moi de revenir sur mes lectures de ces quatre dernières semaines. Si vous êtes fidèles à ce blog, vous avez pu vous rendre compte qu’elles ont été principalement anglaises, mois anglais oblige !

Au menu de ce mois de juin, comme toujours des lectures très éclectiques au nombre de dix-huit dont quatre pavés avec dans l’ensemble, de plutôt bonnes lectures et une seule déception, ce qui n’est pas si mal, d’autant que j’ai extrait de ma PAL une relique qui y était depuis sept ans.

J’ai pioché allégrement dans ma Ma PAL anglaise qui regorge de titres et que j’ai réussi à faire bien baisser. Comme d’habitude, la plupart de mes lectures ont d’ores et déjà été chroniquées, vous n’avez qu’à suivre les liens pour en prendre connaissance, les autres le seront dans les prochains jours.

On commence par les polars historiques et tout d’abord Meurtre à l’anglaise de Frédéric Lenormand avec notre cher Voltaire en exil à Londres qui voit une fois encore les morts pleuvoir tout autour de lui. Comme toujours, c’est drôle et plein d’esprit. Bonne pioche ensuite avec Arrowood de Mick Finlay, un duo de détectives à la manière de Holmes et Watson, avec une enquête intéressante et bien menée. Quelle joie de retrouver Lady Georginia en Ecosse avec le troisième volet de ses enquêtes : Son espionne royale et la partie de chasse de Rhys Bowen, une série que je vous conseille si vous aimez les cosy mysteries ! Et enfin, une très bonne surprise qu’Un parfum de mort d’Andrew Taylor qui m’a plongé au coeur de New York pendant la guerre d’Indépendance avec une intrigue policière bien tissée et un suspens mené au bout.

Le dimanche des mères de Graham Swift m’a permis d’ouvrir le bal de juin, un texte bien écrit mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. On poursuit avec la lecture qui m’a le plus captivée ce mois-ci : Le retour du capitaine Emmett d’Elizabeth Speller qui revient sur les traumatismes causés par la grande guerre, une thématique qui m’est chère et qui est traitée avec beaucoup de justesse ! Et la déception du mois revient à La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan avec une histoire rebattue et des personnages sans grand intérêt. Un classique pour clore cette étagère : Le parfum des fraises sauvages d’Angela Thirkell, un petit bijou d’humour au coeur de la gentry anglaise des années 30, un vintage novel à découvrir si vous ne le connaissez pas !

Des titres contemporains pour poursuivre avec Les mondes de Sam de Keith Stuart, un roman inspiré par le fils de l’auteur, autiste. Un titre que je vous recommande si vous vous intéressez à cette thématique, très bien traitée. Retour à St Mary avec Hier ou jamais, cinquième opus des Chroniques de St Mary de Jodi Taylor. Au menu de ce tome : le grand incendie de Londres, la bataille de Thermophyles et le bûcher des vanités de Savonarole, de quoi ne pas s’ennuyer ! Une relique de ma PAL qui attendait patiemment son tour depuis sept ans déjà : Londres par hasard d’Eva Rice, une lecture qui m’a bien plu et dont je vous ai parlé hier ! Et pour finir, un roman entre Toulon et Stockholm : Quelques bulles de bonheur d’Anne Michel dont je vous reparle très vite.

Côté jeunesse, deux titres : Sauvons les poules ! d’Anne-Marie Desplat-Duc, second volet de l’excellente série consacrée à Théo super-héros de la nature à partir de 9 ans. Et le premier tome des Chroniques de Kelton : L’appli vérité de Jack Heath, un récit dynamique, mon avis arrive d’ici quelques jours.

Au rayon graphique, on commence par faire fonctionner ses petites cellules grises avec Horribles énigmes de Victor Escandell qui nous propose des énigmes basées sur des légendes ou des grands classiques de la littérature, de quoi s’amuser tout en s’instruisant ! Pour les petits, un album plein de fantaisie sur l’importance de la politesse : Le mangeur de marmots malpolis de Catherine Latteux et Jess Pauwels. On poursuit avec une biographie graphique très réussie consacrée à la plus grande actrice de la Belle Epoque, Divine vie(s) de Sarah Bernhardt de Marie Avril et Eddy Simon. Et enfin, une bande dessinée pour la jeunesse qui nous emmène dans le Londres victorien : Blackchurch, premier tome des enquêtes de Lord Harold douzième du nom par Charlot et Fourquemin.

Et vous, quels sont les titres qui vous ont fait vibrer ou déçus en mai ?

Lu dans le cadre des 12 pavés que j’aimerai sortir de ma pal, du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Eva Rice, auteur d’un essai et de trois autres romans dont un publié en France en 2007, L’Amour comme par hasard, est née et évolue dans une famille de musiciens; elle-même chante et écrit des chansons. Son roman précédent a été finaliste pour les British Book Awards et fut un bestseller en Angleterre à plus de 200 000 exemplaires. Dans ce nouveau roman, sans qu’il s’agisse d’une suite à proprement parler, on retrouve, pour notre plus grand bonheur, certains des personnages du précédent roman, dix ans plus tard.

Tara Jupp, adolescente un peu fantasque dont l’enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et soeurs dans un presbytère de cornouailles. Si elle est régulièrement éclipsée par la beauté de sa soeur aînée Lucy, sa voix exceptionnelle la fait clairement sortir du lot et fait d’elle la vedette de la chorale paroissiale.

Quand, lors du mariage de Matilda, elle est invitée à chanter, le mari de la mariée, Bill Laurier, un producteur de disques, craque pour sa belle voix et lui propose de partir à Londres afin d’enregistrer un disque.

Sa vie tranquille de jeune provinciale va alors basculer. Bientôt, accompagnée de sa soeur Lucy, ravissante jeune femme qui brise tous les coeurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque et connaîtra le succès artistique, en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode.

Les deux soeurs seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des « swinging sixties ». Lucy va même se rapprocher d’un certain chanteur et joueur d’harmonica qui deviendra par la suite l’une des plus grandes icônes de l’histoire du rock…

Il y a sept ans déjà, j’avais beaucoup aimé L’amour comme hasard d’Eva Rice, Londres par hasard, qui n’est en aucun cas une suite mais dont on retrouve certains personnages comme Penelope et Inigo, a alors vite rejoint ma PAL pour y croupir toutes ces années !

Dans ce roman vintage, où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s’entremêlent, Eva Rice dresse un tableau saisissant et nostalgique de ces années de swinging London, nous immergeant dans l’ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Rolling Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode.

Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de Lucy, des intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Dans ce roman d’initiation, notre jeune héroïne va devoir triompher de biens de mésaventures pour tracer son chemin.

Comme dans son précédent opus, j’ai aimé l’ambiance so british, pleine de charme, le récit savamment dosé entre histoires d’amour, humour, folie douce amère, emprunt d’une joyeuse insouciance mais aussi de beaucoup de nostalgie.

Pour autant, j’ai nettement préféré toute la première partie qui se situe dans les Cornouailles et où l’on voit évoluer les deux soeurs pendant plusieurs années à la seconde qui se déroule quasi-exclusivement dans ce swinging London sur quelques semaines, qui m’a moins intéressée et que j’ai trouvé plus plate.

La plume fluide de l’autrice, sa façon de dessiner ses personnages, d’intégrer des personnes ayant réellement existés à son intrigue, de camper une atmosphère sont les atouts indéniables de ce roman, porté par Tara, une héroïne très attachante, marquée par le décès de sa mère, et que l’on a plaisir à voir grandrir et mûrir tout au long du roman.

Même si l’intrigue n’en est pas forcément une et le dénouement un peu trop prévisible à mon goût, Londres par hasard est une lecture agréable, charmante, divertissante et agréable à lire. Les pages se tournent toutes seules et je suis venue à bout de cette belle brique que j’ai refermé le sourire aux lèvres !

Vous l’avez compris, j’ai été globalement séduite par ce roman so british mais je pense qu’il ne me marquera et que je l’oublierai assez vite. Si vous souhaitez découvrir Eva Rice, je vous conseille plutôt L’amour comme par hasard, qui pour moi, est un réel bijou.

Lu dans le cadre du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Andrew Taylor est l’auteur de nombreux romans historiques et de thrillers best-sellers, traduits dans une quintaine de langues. Il a remporté plusieurs prestigieux prix littéraires pour l’ensemble de son oeuvre.

Août 1778, à New York, Edward Savill vient de débarquer en Amérique à bord de l’Earl of Sandwich où il a fait la connaissance de Noak, un américain de retour au pays. Le jour même de son arrivée, Roger Pickett, un gentilhomme, est poignardé en pleine rue.

La victime est un officier amateur de jeux de hasard. Dans une ville en construction, melting-pot de soldats, de traîtres et de rebelles, la justice est sommaire et expéditive. Un vagabond, esclave en fuite, est donc arrêté et pendu.

Mais l’homme de loi Edward Savill, trouve que les choses sont allées bien vite en besogne. Il s’interroge sur les liens entre la victime, et ses hôtes, le vieux Juge Wintour, sa femme malade et leur énigmatique belle-fille, Bella. Ce que cette famille a perdu en richesse, elle semble l’avoir gagné en secrets.

Dans cette nouvelle Amérique sur fond de guerre d’indépendance, tout s’achète et tout se vend. Même l’honneur et la respectabilité…

Avec Un parfum de mort, Andrew Taylor nous plonge au coeur de la grosse pomme pendant la guerre d’indépendance américaine. Voilà un thriller historique comme je les aime avec un contexte historique fouillé et bien documenté, une intrigue bien ficelée, des secrets en veux-tu en voilà et des personnages bien dessinés.

Pendant un peu plus de quatre cents pages, l’auteur déroule son histoire que j’ai trouvé passionnante de bout en bout. Comme je connais mal le contexte historique que l’on voit rarement en littérature, j’ai adoré me plonger dans ce New-York en construction en ébullition et apprendre des choses sur cette guerre d’indépendance sur laquelle, j’avoue, je ne me suis jamais penchée !

L’écriture fluide de l’auteur, les chapitres courts, les rebondissements, le suspens savamment dosé, les personnages bien construits et attachants m’ont permis d’avaler ce pavé en deux petits jours tant j’ai été happée par cette histoire dont je suis arrivée au point final au regret tant j’étais bien dans ma lecture.

Au-delà de l’enquête proprement dite sur l’assassinat de Roger Pickett, l’auteur nous montre la réalité de la guerre : on voit notre héros, l’anglais et homme de loi, Edward Savill, évoluer dans la bonne société new-yorkaise, bien secouée par la guerre. Lui, homme droit et honnête, va être confronté à la vénalité des individus, leurs faiblesses, leurs secrets.

Ces hommes et ces femmes, loyaux au roi George III ont perdu beaucoup de leur lustre à cause des évènements, ils ont vu leurs terres prises, leurs maisons brûlées, et parfois ont assisté, impuissants, à l’assassinat de leurs proches par des partisans de l’indépendance.

Andrew Taylor revient également sur les esclaves, ceux bien traités par leurs maitres et policés mais aussi ceux qui subissent les pires avanies, soumis au bon vouloir de leur maitre. Cette thématique est là aussi bien traitée même si elle n’est pas au premier plan mais elle a toute son importance dans l’intrigue.

Si comme moi, vous aimez les thrillers historiques, je ne peux que vous conseiller ce roman lauréat du prestigieux prix Ellis Peters ! Belette qui m’a accompagnée dans cette lecture est moins enthousiaste que moi, son avis ici !

Maman de trois grands enfants. Mamie aussi. Maîtresse d’école pendant plus de quinze ans. Maintenant, Catherine Latteux joue avec les mots pour imaginer des albums, des romans illustrés ou des bandes dessinées. Morbihannaise d’adoption, elle vit près de la petite mer. Mais elle aime à sortir de son atelier pour rencontrer les mômes en écoles, médiathèques ou/et salons, pour partager sa démarche de création. Diplômeée en arts graphiques et illustration, Jess Pauwels vit et travaille en Belgique. Libraire un temps, elle a d’abord travaillé pour la presse et quelques labels de musique. Depuis huit ans elle se consacre totalement à l’illustration jeunesse.

Manon est une petite fille impertinente qui n’a pas la langue dans sa poche. Elle répond vertement à ses parents, ment… bref ses parents sont à bout et ne voient plus qu’une seule solution pour lui apprendre les bonnes manières : Le croc-m !

La voilà donc qui débarque dans l’antre du Yéti mais loin d’être intimidée, Manon n’a, au contraire, pas dit son dernier mot !

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, j’ai une tendresse particulière pour les publications de Little Urban, Le mangeur de marmots malpolis mitonné par Catherine Latteux au scénario et Jess Pauwels aux illustrations, ne pouvait donc que passer dans mes mains et dans celles de mes petits lecteurs !

Comme dans A force de crier au lion, notre jeune héroïne fait tourner les adultes en bourrique et il va lui arriver une drôle d’aventure chez ce yéti tout gentil qui va voir sa patience mise à rude épreuve par Manon.

L’histoire de Catherine Latteux est à la fois drôle, charmante, tendre, très vive et permet de faire prendre conscience aux enfants de l’importance de la politesse !

Cette grosse peluche de yéti est attendrissante et attachante, on a envie de la serrer dans nos bras et d’être un marmot malpoli pour qu’elle s’occupe de nous. Tout gentil qu’il est, il est incapable de manger les marmots malpolis… à moins que l’horripilente Manon ne parvienne à le faire changer d’avis !

Outre les belles valeurs qu’il véhicule, cet album est pétillant et joyeux, bourré de fantaisie. Le travail de Jess Pauwels accompagne merveilleusement les textes de l’auteur : ses illustrations sont très chouettes et délicieusement vintage, fourmillant de détails, et plus généralement j’ai aimé la façon dont elle utilise sa palette de couleurs.

Je ne peux que conseiller Le mangeur de marmots malpolis aux petits lecteurs et à leurs parents qui prendront beaucoup de plaisir à la lecture de cet album !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture.

Le mois de juin tire à sa fin et comme chaque mois, il est temps pour moi de vous dévoiler les petits nouveaux qui ont rejoint mes étagères ces quatre dernières semaines !

Au menu de ce book haul des services de presse, des achats d’occasion et des trouvailles en boite à livres.

Parmi toutes ces nouveautés, seuls cinq ont d’ores et déjà été lus mais les autres le seront, je l’espère, d’ici la fin de l’été (l’espoir fait vivre !).

On commence comme toujours par les polars et tout d’abord le seul SP avec Gray de Leonie Swann paru chez Nil que j’espérais lire durant le mois anglais mais je n’en ai pas eu le temps ! Deux polars historiques pour poursuivre : Arrowood de Mick Finley qui m’a plongé dans les quartiers miséreux du Londres victorien et L’homme aux lèvres de saphir de Hervé Le Corre qui a pour toile de fond Paris sous la Commune que je vais lire en lecture commune avec ma Belette en juillet !

On passe aux romans historiques avec Frieda d’Annabel Abbs chez HC Editions qui dessine le portrait de la muse de D.H Lawrence, je suis très curieuse de le découvrir. Un château pour Hollywood d’Olivier Minne chez Séguier et Amoureuses de Frédéric Baptiste chez Julliard.

Trois achats : Le retour du capitaine Emmett d’Elizabeth Speller qui m’a beaucoup plu, Le gang des rêves de Luca di Fulvio et Elle, par bonheur, et toujours nue de Guy Goffette.

Côté contemporains, j’ai eu la chance de recevoir Les optimistes de Rebecca Makkaï chez Les escales qui a pour toile de fond le début des années Sida à New York. Je retrouverai avec grand plaisir la plume de Laurence Peyrin avec Les jours brûlants chez Calmann Levy qui se passe aussi aux Etats-Unis mais dans les années 70. Joie aussi de retrouver Alfréd et Alfred dans Du rififi au Camboudin chez Nil dont j’ai adoré les deux premiers opus. Et une acquisition : Les mille talents d’Euridice Gusmao de Martha Batalha.

Au rayon jeunesse, de belles lectures en perspective pour moi et mes garçons avec Le réveil du monstre, premier tome de La prophétie d’Ulysse de David Pouilloux chez Fleurus. On poursuit avec des nouveautés de L’école des Loisirs : La semaine qui a changé ma vie d’Elsa Devernois, Balto le dernier des valets de coeur de Jean-Michel Payet et Au nom de Catherine de Julia Billet. Enfin, j’ai retrouvé le sympathique Théo dans Sauvons les poules ! d’Anne-Marie Desplat-Duc.

Côté graphiques, de belles réceptions également avec deux albums parus chez Little Urban : Pokko et le tambour de Andrew Forsythe et Le mangeur de marmots malpolis de Catherine Latteux dont je vous parle dès demain ! Deux albums aussi chez Saltimbanque : Au lit petite baleine de Barbara Castro Urio et Le lion et l’oiseau de Marianne Dubuc.

Pour les plus grands, trois romans graphiques parus chez Rue de Sèvres : 21 jours avant la fin du monde de Silviana Vecchini, Vent mauvais de Cati Baur et Kamarades l’intégrale de Abtey, Dusséaux et Goust.

En avez-vous lus certains ? Lesquels me conseillez-vous ?

Lu dans le cadre du Mois anglais

Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années trente à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, dans le pays de Galles. Elle est née en Angleterre et partage aujourd’hui son temps entre la Californie du Nord et l’Arizona.

Londres, août 1932. Les affaires de Georgie sont loin d’être au beau fixe : elle est toujours fauchée comme les blés !

Afin de se faire un peu d’argent, elle a alors l’idée du siècle (selon elle) : tenir compagnie à des gentlemen de passage dans la capitale. Elle passe une petite annonce dans la presse pour annoncer la création de son agence d’escorts qui permettra aux célibataires de passer leur soirée en compagnie d’une jeune fille de la bonne société pour voir une pièce de théâtre, déguster un bon dîner, découvrir Londres…

Sauf que son premier client attend visiblement une conclusion bien différente à cette soirée… Heureusement pour elle Darcy O’Mara arrive à temps pour la sortir du guêpier dans lequelle elle s’était fourrée.

Pour éviter un scandale, Georgie est renvoyée fissa en Écosse. Mais il ne s’agit pas seulement d’une punition. En effet, Scotland Yard lui confie une tâche de la plus haute importance : surveiller la partie de chasse royale qui se tient au château de Balmoral.

Depuis quelques temps, des accidents sans gravité, arrivent aux héritiers du trône britannique, et qui d’autre que Georgie, avec son flair légendaire, pourrait démasquer le coupable ?

Son espionne royale et la partie de chasse est le troisième tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques, les années 20/30 et les cosy mistery, autant vous dire qu’une série qui réunit ces trois éléments ne peut que me séduire !

Si j’avais beaucoup aimé Son espionne royale mène l’enquête et un tout petit peu mois goûté Son espionne royale et le mystère bavarois, ce nouvel opus a comblé mes attentes et confirmé tout le bien que je pense de cette série dont les tomes 4 et 5 vont paraître en juillet, j’ai déjà hâte de les lire.

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille et Darcy O’Mara, homme charismatique et mystérieux qui fait battre le coeur de notre héroïne.

Comme dans le premier opus, l’autrice prend son temps pour planter son intrigue et l’enquête policière démarre véritablement à la moitié du récit, ce qui ne m’a pas dérangé le moins du monde mais vous voilà prévenu(e)s.

J’ai adoré l’ambiance de ce roman dans laquelle je me suis sentie tellement bien et que j’ai quitté à regret, la plume de Rhys Bowen est fluide et enlevée, la galerie de personnages qu’elle nous propose est bien intéressante, et l’autrice mêle habilement personnages réels et fictifs, notamment les membres de la famille royale.

Le décor est également bien planté : l’intrigue se passe très majoritairement sur les terres des Rannoch, tout près du château de Balmoral où leurs majestés Georges V, son épouse Mary, leurs fils et leurs petites-filles Elizabeth et Margaret passent l’été et franchement on s’y croirait !

L’intrigue policière est bien ficelée avec des rebondissements et des fausses pistes et j’avoue que pour une fois l’autrice m’a bien eue : je n’ai pas été capable de trouver le coupable, et j’ai beaucoup apprécié m’être fait menée par le bout du nez.

Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette série ce sont les personnages féminins qui ont des caractères bien trempés : ce sont des femmes fortes, intelligentes et indépendantes, qui savent mener leur barque !

Si vous aimez les ambiances so british, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire, c’est une série que je vous recommande !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british, j’ai adoré !

Lu dans le cadre du Mois anglais

Née à Bristol, Jodi Taylor s’est d’abord fait connaître en autopublication. Le premier titre de sa série » Les Chroniques de St Mary » a très vite rencontré son public, dépassant les 60 000 lecteurs avec plus de mille 5 étoiles.

La jeune historienne docteur Madeleine Maxwell et son équipe ont finalement récupéré de leurs blessures et la vie reprend tranquillement son cours à l’institut… jusqu’aux prochaines catastrophes.

Prise au piège dans le grand incendie de Londres, puis piégée aux Thermopyles, Max doit lutter pour remettre l’Histoire sur les rails. Et éviter de voir le monde occidental bouleversé.

Mais il va d’abord falloir passer la  » fête de St Mary « , qui promet de très mal finir pour tout le monde.

Une seule chose est certaine, rien n’est jamais  » tranquille  » à St Mary !

Vous vous souvenez sans doute que je suis assidûment Les Chroniques de St Mary, dont j’ai lu et beaucoup apprécié les quatre premiers volumes Un monde après l’autre, D’Echo en échos, Une seconde chance et Une trace dans le temps.

Hier ou jamais m’a donc permis de renouer avec St Mary et Max, le Chef Farrell, Guthtrie, Tim Peterson, Mrs Partridge et l’ensemble des protagonistes de cet institut pas comme les autres.

Si le précédent opus m’avait un peu déçue, j’ai été ravie de retrouver les voyages dans le temps et suivre nos héros aux prises avec de grands évènements de l’histoire tels que le grand incendie de Londres de 1666, le bûcher des vanités de Savonarole à Florence en 1497 ou la bataille des Thermopyles en 480 avant notre ère.

Quel plaisir une fois encore de retrouver Max la poissarde et la plume enlevée et pleine d’humour de Jodi Taylor. J’aime toujours autant me retrouver plongée au cœur des différentes époques historiques et d’apprendre une multitude de choses, car l’Histoire c’est mon dada comme vous avez du le remarquer !

Tout ce qui fait le sel de cette série est pourtant bel et bien là : une intrigue menée tambour battant, beaucoup d’humour, de l’action, une bonne dramaturgie et des personnages attachants.

Jodi Taylor nous propose donc une fois de plus, un roman d’aventures très rythmé, porté par une héroïne maladroite et particulièrement casse-cou qui sème inéluctablement le chaos autour d’elle et qui nous happe dès la première page.

Max, véritable poissarde de l’Histoire, essuie bien des revers mais c’est une héroïne très courageuse, pleine de ressources et qui finit toujours par rebondir. Quoiqu’il arrive, cette jeune femme est très attachante et on prend plaisir à la suivre au fil de ses aventures historiques.

Vous l’aurez compris cette série est à découvrir, même si vous n’êtes pas une adepte de la science-fiction comme moi, si vous aimez lorsqu’il y a du rythme, de l’humour, de l’Histoire et du second degré, je ne peux que vous la conseiller.

Un grand merci à l’agence Agnès Chalnot Communication et aux Editions HC pour cette lecture palpitante, j’ai adoré !