Les bienfaits de la mort – Lee Jackson

Deux jeunes prostituées sont retrouvées sauvagement assassinées dans une maison close de Londres.

Dans la main de l’une des victimes, un morceau de papier sur lequel est inscrite une énigmatique citation biblique. Quelques jours plus tard, un cadavre est volé dans un cimetière de la capitale. L’inspecteur Decimus Webb de Scotland Yard suspecte rapidement un lien entre ces deux macabres affaires. Si Webb connaît par cœur les dédales crasseux et les maisons cossues de la capitale britannique, il est aussi aguerri aux turpitudes de l’âme humaine.

Ses investigations vont bientôt le mener jusqu’à un honorable homme d’affaires et bon père de famille, Jasper Woodrow. Au cœur des faux-semblants de la société victorienne, Webb devra user de sa légendaire perspicacité s’il veut empêcher un nouveau meurtre…

Second volet de la trilogie ayant pour héros l’inspecteur Decimus Webb de Scotlard Yard, l’histoire se déroule en 1874, soit 10 ans après Le cadavre du Métropolitain. Decimus Webb est le seul personnage rescapé dans ce nouveau volume, et cette fois-ci il mène l’enquête, secondé du Sergent Bartleby. Il a remisé au garage son vélo sans lequel il ne se déplaçait pas dans sa précédente enquête. Ce second volume est en tout cas meilleur que le premier et s’ancre bien dans le genre du polar historique, contrairement au premier qui tenait davantage de l’histoire de mœurs.

Lee Jackson plante toujours son décor en pleine époque victorienne, cette fois-ci au sein d’une famille bourgeoise de commerçants ayant fait fortune dans les habits de deuil. L’atmosphère se rapproche de celle que l’on retrouve chez Anne Perry, et si l’inspecteur Webb n’est pas attachant comme peut l’être Thomas Pitt, son héroïne, l’américaine Annabel Krout se révèle nettement plus intéressante. Chaque chapitre est d’ailleurs centré soit sur la progression de l’enquête soit sur ce qu’il se passe dans la famille Woodrow, chez laquelle est logée la jeune femme, jusqu’au dénouement final, un peu trop précipité à mon goût.

L’ensemble est néanmoins bien construit et l’histoire, prenante. Le suspens est là et les pièges tendus au lecteur, nombreux, Lee Jackson nous balade allègrement et pour tout vous dire, je n’ai pas résolu l’affaire avant le fin limier de Scotland Yard. Je l’ai dévoré en deux jours et je vais retrouver avec beaucoup de curiosité l’inspecteur dans le dernier tome de la trilogie. Decimus Webb n’a toutefois aucun charisme, il est même plutôt antipathique et horripilant et si je n’avais pas acheté les 3 en même temps, je n’aurais sans doute pas poursuivi ses aventures tant je préfère le style d’Anne Perry à celui de Lee Jackson.

Lu dans le cadre du challenge Polars Historiques, du challenge God save the livre, du challenge Victorien

   

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