Les derniers jours de Paris – Nicolas d’Estienne d’Orves

En ce soir de printemps, dans la célèbre ménagerie du Jardin des Plantes, les animaux sont nerveux. Ils crient, heurtent les barreaux de leur cage. Ils pressentent quelque chose. À deux heures du matin, la police reçoit un appel affolé. Un bébé vient d’être enlevé. Puis le téléphone sonne encore, et encore. Cette nuit-là, à Paris, ce sont 5 bébés qui disparaissent.

Au lever du jour, la ville est en état d’alerte. Tandis que les forces de l’ordre cherchent les nourrissons, la Seine déborde subitement, une crue géante et inexplicable. En quelques heures, le centre de la ville a les pieds dans l’eau. Paris se noie. Un seul homme a une piste pour comprendre ce chaos : Sylvain Masson, jeune professeur à la Sorbonne, sait que sa mère, la très renommée conservatrice du Jardin des Plantes, lui cache quelque chose. Est-elle liée au fléau qui s abat sur la ville ?

Avec Trinité, une petite surdouée de 14 ans témoin d’un des kidnappings, Sylvain va se lancer sur les traces des enfants. Plongeant au coeur des mystères de Paris, dans ses carrières, dans ses catacombes, et plus loin encore, les deux jeunes gens découvrent LE secret. Devant cette vérité si incroyable, si inimaginable, si… irréelle, il leur reste moins de vingt-quatre heures pour sauver la ville.

Dans Les derniers jours de Paris, Nicolas d’Estienne d’Orves a recours aux ingrédients qui font les best-sellers d’aujourd’hui : une course échevelée réunissant des protagonistes aussi dissemblables que possible -comme chez Dan Brown-, une cité fascinante où le fantastique prend le pas sur la réalité comme dans les romans de Carlos Ruiz Zafon… Hélas la fin, abracadabrantesque et totalement tirée par les cheveux, n’a pas été à la hauteur de mes attentes.

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages qui, jusque dans leurs prénoms (Trinité, Protais, Gervaise, Marcomir…), sont des stéréotypes : le jeune professeur dynamique, la conservatrice revêche, le vieux gardien de zoo alcoolique, la petite surdouée trop seule… On ne reconnaît pas Paris dans cette ville sinistre et fantasmagorique, en dépit des descriptions détaillées qui montrent que le jeune auteur a une connaissance extrêmement précise –érudite, même !- de la capitale et de son sous-sol.

Malgré une écriture claire et fluide, l’ensemble a du mal à décoller : pas assez d’humour, pas assez de souffle… La lectrice que je suis, à qui on promettait du grand spectacle dans un décor exceptionnel, reste sur sa faim.


Lu dans le cadre du Challenge Paris

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