L’embouchure du Mississipy – Jean-Christophe Duchon-Doris

En cette année 1701, Guillaume de Lautaret a rejoint Paris, en compagnie de sa fiancée, l’indomptable Delphine d’Orbelet. Il brigue en effet le poste de procureur de la capitale. Mais tandis que la promotion tarde à venir, Madame d’Orbelet mère est mise aux fers sur ordre du roi, sans aucune explication. Mettant tout en oeuvre pour la libérer, les deux fiancés découvrent ainsi que d’Orbelet père, qui abandonna femme et enfant pour suivre Cavelier de La Salle sur les rives du Mississippi quinze ans plus tôt, est maintenant accusé d’avoir tué Cavelier lors de cette mission. Objets lointains des pires convoitises, le fleuve et ses bayous détiennent le secret de cet assassinat et Guillaume n’a d’autres choix que de s’embarquer pour les Amériques.

Deuxième volet des aventures de Guillaume de Lautaret, L’embouchure du Mississipy, se déroule quelques mois après Les nuits du chat botté. Le jeune procureur attend sa prochaine affectation et continue de filer le parfait amour avec Delphine d’Orbelet, tout du moins jusqu’à l’embastillement de Madame d’Orbelet, sur ordre express du roi, sans motif. Guillaume de Lautaret comprend vite que la raison de cette mise aux fers est liée au père de la jeune femme, disparu en Amérique, lors d’une expédition, une quinzaine d’années auparavant.

Si le premier volet m’avait laissé un goût mitigé, cette histoire-ci est un régal d’aventures et de cape et d’épée, qui nous entraine dans un passionnant voyage vers l’Amérique, et plus précisément la Louisiane.

Nous sommes embarqués avec ces colons à la recherche d’une vie meilleure de l’autre côté de l’Atlantique. On côtoie les tribus indiennes des Bayogoulans des Oumas, des Natchez et des Taensas. De la traversée – épique – à l’escale à Saint Domingue, en passant par le Canada et enfin le Mississipy, on ne s’ennuie nullement durant les 300 pages, tant le récit est mené tambour battant.

Il y a du mystère, des intrigues et des complots, un trésor convoité par les jésuites : rien de ce qui fait le sel du roman d’aventure n’est oublié. L’auteur s’est très bien documenté sur ces premiers canadiens, sur les indiens et les descriptions narratives des paysages portent littéralement le récit. C’est un roman divertissant et intelligent, j’y ai pour ma part appris beaucoup de choses.

L’autre bon point est l’écriture de Duchon-Doris qui m’a cette fois bien plu, est-ce parce que je me suis habituée au style de l’auteur ou parce que ce récit-ci est meilleur, je ne saurais vous le dire, mais j’ai trouvé L’embouchure du Mississipy d’une meilleure facture que Les nuits blanches du chat botté, même si ici, l’intrigue policière passe au second plan.

Je le conseille donc aux amateurs de romans d’aventures qui devraient être vivement intéressés par cette lecture.

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Lu dans le cadre des challenges Polars Historiques et Le règne de Louis XIV

    

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5 réflexions sur “L’embouchure du Mississipy – Jean-Christophe Duchon-Doris

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