La femme d’un homme – A.S.A Harrison

Elle c’est Jodi. Lui c’est Todd. Elle est une femme d’intérieur idéale et une psy de renom. Il a le charisme et la gloire de ceux qui réussissent. Elle l’aime aveuglément. Il la trompe allégrement. Elle et lui forment le couple parfait, en surface. Mais les apparences peuvent-elles longtemps rester trompeuses ?

la-femme-d-un-homme-harrisonauteur-éditeur-pagesVous vous souvenez sans doute que j’ai lu et beaucoup aimé le très bon thriller de Gillian Flynn, Les apparences. Aussi, lorsque Babelio m’a proposé de recevoir La femme d’un homme, que Le livre de poche présente comme un thriller psychologique dans la même verve je n’ai pas hésité.

Si l’éditeur s’appuie sur Les apparences pour promouvoir ce roman, c’est bien évidemment parce c’est un gros succès, à juste titre d’ailleurs mais il induit le lecteur en erreur. Si la femme d’un homme est un roman psychologique et présente bien des similitudes avec Les apparences, il n’en a pas la noirceur ni la tension, encore moins le suspens, et pour tout vous dire, si j’ai trouvé les 200 premières pages passionnantes, les 130 suivantes m’ont paru un peu poussives et répétitives.

Tout d’abord, les similitudes avec Les apparences : un couple citadin bon chic bon teint, une alternance de chapitres Elle / Lui, une femme versée dans la psychologie, qui ne veut pas d’enfants, control freak et pour qui les apparences doivent à tout prix être sauves, un homme infidèle, en résumé une femme forte et un homme faible.

Todd est issu de la middle-class, fils d’un homme alcoolique et violent, il est autodidacte et a fait fortune dans le bâtiment. Jodi vient de la bourgeoise, fille de pharmacien, elle est psychothérapeute, bardée de diplômes et de masters mais a assez peu de patients, car sa vie se résume à Todd et à être la femme parfaite pour lui. De fait, ses honoraires couvrent les besoins domestiques mais si le couple mène grand train, c’est grâce à l’argent de Todd. Ils ont tous les deux 45 ans et sont ensemble depuis 20 ans. Il l’admire de prendre autant soin de lui. Elle l’adore. Il est cavaleur et la trompe allègrement, elle le sait mais accepte sans mot dire, se complaisant dans sa routine casanière. Il veut l’épouser et avoir des enfants, elle veut rester libre et sans entrave, jusqu’au jour où il la trompe avec Natasha, la fille de son meilleur ami et alors l’univers bien propre et bien feutré de Jodi et Todd vole en éclats. Le couple se défait mais Jodi refuse cet état de fait, elle est la femme de cet homme et fera tout pour le rester.

La femme d’un homme est un bon roman psychologique, intéressant par bien des aspects, notamment les références à la psychanalyse et la retranscription de séances suivies par Jodi, qui éclairent bien la psychologie du couple, mais il n’y a aucune tension et aucun suspens, le style est même très plat. Les deux personnages qui s’affrontent, m’ont je dois le dire horripilés. Lui, par son égoïsme et son indolence, elle par son refus de tourner la page, je leur aurais volontiers donné des claques. Ceci dit, j’ai trouvé que l’auteur maitrisait bien son sujet, la fin de ce couple, la longue descente aux enfers des deux personnages, est savamment conduite, même si on sait d’avance comment cela va finir.

A réserver aux amateurs de romans psychologiques mais pas à ceux de thrillers qui risquent de s’ennuyer. Je remercie Babelio et Le livre de poche pour leur confiance et pour cette lecture.

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20 réflexions sur “La femme d’un homme – A.S.A Harrison

  1. Lizouzou dit :

    Tout à fait d’accord avec toi ! J’en attendais beaucoup (notamment du fait de sa comparaison avec Les Apparences) et j’ai été au final assez déçue !

  2. sous les galets dit :

    Moi je n’avais pas spécialement aimé les Apparences (et je suis l’une des seules…voire l’unique), mais celui-là ne me tente pas davantage; les histoires de couple…ce n’est pas trop ce qui m’attire en ce moment….

    • Bianca dit :

      Je n’ai pas eu un coup de coeur pour Les apparences, à cause de la fin qui me semble totalement invraisemblable, mais sinon j’ai aimé, celui-ci souffre de la comparaison, il est un cran en-dessous

  3. chapitreonze dit :

    Je viens de le terminer. je l’ai lu dans le cadre de mon club de lecture. Personnellement je ne lui aurait attribué qu’un seul coeur… Je me suis ennuyée jusqu’à la dernière phrase.

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