Comme les amours – Javier Marias

Chaque matin, dans le café où elle prend son petit déjeuner, l’éditrice madrilène María Dolz observe un couple qui, par sa complicité et sa gaieté, irradie d’un tel bonheur qu’elle attend avec impatience, jour après jour, le moment d’assister en secret à ce spectacle rare et réconfortant. Or, l’été passe et, à la rentrée suivante, le couple n’est plus là. María apprend alors qu’un malheur est arrivé. Le mari, Miguel Desvern, riche héritier d’une compagnie de production cinématographique, a été sauvagement assassiné dans la rue par un déséquilibré. Très émue, elle décide de sortir de son anonymat et d’entrer en contact avec sa femme, Luisa, qui est devenue un être fragile, comme anesthésié par la tragédie. Dans l’entourage de Luisa, María rencontre Javier Díaz-Varela, le meilleur ami de Miguel, et elle comprend vite que les liens que cet homme tisse avec la jeune veuve ne sont pas sans ambiguïté. Bien au contraire : cette relation jette une ombre troublante sur le passé du couple, sur la disparition de Miguel, sur l’avenir de Luisa et même sur celui de María.

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On se retrouve aujourd’hui avec le second roman de la sélection d’avril : Comme les amours de l’espagnol Javias Marias, et si la quatrième de couverture se révélait séduisante à mes yeux, comme la couverture rétro d’ailleurs, c’est la grosse déception ! Je vous ferai grâce du troisième roman, Une sainte d’Emilie de Turckheim qui est à mes yeux un navet qui mérite un zéro pointé, je vous en reparlerai dans mon bilan mensuel.

María Dolz est éditrice. Elle vit seul, n’a pas d’homme dans sa vie et tous les matins, elle prend son petit-déjeuner dans la même cafétéria. Là, elle contemple chaque jour ce que peut être la félicité conjugale à travers un couple qui a les mêmes habitudes qu’elle. Elle les épie, se délectant de leur bonheur, et ce petit rituel suffit à éclairer sa journée jusqu’au jour où le couple n’est plus au rendez-vous. Elle apprend alors que l’homme, Miguel Desvern, un industriel riche et très en vue,  a été assassiné par un déséquilibré.

Quelques semaines plus tard, Luisa, sa veuve, revient à la cafétéria et Maria décide de se présenter à elle. La jeune femme encore sous le choc, trouve en elle une oreille attentive pour raconter sa douleur. Chez elle, Maria fait connaissance de Javier Diaz-Varela, le meilleur ami du défunt avec qui elle entame une relation intime mais sans espoir car il ne lui cache pas que son cœur est déjà pris par Luisa depuis des années et qu’il compte bien saisir la chance qui lui est offerte pour l’épouser, une fois son deuil achevé.

L’histoire démarre bien mais tourne vite court. L’auteur se contente pendant près de 400 pages de nous emmener dans des réflexions sur la vie et surtout  la mort qui s’étirent à l’infini. Des réflexions parfois intéressantes mais aussi souvent redondantes malheureusement !

Javier Marias dissèque minutieusement et très lentement la psychologie de ses personnages, leurs parts de mystères, leurs zones d’ombre, leurs sentiments autour de la mort, du deuil, etc et l’histoire, passé le postulat de départ, ne bouge plus d’un iota ou presque. Un roman psychologique que j’ai trouvé d’un ennui mortel et où il ne se passe rien. Dommage car le style très littéraire de l’auteur ne manque pas d’intérêt.

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Lu dans le cadre du Grand prix ELLE des lectrices 2014  :

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27 réflexions sur “Comme les amours – Javier Marias

  1. Tasse de culture dit :

    Je sais qu’on l’a au boulot mais vu ton avis, je ne pense pas le lire. Effectivement, l’intrigue de départ semble intéressante. Dommage que le développement ne suivent pas…
    Bises

  2. Claire dit :

    Quel dommage! Le point de départ avait l’air vraiment très intéressant! Dommage que l’auteur se soit perdu dans des digressions redondantes.
    Tu ne donnes pas envie de s’y plonger et tu donnes encore moins envie pour une sainte de emilie de Turckheim!
    Biz

  3. maghily dit :

    J’avais dû analyser Le Roman d’Oxford, de Javier Marias pour mon cours d’Espagnol. Si mes souvenirs sont bons, il ne s’y passait pas grand chose non plus [la preuve, je ne saurais plus dire de quoi parlait le bouquin si ce n’est que cela tournait autour d’un prof d’université].

    Du coup, vu ma précédente expérience et ta chronique, je pense que je vais passer mon tour ! C’est dommage car j’attendais impatiemment ton avis sur ce roman depuis que tu nous l’avais présenté.

    Je te souhaite de meilleures lectures à l’avenir !

  4. lydieetseslivres dit :

    La quatrième de couverture est très alléchante mais visiblement le récit n’est pas à la hauteur. Pourquoi écrire des romans de 400 pages longs et redondants alors qu’ils pourraient être des magnifiques romans de 200 pages ?

  5. Syl. dit :

    Je rajoute, ce n’est pas pour ta conclusion, mais c’est que je sélectionne en ce moment. Je ne note que les coups de coeur car j’en ai assez avec les miens !

    • Bianca dit :

      Tout ça est très subjectif, moi ça m’a beaucoup ennuyée. Le style est littéraire et intéressant mais toutes ces digressions m’ont vraiment lassée !

  6. lorouge dit :

    Oh dommage… Je l’avais repéré et noté dans ma sélection de la rentrée littéraire de septembre. Mais j’ai craqué pour d’autres finalement… Tu ne me fais pas le regretter ;0)

    • Bianca dit :

      C’est très littéraire mais ça m’a vraiment ennuyée, après nous n’avons pas forcément les mêmes goûts, peut-être qu’il te plaira davantage !

  7. Fleur dit :

    Moi aussi je l’ai trouvé trop répétitif et je n’ai pas supporté la psychologie de comptoir. Je l’ai abandonné au bout d’une centaine de pages.

  8. Mary dit :

    J’en ai pourtant entendu beaucoup de bien, et nombre de mes collègues à la librairie l’ont adoré, réellement. Parfois, le monde des libraires est étrange 🙂

    • Bianca dit :

      Comme je le précise, il est très littéraire et bien écrit, maintenant toutes ces digressions et ces réflexions à l’infini, ce n’est pas ma tasse de thé !

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