11 novembre – Paul Dowswell

11 novembre 1918, quelque part sur le front Ouest, 7 heures du matin. L’Armistice a été signé. A onze heures du matin, la guerre se terminera. Toutes les attaques doivent être annulées. Will Franklin fait partie d’un groupe de soldats envoyés en mission à la recherche de combattants allemands au coeur d’une forêt. Personne ne leur a annoncé que la guerre était finie. Il y a encore quelques mois, Will était lycéen. Et voilà que maintenant, il est sur le point d’affronter l’épreuve la plus terrifiante de sa vie, au moment où trois mondes entrent en collision et où trois jeunes gens se battent pour survivre durant les ultimes heures de la Première Guerre mondiale.

11-novembre-paul-dowswellauteur-éditeur-pages11 novembre 1918. Après des semaines de tergiversations, l’Armistice va enfin être signé à Rotondes, mais cela les trois jeunes héros du roman de Paul Dowswell et les troupes auxquelles ils appartiennent ne le savent pas.

Axel Meyer, un allemand, vit sa première journée de guerre, la peur au ventre. Son frère Otto est revenu du front gueule cassée et souffrant de démence. William Franklin, un anglais de seize ans seulement, est sous le commandement de son frère aîné Jim depuis quelques mois déjà, l’un de leurs frères est mort au combat dans les premiers jours de la guerre. Eddie Hertz, un pilote américain de 19 ans d’origine allemande, cherche à imiter les exploits de Guynemer et veut obtenir la distinction d’As de guerre.

Paul Dowswell, à travers ces trois soldats, nous fait vivre les dernières heures du premier conflit mondial, dans une sorte de huis clos angoissant. Un décompte, presque heure par heure, avec des combats, des bombes, des morts et des blessés inutiles, qui s’affrontent toujours alors que la guerre est finie, parce qu’ils ont reçu l’ordre de se battre jusqu’au bout et parce que certains commandants souhaitent briller en cette toute dernière journée de guerre.

Trois soldats et trois points de vue, trois visions souvent tragiques et morbides et un décompte des heures certes éprouvant pour les nerfs du lecteur, mais terriblement efficace. Rondement mené par l’auteur, le récit n’offre aucun temps mort et aucun répit pour ses protagonistes comme pour ses lecteurs. La mort plane, les tensions montent dans les différents camps, les esprits s’échauffent parmi les soldats of course mais aussi chez les civils qui rêvent de revanche et se payer du boche, notamment ceux qui ont un peu trop collaboré (déjà) avec les allemands.

Ce roman destiné aux adolescents ne manquera pas de faire mouche auprès du jeune lectorat mais aussi auprès des adultes car on ne peut qu’être ému par ces jeunes combattants, morts pour rien, pour la folie d’empereurs, de rois et de généraux qui se tenaient eux, très loin des tranchées et des zones de combat.

Paul Dowswell signe ici un roman historique simple mais efficace et très convaincant, un bel hommage aux Fritz, Tommies et Yanks qui ont perdu leurs vies et leurs jeunesses entre 1914 et 1918. A mettre entre toutes les mains absolument ! Un grand merci à Babelio et aux Éditions Naïve pour cette lecture haletante.

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Lu dans le cadre du challenge Première guerre mondiale et du Mois anglais :

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20 réflexions sur “11 novembre – Paul Dowswell

  1. Sandrine dit :

    Ce roman-là fait partie des nouveautés jeunesse autour de la Première Guerre mondiale que je n’ai pas encore lu. Ton billet me donne encore plus envie de le découvrir.

  2. Catherine dit :

    Je n’ai pas lu beaucoup de livres sur la 1ere guerre car on a tendance a plutot « privilegier » la seconde en oubliant qu’il n’y en aurait pas eu sans la precedente. Je note ce roman, merci 🙂

    • Bianca dit :

      C’est vrai Catherine, la première guerre a tendance à être oubliée mais avec le centenaire il y a une belle production littéraire qui s’annonce je pense

  3. Claire dit :

    Très beau billet Bianca! Je vais tout de suite rajouter le titre dans ma prochaine commande de romans pour adolescents. Tu es décidément une tentatrice 😉

  4. Tasse de culture dit :

    Tu me tentes énormément ! Comme Claire, je vais l’ajouter aux acquisitions et j’espère pouvoir ainsi le découvrir !

  5. belette2911 dit :

    Mais que l’être humain peut être con !! Ça me fou toujours en rogne ce genre de chose « ils voulaient briller », oui, les officiers, à l’abri…

    J’ajoute !!

    • Bianca dit :

      Oui c’est dingue quand on pense à tous ces jeunes morts quelques heures avant et après l’armistrice, c’est tout simplement révoltant

      • belette2911 dit :

        tout est révoltant dans une guerre, mais la 14-18, c’est une gabegie !! Des milliers de morts pour avoir une colline, un jour, c’était les français, après, les allemands… et toujours ainsi de suite, pour quoi, pour rien…. si, le prix du sang versé par les soldats qui étaient parti en pensant casser le boche en 2 jours… 😦

  6. Lou dit :

    Je ne connaissais pas du tout. Un sujet très à la mode mais qui peut être intéressant lorsqu’il est bien développé. Merci pour ce billet 🙂

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