La coupe d’or – Belva Plain

New York, début du XXe siècle. À dix-huit ans, l’impulsive et romantique Henrietta De Riviera s’éprend de Dan Roth, un brillant professeur désargenté. Mais les parents de la jeune fille, soucieux de la réputation de leur famille, voient d’un mauvais œil l’arrivée de ce jeune idéaliste, qui se bat contre la misère des Juifs dans leur ghetto de New York. Aveuglée par la passion, Henrietta est prête à tout pour suivre son mari. Jusqu’à ce que le voile de l’amour se déchire, révélant la nature sombre de Dan. Sous son apparence chevaleresque, cet homme cache un lourd secret…

la-coupe-d-or-belva-plainauteur-éditeur-pages Hennie a 18 ans et elle détonne beaucoup dans sa famille juive traditionnelle. Ses parents originaires du sud des Etats-Unis ont été ruinés par la guerre de Sécession et sont venus s’installer à New-York. Malgré leur gêne financière toute relative, ils ne sont pas pauvres, ils cultivent un certain snobisme et voient d’un très moment oeil l’histoire d’amour entre leur fille cadette, bénévole dans le ghetto juif et féministe, et Dan, un professeur juif plus âgé qu’elle, socialiste et non pratiquant, d’autant que leur fille aînée Florence, a fait un beau mariage comme on dit alors.

C’est un idéaliste qui a à coeur de changer le quotidien des plus pauvres, une intention louable mais qui tourne parfois à l’extrémisme puisqu’il part du principe que puisqu’il veut améliorer la condition des pauvres, il ne peut le faire que s’il l’est lui-même.

Hennie finira tout de même par épouser Dan et à travers lui, sa cause, ce qui sera sans cesse une source de brouilles entre elle et sa famille, notamment sa soeur Florence et son beau-frère, qui mènent une vie luxueuse sur la 5è avenue. De la fin du 19è au lendemain de la première guerre mondiale, nous allons suivre le destin de cette femme au coeur d’un monde ou les sentiments les plus nobles se heurtent parfois aux pièges de l’amour et de la haine comme aux drames de l’Histoire.

Si les thèmes développés par Belva Plain sont intéressants : condition féminine, bataille pour le droit de vote des femmes, conditions de vie et de travail dans le ghetto juif, l’adoption, lutte contre les taudis, etc, l’histoire manque cruellement de rythme et tourne vite en rond. Cerise sur le gâteau, l’auteure nous remet sans cesse les points sur les i et cela a vraiment le chic pour m’énerver. Je pense être suffisamment intelligente pour comprendre l’état d’esprit des personnages et leurs caractères sans avoir besoin de l’aide de l’auteur pour me les expliquer de long en large.

Au-delà de l’histoire d’Hennie et de Dan et de leurs différentes luttes, Belva Plain retrace aussi le destin de Paul, leur neveu, qui bien que fortuné, comprend les aspirations de son oncle et sa tante, Leah la fille adoptive de nos héros, pleine d’ambitions et enfin de leur fils Freddy. Le récit s’allonge et se perd dans des considérations multiples et variées qui m’ont à plus d’une occasion bien ennuyée et j’ai lu bon nombre de passages en diagonale.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas passé un bon moment avec La coupe d’or de Belva Plain !

heart_2Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  et du Mois américain :

challenge-un-pave-par-mois   mois-americain

Et du Plan Orsec 2014 pour PAL en danger :

pal-orsec-20141

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20 réflexions sur “La coupe d’or – Belva Plain

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