Les affreusement sombres histoires de Sinistreville : Hubert très très méchant – Christopher William Hill

Hubert naquit un mardi, dans une famille respectable qui résidait dans un recoin obscur de Sinistreville. Ses parents, qui rêvaient d’élever un génie, accueillirent avec une allégresse non dissimulée la tête aux dimensions impressionnantes et le front haut du petit Hubert – Je ne serais pas surpris que votre garçon devienne l’habitant le plus intelligent de notre grande ville, annonça le docteur., Ainsi commença son histoire… Hubert ne tarda en effet pas à le montrer d’une manière tout à fait singulière…

les-affreusement-sombres-histoires-de-sinistrevilleauteur-editeur-pagesMonsieur et Madame Brinkhoff ne doutent pas un instant en voyant leur fils à sa naissance qu’un destin hors du commun l’attend, et on peut dire qu’ils ne se sont pas trompés. Le médecin leur dit d’ailleurs qu’il sera certainement la personne la plus intelligente de la ville, ce qui les comble de joie.

L’employé de banque et son épouse habitent une jolie maison du centre-ville de Sinistreville, une ville bien connue pour ses insurrections, théâtre de massacres sanglants, de batailles et d’assassinats politiques en tous genres. Les parents confiants en l’avenir rêvent pour leur fils d’un prestigieux avenir de banquier.

Hubert grandit tranquillement tout en ingurgitant moult leçons données par sa mère le jour et son père le soir venu, jusqu’au jour où ils engagent une gouvernante Fraulein, censée les épauler.

Cette femme a l’imposante stature prend Hubert sous son aile, l’emmène se promener dans le cimetière se recueillir sur les tombes de ses anciens soupirants, tous des maréchaux ou des généraux morts de façon violente. Elle se délecte de meurtres et fait profiter le jeune Hubert de cette passion macabre, ce qui aura bien des conséquences !

Un beau jour, son père décide de l’inscrire à l’Institut mais pour y entrer, Hubert devra réussir l’examen d’entrée que son père avait raté en son temps. Cet établissement sélect de Sinistreville a aussi une horrible réputation, celle de terroriser et martyriser ses élèves, et Hubert et Isabella Myop, la fille des pâtissiers et la seule à avoir réussi l’examen comme Hubert, vont en faire les frais.

Jusqu’au jour où Hubert réussit l’examen du violon de Constantin et que va pleuvoir sur lui et sa famille une série de malheurs. Va alors entrer en scène le Saigneur de Sinistreville…

Ce roman de Christopher William Hill à conseiller à partir de 13 ans, est ma première incursion dans un univers noir, très noir, bourré d’humour certes mais peuplé de créatures vraiment horribles ! Le monde dans lequel évolue le gentil Hubert est véritablement sinistre et l’histoire qui nous est donnée ici m’a vraiment glacée. Les enseignants de l’Institut sont rien de moins que des monstres qui prennent beaucoup de plaisir à torturer psychologiquement et physiquement de jeunes enfants, ce qui a un peu dérangé et mis mal à l’aise la lectrice que je suis.

Ils ne se contentent pas de faire régner la terreur à l’intérieur de l’établissement, toute la ville marche au pas de son directeur, la personne la plus puissante de Sinistreville de part sa fortune qui emplit les coffres de la banque et à qui tout le monde doit obéir. Une ville où règne aussi une grande injustice, les Brinkhoff vont l’apprendre à leur dépens !

Heureusement le Saigneur de Sinistreville va faire son apparition et rendre la justice à sa façon c’est-à-dire en tuant de la façon la plus machiavélique possible l’ensemble du personnel de l’Institut.

Un roman cruellement drôle qui m’a beaucoup surprise et dont la fin est toute aussi glaçante et réussie. J’ai aimé même si l’abondance de noirceur m’a aussi heurtée. Et comme le second tome parait en juin, vous n’avez pas fini d’entendre parler d’Hubert et de la charmante bourgade de Sinistreville.

Un grand merci à Brigitte et aux éditions Flammarion pour cette découverte !

 heart_3Lu en lecture commune avec Claire

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13 réflexions sur “Les affreusement sombres histoires de Sinistreville : Hubert très très méchant – Christopher William Hill

  1. Ô hasard des mots dit :

    Merci pour cette découverte, il me tente bien ! En jeunesse, j’adore ce genre d’univers ; d’ailleurs dans le même style (quoique quand même un peu moins noir), je lis pas mal Anthony Horowitz 🙂

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