Rouge de sang – Alice Alénin

1888. Issue de la haute bourgeoisie parisienne, Aurore Brisson, dix-sept ans, a tout pour être heureuse. Pourtant, la mort de ses parents, survenue peu après sa naissance, ne cesse de la tourmenter. Elevée par son oncle et sa tante, la jeune fille ignore tout de ses origines jusqu’au jour où elle découvre l’existence d’un ancien révolutionnaire qui porte son nom. Plongée au coeur du conflit qui oppose la bourgeoisie au peuple, Aurore est prête à tout pour connaître enfin la vérité sur son passé.

rouge-de-sang-alice-aleninauteur-editeur-pagesParis 1888, Aurore Brisson vient d’être extirpée de son couvent afin d’y être mariée. Orpheline de père et de mère, c’est sa tante maternelle, Sophie Delambre et son mari, qui l’ont recueillie alors qu’elle n’était âgée que deux mois à peine, en 1871.

Elevée dans la haute bourgeoisie pour devenir une parfaite maitresse de maison, c’est une jeune fille frivole et hautaine dont nous faisons la connaissance.

Ses certitudes vont cependant voler en éclat lorsqu’elle découvre une lettre dans les affaires de sa tante qui lui est adressée et qu’elle n’a jamais reçue.

Elle va alors commencer à douter de ses origines et se mettre en quête de ses parents qu’elle croit encore vivants.

Ses investigations vont la mener tout droit à Louise Michel, sur les pas de ce que fut la Commune et elle va découvrir qu’elle est en fait la fille de communards assassinés.

Aussi, lorsque son oncle et sa tante lui présentent son fiancé qu’elle juge bien fade, elle préfère se rebeller.

J’ai beaucoup aimé l’histoire racontée par Alice Alénin dans Rouge de Sang et sa jeune héroïne vive, sensible et passionnée, en un mot très attachante, et qui voit s’effondrer toutes ses convictions et les apparences dans lesquelles elle a grandit.

En pleine crise d’identité, Aurore se retrouve à sillonner Paris à pied ou à bord de tramways dont elle découvre l’existence, elle qui vient tout juste de sortir de son couvent et qui n’a jusqu’alors pour seule autorisation de sortie, le confessionnal une fois par semaine, dument surveillée par le chauffeur de la famille.

Elle va découvrir, en plus de ses origines, la lutte des classes en cette fin de 19è, entre les tenants du libéralisme bourgeois incarné par son oncle, et l’anarchisme prôné par Louise Michel et les communards.

Car si l’intrigue principale se déroule en 1888, l’auteure fait connaître à ses jeunes lecteurs la Commune, une période de l’histoire brève mais particulièrement intense que je ne connaissais pas du tout.

Un roman distrayant dont l’intrigue est bien ficelée et les rebondissements nombreux et que je recommande à ceux et celles qui comme moi affectionnent les romans historiques bien étayés.

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8 réflexions sur “Rouge de sang – Alice Alénin

  1. frenchbooklover dit :

    Quel beau billet et quelle tentatrice!;) Je sais qu’il est dans le fonds adolescent. Du coup, je pense que je vais l’emprunter aujourd’hui.
    Bises

  2. somaja1 dit :

    C’est exactement le genre de couverture qui me fait passer mon chemin. Heureusement qu’il y a des billets comme le tien pour me faire dépasser mes préjugés ! En plus l’histoire de la Commune m’intéresse particulièrement. Je note donc !

    • Bianca dit :

      La couverture est faite pour plaire aux jeunes filles c’est vrai, j’avais beaucoup hésité à l’emprunter à cause de ça aussi, je craignais le roman à l’eau de rose, bon il y a de l’amour aussi, mais d’un point de vue historique c’est intéressant je trouve !

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