Six fourmis blanches – Sandrine Collette

Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper ? Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le contemplant. A des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches. Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Egarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter.

six-fourmis-blanches-sandrine-colletteauteur-editeur-pagesMathias est sacrificateur en Albanie. Avant chaque fête (mariage, naissance…), une famille le charge de trouver une chèvre et de la sacrifier en la jetant du sommet de la montagne, en guise d’heureux présage. C’est un personnage craint et solitaire mais aussi peu aimé, rejeté par sa propre famille en raison de son métier, il faut bien l’avouer très particulier.

Lou et son amoureux Elias ont gagné une randonnée de trois jours en Albanie, seule condition pour y avoir accès : parler italien. Ça tombe bien le jeune couple s’est rencontré à la faculté de Bologne et parle l’italien couramment.

Arrivés à destination, ils font connaissance avec leur guide Vigan et les autres participants : Etienne, Lucas, Arielle et Marc. Si la randonnée se présente sous les meilleurs auspices, le petit groupe va rapidement déchanter en entendant des bruits effrayants dans la forêt dès la nuit venue… et en comptant ses morts.

Lorsque Denoël m’a proposé de recevoir le dernier roman de Sandrine Collette, je n’ai pas hésité une seconde, très curieuse de découvrir enfin cette romancière couronnée d’éloges pour ces deux premiers romans Des nœuds d’acier et Un vent de cendres.

L’auteure nous plonge au cœur de la montagne et d’une Albanie pétrie de préjugés et plongée dans un certain obscurantisme, tournée vers des croyances ancestrales.

Mathias et Lou sont les deux narrateurs du roman, chacun ayant la parole de façon alternée. On suit Mathias dans son travail de sacrificateur, c’est un personnage hanté et plutôt captivant puis c’est au tour de Lou de narrer les péripéties qu’affronte la cordée.

Si on comprend assez rapidement où Sandrine Collette veut nous emmener, j’ai trouvé qu’il y avait finalement assez peu de suspens, il y a en revanche beaucoup de tension car si la fin fait peu de doutes, on tremble tout de même pour les protagonistes principaux de l’intrigue et on espère qu’ils vont s’en tirer malgré tout.

Six fourmis blanches m’a intéressée mais m’a laissé un peu sur ma faim, je m’attendais à plus, sans doute à cause des excellents avis sur ces précédents romans, mais cela reste un bon roman noir même s’il m’en faut davantage pour m’enthousiasmer tout à fait.

Un grand merci à Célia et aux Éditons Denoël pour cette lecture et leur confiance.

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18 réflexions sur “Six fourmis blanches – Sandrine Collette

  1. jostein59 dit :

    Quand on lit trop d’avis avant lecture, on a une grosse attente qui peut parfois entraîner une légère déception.
    Personnellement, je n’ai pas trop vu la fin avant de comprendre le rôle du sacrificateur.

  2. labiblidonee dit :

    Ah je voulais le lire mais ma librairie ne l’avait pas, du coup j’ai pris les deux précédents à la place : Mais il me tarde de les lire parce que comme toi à force d’en entendre du bien j’en attends beaucoup… Affaire à suivre !

    • Bianca dit :

      C’est exactement ça, je m’attendais à autre chose en fait, un suspens à couper le souffle ce qui n’est pas le cas ici, en tout cas pour moi ! J’ai hâte de lire ton avis du coup

  3. belette2911 dit :

    Lu des noeuds d’acier (et fait dédicacer par l’auteur – rhâââ) mais pas encore les deux autres… vite, vite, je me transforme en lapin blanc pour courir derrière le temps…. 😀

  4. Bernieshoot dit :

    il a fait partie de mes lectures et je l’ai dévoré. Concernant la fin je me suis interrogé pour savoir si ce n’est pas une ouverture pour une suite, ce qui serait bienvenue

  5. Lizouzou dit :

    Je l’ai fini début de semaine (mais pas encore écrit ma chronique) et je dois dire que j’ai bien apprécié celui ci, mais mon préféré reste « des noeuds d’acier » !

  6. Asphodèle dit :

    Je n’ai toujours pas lu ses deux premiers non plus, j’attends un peu d’avoir oublié la foule de billets élogieux que j’ai lus dessus afin de ne pas en attendre trop ! D’ici un an ou deux…

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