Etrange printemps aux Glénan – Jean-Luc Bannalec

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Les 10 livres que j’aimerais sortir de ma PAL cet été (7/10)

Les Glénan, au large du Finistère. Comment croire que dans cet archipel paradisiaque, où la mer est bleu lagon, on découvrirait en ce matin de mai trois cadavres, échoués sur le rivage ? A-t-on affaire à un naufrage dû à la tempête de la veille ? Dur, dur, pour le commissaire Dupin : lui qui déteste le bateau, le voilà sur le pont dès le petit matin, sans avoir pu siroter son premier café de la journée. Tout prête à croire que les victimes se sont simplement noyées. Mais l’une d’elles se révèle être un sombre entrepreneur et acteur non négligeable de la politique locale, et une autre, un navigateur hors pair collectionnant les ennemis. Dupin flaire l’embrouille.

heart_3auteur-editeur-pagesetrange-printemps-aux-glenan-jean-luc-bannalec

Au lendemain d’une tempête, on découvre sur l’archipel paradisiaque des Glénan, au large du Finistère, le corps de trois hommes ayant péri en mer. Le naufrage est probable malgré le fait qu’ils étaient des navigateurs expérimentés.

L’une des victimes étant l’ami du préfet, le commissaire Dupin et ses adjoints Le Ber et Labat sont envoyés sur place pour prêter main forte à la gendarmerie.

L’enquête de routine démarre et l’identification des corps faite, Dupin s’aperçoit que l’une des victimes avait bon nombre d’ennemis sur l’ile puisqu’il avait le projet de transformer les Glénan en usine à touriste.

Les premières constations médico-légales concluant au meurtre, notre ex-parisien, George Dupin va devoir surmonter son mal de mer légendaire pour venir à bout de cette affaire.

J’avais découvert et aimé Dupin dans sa première enquête publiée l’an dernier, Un été à Pont-Aven, et j’ai été ravie lorsque les Presses de la cité m’ont proposé de recevoir le second volume car cette série policière classique ne brille pas par un suspens de fou, mais l’auteur allemand Jörg Bong qui a pris pour nom de plume Jean Luc Bannalec est un très bon conteur de la Bretagne.

Bannalec raconte à merveille cet archipel, les croyances bretonnes et donne à son récit une tonalité et un couleur vraiment plaisantes. Pendant plus de 400 pages, j’ai eu l’impression de fouler en compagnie de Dupin le sable des Glénan, voir les daupins et plonger la main dans l’eau transparente de ce bout de terre paradisiaque.

Ce livre est donc un magnifique hommage à la Bretagne et rien que pour ça il vaut la peine d’être lu. D’un point de vue policier, c’est très classique. Dupin visite les Glénan et interroge chaque suspect encore et encore et au fur et à mesure, on découvre les jalousies et les secrets des habitants.

L’intrigue en elle-même est bien construite même si on devine assez vite le fin mot de l’histoire, l’important est ailleurs, dans l’atmosphère, dans la galerie de personnages. Les dialogues sont souvent savoureux, la difficile adaptation de Dupin en Bretagne, lui qui n’avait jamais vécu ailleurs que dans le 6è arrondissement de Paris plutôt drôle et les relations difficiles qu’entretient le commissaire avec le préfet et son adjoint Labat font tout le sel de cette série.

En bref, si vous aimez les policiers classiques à la Maigret et la Bretagne, précipitez-vous sur les enquêtes du commissaire Dupin !

 Merci à Laëtitia et aux Presses de la Cité pour cette lecture tellement agréable.

Advertisements

12 réflexions sur “Etrange printemps aux Glénan – Jean-Luc Bannalec

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s