Le secret du mari – Liane Moriarty

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête… À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.

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Cécilia Fitzpatrick est l’archétype de la femme parfaite. Jolie quadragénaire à la ligne impeccable, épouse de John-Paul, le plus beau des six frères Fitzpatrick et mère de trois filles ravissantes, elle est aussi présidente de l’association de parents d’élèves, démonstratrice Tupperware à succès, et la reine des organisatrices.

La vie de Cecilia est en apparence parfaite… sauf que depuis six mois son mari ne la touche plus et qu’elle ne comprend pas pourquoi. Alors qu’elle se pose des questions sur cette traversée du désert, elle tombe sur une enveloppe dans une boite à chaussures rangée au grenier.

Quelques mots de la main de son mari attisent sa curiosité : « A n’ouvrir qu’après ma mort ». John-Paul est en déplacement et lorsqu’il appelle le soir même, il lui demande de ne pas l’ouvrir, arguant que cette lettre est une bêtise, écrite le jour même de la naissance de l’aînée de leurs filles.

Elle lui promet de laisser l’enveloppe scellée mais elle ne peut empêcher d’y penser, en fait elle meurt d’envie de l’ouvrir cette fichue lettre dont elle ne connaissait pas l’existence jusqu’alors et le retour avancé de son mari lui dit que cette lettre n’est décidément pas si anodine.

Alors qu’elle entend son mari fouiller le grenier, lui qui n’y monte jamais à cause de sa claustrophobie, elle s’empare de l’enveloppe et lit enfin ce qu’elle contient : une confession, le secret de son mari.

Rachel a vécu le pire cauchemar pour une mère : sa fille Janie a été assassinée à l’âge de 17 ans. Depuis, elle cherche en vain un moyen de faire coincer le coupable et elle croit voir en Connor, un prof de gym qui travaille dans le même établissement qu’elle, l’assassin de sa fille. Depuis ce jour d’avril 1984, elle ne vit plus, elle survit. Son mari est mort, et désormais, sa seule joie est de garder son petit-fils Jacob deux jours par semaine. Elle accueille donc très mal l’annonce de son fils Rob, qu’elle a toujours négligé suite à la mort de Janie, et de son exaspérante belle-fille Lauren, qu’ils partent vivre à New York.

Tess a monté une agence de publicité avec son mari Will et sa cousine Felicity, sa quasi-jumelle qui a toujours été obèse mais a récemment perdu beaucoup de poids. Le trio fonctionne à merveille, jusqu’au jour où Will et Felicity annoncent à Tess qu’ils sont tombés amoureux l’un de l’autre. Bouleversée, Tess emmène son jeune fils Liam et part se réfugier chez sa mère bien loin de Sidney.

J’avais repéré ce best-seller australien déjà vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde chez ma copinaute Céline et lorsque je l’ai vu à la médiathèque, je l’ai aussitôt emprunté me souvenant qu’il l’avait plutôt convaincu.

Ce roman à trois voix, Rachel, Cecilia et Tess, se déroule au cours de la semaine qui précède le dimanche de Pâques. Au cours de cette semaine cruciale, les vies de ces trois femmes vont s’entrecroiser pour mettre à jour un secret vieux de trente ans.

Liane Moriarty signe ici un polar psychologique plutôt de bonne facture même si j’ai plusieurs bémols. Tout d’abord je déplore que l’auteure dévoile le fameux secret au bout de 100 pages car ensuite, on suit du côté de Cecilia ses atermoiements sur le secret du mari : doit-elle tout dire au risque de tout perdre ? Ou se taire à jamais ?

Catholique pratiquante, ces questions la taraudent d’autant plus que la semaine de Pâques est particulière et de première importance dans le calendrier catholique.

Heureusement, le personnage de Rachel a aussi grande importance et l’on ne peut que comprendre le désarroi de cette femme qui ne s’est jamais remise de la mort de sa fille, d’autant plus que personne n’a payé pour ce crime. Depuis toujours, elle est persuadée que Connor l’a tué et elle est à l’affut du moindre indice pouvant l’incriminer.

Quant au personnage de Tess, en pleine crise conjugale, je n’ai pas compris que l’auteur lui ai donné autant d’importance, elle est certes là pour nous éclairer sur la personnalité de Connor mais je l’ai trouvé tellement horripilante !

Le rythme est plutôt lent car Liane Moriarty prend le temps de tisser sa toile et sa galaxie de personnages, ce qui ne m’a pas gênée, mais si vous vous attendez à un page turner au suspens insoutenable, vous en serez pour vos frais.

Enfin, la présence omniprésente de la religion et du pêché n’a pas été à mon goût, notamment au niveau du dévouement que j’ai trouvé trop moralement correct.

Un roman qui se lit bien mais qui ne restera pas dans mes annales.

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19 réflexions sur “Le secret du mari – Liane Moriarty

  1. Yuko dit :

    Elle dévoile le secret au bout de 100 pages seulement alors qu’il s’agit d’un pavé ? Quel dommage de ne pas garder plus de suspense…

  2. Audrey dit :

    J’ai aussi lu ce roman, parce que le résumé avait l’air sympa … et quelle déception !
    Je suis d’accord avec toi sur la plupart des points : j’ai vraiment trouvé ça digne d’une mauvaise série destinée aux « ménagères de moins (ou plus de !) 50 ans » qui passe l’après-midi sur M6.
    Et péché impardonnable pour moi : c’est écrit avec les pieds, c’est atroce ! Pour avoir feuilleté la version originale (que j’avais acheté sur ma liseuse avant qu’Albin Michel ne me l’envoie, je regrette !), la traduction est largement en question (elle retire notamment des nuances présentes dans le texte original), même si le roman original n’est pas non plus de la meilleure facture.
    Bref, c’est peut-être bien en poche, pour l’été sur la plage parce qu’on ne veut pas se prendre la tête, mais il ne faut pas s’attendre à grand chose, c’est clairement mauvais !

  3. Claire dit :

    Je suis déçue que ce titre ne t’ait pas beaucoup plu. J’en attendais beaucoup et ce que tu en dis me refroidit quelque peu.
    Je l’avais dans la PAL et, du coup, je ne le lirai pas en priorité…

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