Les brouillards de la Butte – Patrick Pécherot

Lu dans le cadre du challenge  A tous prix (Grand prix de la littérature policière 2002)  :

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Dans le Paris de 1926, il est difficile de survivre sans un sou en poche. L’armistice de 1918 n’est pas loin, et les traces de la guerre sont encore présentes. Venu de Montpellier tenter sa chance à la capitale, Pipette en fait l’amère expérience. Laveur de bouteilles, collaborateur d’un journal à scandales, il multiplie les petits boulots. Le soir, il déclame des poèmes à Montmartre, il y croise la Goulue, André Breton et les surréalistes, les défenseurs de Sacco et Vanzetti… La nuit venue, en compagnie d’une bande d’illégalistes, il cambriole les riches pour arrondir les fins de mois. Un coup, c’est un peu d’argent, un autre quelques lingots. Mais quand un coffre-fort s’ouvre sur une macabre découverte c’est une bien sombre histoire qui commence.

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Paris, 1926. Monté de Montpellier, Pipette, multiplie les petits boulots et se pique de vouloir être poète, sans succès. Déclamer ses odes à Montmartre lui permettra d’être malmené par son public mais surtout de connaître André Breton et la clique des Surréalistes.

Notre héros qui tire le diable par la queue dans le Paris de l’après-guerre s’associe avec trois autres larrons vivants de petits boulots comme lui pour cambrioler les maisons des bourgeois et les délester de leur argent.

Mais une nuit, tout ne va pas se passer comme prévu. Les quatre copains de Montmartre, vaguement anars, dévalisent la maison du comte de Klercq et trouvent dans le coffre fort, en lieu et place de billets, un cadavre.

Que faire de l’encombrant zig ? Pipette le laisserait bien là où il est mais ses associés décident de faire chanter le comte qui semble être l’assassin du refroidi trouvé dans le coffre-fort…

Vous connaissez maintenant mon goût pour cette période de notre histoire, j’ai donc été particulièrement alléchée par le 4è de couverture, bien trompeuse, hélas !

J’ai été déçue par l’intrigue qui ne m’a pas convaincue et par le style de l’auteur truffé d’argot – mais ça c’est un goût personnel – qui colle bien à l’atmosphère et aux personnages créés par Patrick Pécherot.

C’est un policier typiquement de facture classique française de la première moitié du 20è, un hommage à Léo Malet et à son personnage emblématique Nestor Burma, ce qui ne correspond pas du tout aux romans policiers que j’affectionne. Un mauvais choix en ce qui me concerne mais un roman qui ravira sans doute les amateurs du genre.

Je reconnais toutefois que la plongée dans le Paris des années folles est réussie et que cette affaire d’escroquerie qui mêle rejetons de la haute noblesse, capitaines d’industrie, pègre, sur fond de scandale politique et de profiteurs de guerre n’est pas inintéressant même si j’ai trouvé l’intrigue brouillonne et pas aboutie.

Une déception donc et un roman qui ne restera pas dans mes annales !

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7 réflexions sur “Les brouillards de la Butte – Patrick Pécherot

  1. belette2911 dit :

    Je lisais avec le sourire aux lèvres le résumé et ma bouche s’est ouverte de dépit à « bien trompeuse, hélas »… merde merde merde… je l’ai dans ma PAL numérique… bon, demi peine ! 😉

  2. frenchbooklover dit :

    Dommage qu’il ne t’ait pas plu car il est vrai que sur le papier, il avait tous les ingrédients pour te faire passer un bon moment de lecture.
    Je pense que je passerai aussi mon tour car ce que tu en dis ne me fait pas trop envie…

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