Les damnés de Paris – Michael Le Galli & Marie Jaffredo

Paris, mai 1869. Constance Desprez arrive de province à la gare Saint-Lazare. Décontenancée par la foule et l’agitation de la capitale, elle parvient à surmonter ses craintes, portée par un seul objectif : retrouver son fils, placé dès sa naissance dans un orphelinat. Pour l’aider dans sa quête, elle s’appuie sur Darius, gavroche espiègle, et sa parfaite connaissance du « Paris populaire », et André Gill, célèbre caricaturiste au journal L’Éclipse qui lui ouvre les portes du « Paris mondain ». Les trois protagonistes sont en scène, le drame peut se jouer, nul n’en sortira indemne…heart_3auteur-editeur-pages

les-damnes-de-paris-michael-le-galli

Paris, sous le second Empire, vit des bouleversements urbains souhaitées par le Baron Haussman et des soubresauts politiques avec la percée des socialistes et des communistes. C’est dans ce climat d’effervescence qu’en mai 1869, Constance Desprez, une normande âgée de 20 ans, monte à la capitale.

Ses parents sont décédés et elle a vécu ces dernières années recluses dans un couvent dont elle s’est enfuie. Car la jeune femme n’est pas en quête d’ascension sociale, elle veut retrouver son fils que ses parents ont placé dès sa naissance dans un orphelinat.

Blessée dans son amour de mère, elle a vu son fils être arraché à elle, quelques heures après sa naissance et dès lors, elle n’a eu de cesse que de le retrouver. A la gare, elle tombe sur un agent de police qui lui donne l’adresse d’une bonne pension qui se révèlera être une maison close.

Elle se met alors à sillonner la ville, à la recherche d’un logement, lorsqu’elle tombe sur Darius, un jeune galopin, qui va la ramener dans son immeuble. Avec lui, elle va courir les orphelinats, rencontrer André Gill, un célèbre caricaturiste, qui va l’aider dans ses projets.

Voilà une bande dessinée que j’avais repéré à sa sortie chez le libraire en 2014, rentrée récemment dans ma PAL, et une fois n’est pas coutume, il ne m’aura pas attendu trop longtemps.

Le scénario signé Michael Le Galli est assez classique : une fille mère, désavouée par sa famille, qui se retrouve au couvent et qui après la mort de ses parents, part à la recherche de son fils. Rien de bien nouveau sous le soleil donc mais les illustrations signées Marie Jaffredo valent à elles seules le détour.

Quel régal de tourner les pages élégantes dans des teintes douces et sépia, qui rappellent les aquarelles d’antan et qui donnent à cette bande dessinée un charme fou.

J’ai également eu beaucoup de plaisir à croiser André Gill et ses amis peintres Courbet, Manet, Caillebotte mais aussi Zola. Paris apparaît bouillonnant d’idées et de monde, comme cela devait l’être à l’époque, et de ce point de vue c’est très réussi également, on sent que les auteurs se sont vraiment penchés sur le sujet et connaissent bien le milieu artistique et journalistique qu’ils mettent en scène.

Les dessins sont clairement le point fort des damnés de Paris tout comme les personnages qui apparaissent bien attachants, Constance et Darius en tête. Le travail d’édition de Vents d’Ouest est comme toujours bien soigné et même si ce n’est pas la bd du siècle, j’ai passé un bon moment en sa compagnie, et c’est déjà très bien.

Advertisements

15 réflexions sur “Les damnés de Paris – Michael Le Galli & Marie Jaffredo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s