Communardes ! L’aristocrate fantôme – Wilfrid Lupano & Anthony Jean

1871, Élisabeth Dmitrieff, une belle jeune femme russe de tout juste vingt ans arrivée à Paris depuis une semaine à peine, devient la présidente du premier mouvement officiellement féministe d’Europe : l’Union des femmes pour la défense de Paris et l’aide aux blessés. Véritable passionaria socialiste et va-t-en-guerre, elle est envoyée par Karl Marx lui-même ! Sa beauté et sa verve, qui la distinguent des autres insurgées, d’origines plus populaires, suscitent l’intérêt des « hommes » jusqu’ici peu sensibles aux revendications des communardes. heart_4auteur-editeur-pagescommunardes-l-aristocrate-fantome-wilfrid-lupano

Avril 1871, cela fait déjà quelques mois que la Commune tient les rênes de la capitale et que le gouvernement français dirigé par Thiers est réfugié à Versailles. Karl Marx et Engels, exilés à Londres, ont fait des émules dont une aristocrate russe, Elizabeth Dmitrieff, qu’ils ont envoyé à Paris afin de connaître la situation exacte des insurgés.

La belle russe est une socialiste mais elle est avant tout une vraie passionaria de la cause des femmes et sait user de son physique avantageux pour arriver à ses fins, ce qui lui vaut quelques inimitiés dans les rangs féminins, au contraire de sa grande rivale, Louise Michel, qui ne sait pas rallier les hommes à sa cause mais que les femmes écoutent.

Elizabeth Dmitrieff devient malgré tout la première présidente de L’Union des femmes pour la défense de Paris et l’aide aux blessés. Elle ne se contente pas d’écrire et de faire distribuer des tracts, elle veut que les femmes prennent les armes et montent sur les barricades, au grand dam des hommes qui veulent cantonner les cantinières à la cantine.

Dans le tome précédent, Communardes ! Les éléphants rouges, Wilfrid Lupano avait choisi de mettre en lumière un épisode célèbre de la commune, cette fois-ci, aidé d’Anthony Jean pour les illustrations, il braque les projecteurs sur une héroïne de la Commune ayant réellement existé.

Membre du Comité central de l’Union des femmes, cette aristocrate russe s’occupait surtout de questions politiques mais elle prendra une part active sur les barricades du Faubourg Saint-Antoine, lors de la semaine sanglante (21-28 mai 1871).

Une fois encore, Wilfrid Lupano s’est formidablement bien documenté puisque tout ce qui est relaté dans L’aristocrate fantôme s’est réellement passé ainsi, il nous donne donc à lire une véritable leçon d’histoire, ce qui m’a beaucoup plu.

J’ai beaucoup aimé les planches d’Anthony Jean, notamment ses scènes de bataille sur les barricades criantes de vérité et qui ne s’appuient sur aucun texte, ce qui les rend encore plus fortes.

Un second opus tout aussi réussi que le premier et qui nous fait vivre la Commune comme si on y était, j’en redemande et j’attends le prochain avec impatience !

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