Amelia – Kimberly McCreight

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. En dépit d’un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l’écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. C’est en tout cas ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de l’école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement.

Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable… Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question : « Amelia n’a pas sauté. »heart_3auteur-editeur-pagesamelia-kimberly-mccreight

Amelia Baron est une jolie et brillante adolescente de 15 ans vivant à New-York. Sa mère, qui l’élève seule, est avocate au service contentieux d’un important cabinet d’avocats, très prise par son travail. La jeune fille fait partie des très bons élèves d’une école privée de Brooklyn dont les frais de scolarité annuels se chiffrent en une dizaine de milliers d’euros.

En dépit de l’emploi du temps surchargé de Kate Baron, mère et fille sont proches et l’adolescente fait la fierté de ses professeurs jusqu’au 24 octobre, jour où la conseillère du collège appelle Kate pour lui faire part de l’exclusion immédiate d’Amelia pour tricherie à sa dissertation sur Les vagues de Virginia Woolf.

Kate est stupéfaite par cette nouvelle, d’autant qu’elle doit se rendre immédiatement sur place pour récupérer sa fille mais le métro fait des siennes et elle arrive une heure et demie plus tard. L’attendent une ambulance des pompiers et des policiers qui lui apprennent le décès d’Amélia.

Selon les premières constations, Amelia se serait jetée du toit de l’établissement volontairement. Passé le choc, Kate culpabilise sur ses absences. Si elle avait été plus présente, sa fille n’aurait vraisemblablement pas sauté.

Un mois après le décès d’Amelia, Kate reprend le chemin du bureau et reçoit un SMS d’un numéro masqué avec ce message : « Amelia n’a pas sauté. » Kate qui n’a jamais cru à la thèse du suicide fait part de ce message à la police mais l’inspecteur en charge du dossier donne aussitôt sa démission.

Que cette chute soit un suicide ou un crime, la mort d’Amelia reste incompréhensible pour Kate et lui fait cruellement réaliser à quel point sa fille est un mystère pour elle…

On a beaucoup vu ce roman Young-adult sur la blogosphère ces derniers mois, les avis étant plutôt bons, je l’ai donc emprunté à la médiathèque et je dois dire que ce roman me laisse une impression mitigée.

Les points positifs d’abord : l’intrigue s’appuie sur l’angoisse que nous avons tous en tant que parents de passer à côté des problèmes de nos enfants. Sommes-nous trop ou pas assez présents ? Le dialogue est-il suffisamment ouvert ? Comment s’intéresser à eux sans être intrusifs ? Leur laisser de la liberté dont ils ont besoin mais pas trop ? De ce point de vue là, c’est très bien vu.

Le schéma narratif ne manque pas d’intérêt non plus : la narration alterne entre Amelia (narration classique, SMS, statuts Facebook), avant le drame, et Kate, en quête de réponses après le drame.

Le personnage d’Amelia est particulièrement attachant. Cette jeune fille allie les qualités et les failles d’une adolescente intelligente, et sensible, à la recherche d’elle-même et de son identité sexuelle. L’auteur a su lui donner une réelle consistance, et on ne peut qu’être en empathie avec elle, quand on connaît sa fin tragique.

Les points négatifs maintenant : cette histoire me laisse perplexe, notamment en raison des histoires d’école privée élitiste, bizutages et autres clubs malsains qui ne m’ont pas passionnée outre mesure. Les personnages secondaires manquent d’épaisseur et de subtilité et pour moi, l’auteure ajoute des strates inutiles, il y a comme une surenchère dans ce qui arrive à Amelia qui finalement nuit pour moi à l’ensemble.

Et puis, il y a beaucoup de longueurs, vous savez que je ne les aime pas et là j’ai clairement eu l’impression que Kimberly McCreight faisait du remplissage et sans cela, le roman aurait fait une centaine de pages en moins, ce qui n’aurait pas été un mal.

Un page turner comme savent les faire les américains mais qui ne m’a pas touchée plus que ça alors que le sujet s’y prêtait, dommage !

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31 réflexions sur “Amelia – Kimberly McCreight

  1. labiblidonee dit :

    Je n’étais pas tentée plus que ça par Amelia, mais je viens de lire Carthage de OATES qui partirait presque du même principe, et j’ai adoré ! Je vous en parle bientôt parce que c’était 600 pages de bonheur de lecture, de thème captivants, ça partait en apparence dans tous les sens mais finalement pour une bonne raison, bref du très bon Oates !

  2. maghily dit :

    Ho dommage qu’il n’ait pas répondu à tes attentes ! :-/

    Après, je comprends que si tu n’aimes pas tout ce qui tourne autour du bizutage, certains moments ne t’aient pas plu. J’espère quand même que tu ne t’es pas trop ennuyée durant ta lecture. 😉

    • Bianca dit :

      Je ne regrette pas de l’avoir lu mais c’est vrai que je ne l’ai pas trouvé si bien que ça mais si tu as l’occasion de l’emprunter pourquoi pas ?

  3. marion dit :

    Le résumé a l’air interessant, mais comme les longueurs sont l’un des points qui me fait très rapidement abandonner un livre, je me demande si je vais me plonger dedans ou pas.

  4. Carnet Parisien dit :

    Je ne suis pas d’accord avec toi, je ne trouve pas que ce soit un roman Young Adult ! Pour moi, c’est bien davantage un thriller 🙂 Certes, Amelia a l’âge pour incarner l’héroïne d’un YA mais je ne trouve pas que ce livre soit traité comme tel 🙂 Vraiment dommage que tu n’aies pas accroché aux thématiques explorées, moi j’avais adoré !! Bises !

  5. frenchbooklover dit :

    Malgré les bémols de ton billet, j’ai très envie de le lire et je l’ai réservé à ma médiathèque parisienne. Je te dirai ce que j’en pense.

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