Les amis du Paradis – Caroline Vermalle

Antoine est un jeune homme timide qui rêve d’être un héros. Rose est une violoncelliste de talent, mais qui a perdu sa flamme intérieure. Et le Paradis est un somptueux cinéma, où le vieux Camille invite à rêver en projetant des films tous les dimanches soirs. Lors d’une nuit glaciale, une tempête de neige enveloppe le petit village, et Camille meurt. C’est à Antoine qu’il revient de continuer à faire vivre le Paradis, seule animation du village. Mais des choses étranges se passent. Dans le cœur solitaire d’Antoine, Camille n’a pas disparu, il est même là qui lui parle et le conseille chaque fois qu’Antoine se retrouve seul dans le cinéma, presque abandonné. Et puis surtout la mairie décide de vendre le Paradis, et le promoteur qui compte l’acheter va le détruire pour profiter du terrain. Soudainement Antoine n’est plus seul et c’est tout le village qui va se battre pour sauver le cinéma de Camille, la mémoire du village. Même Rose, la discrète musicienne, revenue dans la maison de son enfance depuis quelques semaines… Se souviendra-t-elle d’Antoine avec qui elle avait joué, enfant, aux châteaux de sable, plusieurs juillets de suite ? heart_3auteur-editeur-pagesles-amis-du-paradis-caroline-vermalleVillerude-sur-Mer est une petite station balnéaire de Vendée qui, comme toutes les villes du bord de mer, vit au dès que les estivants ont plié bagage à la fin de l’été. En ce début janvier, Antoine, mécanicien au chômage et touche-à-touche hors pair, est appelé par Camille le projectionniste du cinéma du village, joliment prénommé le Paradis, en référence au célèbre film de Marcel Carné, Les enfants du Paradis.

Une fois encore, la machine s’est enrayée et Antoine arrive à la rescousse pour que le film en cours de projection ne connaisse pas d’interruption. Dans la salle, quelques adhérents des Amis du Paradis et Rose, de retour au village après de nombreuses années d’absence.

La jeune femme passait en effet toutes ses vacances d’été chez ses grands-parents mais n’était pas revenue depuis leur décès, accaparée par sa carrière de violoncelliste internationale. La voilà qui revient justement de Hong Kong avec dans ses bagages son instrument fétiche qu’elle compte bien revendre pour acquérir sa liberté, lasse de sa vie, en quête d’une joie et d’un bonheur qu’elle a perdu en cours de route.

Antoine la reconnaît aussitôt, lui qui est amoureux d’elle depuis ses dix ans, elle non. Rose se souvient avec tendresse de Titi mais ne reconnaît pas Antoine, l’homme adulte, qu’il est devenu.

Ce soir-là, Camille rend son dernier soupir, le veuf inconsolable est parti rejoindre sa chère Odette et c’est Personne, son chien, qui donne l’alerte. Antoine se retrouve donc avec un chien sur les bras et un fantôme par-dessus le marché car Camille a décidé de rester au Paradis avec Antoine, promus projectionniste…

Cela faisait quelque temps que je souhaitais découvrir la plume de Caroline Vermalle dont j’avais lu beaucoup de bien, j’avais d’ailleurs acheté cet été L‘île des beaux lendemains, toujours dans ma PAL, et en voyant son dernier roman à la médiathèque, je me suis dis que le moment était venu !

Pour tout vous dire, je ressors de cette lecture mitigée parce que la première moitié du livre m’a enchantée mais la seconde m’a déçue, j’ai trouvé que l’auteure tournait en rond, qu’il ne se passait pas grand chose et je trouve ça dommage.

Ça partait pourtant bien : une histoire romantique, un vieux cinéma qui ne projette que des grands classiques (Les enfants du Paradis, Quai des brumes, Casablanca, La vie est belle…) menacé de disparition par un prometteur voulant le convertir en parking. Oui mais voilà, si la plume de Caroline Vermalle, élégante et délicate m’a séduite, les personnages ne m’ont pas touché.

Entre l’antiquaire sans scrupule amoureuse du gentil mais convoitée par le méchant, le gentil super gentil, le méchant super méchant, la violoncelliste parfaite… j’avoue que ces personnages trop lisses et caricaturaux à mon goût ont fini par me lasser.

L’histoire d’amour aussi, j’ai fini par m’en lasser, tellement tracée d’avance que je suis restée à la marge. Pour autant, il y a de jolies choses dans ce roman : un bel hommage à la musique classique et aux films anciens, de la solidarité, de l’amitié intergénérationnelle…

Autant le début du roman est pétillant est charmant autant à la moitié, j’ai commencé à m’ennuyer ferme. Bref, à vous de vous faire votre avis car le mien reste, comme je vous le disais, très mitigé.

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17 réflexions sur “Les amis du Paradis – Caroline Vermalle

  1. anaverbaniablog dit :

    Oh c’est dommage. Cela m’avait tout l’air d’être un bon Feel Good Book, mais du coup si c’est pour s’ennuyer, je pense que je ne vais pas m’y risquer… Merci pour cette critique instructive !

  2. emjy dit :

    Mon avis rejoint le tien. Je n’ai pas passé un mauvais moment avec ce roman, je l’ai trouvé plaisant et plutôt bien écrit mais j’ai trouvé l’ensemble un peu lisse et attendu. J’ai bien aimé les héros ceci dit, ainsi que l’ambiance 🙂

  3. frenchbooklover dit :

    J’ai l’île des beaux lendemains de Caroline Vermaille dans ma PAL. Je crois que je commencerai pas ce titre du coup.
    C’est dommage que la seconde partie ne soit pas à la hauteur de la première car ce roman avait tout pour me plaire! Vieux films, vieux cinéma, histoire d’amour, musique…
    Je note quand même la référence et on verra si je me laisse tenter…

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