California dreamin’ – Pénélope Bagieu

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible. À l’aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York. heart_4auteur-editeur-pagescalifornia-dreamin-penelope-bagieu

Ellen Naomi Cohen nait à Baltimore quelques semaines après Pearl Harbor dans une famille juive ayant fui les persécutions dont ils étaient victimes en Europe. Philippe, le père d’Ellen, et l’homme de sa vie, est issu d’une famille de docteurs, mais lui a décidé d’ouvrir une épicerie casher. Il est aussi chanteur d’opéra amateur et fait l’admiration de sa fille, comme elle est son soleil.

Toute sa vie, il ira de faillites en faillites car comme le dit Ellen sous la plume de Pénélope Bagieu, les Cohen étant les seuls juifs de leur quartier ! Si son père est un doux rêveur et un optitimste, Bess, sa mère, a bien les pieds sur terre et dirige sa famille à la baguette.

La petite Ellen, malgré la guerre, mène une vie plutôt heureuse jusqu’à ce que sa petite sœur pointe le bout de son nez, et là, Ellen qui était plutôt maigrichonne, se met à manger, manger, manger.

Incarnation quasi caricaturale de la grosse rigolote et sympa, Ellen Cohen a eu une vie singulière et une vocation précoce, entretenue et encouragée par son père. Véritable boule d’énergie et d’enthousiasme, elle a du culot et surtout du charisme qui font qu’on ne voit qu’elle lorsqu’elle arrive dans une pièce même si elle est loin d’avoir un physique de jeune première.

Comme beaucoup d’entre vous, je suis une grande fan de Pénélope Bagieu, de son humour et de son coup de crayon, j’ai d’ailleurs lu toutes ses bandes dessinées et romans graphiques, aussi lorsque son dernier bébé est arrivé à la médiathèque, je n’ai pas hésité à l’emprunter.

Cette fois-ci, l’héroïne n’est pas fictive mais bien réelle puisque Pénélope Bagieu nous raconte ici la vie d’Ellen Cohen alias Cass Elliot, la chanteuse du groupe The Mamas & the Papas de 1965 à 1968 dont le plus grand tube, California dreamin’, sorti en 1966, donne son titre au roman graphique.

Pénélope Bagieu nous dresse à l’appui de témoignages et de livres sur le sujet, un portrait touchant d’Ellen Naomi Cohen, alias Mama Cass, depuis sa tendre enfance jusqu’à la fondation du groupe The Mamas and the Papas.

Et c’est à travers des différentes personnes qui l’ont connu que s’esquisse la personnalité flamboyante de Cass, son parcours qui n’est pas semé de roses, son acharnement à mener son rêve à bien et son amour à sens unique pour l’un des membres du groupe, Denny Doherty.

Les dessins de Bagieu, en noir, blanc et gris, seule la couverture est en couleur, transmettent la truculence de Cass, son enthousiasme, son aplomb à vouloir devenir une star et y parvenir.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette biographie graphique que j’ai lu d’une traite et l’atmosphère très 60’s qui s’en dégage. Pénélope Bagieu s’est très bien documentée, elle connaît la scène musicale de l’époque et elle nous plonge à merveille au cœur de cette beat génération anti guerre du Vietnam et anti-raciste.

Et si comme moi vous ne connaissez rien de la vie de Cass Elliot, foncez, vous découvrirez une personnalité bien attachante et pétillante, qui est morte bien trop tôt. Il y a de l’humour, de l’émotion, de la joie, bref c’est une réussite !

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39 réflexions sur “California dreamin’ – Pénélope Bagieu

  1. Ma toute petite culture dit :

    J’ai acheté cette belle BD à sa sortie, et je n’ai toujours pas pris le temps de la lire ! Je sais c’est honteux ! En tout cas tu me donnes très envie de la sortir de ma bibliothèque et de la découvrir !

  2. Asphodèle dit :

    Il va falloir que je découvre Pénélope Bagieu, tu me tentes, tu me tentes !!! Mais (soupir) sans médiathèque à proximité, c’est compliqué car les BD sont chères malgré tout (disons que je préfère dépenser en livres^^) ! 🙂

  3. frenchbooklover dit :

    Comme tu le sais, même si je n’en ai pas pas parlé sur mon blog, j’avais adoré ce roman graphique. Et je suis contente de voir que toi aussi. C’est vraiment un album réussi tant sur le plan du dessin (ces crayonnés sont tout bonnement magnifique) que de la narration (c’est génial de ne jamais entendre la voix de mama cass mais de toujours la voir par les yeux de ceux qui l’ont connu)

    • Bianca dit :

      Un album très réussi et c’est ton ressenti qui m’a poussé à la lire, je ne sais pas si je l’aurai fait sinon, le sujet ne me tentait pas plus que ça !

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