Les cendres froides – Valentin Musso

Dix jeunes femmes enceintes, grandes et blondes, sourient à la caméra. Elles attendent les enfants illégitimes de la guerre, conçus avec un officier allemand. Aurélien découvre ce film lors du décès de son grand-père médecin, qui y apparaît. Quand le jeune prof cherche à en savoir plus, il reçoit aussitôt des menaces. Et une octogénaire est tuée chez elle, tout près de la maison dudit grand-père…heart_3auteur-editeur-pagesles-cendres-froides-valentin-musso

1999, dans un petit village de la Marne, Erika Fabre retrouve le corps sans vie de Nicole Brachet, une ancienne infirmière de 80 ans dont elle s’occupait jusqu’alors. La vieille dame a semble-t-il été la victime d’un cambriolage qui a mal tourné. Depuis quelques semaines, plusieurs maisons ont été la cible de cambriolage mais aucun n’a pourtant donné lieu à des violences.

A quelques kilomètres de là, le grand-père d’Aurélien, fait une attaque dans son jardin. Ex médecin obstétricien, l’homme âgé de 90 ans, est transporté dans un état grave à l’hôpital où il va décéder au bout de quelques jours.

Après ses funérailles, Aurélien qui doit vider la maison pour la mettre en vente, tombe sur un vieux film 9,5 mm des années 40 tourné au sein d’un Lebensborn français. Il voit alors une dizaine de femmes enceintes, toutes de type aryen, et au milieu d’elles, son grand-père.

Complètement déboussolé par sa trouvaille, Aurélien commence à faire des recherches et contacte Héloïse, une étudiante qui fait sa thèse sur ce sujet et avec qui son grand-père était en contact.

Les cendres froides signe mes retrouvailles avec Valentin Musso que j’avais découvert avec Le murmure de l’ogre, un polar historique ayant pour décor les brigades du tigre des années 20 que je vous conseille au passage.

Si le murmure de l’ogre m’avait emballé, je dois dire que je suis plus mitigée ici. L’aspect historique du roman m’a beaucoup plu et passionné, j’avoue que je connais mal les Lebensborn, ces pouponnières ayant pour but la pureté de la race aryenne, fondées par Heinrich Himmler. Les mères de ces bébés, en général des maitresses d’officiers SS, pouvaient accoucher en ces lieux et offrir leur progéniture au Reich, j’avoue que j’ai vraiment du mal à croire que des femmes aient pu faire une chose pareille, ça fait froid dans le dos soixante ans plus tard !

En France, il a existé qu’un seul « Lebensborn » dans l’Oise, Valentin Musso en créé un fictif dans la Marne, c’est ce qu’il explique dans l’épilogue, Les cendres froides sont avant tout une œuvre de fiction même si la trame historique a un vrai fondement.

Les recherches entreprises par Aurélien sur le passé de son grand-père sont passionnantes, pour moi qui ne connaissais pas grand chose à ce sujet, je me suis instruite et c’est ce que je demande d’ailleurs aux romans historiques, m’enseigner quelque chose.

J’ai eu plus de mal en revanche avec le héros qui m’a tapé sur le système, cet homme traverse la vie plus qu’il ne l’a vit, rien ne l’atteint, ni le décès de son père, ni la tentative de suicide de sa sœur, ni son divorce, etc.

Le terme de Thriller figurant sur la couverture me semble d’ailleurs surestimé : Aurélien prend beaucoup trop les choses à la légère pour que le lecteur ressente la moindre tension. Finalement, l’histoire au présent m’a semblée superficielle et peu intéressante, notamment l’enquête sur le meurtre de Nicole Brachet qui ouvre pourtant le récit.

Heureusement, l’Histoire avec un grand H, celle des Lebensborn, celle d’Elie et de Rachel Weil, celle de Simon Weil et d’Henri Cochet nous happe !

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16 réflexions sur “Les cendres froides – Valentin Musso

  1. entrelespages dit :

    Merci pour cet avis ! J’ai beaucoup aimé son dernier paru : Une vraie famille. Je pense que je continuerai de le découvrir avec le roman qui aura le plus de bonnes critiques.

  2. topobiblioteca dit :

    J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur les lebensborn que je ne connaissais pas à travers ce roman, je me souviens peu du personnage, car j’ai lu le livre il y a quelques années maintenant.

  3. frenchbooklover dit :

    J’avais bien aimé le murmure de l’ogre mais ce que tu dis de celui-ci, malgré l’intérêt du sujet historique, ne me fait pas envie. Je pense que je vais passer mon tour.

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