Le diable sur les épaules – Christian Carayon

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Au cours de l’année 1924, un village isolé des montagnes tarnaises et menacé d’extinction est le théâtre de plusieurs assassinats atroces. Déjà les langues se délient et certaines superstitions ressortent… Malgré tout, la jeune institutrice Camille refuse de céder à ces croyances d’un autre âge et appelle à la rescousse son ami d’enfance. Cet ancien criminologue, connu pour ses enquêtes autour du paranormal et qui ne voit dans ces morts suspectes que des crimes perpétrés par la main de l’homme, va mener l’enquête à sa façon… mais l’assassin l’a positionné sur son échiquier diabolique. Tout n’est désormais que tactique et manipulation.heart_4le-diable-sur-les-epaules-christian-carayon

1924, dans un petit village perdu des Pyrénées, Camille Purseau, l’institutrice, fait appel à son ami d’enfance Martial de la Boissière, un criminologue amateur, lorsque le vieux Louis Bascoul, le valet de ferme des Gresse est assassiné après avoir été torturé et découvert au Pas-du-diable, un lieu de sinistre réputation.

Fiancée à Edouard Charles, un courtier en peaux de Mazamet, elle a longtemps voulu unir son destin à celui de Martial mais son père, Charles Purseau, ancien professeur de Martial, ne voyait pas l’union d’un bon œil et la jeune fille a rompu son engagement au sortir de la guerre, laissant Martial inconsolable.

Ce dernier va pourtant répondre à son appel et à son arrivée à La Vitarelle-du-Théron, il a apprend que Michel Gresse, l’employeur de Bascoul, vient d’être lui aussi torturé et éventré. L’ancien maire du village lui révèle alors que l’assassin veut sans doute venger le jeune Julien Pujol disparu en 1914, quelques semaines avant la déclaration de guerre et dont la rumeur publique disait à l’époque qu’il avait été donné vivant aux cochons par les Gresse.

Mais bien sûr personne à l’époque n’a pu apporter la preuve de ce meurtre et le seul qui aurait pu vouloir se venger est Armand Pujol, le frère aîné de Julien, tombé au champ d’honneur en 1917…

Vous savez combien j’affectionne les polars historiques et plus particulièrement ceux qui ont pour décor la période 1880 / 1930, ce n’est donc pas un hasard si mon dévolu s’est porté sur Le diable sur les épaules de Christian Carayon, découvert chez Maghily et suite à son billet enthousiaste, me l’étais procuré.

Mais ma PAL est un tel gouffre qu’il m’a fallu plusieurs mois avant de l’extraire. La couverture et le thème se prêtant bien à l’automne, je me suis lancée et je ne l’ai pas regretté car ce titre s’est révélé être un très bon polar d’ambiance même si j’ai quelques bémols, sinon ce ne serait pas drôle.

L’atmosphère pesante et morose des campagnes après la première guerre mondiale est très bien restituée tout comme la rudesse de cette vie rurale, ses jalousies, ses haines tenaces et ses secrets.

J’ai beaucoup aimé également le personnage principal, Martial, et les relations qu’il parvient à tisser entre les différents protagonistes que nous croisons au fil du récit. L’auteur fait d’ailleurs un très bon travail autour de ses personnages, bien dessinés, qu’ils soient au premier plan ou non.

Réussie également la tonalité très sombre du récit au fur et à mesure qu’il avance et que les meurtres, tous de véritables boucheries, se succèdent. L’atmosphère angoissante et la tension qui monte crescendo sont aussi l’un des points forts du roman.

Passons aux bémols maintenant : l’assassin tisse sa toile habilement mais même si je n’ai pas découvert tous les tenants et aboutissements, j’ai rapidement découvert l’identité du tueur, ce qui m’a un peu gâché le plaisir je l’avoue.

Autre point négatif pour moi : les longueurs, vous savez que je ne les goûte guère et hélas pour moi, l’auteur se lance dans de très longues narrations et digressions que j’ai souvent sauté car j’ai trouvé que Christian Carayon décrivait trop les lieux pour que cela soit intéressant, en tout cas pour moi, j’aime bien imaginer et là l’auteur ne nous en laisse pas l’occasion.

Ces points mis à part, Le diable sur les épaules est un très bon polar avec une histoire bien ficelée, des personnages bien dessinés et une atmosphère angoissante à souhait, je vous le recommande si vous aimez ce genre de roman policier.

 

Publicités

7 réflexions sur “Le diable sur les épaules – Christian Carayon

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s