Juliette : Les fantômes reviennent au printemps – Camile Jourdy

Après le succès de la trilogie Rosalie Blum, Camille Jourdy revient avec un nouveau roman graphique, vaudeville familial haut en couleur. heart_4juliette-les-fantomes-reviennent-au-printemps-camille-jourdy

Juliette est une jeune parisienne célibataire, hypocondriaque et un brin dépressive – suite à une peine de cœur ? Un problème dans son travail ? On ne le sait guère – qui revient pour une durée indéterminée dans sa ville natale.

Elle intègre sa chambre de jeune fille dans l’appartement de son père qui vit seul depuis le départ de sa femme et mère de Juliette, une artiste peintre excentrique et New Age qui croque la vie par les deux bouts et enchaîne les petits amis.

Cela fait semble-t-il longtemps que Juliette n’a pas revu sa famille et elle découvre que sa grand-mère paternelle perd la mémoire et va devoir être placée dans une maison de retraite.

Sa soeur aînée, sur qui tout le monde se repose, en a marre de sa vie : entre son job de femme de ménage dans laquelle elle ne s’épanouit pas, ses deux enfants, son mari plan-plan et ses corvées. Alors, depuis quelques temps, elle a un jeune amant, loueur de déguisements, avec lequel elle s’éclate.

Juliette, qui a longtemps été suivie par un psy, décide d’aller à la rencontre de ses souvenirs d’enfance qu’elle a oublié, elle va alors revoir la maison de son enfance dans l’espoir de ressusciter ses souvenirs enfuis, et fait la rencontre du nouvel habitant des lieux, un pilier de bar poète et malchanceux en amour…

J’avais découvert Camille Jourdy il y a quelques semaines en lisant le premier tome de sa trilogie consacrée à Rosalie Blum Une impression de déjà-vu. Comme pour ses précédents opus, l’auteure s’attache à nous conter le quotidien de provinciaux ordinaires sans histoire, pris dans leur train-train quotidien.

Ils peuvent sembler ennuyeux au premier abord mais ils se révèlent en fait très proches de nous, de nos préoccupations et même si ils sont tous un peu voire très barrés, ils sont finalement plutôt attachants et on a envie qu’ils aient leur petite part de bonheur à laquelle nous aspirons tous.

Il faut dire que Camille Jourdy a une vraie tendresse pour ses personnages, tous haut en couleur, et qu’elle sait nous les rendre tous très sympathiques.

L’histoire est simple, parfois un peu déprimante et il ne se passe pas grand chose mais le talent de Camille Jourdy se révèle surtout dans les dessins colorés d’inspiration naïve et quelques planches simples ou doubles, aussi belles que des tableaux à la manière du douanier Rousseau.

Juliette est une histoire à la fois sensible et douce-amère, très plaisante à lire et qui me donne envie de poursuivre ma découverte de l’œuvre de Camille Jourdy.

 

Publicités

7 réflexions sur “Juliette : Les fantômes reviennent au printemps – Camile Jourdy

  1. Cécile dit :

    Il est dans ma « liste au père Noël »! J’ai découvert et adoré Camille Jourdy il y a peu avec Rosalie Blum, j’ai couronné ma lecture des 3 tomes par le visionnage du film, j’ai tout adoré!
    Hâte de découvrir Juliette, merci pour cette chronique!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s