La parole du muet tome 1 Le géant et l’effeuilleuse – Laurent Galandon & Frédéric Blier

Fin des années 1920. Célestin n’a qu’un rêve en tête : réaliser des films. Fraichement débarqué à Paris, il devient décorateur pour un grand studio, où il rencontre Constance qui lui fait lire une histoire qu’elle a écrite. Enthousiaste, il décide de la porter à l’écran, malgré son inexpérience. Aidé de quelques amis, il va investir la nuit les studios pour réaliser son film !heart_3la-parole-du-muet-tome-1-le-geant-et-l-effeuilleuse

Hiver 1927, quelque part en province, Célestin s’ennuie ferme dans l’étude notariale paternelle. Ce géant débonnaire ne vit que pour une chose : le cinéma et ce brave garçon rêve de devenir réalisateur de film.

Il monte à la capitale retrouver son ami Anatole le bonimenteur, propriétaire du cinéma L’Alcatraz, qui survit à coup de projection de films devenus des classiques comme les Méliès, les nouvelles productions étant devenues hors de prix pour son petit établissement mais qui est contraint d’arrondir ses fins de mois en proposant à ses clients des films et des photographies érotiques, malgré les interdictions et les descentes de police.

Célestin se rend aux studios de cinéma dès le lendemain de son arrivée afin de proposer ses scénarii mais il est embauché comme décorateur. Fasciné par l’effeuilleuse qu’il a vu se mettre à nu sur grand écran, il se met à sa recherche et décide d’en faire l’actrice principale de son premier film…

Véritable hommage au cinéma muet et à son industrie, La parole du muet, nous entraine à l’occasion du tome 1 Le géant et l’effeuilleuse, dans le Paris des années folles et ses stars de cinéma et ce, de façon très juste, reprenant à la perfection les costumes, l’ambiance, les références culturelles telles que Maurice Chevalier ou Mistinguett…

Laurent Galandon nous propose un scénario certes classique mais efficace avec un antihéros aux antipodes des stéréotypes de cette époque : physiquement très grand, tout en rondeurs, maladroit mais d’une gentillesse et d’une bonté folles.

Les planches signées Frédéric Blier sont très réussies, que ce soit au niveau des personnages très expressifs que des décors et des couleurs, j’ai eu beaucoup de plaisir à tourner les pages et à lire cette histoire grâce à son talent.

Ce premier volume nous dévoile l’envers du décor et met en lumière tous les artisans tapis dans l’ombre : les décorateurs, cameramen, producteurs, exploitants de salle… ce que j’ai trouvé très intéressant.

Une histoire sympathique avec un héros que l’on a plaisir à suivre et que je retrouverai volontiers dans le tome 2 lorsqu’il sera paru.

Cerise sur le gâteau, un livret consacré aux frères Lumières, est disponible à la fin du volume, de quoi être incollable sur l’invention du cinématographe !

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