Cantique de l’assassin – Guillaume Prévost

Printemps 1920. Un prêtre est retrouvé sauvagement assassiné au Sacré-Coeur, à Montmartre, le coeur arraché, affublé d’une croix et d’une couronne d’épines. Quelques jours plus tard, un deuxième prêtre est tué selon le même rituel macabre à Carcassonne.

Pour démasquer le meurtrier, c’est le secret de sa propre histoire que François-Claudius Simon, l’ancien orphelin devenu l’un des plus brillants policiers de sa génération, va devoir percer. Un secret douloureux qui va le plonger au coeur d’une des plus grandes affaires du début du XXe siècle : celle de l’abbé Saunière, petit curé de campagne devenu richissime après avoir découvert un inestimable trésor dans son église. heart_3cantique-de-l-assassin-guillaume-prevost

Paris, printemps 1920. Un prêtre est retrouvé sauvagement assassiné dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Son cœur a été arraché et son corps sans vie est affublé d’une croix et d’une couronne d’épines.

Le prélat a été tué pendant une veillée de l’adoration, entre 3 et 4 heures du matin. Sur le registre des personnes inscrites à cette heure-là, figure François-Claudius Simon, inspecteur au 36 Quai des Orfèvres.

Simon, qui a écumé une fois de plus les bars toute la nuit, est particulièrement imbibé au petit matin, lorsque son chef le réclame sur place et lui confie l’enquête.

Quelques jours plus tard, un second prélat est retrouvé dans les mêmes conditions, au sein même de son église de Carcassonne, et tout semble indiqué qu’il est mort de la même main que son confrère parisien.

Simon se rend alors compte que le meurtrier qu’il recherche pourrait être L’enfant-de-chœur, qui s’est évadé de la prison de la Santé quelques semaines plus tôt…

Après Les Sept crimes de Rome, l’Assassin et le prophète et Le Mystère de la chambre obscure, que j’avais tous trois beaucoup apprécié, il me tardait d’enfin connaître la série que Guillaume Prévost consacre à François-Claudius Simon, rescapé de la première guerre mondiale.

Je prends donc le train en marchant en faisant connaissance avec ce héros alors qu’il en est à sa cinquième enquête, ce qui ne m’a pas forcément gênée même si je vous conseille de commencer par le premier tome car l’auteur fait fréquemment référence à la seconde enquête, Le bal de l’équarisseur, et aux amours compliqués de son enquêteur, sans toutefois que cela nuise à la bonne compréhension du Cantique de l’assassin.

Je peux d’ores et déjà vous avouer que la trame policière efficace de ce volume m’a beaucoup plu, tout comme la quête de Simon pour retrouver ses origines et notamment son père, qui a grandi sans ses parents, placé dans un orphelinat par sa mère, actrice et chanteuse. Prévost nous ramène, à travers cette quête, aux années 1890, années de l’anarchisme, marquées notamment par Ravachol et ses attentats.

Ces aspects sont intéressants et la plume de Guillaume Prévost, toujours aussi plaisante à lire, font qu’on tourne les pages avec beaucoup de plaisir. Les personnages que l’on croise au fil du récit ne sont pas dénués d’intérêt non plus, Simon en tête bien sûr mais aussi Mortier et son fils, Mado ou Judith.

J’ai cependant un bémol, l’aspect ésotérique du récit, qui, comme vous le savez déjà, n’est pas ma tasse de thé.

Toute la partie qui a donc trait à l’abbé Saunière et à son trésor ne m’a pas intéressée, je l’ai même trouvé ennuyante, je ne pensais pas que cet aspect « mystère religieux » serait aussi présente dans le roman et je dois dire que l’auteur m’a perdu à ce moment là, j’ai même lu en diagonale certains passages afin d’abréger mes souffrances, non parce que cette partie est mauvaise, elle doit être même se révéler passionnante pour les adeptes du genre, mais parce que comme je le disais plus haut, le sujet de l’Abbé Saunière, n’a aucun intérêt pour moi.

Si cet aspect-là ne vous gêne pas, je ne peux que vous recommande Cantique de l’assassin et malgré ce bémol, je compte bien découvrir le reste de la série !

Un grand merci à Cécile et aux éditions Nil pour m’avoir permis d’enfin retrouver Guillaume Prévost.

 

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