The New Deal – Jonathan Case

The Grand Manhattan Hotel. Dans les années 1930 à New York, le Waldorf Astoria est l’hôtel le plus prestigieux de tout Manhattan. Quand Nina, une charmante femme et son cortège de la haute-société font irruption dans ce temple du luxe, l’établissement est frappé par une série de vols mystérieux à laquelle se retrouvent mêlés Frank, un jeune groom, et Theresa, une femme de ménage de couleur. L’affaire devient très problématique, et le duo doit rapidement se faire confiance pour découvrir la vérité tout en naviguant constamment entre ces deux classes que tout oppose.heart_3the-new-deal-jonathan-case

New York, 1936. The Grand Manhattan Hotel accueille le gratin venu des quatre coins des Etats-Unis dans ses chambres luxueuses et avec des équipements ultra modernes.

C’est alors que survient une série de vols de bijoux et les soupçons se portent aussitôt sur Theresa Harris, une jeune femme de chambre noire, qui, elle, soupçonne Franck O’Malley, un jeune groom qui a perdu gros au jeu, et qui lui fait du gringue.

Après s’être expliqués, ils comprennent que chacun d’eux est innocents mais alors, qui donc est le voleur du palace ?

Lauréat d’un Eisner Award, Jonathan Case que je découvre ici signe un roman graphique historique avec une forte dimension politique et sociale.

À travers une intrigue qui peut apparaître assez lisse et légère, il nous conte grâce à ses personnages criants de vérité, les années du New Deal, une politique interventionniste instaurée par Franklin Delano Roossevelt dans les années 30 afin de lutter contre les effets de la Grande Dépression.

Avec The New Deal, l’auteur met le doigt sur les disparités de classes et les tensions raciales, et cette bande dessinée est de ce point de vue très réussie.

Le scénario se focalise tour à tour sur Franck, Theresa et sur Nina Booth, une riche cliente de l’hôtel, sexy en diable, et qui mène une vie particulièrement libre, ce qui permet à Jonathan Case d’aborder les différentes classes sociales comme le prolétariat avec Franck et les couches aisées de la société avec Nina et évidemment les questions raciales avec Theresa, soumise au racisme ordinaire dans son travail au palace.

Des employés corvéable à merci et révocable sur le moindre mot d’un client mécontent, des personnages sympathiques pour lesquels on a beaucoup d’empathie car ils ont plusieurs facettes, tout comme Nina, la jeune femme fortunée qui n’a pas toujours connu le luxe.

Les planches entièrement en noir et blanc qui rappellent les Comic’s dont il faut dire je ne se suis pas fan, m’ont moins séduite que l’histoire.

Autre point négatif pour moi : j’aurai aimé en apprendre davantage sur ces personnages dont on ne connaît pas les antécédents ni leur vie en dehors du palace, mis à part la participation de Theresa au Macbeth noir mis en scène par Orson Welles.

La fin est également un peu précipitée alors qu’il y a au départ un vrai suspens sur l’identité du voleur mais on la devine finalement trop aisément mais l’important est ailleurs puisqu’il ne s’agit pas ici d’un roman policier non plus.

Un roman graphique aux allures de Comic’s que j’ai trouvé intéressant et que je vous conseille si cette période vous plaît car il ne fait pas de doute que Jonathan Case se soit bien documenté sur cette époque et les sujets qu’il aborde.

Publicités

7 réflexions sur “The New Deal – Jonathan Case

  1. Rigomette dit :

    Ce n’est pas forcément mon époque de prédilection et comme toi, les dessins façon comics ne m’attire pas trop.. Du coup, je ne pense pas la lire à part si je la trouve en médiathèque.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s