L’inconnu de Port Bélon – Jean-Luc Bannalec

Lu dans le cadre du challenge  1 pavé par mois

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Port Bélon, perle de Bretagne, célèbre dans le monde entier pour ses huîtres… Et théâtre de nouveaux mystères pour le commissaire Dupin appelé à la rescousse après la découverte d’un corps, inerte, ensanglanté. Aussitôt signalé, celui-ci a disparu. Volatilisé ? Dans les monts d’Arrée, on trouve un second cadavre Il s’agirait d’un écossais, modeste pêcheur et saisonnier dans les parcs à huîtres. Sur son bras gauche était gravé le Tribann, symbole d’une association druidique…
De l’Écosse aux monts d’Arrée jusqu’à Port Bélon, y a-t-il un lien entre les deux affaires ? Pour le découvrir, Dupin plonge en eaux troubles au coeur du milieu, très concurrentiel, des ostréiculteurs…

Port Bélon, petite merveille nichée au coeur du Finistère, bien connue pour ses huitres incomparables, est le théâtre d’un meurtre. Un homme a été découvert gisant près d’un parking. Une vieille dame charmante, par ailleurs ancienne gloire du grande écran, fait la macabre découverte et appelle la gendarmerie.

Mais lorsque la maréchaussée débarque, le corps a disparu. Le commissaire Dupin et son équipe du commissariat de Concarneau sont envoyés sur place afin d’enquêter sur la scène de crime, vierge de tout cadavre.

C’est alors qu’un second cadavre fait son apparition, toujours à Port Bélon. Deux meurtres pour un aussi petit village, ça fait beaucoup, d’autant que surgit une histoire de vol de sable sur laquelle enquêtait en douce l’inspecteur Labat, l’insupportable adjoint de Dupin, soupçonné par le préfet de prendre part au trafic.

Heureusement, notre commissaire peut toujours compter sur son efficace assistante Nolwenn et sur le fidèle Le Ber pour démasquer l’assassin d’autant que son médecin lui a interdit toute consommation de café, lui l’accro à la caféine, va-t-il garder son calme ?

La fine équipe découvre alors que les défunts sont écossais et ostréiculteurs et qu’ils ont pris part à un hold-up quarante ans plus tôt…

J’avais découvert le commissaire Dupin dans sa première enquête publiée il y a trois ans déjà Un été à Pont-Aven, et depuis je retrouve avec grand plaisir Dupin à chaque printemps : Étrange printemps aux Glénan, Les marais sanglants de Guérande. Le voici donc de retour dans une quatrième enquête, L’inconnu de Port Bélon.

Cette série policière classique ne brille pas par un suspens de fou, mais l’auteur allemand Jörg Bong qui a pris pour nom de plume Jean Luc Bannalec, se révèle être un formidable conteur de la Bretagne et il a l’art de nous tricoter des intrigues policières qui tiennent la route et rien que pour ça, ils valent la peine d’être lus.

Lire une enquête du commissaire Dupin, c’est avant tout lire la Bretagne, Bannalec n’a pas son pareil pour raconter la Bretagne et ses légendes ainsi que ses spécialités gastronomiques, Dupin était un épicurien et fin gourmet dans l’âme, pour moi c’est à chaque fois un réel bonheur de mettre mes pas dans ceux de ce commissaire breton d’adoption (comme moi).

Comme je le disais plus haut, c’est un polar tranquille, l’important est ailleurs, dans l’atmosphère, dans la galerie de personnages, dans les dialogues toujours savoureux avec une pointe d’humour bien dosée. On ne s’ennuie jamais avec Dupin et au contraire ses intrigues se révèlent plutôt passionnantes.

L’auteur se documente très bien sur chaque coin de Bretagne qui sert de décor à l’enquête et nous fait pénétrer ici dans l’univers des ostréiculteurs et de ce point de vue c’est réussi et diablement intéressant même lorsque l’on ne mange pas d’huitres comme moi.

Quant à l’intrigue policière, elle est de qualité même si elle est comme toujours très classique, ce qui pour moi n’est pas péjoratif, bien au contraire. En bref, si vous aimez les policiers classiques et la Bretagne, précipitez-vous sur les enquêtes du commissaire Georges Dupin !

Merci à Marie-Jeanne et aux Presses de la Cité pour cette carte postale de la Bretagne, tellement agréable.

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4 réflexions sur “L’inconnu de Port Bélon – Jean-Luc Bannalec

  1. Cécile dit :

    J’ai découvert le commissaire Dupin à la télévision allemande, avec la série éponyme, tournée par des allemands en Bretagne, et j’aime beaucoup. On y retrouve tout ce que tu décris et qui en fait un programme très agréable à regarder. J’ai bien envie maintenant de me pencher sur la lecture des romans, j’ai acheté « Bretonische Verhältnisse », je vais m’y mettre!

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