Pamela – Stéphanie des Horts

Lu dans le cadre du mois anglais :

Légère, séduisante, insolente, Pamela décide très tôt de capturer l’homme qui la mènera à la gloire. Randolph Churchill, qu’elle épouse à dix-neuf ans, Ali Khan, Agnelli, Sinatra, Harriman, Druon, Rubirosa, Rothschild… aucun ne résiste à son charme. S’ils ont le pouvoir, elle exerce sur eux une attirance fatale. Ils l’ont tous désirée. Elle les a tous aimés. Les conquêtes de Pamela sont des alliances, des trophées qu’elle brandit sans crainte de choquer les cercles mondains. Elles vont lui ouvrir les portes du pouvoir et de la diplomatie, jusqu’alors réservées aux hommes, et lui permettre d’assumer toutes ses libertés.

Scandaleuse ? Intrigante ? Courtisane ? Pamela Digby, rousse incendiaire issue d’une famille d’aristocrates désargentés, née le 20 mars 1920 à Farnborough, dans la campagne anglaise est tout ça à la fois et bien plus encore. Sa réputation sulfureuse ne l’empêchera pas de se faire mettre la bague au doigt par Randolf Churchill, le seul fils du grand Winston qu’elle appelait Dear Papa.

Stéphanie des Horts en fait ici une vraie héroïne de roman et nous peint le portrait d’une femme qui a mené une existence flamboyante, la vie d’une séductrice hors norme qui a marqué l’histoire de son temps. Une femme qui a collectionné les riches amants et s’est servi de son corps pour mener une vie d’oisiveté et de luxe.

Si vous aimez les destins de femmes et voir l’histoire par le bout de la lorgnette, Pamela est fait pour vous car quelle femme et quelles vies a vécues Pamela Churchill connue aussi sous le nom de Pamela Harriman ! Cette femme n’a pas eu une vie mais plusieurs et son regard a croisé plus d’un homme d’influence du 20è siècle.

Ses amants sont riches, célèbres et puissants et se nomment tour à tour Ali Khan, Gianni Agnelli, Stavros Niarchos, Franck Sinatra… Ses maris, trois au total avaient pour nom Randolph Churchill, Leland Hayward et William Averell Harriman.

Des hommes, elle en a eu beaucoup, attractive physiquement, n’ayant aucune pudeur ni tabou, Pamela mène une vie libre, se servant de son corps pour ferrer ses proies mais une fois la proie bien en main, elle ne s’est pas contenté de dépenser leur argent, elle les a vraiment aimés.

L’auteure nous emmène dans la vie dorée de Pamela, dans son sillage, au rythme effréné de ses conquêtes. Pamela a la réputation de mangeuse d’hommes et de briseuse de ménages, à raison car les hommes étaient fous d’elle et les femmes la détestaient et s’en méfiaient beaucoup.

Mais qu’importe, rien ni personne ne peut la faire dévier de la route qu’elle s’est tracée. Pamela n’a que faire des critiques à son sujet ni qu’on la traite de pute, c’est un mot qui revient une dizaine de fois sous la plume de Stéphanie des Horts, ce que j’ai trouvé un peu dommage, j’avais parfois l’impression que l’auteure dénigrait son sujet et que Pamela valait mieux que ça.

Certes Pamela est une femme qui toute sa vie sera en quête de pouvoir et de richesse et elle se servira de son corps pour parvenir à ses fins, ne se préoccupera jamais de son fils qu’elle oubliera dans des pensions ou chez des amis, absorbée par ses histoires d’amour et elle n’apparait pas forcément sous un jour des plus favorables dans ce récit et paraît même parfois terriblement antipathique.

Pour autant, si je n’ai aucun point commun avec elle et que je n’ai pas la même vision des choses ni de la vie, j’ai trouvé cette femme fascinante, surprenante, brillante, sa capacité à n’avoir jamais peur de choquer m’épate. Sa dernière vie est toute aussi surprenante lorsqu’elle se passionnera pour la politique, s’investissant sans relâche pour le parti démocrate.

Une personnalité hors du commun qui a un connu un destin exceptionnel, de simple courtisane à ambassadrice des États-Unis à Paris. Une femme à découvrir assurément dans ce roman biographique où Stéphanie des Horts retrace son existence de son premier mariage à son décès, dans la piscine du Ritz.

Merci à Ophélie et aux éditions Albin Michel pour cette lecture intéressante !

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5 réflexions sur “Pamela – Stéphanie des Horts

  1. rachel dit :

    bin oui le mot p… est un peu fort..on les appellait coquettes a un moment donne…meme courtisanes….les anglais ne sont pas assez ouverts…;)…
    en tout cas oui cela semble fascinant….;)

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