Les trois veuves – Michel Jeury

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Mais qui a tué le contremaître Louis Chanal ? La manufacture de soie du domaine de Maleval est en émoi. C’est Marie Jardin, la très jolie veuve du notaire de Saint-Génis, qui va mener l’enquête à sa façon. Dépêchée par Henry, aîné du clan Fayan et héritier de la soierie, pour dénouer l’affaire, Marie se retrouve plongée au coeur des secrets de cette grande famille. La jeune veuve devra surmonter ses émotions débordantes et son attirance pour le riche propriétaire. Sûr de son argent et de son charme, Henry Fayan espère la voir vite se pâmer dans ses bras. Un temps, Marie joue le jeu. Dans tout le pays, ne l’appelle-t-on pas la  » Sans-Corset  » ? Mais avant tout, Marie est un esprit libre. Et elle est bien plus forte que ne le croit Henry.

Saint-Genis, 24 avril 1906. Marie Jardin reçoit une lettre de son vieil ami le procureur Robert Chervieu lui demandant son aide.

Cette veuve de notaire d’une trentaine d’années, grande lectrice de romans policiers, est férue d’affaires criminelles et joue volontiers les détectives amateurs. Elle vient d’ailleurs de recruter la veuve Sabine Desmondi comme secrétaire, chargée de retranscrire à la machine à écrire l’intégralité de ses enquêtes.

C’est ainsi qu’elle accepte de voir Henry Fayan et se rend dans sa propriété de l’Île Barbe à Lyon, qui lui fait part de ses doutes quant à la mort de Louis Chanal.

Le contremaitre de la manufacture de soie familiale sise à Maleval en Ardèche a semble-t-il été victime d’un meurtre. Une mort violente qui intervient après celle de son frère Joseph Fayan, quelques années auparavant dont on avait accusé à mots à peine couverts Henry Fayan.

Marie, dite la Sans-Corset, part pour Malaval afin de rencontrer Jenny Jeanne Pelisson, veuve Fayan. C’est elle qui est à la tête de la moulinerie depuis le décès de son époux mais qui fait face à de grandes difficultés financières. La veuve avait des rapports conflictuels avec Chanal et avait peut-être tout à gagner à sa disparition…

Vous connaissez mon goût pour les romans historiques, la période de la Belle Époque et les héroïnes modernes, Les trois veuves, le roman posthume de Michel Jeury avait donc tout pour me plaire sur le papier mais m’a-t-il vraiment séduite ? Force est de reconnaître que je ressors de ma lecture plutôt mitigée.

J’ai beaucoup aimé l’aspect historique du roman qui met en scène trois veuves et la difficulté d’être une femme libre au tout début du 20è. Ces trois veuves qui désirent s’épanouir en menant une vie professionnelle et une vie amoureuse sans contrainte sont évidemment très modernes pour l’époque.

L’héroïne principale, Marie Jardin, qui se passionne pour les romans policiers et leurs héros que sont Sherlock Holmes, Arsène Lupin ou Monsieur Lecoq est très attachante et j’ai beaucoup aimé la suivre tout au long du récit et de son enquête même si je trouve que son rapport au corps et à la sexualité est trop présent.

J’aurai préféré que Michel Jeury fasse une part un peu plus belle aux deux autres veuves du récit qui ne sont pas assez mises en avant, surtout Jenny Fayan qui nous est simplement esquissée, un peu dommage au vu du titre, je m’attendais en fait à un roman à trois voix.

Des voix multiples il y en a pourtant car le roman alterne les points de vue : tantôt Marie, tantôt le clerc de son étude, tantôt Fayan et Chervieu et cette multitude d’intervenants et de personnages secondaires m’a, je l’avoue, totalement perdue par moment, premier point négatif.

Ce qui ne m’a convaincu non plus c’est la trame policière que j’ai trouvée plutôt confuse et brouillonne, avec un dénouement qui arrive comme un cheveu sur la soupe et qui ne m’a pas vraiment convaincue alors que j’avais adoré L’atelier des poisons dans un genre similaire où l’aspect enquête est mieux géré par Sylvie Gibert.

Pas vraiment déçue donc même si j’ai plusieurs points négatifs, je retiens surtout le meilleur de ce roman : son héroïne singulière et son goût pour les polars et la plume fluide et agréable de Michel Jeury qui font de ce roman historique, une lecture plaisante !

Merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture et pour leur confiance.

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8 réflexions sur “Les trois veuves – Michel Jeury

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