Un merci de trop – Carène Ponte

Sage et obéissante depuis le jour de sa naissance, Juliette a tour à tour été un bébé facile, une enfant modèle, une adolescente sans problèmes et une jeune fille rangée. À presque 30 ans, habituée à dire docilement oui à tout et effacée jusqu’à la transparence, elle ronronne dans la chaleur rassurante d’une vie sans remous d’assistante de gestion. Jusqu’à ce  » merci  » de trop, seule réponse qu’elle parvient à bafouiller après une énième humiliation professionnelle. Ouvrant brusquement les yeux sur le désert de son existence, Juliette décide de démissionner et d’enfin vivre ses rêves, au risque du désordre. Et du désordre, il va y en avoir beaucoup…

Juliette est une citadine trentenaire à la vie plutôt terne. Elle travaille depuis plusieurs années pour Publicize, une petite agence de communication où elle gère un portefeuille clients dans l’anonymat le plus complet.

Gentille, corvéable à merci et transparente, elle se fait souffler la promotion qu’on lui tendait sur un plateau par sa stagiaire aux dents longues, Kathy. Juliette est fille unique et depuis son plus jeune âge, fait tout pour plaire à ses parents, elle s’écrase donc en permanence devant eux et devant tout le monde.

Un jour qu’elle est poussée une fois de plus à bout par Kathy, elle donne sa démission sur un coup de tête et le regrette aussitôt amèrement. Elle aurait bien voulu faire machine arrière mais la peur l’en empêche. Quelques jours plus tard, sa mère est victime d’un accident de la route et et elle ne veut pas l’alarmer.

Alors, elle va dans un premier temps cacher à ses parents qu’elle est au chômage et décide de faire enfin quelque chose pour elle : écrire un roman, un projet fou qu’elle porte en elle depuis longtemps.

Chaque jour, elle s’installe devant un paquet de feuilles blanches mais l’inspiration lui fait défaut. Quelque chose de totalement imprévu va venir pimenter son ordinaire lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte alors qu’elle n’a aucun homme dans sa vie… la faute à une cuite le soir de sa dém’ et au charmant Marc qui passait par là…

Carène Ponte fait partie de cette nouvelle génération de romancières comme Virginie Grimaldi qui se sont d’abord fait connaître via leurs blogs. Lauréate du Prix e-crire aufeminin, Un merci de trop est son premier roman et je trouve qu’elle ne s’en sort pas si mal même si ce roman ne sort pas des sentiers battus de la romance, loin de là !

Alors oui l’histoire est pétillante, enlevée, sans temps mort, la lecture est fraîche et agréable, et elle se dévore le temps d’une soirée. Dès que j’ai commencé ce roman, les pages se sont tournées à toute vitesse et je n’ai pas vu le temps passé.

Juliette est plutôt attachante avec ses maladresses et son envie de bien faire tout le temps. Le duo qu’elle forme avec sa meilleure amie Nina est sympathique et son craquage pour Sexy Boy alias Luc, qui n’est autre que son voisin, compréhensif.

Mais voilà, Carène Ponte abuse un peu trop des facilités et des ficelles propres à la romance et à la chick’lit et nous livre un récit qui manque cruellement de crédibilité, avec pas mal de clichés à la clé et un happy-end prévisible.

Je m’explique : Luc, le beau gosse pour lequel Juliette a le béguin, organise des parties de poker dont l’un des protagonistes est le fameux Marc qui ne veut pas entendre parler de sa future paternité. Nina l’invite à un pot au boulot de son mari : et hop, le collègue mis à l’honneur est Marc. Juliette écrit un roman et le propose à la maison d’édition près de chez elle : devinez qui est l’agent littéraire qui va le lire ? Luc je vous le donne en mille !

Et tout est à l’avenant, Carène Ponte a beau nous prendre à partie pour s’amuser de ces ficelles, ça semble un peu gros tout de même.

Pour autant, Un merci de trop, n’est pas un navet. C’est un livre de plage que je peux vous conseiller si vous êtes à la recherche d’une comédie romantique très légère mais n’en attendez pas trop au risque d’être déçue !

Pour ma part, cette lecture était sympathique même si je m’attendais à mieux au vu des retours positifs que j’avais lu ça et là…

 

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16 réflexions sur “Un merci de trop – Carène Ponte

  1. Bénédicte dit :

    Tout comme toi, je n’en avais entendu que du bien jusqu’ici. Ton avis tempère les avis ultra positifs que j’avais pu lire, et c’est plutôt bien du coup. Je le lirai peut-être sur la plage cet été du coup. Je garde en tête tes petites réserves quant à cette lecture !

  2. anaverbaniablog dit :

    Je suis d’accord que c’est léger et que le quotidien de l’héroïne est assez fastoche. Mais cela ne m’a pas gênée plus que ça. J’ai lu d’autres romans du même genre où l’univers Bisounours m’a totalement gonflée, mais pas là. 🙂 Après, je peux comprendre ton point de vue malgré tout.

  3. lheuredelire dit :

    Je suis d’accord avec toi sur le côté « et comme par hasard », après étonnamment ça ne m’a pas gênée ni fait levé les yeux au ciel, comme quoi ! L’histoire en elle-même est sympa et bien menée je trouve, c’est bien écrit, c’est frais, drôle, du coup j’avais passé un très bon moment 🙂

  4. lectureenfantparent dit :

    Je n’ai pas encore lu cette auteure mais elle est dans ma wish list. Ton avis tempère un peu les critiques dithyrambiques que j’avais pu lire sur la blogosphère. Néanmoins un livre léger et romantique de temps en temps c’est sympa aussi !

  5. Frog dit :

    Pour ma part j’ai apprécié ce roman, justement pour sa légèreté, ça fait du bien des fois des livres légers 😉 . Je dois dire que j’ai déjà pu lire son dernier né et je l’ai trouvé encore mieux écrit, encore meilleur. Certes, la « recette » du roman léger est sensiblement la même mais il est mieux abouti. 😉

  6. Karine dit :

    Comme je suis un peu difficile en romance et chick litt… je pense que je ilrai plutôt son autre roman. Ce genre d’héroïne ne me rejoint pas souvent.

  7. Morgane dit :

    Une bonne lecture de vacances en perspective, ce livre m’a l’air parfait pour buller sur la plage! Bon, l’histoire me semble effectivement légère et sans grande originalité mais je suis fane d’histoires de remise en question et de chambardements type je pars m’installer à l’autre bout du monde, ou je démissionne pour monter ma boîte. A retenir donc.

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