Rêver n’est pas un vilain défaut – Carole Cerruti

À bientôt trente ans, Elisabeth a des rêves plein la tête. Elle aimerait être écrivain, voudrait être un peu moins enrobée et ne plus être l’éternelle célibataire que l’on regarde avec pitié. Mais voilà, elle fait partie des femmes qui passent inaperçues.
Trop c’est trop ! Invitée à la soirée de gala des anciens étudiants (qu’elle n’a pas revu depuis dix ans), elle décide qu’elle n’ira pas toute seule pour ne pas subir les moqueries de ses anciennes camarades. Il lui faut un petit ami, et vite. La seule solution ? Engager un acteur !

Elisabeth Wood vit à New York depuis qu’elle a plaqué l’Angleterre et ses études de droit. Elle travaille pour la petite librairie d’Alice à Brooklyn et rêve d’être écrivain. En attendant, elle habite l’immense appartement de sa belle-mère dans Manhattan.

Sa vie amoureuse est d’un calme plat et sa vie sociale se résume à son amitié avec l’excentrique Kathleen, diamétralement opposée à elle qui est plutôt du genre coincé, avec quelques kilos en trop et une maniaquerie proche du TOC.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la soirée de gala des anciens étudiants de sa fac ne pointait pas le bout de son nez. Impossible d’y échapper puisqu’elle est organisée par sa belle-mère mais elle ne peut se résoudre à retourner en Angleterre sans personne à son bras.

C’est alors qu’elle a l’idée d’embaucher un comédien pour jouer le rôle de son petit ami. Mauvaise idée car l’homme qu’elle a embauché a été retenu pour un film et envoie son cousin à sa place. Damon se révèle bien trop séduisant, charismatique et arrogant pour que leur couple soit crédible. Pour une fois, le destin n’aurait-il pas pu lui donner un petit coup de pouce ? Mais Elisabeth doit faire avec…

J’ai commencé le mois de février par une romance et je l’ai clôturé par une autre toute aussi réussie : Rêver n’est pas un vilain défaut de Carole Cerruti. Cette romance qui reprend tous les codes du genre tout en s’amusant aussi s’est révélée très drôle grâce à Elisabeth, un personnage très attachant, véritable poissarde de l’amour.

J’ai accroché immédiatement à l’histoire de Liz et surtout à la plume de Carole Cerruti que j’ai trouvé fluide et dynamique et qui nous propose ici un roman très frais, idéal pour passer un bon moment.

Si l’histoire en elle-même n’est pas forcément des plus originales : Liz a bientôt 30 ans, quelques kilos en trop, des vêtements qui ne la mettent pas en valeur, une vie amoureuse désertique et elle va tomber amoureuse d’un acteur ultra canon dont l’ex a le physique d’un top modèle.

Dis comme ça, vous vous dites rien de nouveau sous le soleil. Et pourtant, une fois la première page lue, difficile de lâcher Rêver n’est pas un vilain défaut jusqu’à la dernière ligne grâce au talent de l’auteure et à un récit qui n’est pas linéaire.

Un roman drôle et plein de rebondissements mais pas que. Carole Cerruti n’épargne pas son héroïne dont on rit parfois à ses dépends et lui en fait voir de toutes les couleurs mais il y a aussi beaucoup d’émotion. Liz souffre de l’absence de sa mère, décédée alors qu’elle n’était qu’une enfant, vite oubliée par son père qui s’est remarié dans la foulée à une femme qui reproche sans cesse à Liz son manque d’allure et de féminité et qui l’a doté d’une demi-sœur qui n’a de cesse de l’humilier.

Au-delà de l’histoire d’amour improbable entre une petite libraire quelconque et un très bel acteur en passe de réussir, j’ai beaucoup aimé le lien qui unit l’héroïne à sa grand-mère, une vieille dame qui vit ses dernières heures et qui voudrait tant que sa petite-fille se réalise enfin en tant qu’écrivain.

C’est aussi ça qui fait le charme de l’histoire : tout ne se résume pas à l’histoire d’amour entre Liz et Damon et surtout, le roman aborde bien d’autres thématiques comme le deuil, la confiance en soi… et jusqu’à la fin, on se demande comment l’auteure va clôturer son récit car l’intrigue est menée de telle sorte, qu’il y a toujours un rebondissement qui relance le roman.

Une très bonne surprise et une romance que je vous conseille, entre drôlerie, situations cocasses et d’autres plus dramatiques, j’ai à la fois ri et pleuré et surtout passé un excellent moment en compagnie de Carole Cerruti et de ses personnages.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture, j’ai adoré !

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