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Archive for the ‘Albums et bd jeunesse’ Category

Lu dans le cadre du Pumpkin Automne Challenge

Originaire de Cherbourg, Nathaniel Legendre, ancien élève des Beaux-arts et ancien président de l’association Sugar Comga réunissant des auteurs de BD à travers la France, participe dès 2003 à la réalisation de séries dans les Pockets Semic ou Image comics comme scénariste sur « Jäger VS le Corbeau » ou sur « Gallix », comme dessinateur des « Origines de Morgane », « Kidz » ou « Le Destin de Jäger » et comme encreur pour « L’Ombre du Phénix  » avec Fred Grivaud au dessin.

Dans le village de Rosheim, Alduin et Léna sont devenus les meilleurs amis du monde alors que tout les sépare : Alduin est le fils du chef et Léna est la fille de la guérisseuse.

Lors d’une promenade en forêt, ils découvrent que les Guerriers de Glace, ces êtres cruels qui vivent au-delà des montagnes, reviennent au village pour enlever une jeune fille.

Alors qu’il s’apprête à révéler à son père leur retour, Alduin surprend une discussion entre villageois : ils sont prêts à sacrifier son amie pour épargner leurs filles.

Il prévient aussitôt Léna qui décide alors de s’enfuir…

Les guerriers de glace, premier tome des aventures d’Alduin et Léna est l’adaptation graphique du roman éponyme d’Estelle Faye destiné aux enfants. Le scénario de Nathaniel Legendre reprend donc la trame de l’histoire imaginée par Estelle Faye, habituée du genre.

Comme elle a été écrite pour les jeunes lecteurs, elle ne s’embarrasse pas de détail et va droit au but, ce qui comblera les enfants, cible visée par Estelle Faye et Nathaniel Legendre mais qui a un peu frustré l’adulte que je suis qui en aurait voulu plus !

L’histoire est vraiment chouette, menée tambour battant, impossible de s’ennuyer avec Alduin et Léna et se révèle être une formidable introduction à la fantaisy avec un univers attrayant mêlant Moyen-Age et créatures fantastiques.

Les personnages sont attachants et courageux, et on a plaisir à les suivre de la première à la dernière page qui arrive bien trop vite à mon goût.

Les planches signées des italiens Antonio Baldari et Estelle Pocetta sont à tomber : j’adore ce genre de dessins, les couleurs utilisées, l’ambiance… de ce côté-là c’est pour moi un sans faute !

Une bande dessinée pour les 8 ans et plus que je vous recommande si vous aimez les univers de fantaisy, vous devriez y trouver votre compte.

Un grand merci aux éditions Jungle pour cette lecture, j’ai adoré.

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Terry Fan est né dans l’Illinois, aux États-Unis. Il a suivi une formation artistique à l’Université d’Art et Design d’Ontario à Toronto, au Canada. Ses illustrations sont un subtil mélange de techniques traditionnelles et contemporaines associant l’encre et le crayon avec des outils numériques. Terry passe ses jours (et ses nuits) à créer des portraits, des illustrations et des peintures emplies de magie.
Eric Fan est un artiste et écrivain né à Hawaii, vivant aujourd’hui à Toronto, au Canada. Il a suivi une formation à l’Université d’Art et Design d’Ontario où il a étudié l’illustration, la sculpture et le cinéma. Il voue une passion sans bornes aux vélos vintage, aux rouages d’horlogerie et aux rêves irréalisables. En 2017, il publie Le Noir de la Nuit (Éditions des Éléphants) avec Terry Fan, son frère. Surnommé les « Fan Brothers », le talentueux duo publie en 2018 Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf et Le Jardinier de la nuit aux éditions Little Urban.

Hiver comme été, printemps ou automne, nul n’ose s’approcher du champ. La faute à l’épouvantail abandonné, qui ne bouge pas d’un pouce du premier au dernier jour de l’année.

Tous les oiseaux sont effrayés par le gardien de paille vêtu de son chapeau, de sa chemise à carreaux et de sa salopette en jean.

A toute heure du jour de la nuit, il est là, seul. Pourtant, ce coeur de paille ne demande qu’à aimer et à être aimé…

Vous connaissez mon amour pour les albums des éditions Little Urban, le petit dernier des Fan Brothers, L’épouvantail au coeur de paille, ne pouvait qu’atterrir dans ma pile à lire pour mon plus grand plaisir et celui de mes petits lecteurs.

Son format à l’italienne permet une mise en page splendide puisque la quasi-totalité des dessins s’étale sur deux pages à la fois, ce qui permet au talent d’Eric et Terri Fan de se déployer totalement.

L’histoire proposée par Beth Ferry est d’une douceur, d’une sensibilité et d’une poésie folle car l’intégralité du texte, rimé, se découpe à la manière des poèmes : tercets, quatrains ou quintils principalement.

Le texte est beau et plein d’émotion : on suit le morne quotidien de l’épouvantail, qui est seul, en toute saison. Puis, est venu le temps de l’amitié avec un oiseau blessé, qui m’a rappelé Le lion et l’oiseau de Marianne Dubuc, et d’un coup la vie est belle !

Les illustrations des Fan Brothers sont de toute beauté et accompagnent merveilleusement bien la poésie de Beth Ferry, on en prend plein les mirettes de la première à la dernière page.

Un album réussi autant sur la forme que sur le fond et coup de coeur pour moi et mes petits lecteurs que je vous recommande vivement si vous appréciez les albums poétiques ou les beaux ouvrages en particulier, vous serez aussi charmé(e)s que moi !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture toute poétique, j’ai adoré.

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Thilo Krapp (Berlin, Allemagne) est auteur, illustrateur. Il a fait des bandes dessinées, des films d’animation, des livres pour enfants, des illustrations pour des ouvrages de non-fiction, des romans et des magazines, des jeux.

1894. Des astronomes sont témoins d’étranges activités à la surface de Mars, comme des éclairs ou des explosions de gaz incandescent. Des météores venant de la planète rouge se dirigent bientôt vers la Terre.

Des cylindres s’écrasent et libèrent des engins mécaniques contrôlés par des créatures tentaculaires installées à l’intérieur. Ces tripodes, armés de leur rayon ardent et d’un gaz toxique appelé « fumée noire », se dirigent vers Londres en désintégrant tout sur leur passage.

L’armée britannique réplique. Mais rapidement, la lutte tourne à l’avantage des envahisseurs. Commence alors une fuite dans un monde ravagé…

La guerre des mondes est, comme vous vous en doutez sûrement, l’adaptation en bande dessinée du grand classique de science-fiction écrit par H.G. Wells et publié en 1898 ! Grand classique que je n’ai jamais lu mais dont j’ai vu l’adaptation telévisuelle l’an dernier.

Le roman a été adapté en feuilletons radiophoniques (dont une version d’Orson Welles qui a défrayé la chronique en 1938), en jeux de rôle, en bande dessinée, en longs-métrages et en séries. Thilo Krapp ne s’attaque donc pas à un sujet nouveau mais il le fait bien car j’ai trouvé cette adaptation très convaincante et fidèle à l’oeuvre de l’auteur anglais.

On retrouve bien l’ambiance apocalytpique de l’oeuvre originelle et les thématiques qui la traversent : l’humanité confrontée à une race extraterrestre hostile, en plus d’être le reflet de l’angoisse de l’époque victorienne et une sévère critique de l’impérialisme car H.G Wells, pacifiste nettement engagé à gauche, était hostile à l’impérialisme.

Thilo Krapp reprend l’histoire imaginée par H.G Wells il y a plus de cent vingt ans dans les grandes lignes, impossible de complètement coller à l’histoire en une centaine de pages, l’auteur a forcément pris des racourcis mais l’ensemble reste cohérent et fidèle.

Outre le scénario, j’ai beaucoup aimé les dessins de Thilo Krapp que j’ai trouvé classiques, fins et élégants façon Belle Epoque : tout ce que j’aime. Le découpage des planches est varié, l’utilisation de la palette des couleurs à-propos et les textes sont bien lisibles, ce qui n’est pas toujours là en bande dessinée.

Si vous aimez cette hstoire ou que vous souhaitez la découvrir, je ne peux que vous conseiller cette adaptation très réussie. Mes ados, férus de SF, ont apprécié eux aussi !

Un grand merci aux éditions Jungle pour cette découverte !

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Pierrick Bisinski est né à Bruxelles. Il vit et travaille à Paris et en Normandie. Après des études d’art et de cinéma, il découvre la littérature pour la jeunesse avec beaucoup d’appétit ! Il nous propose, avec humour, des histoires pour les petits, séduits par la stylisation joyeuse et tonique de ses papiers découpés. Il se consacre tout spécialement à ce domaine de création parallèlement à d’autres activités telles que la peinture et le pilotage des aéronefs…

Alex Sanders est né le 18 août 1964 dans les Pyrénées Orientales. Après avoir suivi des études de cinéma à Bruxelles, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Il n’a jamais cessé de dessiner et de peindre et, depuis 1993, il se consacre aux livres pour enfants.

Le petit poussin Firmin est bien triste aujourd’hui : personne ne veut jouer avec lui. Comme toujours Pop aura à coeur d’aider son ami. Il l’accompagne à la ferme afin de l’aider à trouver des compagnons de jeu.

Il fait le tour des habitants de la ferme mais partout, on lui dit non ! Les vaches estiment qu’il est trop petit, les moutons pensent que c’est un bébé, les cochons sont trop occupés…

Mais qui va donc pouvoir jouer avec Firmin ? Quand il arrive chez papa coq et maman poule, ils lui annoncent une surprise ! Cela va-t-il résoudre le problème de Firmin ?

Autant vous le dire d’emblée, Pop est le héros préféré de mes petits lecteurs qui ne jurent que par lui ! Pas un seul jour ne passe sans qu’ils ne me réclament l’une de ses histoires, autant vous dire que dès que Pop à la ferme est arrivé dans ma boîte aux lettres, il a fallu le lire tout de suite !

Et comme toujours la magie a opéré : ce nouvel album renferme tout ce que nous aimons avec ce gentil dinosaure : de bons sentiments, de la bienveillance, de l’humour et des animaux !

Ici, ce qui est très sympa, c’est de pouvoir apprendre aux enfants les cris des animaux au fil des pages, les enfants adorent imiter les animaux et ils vont s’en donner à coeur joie.

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, Pop reste le héros par excellence que mes petits lecteurs adorent et il n’est pas prêt d’être détrôné. Si vos enfants/neveux/nièces/filleul(e)s ne connaissent pas encore cette série, c’est le moment de leur faire découvrir et pourquoi pas commencer avec cet album qui ravira les petits qui vous entourent !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

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Marianne Dubuc est illustratrice. Elle a fait son bac en design graphique à l’Université du Québec à Montréal. Elle illustre et écrit des livres pour enfants. Elle a remporté à deux reprises le prix Lux/Grafika, soit en 2006 et en 2008 pour ses illustrations dans le livre La mer dans la catégorie «illustrations de livre d’enfant».

Lion travaille dans son jardin quand il entend un bruit. Oh ! Un oiseau blessé. Il ne peut pas le laisser ainsi, le pauvre petit.

Et l’hiver passe ainsi, à deux, un jour à la fois. Un matin, le beau temps revient et son ami s’envole. C’est la vie.

Les saisons passent et reviennent. Son ami aussi ?

Le lion et l’oiseau est un album empli de douceur et de poésie pour lequel j’ai eu un gros coup de coeur.

Marianne Dubuc nous propose avec ce titre, un album sur la force de l’amitié et sur la vie en général.

Lion aide l’oiseau au moment où celui-ci est blessé et fragile, il l’accueille dans sa maison, prend soin de lui et lorsqu’est venue l’heure pour l’oiseau de partir, tout naturellement, il le laisse s’envoler même si l’absence de son ami lui pèse, il pense à son bonheur avant tout.

Un bien joli message et des valeurs à prôner auprès des enfants dès leur plus jeune age. A la lecture de ce magnifique album, ils comprendront que la vie est émaillée de rencontres et de séparations.

Les enfants apprendront aussi qu’il est inutile d’être triste car même si on est éloigné des gens que l’on aime, comme ce fut le cas pendant le confinement, les retrouvailles n’en sont que plus belles.

Une merveilleuse histoire d’amitié à mettre entre toutes les mains dès 3 ans. Mes petits lecteurs et moi-même avons adoré le texte et les illustrations de Marianne Dubuc et je ne peux que vous le recommander vivement !

Un grand merci aux éditions Saltimbanques pour ce coup de coeur !

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Silvia Vecchini est autrice d’albums illustrés et de romans jeunesse, elle écrit également des poésies, et des bandes dessinées. Elle a publié plusieurs livres en France dont Gaspard et Berlingot avec Sualzo. En parrallèle elle réalise des rencontres et lectures dans les bibliothèques et les écoles. Elle vit en Italie.

Sualzo est auteur de bandes dessinées et illustrateur. Il a publié de nombreux livres en Italie et à l’étranger; dont en France les albums jeunesse Gaspard et Berlingot et l’album L’Improvisateur.

La fin du monde est prévue pour le 15 Août, dans 21 jours exactement d’après l’homme qui circule toute la journée à vélo avec une pancarte décomptant les jours.

Fin du monde ou pas, Lisa partage son temps entre le café de sa mère à qui elle donne un coup de main et ses entraînements de karaté. Alors qu’elle vient d’enfiler son karate-gi, elle reçoit une visite inattendue.

C’est Aless, son ami d’enfance, elle le reconnaît aussitôt mais ne lui ouvre pas. Ils étaient inséparables lorsqu’ils étaient enfants jusqu’à ce que sa mère décède. Père et fils ont alors quitté le village pour ne plus revenir.

Quatre années ont passé depuis qu’il est parti et pourtant la complicité revient très vite entre eux. Ils reprennent leurs jeux et leur projet de construire un radeau dont les premières pièces sont encore là, abandonnées.

Peu à peu, Lisa réalise que pour Aless ce n’est plus un jeu. Quelque chose a changé, des non-dits semblent préoccuper son ami. Cela aurait-il à voir avec le décès de sa mère et le départ précipité d’Alex et son père des années plus tôt ?

Que s’est-il vraiment passé le 15 août de cet été-là sur le lac ? Lisa a 21 jours pour le découvrir, 21 jours avant qu’Alex ne reparte pour de bon. Entre cours de karaté, questionnement, événements inattendus et souvenirs enfouis, Lisa et Alex devront affronter leurs plus grandes peurs pour découvrir la vérité, en sortir grandis, et devenir encore plus amis.

21 jours avant la fin du monde est un roman graphique à destination des adolescents écrit par Silvia Vecchini et illustré par Sualzo. Ce récit, c’est celui des retrouvailles entre deux adolescents séparés par la vie depuis le décès de la mère d’Aless.

L’autrice aborde en deux cents pages des thèmes sensibles, traités avec pudeur et sans pathos dont le deuil d’un parent. Celui, réel d’Aless, dont la mère est morte dans des conditions troubles. Mais aussi celui de Lisa, dont le père a quitté le foyer pour fonder une nouvelle famille, en coupant les ponts avec sa fille.

Tous deux enfants uniques, ils mènent une existence solitaire et cet été va leur permettre de renouer leur amitié en dépit du refus du père d’Aless que les adolescents se revoient.

Celui-ci craint que son fils ne découvre la vérité sur le décès de sa mère, secret que les inséparables vont percer à jour pour grandir et combattre les fantômes du passé.

Lisa va combattre sa peur des chiens pour aider son ami, sa gentillesse et sa générosité sont très touchantes. Le duo est sympathique et les jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier à eux, qu’ils soient touchés par le deuil ou non.

L’intrigue que nous propose Silvia Vecchini est vraiment prenante, sans temps mort, bien servie par les illustrations simples mais pleines de couleur, de chaleur signées Sualzo. Les pages se tournent toutes seules et je ne peux que conseiller cette bande dessinée aux ados, je compte d’ailleurs la faire lire aux miens.

Un bémol toutefois : le karaté qui est le fil conducteur de ce récit, n’étant pas sensible aux arts martiaux, je n’ai pas aimé cette présence sous forme de fil rouge mais cela n’a pas terni ma lecture, ce qui est le principal/

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture !

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Bàrbara Castro Urío est une illustratrice et graphiste barcelonaise. Après une longue carrière dans la direction artistique, elle a rejoint le monde de l’illustration, notamment pour la jeunesse.

Une toute petite baleine est née dans ce livre… Affamée, elle grignote chaque tache de couleur qui se trouve sur son passage.

Picorant tour à tour du jaune, du rose, du vert, elle grandit, grandit, grandit… Jusqu’à ne plus avoir de place pour tenir dans les pages.

Mais ! C’est déjà la nuit ! Bonne nuit petite baleine ! Il est l’heure d’aller au lit les petits…

Au lit petite baleine est un tout-carton enjoué et coloré pour les tout-petits à lire juste avant la sieste ou le soir, au coucher.

Sur le principe de l’histoire du soir, du livre à compter et du cherche et trouve des couleurs, les enfants font le tour de ce cadran imaginaire et accompagnent cette gloutonne petite baleine qui les emmène vers le sommeil.

Un album où les fenêtres perforées se colorent au fur et à mesure de l’histoire, jusqu’à la nuit noire. A ce moment-là, il est temps pour les enfants de rejoindre les bras de Morphée.

J’ai eu un petit coup de coeur pour cet album signé Barbara Castro Urio que je trouve très adapté aux enfants de 1 à 3 ans. Grâce à ce cétacé qui grandit et grossit au fil des pages, au point de déborder du livre, les enfants apprennent les couleurs car la baleine devient tour à tour grise, jaune, orange, rouge, rose, mauve, violette, verte, bleue et noire.

Mais ce n’est pas tout : au fil des pages, les plus grands pourront aussi apprendre à compter jusqu’à dix, ce qui fait de cet album très visuel, un livre complet, qui accompagnera l’enfant sur plusieurs étapes de son développement.

L’objet livre est soigné, agréable à prendre en main de par son format et la qualité de son papier, on peut laisser les plus petits le manipuler sans danger grâce à ses coins arrondis et il est suffisamment solide pour résister aux assauts de leurs petites mains !

Si vous êtes à la recherche d’un album pour les 1 / 3 ans, je ne peux que vous conseiller Au lit petite baleine, réussi aussi bien sur le fond que sur la forme.

Un grand merci aux éditions Saltimbanque pour cette découverte, mes petits lecteurs et moi-mêmes avons adoré !

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Illustrateur et auteur canadien, Matthew Forsythe a grandi à Londres. Après avoir publié son premier livre, My Name is Elizabeth, en 2011, il déménage à Los Angeles où il travaille sur la série animée Adventure Time. Il vit aujourd’hui à Montréal et partage son temps de travail entre séries animées, romans graphiques et comics. Il illustre aussi quelques albums pour la jeunesse, tels que Défense d’ouvrir ce livre ! (Hélium), La Feuille d’or (Little Urban) ou plus récemment Pokko et le tambour (Little Urban).

Pokko est une petite grenouille bien remuante qui vit avec des parents on ne peut plus tranquilles. Dans leur maison champignon, il est de rigueur de ne pas faire de vagues mais la petite grenouille est pleine de vie au gran dam de ses géniteurs.

Surtout, depuis qu’ils lui ont offert un tambour : la plus grosse bêtise de leur vie !

Pokko fait désormais trop de bruit et son papa l’exhorte à aller jouer du tambour ailleurs ! Pas trop fort tout de même pour ne pas importuner les voisins.

Pokko obéit et sort. Au son de chacune de ses notes tapées en rythme entrent alors dans la danse un raton laveur, un lapin, puis un loup, bientôt suivis par tous les animaux de la forêt…

Avec Pokko et le tambour, Matthew Forsythe nous invite à entrer dans une sarabande joyeuse avec un mot d’ordre : Amusez-vous ! Et surtout, laissez les enfants marcher à leur rythme, le seul moyen, selon lui, qu’ils se fassent entendre.

Et on peut dire que cette stratégie est payante dans le cas de notre petite rainette musicienne, qui s’en donne à coeur joie et rallie la population environnante au son de son tambour, c’est qu’elle est sacrément douée pour mettre de l’ambiance et à l’amande le loup mangeur de lapin !

Le texte est court et bien choisi, idéal pour se faire comprendre des 3 ans et plus, cible de ce très bel album. Les images chatoyantes avec leurs tonalités automnales, alternant pleines pages et gros plans sur fond blanc, rythment le propos de l’auteur et mettent l’accent sur les émotions et les actions des différents personnages.

Encore une belle réussite que cet album bourré d’humour édité par Little Urban que je remercie pour cet envoi, comme toujours mes petits lecteurs et moi, avons beaucoup apprécié !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Après sa participation à quelques albums collectifs, Philippe Charlot publie Bourbon Street, son premier projet au long cours dessiné par Alexis Chabert et dans lequel il réunit ses deux passions : musique et écriture.
Xavier Fourquemin est diplômé de l’académie des Beaux-Arts de Tournai. Avec Dieter au scénario, il lance sa première série, Alban, aux éditions Le Téméraire puis chez Soleil, puis entame Outlaw chez Glénat. En septembre et octobre 2007, avec le scénariste Jean-Christophe Derrien, son diptyque Miss Endicott paraît au Lombard pour la collection « Signé ». Suivront La Légende du Changeling (2008-2012) et Le Train des orphelins (2012-2013).

Lord Harold Alaister Cunningham Talbot, douzième du nom, est l’héritier de l’une des plus grandes familles de l’Angleterre victorienne. Il vit avec ses vieilles tantes, son chien et ses domestiques au petit soin pour lui.

Mais alors que ses nobles ascendances lui assureraient un train de vie confortable et sans effort, ce grand amateur de littérature romanesque décide de se plier à la dure loi du travail en mettant les fruits de sa prestigieuse éducation au service de la police.

Et pas n’importe où : le voilà propulsé inspecteur novice à Blackchurch, l’un des quartiers les plus mal famés de tout Londres ! En arrivant sur place avec son chien Hermès qui ne le quitte pas d’une semelle, le candide Harold va découvrir un univers bigarré, peuplé d’escrocs et de fieffés forbans, où l’unique loi qui vaille est celle du silence.

Ses trop bonnes manières risquent de ne pas passer inaperçues… surtout auprès des trois jeunes femmes qui semblent tenir cette zone de non-droit où règnent la pègre, la débauche et où commissaire et agents locaux ont depuis longtemps décidé de laisser faire par lâcheté ou par cupidité plutôt que de faire leur métier…

Avec Blackchurch, Philippe Charlot au scénario et Xavier Fourquemin aux dessins, lancent Lord Harold douzième du nom, une nouvelle série enlevée dans la fascinante Londres de l’époque victorienne.

Ces chroniques policières d’un héros en décalage total avec son environnement, source de quiproquos mais surtout d’aventures est destinée à la jeunesse d’où le scénario léger et le héros candide et gaffeur !

Ce premier tome sert évidemment à planter le décor, à nous dévoiler les différents protagonistes de la série et le fonctionnement d’un poste de police vérolé par la corruption. Mais il possède tout de même une bonne dose de mystère qui a éveillé mon intérêt et qui promet d’intéressants développements dans les volumes suivants !

Le scénario est sympathique à suivre, les dessins sont simples mais efficaces. La trame historique est bien documentée et permettra aux jeunes lecteurs d’avoir une idée des bas-fonds de la capitole anglaise sous la reine Victoria.

Avec un humour et un flegme tout britanniques, Lord Harold se révèle être un héros attachant et j’espère que les prochains volets nous en apprendront davantage à son sujet. Un détective concurrent de Sherlock Holmes dans le Londres victorien qui devrait plaire aux lecteurs dès 12 ans. Pour ma part, je serai au rendez-vous du tome 2 !

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Maman de trois grands enfants. Mamie aussi. Maîtresse d’école pendant plus de quinze ans. Maintenant, Catherine Latteux joue avec les mots pour imaginer des albums, des romans illustrés ou des bandes dessinées. Morbihannaise d’adoption, elle vit près de la petite mer. Mais elle aime à sortir de son atelier pour rencontrer les mômes en écoles, médiathèques ou/et salons, pour partager sa démarche de création. Diplômeée en arts graphiques et illustration, Jess Pauwels vit et travaille en Belgique. Libraire un temps, elle a d’abord travaillé pour la presse et quelques labels de musique. Depuis huit ans elle se consacre totalement à l’illustration jeunesse.

Manon est une petite fille impertinente qui n’a pas la langue dans sa poche. Elle répond vertement à ses parents, ment… bref ses parents sont à bout et ne voient plus qu’une seule solution pour lui apprendre les bonnes manières : Le croc-m !

La voilà donc qui débarque dans l’antre du Yéti mais loin d’être intimidée, Manon n’a, au contraire, pas dit son dernier mot !

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, j’ai une tendresse particulière pour les publications de Little Urban, Le mangeur de marmots malpolis mitonné par Catherine Latteux au scénario et Jess Pauwels aux illustrations, ne pouvait donc que passer dans mes mains et dans celles de mes petits lecteurs !

Comme dans A force de crier au lion, notre jeune héroïne fait tourner les adultes en bourrique et il va lui arriver une drôle d’aventure chez ce yéti tout gentil qui va voir sa patience mise à rude épreuve par Manon.

L’histoire de Catherine Latteux est à la fois drôle, charmante, tendre, très vive et permet de faire prendre conscience aux enfants de l’importance de la politesse !

Cette grosse peluche de yéti est attendrissante et attachante, on a envie de la serrer dans nos bras et d’être un marmot malpoli pour qu’elle s’occupe de nous. Tout gentil qu’il est, il est incapable de manger les marmots malpolis… à moins que l’horripilente Manon ne parvienne à le faire changer d’avis !

Outre les belles valeurs qu’il véhicule, cet album est pétillant et joyeux, bourré de fantaisie. Le travail de Jess Pauwels accompagne merveilleusement les textes de l’auteur : ses illustrations sont très chouettes et délicieusement vintage, fourmillant de détails, et plus généralement j’ai aimé la façon dont elle utilise sa palette de couleurs.

Je ne peux que conseiller Le mangeur de marmots malpolis aux petits lecteurs et à leurs parents qui prendront beaucoup de plaisir à la lecture de cet album !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture.

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