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Archive for the ‘Albums et bd jeunesse’ Category

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L’automne est arrivé dans la forêt : les écureuils ramassent et cachent des noisettes, le cerf brame et protège sa biche et son faon, les sangliers et les belettes sont de sortie, et le petit ourson court après les papillons. Avant le grand sommeil d’hiver, les animaux ont beaucoup à faire !

Au fil des dix pages qui forment cet album, Une promenade dans les bois invite les tous petits lecteurs à une balade poétique dans les bois et forêts tout au long de l’automne à la rencontre des différents animaux qui les peuplent : écureuils, renards, cerfs, ours, belettes, sangliers, lapins, hiboux…

Cette collection Petit Nathan fait le bonheur des bébés dès six mois, j’en possède plusieurs qui sont manipulés chaque jour par les petites mains de la maison et ils sont sacrément costauds car ils en voient de toutes les couleurs et restent en parfait état.

Les atouts de cette collection et de cet album sont les dessins ronds qui plaisent aux petits, les couleurs vives agrémentées ici de paillettes, peu de textes et des animations qu’ils adorent.

Monter, descendre, aller à droite ou à gauche à l’aide des tirettes favorisent la motricité fine de bébé, étape essentielle de son développement, le gros point fort de cet album.

Le format de ce tout carton permet une bonne prise en main par l’enfant et ses bouts arrondis, sont pensés pour qu’ils ne se blessent pas et pour qu’il les manipulent sans que forcément l’adulte est besoin d’intervenir.

Les bébés de 6 mois ne peuvent pas trop interagir mais ils adorent regarder les images et toucher les endroits en relief et les plus grands adorent les animer, ils ne s’en lassent jamais !

Une excellente collection qui comprend d’autres promenades dans la nature ou des titres axés sur les animaux comme le lion, l’ours, l’abeille, le panda, etc, à mettre dans les mains des petits.

Un grand merci aux éditions Nathan !

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Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Aussi prolifique qu’humoristique, Fanny Joly a publié plus de 400 livres jeunesse dont plus de 6 millions d’exemplaires se sont vendus en France à ce jour. Églantine Ceulemans est illustratrice et autrice jeunesse.

Qui a dit qu’automne rimait avec monotone ? Quand les Couzz se retrouvent chez leur formidable grand-mère Mamoush, c’est la fête des bisous, des déguisements et autres joyeuseries.

Mais la rigolade tourne court lorsque l’étrange Monsieur Ivan fait irruption dans la maisonnée. Un plan voit le jour pour se débarrasser de cet individu au drôle d’accent. Mais l’opération n’est pas sans dangers…

Six Trouilles est le second tome de la série Les Couzz, avec Fanny Joly au scénario et Eglantine Ceulemans aux illustrations.

Les couzz, kézako? Une joyeuse tribu de cousins et cousines qui adorent se réunir chez Mamoush, leur formidable grand-mère, toujours prête à faire moults activités avec eux, le tout dans une ambiance toujours drôle et festive.

Dans cette seconde histoire, de belles valeurs sont mises en scène : la tolérance, l’acceptation des migrants, même si on ne les comprend pas ou qu’ils nous font peur à première vue. Ici, l’inconnu, l’étranger c’est monsieur Yvan, le voisin de Mamoush qui vit de l’autre côté du bois.

Yvan, sa grande taille et sa barbe a tout de l’Ivan le terrible, le terrifiant tsar de toutes les Russies ! Il est très gentil, Mamoush l’assure, mais ça, les enfants en doutent beaucoup ! Elle leur demande d’être très gentil avec lui car Monsieur Yvan a du fuir son pays et sa famille, et lui qui était dentiste en son pays, en est réduit à fabriquer des marionnettes.

Cet album destiné pour les 3 / 6 ans renferme donc un très beau message signé Fanny Joly dont le scénario oscille entre moments drôles et d’autres plus sombres et inquiétants, parfait pour Halloween, mais aussi de très belles illustrations ! J’ai adoré les dessins d’Eglantine Ceulemans qui sont dynamiques, colorés et fourmillant de détails, imprimant une ambiance délicieusement automnale à ce récit.

Je ne peux que vous conseiller cet album en cet automne et si vous ne connaissez pas les Couzz, profitez-en pour acquérir aussi Des cadeaux par milliers, un album de Noël écolo très réussi aussi.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette chouette lecture, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Carole Trébor est écrivaine et réalisatrice. Historienne de formation, spécialiste de la Russie, Carole s’est rendue aux archives de Moscou à l’un des rares moments où elles étaient ouvertes, entre censure soviétique et censure poutinienne. La Russie est naturellement l’un des cadres privilégiés de ses romans et de ses albums.

Daniel Egneus est membre d’un groupe d’artistes, Printsin, qui organise des spectacles et des expositions à travers l’Europe. Pour Little Urban, c’est la féérie de Noël qui inspire son dessin avec l’album Anika et la sorcière des neiges. Il a également publié La Grande Parade des animaux et Les Top trois de Théo.

Maroussia habite avec sa grand-mère en Russie à l’orée d’un bois où vivent des créatures magiques. Sa grand-mère les connaît bien. Maroussia, elle, ne les a jamais vues.

Un jour, des soldats frappent à leur porte et leur ordonnent de quitter leur maison au plus vite. Le tsar Nicolas II a prévu de faire passer une ligne de chemin de fer, celle du Transsibérien, à travers la plaine, par leur village, et pour cela, il faut détruire les habitations des villageois et la forêt.

La grand-mère est prête à céder mais pour sa petite-fille, il en est hors de question. Maroussia ne baissera pas les bras devant leurs épées menaçantes et leurs uniformes pleins d’autorité. D’autant que les esprits de la forêt sont là pour l’aider…

Avec Maroussia, celle qui sauva la forêt, Carole Trébor met en scène une héroïne forte et courageuse, aux prises avec les esprits de la forêt et les soldats du tsar.

En excellente connaisseuse de la Russie, de ses mythes et légendes, l’autrice créé de toutes pièces un conte russe criant de vérité, sublimé par les illustrations absolument époustouflantes de Daniel Egnéus.

Rédigé à la manière d’une fable, Maroussia nous emmène à la découverte de personnages de la mythologie slave tels que le Liéchi, gardien de la forêt et de ses habitants à l’apparence humaine qui aime égarer les voyageurs et les chasseurs dans la forêt. Mais dont il est possible de s’attirer ses faveurs en respectant la forêt.

Ou l’aouka, esprit de la forêt qui ne dort jamais, à la différence des lechiï. Il faut s’en méfier parce qu’il aime bien tromper les gens en créant un écho partout pour les attirer au fond de la forêt où ils se perdent. Il est petit, ventru et joufflu, habite dans une petite maison calfeutrée avec de la mousse d’or, boit de la glace fondue et balaie sa maison avec une patte d’ours.

Bel hommage à la nature et aux esprits sylvains, ce conte évolue entre traditions et modernité, et sensibilise les enfants à l’écologie et à la préservation de nos forêts. Une histoire à faire découvrir aux grands enfants à la veillée, ils seront sensibles à ce récit qui aborde également les monstres sous les lits.

Les illustrations de Daniel Egnéus concourent à la réussite de cet album. J’avais découvert cet illustrateur de grand talent avec La parade des animaux, l’un des albums préférés de mes petits, lu et relu inlassablement. Ici, il fait vraiment des merveilles dans ce format XXL où il peut exprimer la pleine étendue de ses talents.

Le travail éditorial de Little Urban est une fois encore à souligner. L’album aux dimensions généreuses et aux pages glacées, est un magnifique objet livre, très soigné, et une très belle idée cadeau à l’approche des fêtes.

Une belle histoire et des illustrations de toute beauté sont les points forts de cet album pour lequel j’ai eu un coup de coeur, je vous le recommande chaudement !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette nouvelle pépite.

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Kimiko est née d’une mère japonaise et d’un père français. Elle a principalement vécu en France, mais a souvent passé ses vacances au Japon. Après des études de stylisme à Tokyo, elle a travaillé pour une maison de haute couture à Paris. Puis elle a quitté la mode pour faire des livres pour enfants. Christine Davenier est née à Tours. Elle a fait ses études à Paris aux Arts appliqués, puis aux États-Unis. Illustratrice de plusieurs ouvrages pour enfants, elle a également été institutrice.

Cela fait quelques années que Minusculette vit de nombreuses aventures avec ses amis au sein des bois et forêts, pour le plus grand plaisir des petits lecteurs de 3 à 6 ans. Il était grand temps pour elle de nous faire découvrir sa rentrée des classes avec Minusculette à l’école des fées.

Eh oui, même les fées vont à l‘école. Bon, il n’y a pas école tous les jours pour les fées, et leur maîtresse, Sorbonnette, leur apprend principalement la magie. Et ce n’est pas facile la magie, surtout quand la baguette magique n’obéit pas !

Les enfants et leurs parents découvrent au fil des pages tout ce Minusculette et ses nombreuses soeurs apprennent sous la férule de Sorbonnette, leur maîtresse en magie. Les formules magiques sont nombreuses et à gare à elles si elles ne les disent pas correctement, les ennuis se mettent alors à pleuvoir !

Comme d’habitude la magie opère car les illustrations de Christine Davenier sont très belles et l’on prend plaisir à suivre notre petite fée au fil de sa leçon mais aussi ses soeurs Gribouillette, Potelette, Roussette, Bouclette, Plupette, Titinette, Pipelette et Kimikette.

Sans oublier ses amis Maurice le muscardin, Pépita l’axolotl, Eva la salamandre, Gustave l’écureuil, Oscar le papillon, Merlin le phalanger, Mélusine l’hérissonne, Lola la chauve-souris, Bernard l’escargot, Léon le lérot, Ninon la musaraigne et Emile le pic-vert que l’on a l’habitude de croiser dans les différents albums mettant en scène Minusculette.

Avec les enfants, on pénètre sur la pointe des pieds dans cet univers fait de joie, de douceur et de magie, et comme on a plaisir à voir ces petites fées virevolter leur baguette en main, répéter leurs incantations avec elles, s’émerveiller de la beauté de la nature que retranscrit si bien Christine Davenier.

Un album dont on ne se lasse pas de parcourir les pages encore et encore, qui réjouira les lecteurs de Minusculette et permettra aux autres de découvrir cette petite fée trop mignonne et ses amis et leur donner envie de lire les nombreuses aventures de Minusculette déjà parues.

Un grand merci à L’école des loisirs pour cette merveilleuse lecture !

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Après des études littéraires, Sophie Bénastre devient Professeur-Documentaliste dans des Collèges et Lycées de Rouen. Elle a travaillé auprès d’élèves de maternelle et de primaire, à qui elle lisait des albums, des nouvelles ou des romans à voix haute. Mélodie en sous-sol son premier roman jeunesse a trouvé de nombreux lecteurs. Sophie Lebot illustre des albums et des romans et fait des interventions dans les écoles.

Au royaume de Siedem, sept princesses naquirent le même jour. La reine, épuisée par ces naissances successives, mourut juste après leur naissance.

Lors de leur 7e anniversaire, une femme se présenta aux portes du royaume. Usant de tout son charme auprès du roi, elle devint alors la nouvelle reine.

Les années passent mais la reine ne supportait pas de voir le roi si proche de ses filles. Elle le persuada donc de les chasser très loin en les mariant dans des contrées lointaines.

Juste avant le départ des princesses, leur mère leur apparut en songe et leur procura des pouvoirs magiques. Les sept sœurs parviendront-elles à déjouer les plans de cette reine perfide ?

Les sept citadelles est un merveilleux conte de fées dans la grande tradition du genre avec un roi faible devant les désirs de son épouse, une marâtre jalouse qui veut son époux pour elle toute seule et une bonne dose de magie, le tout dans un royaume enchanteur.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, certes classique mais pas dénuée de charme, proposée par Sophie Bénastre. Le texte est joliment tourné et l’héroïne principale, la princesse Modchane, est intéressante.

L’autrice aborde avec ce conte les notions de jalousie, de vengeance et de pardon avec subtilité et intelligence. La princesse Modchane, qui ne peut se résoudre à la vengeance, parviendra à convaincre ses six autres sœurs, bien moins clémentes qu’elle, à mettre fin à la malédiction qui frappe leurs père et belle-mère. La morale est ainsi sauve comme dans tout bon conte de fée qui se respecte.

Les illustrations de Sophie Lebot sont magnifiques, j’ai eu un coup de coeur pour ses planches élégantes et pleines de couleurs à l’image de la couverture de cet album à destination des 3 ans et plus.

Le format inhabituel de cet ouvrage (28.8 x 1.1 x 35.8 cm) en fait un très bel objet livre à conserver dans sa bibliothèque et à offrir autour de soi.

Un grand merci aux éditions Saltimbanque qui publie, une fois encore, une sacrée pépite !

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Sophie Blackall est une illustratrice australienne vivant à New York. Elle a illustré plus de 30 livres jeunesse, dont 6 pour lesquels elle est aussi auteure. En 2016 et en 2019, elle remporte la médaille Caldecott récompensant le meilleur album jeunesse américain de l’année.

« Si tu viens nous voir sur la Terre, voici ce que tu dois savoir.
Tu nous trouveras près d’un grand Soleil.
Et d’une toute petite Lune.
Au milieu d’un tas d’autres planètes, la nôtre est celle qui est vert bleu. »

Avec ses mots à lui, un enfant écrit une longue lettre à un visiteur de l’espace, pour lui expliquer à quoi ressemble son monde. Il lui décrit la Terre, ses climats, ses animaux, sa campagne, ses villes, ses habitants, leur diversité mais aussi ce qui les rassemble, leurs manières de communiquer, de voyager, leurs arts, leur quotidien d’enfant.

Tout en douceur et en bienveillance, les illustrations de cette lettre de 80 pages dépeignent toute la diversité de l’univers de l’enfant, la diversité des peaux, la diversité des sexes, des familles, des corps, des passions…

Avec la naïveté et la sincérité d’un petit humain, notre monde décrit pour un extra-terrestre se révèle multiple, complexe, beau, fragile et unique !

Avec Si tu viens nous voir sur terre, Sophie Blackall, illustratrice de renom multi récompensée, s’est inspirée de ses rencontres avec des classes à travers le monde pour nous offrir cet hymne à la bienveillance et au vivre ensemble.

L’idée lui est venue dans l’Himalaya alors qu’elle grimpait jusqu’à une minuscule école pour une association. « On ne se comprenait pas les uns les autres, mais les enfants ont eu l’idée de réaliser des dessins, ont partagé leur déjeuner, et de mon côté je leur ai montré quelques livres. »

C’est ainsi qu’est né le projet d’illustrer tout ce qui nous avons en commun sur cette belle planète. « La seule que nous ayons, alors nous devons en prendre soin. »

Une très belle idée que l’on ne peut que prôner auprès des plus jeunes et qui est ici très bien réalisée. Cet album est un hymne à la différence, à la diversité et à la tolérance que l’on doit mettre entre toutes les mains dès 9 ans.

Une belle façon de montrer aux enfants que l’on peut tous vivre ensemble en mettant de la bienveillance, de l’empathie, de la solidarité et de la générosité dans notre quotidien : à l’école, à la maison, partout en fait, prouver aux enfants qu’en y mettant tous du sien, on peut vivre ensemble.

Une utopie peut-être pour certains, un objectif à réaliser pour d’autres, une très belle idée en tout cas, d’autant que l’autrice s’est vraiment mise à la hauteur des enfants pour leur proposer un album qui leur ressemble.

Une pépite que je vous invite à découvrir et à partager avec les enfants qui vous entourent !

Un grand merci aux éditions Saltimbanque pour cette très belle lecture, mes jeunes lecteurs ont adoré.

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Pierrick Bisinski est né à Bruxelles. Il vit et travaille à Paris et en Normandie. Après des études d’art et de cinéma, il découvre la littérature pour la jeunesse avec beaucoup d’appétit ! Il nous propose, avec humour, des histoires pour les petits, séduits par la stylisation joyeuse et tonique de ses papiers découpés. Il se consacre tout spécialement à ce domaine de création parallèlement à d’autres activités telles que la peinture et le pilotage des aéronefs…

Alex Sanders est né le 18 août 1964 dans les Pyrénées Orientales. Après avoir suivi des études de cinéma à Bruxelles, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Il n’a jamais cessé de dessiner et de peindre et, depuis 1993, il se consacre aux livres pour enfants.

Pop raconte une belle histoire à ses amis et ils s’endorment aussitôt. Commence alors pour Pop et ses amis Titi, Zaza, Fifi et tous les autres le grand voyage vers le pays du dodo.

Vous le savez déjà si vous êtes fidèle de ce blog, Pop est le héros préférés de mes petits lecteurs et nous guettons la parution de chaque nouvel album avec beaucoup d’impatience.

Aussi, vous ne serez pas surpris.e si je vous dis que Pop voyage au pays du dodo les a mis en joie et que ce nouvel album est devenu leur préféré !

Il faut dire que c’est toujours très sympa de feuilleter ce type d’album avec les tout petits. La gentillesse et la tendresse des personnages en fait une lecture attrayante et divertissante.

Les personnages richement colorés entourent le plus en couleurs de tous, Pop le dinosaure, excellent personnage pour apprendre le nom des couleurs grâce à ses nombreuses rayures.

Ici, ce qui est très chouette, c’est de pouvoir accompagner les enfants au moment du dodo, que ce soit avant la sieste ou avant la nuit.

L’histoire de Pierrick Bisinski est, comme toujours, bien pensée, elle fait vivre moult aventures à nos héros colorés. Et comme certains enfants ont peur de s’endormir, ils auront moins d’appréhension à l’idée d’aller dormir si ils croient qu’ils vont voyager sur des nuages, parmi les étoiles.

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, Pop reste le héros par excellence que mes petits lecteurs adorent et il n’est pas prêt d’être détrôné.

Si vos enfants / neveux / nièces / filleul(e)s ne connaissent pas encore cette série, c’est le moment de leur faire découvrir !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

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Amélie Graux est une illustratrice et se consacre désormais aux albums pour les petits, travaillant pour Gallimard Jeunesse, Flammarion, Milan, Bayard, Albin Michel… et Sarbacane. Elle dessine également pour la presse jeunesse.

Simon est un petit garçon rempli d’imagination et lorsqu’il apprend en classe que l’homme descend du singe, il a une révélation : il est un animal !

Il s’imagine tantôt adopté par une famille de singes, puis l’instant d’après, se rêve en loup solitaire.

Sa famille ne semble pas très réceptive à son besoin d’aventure et ça fait un moment que Simon en a assez d’obéir aux ordres de tout le monde, sous prétexte qu’il est un enfant.

Alors Simon va prendre une grande décision : il part loin d’eux ! Il se confectionne un baluchon et se prépare à l’aventure, attiré par la nature l’appelant au fond de son jardin.

Il va enfin être sauvage, être libre…

Animal, le jour où je suis devenu un loup est le premier album de l’illustratrice Amélie Graux qui signe pour la première fois ses propres textes.

Elle propose aux petits lecteurs dès 3/4 ans, d’aller à la rencontre d’un petit garçon bien attendrissant en quête d’aventures.

Dans cette histoire pleine d’humour, il est question d’animalité of course, de nature, de besoin d’indépendance mais aussi des bras rassurants de maman.

Car si Simon veut de l’aventure, vivre comme un loup, il ne part guère plus loin que son jardin dans sa quête d’émancipation, la musette pleine de steak haché surgelé et de ketchup. Bien qu’il s’en défende, il a encore besoin de l’attention de ses parents et de leur amour inconditionnel.

Simon ressemble beaucoup aux enfants de son âge qui se sentent déjà grands mais qui sont encore bien trop petits pour lâcher la main de leurs parents et surtout pour vivre comme ils l’entendent !

Ce besoin de vivre de nouvelles expériences et peut-être de se faire un peu peur est au coeur de ce récit. Il y a bien évidement une bonne dose d’humour, notamment sur la notion du temps qui s’écoule qui n’est clairement pas celle d’un adulte !

Si l’histoire est sympa, j’ai surtout aimé ici les dessins d’Amélie Graux qui a un style graphique propre à elle : ses dessins délicieusement régressifs et enfantins font la part belle aux traits ronds, crayonnés, s’appuyant sur des couleurs vives qui font penser aux crayons de couleurs.

En résumé, notre Davy Crockett miniature, en fuyant les interdits et les contraintes, va vivre une belle aventure et ses petits lecteurs aussi !

Un album très réussi que je vous recommande, il plaira aux jeunes lecteurs c’est certain !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour leur confiance.

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Jean-Blaise Djian a toujours eu un amour immodéré pour la bande dessinée, et a commencé à en apprendre ses codes à la fin des années 80 avec un fin technicien nommé Loisel… Depuis, Djian s’est imposé comme un scénariste reconnu et incontournable dans la BD jeunesse et adulte, créant des univers oniriques emprunts de gravité.

Passionné de BD, de jeux de rôle et de cultures de l’imaginaire, Olivier Legrand est également professeur de lettres. En 2009, il se lance dans la BD en créant aux côtés de Jean-Blaise Djian la série Les Quatre de Baker Street, qui est vite devenue une incontournable du genre.

La bande dessinée a toujours été pour David Etien le medium par lequel il souhaitait s’exprimer. Après des études dans des écoles d’art parisiennes, il rentre aux Gobelins en 2002, où sa formation lui permettra de travailler sur des longs métrages. Mais c’est avec Les Quatre de Baker Street que son talent se révèle aux yeux du grand public.

Londres, 1895. Alors que Charlie s’apprête à faire ses débuts sur la scène du Merry Minstrel, sa grande amie la chanteuse Polly Perkins est victime d’une terrible agression qui la laisse dans le coma alors qu’une série d’agressions contre des prostituées se perpétue depuis plusieurs semaines déjà.

Ce drame survient suite à une violente altercation entre l’artiste et Edgar Wilson, célèbre impresario de l’East End, alias le « dresseur de canaris » que Polly accuse de meurtre.

Persuadée que ce douteux personnage est responsable de la tentative d’assassinat, Charlie décide d’infiltrer sa troupe de music-hall. Il lui faudra toute l’aide de ses amis, le fin limier Billy et le casse-cou Black Tom (sans oublier le chat Watson !), pour élucider cette ténébreuse affaire…

On se retrouve aujourd’hui pour la suite de la série Les Quatre de Baker Street et volume après volume, cette série me passionne toujours autant. Après L’affaire du rideau bleuLe Dossier RaboukineLe rossignol de StepneyLes orphelins de LondresLa succession MoriartyL’homme du Yard, L’affaire Moran et Les maîtres de Limehouse, place au dernier volume en date : Le dresseur de canaris.

Ce neuvième volume est aussi réussi que les précédents, tome après tome, mes billets se ressemblent décidément tant j’aime cette série et ses jeunes protagonistes hyper attachants que sont Billy l’intello, Charlie la garçon manqué qui accepte peu à peu sa féminité et Tom l’irlandais ombrageux et le chat Watson que j’ai eu grand plaisir à retrouver une fois de plus.

Le trio est particulièrement à l’honneur dans ce nouvel opus, Holmes et Watson étant en voyage à Rome, c’est Charlie qui est aux manettes de l’enquête rondement menée.

Dangers, mystères et émotion sont au coeur de cette nouvelle enquête des Quatre de Baker Street qui nous plonge dans un univers inédit, celui des théâtres où la concurrence fait rage.

L’intrigue est bien construite, le scénario dument ficelé et la qualité des dessins toujours au rendez-vous, j’aime le trait élégant et la maitrise des couleurs de David Etien.

Une belle réussite une fois de plus, je me répète mais je n’ai pas grand chose à en dire de plus, sinon qu’il faut lire cette série si vous ne la connaissez pas.

Les plus jeunes apprécieront beaucoup les scènes d’action, notamment les scènes de course poursuite et de bagarres, nos jeunes héros ont l’adrénaline qui montent en flèche à plusieurs reprises car ils sont intrépides et n’hésitent pas à se jeter dans la gueule du loup.

Une série très réussie que je ne peux que vous recommander ! Je serai au rendez-vous du tome 10 c’est certain.

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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David McKee est né en 1935 à Devon en Grande-Bretagne. Il fait des études artistiques à la Plymouth Art College. Après avoir été dessinateur de bandes dessinées dans divers journaux anglais, il a très vite trouvé sa voie dans les livres pour enfants qu’il écrit et illustre avec un talent mondialement reconnu.

Elmer et ses amis adorent se cacher. Parmi les éléphants, les oiseaux, les crocodiles, les lions, les poissons, les papillons, les hippopotames, les chimpanzés, les petits lecteurs doivent les retrouver.

Avec Elmer cherche et trouve, les enfants dès 3 ans s’amusent à les découvrir dans ces 10 grandes scènes cartonnées fourmillantes de détails.

Les petits lecteurs peuvent repérer, compter, comparer, trouver des objets ou des animaux, consolider leur connaissance des couleurs et des nombres, chercher des différences, etc.

Un livre astucieux et particulièrement coloré qui fait aussi office de jeu d’observation de l’éléphant bariolé ! Et c’est vraiment bien vu car les enfants se prennent au jeu et tournent les pages avec plaisir.

Les fans du sympathique petit éléphant de David McKee, et franchement, qui n’aime pas Elmer ?, vont profiter pleinement de ce livre d’activités amusantes.

Chaque page est un régal pour les yeux, des scènes occupées des amis d’Elmer avec divers défis pour les lecteurs. Il y a des choses à repérer, des personnages à trouver, et beaucoup à compter aussi.

Bien qu’il n’y ait pas d’histoire en tant que telle, le livre regorge toujours de la chaleur et de la convivialité qui caractérisent Elmer et, bien sûr, c’est toujours un plaisir de voir les illustrations fabuleuses de McKee.

Un cherche et trouve réussi que je vous recommande bien évidemment !

Je remercie les éditions L’école des loisirs pour cet envoi, il fait le bonheur des petits !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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