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Archive for the ‘Albums et bd jeunesse’ Category

Journaliste pendant plus de 25 ans, Angela a d’abord écrit pour la presse féminine, puis pour les adolescents, et découvre ensuite l’univers de l’édition jeunesse : ses acteurs, ses codes, ses difficultés, ses joies. Avec L’Amie de papa, Angela signe son premier album avec les éditions Little Urban. À 24 ans, fraichement sortie de ses études de cinéma d’animation et d’illustration à Paris, Léa publie son premier album, Nora, aux Éditions de la Gouttière. Ce récit posera les bases de son univers : des thèmes existentiels traités avec poésie et sensibilité, dans des ambiances douces et lumineuses.

Elle vient aujourd’hui, l’amie de papa. Elle ne restera pas forcément pour le dîner. Avec eux, c’est compliqué. On ne sait jamais. Mais moi, je veux qu’elle reste ! Je ferais tout pour qu’ils soient amoureux ces deux-là…

Avec L’amie de papa, Angela Portella au scénario et Léa Mazé aux illustrations nous propose une histoire très touchante autour de la garde alternée et de la séparation des parents.

L’album est tout en douceur et en poésie et la petite héroïne est très touchante dans son envie de faire rester l’amie de son papa le plus longtemps possible et en lisant la chute, le cœur serré, on comprend pourquoi.

Alors elle range sa chambre, se fait toute belle et trouve mille et un stratagèmes pour que l’amie de papa reste dîner, voire plus si affinité. Une petite fée suit la fillette de page en page, et apporte un zeste de magie au récit. Ses expressions reflètent les émotions de l’héroïne qu’elle accompagne.

Angela Portella traite ici de la séparation et du divorce subtilement et avec intelligence. Malgré la souffrance de notre héroïne de ne plus vivre avec ses deux parents, la question de la garde alternée est montrée de façon très positive car les parents ont l’intelligence de partager encore des moments en famille, pour la plus grande joie de leur enfant.

Si l’histoire tricotée par Angela Portella m’a beaucoup plu, j’ai été éblouie par le talent de Léa Mazé et ses magnifiques illustrations dont le bleu et l’orange sont les teintes principales. Le camaïeu de bleu adoucit, apaise, canalise les émotions alors que l’orange met en lumière les détails accrocheurs, attire l’oeil du lecteur sur des points précis.

Un album tendre, réconfortant et positif sur un sujet sensible et douloureux pour bon nombre d’enfants et de parents. Je le recommande vivement aux jeunes lecteurs à partir de 5 ans.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette pépite !

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Lucie Phan a passé son adolescence à entasser plus de livres et voir plus de films que de raison. Elle a néanmoins trouvé le temps d’aller à l’école. La dernière en date, l’École nationale d’art de Cergy-Pontoise, lui a permis d’affirmer son goût du dessin.

C’est l’heure de dormir, mais Riquiqui pouet pouet ne veut pas aller se coucher. Il ne veut surtout pas que tu prononces le mot DODO ! Il trouve toutes sortes de stratagèmes pour retarder le moment d’aller au lit. Alors vas-tu réussir à prononcer ce fameux mot : Dodo ?

Votre enfant ne veut jamais aller se coucher ? Il n’est jamais à court d’excuses du genre : tu me lis encore une histoire ? J’ai soif ? Je veux faire pipi ? Il y a un monstre sous mon lit ? Et j’en passe et des meilleurs.

Dans ce cas, je ne peux que vous conseiller Ne dis pas dodo ! de Lucie Phan qui aborde le sujet avec beaucoup d’humour !

Son héros au nom irrésistible et drôle de Riquiqui pouet pouet, a lui aussi, tout un aéropage de stratagèmes dans son escarcelle pour ne pas aller au lit. Et ici, c’est aux enfants de convaincre leur double de papier de dire le fameux mot « dodo » et d’aller au lit illico presto !

Mes petits lecteurs ont beaucoup aimé ce personnage et cette histoire lue avant d’aller au dodo of course ! Les astuces déployées par notre héros pour ne pas rejoindre les bras de Morphée sont drôles et leur a déclenché de jolis fous rires.

Les illustrations de Lucie Phan, hautes en couleur, leur ont beaucoup plu aussi. Les textes sont courts et si vous jouez le jeu de prendre les intonations, vous ferez mouche à coup sûr !

Un album plein d’humour avec un héros facétieux qui dédramatise la peur d’aller au lit que je vous recommande, vous passerez un chouette moment avec Riquiqui pouet pouet !

Je remercie L’école des loisirs pour leur confiance et pour ces jolis éclats de rires familiaux .

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Ella Charbon est illustratrice jeunesse freelance depuis 2008. Diplômée à l’École du Louvre, elle se plonge dans l’histoire et la pratique de la photographie. Elle dessine aussi, de plus en plus, et, depuis l’arrivée de ses enfants, se consacre entièrement à l’illustration jeunesse.

Où vont-ils tous, le mouton, le chien, le lapin et d’autres encore ? Ils n’ont pas l’air enthousiastes et, cerise sur le gâteau, l’éléphant ne veut plus à l’école.

Alors, ils s’encouragent d’abord en sautant, en volant ou en nageant…

Si il y a bien une rentrée qui créé peurs et enthousiasme, aussi bien du coté des enfants, que de celui des enfants, c’est celle en première année de maternelle !

Les enfants l’attendent avec impatience mais aussi, parfois, lorsque la réalité prend forme et qu’ils sont sur le chemin de l’école, avec crainte.

Il y a les cris de joie mais aussi la peur. Les interrogations multiples que les enfants peuvent se poser, cartable sur le dos. Est-ce que la maitresse est gentille ? Est-ce que je vais me faire des copains / copines ? etc.

Avec C’est la rentrée ! Ella Charbon aborde avec pédagogie, humour et tendresse cette première rentrée des classes par le prisme des doudous, et ça c’est très bien vu !

Car tous ces animaux (poussin, mouton, tortue, chien, pieuvre, lapin, éléphant, et j’en passe !) sont les doudous des enfants, ces inséparables complices qui restent bien au chaud dans le sac et qu’ils retrouvent avec délice à l’heure de la sieste.

Les textes sont courts mais vont à l’essentiel et permettent de dialoguer avec l’enfant qui peut, à son tour, exprimer ses joies, ses peurs, ses attentes et s’en donner à cœur joie côté questions en tous genres, comme ils savent si bien le faire à cet âge !

L’autrice montre aussi que les enfants peuvent surmonter leurs peurs et que l’entraide et la solidarité viennent à bout de tout de toutes les angoisses.

Les dessins d’Ella Charbon sont toute en rondeurs et hauts en couleurs, idéal pour capter l’attention des enfants et accompagner.

Une belle réussite que cet album pour accompagner les enfants dans leur première rentrée, je vous le recommande !

Un grand merci à l’école des loisirs pour cette lecture que mes petits lecteurs ont pu découvrir juste avant la rentrée.

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Chroniqueuse pour un blog consacré à la littérature jeunesse, l’écriture de Sandra séduit des illustrateurs qui l’invitent à écrire pour eux de la fiction. Depuis qu’elle a osé commencer, elle ne s’arrête plus. Énergiques, poétiques, optimistes, sensibles, drôles ou engagées, ses histoires jouent sur la corde du sensible et des émotions.

Maurèen Poignonec est une illustratrice pour la presse et l’édition Jeunesse. En 2015, elle fait partie des 10 jeunes talents du festival d’Angoulême. Son premier album, Dix petites souris cherchent une maison, écrit par Pog, est sorti en septembre 2015 chez Gautier-Languereau.

C’est la rentrée. Allure pimpante et plumage rutilant, Hibou-chou se dirige joyeusement vers les enfants. Il est impatient de les rencontrer.

Quand la cloche sonne, Hibou-chou et Chouette-maîtresse tapent dans leurs ailes : une nouvelle année va commencer !

A la maison, nous sommes fans des chouettes et des hiboux, cet album ne pouvait qu’attiser notre curiosité et comme c’est veille de rentrée des classes, la lecture d’Hibou chou est tombée à pic pour mettre mes petits lecteurs dans l’ambiance studieuse qui s’impose.

Autant vous le dire d’emblée, cet album est très réussi tant sur la forme que sur le fond et a su séduire petits et grands lecteurs car c’est un coup de coeur collégial pour ce maître d’école et sa jeune élève Juno qui fait sa rentrée à la grande école.

Le texte de Sandra Le Guen retranscrit bien l’enthousiasme des enfants à l’idée de faire la rentrée : découvrir leur nouvelle classe, maitre ou maitresse, retrouver les copains et les copines de l’année passée.

Hibou chou lui aussi est heureux d’accueillir ses jeunes élèves, leur dévoiler les rituels qui vont rythmer leurs journées d’école : l’appel, la date, la météo…

Il n’oublie pas non plus de faire participer ses élèves qui ne demandent pas mieux que d’expliquer ce qu’ils vont faire cette année : écrire, lire, calculer, découper, colorier…

L’album, très joyeux et coloré, doit beaucoup aux illustrations de Maurèen Poignonec qui servent à merveille l’histoire tricotée par Sandra Le Guen. Les animaux comme les humains sont bien croqués et mis en valeur, à l’instar de la couverture qui donne le ton de l’album.

Si les enfants autour de vous sont concernés par la rentrée, je ne peux que vous conseiller de leur offrir Hibou chou pour dédramatiser les petites peurs qu’ils peuvent aussi avoir à l’idée de rentrer à la grande école ou pour les conforter dans l’idée que l’école, c’est trop bien !

Encore une très belle pioche au rayon album des éditions Little Urban, un grand merci à eux pour leur confiance et pour cette lecture qui plaît beaucoup ici !

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Dans ses romans pour la jeunesse, Marie Desplechin explore différentes veines littéraires, le roman historique dont les thèmes principaux sont le XIXe et l’émancipation des femmes ; le roman à plusieurs voix où se côtoient fantastique et réalité contemporaine ; les récits sur l’adolescence d’aujourd’hui.

Claude Ponti travaille dans la presse, notamment à L’Express où il a commencé comme coursier avant d’y proposer des illustrations. Parallèlement, il peint et ses œuvres sont exposées dans des galeries au cours des années 70. En 1986, il crée son premier livre pour enfants et en 1990, il rejoint l’école des loisirs.

« L’enfance ne s’efface pas. Jamais. Qu’ils s’en souviennent ou pas, tous les hommes et toutes les femmes ressemblent à celui et celle qu’ils ont été quand ils avaient deux, cinq, dix ou douze ans. Leur enfance n’a pas disparu, elle s’est transformé avec l’âge, elle s’est épanouie. « .

Avec Enfances, Marie Desplechin aux textes et Claude Ponti aux illustrations, nous dressent le portrait de soixante-deux enfants.

Enfances raconte des moments importants et déterminants de la vie de plus de 60 enfants. Connus ou anonymes, réels ou légendaires, ils ont tous, à leur façon, petite ou grande, marqué leur époque et changé le monde.

Soixante-deux histoires d’enfants esclaves et des reines, des voyantes et des dieux, des révoltés et des savants, des inventaires et des écrivaines… Des hommes et des femmes qui ont marqué l’imaginaire collectif, à toutes les époques.

Chaque portrait s’étend sur une double page : sur la page de gauche, Marie Desplechin nous présente l’enfance du héros ou de l’héroïne choisi.e et sur celle de droite, une illustration en pleine page signée Claude Ponti.

Certains sont connus, d’autres non mais chacun a sa place dans ce recueil, petite ou grande, réelle ou légendaire, tous ont un jour changé la vie des gens et le monde dans lequel nous vivons.

De la Préhistoire au XXè siècle, nous retrouvons pêle-mêle, Hatchepsout, Einstein, Marie Curie, Ada Lovelace, Mary Shelley, Noureev, Frida Kahlo, Balzac, Charles de Gaulle, Louise Michel… mais aussi Eve, le dalaï-lama, Ganesh, Krishna, Hokusaï…

Le voyage dans le temps n’est pas linéaire et cela rend la lecture très agréable. On peut le dévorer d’une traite ou le picorer de-ci, delà, où encore le raconter en histoire du soir, pour le plaisir. Un excellent ouvrage que je recommande autant pour les enfants, à partir de 6 ans, que pour les adultes. 

J’ai découvert bon nombre de personnes qui valent le détour et qui m’étaient totalement inconnues. Et pour les autres, que je connaissais de nom mais dont j’ignorai totalement la vie, le thème de l’enfance est éminemment intéressant, car souvent déterminant dans le parcours qu’ils ou elles ont eu.

Un document éclairant aussi bien pour les enfants que pour les parents que je vous conseille !

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Diplômée de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy, Karen Hottois est auteure jeunesse et directrice de casting pour le cinéma. Après une formation à l’école Émile-Cohl, Chloé Malard se lance dans la peinture, puis quelques années plus tard dans l’illustration. Aujourd’hui elle exerce les deux métiers en parallèle. Elle réalise de petits dessins épurés au feutre, comme des bulles cosy empreintes de nostalgie, inspirés des bonheurs simples du quotidien.

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’Elmo, mais il n’aime pas trop attirer l’attention. Et puis tout le monde a sûrement oublié. Alors il décide de partir se promener seul pour profiter de cette belle journée.

Un trésor d’anniversaire est l’album de circonstance lorsque le printemps ou l’été frappe à notre porte. Elmo fête aujourd’hui son anniversaire et il va se balader en forêt.

La nature a déposé sur son chemin mille et un petits cadeaux : un joli caillou, un coucher de soleil flamboyant, une rêverie au bord de l’eau. À la fin de la journée, Elmo regrette un peu de n’avoir pu partager ces doux moments.

Mais ses chats en peluche n’ont rien oublié du tout et, à la nuit tombée, ils réservent à Elmo une jolie surprise ! Comme les enfants, Elmo – sensible et pudique – a décidément l’art d’enchanter et de transformer le monde qui l’entoure.

L’autrice parle aux enfants dès 3 ans, car ils adorent ramasser, au gré de leurs ballades, tout un tas de trésors semblables à ceux que notre héros trouve : caillou, feuille, pomme de pin…

L’histoire est mignonne, douce et tendre et l’ambiance douillette et chaleureuse que nous propose la talentueuse illustratrice Chloé Malard donnent envie d’aller prendre un grand bol d’air en pleine nature et aller à notre tour à la découverte des trésors de la nature.

Un album un peu trop court à mon goût mais je ressors émerveillée par les illustrations lumineuses à l’aquarelle de Chloé Malard, pour lesquelles j’ai un gros coup de coeur.

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Davide Morosinotto a toujours voulu être écrivain, invente des aventures incroyables et des mondes fantastiques depuis qu’il est petit. Il est journaliste et traducteur. Le célèbre catalogue Walker & Dawn est son premier roman.

Ancien élève de l’école Saint-Luc, en option BD, Nicolas Pitz se lance dans la bande dessinée jeunesse en adaptant le roman de Malika Ferdjoukh, La Bobine d’Alfred chez Rue de Sèvres et réalise les illustrations du roman de Llanos Campos, Le trésor de Barracuda à l’école des loisirs.

Dans un village tranquille des Alpes italiennes, un énorme rocher se décroche de la montagne et cause la mort d’un pêcheur. Les anciens disent que c’est la Main de Pierre, qui protégeait la région des esprits.

Simple légende ? Pourtant, des vagues agitent la surface du lac. Un champion de kayak chavire sans raison. Une femme entend soudain son mari mort il y a plus de vingt ans. Et un gardien trouve des empreintes… mais de quoi ?

Blu, une jeune fille aux yeux couleur d’eau, a l’impression que des voix essaient de lui parler. Qui êtes- vous, les Vous ?

Les vous est l’adaptation graphique par Nicolas Pitz qui s’est illustré avec La bobine d’Alfred et Sombres citrouilles d’après les oeuvres de Malika Ferdjoukh. Ici, il s’empare du roman éponyme de l’italien Davide Morosinotto et si son travail graphique fait merveille avec un choix de couleurs très réussi, je dois bien vous avouer que j’ai achevé cette lecture en diagonale tant le volet fantastique m’a totalement perdue et ennuyée.

Si vous me lisez régulièrement, mes incursions dans le domaine fantastique sont rarissimes et en générale, sous l’impulsion de grands auteurs tels que Maupassant, Dickens, Stevenson…

Rien de tout ça ici avec cette histoire d’êtres venus d’ailleurs qu’une petite bande d’ados va aider à retourner chez eux. Je ne suis ni une ado ni une lectrice de fantastique, c’est donc une totale erreur de ma part d’avoir voulu lire cette bande dessinée.

Heureusement mes ados l’ont, eux, bien apprécié et je vais vous dire ce qu’ils en ont pensé. Il faut dire qu’ils aiment le fantastique et la science-fiction, contrairement à moi et qu’ils sont la cible parfaite pour cette histoire. Le récit dans son ensemble, plein de mystères et de surnaturel, et l’ambiance teenager leur a bien plu et ils se sont bien reconnus dans cette bande d’ados mêlant garçons et filles.

Ils regrettent néanmoins que cette bd ne soit pas plus épaisse car l’histoire leur a paru aller trop vite, trop rondement menée, sans approfondir davantage des pans du récit qui sont certainement bien plus expliqués dans le roman. Les évènements s’enchaînent un peu trop facilement, alors certes, ils ne se sont pas ennuyés mais ils en auraient voulu davantage.

Mon grand ado qui souhaite devenir illustrateur a été épaté par le talent de Nicolas Pitz et notamment par son utilisation du noir et du trait de couleur façon arc-en-ciel rappelant les cartes à gratter noires qu’il aimait beaucoup gratter lorsqu’il était plus jeune.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture bien mystérieuse !

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Seaerra Miller est américaine. Elle a étudié l’illustration au Pacific Northwest College of Art de Portland. Diplômée en 2017, elle a d’abord travaillé pour Snapchat avant l’édition jeunesse, elle a notamment illustré les romans adaptés du roman graphique Hilda de Luke Pearson. Mason Mooney est un de ses premiers titres. Quand elle ne dessine pas, elle aime écouter de la musique des années 80 et s’occuper de son vieux chat.

C’est Halloween à Grimbrook et pour la ville, cet événement est vraiment très spécial. Pour quelques heures la frontière entre la réalité et le paranormal s’estompent et les phénomènes plus effrayants peuvent se produire.

Mason Mooney, prend les choses très au sérieux et se fiche des bonbons et du concours du plus beau costume auquel il doit accompagner sa nouvelle amie Iris, même si l’un des invités n’est autre que Trent Reilly, son ennemi de toujours.

C’est justement au moment de la remise de prix que le premier événement paranormal se produisit. Sans explication rationnelle, Trent se volatilise après avoir porté un anneau tandis qu’un sosie de Mason Mooney prenait la fuite.

Et si tout cela n’était qu’une histoire de doubles maléfiques ?

Après Enquêteur paranormal certifié, Mason Mooney est de retour avec Et son double maléfique, second tome de la série signée Seaerra Miller, mettant en scène Mason Mooney, un adolescent depuis toujours versé dans l’occulte et l’étrange.

Ce comic américain ultra coloré, destiné à un jeune public joue avec les codes du genre en revisitant le paranormal. Il est ici question d’un double maléfique qui au premier abord semble plus sympathique et expert que Mason.

C’est lui qui fera le lien avec la légende de la main coupée à l’anneau. Anneau disparu depuis des siècles qui pourrait retenir Trent dans un monde obscur mais aussi symboliser l’accès aux secrets les plus dangereux du paranormal.

L’histoire est menée tambour battant, trop pour moi, je regrette un petit manque de profondeur mais je n’ai pour autant pas boudé mon plaisir. Elle fait la part belle à l’entraide, la générosité, l’humanité et l’altruisme, de belles valeurs qu’il est toujours utile de prôner auprès des enfants et des adolescents.

Mason est un anti-héros franchement pas sympathique au premier abord tant il est égocentrique et imbuvable mais c’est pour mieux cacher ses faiblesses. Son duo avec la gentille et attachante Iris fonctionne super bien et j’ai été ravie de les retrouver dans cette nouvelle aventure.

C’est drôle et piquant, plein de clins d’oeil aux centres d’intérêt des ados. Les dessins sont punchy, fourmillant de détails, avec des mises en pages très variées. L’autrice se joue là aussi des codes en alternant des pages avec des cases, des pleines pages, des bulles, des encadrés… et j’ai vraiment bien aimé cet aspect.

J’avoue que le graphisme terriblement kitsch avec ce héros laid à souhait, n’est pas ma tasse de thé, je préfère des dessins plus élégants mais cela n’enlève rien au talent de Seaerra Miller et surtout, cela plaira sans aucun doute au lectorat auquel cette bd est destinée.

Une lecture en tout cas idéale pour cet automne et pour Halloween que je vous conseille si vous aimez les comics.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour leur confiance !

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Kimiko est née d’une mère japonaise et d’un père français. Elle a principalement vécu en France, mais a souvent passé ses vacances au Japon. Après des études de stylisme à Tokyo, elle a travaillé pour une maison de haute couture à Paris. Puis elle a quitté la mode pour faire des livres pour enfants. Christine Davenier est née à Tours. Elle a fait ses études à Paris aux Arts appliqués, puis aux États-Unis. Illustratrice de plusieurs ouvrages pour enfants, elle a également été institutrice.

Il fait très chaud et Minusculette entraîne son ami Gustave le tamia vers l’étang pour y nager. Il faut faire attention car les crapauds ne sont pas très accueillants.

Minusculette s’ébat dans l’eau lorsqu’elle s’aperçoit que Gustave a disparu. Notre petite fée s’inquiète : ne s’est-il pas trop approché des crapauds ?

Cela fait quelques années que Minusculette vit de nombreuses aventures avec ses amis au sein des bois et forêts, pour le plus grand plaisir des petits lecteurs de 3 à 6 ans. Il était grand temps pour elle de nous faire découvrir les saisons et quoi de mieux en ce moment qu’un album qui fleure bon l’été et la chaleur !

Avec Minusculette en été, point de magie ni de baguette mais la première rencontre de notre fée préférée avec son amie Pépita que l’on retrouve dans plusieurs de ses aventures. L’axolotl mexicaine adore faire de la pâtisserie et sait gâter les papilles de ses amis gourmands !

Les enfants découvrent au fil des pages les saisons et les différents lieux bois où vivent Minusculette et ses nombreux amis et les occupations préférées de notre petite fée. Ici, il s’agit de profiter du plaisir simple de la baignade et en ce moment, quoi de mieux pour se rafraichir que de nager ?

Et comme d’habitude, la magie opère car les illustrations de Christine Davenier sont très belles et l’on prend plaisir à suivre notre petite fée au fil de cette histoire d’amitié.

Avec les enfants, on pénètre sur la pointe des pieds dans cet univers fait de joie, de douceur et de magie, et comme on a plaisir à voir notre toute petite fée s’émerveiller de la beauté de la nature que retranscrit si bien Christine Davenier.

Un album dont on ne se lasse pas de parcourir les pages encore et encore, qui réjouira les lecteurs de Minusculette et permettra aux autres de découvrir cette petite fée trop mignonne et ses amis et leur donner envie de lire les aventures de Minusculette déjà parues.

Un grand merci à L’école des loisirs pour cette merveilleuse lecture !

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Entre l’absence d’une mère ayant disparue et les difficultés financières d’un père ne parvenant plus à trouver de travail, Pearl s’évade grâce à la plongée sous-marine.

Un jour où elle s’aventure sur des territoires interdits à la pêche, elle découvre réfugiée dans une grotte une créature extraordinaire : une pieuvre géante, qu’elle appelle affectueusement Otto, et avec qui elle noue un lien d’amitié fort.

La présence de son nouveau compagnon n’échappe pas aux braconniers et marins du villages, qui reconnaissent en Otto le responsable d’un naufrage causé il y a plusieurs années par la bête qui tentaient d’échapper aux pêcheurs.

L’amitié improbable d’une jeune fille et d’un gigantesque animal marin résistera-t-elle à la colère aveugle des hommes ?

Hasard total mais c’est ma deuxième lecture en quelques jours qui a pour thème l’amitié ado / animal ! Avec Pearl et le monstre marin, Anthony Silverston et Raffaella Delle Donne au scénario et Willem Samuel aux illustrations nous emmène en Afrique du Sud dans la vie de Pearl, une adolescente qui vit avec son père depuis que sa mère a fui le foyer familial.

Leur quotidien est compliqué car le père de famille est au chômage et que Pearl veut l’aider financièrement, quitte à franchir les limites de la légalité. Si l’école ne la passionne guère et qu’elle est solitaire, elle peut compter sur son chien et sa passion pour la plongée, pour illuminer ses journées.

C’est ainsi qu’elle fait la connaissance d’un octopus avec qui elle se lit d’amitié car c’est vraiment dans l’océan qu’elle se sent pleine et entière.

Au-delà de cette amitié atypique, les auteurs abordent la pauvreté qui fait rage en Afrique du sud, le braconnage, l’abandon, l’école, les relations père/fille, les premiers émois…

Si le scénario se lit tout seul, la vraie valeur ajoutée pour moi est le travail graphique de Willem Samuel que j’ai adoré, surtout ses planches autour des plongeons de Pearl. Sa gestion des couleurs est aussi très réussie tantôt avec des dominantes de bleu pour l’océan mais aussi des couleurs chaudes pour le reste de l’histoire.

C’est une bande dessinée jeunesse pour les douze ans et plus, l’histoire est donc rapide et gentillette mais elle délivre aussi de beaux messages pour les ados, de ce point de vue je la trouve très réussie et vous la recommande.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette et rafraichissante lecture !

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