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Archive for the ‘Albums et bd jeunesse’ Category

Terry Fan a suivi une formation artistique à l’Université d’Art et Design d’Ontario à Toronto, au Canada. Ses illustrations sont un subtil mélange de techniques traditionnelles et contemporaines associant l’encre et le crayon avec des outils numériques. Terry passe ses jours (et ses nuits) à créer des portraits, des illustrations et des peintures emplies de magie.
Eric Fana suivi une formation à l’Université d’Art et Design d’Ontario où il a étudié l’illustration, la sculpture et le cinéma. Il voue une passion sans bornes aux vélos vintage, aux rouages d’horlogerie et aux rêves irréalisables. En 2017, il publie Le Noir de la Nuit (Éditions des Éléphants) avec Terry Fan, son frère. Surnommé les « Fan Brothers », le talentueux duo publie en 2018 Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf et Le Jardinier de la nuit aux éditions Little Urban.

A plusieurs mètres en-dessous du magasin « Parfaites Créatures », il y a un laboratoire secret. C’est là que vit Barnabus, notre adorable petit héros, mi-éléphant-mi-souris, sous sa cloche de verre.

Il n’est pas seul. Il y a plusieurs étagères d’autres projets ratés comme lui. Son ami Pip le cafard lui raconte la vie au dehors, les étoiles, les montagnes de la ville qui chatouillent le ciel, l’air frais.

Alors, Barnabus rêve lui aussi de liberté, de sortir de sa cloche de verre et de découvrir le vaste monde. Le jour les bonhommes verts apposent une étiquette « raté » sur leurs cloches, il comprend qu’un sort funeste les attend et qu’ils doivent s’enfuir…

Vous connaissez mon amour pour les albums des éditions Little Urban qui ont le grand talent de dénicher de véritables pépites et la merveilleuse idée de publier les albums des Fan Brothers. Je ne pouvais donc pas résister au dernier-né de leur production : Le projet Barnabus

Son format carré permet une bonne prise en mains, ses pages épaisses sont un vrai plaisir à tourner et la mise en page épatante, puisque la quasi-totalité des dessins s’étale sur deux pages à la fois, ce qui permet au talent d’Eric et Terri Fan de se déployer totalement.

L’histoire proposée aux enfants  est une belle ode à l’amitié, à la solidarité et à l’entraide et montre qu’ensemble, on peut déplacer des montagnes car ces projets ratés vont marcher main dans la main pour se sortir de ce laboratoire et gagner leur liberté.

Mais Terry et Eric Fan en profitent aussi pour faire une critique au vitriol de notre société et des atrocités commises tout au long du XXè siècle.

Le projet Barnabus c’est aussi la dénonciation à peine couvert de la privation de liberté et du rejet dont souffre les gens aux physiques différents, ceux qui ne sont pas dans la norme.

Les auteurs et illustrateurs enseignent à leurs petits lecteurs de ne pas juger et d’accepter les autres tels qu’ils sont, que quoi qu’il arrive, chacun a le droit à la différence, a le droit d’exister.

Une fois de plus, j’ai été conquise par le talent des frères Fan, la beauté de leurs illustrations bien sûr mais aussi les messages véhiculés dans cet album intelligent et sensible.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture que j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Mathieu Moreau est un dessinateur et illustrateur freelance. Il développe à travers ses dessins un style moderne et dynamique, très influencé par la culture pop. Maxe L’Hermenier est un auteur au talent aussi prolifique que varié, capable d’écrire dans des univers très différents.

Violences, humiliations, animosité… rien n’arrête le comte de Morlange qui se montre particulièrement cruel envers son épouse et son peuple, seul le plaisir de ce seigneur compte, peu importe les conséquences.

Jusqu’au jour où un vieil ermite lui prédit que, s’il ne change pas sa conduite, il sera transformé en renard les nuits de pleine lune, jusqu’à ce qu’il ait fait pénitence !

Si Renaud de Morlange est un fin chasseur, Renard, lui, a bien des choses à apprendre pour affronter les dangers de la forêt…

Le renard de Morlange est un roman d’Alain Surget adapté ici en bande dessinée par Maxe L’Hermenier pour le scénario et Mathieu Moreau pour les dessins.

Ce court récit s’apparente au conte de fée dans la grande tradition de Mesdames d’Aulnoy et Leprince de Beaumont avec l’enchantement du héros, transformé en animal, pour le punir de ses mauvaises actions.

L’histoire est rapide, on entre directement dans le vif du sujet avec une succession de scènes qui nous dévoilent la cruauté du comte, l’enchantement dont il fait l’objet, sa transformation en renard les nuits de pleine lune…

Le chasseur, devient le chassé, ce qui n’est pas pour lui déplaire tant que cela ne dure qu’une nuit mais quand le sortilège devient permanent, le comte de Morlange se rend compte de ses méfaits et l’heure du repentir ne tarde pas à sonner.

N’ayant pas lu le roman d’Alain Surget, j’ignore si Maxe L’Hermenier a été totalement fidèle mais j’imagine qu’il l’est dans les grandes lignes puisque la collection Pépites des éditions Jungle se veut d’adapter en bande dessinée pour la jeunesse, le meilleur de la littérature.

Sont d’ores et déjà parues Le fantôme de Canterville (que j’avais aimé), Les misérables, La rivière à l’envers, Le baron perché (qui me tente beaucoup)…

L’histoire se lit aisément, le rythme est vif et les planches de Mathieu Moreau accompagnent très bien ce conte moral : les décors et la nature sont réussis, les animaux tout comme les humains sont expressifs et très bien croqués. Les couleurs sont bien choisies, l’atmosphère médiévale bien rendue.

Le thème intemporel plaira aussi bien aux enfants auxquels cette bande dessinée est destinée qu’aux adolescents et aux adultes. Si vous appréciez les contes de fées et le Moyen-Age, Le renard de Morlange devrait vous séduire, je l’ai pour ma part bien apprécié.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Jungle pour leur confiance.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Anne Brouillard est auteur et illustratrice d’une quarantaine de livres dans lesquels on retrouve une observation délicate de la nature et de la place de l’être humain ainsi que l’importance du quotidien qu’elle habille de lumière et de poésie.

La première neige de l’hiver arrive avec l’anniversaire de Pikkeli Mimou, l’ami de Killiok. Il a oublié de lui envoyer une carte d’anniversaire.

Alors, il décide de lui rendre visite bien que la terre entière semble figée dans la neige et le froid. Il s’attelle à la préparation d’un gâteau, emballe le présent pour Pikkeli Mimou et remporte son sac de couchage et des provisions (en plus du gâteau et du cadeau de Pikkeli Mimou.)

« Heureusement, la neige est là, dit Killiok. Elle m’éclaire un peu. Je ne sais vraiment plus où je suis. » Quand soudain, il reconnaît la maison de son ami…

Pikkeli Mimou signe ma rencontre avec Anne Brouillard que je compte bien retrouver dans mes lectures tant j’ai trouvé cet album réussi.

L’autrice et illustratrice nous propose une jolie histoire d’amitié dans le Grand Nord avec de très beaux paysages hivernaux, emplis de neige et de froid, ce qui me change de ma Bretagne !

Killiok, le héros de notre histoire est une petite créature qui vit seule dans une belle maison au fin fond d’une forêt. Ce personnage m’a rappelé les Moomins de Tove Jansson auxquels il ressemble beaucoup.

Malgré sa crainte de se perdre en forêt, il n’hésite pas à marcher de longues heures pour fêter l’anniversaire de Pikkeli Mimou.

L’occasion pour les lecteurs de parcourir avec lui la nature enneigée, une évasion toute onirique et poétique mais aussi un peu inquiétante lorsque notre héros s’enfonce dans la forêt, ce qui permettra aux enfants de se confronter à certaines de leurs peurs. Anne Brouillard aborde aussi les thèmes de l’amitié et de la solitude avec justesse.

J’ai beaucoup apprécié l’histoire et les dessins de l’autrice que j’ai trouvé doux, chaleureux en intérieurs, magnifiant la nature sauvage du grand nord, un vrai régal pour les yeux.

Les formats des images et la mise en page est variée, ce qui donne un rythme intéressant au récit et casse un peu la contemplation.

Petit bémol toutefois pour la représentation des humains qui semblent vraiment décharnés et tristes, une véritable rupture avec le reste de l’album, un peu dommage même si cela n’a pas gêné ma lecture.

Malgré tout, une jolie découverte sur bien des plans, je compte donc lire Anne Brouillard à nouveau, si vous avez des suggestions, je suis preneuse.

Merci à l’École des Loisirs pour cette lecture pleine de douceur !

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Carl Norac écrit des livres pour la jeunesse dont la plupart sont publiés chez Pastel. Certains sont traduits en quinze langues. Les mots doux, illustré par Claude K.Dubois, fut un best-seller aux U.S.A en 1998. 

Lola se réveille avec des mots doux dans la bouche. Elle les sent gonfler ses joues et elle n’a qu’une envie : les dire à quelqu’un avant de les oublier. Elle saute de son lit, court dans l’escalier, vite, vite il faut qu’elle les dise.

Mais Papa s’en va déjà et Maman est trop pressée, obligeant Lola à les garder dans sa bouche. Quand Lola arrivera-t-elle à dire ses mots doux ?

Les mots doux signent mes retrouvailles avec la petite Lola et sa famille que mes petits lecteurs et moi-même aimons beaucoup.

Héroïne d’une dizaine d’histoires à la fois bienveillantes, drôles et tendres, écrites avec sensibilité et poésie par le talentueux Carl Norac, la petite Lola est porteuse d’un beau message.

La petite rongeuse qui craint tant de perdre ses mots doux qu’elle garde bien au chaud sous ses joues nous permet de réaliser que nous ne consacrons pas assez de temps à l’expression de nos sentiments.

Nous, adultes, sommes pris par notre quotidien, trop pressés et on oublie parfois les mots essentiels. Lola a très envie de s’exprimer face à ses parents ou aux personnes qui l’entourent mais elle n’y arrive pas car ce n’est jamais le bon moment.

Cette frustration de pas pouvoir dire son amour aux gens qu’on aime, peut se transformer en colère ou bouderie alors que ses mots doux, sont des mots d’amour.

Un texte important pour libérer la parole et transformer ce temps de lecture en un moment propice à l’affirmation des sentiments, au rapprochement et aux câlins, idéal pour un coucher tout en douceur.

Les aquarelles de Claude K. Dubois, toujours aussi belles, donnent une atmosphère feutrée et tendre, un merveilleux écrin à la poésie de Carl Norac.

Que vous connaissiez Lola et les siens ou pas, je vous recommande vivement cette pépite, je vous garantie que vous allez l’aimer !

Un grand merci à L’école des loisirs pour ce coup de coeur collégial.

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Natha Caputo était une conteuse française d’origine russe. Influencée par les théories pédagogiques de Maria Montessori, elle a commencé sa carrière en tant qu’institutrice, et a écrit des contes pour enfants en s’inspirant des contes russes entendus pendant sa propre enfance, comme Roule Galette pour le Père Castor.

Pierre Belvès, né en 1909 et mort en 1994, était un illustrateur français. Il a illustré une cinquantaine d’albums du Père Castor, notamment le célèbre Roule Galette de Natha Caputo, Pauv’coco de Marie Colmont, Petit poisson d’or de Rose Celli, et Le vilain Petit Canard de Hans Christian Andersen.

IK & SK sont deux soeurs qui se partagent entre la Corée du Sud et la France. Toutes deux diplômées de l’École d’Art et Design de Reims, elles aiment transmettre leur sensibilité et leur attachement à la nature par le langage universel du design. Elles signent les albums pop-up Promenons-nous dans les mois, Promenons-nous dans la nature et le carrousel Maman, c’est toi ?

Dans une petite isba tout près de la forêt, vivent un vieux et une vieille. Un jour le vieux demande à la vieille de lui faire une galette avec le blé du grenier, ce que la vieille s’empresse de faire.

Comme elle est trop chaude pour être aussitôt dégustée, la vieille la pose sur le rebord de la fenêtre afin qu’elle refroidisse. Mais la belle galette blonde et ronde s’ennuie !

Elle se laisse alors glisser de la fenêtre et s’enfuit. Elle roule sur le chemin, bat la campagne, chantonne et échappe à la convoitise d’un lapin, d’un ours et d’un loup. Mais quand le renard l’attire, que va-t-elle devenir ?

Roule galette est un grand classique inspiré du folklore russe, qui fait les beaux jours de la collection Père Castor depuis longtemps déjà. Tout le monde connait ce conte qui reste l’un des préférés des petits gourmands qui chantonnent volontiers :  » Je suis la galette, la galette, je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier. On m’a mise à refroidir, mais j’ai mieux aimé courir ! « 

Popularisé en France par Natha Caputo qui s’est inspiré des contes russes pour l’écrire, il est illustré par Pierre Belvès dans un style merveilleusement vintage, qui bien que daté, reste très joli, en tout cas à mon goût !

Toutefois, l’éditeur a eu la bonne idée de mettre un peu de pep’s dans ce grand classique en confiant à IK et SK, l’animation de l’histoire sous forme Pop-up, l’occasion pour l’album de devenir décor, permettant aux petits lecteurs de faire rouler eux-même la galette de page en page !

Une idée géniale et ludique qui a séduit mes chères têtes blondes qui se sont empressées de faire rouler la galette de page en page afin qu’elle échappe aux gourmands qui aimeraient bien croquer dedans que sont le lapin, le loup et l’ours ! Elle n’échappera pourtant pas au renard qui arrivera à la manger.

Une histoire indispendable à avoir dans toute bonne bibliothèque qui se respecte. Si vous aimez les classiques, préférez la première version mais si vous souhaitez proposer à vos enfants de l’attractivité, je vous conseille la seconde qui leur permettra d’être acteurs de l’histoire.

Un grand merci aux éditions Flammarion jeunesse pour ce coup de coeur collégial !

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Scénariste de bande dessinée adulte et jeunesse et auteur d’albums illustrés et de romans jeunesse, Loïc Clément est un passionné du livre. Il a été critique et libraire spécialisé BD, bibliothécaire et formateur autour des Métiers du livre avant de se lancer lui même dans l’écriture. Diplômée des Gobelins en 2005, Carole Maurel travaille depuis dans le domaine du cinéma d’animation, de l’édition comme storyboard artist et autrice de BD.

Pour Jeannot, la vie était simple et heureuse jusqu’à ses quarante ans, jusqu’à ce drame qui a a bouleversé sa vie et l’a changé radicalement.

Depuis, cet employé des espaces verts de sa commune, vit dans son petit pavillon et, horreur absolue pour lui, il s’est mis à entendre ce que disent les arbres et les plantes.

Cela paraît un peu fou mais il peut vraiment les entendre ! On pourrait croire à un don du ciel inestimable, mais Jeannot y voit plutôt une malédiction car les arbres sont bêtes comme leurs racines.

Son existence bien morne et monotone reprend des couleurs lorsque son chemin croise celui de Josette et de son chien Merlin…

Le duo Loïc Clément et Carole Maurel revient avec Jeannnot et nous propose un album pour les enfants bien touchant où l’on croise Chaussette, héroïne d’un précédent opus des Contes des coeurs perdus.

Le scénario de Loïc Clément tout en douceur et en émotion est une fois de plus superbement mis en dessins et couleurs par la talentueuse Carole Maurel dont j’aime tellement le coup de crayon.

L’histoire est toute simple et tient en peu de mots. Elle nous raconte avec tendresse et bienveillance, le temps qui passe, la vieillesse, la solitude et la mort.

Avec un thème principal : le deuil impossible d’un père qui demeure inconsolable du décès de sa fille unique, une vingtaine d’années auparavant. Depuis, pour lui, le temps s’est figé, l’existence n’a aucune saveur. Pas de famille ni d’amis qui ne viennent adoucir la petite mort qui l’étreint.

C’est un album touchant, tout en émotion et en réflexion sur les petits bonheurs de la vie, la résilience, raconté avec beaucoup de subtilité et une touche d’humour.

Et cerise sur le gâteau, on retrouve Chaussette que j’avais adoré il y a quelques années de cela et cela m’a fait bien plaisir de croiser à nouveau son chemin.

C’est un personnage solaire et doux qui va ramener Jeannot peu à peu à la vie. Notre héros va s’ouvrir et oser vivre à nouveau, prendre un nouveau départ et on quitte nos amoureux le sourire aux lèvres.

Une histoire toute tendre et poétique, un petit bonbon bien trop court mais que je vous recommande. Si vous aimez les histoires de Loïc Clément et les illustrations de Carole Maurel, vous ne serez pas déçu.e.s et si vous ne les connaissez pas encore, foncez !

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Carl Norac écrit des livres pour la jeunesse dont la plupart sont publiés chez Pastel. Certains sont traduits en quinze langues. Les mots doux, illustré par Claude K.Dubois, fut un best-seller aux U.S.A en 1998. Stéphane Poulin vit à Montréal. Illustrateur prolifique, il a collaboré à plus d’une centaine de livres et remporté de nombreux prix nationaux et internationaux.

Joey l’écureuil vit avec sa grande famille dans un grand parc à New York. Rapide et agile, il aime son travail malgré les risques. Car Joey est laveur de vitres et doit prendre bien garde de ne pas se faire dévorer tout cru par le crocodile qui vit dans l’immeuble dont il a la charge !

Du haut des immeubles, Joey rêve de voyages et de mariage avec Léna, son amoureuse. Tous les deux travaillent dur pour que leur rêve devienne réalité mais bien qu’ils s’échinent pour gagner le sou, ils restent désespérement pauvres.

Se laisseront-ils rattraper par les aléas de la vie ou la chance de Lucky Joey finira-t-elle par tourner ?

Le dernier né du talentueux Carl Norac, Lucky Joey, nous entraîne dans un Manhattan idéalisé, façon années 50, où les animaux ont pris la place des hommes comme dans Zootopia.

L’occasion pour son auteur de nous proposer une fable animalière dont il a le secret avec un couple de héros très attachant : Joey et Léna, deux écureils qui travaillent dur pour s’offrir le mariage de leurs rêves.

Mais, bien que Joey se sente chanceux, les tuiles s’enchainent pour nos tourtereaux dans une cité immense où ils sont bien petits pour faire fortune et espérer une vie meilleure.

Heureusement, nous sommes au coeur du rêve américain et la chance finira par leur sourire grâce à leur cher ami Grizzli. L’amitié et l’amour tiennent une grande place dans cette histoire et montre aux enfants qu’il faut croire en leurs rêves et tout faire pour que ceux-ci se réalisent.

Le texte est d’une grande douceur, d’une poésie qui plaira aux petits lecteurs de 5/6 ans et peut tout à fait entrer dans la catégorie des premières lectures à condition d’être accompagné par un adulte car le vocabulaire est plutôt riche et soutenu.

Les illustrations de Stéphane Poulin sont d’une grand douceur et accompagnent merveilleusement bien le texte de Carl Norac et les belles valeurs qu’il prône.

Souvent sur des doubles pages, elles sont un vrai régal pour les yeux. L’illustrateur a utilisé une palette graphique automnale avec des couleurs chaudes (rouge, jaune, brun, ocre, rouille…) et le rendu est vraiment de toute beauté.

De belles valeurs, de sublimes illustrations sont les points forts de cet album que je vous recommande vivement.

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture d’une grande douceur, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Marie Zimmer est éducatrice spécialisée durant de nombreuses années et passionnée par le théâtre, elle a fait de l’écriture son outil de travail auprès de jeunes en grande difficulté. Lotta est sa première expérience d’écriture BD.

Elena Bia est illustratrice, dessinatrice et enseignante. Son pseudo, Ofride, est une famille d’orchidées. Le terme a été choisi car elle est passionnée par la botanique.

Depuis la mort de sa femme Esther, Olaf, éleveur de rennes en Laponie, vit seul avec ses deux filles de quinze ans, Lotta et Solveig. Bien que jumelles, elles sont pourtant très différentes.

Solveig est d’allure très fragile, mutique, enfermée dans son monde et ne communique quasiment pas avec son entourage. Lotta parle pour deux. Dynamique et déterminée, elle est très attachée à sa sœur et la protège contre les éventuels dangers extérieurs.

Lotta veut devenir chamane. Mais une longue et difficile formation attend l’adolescente qui devra affronter plusieurs dangers. Elle n’espère qu’une chose : entrer en relation avec les esprits et retrouver celui perdu de Solveig.

Arrivera-t-elle à mener à bien sa formation ? Et pourra-t-elle ramener facilement l’esprit perdu de sa sœur ?

Avec Les renards de feu, Marie Zimmer nous invite à suivre le voyage fabuleux de deux sœurs dans les légendes nordiques ! Autant vous le dire tout de suite, j’ai été charmée par cette bande dessinée pour ados, aussi bien par l’histoire que par les graphismes.

Le temps de ma lecture, j’ai été plongée dans une Norvège historique, où les traditions et les esprits sont magnifiquement mis en valeur. Grâce à Lotta, on s’immerge dans le folklore traditionnel, on va à la rencontre des animaux totems, on découvre le quotidien de ce peuple du froid.

L’amour que se portent ces deux soeurs est très touchant et le combat que mène Lotta pour retrouver l’esprit de sa soeur et lui rendre la parole qu’elle a perdu depuis le décès de leur maman.

Elle veut aussi s’affranchir des projets qu’a son père pour elle car Olaf ne veut pas attendre parler de chamanisme, il compte bien obliger sa fille à devenir éleveuse de rennes à son tour. Mais elle a aussi beaucoup de colère qu’elle a bien du mal à canaliser, ce qui n’est pas digne d’une future chamane.

Ce voyage onirique nous offre d’un côté beaucoup de réalisme avec le quotidien des deux soeurs, les traditions… mais il y a aussi un versant fantastique fort lorsque Lotta lâche prise pour aller à la rencontre des animaux du bestiaire nordique afin de trouver son animal totem.

Les couleurs choisies par Ofride dans des tonalités froides et les illustrations qu’elle nous propose sont tout simplement magnifiques et concourent à nous plonger dans cet univers magique.

Un premier tome très réussi, je serai au rendez-vous du prochain opus, il me tarde de retrouver Lotta et Solveig dans leur nouvelle aventure.

Un grand merci aux éditions Jungle pour cette belle lecture, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Carys Bexington est née et a grandi dans l’ouest du Dorset. Elle a passé son enfance à grimper à absolument tous les arbres qui entourent la vieille ferme venteuse de la famille, tout en remplissant des tas de carnets d’histoires illustrées de ses aventures. Son amour des textes en rimes, des légendes et pour certains personnages l’ont conduites à écrire La veille de Noël au pays des merveilles.

Kate Hindley vit et travaille à Birmingham (tout près d’une chocolaterie !). Après des études dans l’illustration, elle commence à travailler dans l’édition jeunesse et les cartes de voeux. Elle expose ses oeuvres, et notamment des totems, à travers le Royaume-Uni.

Il y a plusieurs années de cela, le lapin toujours en retard, est arrivé trop tard pour la levée du 24 décembre. La lettre de la gentille princesse de coeur n’est donc pas parvenue au Père Noël, ce qui l’a légèrement aigrie.

Mais cette année, le lapin l’a posté en temps et en heure et voilà le bonhomme en rouge et ses célèbres rennes Tornade, Danseuse, Fringant, Furie, Comète, Cupidon, Eclair et Tonnerre, filent danss la nuit, direction le pays des merveilles !

Ce n’est pas une veille de Noël ordinaire, car en dépit des protestations des rennes et des lutins, le père Noël arrive au pays des merveilles. Celui d’Alice, du Lapin Blanc, du chat du Cheschire et du Chapelier Fou.

Ils ont un cadeau très spécial à livrer à la princesse, devenue entre temps Reine de Coeur. Malheur ! Celle-ci déteste Noël ! et ne cesse d’ordonner « QU’ON LEUR COUPE LA TÊTE SUR-LE-CHAMP ! ».

En ce 24 décembre, à quelques heures seulement de Noël, La veille de Noël au pays des merveilles, est un album particulièrement de circonstance, que je ne pouvais pas manquer de vous présenter car j’ai eu une gros coup de coeur pour lui !

Bien que n’étant pas particulièrement fan de l’univers à la fois onirique et farfelu de Lewis Carroll, j’ai adoré cette histoire qui mixe l’univers du père Noël et celui de la reine du coeur, pour en faire un rendez-vous explosif !

Carys Bexington, qui signe ici son premier album, nous propose une histoire absoluement délicieuse et drôle qui fourmille de clins d’oeil au roman victorien et au long métrage de Walt Disney en nous permettant de retrouver les personnages emblématiques de cette histoire (le chapelier fou, le lapin blanc, le chat du Cheschire, la reine de coeur, le lièvre de mars) et en y incorporant le père Noël, ses rennes et ses lutins !

Le mélange des genres et des univers marche formidablement bien, une trouvaille extra qui imprime à cette histoire un humour anglais assumé et une allure folle car la reine de coeur, qui ne peut souffrir Noël, n’a de cesse de poursuivre ce pauvre père Noël de sa rage et de sa haine.

La mise en image de cette histoire est réalisée avec brio par Kate Hindley dont j’admire tant le travail et le talent. Ses dessins colorés à la fois rétros et modernes sont reconnaissables au premier coup d’oeil et servent à merveille le texte de l’autrice.

Un album drôle, caustique, truculent et magique qui m’a totalement séduite, j’espère vous avoir donné envie de le découvrir à votre tour, il devrait plaire aux petits lecteurs dès 4 ans !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour ce beau concours, sans doute le dernier de l’année !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Pierrick Bisinski est né à Bruxelles. Il vit et travaille à Paris et en Normandie. Après des études d’art et de cinéma, il découvre la littérature pour la jeunesse avec beaucoup d’appétit ! Il nous propose, avec humour, des histoires pour les petits, séduits par la stylisation joyeuse et tonique de ses papiers découpés. Il se consacre tout spécialement à ce domaine de création parallèlement à d’autres activités telles que la peinture et le pilotage des aéronefs…

Alex Sanders est né le 18 août 1964 dans les Pyrénées Orientales. Après avoir suivi des études de cinéma à Bruxelles, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Il n’a jamais cessé de dessiner et de peindre et, depuis 1993, il se consacre aux livres pour enfants.

Il neige. Ce qui veut dire que c’est bientôt Noël, explique Pop à ses amis. Les premiers flocons sont là, le sapin de Noël est décoré, les chaussettes suspendues à la cheminée.

Et comme c’est bientôt Noël, Pop décide justement d’aller chez le Père Noël avec tous ses amis afin de lui annoncer en personne qu’ils ont été bien sages.

Habite-t-il dans cette petite maison qu’on voit en haut de la montagne ? Non. Ce ne doit pas être si simple de rencontrer le Père Noël…

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, Pop est le héros préféré de mes petits lecteurs qui ne jurent que par lui ! Pas un seul jour ne passe sans qu’ils ne me réclament l’une de ses histoires, autant vous dire que dès que Le Noël de Pop est arrivé dans ma boîte aux lettres, il a fallu le lire tout de suite !

Et comme toujours la magie a opéré : ce nouvel album renferme tout ce que nous aimons avec ce gentil dinosaure : de bons sentiments, de la bienveillance, de l’humour et des animaux !

Ici, ce qui est très sympa, c’est de pouvoir attendre Noël avec Pop et ses amis et de partir avec eux à la recherche du père Noël. Grâce à eux, on rencontre Pierre-Joël le bûcheron du père Noël et ses lutins, on prend le téléphérique, avant de croiser le père Noël en personne, prêt à s’envoler afin de distribuer aux enfants des joujoux par milliers.

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, Pop reste le héros par excellence que mes petits lecteurs adorent et il n’est pas prêt d’être détrôné. Si vos enfants / neveux / nièces / filleul(e)s ne connaissent pas encore cette série, c’est le moment de leur faire découvrir et pourquoi pas la glisser au pied du sapin !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

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