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Archive for the ‘Albums et bd jeunesse’ Category

Après des études littéraires, Sophie Bénastre devient Professeur-Documentaliste dans des Collèges et Lycées de Rouen. Elle a travaillé auprès d’élèves de maternelle et de primaire, à qui elle lisait des albums, des nouvelles ou des romans à voix haute. Mélodie en sous-sol son premier roman jeunesse a trouvé de nombreux lecteurs. Sophie Lebot illustre des albums et des romans et fait des interventions dans les écoles.

Au royaume de Siedem, sept princesses naquirent le même jour. La reine, épuisée par ces naissances successives, mourut juste après leur naissance.

Lors de leur 7e anniversaire, une femme se présenta aux portes du royaume. Usant de tout son charme auprès du roi, elle devint alors la nouvelle reine.

Les années passent mais la reine ne supportait pas de voir le roi si proche de ses filles. Elle le persuada donc de les chasser très loin en les mariant dans des contrées lointaines.

Juste avant le départ des princesses, leur mère leur apparut en songe et leur procura des pouvoirs magiques. Les sept sœurs parviendront-elles à déjouer les plans de cette reine perfide ?

Les sept citadelles est un merveilleux conte de fées dans la grande tradition du genre avec un roi faible devant les désirs de son épouse, une marâtre jalouse qui veut son époux pour elle toute seule et une bonne dose de magie, le tout dans un royaume enchanteur.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, certes classique mais pas dénuée de charme, proposée par Sophie Bénastre. Le texte est joliment tourné et l’héroïne principale, la princesse Modchane, est intéressante.

L’autrice aborde avec ce conte les notions de jalousie, de vengeance et de pardon avec subtilité et intelligence. La princesse Modchane, qui ne peut se résoudre à la vengeance, parviendra à convaincre ses six autres sœurs, bien moins clémentes qu’elle, à mettre fin à la malédiction qui frappe leurs père et belle-mère. La morale est ainsi sauve comme dans tout bon conte de fée qui se respecte.

Les illustrations de Sophie Lebot sont magnifiques, j’ai eu un coup de coeur pour ses planches élégantes et pleines de couleurs à l’image de la couverture de cet album à destination des 3 ans et plus.

Le format inhabituel de cet ouvrage (28.8 x 1.1 x 35.8 cm) en fait un très bel objet livre à conserver dans sa bibliothèque et à offrir autour de soi.

Un grand merci aux éditions Saltimbanque qui publie, une fois encore, une sacrée pépite !

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Sophie Blackall est une illustratrice australienne vivant à New York. Elle a illustré plus de 30 livres jeunesse, dont 6 pour lesquels elle est aussi auteure. En 2016 et en 2019, elle remporte la médaille Caldecott récompensant le meilleur album jeunesse américain de l’année.

« Si tu viens nous voir sur la Terre, voici ce que tu dois savoir.
Tu nous trouveras près d’un grand Soleil.
Et d’une toute petite Lune.
Au milieu d’un tas d’autres planètes, la nôtre est celle qui est vert bleu. »

Avec ses mots à lui, un enfant écrit une longue lettre à un visiteur de l’espace, pour lui expliquer à quoi ressemble son monde. Il lui décrit la Terre, ses climats, ses animaux, sa campagne, ses villes, ses habitants, leur diversité mais aussi ce qui les rassemble, leurs manières de communiquer, de voyager, leurs arts, leur quotidien d’enfant.

Tout en douceur et en bienveillance, les illustrations de cette lettre de 80 pages dépeignent toute la diversité de l’univers de l’enfant, la diversité des peaux, la diversité des sexes, des familles, des corps, des passions…

Avec la naïveté et la sincérité d’un petit humain, notre monde décrit pour un extra-terrestre se révèle multiple, complexe, beau, fragile et unique !

Avec Si tu viens nous voir sur terre, Sophie Blackall, illustratrice de renom multi récompensée, s’est inspirée de ses rencontres avec des classes à travers le monde pour nous offrir cet hymne à la bienveillance et au vivre ensemble.

L’idée lui est venue dans l’Himalaya alors qu’elle grimpait jusqu’à une minuscule école pour une association. « On ne se comprenait pas les uns les autres, mais les enfants ont eu l’idée de réaliser des dessins, ont partagé leur déjeuner, et de mon côté je leur ai montré quelques livres. »

C’est ainsi qu’est né le projet d’illustrer tout ce qui nous avons en commun sur cette belle planète. « La seule que nous ayons, alors nous devons en prendre soin. »

Une très belle idée que l’on ne peut que prôner auprès des plus jeunes et qui est ici très bien réalisée. Cet album est un hymne à la différence, à la diversité et à la tolérance que l’on doit mettre entre toutes les mains dès 9 ans.

Une belle façon de montrer aux enfants que l’on peut tous vivre ensemble en mettant de la bienveillance, de l’empathie, de la solidarité et de la générosité dans notre quotidien : à l’école, à la maison, partout en fait, prouver aux enfants qu’en y mettant tous du sien, on peut vivre ensemble.

Une utopie peut-être pour certains, un objectif à réaliser pour d’autres, une très belle idée en tout cas, d’autant que l’autrice s’est vraiment mise à la hauteur des enfants pour leur proposer un album qui leur ressemble.

Une pépite que je vous invite à découvrir et à partager avec les enfants qui vous entourent !

Un grand merci aux éditions Saltimbanque pour cette très belle lecture, mes jeunes lecteurs ont adoré.

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Pierrick Bisinski est né à Bruxelles. Il vit et travaille à Paris et en Normandie. Après des études d’art et de cinéma, il découvre la littérature pour la jeunesse avec beaucoup d’appétit ! Il nous propose, avec humour, des histoires pour les petits, séduits par la stylisation joyeuse et tonique de ses papiers découpés. Il se consacre tout spécialement à ce domaine de création parallèlement à d’autres activités telles que la peinture et le pilotage des aéronefs…

Alex Sanders est né le 18 août 1964 dans les Pyrénées Orientales. Après avoir suivi des études de cinéma à Bruxelles, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Il n’a jamais cessé de dessiner et de peindre et, depuis 1993, il se consacre aux livres pour enfants.

Pop raconte une belle histoire à ses amis et ils s’endorment aussitôt. Commence alors pour Pop et ses amis Titi, Zaza, Fifi et tous les autres le grand voyage vers le pays du dodo.

Vous le savez déjà si vous êtes fidèle de ce blog, Pop est le héros préférés de mes petits lecteurs et nous guettons la parution de chaque nouvel album avec beaucoup d’impatience.

Aussi, vous ne serez pas surpris.e si je vous dis que Pop voyage au pays du dodo les a mis en joie et que ce nouvel album est devenu leur préféré !

Il faut dire que c’est toujours très sympa de feuilleter ce type d’album avec les tout petits. La gentillesse et la tendresse des personnages en fait une lecture attrayante et divertissante.

Les personnages richement colorés entourent le plus en couleurs de tous, Pop le dinosaure, excellent personnage pour apprendre le nom des couleurs grâce à ses nombreuses rayures.

Ici, ce qui est très chouette, c’est de pouvoir accompagner les enfants au moment du dodo, que ce soit avant la sieste ou avant la nuit.

L’histoire de Pierrick Bisinski est, comme toujours, bien pensée, elle fait vivre moult aventures à nos héros colorés. Et comme certains enfants ont peur de s’endormir, ils auront moins d’appréhension à l’idée d’aller dormir si ils croient qu’ils vont voyager sur des nuages, parmi les étoiles.

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, Pop reste le héros par excellence que mes petits lecteurs adorent et il n’est pas prêt d’être détrôné.

Si vos enfants / neveux / nièces / filleul(e)s ne connaissent pas encore cette série, c’est le moment de leur faire découvrir !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

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Amélie Graux est une illustratrice et se consacre désormais aux albums pour les petits, travaillant pour Gallimard Jeunesse, Flammarion, Milan, Bayard, Albin Michel… et Sarbacane. Elle dessine également pour la presse jeunesse.

Simon est un petit garçon rempli d’imagination et lorsqu’il apprend en classe que l’homme descend du singe, il a une révélation : il est un animal !

Il s’imagine tantôt adopté par une famille de singes, puis l’instant d’après, se rêve en loup solitaire.

Sa famille ne semble pas très réceptive à son besoin d’aventure et ça fait un moment que Simon en a assez d’obéir aux ordres de tout le monde, sous prétexte qu’il est un enfant.

Alors Simon va prendre une grande décision : il part loin d’eux ! Il se confectionne un baluchon et se prépare à l’aventure, attiré par la nature l’appelant au fond de son jardin.

Il va enfin être sauvage, être libre…

Animal, le jour où je suis devenu un loup est le premier album de l’illustratrice Amélie Graux qui signe pour la première fois ses propres textes.

Elle propose aux petits lecteurs dès 3/4 ans, d’aller à la rencontre d’un petit garçon bien attendrissant en quête d’aventures.

Dans cette histoire pleine d’humour, il est question d’animalité of course, de nature, de besoin d’indépendance mais aussi des bras rassurants de maman.

Car si Simon veut de l’aventure, vivre comme un loup, il ne part guère plus loin que son jardin dans sa quête d’émancipation, la musette pleine de steak haché surgelé et de ketchup. Bien qu’il s’en défende, il a encore besoin de l’attention de ses parents et de leur amour inconditionnel.

Simon ressemble beaucoup aux enfants de son âge qui se sentent déjà grands mais qui sont encore bien trop petits pour lâcher la main de leurs parents et surtout pour vivre comme ils l’entendent !

Ce besoin de vivre de nouvelles expériences et peut-être de se faire un peu peur est au coeur de ce récit. Il y a bien évidement une bonne dose d’humour, notamment sur la notion du temps qui s’écoule qui n’est clairement pas celle d’un adulte !

Si l’histoire est sympa, j’ai surtout aimé ici les dessins d’Amélie Graux qui a un style graphique propre à elle : ses dessins délicieusement régressifs et enfantins font la part belle aux traits ronds, crayonnés, s’appuyant sur des couleurs vives qui font penser aux crayons de couleurs.

En résumé, notre Davy Crockett miniature, en fuyant les interdits et les contraintes, va vivre une belle aventure et ses petits lecteurs aussi !

Un album très réussi que je vous recommande, il plaira aux jeunes lecteurs c’est certain !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour leur confiance.

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Jean-Blaise Djian a toujours eu un amour immodéré pour la bande dessinée, et a commencé à en apprendre ses codes à la fin des années 80 avec un fin technicien nommé Loisel… Depuis, Djian s’est imposé comme un scénariste reconnu et incontournable dans la BD jeunesse et adulte, créant des univers oniriques emprunts de gravité.

Passionné de BD, de jeux de rôle et de cultures de l’imaginaire, Olivier Legrand est également professeur de lettres. En 2009, il se lance dans la BD en créant aux côtés de Jean-Blaise Djian la série Les Quatre de Baker Street, qui est vite devenue une incontournable du genre.

La bande dessinée a toujours été pour David Etien le medium par lequel il souhaitait s’exprimer. Après des études dans des écoles d’art parisiennes, il rentre aux Gobelins en 2002, où sa formation lui permettra de travailler sur des longs métrages. Mais c’est avec Les Quatre de Baker Street que son talent se révèle aux yeux du grand public.

Londres, 1895. Alors que Charlie s’apprête à faire ses débuts sur la scène du Merry Minstrel, sa grande amie la chanteuse Polly Perkins est victime d’une terrible agression qui la laisse dans le coma alors qu’une série d’agressions contre des prostituées se perpétue depuis plusieurs semaines déjà.

Ce drame survient suite à une violente altercation entre l’artiste et Edgar Wilson, célèbre impresario de l’East End, alias le « dresseur de canaris » que Polly accuse de meurtre.

Persuadée que ce douteux personnage est responsable de la tentative d’assassinat, Charlie décide d’infiltrer sa troupe de music-hall. Il lui faudra toute l’aide de ses amis, le fin limier Billy et le casse-cou Black Tom (sans oublier le chat Watson !), pour élucider cette ténébreuse affaire…

On se retrouve aujourd’hui pour la suite de la série Les Quatre de Baker Street et volume après volume, cette série me passionne toujours autant. Après L’affaire du rideau bleuLe Dossier RaboukineLe rossignol de StepneyLes orphelins de LondresLa succession MoriartyL’homme du Yard, L’affaire Moran et Les maîtres de Limehouse, place au dernier volume en date : Le dresseur de canaris.

Ce neuvième volume est aussi réussi que les précédents, tome après tome, mes billets se ressemblent décidément tant j’aime cette série et ses jeunes protagonistes hyper attachants que sont Billy l’intello, Charlie la garçon manqué qui accepte peu à peu sa féminité et Tom l’irlandais ombrageux et le chat Watson que j’ai eu grand plaisir à retrouver une fois de plus.

Le trio est particulièrement à l’honneur dans ce nouvel opus, Holmes et Watson étant en voyage à Rome, c’est Charlie qui est aux manettes de l’enquête rondement menée.

Dangers, mystères et émotion sont au coeur de cette nouvelle enquête des Quatre de Baker Street qui nous plonge dans un univers inédit, celui des théâtres où la concurrence fait rage.

L’intrigue est bien construite, le scénario dument ficelé et la qualité des dessins toujours au rendez-vous, j’aime le trait élégant et la maitrise des couleurs de David Etien.

Une belle réussite une fois de plus, je me répète mais je n’ai pas grand chose à en dire de plus, sinon qu’il faut lire cette série si vous ne la connaissez pas.

Les plus jeunes apprécieront beaucoup les scènes d’action, notamment les scènes de course poursuite et de bagarres, nos jeunes héros ont l’adrénaline qui montent en flèche à plusieurs reprises car ils sont intrépides et n’hésitent pas à se jeter dans la gueule du loup.

Une série très réussie que je ne peux que vous recommander ! Je serai au rendez-vous du tome 10 c’est certain.

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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David McKee est né en 1935 à Devon en Grande-Bretagne. Il fait des études artistiques à la Plymouth Art College. Après avoir été dessinateur de bandes dessinées dans divers journaux anglais, il a très vite trouvé sa voie dans les livres pour enfants qu’il écrit et illustre avec un talent mondialement reconnu.

Elmer et ses amis adorent se cacher. Parmi les éléphants, les oiseaux, les crocodiles, les lions, les poissons, les papillons, les hippopotames, les chimpanzés, les petits lecteurs doivent les retrouver.

Avec Elmer cherche et trouve, les enfants dès 3 ans s’amusent à les découvrir dans ces 10 grandes scènes cartonnées fourmillantes de détails.

Les petits lecteurs peuvent repérer, compter, comparer, trouver des objets ou des animaux, consolider leur connaissance des couleurs et des nombres, chercher des différences, etc.

Un livre astucieux et particulièrement coloré qui fait aussi office de jeu d’observation de l’éléphant bariolé ! Et c’est vraiment bien vu car les enfants se prennent au jeu et tournent les pages avec plaisir.

Les fans du sympathique petit éléphant de David McKee, et franchement, qui n’aime pas Elmer ?, vont profiter pleinement de ce livre d’activités amusantes.

Chaque page est un régal pour les yeux, des scènes occupées des amis d’Elmer avec divers défis pour les lecteurs. Il y a des choses à repérer, des personnages à trouver, et beaucoup à compter aussi.

Bien qu’il n’y ait pas d’histoire en tant que telle, le livre regorge toujours de la chaleur et de la convivialité qui caractérisent Elmer et, bien sûr, c’est toujours un plaisir de voir les illustrations fabuleuses de McKee.

Un cherche et trouve réussi que je vous recommande bien évidemment !

Je remercie les éditions L’école des loisirs pour cet envoi, il fait le bonheur des petits !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Sam McBratney a commencé à écrire des histoires pour enfants alors qu’il était professeur d’histoire et de sciences politiques à Dublin. Il a déjà publié des dizaines de textes dont le mondialement célèbre Devine combien je t’aime (13 millions d’exemplaires vendus).

Anita Jeram a rencontré un succès mondial en illustrant Devine combien je t’aime. Elle adore dessiner les animaux ; elle en « héberge » beaucoup chez elle, y compris des chats, des chiens, des lapins, des cochons d’inde, deux crapauds, un lézard, un serpent et une tortue !

Petit Lièvre Brun a envie de jouer, mais Grand Lièvre Brun est très occupé. Il lui propose d’aller jouer seul en faisant bien attention à lui.

Petit Lièvre Brun s’élance bondissant à la recherche d’un terrain de jeu. Dans une flaque, il découvre son reflet puis tente de faire la course avec son ombre.

Au sommet de la Montagne-qui-touche-les-nuages, une surprise l’attend ! Une petite hase blanche le fixe droit dans les yeux, « Veux-tu être mon ami ? » lui demande-t-elle.

Devine combien je t’aime est un de mes albums préférés et un pilier de ma bibliothèque pour les petits qui me la réclament souvent. Je n’ai donc pas pu résister à la sortie de Veux-tu être mon ami ? lu le jour même de sa réception !

J’ai retrouvé dans cet album tout ce que j’avais aimé dans son aîné : une histoire simple et bienveillante comme sait si bien les faire Sam McBratney, des lapins et les très belles aquarelles d’Anita Jeram.

Cette fois-ci, pas de Grand Lièvre brun, on suit les pérégrinations de Petit Lièvre Brun avec sa nouvelle amie, la petite hase Tipps. Une petite boule de poils toute blanche qui va accompagner notre jeune héros dans tous ses jeux.

Une très jolie ode à l’amitié qui a fait mouche auprès de mes petits lecteurs à qui je dois souvent rappeler les bienfaits du vivre ensemble et du partage.

Cerise sur le gâteau : les très belles illustrations d’Anita Jeram qui sont une vraie valeur ajoutée à cette série et qui ne sont pas sans rappeler celles de son illustre aînée, Beatrix Potter.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cet album que je vous recommande chaudement pour les lecteurs dès 2 ans !

Je remercie les éditions L’école des loisirs pour ces retrouvailles ô combien réussies avec Petit Lièvre Brun, l’album fait l’unanimité !

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Maxe L’Hermenier est un auteur au talent aussi prolifique que varié, capable d’écrire dans des univers très différents. Djet prépare son prochain projet avec le scénariste de Croquemitaines après avoir fini son nouvel album, « le monde selon Zach » dans la collection Grand Angle chez Bamboo éditions.

Dans un monde où les adultes ont disparu, il existe deux refuges pour les deux bandes rivales qui ont survécu au cataclysme : le tipi et le château. Les uns chassent pour se nourrir, les autres vivent reclus et protégés.

Bientôt, une étrange maladie fait peser un risque de famine sur le clan du tipi, le privant de ses proies. Et si ceux du château étaient à l’origine de cet empoisonnement ?

L’heure de la confrontation est venue : la guerre entre les deux tribus peut-elle encore être évitée, alors que la nature est plus menacée que jamais ?

Zyzo, l’espion au grand coeur du tipi, et Alixe, la reine du château, sauront-ils unir leurs forces pour déjouer les mystères, les intrigues et les trahisons ?

N.E.O est la première grande saga jeunesse du maître du twist final Michel Bussi. Vous le savez, j’aime beaucoup cet auteur et je suis au rendez-vous à chacune de ses parutions.

J’avais le projet de me lancer dans le roman avec mes ados mais l’adaptation en bande dessinée de La chute du soleil de fer nous a paru être une bonne idée pour découvrir cette dystopie prévue en plusieurs volumes.

Aux manettes de cette adaptation graphique : Maxe L’hermenier au scénario, découvert à ma lecture du Renard de Morlange et Djet aux dessins.

Je n’ai pas lu le roman mais je pense que le scénariste, spécialiste des adaptations de romans, a du respecter à la lettre l’histoire écrite par Michel Bussi, de façon synthétique bien évidemment puisque le récit originel dépasse les 500 pages et que son adaptation en fait 70.

Autant vous le dire d’emblée, j’ai beaucoup aimé cette bande dessinée que j’ai trouvé bien rythmée et riche en rebondissements et très agréable à lire : les bulles sont bien lisibles, les couleurs sont belles, les dessins sont fins et dans le style que j’aime, rien à redire.

L’histoire, destinée à des adolescents est parfaite pour eux : dans un Paris post-apocalyptique, seuls des bébés ont pu survivre et lorsque nous faisons leur connaissance, ils ont désormais 12 ans.

La galerie de personnages est très variée et représente parfaitement la diversité avec des filles et des garçons, héros à parts égales, de différentes couleurs de peau, des hétéros et des homos, des bien portants et des handicapés, bravo !

N’étant pas une lectrice de science-fiction, j’ai trouvé l’idée très bonne de planter le décor dans une capitale où la nature a repris ses droits. Ces pré-adolescents doivent cohabiter en bonne entente à l’intérieur de leur clan, respecter les règles communes et se faire mutuellement confiance.

Les deux clans sont très différents : ceux du Tipi ont une existence bien plus dure où règne la débrouille que ceux du château, protégés et éduqués. Mais alors que la nature est menacée, ils vont devoir faire un choix : s’unir ou s’affronter ?

Les thèmes abordés sont intéressants, et en bon géographe, Michel Bussi met l’écologie, l’environnement, l’énergie et l’éducation au coeur de ce récit d’anticipation.

Un premier tome très réussi, j’ai hâte de découvrir la suite des pérégrinations de nos jeunes héros dans ce Paris magnifié par le coup de crayon de Djet.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Jungle pour cette découverte !

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Née dans une famille privilégiée, Beatrix Potter a été élevée par des gouvernantes et a grandi isolée des autres enfants. Elle avait de nombreux animaux de compagnie et passait ses vacances en Écosse et dans le Lake District, où elle développa un amour du paysage, de la flore et de la faune, qu’elle observait de près et qu’elle peignait. En 1902, Potter publie The Tale of Peter Rabbit qui a un beaucoup de succès. 

Chut ! Pas un bruit, pas un murmure. Est-ce Pierre Lapin derrière ce buisson aux mûres ?

Se cacherait-il plutôt parmi ces roseaux ? Ou encore sous cette grosse salade ?

Où est Pierre Lapin ? est une adorable invitation à une partie de cache-cache avec une image à soulever à chaque page ! Un livre avec flaps, voilà ce qui plait à coup sûr aux tous petits lecteurs qui adorent tourner les pages et découvrir ce qui se cache dessous.

Et celui-ci est trop mignon car il met en scène Pierre Lapin et ses amis. Pierre Lapin, le héros de Beatrix Potter, est un lapereau malicieux et désobéissant qui vit avec sa maman et ses sœurs Flopsaut, Trotsaut et Queue-de-Coton, sur un banc de sable à l’abri des racines d’un grand sapin.

Madame Lapin a beau garder ses enfants d’aller dans le jardin de Monsieur Mac Gregor, Pierre n’en fait qu’à sa tête! C’est un gourmand qui ne résiste pas à la tentation de grignoter les légumes frais du potager… au risque de finir comme papa, transformé en pâté par Madame Mac Gregor!

Le travail éditorial de Gallimard jeunesse est vraiment chouette, les enfants découvent l’univers de Beatrix Potter en dix pages avec ce joli livre aux pages ajourées, avec de belles couleurs.

L’histoire très simple mais suffisante pour susciter l’intérêt des très jeunes lecteurs dès 2 ans qui adorent lorsque les livres leur proposent des animations.

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Issu d’études en arts appliqués, Pog en garde le goût des concepts. Il aime développer des projets avec des binômes issus des quatre coins d’Internet. Venu à l’écriture par le biais de chansons, il se consacre aujourd’hui aux albums jeunesse et aux bandes dessinées pour petits et grands.

Après un bac littéraire, Stéphanie Léon part s’ennuyer sur les bancs de la fac qu’elle quitte pour aller passer un CAP d’ébénisterie. C’est en restaurant des portes d’églises et des plafonds moulurés qu’elle développe un goût immodéré pour l’univers fantaisiste de la Renaissance et les éclairages tamisés qui peuplent aujourd’hui ses dessins.

Pour notre petite héroïne, le coucher est le pire moment de la journée. Heureusement, elle a des complices pour rendre la nuit et le noir moins effrayants.

Zhinu veille. Zhinu, c’est une lumière qui brille au milieu de la nuit. Il y a également Puck, une peluche cousue de fil d’or et d’argent qui fait figure de garde du corps.

Comme chaque nuit, Zhinu et Puck combattent les créatures tapies sous le lit. Mais ce soir, la bataille sera plus grande. Adieu monstres et croquemitaines !

Si votre enfant craint le moment du coucher, si il a peur du noir, si il vous demande chaque soir de vérifier les placards et le dessous de son lit pour lui prouver qu’il n’y a pas de monstre tapi dans l’ombre, je ne peux que vous conseiller Zhinü.

Cette création signée Little Urban entièrement réalisée en clair/obscur, va illuminer les rêves de tous les enfants, et je l’espère, les aider à combattre leur peur du noir. Car si notre héroïne craint l’obscurité et les monstres, à la fin de cette histoire, ce ne sera plus le cas, cette nuit est la dernière où elle a peur.

Zhinü est un album pour les 3 / 5 ans absolument magnifique : le papier est glacé, le texte et les illustrations merveilleux, les personnages sont absolument chous, avec leurs bouilles toutes en rondeurs.

Malgré la noirceur de la nuit, les personnages sont éblouissants, tels des feux follets dansant dans l’obscurité. L’histoire est onirique, magique et les couleurs oscillant entre le blanc, le rose et le mauve, renforcent le côté féerique de l’album et contrastent avec les teintes sombres.

Notre jeune héroïne s’appuie sur son doudou et sa veilleuse, objets transitionnels qui la rassurent, pour terrasser sa peur et cela parlera à coup sûr aux petits lecteurs qui pourront s’identifier à cette petite fille. Quant aux enfants un peu plus grands, ils reconnaitront l’évocation du roi Arthur et de son épée magique Excalibur.

Cet album est un petit bijou d’illustrations et d’aventures pour apprendre à aimer la nuit. Chaque enfant a besoin de son Zhinü, la meilleure veilleuse qui soit. Magique, même pour ceux qui ne craignent pas la nuit.

Un texte riche et des illustrations sublimes font de cet album, une parenthèse enchantée que je vous conseille absolument.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette très belle lecture et ce coup de coeur collégial.

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