Lulu et son dragon tome 1 – Ingrid Chabbert & Cédrick Le Bihan

Lulu est une petite fille qui a une seule et grande passion : les dragons ! Elle aime plus que tout les histoires de dragons, les peluches en forme de dragons, les imprimés dragons et surtout… dessiner des dragons.
Un jour, un orage éclate alors que Lulu est en train de réaliser son plus beau dessin. L’encre et les couleurs coulent au sol : quel gâchis !
La nuit même quelque chose toque à la fenêtre de Lulu. Elle manque de tomber à la renverse : le dragon de son dessin a pris vie, grandeur nature !

Lulu est une petite fille rousse, un brin garçon manqué, qui aime par dessus tout les dragons ! Elle est fascinée par ces créatures mythiques et collectionne tout ce qui a en rapport avec eux.

Et bien sûr, elle adore les dessiner et leur fait la peau très colorée. Une après-midi, alors qu’elle dessine dans le jardin, elle doit rentrer précipitamment à la maison à cause de l’orage. Son beau dragon a tout dégouliné sous l’effet de la pluie et Lulu se couche fort marrie.

Mais en pleine nuit, son dragon a pris vie et toque à la porte. Il se prénomme Zygo et lui propose de lui faire découvrir son île…

Voilà une bande dessinée qui a irrémédiablement attiré mon attention avec cette belle couverture toute colorée. Destinée aux 7 / 9 ans, cette bd se révèle très mignonne et plutôt originale, puisque pour une fois, ce n’est pas un garçon qui aime les dragons mais une fille, ça change des codes habituels !

Cette histoire d’amitié est toute simple mais confère suffisamment de magie pour satisfaire les enfants et ceux qui le sont restés. Au-delà de la thématique de l’amitié, Ingrid Chabbert offre à ses lecteurs, des aventures qui plairont aussi bien aux garçons qu’aux filles, ce qui est bien vu !

Les dessins tout en rondeurs et en couleurs de Cédrick Le Bihan charment les yeux et les très jeunes lecteurs n’auront pas de mal à lire cette histoire qui comporte peu de mots dans une typographie facile à déchiffrer.

Cet album est donc bien conçu pour le lectorat auquel il est destiné, à l’instar de la série Astrid Bromure de Fabrice Parme qui a tout de même ma préférence pour son côté piquant et son multiple niveau de lecture.

En résumé, une bande dessinée amusante qui devraient plaire aux jeunes lecteurs, surtout à celles et ceux qui ont des étoiles plein les yeux lorsqu’ils pensent aux dragons bien sûr !

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Chaussette – Loïc Clément & Anne Montel

Chaussette et son chien Dagobert sont inséparables. Merlin, leur petit voisin, les connaît bien et les observe arpenter chaque jour la petite ville suivant un parcours bien établi. Pourtant, ce matin-là, quelque chose ne tourne pas rond. Chaussette est seule et se comporte étrangement. Pour tirer cette histoire au clair, Merlin va la suivre discrètement…

Assis dans sa cabane, Merlin a une vue imprenable sur le jardin de sa voisine, Chaussette. La vieille dame qui s’appelle en réalité Josette, a reçu ce sobriquet de Merlin lorsqu’il était plus petit.

Chaussette est veuve et vit avec son chien Dagobert, un corgi blanc et roux. Depuis le décès de son mari, ils sont inséparables et on ne les voit jamais l’un sans l’autre.

Chaque jour Dagobert accompagne sa maîtresse dans tous ses déplacements, toujours les mêmes : au parc, chez le boucher, le marchand de journaux et le boulanger. Le toutou ne la quitte pas d’une semelle.

Jusqu’à un matin où Merlin croise Chaussette seule. La vieille dame a un comportement étrange et il décide de la suivre…

Après Les jours sucrés publié l’an dernier et que j’avais beaucoup aimé, le duo Loïc Clément et Anne Montel revient et nous propose cette fois-ci un album pour les enfants.

Le scénario de Loïc Clément tout en douceur et en émotion est une fois de plus superbement mis en dessins et couleurs par Anne Montel qui insuffle de la délicatesse et de la poésie au récit.

L’histoire est toute simple et tient en peu de mots. Elle nous raconte avec tendresse et bienveillance, le temps qui passe, la vieillesse, la solitude et la mort. Et s’attarde sur les invisibles, ces gens que l’on ne voit pas et qui mènent leur petite vie toute simple, avec leurs joies et leurs peines, sans que quiconque se préoccupe d’eux.

C’est un album touchant, tout en émotion et en réflexion sur les petits bonheurs de la vie, racontée avec beaucoup de subtilité et une touche d’humour. Quant aux aquarelles d’Anne Montel, fourmillantes de couleurs et de détail, quel régal pour les yeux !

Si vous recherchez un joli album à mettre entre les mains de vos enfants, Confiez-leur Chaussette, son histoire leur plaira assurément.

Enola et les animaux extraordinaires tome 3 Le kraken qui avait mauvaise haleine – Joris Chamblain & Lucile Thibaudier

Caché au coeur d’un Muséum d’Histoire Naturelle se trouve Ce cabinet d’Enola, une vétérinaire hors du commun. Sa spécialité ? Les animaux des contes et légendes ! Centaures, trolls et autres licornes n’ont aucun secret pour elle. Avec son compagnon de route Maneki et à l’aide des inventions du génial Archibald, elle parcourt le monde pour soigner les maux des créatures extraordinaires. La petite souris n’est pas passée ? Votre minotaure semble égaré ? Demandez conseil à Enola, elle saura vous aider !

Un Kraken terrorise les pêcheurs et détruit les mâts de leurs bateaux. La capitaine Barbiche part en quête de la récompense offerte à celui qui s’attaquera au poulpe géant. Enola se jette à l’eau pour soigner le kraken ; y arrivera-t-elle avant l’intervention du terrible Barbiche ?

Après La gargouille qui partait en vadrouille et La licorne qui dépassait les bornes, mon Sami-Chameau et moi-même avons retrouvé Enola, la vétérinaire attitrée des animaux de contes et légendes, dans le troisième volume de la série, Le kraken qui avait mauvaise haleine.

Aux manettes de ce troisième opus toujours l’excellent Joris Chamblain, auteur d’une série que j’adore Les carnets de Cerise, ici en binôme avec l’illustratrice Lucile Thibaudier avec qui il écrit la série Sorcières Sorcières.

Cette série destinée aux 7 / 10 ans est mignonne à souhait tant par ses illustrations, toujours soignées et très belles de Lucile Thibaudier, que par son scénario abordable et adapté à son jeune lectorat car les bulles sont faciles à lire grâce à la police de caractère très bien choisie.

L’histoire de ce kraken est toute simple, sans méchant à pointer du doigt, mais mettant l’accent sur les faux-semblants et les incompréhensions entre deux mondes qui ne se connaissent pas et ne se comprennent pas.

Tout est en fait très bien pensé pour que les enfants se sentent bien dans cette série : le format est plus court, une trentaine de pages, les bulles et la typographie sont plus grosses et le texte est plus simple et court, adapté à un lectorat très jeune.

Enola est une héroïne intelligente et futée, et elle va faire preuve une fois de plus d’une grande perspicacité pour résoudre l’énigme de ce kraken qui s’en prend aux bateaux des pêcheurs.

Comme le titre de la série l’indique, l’univers est teinté de fantastique. Enola qui travaille dans un Muséum d’Histoire Naturelle n’est pas une vétérinaire ordinaire comme vous l’avez sûrement compris.

Elle est spécialisée dans le bestiaire fantastique : phénix, dragons, licornes, trolls et autres créatures de contes de fées n’ont pas de secret pour elle.

Vous l’aurez compris, un troisième tome très réussi et une série que je recommande aux plus jeunes mais aussi à celles et ceux qui ont gardé leur âme d’enfant.

Fleur de bambou tome 1 Les larmes du grand esprit – Richard Marazano & Cat Zaza

Tout allait dans la forêt jusqu’à ce que les bambous se mettent à fleurir, ce qui, comme chacun sait, annonce la mort imminente de ces arbres. Devant ce phénomène, les animaux parlementent et s’organisent : il faut réagir ! Une seule solution s’impose : partir en quête du grand esprit fondateur de la forêt, et lui demander de nouvelles graines de bambou. Panda Roux l’intrépide et la Fouine, nettement moins courageux, se mettent en route.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes dans la forêt de bambous jusqu’à ce que les bambous se mettent à fleurir. Cette fleuraison annonce la mort imminente des arbres.

Devant cette tragédie annoncée, il faut réagir. Une seule solution apparaît alors : partir en quête du grand esprit fondateur de la forêt et obtenir auprès de lui, de nouvelles graines de bambou.

Le courageux Panda roux s’associe avec le moins valeureux Fouine et une petite humaine pour cette périlleuse mission qui va leur faire traverser la forêt primordiale…

Septembre est décidément sous le signe de la nature et de l’écologie, en tout cas dans mes lectures jeunesse. Après les Koboltz, place à la nouvelle série écrite par Richard Marazano, Fleur de bambou.

Dans ce premier tome Les larmes du grand esprit, nous faisons la connaissance avec un trio courageux, chargé de rejoindre l’antre du grand esprit, en quête de graines de bambous.

Dans cet univers japonisant et enchanteur créé par Cat Zaza, nous suivons les aventures de héros pas comme les autres puisqu’il s’agit de Panda Roux, Fouine et d’une jeune enfant, vivant jusque là seule dans la carlingue abandonnée d’un avion.

L’histoire est mignonne et plaira sans aucun doute aux jeunes lecteurs entre 8 et 12 ans, mes enfants lorgnent déjà dessus avec une certaine envie au moment où j’écris ce billet.

L’adulte que je suis l’a trouvé un peu simple et simpliste mais après tout je ne suis pas la cible visée alors ce n’est pas grave, les enfants apprécieront cet album faisant la part belle aux animaux.

Fleur de bambou est une fable écologique et animalière, qui prône l’entraide, la générosité, la solidarité, des thèmes qui me sont chers, qu’il est important d’inculquer aux plus jeunes et que j’ai été ravie de retrouver ici. Des valeurs malheureusement un peu trop oubliées dans notre époque hélas où il set de bon ton de ne penser qu’à soi.

Un scénario signé Richard Marazano bien servi par les dessins superbes de Cat Zaza, très plaisants à regarder pour les enfants comme pour les adultes.

Une bande dessinée sympathique qui offre une jolie leçon d’écologie, je dis oui et je la mets illico entre les mains de mes garçons. Quant à moi, je retrouverai avec plaisir cet univers dès la parution du second tome.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette jolie lecture !

Les quatre de Baker street tome 7 : L’affaire Moran – Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand & Daniel Etien

1894. Après trois ans de guerre secrète contre les anciens associés de Moriarty, il est temps pour Sherlock Holmes de sortir de l’ombre et de retrouver Baker Street… Mais avant cela, il lui faut mettre échec et mat le dernier et le plus dangereux des lieutenants du défunt professeur : le Colonel Moran, tireur d’élite et tueur aux nerfs d’acier. La chasse est lancée mais qui est le chasseur et qui est le gibier ? Pendant que Holmes avance ses pions, Moran lâche ses chiens : une meute d’assassins, menée par le sinistre Deadeye… et c’est sur les francs-tireurs de Baker Street que le piège mortel va se refermer !

1894, un an après avoir damé le pion au superintendant Blackstone, Sherlock Holmes se fait toujours passer pour mort. Dans sa ligne de mire, le bras droit de l’homme du Yard, le colonel Moran qu’il rêve de prendre dans ses filets.

Pendant ce temps-là, Billy Fletcher, Charlie, Tom et le chat Watson le chat, rongent leur frein. Fidèles assistants et compagnons de clandestinité du grand détective, ils vont pourtant se retrouver en première ligne de cette fin de partie meurtrière lorsque leurs pas les mènent jusqu’à Bloody Percy junior qui va les filer et découvrir ainsi où se cache Holmes et le révéler à Moran…

On se retrouve aujourd’hui pour la suite de la série Les Quatre de Baker Street et volume après volume, cette série me passionne toujours autant. Après L’affaire du rideau bleu, le Dossier Raboukine, Le rossignol de Stepney, Les orphelins de Londres, La succession Moriarty et L’homme du Yard, place au dernier volume en date : L’affaire Moran.

Ce septième opus est aussi réussi que les précédents, tome après tome, mes billets se ressemblent décidément tant j’aime cette série et ses jeunes protagonistes hyper attachants que sont Billy l’intello, Charlie la garçon manqué qui accepte peu à peu sa féminité et Tom l’irlandais ombrageux que j’ai eu grand plaisir à retrouver une fois de plus, sans oublier le chat Watson of course.

Le trio est particulièrement à l’honneur dans ce nouvel opus qui marque la fin d’un cycle car on se demande comment les auteurs vont donner naissance à un 8e volume puisque celui-ci se conclut par la naissance des fameux francs-tireurs de Baker Street, la police auxiliaire de Holmes.

L’intrigue est la suite directe du sixième volume et toujours aussi bien construite, le scénario dument ficelé et la qualité des dessins toujours au rendez-vous, j’aime le trait élégant et la maitrise des couleurs de David Etien, une belle réussite une fois de plus, je me répète mais je n’ai pas grand chose à en dire de plus, sinon qu’il faut lire cette série si vous ne la connaissez pas.

Les plus jeunes apprécieront beaucoup les scènes d’action, notamment les scènes de course poursuite et de bagarres, nos jeunes héros ont l’adrénaline qui montent en flèche à plusieurs reprises et Charlie se pose bien des questions sur son avenir au sein de la bande.

Une série très réussie que je ne peux que vous recommander et qui j’espère continuera car j’aimerai beaucoup retrouver nos apprentis détectives si attachants !

 

La guerre de Catherine – Julia Billet & Claire Fauvel

1941. Rachel étudie à l’internat de la maison de Sèvres, où ses parents l’ont placée par sécurité. Elle y noue de belles amitiés mais y découvre surtout sa passion, la photographie. Bientôt, les lois contre les Juifs s’intensifient, il n’y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistants organise la fuite des enfants juifs. Du jour au lendemain, ils quittent tout et doivent oublier, le temps de la guerre, tout de leur vie d’avant, à commencer par leurs prénoms. Rachel devient Catherine.

Seconde guerre mondiale. En cette année 1941, les lois françaises contre les juives promulguées par le régime de Vichy se durcissent encore (ouverture du camp de Drancy et port de l’étoile jaune). Rachel n’a plus de nouvelles de ses parents depuis qu’ils l’ont confié aux bons soins de la maison de Sèvres pour qu’elle y soit en sécurité.

La scolarité est assez libre dans l’établissement qui accueille des pensionnaires, pour la plupart des juifs cachés aux autorités. Responsable de l’atelier photo, Rachel se voit confier un Rolleiflex par Pingouin, le mari de Goëland, la directrice. Elle et lui seront désormais inséparables et Rachel va passer son temps à immortaliser son quotidien et celui de ses camarades.

Mais ce bonheur simple va bientôt prendre fin pour Rachel, obligée d’abandonner son identité juive pour endosser celle d’une française bon teint en devenant Catherine Colin et de quitter la maison des enfants et ses amis Sarah et Jeannot pour rejoindre la France libre…

Avant d’être un roman graphique, La guerre de Catherine est un roman jeunesse de Julia Billet édité à L’école des Loisirs dont j’ignorais l’existence, je ne sais donc pas si cette adapation est en tous points fidèles à l’œuvre originelle mais ce que je peux vous dire en revanche c’est de la lire ou la faire lire à vos enfants absolument !

L’histoire de Catherine est inspirée de celle de la mère de Julia, Tamo Cohen dite France, recueillie elle aussi à la maison de Sèvres. Les personnages de Pingouin et Goëland ont réellement existé et l’auteure leur rend ici un bel hommage, ils ont d’ailleurs été déclarés justes après la guerre.

Le dessin enfantin de Claire Fauvel associé au scénario de Julia Billet font mouche et retracent à merveille le parcours de ses enfants juifs cachés par la résistance dans des écoles ou des couvents.

J’ai adoré cette bande dessinée pleine d’émotions, on s’attache fatalement à Rachel, aux enfants et aux adultes qui croisent sa route. Ses hommes et ses femmes qui risquaient leurs vies pour sauver des enfants d’une mort certaine en déportation sont formidablement mis en lumière ici.

L’histoire est bouleversante et passionnante à suivre, d’autant qu’elle est en partie véridique et qu’elle nous montre le sort des enfants et les réseaux qui les aidaient à fuir.

Les rebondissements sont nombreux et on suit tout le parcours de Rachel à travers la zone libre d’un point de chute à l’autre, certains passages sont bouleversants et franchement on a la boule au ventre en pensant à tous ces enfants et à ceux qui malheureusement n’ont pas été sauvés.

Un récit très touchant, la guerre à travers l’œil et l’appareil photo d’une adolescente, à mettre entre toutes les mains, dès 12 ans.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette belle lecture !

Une aventure des Spectaculaires tome 1 Le cabaret des ombres – Régis Hautière & Arnaud Poitevin

Professions : homme fort, télépathe, lanceur de couteaux et homme canon. Signe particulier : des talents ébouriffants pour le trucage et l’illusion. Mission : Sauver le monde ! Ou presque… Seul problème, la joyeuse bande des spectaculaires n’a aucun pouvoir extraordinaire, mais un risque clair de fermer leur cirque pour dettes. Alors quand le doux dingue professeur Pipolet leur propose de l’aider à sauver la planète, plus de doute, il est temps pour eux d’être inventifs. Et attention, ça va être explosif.

Paris, 1909. Les Spectaculaires sont une troupe de quatre artistes de cabaret un peu ratés qui vivotent dans leur cabaret des ombres. Les spectateurs se font rares et les recettes se réduisent à peau de chagrin. 

Évariste est l’homme volant de la troupe et assurément le clou du spectacle, son cousin Eustache est l’homme fort, Félix un féroce lycanthrope et Pétronille les mène à la baguette. Derrière chaque tour, un trucage et point de pouvoirs magiques : Évariste vole grâce à un fil, Eustache est un colosse en carton-pâte soulevant des enclumes poids plume et Félix porte un costume qui le fait ressembler à un loup-garou.

Leurs finances et leurs perspectives d’avenir sont bien peu reluisantes et la banque les menace de leur prendre leur seul bien, leur cabaret bien-aimé. C’est alors qu’ils sont approchés par l’un de leurs spectateurs d’un soir, le professeur Pipolet.

Cet inventeur loufoque, bluffé par leurs pouvoirs, leur propose de les engager afin de récupérer l’une des inventions qu’on lui a volé, une arme de destruction massive particulièrement dangereuse qui pourrait anéantir le monde !

Cette bande dessinée me faisait de l’oeil ainsi qu’à mon Sami-Chameau depuis sa parution, je n’ai donc pas hésité à l’acquérir lorsque je l’ai trouvé d’occasion dans un état impeccable et je dois dire que je ne regrette pas mon achat car cette première Aventure des spectaculaires Le cabaret des ombres s’est révélée très sympathique.

J’affectionne particulièrement comme vous le savez cette période de la Belle Époque et j’aime la retrouver dans mes lectures. Le récit se déroule ici à Paris en 1909 et le scénario de Régis Hautière nous plonge au coeur de ce Paris où le cinématographe fait de plus en plus d’adeptes au détriment des cirques et cabarets qui font grise mine.

Mais le scénariste ne se contente pas de rendre fidèlement cette époque, il fait aussi la part belle au steampunk, un genre que l’on ne retrouve pas fréquemment dans les lectures proposées aux 9 / 12 ans.

L’intrigue n’est pas des plus nouvelles mais le vernis steampunk lui donne un peu d’originalité et surtout elle est menée tambour battant par Régis Hautière qui ne laisse pas de temps mort à ses héros et à ses jeunes lecteurs, bien aidé par les dessins d’Arnaud Poitevin que je trouve très réussis.

Les quatre Spectaculaires sont sympathiques en diable et le professeur Pipolet, savant particulièrement barré aux inventions scabreuses, apporte une touche humoristique indéniable qui font de ce premier volume, un sympathique divertissement.

C’est frais, pétillant, avec une ambiance burlesque réussie et des rebondissements à la clé, et je ne peux que la recommander aux 9 / 12 ans et à ceux qui aiment le steampunk.

Un premier opus somme toute très amusant qui donne envie de suivre cette série en cours de réalisation !