Verte – Marie Desplechin & Magali Le Huche

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être. BD Jeunesse.

Verte est une préado de 11 ans qui a en horreur son prénom, elle aurait largement préféré s’appeler Blanche ou Violette. Verte vit avec sa mère Ursule, elle n’a jamais connu son père, et elle est issue d’une longue lignée de sorcières.

Verte est en quête de normalité, tout ce qu’elle veut c’est se marier et avoir des enfants. De ses pouvoirs magiques, Verte n’en veut à aucun prix au grand dam de sa maman qui, consternée par un tel déni, décide de demander de l’aide à sa propre mère, Anastabotte.

A elle, d’enseigner les rudiments de la magie à Verte et tant pis si la demoiselle ne veut pas, sorcière elle est née, sorcière elle le restera !

Mais tout ne se passe pas exactement comme prévu car Verte préfère passer son temps avec Soufi, un jeune footballeur de sa classe et Anastabotte a bien du mal à forcer sa petite-fille à quoique ce soit…

Verte est l’adaptation du roman éponyme de Marie Desplechin publié aux éditions École des Loisirs en 1996, couronné de plusieurs prix et premier tome d’une trilogie composée également de Pome et de Mauve.

Autant de romans dont je n’avais jamais entendu parler mais c’est la couverture et le pitch de cet album qui m’ont donné envie de le lire et le livre refermé, je dois dire que j’ai passé un délicieux moment de lecture en compagnie de Verte et d’Anastabotte, un duo de sorcières bien attachant !

L’adaptation que signe ici Marie Desplechin elle-même avec un scénario tendre, espiègle et plein d’humour est bien servi par les illustrations signées de Magali Le Huche dont je découvre le travail et qui m’ont bien plu avec des traits tout en rondeur, un joli travail autour des couleurs pastel et des décors soignés.

Mon bémol c’est que j’en aurai voulu bien plus. L’histoire file à toute vitesse : on a à peine le temps de rentrer dedans qu’elle se résout vite, en trois coups de cuillères à pot alors que quelques dizaines de pages n’auraient pas été superflues tant l’ambiance charmante et surannée de cette bande dessinée s’y prêtait.

Il y a un peu trop de raccourcis à mon goût et je trouve ça dommage car les thématiques abordées dans cet album sont très intéressantes : la relation mère-fille, la relation petite-fille et grand-mère, l’amitié, la famille, l’amour, la différence, la filiation et la quête du père, etc, méritaient comme je le disais quelques pages supplémentaires.

Une lecture en tout cas très agréable et un album que je conseille aux enfants et aux grands enfants à partir de 9 ans.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette découverte !

Astrid Bromure tome 3 Comment épingler l’enfant sauvage

Astrid, petite fille solitaire élevée dans l’hôtel particulier de ses riches parents, est toujours à la recherche de compagnons de jeux. Aussi quand elle entend parler à la radio des enfants sauvages du Gabokonga, ni une ni deux, elle convainc ses parents d’y partir en voyage.

Astrid Bromure s’ennuie ferme dans l’hôtel particulier de ses parents, planté sur le toit d’un des plus hauts gratte-ciels de New-York. Seulement entourée d’adultes, elle rêve d’avoir un petit frère. Malheureusement pour elle, ses parents qui sont pourtant très oisifs se sentent déjà débordés par leur petite fille chérie.

Mais qu’à cela ne tienne, elle n’a pas dit son dernier mot ! Et lorsqu’elle entend dans le poste de radio qu’il y a pléthore d’enfants sauvages abandonnés au Gabokonga, elle convainc son petit monde d’aller y faire un tour grâce au ballon dirigeable paternel.

Arrivée sur place, elle compte bien faire changer ses parents d’avis et recueillir l’un des enfants sauvages…

Souvenez-vous j’avais adoré le tome 1 Comment dézinguer la petite souris ainsi que le tome 2 Comment atomiser les fantômes et je dois bien admettre que le troisième tome est tout aussi réussi et savoureux avec des piques, des gags et des traits d’humour à chaque page et des situations scabreuses pour notre Astrid et sa famille qui se retrouve aux prises avec des pygmées gastronomes, un enfant qui parle l’oiseau et un tigre tapi dans l’ombre.

Ce séjour dans la jungle du Gabokonga sera l’occasion pour Astrid et les siens d’apprendre à côtoyer un autre peuple, de confronter leur culture, leur savoir vivre ou leurs habitudes culinaires avec les habitants locaux… et de tordre le cou à de nombreux préjugés ! Non l’Afrique n’est pas une terre où l’homme blanc peut se servir à loisir et Astrid va recevoir une grande leçon.

Fabrice Parme envoie quelques pics bien sentis à propos de la colonisation et des ravages de l’homme blanc sur le territoire africain et sur sa prétendue « supériorité » à une époque, les années 20, où les occidentaux considéraient l’Afrique comme leur terrain de chasse dans lequel ils pouvaient piller allégrement.

Quant au thème de l’adoption, il reste d’actualité, notamment avec certaines stars américaines qui agrandissent leurs familles avec des enfants venus des quatre coins de l’Afrique noire.

Outre cet humour, j’adore l’atmosphère délicieusement vintage qui se dégage de cette série : le graphisme, les couleurs, la typographie, les décors somptueux, les visages expressifs… l’ensemble du travail éditorial est soigné, ce qui ne m’étonne pas de Rue de Sèvres d’ailleurs qui offre décidément à ses jeunes lecteurs des bandes dessinées réussies tant sur le fond que sur la forme.

Les dialogues de Fabrice Parme sont toujours aussi bons et font mouche à chaque fois par leur drôlerie et leur intelligence. Une série qui ne s’essouffle pas et que je vous recommande chaudement que vous soyez petit ou grand !

Vous l’aurez compris Comment épingler l’enfant sauvage est une bande dessinée loufoque à mettre entre toutes les mains dès 9 ans, et ce n’est pas mon Sami-Chameau qui dira le contraire car il adore aussi, et attend chaque tome avec beaucoup d’impatience ! Comme quoi, Astrid plaît aussi aux garçons…

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour ce coup de cœur collégial !

Rose à petits pois – Amélie Callot & Geneviève Godbout

Quand il fait beau, elle sourit, elle sifflote, elle chante à tue-tête, elle ouvre les fenêtres et laisse la porte ouverte. Mais dès qu’il pleut, Adèle reste enfermée. Elle n’y peut rien, elle perd son entrain. La pluie, c’est gris, froid et sombre. Vous aurez alors beau dire tout ce que vous voulez, argumenter tant que vous pourrez, ça n’est pas la peine de discuter, Adèle ne mettra pas une mèche de cheveux dehors…

Adèle est une jeune femme joyeuse et pétillante qui habite un petit bourg de bord de mer. Elle tient l’unique café du village, Le tablier à pois, qui est ouvert chaque jour que Dieu fait, même le dimanche.

Mais Le tablier à pois c’est bien plus qu’un café. Le mercredi, Lucas, l’épicier du canton installe au fond du café, un étal de fruits, de légumes frais et de produits d’épicerie.

Le samedi, le lieu fait office de ciné et certains jours se terminent en soirées à thème pour le plus grand bonheur des habitués.

Adèle adore que son café bruisse de monde et de vie mais elle fait grise mine les jours de pluie. Ces jours-là, elle trouve refuge sous sa couette et ne met pas le nez dehors.

Jusqu’au jour où elle trouve des bottes de pluie roses sur le pas de sa porte…

Quel bonheur d’explorer ce très bel album destiné aux enfants de 6 à 9 ans ! Un album où tout absolument tout m’a plu : le texte joliment troussé bien sûr mais aussi les dessins, l’atmosphère délicieusement surannée, jusqu’à la police de caractère que j’ai trouvé charmante.

L’histoire que nous raconte Amélie Callot est donc celle d’Adèle qui est un vrai rayon de soleil pour les habitants de ce hameau, voire même l’âme de ce hameau puisqu’elle tient le seul lieu de rencontre et de ravitaillement de ses habitants.

J’ai adoré cette jeune femme qui s’étiole à la moindre goutte de pluie, la tendresse, la poésie qui émane de cet album, la romance que l’on voit poindre entre Adèle et Lucas.

J’ai tout autant aimé les dessins pastel signés Geneviève Godbout qui servent à merveille le texte de l’auteure, l’aspect suranné et nostalgique qu’elle leur imprime, son travail de la couleur que j’ai trouvé tout simplement merveilleux.

Vous l’aurez compris Rose à petits pois est un album joli et touchant, totalement réussi, pour lequel j’ai eu un gros coup de cœur et que je vous recommande vivement !

Le loup en slip – Wilfrid Lupano & Paul Cauuet

Le loup terrorise la forêt et ses habitants qui vivent continuellement dans la peur de se faire croquer les fesses. Jusqu’au jour où le loup descend dans la forêt… Méconnaissable ! Le loup ne fait plus peur du tout, il n’a plus le regard fou ni les poils dressés ! Mais comment vivre sans la peur, quand la peur est devenue l’unique moteur ?heart_5le-loup-en-slip-cauuet-lupano

Dans la forêt, on le sait, on doit filer prestement lorsque le loup au pelage luisant et aux dents acérées, pointe le bout de son nez. C’est bien simple, tout le monde le craint ce maudit loup.

Des petits malins l’ont bien compris et se sont lancés dans un lucratif business de pièges à loups, d’autres ont créé une brigade anti loups, d’autres encore y consacrent des livres ou des conférences…

Mais quand le loup descend de sa maison sise au-dessus de la forêt, patatras, c’est la panique à bord !! Jusqu’à ce que les habitants, médusés, découvrent un loup en slip qui ne veut pas les manger.

Mais si le loup ne fait plus peur, toute l’économie bâtie autour de lui s’écroule…

Etant une grand fan de Wilfrid Lupano et de sa série Les vieux fourneaux, je ne pouvais qu’avoir envie de lire Le loup en slip, un album pour les petits qui tient son nom du théâtre de marionnettes ambulant de Sophie, l’une des protagonistes de la série consacrée aux papys anars.

Et comme d’habitude, j’ai adoré ! Cet album est tout simplement génial de drôlerie. Les enfants autour de moi adorent aussi, ils y voient une histoire de loup cocasse, qui cause fesses et slip, forcément ça leur parle.

Quant aux adultes, ils penseront aux peurs actuelles auxquelles ils sont confrontés (l’intolérance, la peur de l’autre, la méconnaissance de l’étranger, les clichés qui ont la vie dure, le terrorisme..)

Quant à notre trio impayable des vieux fourneaux, on les retrouve tout à la fin, criants de mauvaise foi !

Un album très réussi qui convient aux petits comme aux grands, un bijou d’humour irrésistible que je vous recommande chaudement.

Beaucoup de moutons pour un loup glouton – Mayuko Kishira

Un loup affamé se rend au parc aux moutons en espérant tous les attraper pour faire un bon festin… Mais combien y en a-t-il en tout ? Vont-ils se faire attraper par ce loup affamé ? Hélas, la fin n’est certainement pas celle à laquelle le loup s’attendait… heart_4beaucoup-de-moutons-pour-un-loup-glouton-mayuko-kishira

Il était une fois, un loup glouton qui avait une grande faim de moutons. Alors, il se rend au parc au moutons et là c’est le jackpot : des moutons, à ne plus savoir qu’en faire !

Des petits, des grands, des jeunes, des vieux, des minces et des ronds, de quoi remplir le gros ventre qui crie famine. Le loup prend de la hauteur, s’installe sur une branche et décide, histoire de se mettre en appétit, de les compter…

Je suis comme les enfants, j’adore les histoires de loup, et comme mon métier me permet de faire la lecture aux petits, je lis chaque jour des albums même si ici j’en parle rarement, et donc très souvent des ouvrages avec des loups.

Les albums avec pour héros les loups, il y en a pléthore dans la littérature jeunesse et spécialement celle pour les tout-petits et comme mon auditoire va de 3 mois à 3 ans, je me régale au quotidien.

J’ai donc été ravie de recevoir Beaucoup de moutons pour un loup glouton, un album japonais signé Mayuko Kishira et je peux vous dire que non seulement, j’ai aimé mais il a fait un carton auprès de mon petit auditoire qui me le réclame depuis, tous les jours, avant d’aller à la sieste.

Il faut dire que le graphisme est agréable et tout en rondeurs, ce qu’adorent les petits, l’histoire est drôle, et cerise sur le gâteau, il permet de compter avec les enfants, ici jusqu’à 100 ! Autant vous dire qu’à un âge où ils peinent à compter jusqu’à 5, vous entendre compter jusqu’à 100, quel bonheur pour eux, qui ponctuent chaque chiffre par des « oh » et des « ah » de ravissement !!

Un belle découverte pour mes petits (dès 2 ans) qui sont devenus addicts à ce loup glouton et qui me réclame « le loup mouton » à corps et à cri et les entendre essayer de compter avec moi, c’est trop mignon.

Beaucoup de moutons pour un loup glouton est un album qui fait mouche ici et qui est devenu en quelques jours, un incontournable de la bibliothèque.

Un grand merci à Clémentine et aux éditions Nobi Nobi ! pour cette chouette lecture !

Le Pass’temps tome 1 Les joyaux de la couronne – Bénédicte Carboneill & Ariane Delrieu

Le carnaval approche ! Marie et son petit frère Léo rendent visite à leur grand-mère, ancienne costumière de théâtre et couturière aux doigts de fée. Dans le grenier, au fond d’une vieille malle, ils trouvent leur bonheur : pour Léo un costume digne de la Renaissance et Marie une superbe robe de princesse. Il ne manque qu’un miroir pour s’admirer. Léo en trouve un sous un vieux drap. C’est un magnifique psyché, que le petit garçon examine avec attention… Sans le vouloir, il actionne un mécanisme qui leur ouvre un mystérieux passage dans l’espace et le temps ! Les enfants sont aspirés et transportés le 17 mai 1514, dans la chambre de Claude de Bretagne, la veille de son mariage avec François d’Angoulême.heart_4le-pass-temps-tome-1-les-joyeux-de-la-couronne-ariane-delrieu

2016, quelque part en France. Marie et son petit frère Léo déboulent chez leur grand-mère à la recherche de costumes. Marie s’imagine en princesse et Léo en chevalier et ils pensent trouver leur bonheur dans la grande malle à vêtements du grenier de la maison.

Et en effet, ils trouvent deux costumes parfaits pour le carnaval mais ils voudraient bien se voir afin de s’admirer dans leurs si beaux atours, et ils découvrent cachée sous un drap, une psyché ancienne.

Léo l’examine et découvre un mécanisme qu’il active sans le savoir et se fait propulser avec Marie en 1414. Les deux enfants se retrouvent alors dans la chambre d’un château, celle de Claude de France, fille de Charles XII et d’Anne de Bretagne sur le point d’épouser son cousin François.

Les voyages dans le temps et dans l’histoire de France, quelle idée merveilleuse, certes pas nouvelle, mais qui fait souvent mouche, ce qui est le cas ici puisque cette bande dessinée pour jeunes lecteurs à partir de 9 ans, nous fait voyager jusqu’à la Renaissance, au cœur du Château de Blois, dans la chambre de la future épouse de François 1er qui n’est encore que prétendant au trône de son beau-père Charles XII.

Le scénario signé Carbone d’après le roman éponyme de Bénédicte Carboneill, mêle histoire et quête de l’un des joyaux de la couronne, le Côte-de-Bretagne, volé, a le mérite d’aborder une période souvent délaissée par les auteurs et de mettre en lumière une reine totalement oubliée, la très discrète Claude de France, qui vivait dans l’ombre de son royal époux François Ier et qui eut une vie brève, épuisée par ses grossesses successives.

Certes le scénario est un peu simpliste pour un adulte mais je le trouve adapté au public qu’il vise, les 9 / 11 ans, qui ne s’ennuieront pas à la lecture de ce premier tome, Les joyeux de la couronne, qui leur offre une histoire sans temps mort !

L’univers graphique d’Ariane Delrieu quant à lui m’a beaucoup plu, il m’a fortement rappelé celui des Carnets de Cerise, tant dans la mise en page, que de l’utilisation des couleurs et les traits des personnages.

Cerise sur le gâteau, un supplément historique à la fin de l’ouvrage revient sur les personnages ayant existé à cette époque.

Si votre enfant aime l’histoire, Le pass’temps l’intéressera sans aucun doute !

 

Astrid Bromure Tome 2 Comment atomiser les fantômes – Fabrice Parme

Astrid en a assez de s’ennuyer dans le grand manoir vide de ses parents. Elle réussit à les convaincre de l’inscrire au manoir de Canterville. À elle les nouvelles copines, les joies de l’internat, et surtout la chambre partagée avec des jumelles qui n’ont pas froid aux yeux, Gladys et Rebecca. Seul hic, la légende dit que Canterville est truffé de fantômes, ce qui ne rassure pas du tout Astrid ! En plus d’apprendre à atomiser les fantômes, elle va devoir comprendre ce qu’elle est prête à faire ou non pour être populaire. heart_5astrid-bromure-tome-2-fabrice-parme

Astrid Bromure vit avec ses parents à New-York dans les années 20, dans un manoir au sommet d’un gratte-ciel. Les Bromure sont snobs et riches et la petite Astrid s’ennuie ferme, malgré la présence de son chat Gasby et de son chien Fitzgerald.

Aussi, après la défection de son institutrice personnelle, décide-t-elle de partir en internat. Elle propose donc à ses parents de rejoindre le manoir de Canterville, un établissement tout ce qu’il y a de plus chic. La mère s’étrangle avec son collier de perles en prenant connaissance des frais de scolarité, 300 000 $ tout de même, mais qu’à cela ne tienne son père donne son accord.

Astrid fait donc sa rentrée dans la classe de Miss Poppyscoop, toute à la joie de se faire enfin des amies et de partager sa chambre avec deux de ses camarades, les intrépides jumelles Gladys et Rebecca.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si on exceptait les fantômes des fondateurs de l’établissement et de ses premiers élèves, atomisés lors d’un cours de chimie et qu’elle est semble-t-il la seule à les voir…

J’avais adoré le tome 1 Comment dézinguer la petite souris et je dois bien admettre que le second tome est tout aussi réussi et savoureux avec des piques, des gags et des traits d’humour à chaque page et des situations scabreuses pour notre Astrid qui collection les A+ dans toutes les matières sauf en sport où elle finit inlassablement saucissonnée !

Outre cet humour, j’adore l’atmosphère délicieusement vintage qui se dégage de cette série : le graphisme, les couleurs, la typographie, les décors somptueux, les visages expressifs… l’ensemble du travail éditorial est soigné, ce qui ne m’étonne pas de Rue de Sèvres d’ailleurs qui offre décidément à ses jeunes lecteurs des bandes dessinées réussies tant sur le fond que sur la forme.

Les dialogues de Fabrice Parme sont toujours aussi bons et font mouche à chaque fois par leur drôlerie et leur intelligence.

Vous l’aurez compris Comment atomiser les fantômes (clin d’oeil à Oscar Wilde) est une bande dessinée loufoque à mettre entre toutes les mains dès 9 ans, mon Sami-Chameau, adore aussi, comme quoi Astrid sait aussi plaire aux garçons !