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Archive for the ‘Albums et bd jeunesse’ Category

Malika Ferdjoukh a séché quelques films à la Cinémathèque pour suivre des cours à la Sorbonne. Elle a publié une trentaine de romans pour la jeunesse. Elle vit entre Paris, la Normandie… et Parci-Par-là. Se vit recevoir quelques jolis prix au début de sa carrière… Puis plus rien du tout depuis… depuis… depuis… Oh, forget it, Jake ! it’s Chinatown. Ne tweete pas, ne facebooke pas, ne rézo-socialise pas (bon zut, quoi, elle a une vie.)

Aujourd’hui, 31 octobre, trois générations de Coudrier sont réunies à la Collinière, la grande demeure familiale entourée de forêts et d’étangs, pour fêter, comme chaque année, l’anniversaire de Papigrand, le patriarche.

Comme c’est aussi Halloween, Mamigrand a envoyé les petits chercher des citrouilles au potager pour les voisins américains. Mais dans le carré de cucurbitacées encore enveloppé des brumes de l’aube, il y a comme un pépin.

Un homme étendu de tout son long, plein de taches rouges, silencieux. Mort. Pour ne pas gâcher la fête, les enfants décident de cacher le corps.

Les soupçons gagnent les esprits des cousins qui observent les comportements pour le moins étrange des adultes. Tous semblent avoir un mobile qui les accuse. Peu à peu, l’écheveau se dénoue, révélant de lourds secrets de famille et plusieurs assassins potentiels…

Rue de Sèvres et Nicolas Pitz ont eu la bonne idée d’adapter le roman Sombres citrouilles de Malika Ferdjoukh et de le faire paraître pour Halloween, c’est donc entre la soirée du 31 octobre et le 1er novembre au matin que j’ai découvert cette histoire pleine de secrets de famille et de rebondissements.

Les protagonistes de ce roman graphique sont nombreux, je me suis parfois perdue entre les cousins et leurs parents, mais ceci mis à part ce fut une bonne lecture. On suit donc la famille Coudrier réunie au grand complet pour l’anniversaire de son patriarche.

L’occasion pour les cousins Hermès, Madeleine, Violette, Annette et Colin-six ans de se retrouver et pour nous de les découvrir. Il y a les ados Hermès et Madeleine qui seront les narrateurs de l’histoire et qui vont tenter de découvrir l’identité du mort et surtout le coupable du meurtre, ce qui sera loin d’être simple car cette famille cumule les secrets et les non-dits !

Côté graphisme, j’ai beaucoup apprécié le travail de Nicolas Pitz. Les planches sont bien découpées et agréables à lire, les couleurs font la part belle à l’automne avec du rouge, de l’orange, du noir et du vert.

Mention spéciale pour les scènes de nuit qui sont très réussies : toutes noires avec des traits verts, c’est très bien vu et ça permet vraiment de démarquer le jour de la nuit.

Les personnages sont bien croqués et sont facilement repérables, une fois qu’on a bien en tête les prénoms, ce qui est un très bon point vu la multiplicité des protagonistes.

Je ne saurai vous dire si le scénario est totalement conforme au roman éponyme ou si l’intrigue a été simplifiée puisque je ne l’ai pas lu mais j’ai trouvé la narration bien rythmée et fluide. Les sentiments et les animosités au sein de cette famille sont également bien reproduits et sonnent vrais.

En bref, un bon roman graphique pour les adolescents et adultes, idéal à lire en automne. Si vous ne le connaissez pas encore, c’est le moment où jamais.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette lecture !

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Pop, le petit dinosaure, doit sauver Fifi des griffes du loup.

Quelle horreur !! Fifi la girafe, l’amie de Pop, a été enlevée par le loup, qui prévoit de la cuisiner à feu doux. Le dinosaure de toutes les couleurs et ses amis se précipitent pour la sauver. Mais il va leur falloir ruser si ils veulent berner le loup et délivrer Fifi avant qu’elle n’atterrisse dans son estomac !

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, je suis une grande fan d’Alex Sanders et spécialement de sa série consacrée au loup que j’adore au point de connaître les albums par cœur.

Mes petits lecteurs préfèrent quant à eux Pop le petit dinosaure. Il faut dire que cet animal sorti tout droit de la Préhistoire a tout pour leur plaire de par ses couleurs et la simplicité de ses histoires qui fait que les plus petits dès 1 an accrochent tout de suite à chacune de ses aventures.

Et chaque nouvel arrivage d’un nouvel album de leur héros préféré, c’est immédiatement la joie et le bonheur dans leurs petites mirettes, c’est donc un plaisir pour moi de leur lire les aventures de ce gentil petit dinosaure et de ses amis.

Nous avons retrouvé dans Pop et le grand méchant loup tout ce que nous aimons avec ce héros des tout-petits : de bons sentiments, de la bienveillance, de l’humour et des animaux !

Mais aussi quelques péripéties car il arrive toujours quelque chose à notre gentil Pop ou à ses amis mais heureusement tout se termine toujours formidablement bien au grand soulagement de mes petits lecteurs.

Cerise sur le gâteau de cet album : la rencontre entre Pop et mon cher vilain loup, qui, comme toujours, espère améliorer son ordinaire en dévorant cette fois-ci cette pauvre Fifi !

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller la série Pop et notamment Pop et le grand méchant loup, un album dynamique qui ravira les petits qui vous entourent !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

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Après des études de graphisme à l’École supérieure d’arts appliqués de Bourgogne (2001-2005) et une expérience de directrice artistique à Paris (2006-2009), MARIANNE ALEXANDRE se consacre entièrement à l’illustration et signe ici sa première BD jeunesse.

Un nuisible fantastique vous importune ? Lothaire Flammes, chasseur de monstres et son fidèle chat sentinelle Chatterton, vous débarrasseront de vos pires cauchemars grâce à des pigments sacrés !

Car le jeune shaman chasse les monstres d’une façon très particulière, c’est avec son talent de dessinateur que le chasseur les capture dans son grimoire magique.

C’est d’ailleurs ce qu’Alierin Nera espère en faisant appel à leurs services alors qu’une mystérieuse créature terrifie le village de Wisteria.

Une affaire de routine en perspective pour Lothaire ? Certainement pas car l’aventure va se révéler pleine de rebondissement et de rencontres intéressantes pour le jeune chasseur de monstres…

Une fois n’est pas coutume, c’est mon Sami-Chameau de fils qui a repéré Lothaire Flammes en librairie et en feuilletant avec lui Chasseur de monstres, le premier tome de la série, nous avons aussitôt eu envie de l’ajouter à notre pal.

Il n’a d’ailleurs pas eu le temps de croupir sur nos étagères car mon fils l’a immédiatement lu et adoré l’aspect magique avec les incantations, et je l’ai découvert pour ma part quelques jours plus tard.

L’histoire est charmante et bien adaptée aux enfants, elle ne se révèle pas très originale si on excepte la façon dont Lothaire capture les monstres : pas d’armes ici ni d’incantations magiques, mais des dessins réalisés à l’aide de pigments sacrés.

Lothaire est un personnage attachant et les jeunes lecteurs auront plaisir à suivre les aventures de ce jeune orphelin. Bien sûr, l’adulte que je suis aurait préféré une intrigue plus étoffée et davantage inédite mais elle fait mouche auprès du public visé et c’est bien ça le plus important.

Au-delà de la magie, les dialogues sont assez drôles, les joutes verbales entre Chatterton et Lothaire sont savoureuses et j’ai vraiment passé un chouette moment avec eux même si le scénario reste très jeunesse et manque d’épaisseur pour les adultes.

Le gros point fort de cet album ce sont bien sûr les très belles illustrations de Marianne Alexandre, pleines de couleurs douces et lumineuses. Grâce à elles, les pages se tournent toutes seules et on arrive vite au point final.

J’ai d’ailleurs bien apprécié les pages complémentaires à la fin de l’histoire avec quelques exemples de créatures et les pigments que doit utiliser Lothaire pour les neutraliser.

Une série prometteuse que je conseille aux enfants, pour ma part, je lirai la suite avec plaisir lorsqu’elle paraitra.

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Faith Erin Hicks est canadienne. Elle vit à Vancouver. Avant de se consacrer pleinement à la bande dessinée depuis 2008, elle a travaillé dans le domaine de l’animation. Elle a publié plusieurs romans graphiques, et reçu le prix Eisner en 2014 pour The Adventures of Superhero Girl (First Second).

Au fil des siècles, les envahisseurs se sont succédés à ses portes, célébrant chaque fois leur victoire en rebaptisant la ville. Dandao, Yanjing ou Cambaluc, la cité a mille noms. Mais pour ses habitants, elle reste la Cité sans Nom et tous ceux qui la nomment autrement restent à jamais des étrangers.

Kaidu est l’un de ces nouveaux arrivants, né d’une famille Dao, le dernier peuple avoir pris le contrôle de la région. Il est le fils d’une chef de tribu et du général Andren qui rêve de fédérer les différentes factions en présence pour gouverner en paix.

Lors d’une balade dans le cité, il tombe sur Rate qui est, elle, originaire de la Cité sans nom. Enfant des rues et orpheline, elle est hébergée au cœur de pierre par les moines et déteste les Dao pour tout ce qu’ils représentent : des envahisseurs, juste bons à faire la guerre.

Malgré leurs antagonismes, ils vont devenir amis et s’enseigner mutuellement, l’un la natation, l’autre la course rapide. Leur destin va basculer lorsqu’ils vont être témoins d’un complot visant à renverser le pouvoir…

Une fois n’est pas coutume, ce sont mes garçons, férus de manga et de bandes dessinées qui m’ont fait découvrir la trilogie La cité sans nom de l’américaine Faith Erin Hicks.

Sans eux, je ne pense pas que j’aurai eu la curiosité d’aller vers cette saga et cela aurait été bien dommage car j’ai adoré ma lecture au point d’enchaîner les trois tomes dans la même journée, raison pour laquelle je préfère consacrer un billet commun à Menace sur l’empire Dao, Le secret du cœur de pierre et La terre déchirée, les trois volumes de cette saga.

La cité sans nom fut un défi pour Faith Erin Hicks qui signe ici le scénario et les planches et sa première histoire qui ne se déroule pas dans l’Amérique du Nord actuelle mais en Chine.

Si cette trilogie est une pure fiction, elle trouve néanmoins ses racines dans l’Empire du Milieu du XIIIè siècle. L’autrice s’est inspirée de la dynastie Yuan et la Route de la Soie pour créer ce vaste univers multiculturel où vivent Kaidu et Rate.

Faith Erin Hicks a tâché d’imaginer un monde visuellement authentique même si il n’est pas fidèle aux événements historiques de cette époque et je dois dire que c’est très réussi, j’ai eu l’impression, tout au long de ma lecture, d’être plongée au cœur de cette cité chinoise médiévale même si l’autrice a fait le choix étonnant de dessiner des visages occidentaux et non asiatiques pour l’ensemble des personnages.

Graphiquement parlant, comme vous l’avez compris, c’est très réussi. J’ai beaucoup aimé le coup de crayon de la dessinatrice : les visages sont très expressifs, les décors et les costumes bien dessinés et elle imprime à son scénario beaucoup de dynamisme.

Il y a en effet beaucoup de scènes de poursuites, de courses, de bagarres, etc qui sont très visuelles et agréables à suivre, je comprends pourquoi mes enfants en sont fans, vraiment c’est très bien fait.

Le scénario n’est pas en reste, il est bien ficelé et permet d’aborder beaucoup de thèmes importants pour les ados : amitié, acceptation de soi et des autres, intégration au sein de l’école, tolérance, trouver sa place dans la société, les relations parfois conflictuelles avec les parents…

Il y a aussi beaucoup de suspens, de rebondissements et une histoire qui file à cent à l’heure. Je ressors enchantée de ma lecture et chagrinée qu’on la voie si peu sur la blogosphère car elle vaut vraiment le détour et je ne peux que vous encourager à la découvrir à votre tour car bien qu’elle soit destinée aux ados, elle est tout à fait intéressante et lisible par les adultes mais aussi par les enfants dès 12 ans !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture dépaysante, j’ai adoré !

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Terry Fan est né dans l’Illinois, aux États-Unis. Il a suivi une formation artistique à l’Université d’Art et Design d’Ontario à Toronto, au Canada. Ses illustrations sont un subtil mélange de techniques traditionnelles et contemporaines associant l’encre et le crayon avec des outils numériques. Terry passe ses jours (et ses nuits) à créer des portraits, des illustrations et des peintures emplies de magie.
Eric Fan est un artiste et écrivain né à Hawaii, vivant aujourd’hui à Toronto, au Canada. Il a suivi une formation à l’Université d’Art et Design d’Ontario où il a étudié l’illustration, la sculpture et le cinéma. Il voue une passion sans bornes aux vélos vintage, aux rouages d’horlogerie et aux rêves irréalisables. En 2017, il publie Le Noir de la Nuit (Éditions des Éléphants) avec Terry Fan, son frère. Surnommé les « Fan Brothers », le talentueux duo publie en 2018 Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf et Le Jardinier de la nuit aux éditions Little Urban.

Cela fait un an que le bien-aimé grand-père de Lucas est mort. Le jeune garçon n’a plus que des souvenirs de son grand-père qui aurait eu quatre-vingt-dix ans. Le vieil homme emmenait souvent son petit-fils à la pêche et lui parlait d’un endroit lointain, là où l’océan rencontre le ciel.

Pour ne pas l’oublier, le jeune garçon décide de construire un bateau et démarre un long voyage afin de découvrir l’endroit précis où l’océan rencontre le ciel. Le fabuleux voyage de Lucas peut commencer mais arrivera-t-il à destination ?

Où l’océan rencontre le ciel est un album à destination des petits à partir de 4 ans, aussi beau sur la forme que sur le fond. L’univers graphique onirique et poétique créé par Eric et Terry Fan est tout simplement magnifique et on en prend plein les mirettes de la première à la dernière page.

L’histoire est aussi très belle et pleine d’émotion : on suit les pensées, les interrogations et le fabuleux voyage de Lucas qui va croiser sa route un poisson chat géant et doré qui va lui indiquer la route à suivre dans ce voyage hommage à son grand-père dont il était très proche.

Le texte est peu présent mais notre imaginaire fait le reste et on s’émerveille de la première à la dernière page aux côtés de Lucas. Si pour les adultes, la lecture et le message sont clairs, il faut accompagner les petits lecteurs et leur expliquer exactement de quoi il retourne.

Mais loin d’être un handicap, c’est aussi l’occasion pour nous de parler avec eux de leurs rêves et des souvenirs qu’ils ont de leurs disparus.

Je ne connaissais pas les frères Fan mais j’ai hâte de découvrir leurs précédents albums Le fabuleux voyage du bateau-cerf, Le noir de la nuit et Le jardinier de nuitqui m’ont l’air tout aussi beau que celui-ci.

Une très belle lecture que je vous recommande vivement si vous appréciez les albums poétiques ou les beaux ouvrages en particulier, vous serez aussi charmé(e)s que moi !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture toute poétique.

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La nouvelle série gothique et désopilante de Mr Tan !

Belle-en-joie est une ville où il fait beau vivre… si on excepte le 109 rue des Soupirs qui abritait autrefois un cimetière. Depuis, une maison y a été construite mais elle est réputée emplie de fantômes.

Lorsque Elliot et ses parents y emménagent, ils ne peuvent se douter que cette maison sinistre est réellement hantée…

Enfin, surtout Elliot, car ses parents, accaparés par leur travail, l’abandonnent vite à son sort, préférant embaucher une baby-sitter pour s’occuper de leur rejeton.

Elliot ne tarde pas à rencontrer ses colocataires plutôt spéciaux, tandis que débarque une baby-sitter pas très commode, qui semble chercher quelque chose… Des fantômes, peut-être ?

Le mois d’octobre est, il faut bien l’admettre, la période idéale pour lire des titres autour des fantômes et des spectres, c’est ainsi Fantômes à domicile, le premier tome de la série 109 rue des Soupirs paru en septembre est entré dans ma PAL d’octobre.

Cette bande dessinée à destination des 8 / 10 ans est écrite par Mr Tan à qui on doit la série mordante et désopilante Mortelle Adèle et illustrée par Yomgui Dumont qui vient du jeu vidéo et qui a illustré La brigade des cauchemars avec Franck Thilliez.

Si vous vous attendez à une histoire très développée, passez votre chemin, car c’est un récit écrit pour les enfants, assez court et ramassé, faisant la part belle aux actions.

Il ne faut pas y chercher de vraisemblance ou de réalité mais pour ma part, je l’ai trouvé bien amusante et sympathique, notamment grâce à ces personnages qui valent le détour et l’ambiance gothique bien rendue.

Le petit Elliot et les fantômes sont drôles et attachants, certains sont couards, d’autres courageux et l’histoire va à cent à l’heure, aucun temps mort, un bon point pour les enfants.

Bien que l’ambiance soit gothique et par moment un peu angoissante pour les plus jeunes, le récit est surtout axé sur l’humour, ce qui empêche les enfants d’avoir peur.

Autres atouts : son format plus court qu’une bande dessinée classique qui permet aux enfants une meilleure prise en main, la couverture à rabats est cartonnée, donc moins rigide qu’un album et les couleurs toutes dans des tonalités de blanc, de bleu et de noir sont très bien exploitées.

Mais ce qui m’a surtout plu ici c’est le graphisme de Yomgui Dumont qui m’a tapé dans l’œil lorsque je l’ai vu en librairie. J’aime beaucoup sa façon de dessiner et l’ambiance qu’il imprime au récit à la fois gothique et surnaturelle est très réussie.

Un premier tome prometteur qui m’a divertie et qui a beaucoup plu à mes garçons, je conseille donc cette bande dessinée délicieusement gothique aux enfants et à leurs parents en cette période proche d’Halloween.

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Guillaume Duprat est passionné de sciences. Ce qu’il préfère ? Rendre concepts et visions du monde accessibles à tous, même aux plus jeunes. Auteur phare de Saltimbanque éditions, il a publié en sept langues le merveilleux album UNIVERS, Des Mondes grecs aux multivers.

Savez-vous que même les créatures les plus monstrueuses ont des émotions ? Colère, amour, déception, vengeances, peur… quelque soit leur apparence, ils ont un cœur qui bat.

Guillaume Duprat nous propose avec Dans la peau des monstres les histoires pleines d’émotions de douze créatures légendaires empruntées aux mythologies scandinaves, grecques, chinoises, japonaises ou indiennes mais aussi aux légendes populaires, à la littérature ou au cinéma.

Tour à tour le Kraken, le dragon d’Enoshima, Cerbère, Nian Shou, Frankenstein, Polysème, le Yéti, le démon Ravana, la vouivre, King Kong, Mapinguari et même un extraterrestre se racontent et montrent qu’ils peuvent ressentir les mêmes émotions que les héros auxquels ils sont confrontés.

Chaque créature a droit à une double page : sur celle de gauche, un petit dessin en tête de page nous dévoile le monstre dans son entièreté et un texte en dessous raconte sous forme de récit court, l’histoire du monstre et plus particulièrement un épisode marquant de ses aventures, comme le moment où le cyclope Polyphème essaie de retrouver Ulysse dans la grotte.

Sur la page de droite, le monstre est présenté en portrait pleine page, vu de face ! Sous les flaps, un dessin nous permet de visualiser la scène selon le point de vue du monstre : comment par exemple le cyclope Polyphème voit –il le héros Grec ? Qu’est-ce que ça fait de ne voir qu’avec un seul œil ?

Un album pour les 6 / 8 ans qui n’ont pas froid aux yeux, très bien conçu, à l’esthétique soignée et qui permettra aux enfants de découvrir des créatures mythiques qui leur racontent eux-mêmes leur histoire.

Les illustrations sont très belles et le jeu des flaps permet aux jeunes lecteurs de découvrir la réelle personnalité du monstre et les émotions qu’il ressent. A chaque fois, c’est la surprise de découvrir quelle émotion domine la créature, et ça c’est véritablement bien fait et épatant.

Guillaume Duprat a eu la bonne idée de mettre en scène des créatures mythiques venant des quatre coins du globe, il y a les très célèbres que l’on connaît par nos lectures mais il y en a d’autres plus inattendues et c’est ce que j’ai apprécié ici.

Une lecture idéale pour les enfants qui découvriront sans doute pour la première fois ces douze monstres et pour leurs parents qui ne connaissent sans doute pas toutes ces légendes.

Je ne peux que vous recommander ce très bel album, l’objet livre est superbe et saluer le très beau travail de Guillaume Duprat et de son éditeur que je remercie pour cet envoi et pour cette lecture ô combien enrichissante, elle restera en bonne place dans notre bibliothèque familiale.

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