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Archive for the ‘Albums et bd jeunesse’ Category

Née dans une famille privilégiée, Beatrix Potter a été élevée par des gouvernantes et a grandi isolée des autres enfants. Elle avait de nombreux animaux de compagnie et passait ses vacances en Écosse et dans le Lake District, où elle développa un amour du paysage, de la flore et de la faune, qu’elle observait de près et qu’elle peignait. En 1902, Potter publie The Tale of Peter Rabbit qui a un beaucoup de succès. 

Chut ! Pas un bruit, pas un murmure. Est-ce Pierre Lapin derrière ce buisson aux mûres ?

Se cacherait-il plutôt parmi ces roseaux ? Ou encore sous cette grosse salade ?

Où est Pierre Lapin ? est une adorable invitation à une partie de cache-cache avec une image à soulever à chaque page ! Un livre avec flaps, voilà ce qui plait à coup sûr aux tous petits lecteurs qui adorent tourner les pages et découvrir ce qui se cache dessous.

Et celui-ci est trop mignon car il met en scène Pierre Lapin et ses amis. Pierre Lapin, le héros de Beatrix Potter, est un lapereau malicieux et désobéissant qui vit avec sa maman et ses sœurs Flopsaut, Trotsaut et Queue-de-Coton, sur un banc de sable à l’abri des racines d’un grand sapin.

Madame Lapin a beau garder ses enfants d’aller dans le jardin de Monsieur Mac Gregor, Pierre n’en fait qu’à sa tête! C’est un gourmand qui ne résiste pas à la tentation de grignoter les légumes frais du potager… au risque de finir comme papa, transformé en pâté par Madame Mac Gregor!

Le travail éditorial de Gallimard jeunesse est vraiment chouette, les enfants découvent l’univers de Beatrix Potter en dix pages avec ce joli livre aux pages ajourées, avec de belles couleurs.

L’histoire très simple mais suffisante pour susciter l’intérêt des très jeunes lecteurs dès 2 ans qui adorent lorsque les livres leur proposent des animations.

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Issu d’études en arts appliqués, Pog en garde le goût des concepts. Il aime développer des projets avec des binômes issus des quatre coins d’Internet. Venu à l’écriture par le biais de chansons, il se consacre aujourd’hui aux albums jeunesse et aux bandes dessinées pour petits et grands.

Après un bac littéraire, Stéphanie Léon part s’ennuyer sur les bancs de la fac qu’elle quitte pour aller passer un CAP d’ébénisterie. C’est en restaurant des portes d’églises et des plafonds moulurés qu’elle développe un goût immodéré pour l’univers fantaisiste de la Renaissance et les éclairages tamisés qui peuplent aujourd’hui ses dessins.

Pour notre petite héroïne, le coucher est le pire moment de la journée. Heureusement, elle a des complices pour rendre la nuit et le noir moins effrayants.

Zhinu veille. Zhinu, c’est une lumière qui brille au milieu de la nuit. Il y a également Puck, une peluche cousue de fil d’or et d’argent qui fait figure de garde du corps.

Comme chaque nuit, Zhinu et Puck combattent les créatures tapies sous le lit. Mais ce soir, la bataille sera plus grande. Adieu monstres et croquemitaines !

Si votre enfant craint le moment du coucher, si il a peur du noir, si il vous demande chaque soir de vérifier les placards et le dessous de son lit pour lui prouver qu’il n’y a pas de monstre tapi dans l’ombre, je ne peux que vous conseiller Zhinü.

Cette création signée Little Urban entièrement réalisée en clair/obscur, va illuminer les rêves de tous les enfants, et je l’espère, les aider à combattre leur peur du noir. Car si notre héroïne craint l’obscurité et les monstres, à la fin de cette histoire, ce ne sera plus le cas, cette nuit est la dernière où elle a peur.

Zhinü est un album pour les 3 / 5 ans absolument magnifique : le papier est glacé, le texte et les illustrations merveilleux, les personnages sont absolument chous, avec leurs bouilles toutes en rondeurs.

Malgré la noirceur de la nuit, les personnages sont éblouissants, tels des feux follets dansant dans l’obscurité. L’histoire est onirique, magique et les couleurs oscillant entre le blanc, le rose et le mauve, renforcent le côté féerique de l’album et contrastent avec les teintes sombres.

Notre jeune héroïne s’appuie sur son doudou et sa veilleuse, objets transitionnels qui la rassurent, pour terrasser sa peur et cela parlera à coup sûr aux petits lecteurs qui pourront s’identifier à cette petite fille. Quant aux enfants un peu plus grands, ils reconnaitront l’évocation du roi Arthur et de son épée magique Excalibur.

Cet album est un petit bijou d’illustrations et d’aventures pour apprendre à aimer la nuit. Chaque enfant a besoin de son Zhinü, la meilleure veilleuse qui soit. Magique, même pour ceux qui ne craignent pas la nuit.

Un texte riche et des illustrations sublimes font de cet album, une parenthèse enchantée que je vous conseille absolument.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette très belle lecture et ce coup de coeur collégial.

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Né près de Nancy en 1966, Fabrice Parme fréquente l’école Duperré avant d’intégrer la prestigieuse École supérieure de l’image d’Angoulême. Scénariste et dessinateur, il fait ses débuts dans la bande dessinée et le dessin animé à seulement 22 ans. Aux côtés de son fidèle complice Lewis Trondheim, il ne cesse depuis de mêler les genres et les supports. Il vit aujourd’hui à Orsay.

Après l’essayage de chapeaux chez la modiste en vogue Coco Normandy, Astrid et sa mère filent à la vente aux enchères d’oeufs de Fabergé que Mr Bromure collectionne. En chemin, Astrid voit dans la vitrine d’une animalerie, un petit lapin trop mignon.

Elle le veut aussitôt et marchande avec le propriétaire l’achat de l’animal pour un dollar. Sa mère lui promet de repasser au retour. Mais les enchères s’envolent et Astrid prête à sa mère le seul dollar en sa possession.

Mauvais calcul, elle n’a plus d’argent de poche ! Quoi qu’il en soit, Astrid veut le lapin dans la vitrine ! Heureusement, elle a plus d’une idée en tête notre Astrid Bromure…

Chaque année, j’attends avec une impatience non feinte, un nouvel album mettant en scène l’irrésistible Astrid Bromure, et, aussitôt reçu, aussitôt lu !

Souvenez-vous j’avais adoré les cinq premiers tomes Comment dézinguer la petite sourisComment atomiser les fantômesComment épingler l’enfant sauvage,Comment lyophiliser le monstre du Loch Ness et Comment refroidir le yéti.

J’étais donc ravie de retrouver cette chère Astrid dans Comment fricasser le lapin chasseur, sa sixième aventure et une fois encore, le charme a opéré car j’ai adoré cet opus tout aussi réussi que les autres.

Il faut bien vous avouer que je ne suis guère objective car je ne résiste pas à la frimousse de cette petite fille épatante, à ses histoires pleines d’humour et de péripéties et à aux planches signées par le très talentueux Fabrice Parme !

J’ai vraiment un coup de cœur pour cette série très jeunesse plutôt destinée aux 7 / 9 ans que je trouve so vintage avec ses illustrations de style années 20 (époque où se passe les intrigues) et les dialogues savoureux des personnages qui plairont aussi bien aux adultes qu’aux enfants avec des piques, des gags et des traits d’humour à chaque page et des situations scabreuses pour notre Astrid et sa famille qui se retrouvent aux prises avec un lapin qui se croit à Pâques en s’emparant des précieux oeufs des Bromure.

Comme toujours, pas de répit ni d’ennui pour le lecteur grâce au scénario de Fabrice Parme qui multiplie les rebondissements de la première à la dernière page avec des tours de passe-passe et une escroquerie aux petits oignons dont notre Astrid viendra à bout.

Outre l’histoire et l’humour, j’adore l’atmosphère délicieusement vintage qui se dégage de cette série : le graphisme, les couleurs, la typographie, les décors, les visages expressifs… le travail de Fabrice Parme est un vrai régal pour les yeux d’autant plus que l’ensemble du travail éditorial est soigné, comme toujours chez Rue de Sèvres qui offre décidément à ses jeunes lecteurs des bandes dessinées réussies tant sur le fond que sur la forme.

Les dialogues de Fabrice Parme sont toujours aussi bons et font mouche à chaque fois par leur drôlerie et leur intelligence, avec comme toujours de jolis messages. Une série qui ne s’essouffle pas et que je vous recommande chaudement que vous soyez petit ou grand !

Vous l’aurez compris cette série de bandes dessinées loufoques est à mettre entre toutes les mains, et ce n’est pas mon Sami-Chameau de fils qui dira le contraire car il adore aussi, et attend chaque tome avec beaucoup d’impatience ! Comme quoi, Astrid plaît aussi aux garçons…

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour ce coup de cœur collégial !

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Lu Fraser est une nouvelle voix de la littérature jeunesse anglo-saxonne. Basée dans le Hampshire où elle vit avec son mari et sa fille. Le plus petit Yack est son premier album. Kate Hindley vit et travaille à Birmingham (tout près d’une chocolaterie !). Après des études dans l’illustration, elle commence à travailler dans l’édition jeunesse et les cartes de voeux. Elle expose ses oeuvres, et notamment des totems, à travers le Royaume-Uni.

Au sommet des monts enneigés, là où tourbillonnent des spirales de flocons glacés, blottie contre son troupeau, vit Gertie, une yack.

Gertie n’est pas seulement une yack, c’est la plus petite de tous les yacks. Et ça, Gertie en a assez. Elle veut être comme tous les autres yacks du troupeau, elle veut être comme sa maman.

Gertie RÊVE de GRANDIR et de prendre de la hauteur. Elle ne veut plus attendre !

Kate Hindley est devenue pour moi une valeur sûre au rayon des albums jeunesse, aussi Le petit yack ne pouvait qu’atterrir dans ma PAL tant j’avais adoré N’oublie pas ton rêve et La veille de Noël au pays des merveilles.

Lu Fraser qui signe ici son premier album, nous propose une histoire axée sur la différence et l’acceptation de soi.

Les enfants découvriront qu’il est inutile de complexer sur sa taille et que chacun a sa place au sein de la société, de sa famille ou de son école.

Avec une bonne dose d’humour et de bienveillance, l’autrice démontre à ses jeunes lecteurs que même en étant petit, on peut faire de grandes choses !

Le récit est drôle, cocasse, bien rythmé et mené par une héroïne toute mignonne et attachante que les enfants auront plaisir à suivre tout au long de son aventure.

La mise en image de cette histoire est réalisée avec brio par Kate Hindley dont j’admire tant le travail et le talent.

Ses dessins colorés et rythmés sont reconnaissables au premier coup d’oeil et servent à merveille le texte de l’autrice.

Un très chouette album que je conseille aux enfants dès 4 ans et je remercie les éditions Little Urban pour cet envoi, j’ai adoré !

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Juste sous nos pieds vivent des milliers d’animaux, petits et gros. De maman blaireau qui part chercher à manger, aux lapins qui font les petits coquins. De la taupe aux souris farceuses, des fourmis qui s’agitent dans leurs galeries… Les voilà tous réunis.

Au fil des dix pages qui forment cet album, Une promenade sous la terre invite les tous petits lecteurs à une balade poétique dans les entrailles de la terre, là où vivent bien cachés les lapins, mulots, souris, taupes, fourmis blaireaux !

Cette collection Petit Nathan fait le bonheur des bébés dès six mois, j’en possède plusieurs qui sont manipulés chaque jour par les petites mains de la maison et ils sont sacrément costauds car ils en voient de toutes les couleurs et restent en parfait état.

Les atouts de cette collection et de cet album sont les dessins ronds qui plaisent aux petits, les couleurs vives agrémentées ici de paillettes, peu de textes et des animations qu’ils adorent.

Monter, descendre, aller à droite ou à gauche à l’aide des tirettes favorisent la motricité fine de bébé, étape essentielle de son développement, le gros point fort de cet album.

Le format de ce tout carton permet une bonne prise en main par l’enfant et ses bouts arrondis, sont pensés pour qu’ils ne se blessent pas et pour qu’il les manipulent sans que forcément l’adulte est besoin d’intervenir.

Les bébés de 6 mois ne peuvent pas trop interagir mais ils adorent regarder les images et toucher les endroits en relief et les plus grands adorent les animer, ils ne s’en lassent jamais !

Une excellente collection qui comprend d’autres promenades dans la nature ou des titres axés sur les animaux comme le lion, l’ours, l’abeille, le panda, etc, à mettre dans les mains des petits.

Un grand merci aux éditions Nathan !

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Né en juillet 1969, Régis Hautière est un scénariste d’origine bretonne résidant dans les Hauts-de-France. Il rejoint les éditions Casterman en 2010 avec l’album De briques et de sang, coréalisé avec David François, puis avec la série La Guerre des Lulus, mise en images par Hardoc. Scénariste prolifique, il reprend chez Delcourt la mythique série Aquablue. Il compte à son actif une soixantaine de titres parmi lesquels les séries Abélard, Perico, Les Trois Grognards ou encore Les Spectaculaires. En 2018, en co-écriture avec Régis Goddyn, il crée pour Mohamed Aouamri sa première héroïne pour la jeunesse : Zibeline.

Des clowns d’un nouveau genre font leur cirque dans les rues de Paris, emmenés par le Pitre qui a déguisé la colonne Vendôme au nez et à la barbe de la force publique.

Pillage, saccage, chantage, outrage, cambriolage, tapage, ces artistes rigolards ne reculent devant aucune forfaiture pour terroriser le Tout-Paris et ridiculiser les autorités.

Mais voici que face à eux se dressent les as du cafouillage, les princes du dérapage, les rois du naufrage : les Spectaculaires ! Et ils mettront tout en oeuvre pour mettre fin aux agissements du Pitre et de ses acolytes…

Vous le savez si vous me suivez depuis longtemps, j’adore la bande des spectaculaires et j’attends chaque année avec une certaine impatience le moment de nos retrouvailles ! Ce cinquième opus est comme toujours hyper réussi et particulièrement désopilant.

Après Le cabaret des ombresLa divine amanteLes spectaculaires prennent l’eau, Les spectaculaires dépassent les bornes voici donc Les spectaculaires contre les brigades du pitre dans lequel nous retrouvons avec bonheur le professeur Pipolet, ses inventions avant-gardistes rarement fiables et la fine équipe des Spectaculaires que sont Eustache, l’homme fort, Félix le lycantrope, Evariste l’homme volant et Pétronille, qui n’a besoin d’aucun artifice pour être spectaculaire comme le dit si bien la divine Sarah Bernhardt.

Cette troupe d’artistes de cabaret un peu ratés emmenée par l’inénarrable professeur Pipolet à la mémoire vacillante et aux inventions farfelues, doit, dans ce cinquième tome, délivrer Domitille, l’épouse du baron Louis-Gonzague Clampin du Buisson de Bassefeuille, otage du pitre, qui en veut aux millions du baron. La dite Domitille se trouve être la soeur jumelle de notre héroïne dont elle ignorait l’existence !

Et comme toujours, Pétronille mise à part, ils ne se révèlent pas futés pour un sou et bataillent sec avec les inventions de Pipolet toujours aussi approximatives en diable, qui sont censées leur permettre de battre leur adverse grimé, qui a pour seule arme, le rire.

J’a trouvé ce cinquième volume absolument épatant : très amusant, avec des clins d’œil à des personnages de bandes dessinées ou à la pop culture bien vues, des péripéties et des rebondissements en pagaille pour nos héros et un dénouement spectaculaire, le suspens est une fois de plus mené jusqu’au bout, ce qui est un bon point pour les amateurs d’aventures et d’énigme.

Autre bon point pour moi la narration pleine d’humour qui se révèle très plaisante pour les adultes avec des dialogues savoureux et un vocabulaire argotique du début du 20è siècle qui nous plonge avec délectation dans une ambiance Belle Epoque très réussie.

Je trouve que le scénario de Régis Hautière est formidable, riche idée que de nous proposer une intrigue autour des premières brigades mobiles, les fameuses brigades du Tigre et de l’anarchisme, l’année où nous fêtons les 150 ans de la Commune de Paris

Quant aux dessins d’Arnaud Poitevin, je les trouve toujours très réussis et rythmés, ils servent parfaitement l’intrigue mitonnée par Régis Hautière et mettent en valeur les personnages et les péripéties qu’ils vivent

Les quatre Spectaculaires sont décidément sympathiques en diable et le professeur Pipolet, savant particulièrement barré aux inventions scabreuses, apporte la touche humoristique indéniable qui font de ce volume, un formidable divertissement.

C’est frais, pétillant, avec une ambiance burlesque réussie et des rebondissements à la clé, je ne peux que vous recommander cette excellente série destinée aux 12 ans et plus, vous passerez un très bon moment, mes ados l’adorent aussi !

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture amusante et pleine de peps.

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Muriel Zürcher a exercé le métier de psychomotricienne avant de reprendre des études pour devenir DRH dans des centres hospitaliers. Depuis quelques années, elle s’est lancée dans l’écriture.

Lan Qu est une illustratrice et graphiste designer indépendante. Après des études de peinture à l’huile à l’Académie des arts de Chine, elle s’installe en France et commence à travailler au sein des agences de design à Angoulême et à Paris.

Thong-Li vend chaque jour du poisson au marché tout en dessinant dans la poussière. Un jour, un vieux mendiant lui propose, en échange d’un très beau poisson bleu, un pinceau et de l’encre.

Le petit garçon peut enfin réaliser son rêve : garder une trace de ses dessins ! Malheureusement, si il a un pinceau et de l’encre, il est trop pauvre pour se procurer du papier et décide de peindre des dragons sur des toiles d’araignée.

Et son talent est si immense que la rumeur court de village en village, escalade les collines, franchit les rivières jusqu’au palais de l’empereur : « Thong-Li, le fils du pêcheur, peint des dragons sur les toiles d’araignée ! »

Des dragons aux écailles d’or, si beaux et si lumineux qu’on dirait qu’ils vont s’envoler. L’empereur ne tolère pas qu’il ne soit pas à son service et c’est le début des ennuis pour Thong-Li…

Toile de dragon est un très bel album et un véritable hommage aux contes chinois classiques à travers la destinée de Thong-Li, enfant pauvre mais riche d’un talent précieux, qui se retrouve prisonnier de la mégalomanie de l’Empereur qui entend bien posséder la beauté du monde.

Il enferme notre jeune héros dans son palais avec pour mission de peindre des dragons sur des toiles d’araignées, et ce, dans les mille et une nuits pièces du palais. Si il réussit, il retrouvera sa liberté et si il échoue, il aura la tête tranchée. Cela ne vous rappelle pas Shéhérazade et les Mille et une nuits ?

Le texte de Muriel Zürcher accessible aux 6 ans et plus aborde la liberté, la mégalomanie, l’art, la beauté de la nature et nous prouve que les plus belles choses, les plus grandes oeuvres d’art, ce sont bien à la nature que nous les devons.

Les illustrations de Lan Qu et ses talents d’aquarelliste font merveille et offrent un merveilleux écrin au texte de l’autrice, plein de poésie.

Elle décrit à merveille les sentiments de Thong-Li qui dépérit au fur et à mesure des exigeances toujours plus nombreuses du cruel empereur. Et, cerise sur le gâteau, elle nous transporte jusqu’en Chine le temps de notre lecture.

Une pépite que je vous recommande chaudement !

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Alex Sanders est né le 18 août 1964 dans les Pyrénées Orientales. Après avoir suivi des études de cinéma à Bruxelles, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Il n’a jamais cessé de dessiner et de peindre et, depuis 1993, il se consacre aux livres pour enfants.

Qui voilà ? C’est le loup ! Le loup qui pose toujours les mêmes questions ! Et qui veut encore manger les enfants !

C’est toujours la même chose, c’est lassant ! Alors on le fait enrager et on lui dit qu’il n’est pas le loup. Et ça, ça l’énerve !

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, j’adore Alex Sanders ! Et si mes petits lecteurs ont une préférence pour Pop, leur héros préféré, pour ma part j’ai un gros faible pour ce vilain loup qui veut sans cesse manger les enfants.

Avec Pas le loup ?, son dernier album, Alex Sanders reprend tous les codes de sa série, l’occasion pour nous de passer un chouette moment, une fois de plus.

Un grand format, des dessins colorés qui font mouche, quelques lignes de textes au vocabulaire bien adapté à la cible, autant d’atouts pour les enfants dès 2 ans qui en redemandent.

Quel bonheur que ce vilain loup croqueur d’enfants qui nous fait beaucoup rire d’album en album et que l’on fait tourner en bourrique pour le plus grand plaisir des petits !

Les enfants ont beau avoir souvent peur du loup qui veut les croquer, celui-ci leur permet d’apprivoiser cette crainte et les aider à grandir car tout se termine toujours bien et que notre loup finit toujours par être puni à la fin de l’histoire.

Un album cartonné et une série à avoir dans sa bibliothèque pour les petits mais aussi pour les grands. Pour nous, à chaque lecture, ce sont des éclats de rire garantis.

Un grand merci à l’école des loisirs pour cet album qui rejoint notre collection !

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Terry Fan a suivi une formation artistique à l’Université d’Art et Design d’Ontario à Toronto, au Canada. Ses illustrations sont un subtil mélange de techniques traditionnelles et contemporaines associant l’encre et le crayon avec des outils numériques. Terry passe ses jours (et ses nuits) à créer des portraits, des illustrations et des peintures emplies de magie.
Eric Fana suivi une formation à l’Université d’Art et Design d’Ontario où il a étudié l’illustration, la sculpture et le cinéma. Il voue une passion sans bornes aux vélos vintage, aux rouages d’horlogerie et aux rêves irréalisables. En 2017, il publie Le Noir de la Nuit (Éditions des Éléphants) avec Terry Fan, son frère. Surnommé les « Fan Brothers », le talentueux duo publie en 2018 Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf et Le Jardinier de la nuit aux éditions Little Urban.

A plusieurs mètres en-dessous du magasin « Parfaites Créatures », il y a un laboratoire secret. C’est là que vit Barnabus, notre adorable petit héros, mi-éléphant-mi-souris, sous sa cloche de verre.

Il n’est pas seul. Il y a plusieurs étagères d’autres projets ratés comme lui. Son ami Pip le cafard lui raconte la vie au dehors, les étoiles, les montagnes de la ville qui chatouillent le ciel, l’air frais.

Alors, Barnabus rêve lui aussi de liberté, de sortir de sa cloche de verre et de découvrir le vaste monde. Le jour les bonhommes verts apposent une étiquette « raté » sur leurs cloches, il comprend qu’un sort funeste les attend et qu’ils doivent s’enfuir…

Vous connaissez mon amour pour les albums des éditions Little Urban qui ont le grand talent de dénicher de véritables pépites et la merveilleuse idée de publier les albums des Fan Brothers. Je ne pouvais donc pas résister au dernier-né de leur production : Le projet Barnabus

Son format carré permet une bonne prise en mains, ses pages épaisses sont un vrai plaisir à tourner et la mise en page épatante, puisque la quasi-totalité des dessins s’étale sur deux pages à la fois, ce qui permet au talent d’Eric et Terri Fan de se déployer totalement.

L’histoire proposée aux enfants  est une belle ode à l’amitié, à la solidarité et à l’entraide et montre qu’ensemble, on peut déplacer des montagnes car ces projets ratés vont marcher main dans la main pour se sortir de ce laboratoire et gagner leur liberté.

Mais Terry et Eric Fan en profitent aussi pour faire une critique au vitriol de notre société et des atrocités commises tout au long du XXè siècle.

Le projet Barnabus c’est aussi la dénonciation à peine couvert de la privation de liberté et du rejet dont souffre les gens aux physiques différents, ceux qui ne sont pas dans la norme.

Les auteurs et illustrateurs enseignent à leurs petits lecteurs de ne pas juger et d’accepter les autres tels qu’ils sont, que quoi qu’il arrive, chacun a le droit à la différence, a le droit d’exister.

Une fois de plus, j’ai été conquise par le talent des frères Fan, la beauté de leurs illustrations bien sûr mais aussi les messages véhiculés dans cet album intelligent et sensible.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture que j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Mathieu Moreau est un dessinateur et illustrateur freelance. Il développe à travers ses dessins un style moderne et dynamique, très influencé par la culture pop. Maxe L’Hermenier est un auteur au talent aussi prolifique que varié, capable d’écrire dans des univers très différents.

Violences, humiliations, animosité… rien n’arrête le comte de Morlange qui se montre particulièrement cruel envers son épouse et son peuple, seul le plaisir de ce seigneur compte, peu importe les conséquences.

Jusqu’au jour où un vieil ermite lui prédit que, s’il ne change pas sa conduite, il sera transformé en renard les nuits de pleine lune, jusqu’à ce qu’il ait fait pénitence !

Si Renaud de Morlange est un fin chasseur, Renard, lui, a bien des choses à apprendre pour affronter les dangers de la forêt…

Le renard de Morlange est un roman d’Alain Surget adapté ici en bande dessinée par Maxe L’Hermenier pour le scénario et Mathieu Moreau pour les dessins.

Ce court récit s’apparente au conte de fée dans la grande tradition de Mesdames d’Aulnoy et Leprince de Beaumont avec l’enchantement du héros, transformé en animal, pour le punir de ses mauvaises actions.

L’histoire est rapide, on entre directement dans le vif du sujet avec une succession de scènes qui nous dévoilent la cruauté du comte, l’enchantement dont il fait l’objet, sa transformation en renard les nuits de pleine lune…

Le chasseur, devient le chassé, ce qui n’est pas pour lui déplaire tant que cela ne dure qu’une nuit mais quand le sortilège devient permanent, le comte de Morlange se rend compte de ses méfaits et l’heure du repentir ne tarde pas à sonner.

N’ayant pas lu le roman d’Alain Surget, j’ignore si Maxe L’Hermenier a été totalement fidèle mais j’imagine qu’il l’est dans les grandes lignes puisque la collection Pépites des éditions Jungle se veut d’adapter en bande dessinée pour la jeunesse, le meilleur de la littérature.

Sont d’ores et déjà parues Le fantôme de Canterville (que j’avais aimé), Les misérables, La rivière à l’envers, Le baron perché (qui me tente beaucoup)…

L’histoire se lit aisément, le rythme est vif et les planches de Mathieu Moreau accompagnent très bien ce conte moral : les décors et la nature sont réussis, les animaux tout comme les humains sont expressifs et très bien croqués. Les couleurs sont bien choisies, l’atmosphère médiévale bien rendue.

Le thème intemporel plaira aussi bien aux enfants auxquels cette bande dessinée est destinée qu’aux adolescents et aux adultes. Si vous appréciez les contes de fées et le Moyen-Age, Le renard de Morlange devrait vous séduire, je l’ai pour ma part bien apprécié.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Jungle pour leur confiance.

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