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Archive for the ‘Albums et bd jeunesse’ Category

Tourne beau carrousel. Pour démarrer la nouvelle année, rien de plus merveilleux qu’un abécédaire au beau look vintage signé Anne Montel.

Attrapeuse de chat dans la gorge, barbier de barbe à papa, cultivateur de cœur d’artichaut… de A à Z, chacune des vingt-six lettres de l’alphabet, a droit à son métier imaginaire.

Après Les jours sucrés et Chaussette, j’étais ravie de retrouver Anne Montel, sans Loïc Clément pour cette fois, avec Abécédaire des métiers imaginaires.

Dans ce très bel album, l’illustratrice nous propose des métiers tantôts loufoques tantôt poétiques que parents et enfants auront plaisir à découvrir le soir à la veillée.

Chaque double page présente un métier imaginaire, sa lettre majuscule dessinée au pinceau, sa lettre minuscule à la plume, son dessin aquarellé… et son histoire merveilleuse.

Anne Montel met comme toujours beaucoup de délicatesse et de poésie dans ses illustrations. L’imagination de ses textes nous enchante et j’ai tourné les pages de cet album avec une certaine avidité, pressée de découvrir les vingt-six métiers imaginaires et les proposions de l’autrice qui joue à merveille avec les mots et expressions de la langue française.

Les textes sont à la fois poétiques et amusants, propices aux rêveries des enfants. Certes, les plus jeunes ne saisiront pas forcément toute la beauté et la portée des textes mais qu’importe, la beauté des aquarelles emporte l’adhésion des enfants qui rêveront peut-être d’être peintre de feuilles d’automne, marchand de sable ou saleuse d’eau de mer.

Avec Abécédaire des métiers imaginaires, découvrez que chaque métier imaginaire a son histoire extraordinaire, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et à le feuilleter, et je vous conseille sans réserve cet album à découvrir absolument.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette merveille, j’ai adoré.

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Né en juillet 1969, Régis Hautière est un scénariste d’origine bretonne résidant dans les Hauts-de-France. Il rejoint les éditions Casterman en 2010 avec l’album De briques et de sang, coréalisé avec David François, puis avec la série La Guerre des Lulus, mise en images par Hardoc. Scénariste prolifique, il reprend chez Delcourt la mythique série Aquablue. Il compte à son actif une soixantaine de titres parmi lesquels les séries Abélard, Perico, Les Trois Grognards ou encore Les Spectaculaires. En 2018, en co-écriture avec Régis Goddyn, il crée pour Mohamed Aouamri sa première héroïne pour la jeunesse : Zibeline.

Décembre 1910. Le Palais de l’Elysée est victime d’un cambriolage. Le Président Fallières découvre son coffre-fort pillé : bijoux et liasses de billets ont disparu, mais plus important encore, des documents ultraconfidentiels, susceptibles de mettre en péril la sécurité du pays, ont été dérobés.

Seule une carte de visite avec un lapin dessiné, est retrouvée dans le coffre-fort. Pas de doute, il s’agit de l’œuvre d’Arsène Lapin, gentleman cabrioleur.

Les Spectaculaires se voient alors confier une curieuse mission : pour récupérer ces précieux papiers, la joyeuse troupe doit remporter, sans tricher, la grande course automobile qui reliera Paris à Berlin, au printemps prochain !

Sans quoi Arsène Lapin menace de divulguer ces documents aux rédactions des plus grands journaux d’Europe.

L’enjeu est de taille pour notre fine équipe, embarquée contre leur gré dans une folle aventure qui les conduit de Paris à Bruxelles, Amsterdam et Berlin. Parviendront-ils à remporter la grande course ? Attention, ça risque de décoiffer !

Quel plaisir de retrouver l’une de me séries chouchoutes dans ce quatrième opus hyper réussi et particulièrement désopilant.

Après Le cabaret des ombres, La divine amante, Les spectaculaires prennent l’eau, voici donc Les spectaculaires dépassent les bornes dans lequel nous retrouvons avec bonheur le professeur Pipolet, ses inventions avant-gardistes rarement fiables et la fine équipe des Spectaculaires que sont Eustache, l’homme fort, Félix le lycantrope, Evariste l’homme volant et Pétronille, qui n’a besoin d’aucun artifice pour être spectaculaire comme le dit si bien la divine Sarah Bernhardt.

Cette troupe d’artistes de cabaret un peu ratés emmenée par l’inénarrable professeur Pipolet à la mémoire vacillante et aux inventions farfelues, doit, dans ce quatrième tome, remporter une course automobile afin de récupérer les secrets d’état dérobés par le célèbre gentleman cambrioleur, Arsène Lapin !

Et comme toujours, Pétronille mise à part, ils ne se révèlent pas futés pour un sou et bataillent sec avec les inventions de Pipolet toujours aussi approximatives en diable, et qui sont censées leur permettre de battre leurs concurrents à plates coutures, à condition de pouvoir franchir la ligne de départ et d’arrivée dans les temps, ce qui ne sera pas d’une simplicité biblique pour l’équipe.

J’a trouvé ce quatrième volume absolument épatant : très amusant, avec des clins d’œil à des personnages de bandes dessinées ou à la pop culture bien vues, des péripéties et des rebondissements en pagaille pour nos héros et un dénouement spectaculaire, le suspens est une fois de plus mené jusqu’au bout, ce qui est un bon point pour les amateurs d’aventures et d’énigme.

Autre bon point pour moi la narration pleine d’humour qui se révèle très plaisante pour les adultes avec des dialogues savoureux et un vocabulaire argotique du début du 20è siècle qui nous plonge avec délectation dans une ambiance Belle Epoque très réussie.

Je trouve que le scénario de Régis Hautière est formidable, riche idée que de nous proposer une intrigue autour des premières courses automobiles, traitées ici à la manière de La grande course autour du monde de Blake Edwards ou de Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines de Ken Annakin, deux grands classiques des années 60. Une course qui permet au professeur d’étoffer sa gamme d’inventions plus ou moins ratées de façon exponentielle.

Quant aux dessins d’Arnaud Poitevin, je les trouve toujours très réussis et rythmés, ils servent parfaitement l’intrigue mitonnée par Régis Hautière et mettent en valeur les personnages.

Toutes les scènes de courses sont très réussies et on tourne les pages avec bonheur jusqu’à la dernière case et on quitte à regret ces spectaculaires en se disant qu’il faudra attendre un an de plus pour découvrir leurs nouvelles aventures.

Les quatre Spectaculaires sont décidément sympathiques en diable et le professeur Pipolet, savant particulièrement barré aux inventions scabreuses, apporte la touche humoristique indéniable qui font de ce quatrième volume, un formidable divertissement.

C’est frais, pétillant, avec une ambiance burlesque réussie et des rebondissements à la clé, je ne peux que vous recommander cette excellente série destinée aux 12 ans et plus, vous passerez un très bon moment.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture amusante et pleine de peps.

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Zozienka est née à Johannesburg, en Afrique du Sud, de parents anglais et polonais. Elle a étudié les arts graphiques à Londres (Saint Martins) avant de débuter sa carrière dans l’animation et l’illustration.

Émile a été élu Gardien de la Lune. Une importante mission qu’il prend à cœur d’honorer.

Ainsi, chaque nuit, Émile gravit l’échelle le menant jusqu’à la Lune et passe son temps à veiller sur le bel astre, s’assurant de son confort pour lui permettre de briller, déplaçant les poussières, éloignant les chauves-souris joueuses…

Émile trouve agréable de discuter avec sa nouvelle amie dans le calme de la nuit. Mais un soir la lune commence à disparaître, petit à petit. Que faire ?

Très inquiet, Émile s’enquiert auprès de ses voisins et amis. Même à l’autre bout du monde, la Lune s’efface aussi !

Le Gardien de la Lune est le premier ouvrage de Zosienka en qualité d’auteure et d’illustratrice. L’album à destination des 6 / 8 ans est de toute beauté comme vous pouvez le voir :

Zosienka propose à ses jeunes lecteurs une très jolie fable lunaire et colorée, qui aborde avec tendresse et philosophie les thèmes de la patience, de l’amitié et des cycles et mystères de la vie.

Un album qui invite à la contemplation de la nature, à prendre son temps et qui permettra aux astronomes en herbe de découvrir la lune de façon très poétique.

Une histoire du soir dont on se délecte avant d’aller dormir et qui permettra aux enfants de faire beaux rêves, emportés par la douceur de ce récit délicat et tendre.

Un grand merci aux éditions Saltimanque pour cette merveilleuse lecture, j’ai adoré !

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Édimbourg, 1958. Pour Scotland Yard, la disparition de David Archer n’a rien d’inquiétant. Après quatre mois d’absence, tout laisse penser qu’il a volontairement quitté le domicile familial pour refaire sa vie à Londres. L’affaire est classée sans suite par la police et sa mère va de l’avant en prenant un travail afin de subvenir à leurs besoins.

Mais pour Jeffrey, son fils de 13 ans, la police fait fausse route. Son père lui avait promis de revenir à temps pour assister à l’entrée en ville de la Reine et il n’a jamais manqué à sa parole.

Et s’il n’est pas revenu, c’est qu’il lui est arrivé quelque chose. D’ailleurs, il se souvient que la veille de son départ, son père avait évoqué une mission mystérieuse.

Et si c’était un agent secret ? Et s’il était retenu en otage quelque part ?

C’est décidé, puisqu’il ne peut pas compter sur les adultes, il mènera sa propre enquête accompagné de son chien Sherlock !

Le train de 16h54 est le premier tome d’une toute nouvelle série, Lord Jeffrey, signée Joël Hemberg pour le scénario et Hamo pour les dessins.

Cette bande dessinée policière à destination des 12 ans et plus nous plonge dans une ambiance british comme je les aime à la fin des années 50. Le titre rappelle celui d’un célèbre roman d’Agatha Christie et le chien a le même prénom que le plus célèbre des détectives, le ton est donné d’emblée, pour mon plus grand plaisir !

Ce premier volume est très introductif, il nous présente les différents protagonistes et plante le décor pour ceux à venir, ce qui est assez frustrant car toutes les questions restent sans réponse.

Ceci mis à part, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette bande dessinée, les dessins classiques mais élégants de Hamo et les personnages proposés par l’auteur, notamment Jeffrey et son chien.

Dommage que le personnage de la mère soit si effacé et cantonné à sa cuisine, mais vue l’époque de l’intrigue, ce n’est guère étonnant !

Le scénario est intéressant et bien rythmé, Joël Hemberg nous plonge dans une atmosphère d’espionnage pleine de secrets, de mystères et je suis vraiment curieuse de connaître la suite de cette intrigue passionnante à suivre.

Le suspens est bien maitrisé, les scènes d’action succèdent à des scènes plus réfléchies, le tout avec un équilibre bien dosé.

En bref, un premier opus prometteur, vivement le tome 2 !

Merci à Babelio et aux éditions Kennes pour cette lecture.

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La mère d’Ernest est morte et son père a disparu. Ernest a été recueilli par Précieuse, sa grand-mère. Aujourd’hui, à dix ans, il ne connaît que la vie ennuyeuse qu’il partage avec elle. Excellent élève, Ernest prend garde à rester éloigné des autres. Jusqu’au jour où Victoire arrive dans sa classe. Elle a treize frères, ce n’est pas Ernest qui va l’impressionner. Au contraire, la voilà qui le sort de la monotonie pour le projeter dans la vie…

Ernest a dix ans. Dix ans qu’il s’ennuie seul, élevé par sa grand-mère Précieuse et la gouvernante Germaine depuis le décès de sa mère en le mettant en monde. Son père, a depuis lors, disparu de la circulation.

La vie n’a pas épargné Précieuse qui vit dans le souvenir de ses chers disparus et fait vivre à son petit-fils une existence bien triste, sans distraction ni sortie pour égayer son quotidien.

Les heures sans saveur s’écoulent ainsi jusqu’au jour où Victoire de Montardent fait une entrée fracassante dans sa classe et dans sa vie d’enfant unique, soufflant un vent d’amour et de folie sur ce quotidien morose.

Victoire, seule fille après 13 garçons, tombe immédiatement amoureuse d’Ernest et lui prédit qu’ils se marieront une fois adultes. En attendant, elle est bien décidée à faire entrer son amoureux dans la modernité en lui faisant découvrir le téléphone, la télévision et surtout la joie de vivre.

Armé de sa plume et aidé par Victoire, Ernest va rompre ces silences depuis trop longtemps installés et tenter de remonter le fil de ses origines familiales…

Rue de Sèvres et Nicolas Pitz continuent leurs adaptions de romans emblématiques édités par L’école des loisirs et cette fois-ci, c’est au tour du titre de Susie Morgenstern, Lettres d’amour de 0 à 10, de prendre vie sous forme de roman graphique.

Je ne saurai vous dire si le scénario est totalement conforme au roman éponyme ou si l’intrigue a été simplifiée puisque je ne l’ai pas lu mais j’ai trouvé cette bande dessinée tout simplement délicieuse, mon seul bémol : qu’elle soit trop courte tant j’ai adoré !

Sous des traits irrésistibles à la manière du petit Nicolas, Thomas Baas nous fait découvrir Ernest et Victoire. Le début de l’histoire est un peu triste puisque l’on voit le morne quotidien d’Ernest, excellent élève, mais terriblement seul.

Heureusement pour lui et pour nous, Victoire vient vite égayer sa vie et notre lecture par sa truculence, sa vivacité et sa grande joie de vivre. Ses frères et ses parents vont accueillir à bras ouverts Ernest et sa grand-mère, permettant au petit garçon de découvrir ce qu’est une vie de famille et d’oser enquêter sur ses origines.

L’histoire est toute simple et douce, et pourtant, on se laisse vite prendre par ce récit pour les enfants notamment grâce aux protagonistes de ce roman graphique qui sont particulièrement attachants et très touchants.

L’autre point fort de cette adaptation, c’est bien sûr le talent indéniable de Thomas Baas que je découvre ici. J’ai beaucoup aimé son coup de crayon, son utilisation des couleurs, le découpage des planches, tout m’a plu. Il a su croquer à merveille les visages et leurs expressions, a mis du dynamisme dans ses dessins, des atouts pour le public visé : les 10 ans et plus.

En bref, un bon roman graphique pour les enfants, l’adulte que je suis y a également trouvé son compte, je vous recommande donc vivement ce titre qui frôle le coup de cœur.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette lecture !

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Beatrice Blue est une illustratrice canadienne issue de l’animation. Elle travaille régulièrement avec Dreamworks et Nickelodeon. Elle se lance dans l’illustration jeunesse avec Harper Collins et depuis peu avec Little Urban. Il était une fois la corne des licornes est son premier album à destination des enfants.

Il est de notoriété publique que les licornes ont une corne, tout le monde le sait, non ? Mais pourquoi en ont-elles une, et une seule ?

Jeanne est une petite fille qui vit au cœur d’une forêt enchantée, entourée d’arbres et d’animaux. Lors d’une de ses promenades, elle découvre des bébés poneys s’entrainant à voler dans les airs.

Absolument sous le charme, elle découvre néanmoins l’un d’entre eux au sol, très triste. Jeanne va tout faire pour venir à son aide et lui redonner le sourire…

Il était une fois la corne des licornes est le premier album pour enfants de Béatrice Blue. Illustratrice issue de l’animation chez Dreamworks, elle propose aux petits lecteurs âgés de 3 à 5 ans, une histoire pleine de magie, de paillettes et de licornes : le parfait combo pour Noël !

Magnifiquement illustré avec des touches de lumières, cette histoire est digne des contes de fées avec une histoire pleine de magie et de féérie qui nous donne une explication sur l’origine des licornes.

Une histoire, qui au-delà de la magie, met l’accent sur l’amour, la bienveillance, l’amitié et sur la confiance en soi, autant d’ingrédients qui se révèlent la plus puissante des magies.

De belles valeurs qui donnent des ailes aux licornes mais surtout aux enfants qui découvriront avec cet album qu’ils peuvent tous être de grands magiciens en croyant en eux et en leurs rêves.

Vous l’aurez compris, Il était une fois la corne des licornes, est un très bel album que je vous le conseille vivement !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette chouette lecture !

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Après une petite souris, des fantômes, un enfant sauvage et le monstre du Loch Ness, Astrid décide de venir en aide au yéti !

Il neige abondamment sur la ville de New York. Les journées sont longues pour Astrid qui s’ennuie terriblement : elle ne peut sortir et personne ne veut jouer avec elle.

Aussi, quand elle entend à la radio qu’un Yéti s’est évadé du zoo et se retrouve en liberté, elle fait tout pour essayer de l’apercevoir à travers ses jumelles.

Quelle surprise lorsqu’elle l’aperçoit enfin sur sa terrasse ! Puisque aucun adulte ne la croît, elle décide d’aller capturer le fugitif elle-même.

Et si ce Yéti n’était finalement pas l’abominable et sauvage homme des neiges mais plutôt un nouveau compagnon de jeux ? L’homme des neiges sera-t-il accepté par l’entourage d’Astrid ? Saura-t-on lui faire une place dans cette vie urbaine ?

Chaque année, j’attends avec une impatience non feinte, un nouvel album mettant en scène l’irrésistible Astrid Bromure.

Souvenez-vous j’avais adoré les quatre premiers tomes Comment dézinguer la petite souris, Comment atomiser les fantômes, Comment épingler l’enfant sauvage et Comment lyophiliser le monstre du Loch Ness.

J’étais donc ravie de retrouver cette chère Astrid dans Comment refroidir le yéti, sa cinquième aventure et une fois encore, le charme a opéré car j’ai adoré cet opus tout aussi réussi que les autres.

J’ai vraiment un coup de cœur pour cette série très jeunesse plutôt destinée aux 7 / 9 ans que je trouve so vintage avec ses illustrations de style années 20 (époque où se passe les intrigues) et les dialogues savoureux des personnages qui plairont aussi bien aux adultes qu’aux enfants avec des piques, des gags et des traits d’humour à chaque page et des situations scabreuses pour notre Astrid et sa famille qui se retrouvent aux prises avec le fameux abominable homme des neiges qui est loin d’être aussi méchant qu’on le prétend !

Cette tempête de neige qui secoue New York sera l’occasion pour Astrid de vivre une chouette aventure et se faire un nouvel ami en la personne du yéti, amitié qui permettra également à son père de se débarrasser à bon compte du dernier étage de sa toute nouvelle tour dont personne ne veut pour cause de froid extrême.

Comme toujours, pas de répit ni d’ennui pour le lecteur grâce au scénario de Fabrice Parme qui multiplie les rebondissements de la première à la dernière page. Outre l’histoire et l’humour, j’adore l’atmosphère délicieusement vintage qui se dégage de cette série : le graphisme, les couleurs, la typographie, les décors, les visages expressifs… le travail de Fabrice Parme est un vrai régal pour les yeux d’autant plus que l’ensemble du travail éditorial est soigné, comme toujours chez Rue de Sèvres qui offre décidément à ses jeunes lecteurs des bandes dessinées réussies tant sur le fond que sur la forme.

Les dialogues de Fabrice Parme sont toujours aussi bons et font mouche à chaque fois par leur drôlerie et leur intelligence, avec comme toujours un joli message sur la tolérance et l’acceptation des autres. Une série qui ne s’essouffle pas et que je vous recommande chaudement que vous soyez petit ou grand !

Vous l’aurez compris Comment refroidir le yéti est une bande dessinée loufoque à mettre entre toutes les mains dès 9 ans, et ce n’est pas mon Sami-Chameau de fils qui dira le contraire car il adore aussi, et attend chaque tome avec beaucoup d’impatience ! Comme quoi, Astrid plaît aussi aux garçons…

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour ce coup de cœur collégial !

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Malika Ferdjoukh a séché quelques films à la Cinémathèque pour suivre des cours à la Sorbonne. Elle a publié une trentaine de romans pour la jeunesse. Elle vit entre Paris, la Normandie… et Parci-Par-là. Se vit recevoir quelques jolis prix au début de sa carrière… Puis plus rien du tout depuis… depuis… depuis… Oh, forget it, Jake ! it’s Chinatown. Ne tweete pas, ne facebooke pas, ne rézo-socialise pas (bon zut, quoi, elle a une vie.)

Aujourd’hui, 31 octobre, trois générations de Coudrier sont réunies à la Collinière, la grande demeure familiale entourée de forêts et d’étangs, pour fêter, comme chaque année, l’anniversaire de Papigrand, le patriarche.

Comme c’est aussi Halloween, Mamigrand a envoyé les petits chercher des citrouilles au potager pour les voisins américains. Mais dans le carré de cucurbitacées encore enveloppé des brumes de l’aube, il y a comme un pépin.

Un homme étendu de tout son long, plein de taches rouges, silencieux. Mort. Pour ne pas gâcher la fête, les enfants décident de cacher le corps.

Les soupçons gagnent les esprits des cousins qui observent les comportements pour le moins étrange des adultes. Tous semblent avoir un mobile qui les accuse. Peu à peu, l’écheveau se dénoue, révélant de lourds secrets de famille et plusieurs assassins potentiels…

Rue de Sèvres et Nicolas Pitz ont eu la bonne idée d’adapter le roman Sombres citrouilles de Malika Ferdjoukh et de le faire paraître pour Halloween, c’est donc entre la soirée du 31 octobre et le 1er novembre au matin que j’ai découvert cette histoire pleine de secrets de famille et de rebondissements.

Les protagonistes de ce roman graphique sont nombreux, je me suis parfois perdue entre les cousins et leurs parents, mais ceci mis à part ce fut une bonne lecture. On suit donc la famille Coudrier réunie au grand complet pour l’anniversaire de son patriarche.

L’occasion pour les cousins Hermès, Madeleine, Violette, Annette et Colin-six ans de se retrouver et pour nous de les découvrir. Il y a les ados Hermès et Madeleine qui seront les narrateurs de l’histoire et qui vont tenter de découvrir l’identité du mort et surtout le coupable du meurtre, ce qui sera loin d’être simple car cette famille cumule les secrets et les non-dits !

Côté graphisme, j’ai beaucoup apprécié le travail de Nicolas Pitz. Les planches sont bien découpées et agréables à lire, les couleurs font la part belle à l’automne avec du rouge, de l’orange, du noir et du vert.

Mention spéciale pour les scènes de nuit qui sont très réussies : toutes noires avec des traits verts, c’est très bien vu et ça permet vraiment de démarquer le jour de la nuit.

Les personnages sont bien croqués et sont facilement repérables, une fois qu’on a bien en tête les prénoms, ce qui est un très bon point vu la multiplicité des protagonistes.

Je ne saurai vous dire si le scénario est totalement conforme au roman éponyme ou si l’intrigue a été simplifiée puisque je ne l’ai pas lu mais j’ai trouvé la narration bien rythmée et fluide. Les sentiments et les animosités au sein de cette famille sont également bien reproduits et sonnent vrais.

En bref, un bon roman graphique pour les adolescents et adultes, idéal à lire en automne. Si vous ne le connaissez pas encore, c’est le moment où jamais.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette chouette lecture !

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Pop, le petit dinosaure, doit sauver Fifi des griffes du loup.

Quelle horreur !! Fifi la girafe, l’amie de Pop, a été enlevée par le loup, qui prévoit de la cuisiner à feu doux. Le dinosaure de toutes les couleurs et ses amis se précipitent pour la sauver. Mais il va leur falloir ruser si ils veulent berner le loup et délivrer Fifi avant qu’elle n’atterrisse dans son estomac !

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, je suis une grande fan d’Alex Sanders et spécialement de sa série consacrée au loup que j’adore au point de connaître les albums par cœur.

Mes petits lecteurs préfèrent quant à eux Pop le petit dinosaure. Il faut dire que cet animal sorti tout droit de la Préhistoire a tout pour leur plaire de par ses couleurs et la simplicité de ses histoires qui fait que les plus petits dès 1 an accrochent tout de suite à chacune de ses aventures.

Et chaque nouvel arrivage d’un nouvel album de leur héros préféré, c’est immédiatement la joie et le bonheur dans leurs petites mirettes, c’est donc un plaisir pour moi de leur lire les aventures de ce gentil petit dinosaure et de ses amis.

Nous avons retrouvé dans Pop et le grand méchant loup tout ce que nous aimons avec ce héros des tout-petits : de bons sentiments, de la bienveillance, de l’humour et des animaux !

Mais aussi quelques péripéties car il arrive toujours quelque chose à notre gentil Pop ou à ses amis mais heureusement tout se termine toujours formidablement bien au grand soulagement de mes petits lecteurs.

Cerise sur le gâteau de cet album : la rencontre entre Pop et mon cher vilain loup, qui, comme toujours, espère améliorer son ordinaire en dévorant cette fois-ci cette pauvre Fifi !

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller la série Pop et notamment Pop et le grand méchant loup, un album dynamique qui ravira les petits qui vous entourent !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

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Après des études de graphisme à l’École supérieure d’arts appliqués de Bourgogne (2001-2005) et une expérience de directrice artistique à Paris (2006-2009), MARIANNE ALEXANDRE se consacre entièrement à l’illustration et signe ici sa première BD jeunesse.

Un nuisible fantastique vous importune ? Lothaire Flammes, chasseur de monstres et son fidèle chat sentinelle Chatterton, vous débarrasseront de vos pires cauchemars grâce à des pigments sacrés !

Car le jeune shaman chasse les monstres d’une façon très particulière, c’est avec son talent de dessinateur que le chasseur les capture dans son grimoire magique.

C’est d’ailleurs ce qu’Alierin Nera espère en faisant appel à leurs services alors qu’une mystérieuse créature terrifie le village de Wisteria.

Une affaire de routine en perspective pour Lothaire ? Certainement pas car l’aventure va se révéler pleine de rebondissement et de rencontres intéressantes pour le jeune chasseur de monstres…

Une fois n’est pas coutume, c’est mon Sami-Chameau de fils qui a repéré Lothaire Flammes en librairie et en feuilletant avec lui Chasseur de monstres, le premier tome de la série, nous avons aussitôt eu envie de l’ajouter à notre pal.

Il n’a d’ailleurs pas eu le temps de croupir sur nos étagères car mon fils l’a immédiatement lu et adoré l’aspect magique avec les incantations, et je l’ai découvert pour ma part quelques jours plus tard.

L’histoire est charmante et bien adaptée aux enfants, elle ne se révèle pas très originale si on excepte la façon dont Lothaire capture les monstres : pas d’armes ici ni d’incantations magiques, mais des dessins réalisés à l’aide de pigments sacrés.

Lothaire est un personnage attachant et les jeunes lecteurs auront plaisir à suivre les aventures de ce jeune orphelin. Bien sûr, l’adulte que je suis aurait préféré une intrigue plus étoffée et davantage inédite mais elle fait mouche auprès du public visé et c’est bien ça le plus important.

Au-delà de la magie, les dialogues sont assez drôles, les joutes verbales entre Chatterton et Lothaire sont savoureuses et j’ai vraiment passé un chouette moment avec eux même si le scénario reste très jeunesse et manque d’épaisseur pour les adultes.

Le gros point fort de cet album ce sont bien sûr les très belles illustrations de Marianne Alexandre, pleines de couleurs douces et lumineuses. Grâce à elles, les pages se tournent toutes seules et on arrive vite au point final.

J’ai d’ailleurs bien apprécié les pages complémentaires à la fin de l’histoire avec quelques exemples de créatures et les pigments que doit utiliser Lothaire pour les neutraliser.

Une série prometteuse que je conseille aux enfants, pour ma part, je lirai la suite avec plaisir lorsqu’elle paraitra.

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