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Archive for the ‘Cosy mysteries, romans policiers et thrillers’ Category

Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, au pays de Galles. 

Comté du Kent, Angleterre, 1934. Passer un smoking pour le dîner, utiliser une fourchette pour la viande, une autre pour le poisson… Franchement, quel intérêt à toutes ces simagrées ?

C’est pourtant bien ce à quoi va devoir se plier Jack Altringham, héritier du duc d’Eynsford fraîchement débarqué d’Australie.

Pour l’aider, une seule candidate, la charmante Georgie. Mais, dès son arrivée à Kingsdowne Place, dans le Kent, elle découvre que certains membres de la famille d’Eynsford se donnent beaucoup de mal pour mener la vie dure à son élève. Et quelques jours plus tard, le duc meurt poignardé.

Aux yeux de tous, Jack est le suspect parfait. Sauf pour Georgie qui va tout faire pour démêler le faux du vrai entre petits secrets, rancune de classe et vengeance à froid…

Son espionne royale et l’héritier australien est le septième tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques, les années 20/30 et les cosy mysteries, autant vous dire qu’une série qui réunit ces trois éléments ne peut que me séduire !

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille et Darcy O’Mara, homme charismatique et mystérieux qui fait battre le coeur de notre héroïne, sans oublier Queenie, la bonne impayable de Georgie.

J’ai adoré l’ambiance de campagne anglaise de ce roman, découvrir le quotidien, les us et coutumes d’une famille aristocratique que l’autrice décrit si bien, on se croirait dans Downton Abbey et j’ai adoré cet aspect.

Il sera ici beaucoup question d’héritage mais aussi de la famille, des liens familiaux et aussi d’homosexualité, thème ô combien tabou à l’époque où est censée se passer cette histoire.

La plume de Rhys Bowen est fluide et enlevée, pleine d’humour, la galerie de personnages qu’elle nous brosse est bien intéressante, même si certains sont davantage dessinés que d’autres pour les besoins de l’enquête.

L’intrigue policière est bien ficelée avec des rebondissements et des fausses pistes et j’avoue que l’autrice m’a, une fois encore, bien eue : je n’ai pas été capable de trouver le coupable du meurtre de l’odieux duc même si le mobile, lui, était bien évident, et j’ai beaucoup apprécié de m’être fait menée par le bout du nez.

Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette série ce sont les personnages féminins qui ont des caractères bien trempés : ce sont des femmes fortes, intelligentes et indépendantes, qui savent mener leur barque ! En premier lieu notre héroïne et la duchesse, mère de la victime.

Vous l’aurez compris, ce tome a comblé toutes mes attentes : une bonne intrigue, de l’humour et une atmosphère cosy, autant d’atouts qui font de ce cosy crime un très bon moment de lecture.

Si vous aimez les ambiances so british, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire, c’est une série que je vous recommande !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british, j’ai adoré !

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Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Auteur des Nouvelles Enquêtes du juge Ti, il a notamment reçu le prix Arsène Lupin et le prix Historia du roman policier historique pour sa série Voltaire mène l’enquête.

Derrière son éventail et ses hautes coiffes, Marie-Antoinette gère aussi les affaires sensibles du royaume. Quand un certain chevalier d’Eon se présente à la Cour, sa Majesté tombe sous le charme de ce curieux diplomate qui a pour habitude de revêtir des vêtements féminins.

Mais voilà que le chevalier est accusé de meurtre. Et la Reine a horreur des injustices ! Persuadée de son innocence, elle ordonne à Rose et Léonard, ses fidèles détectives, de l’aider à échapper à la police royale. Réussiront-ils à démasquer le véritable meurtrier ?

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Les fourberies d’escarpin tant j’avais apprécié les précédents opus d’Au service de Marie-Antoinette.

Et ce nouveau volet ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête truculente, délicieuse et menée tambour battant, un petit bijou d’humour et d’intelligence avec pour toile de fond la guerre d’indépendance des Etats-Unis.

On y côtoie en sus Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, vendeur d’armes aux insurgés et bien dépité par l’interdiction du roi de faire jouer sa pièce Le mariage de Figaro ; et le chevalier d’Eon, espion du feu roi Louis XV qui entend ici faire chanter le gouvernement en échange de son silence sur le cabinet secret de Louis le Bien-Aimé, dissous par son petit-fils et successeur !

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour la reine, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode pour des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Rose paye ses dettes, Léonard est d’une ladrerie rare. Rose est courageuse, Léonard pleutre. Et j’en passe et des meilleurs.

Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils savent aussi faire front commun pour mener à bien leur mission et retrouver l’assassin des anciens espions du roi Louis XV qui tombent comme des mouches dans le sillage du chevalier d’Eon.

Le duo est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles. L’auteur a bien travaillé la psychologie de ses personnages et certains passages sont vraiment drôles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France, les saillies et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple.

La toile historique est aussi très bien respectée, Frédéric Lenormand connaît très bien le règne de Louis XVI et sous sa plume, on suit les coulisses de la diplomatie, les services secrets, la politique de cette époque et la vie à Versailles.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! Je suis à jour dans cette série et j’attends le prochain tome à paraitre fin octobre pour retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure. Et si vous ne connaissez pas encore cette série, qu’attendez-vous ??

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Engagé dans l’humanitaire pendant la guerre en ex-Yougoslavie, puis capitaine de police à la section Enquête et Recherche de la police judiciaire du 93 pendant dix-huit ans, Olivier Norek est l’auteur de la trilogie du capitaine Coste (Code 93, Territoires et Surtensions) et du bouleversant roman social Entre deux mondes, largement salués par la critique, lauréats de nombreux prix littéraires et traduits dans plus de dix pays. Avec Surface (Prix Maison de la Presse, Prix Relay, Prix Babelio-Polar et Prix de l’Embouchure), il nous entraîne dans une enquête aussi déroutante que dangereuse.

Ici, personne ne veut plus de cette capitaine de police. Là-bas, personne ne veut de son enquête.

Cela faisait quelques temps déjà que je voulais découvrir la plume d’Olivier Norek tant les avis que j’ai pu lire sur ses romans sont dithyrambiques. J’ai donc jeté mon dévolu sur un one shot : Surface et je ne le regrette pas.

Il faut dire que l’auteur fait très fort dès la page 2, son héroïne Noémie Chastelain, se prend une balle en pleine figure alors qu’elle fait une descente avec son groupe chez un dealer. Défigurée, elle est prise en charge par l’armée, habituée à gérer les gueules cassées.

Après 60 jours d’arrêt, elle entend bien reprendre son travail au Bastion, anciennement 36 quai des orfèvres mais sa hiérarchie ne l’entend pas de cette oreille car son visage rappelle à toute l’équipe les dangers du métier.

Noémie se retrouve donc parachutée à Decazeville, une petite ville de l’Aveyron, la région natale de l’auteur.

Furax, bouillonnante, la fliquette vit mal son exil. La parisienne hyper speedée vient déranger la tranquillité de ses nouveaux collègues et des eaux du lac d’Avalon.

Mais ces lieux à l’apparence tranquille cachent des secrets qui ne vont pas tarder à remonter à la surface : des cadavres d’enfants disparus retrouvés dans des fûts, immergés dans l’ancienne cité d’Avalon, recouverte par les eaux en 1994.

Alors qu’elle n’a qu’une envie, retourner à Paris, Noémie va se retrouver contrainte à enquêter et se surprendre à goûter à cette vie provinciale qu’elle pensait abhorrer.

Le visage abîmé et l’âme cassée, Noémie Chastain va remuer la surface tranquille du petit village, tout chambouler et tout remuer, les eaux du lac comme la terre du cimetière. Olivier Norek signe ici un polar diablement efficace, addictif et bien agréable à lire, abordant une foule de thématiques toutes plus intéressantes les unes que les autres.

L’écriture sèche et directe de l’auteur, son gros travail de documentation, le rythme soutenu, le suspens mené au bout, l’enquête bien ficelée, la psychologie des personnages, l’héroïne bien attachante, tout concours à faire de cette histoire, une réussite.

Un polar à l’ancienne passionnant avec sa touche féministe et de belles descriptions, avec en sus, la mise en lumière de la brigade fluviale que j’ai aimé découvrir ici.

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Agatha Christie est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciées de son temps. Auteure de quatre-vingt-quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intrigues policières, d’une vingtaine de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle est parvenue à faire de ses oeuvres de grands succès du XXe siècle, lues partout dans le monde (plus de 2 milliards d’exemplaires vendus).

Même les plus aguerris des enquêteurs ont besoin d’un peu de répit de temps à autre et, que leurs faveurs aillent à la beauté d’un temple grec ou à la douceur d’une croisière sur le Nil, la saison chaude a de quoi séduire tous les caractères.

Mais le crime, lui, ne prend pas de vacances, et nos fins limiers devraient se méfier : cet été, il se pourrait bien qu’ils aient à redouter davantage que des coups de soleil…

Sous le soleil rassemble dans toute leur diversité les plus grands enquêteurs de la reine du crime : d’Hercule Poirot à Miss Marple, sans oublier les plus atypiques, tels que le futé Parker Pyne, les époux Beresford ou le mystérieux Harley Quinn.

Douze nouvelles toutes très intéressantes parues dans différents recueils tout au long de la carrière de la reine du crime. Ce n’est donc en aucun cas un recueil inédit mais lorsque l’on aime la célèbre romancière anglaise, on a plaisir à (re)découvrir ses courts récits, d’autant qu’ils ont tous bénéficié d’une nouvelle traduction.

Car même sur un format aussi court, Agatha Christie fait mouche, et bien malin celui ou celle qui découvrir le fin mot de chaque histoire tant elle n’a pas son pareil pour nous tricoter des énigmes dont seuls ses héros ont la clé !

Même si j’ai aimé ces douze nouvelles, mes préférences vont à Le seuil ensanglanté Miss Marple, Un dîner peu ordinaire avec Hercule Poirot, Le sinistre inconnu avec Tommy et Tuppence, L’oracle de Delphes avec Parker Pyne, Jane trouve du travail et L’émeraude du Rajah.

La thématique des vacances est présente dans plusieurs de ces nouvelles et cette belle couverture donne envie de lire ces 12 petits meurtres au bord de la piscine ou de la plage. Associant ambiance, style et élégance, les recettes d’Agatha Christie sont comme des bons cocktails, classiques et réussis et j’en redemande à chaque fois.

Si vous n’avez jamais lu la reine du crime, ce petit recueil vous donnera un aperçu de son grand talent et si vous êtes, comme moi, friand.e.s de cosy mysteries, vous passerez un excellent moment.

Un recueil qui met l’eau à la bouche et me donne envie de retrouver la reine du crime bien plus souvent tant j’ai plaisir à la lire à chaque fois. Je compte donc bien glisser d’autres titres dans mes futures piles à lire mensuelles !

Et vous, aimez-vous Agatha Christie ?

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Bienvenue dans la ville la plus déjantée de Belgique ! De passage à Liège pour une exposition de ses peintures, René Magritte se promène sur les quais avec son épouse Georgette et leur chienne Loulou. Soudain, ils reconnaissent un célèbre chanteur des rues, dans son habit de scène constellé de fleurs en plastique.

L’artiste est en train de pêcher. Attention, ça mord ! Mais voilà que sort de l’eau un pied de fillette dans un soulier doré ! Fini, les flâneries, René et Georgette partent percer ce mystère dans la Cité Ardente du grand Simenon…

Nom d’une pipe ! A Knokke-le-zoute ! et Les fantômes de Bruges s’étaient révélés très divertissants et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes dans leur quatrième enquête, Liège en eaux troubles, qui a pour cadre la ville de Liège comme vous l’aviez déjà deviné, une cité que j’ai désormais très envie de découvrir, notamment pour ses gourmandises.

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller Liège, autour de la vie et des romans d’un grand auteur de romans policiers, Georges Simenon, le créateur du célèbre commissaire Jules Maigret.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle me pique avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte, adore le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft ! Si j’avais trouvé le troisième opus un chouilla moins intéressant, celui-ci s’est révélé passionnant entre les clins d’œil à l’œuvre de Simenon et les personnages freaks à qui le tueur s’en prend, je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un chouette quatrième tome que je vous conseille si vous aimez les cosy crimes et l’humour noir, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Lynn Messina est l’autrice de plus d’une douzaine de romans, dont le best-seller Fashionistas qui a été traduit en seize langues. Elle a régulièrement écrit pour la presse, notamment pour la chronique  » Modern Love  » du New York Times. Lynn vit à New York avec ses fils.

Miss Beatrice Hyde-Clare est bien décidée à ne plus jamais se mêler de ce qui ne la regarde pas. Donc, quand un dandy s’écroule raide mort à ses pieds, elle ne ressent aucune envie d’enquêter. Vraiment aucune.

Sauf que l’arme du crime lui est étrangement familière… Voilà Bea en route pour le British Museum pour confirmer ses soupçons ! Et, surprise : le duc de Kesgrave apparaît comme par magie à ses côtés.

Une scandaleuse supercherie est le second tome des enquêtes de Bea Hyde-Clare. Souvenez-vous au printemps, je m’étais régalée à la lecture du premier opus et sa suite est clairement à la hauteur. Entre Jane Austen et La Chronique de Bridgerton, l’autrice nous propose une enquête haute en couleurs au temps de la Régence anglaise, menée tambour battant par une héroïne malicieuse et attachante.

Si vous aimez la Régence anglaise, les romances et les cosy mysteries, cette nouvelle saga est faite pour vous ! La plume de Lynn Messina est tout simplement exquise et j’adore son duo de héros composé de Bea et de Damien.

Beatrice Hyde-Clare, détective malgré elle au temps de la Régence anglaise, se retrouve à enquêter sur un nouveau meurtre… au côté du duc de Kesgrave ! Cette fois-ci, point de campagne, mais Londres et ses bals, sa Saison de jeunes filles mais aussi son british museum.

Le duo Bea / Kesgrave, dont on devine qu’ils vont vite tomber amoureux dans les tomes à venir, est très réussi et leur association se révèle fructueuse pour mener cette nouvelle enquête. Leurs relations s’étoffent et il est amusant de constater que Kesgrave, qui pourrait conter fleurette à n’importe quelle jeune fille de la bonne société, préfère côtoyer une vieille fille dont tout le monde trouve le physique vraiment passable !

L’intrigue se révèle vraiment bien ficelée, émaillée de fausses pistes comme il se doit avec une multiplicité de mobiles et l’autrice m’a bien bernée, je n’ai jamais trouvé l’identité du coupable, bien joué Lynn Messina !

La plume fluide et pleine d’humour de l’autrice, ses dialogues bien ciselés, sont la cerise sur le gâteau et il me tarde déjà de retrouver Bea dans sa troisième enquête, à paraitre en octobre prochain.

Un grand merci aux éditions Les escales pour ce bon moment de lecture !

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La Française Johana Gustawsson s’est fait un nom sur la scène du polar international en seulement trois romans. Sa série Roy et Castells a été cédée en onze langues et est en cours d’adaptation télévisuelle.

Lac-Clarence, Québec, 2002. Maxine Grant, inspectrice et mère célibataire dépassée, est appelée sur une scène de crime affreuse. L’ancienne institutrice du village, appréciée de tous, a massacré son mari, le lardant de coups de couteau.

Paris, 1899. Lucienne Lelanger refuse d’admettre la mort de ses filles dans un incendie. Elle intègre une société secrète dans l’espoir que le spiritisme et la magie noire l’aideront à les retrouver.

Lac-Clarence, 1949. La jeune Lina vit une adolescence mouvementée. Pour la canaliser après l’école, sa mère lui impose de la rejoindre à la Mad House, la maison de repos où elle travaille. Lina y rencontre une étrange patiente, qui lui procure des conseils pour le moins dangereux…

Avec Te tenir la main pendant que tout brûle, Johana Gustawsson nous propose un thriller sur trois temporalités portées par trois héroïnes pour chaque époque. Un roman choral donc et une intrigue façon poupées russes diablement bien ficelée.

Trois personnages, trois époques et trois histoires qui s’entrecroisent pour n’en faire qu’une, des chapitres courts et une plume alerte rendent ce roman très addictif, au point que je suis venue à bout de ces trois cents et quelques pages en vingt-quatre heures seulement !

Johanna Gustawsson que je découvre ici nous offre un thriller psychologique sombre et passionnant autour du destin de trois femmes, trois mères éprouvées ou dépassées par la maternité.

A travers chacun de ces personnages, l’auteure explore aussi les entraves rencontrées par les femmes. Depuis le décès de son mari, Maxine élève seule ses deux enfants. Alors qu’elle a un métier très prenant, elle doit jongler entre plusieurs rôles, celui de maman d’un bébé et d’une ado et celui de policière, et l’épuisement la guette.

Pauline, elle, demeure muette sur son crime. Elle semblait former un couple uni avec son époux. Écrivain célèbre, ce dernier était dans la lumière, sa femme était dans l’ombre. Lucienne, elle, a vécu la pire tragédie : la disparition de ses enfants. Elle cherche l’espoir dans les ténèbres à travers les sciences occultes.

Lina, quant à elle, est une jeune fille harcelée par la fille la plus populaire du collège. Elle va bientôt être prise sous l’aile protectrice d’une pensionnaire de la Mad House dans laquelle sa mère travaille.

J’ai perçu très vite le lien entre les héroïnes et les trois intrigues m’ont passionné toutes autant les unes que les autres. Je retrouvais Maxine, Lina et Lucienne avec plaisir, mais aussi avec le regret de quitter la précédente. Elles paraissaient évoluer en parallèle puis, des petits cailloux étaient semés et finissaient par former une passerelle.

Le chemin semblait alors tracé, c’est alors que Johanna Gustawsson a tout fait voler en éclats. Bien que je ne me sois pas réellement attachée aux héroïnes tant je l’ai lu vite et que j’ai découvert quelques pans de la vérité, ce thriller m’a scotchée par son final, certes un peu abrupt, mais réellement machiavélique.

Certaines révélations font vraiment froid dans le dos et j’ai achevé cette lecture K.O debout, bluffée par la noirceur et les évènements jaillis de la plume de l’autrice. Une vraie réussite que je vous recommande vivement ! Ce n’est pas Belette qui dira le contraire, retrouvez son avis ici.

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Auteur confirmé, Hervé le Corre signe avec ce cinquième roman un livre très original, tant par son intrigue que par son style.

A Paris, pendant les dix derniers Jours de la Commune. Dans les rues de la ville bombardée où se dressent des barricades, le mal rôde. Des jeunes femmes disparaissent, enlevées par un personnage aussi pervers que repoussant.

Parmi elles, Caroline, la bien-aimée du sergent Nicolas Bellec qui combat dans les rangs des Communards. Antoine Roques, promu au rang de « commissaire » de police par la Commune, enquête sur l’affaire.

Mû par le sens du devoir, il se lance à la recherche de la jeune femme, bravant les obus, les incendies, les exécutions sommaires… Et tandis que Paris brûle, Caroline, séquestrée, puis « oubliée » dans une cave parmi les immeubles effondrés, lutte pour sa survie.

C’est une course contre la montre qui s’engage, alors que la Commune est en pleine agonie…

J’avais lu il y a deux ans déjà L’homme aux lèvres de saphir que j’avais beaucoup aimé, et il me tardait de retrouver la plume d’Hervé Le Corre, c’est ainsi que Dans l’ombre du brasier est entré dans ma PAL.

Hervé Le Corre nous propose un roman noir foisonnant et original de par son contexte historique. Peu de romans ont pour toile de fond la Commune à l’agonie, raison pour lesquels ce roman a rejoint ma PAL et de ce point de vue-là, je n’ai pas été déçue : on est plongé au coeur de la semaine sanglante et dans son atmosphère particulière très bien rendue.

La semaine sanglante de la Commune de Paris en mai 1871, voit culminer la sauvagerie des affrontements entre Communards et Versaillais. Au milieu des obus et du chaos, alors que tout l’Ouest parisien est un champ de ruines, un photographe fasciné par la souffrance des jeunes femmes prend des photos suggestives afin de les vendre à une clientèle particulière.

Paris doublement assiégée se présente en flammes et en décombres, reconquise maison par maison, barricade par barricade, alors que l’utopie de république sociale s’évanouit une fois de plus dans une répression sans pitié.

Au milieu de ce chaos, une affaire d’enlèvements de jeunes filles jetées en pâture à des bourgeois, des Prussiens ou un photographe pornographique. Mais aussi trois soldats de la Garde Nationale, un commissaire de police relieur de son métier mais élu de son quartier, un étrange cocher de fiacre, un serial killer, une jeune femme courageuse … Leurs destins se croisent et ils traversent Paris de part en part. 

Le style d’Hervé Le Corre et son décor historique sont irréprochables, ce qui ne m’a pas empêché de régulièrement m’ennuyer dans ce récit très dense qui souffre pour moi d’un cruel manque de rythme, et où je ne me suis attachée à aucun des protagonistes.

J’ai eu le sentiment que l’intrigue policière, assez peu présente, n’était qu’un prétexte pour faire le portrait historique et politique de la Commune. Un parti-pris de l’auteur qui ne me dérange pas dans l’absolu mais ce n’est pas ce que je recherchais dans cette lecture.

Je pensais lire une véritable enquête sur un serial-killer et il n’en est rien. Hervé Le Corre nous montre au plus près les combats des communards et les répressions des versaillais qui n’auront aucune pitié pour les rebelles. Je regrette que l’auteur n’ai pas plus nettement choisi le genre d’histoire qu’il souhaiter raconter, je suis finalement passée à côté de cette histoire et c’est bien dommage.

Belette, qui m’a accompagné dans cette lecture, a le même ressenti et toutes deux, nous avons préféré le premier opus au second, son avis ici !

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Diplômé d’une école de cinéma, journaliste, Mathieu Lecerf a réalisé deux courts métrages et un documentaire. Il est l’auteur de La Part du démon, publié aux Éditions Robert Laffont dans la collection  » La Bête noire « .

Diane Gastel est au sommet de sa gloire. Actrice à la beauté renversante, elle est la femme idéale, celle dont tout le monde rêve, mais que personne ne connaît vraiment. Elle semble mener une vie heureuse jusqu’au jour où son époux, un riche industriel, succombe à un attentat dans le jardin des Tuileries.

Promise à un brillant avenir au sein de la brigade criminelle, Esperanza voit quant à elle sa vie se briser quand sa fille Mia est kidnappée.

Deux destins aux antipodes. L’une vit sous les feux des projecteurs, l’autre est plongée dans les ténèbres. À chacune, des hommes ont arraché ce qu’elles avaient de plus cher.

Où puiser encore de la force quand ce qui vous fait vivre vous a été enlevé ? Au royaume des cris, nul ne peut sortir indemne…

Au royaume des cris est le second roman de Mathieu Lecerf qui fait suite à La part du démon qui l’a révélé l’an dernier. Et de nouveau, c’est une réussite même si j’avais deviné une partie du dénouement, je trouve que l’auteur a un don indéniable pour le bluff.

Quel plaisir de retrouver Esperanza et Manny après les mésaventures incroyablement risquées qu’ont subies nos deux policiers. La fin du premier tome annonçait déjà que l’auteur les malmènerait toujours autant par la suite et il l’a fait ! 

Cristian, le frère journaliste de Manny, est aussi de retour et c’est avec lui qu’on suit l’enquête sur la tuerie des Tuileries pendant que Manny et Esperanza cherchent Mia.

Le récit est mené tambour battant : impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page tant l’écriture de Mathieu Lecerf est nerveuse. L’auteur nous plonge tout de suite dans le vif avec l’attentat des Tuileries puis avec la quête d’Esperanza pour trouver sa fille.

L’histoire, bien pensée est remarquablement écrite, reste de facture très classique mais le suspens est habilement distillé et les pages se tournent toutes seules jusqu’au point final.

Les personnages sont attachants et bien travaillés, ils jouent tous un rôle dans cette histoire où l’on suit en parallèle deux enquêtes mais également la vie privée des protagonistes. Si vous n’avez pas lu La part du démon, vous pouvez tout de même lire ce second tome mais comme nous sommes dans une trilogie, mieux vaut les lire dans l’ordre.

Les enquêtes menées par les deux inspecteurs et par le journaliste sont pleines de rythmes, de fausses pistes et de retournements de situation jusqu’au point final qui m’a laissé K.O.

Ce thriller glaçant est un vrai page-turner que j’ai littéralement dévoré en quelques heures tant j’avais du mal à le lâcher. Je vous le conseille si vous aimez ce genre, vous passerez un bon moment.

Un grand merci à La bête noire pour cette lecture ô combien addictive !

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Allison Montclair a grandi entre les livres d’Agatha Christie et les films de James Bond. En conséquence de quoi, elle est devenu une adepte des histoires de meurtres, des intrigues policières et d’espionnage. Elle passe désormais son temps libre à se promener dans les recoins de l’histoire pour y dénicher de quoi construire ses romans. Le Bureau du Mariage idéal est son premier livre.

Alors que Londres se remet lentement de la Seconde Guerre mondiale, deux femmes que tout oppose s’associent pour monter une société au cœur du quartier de Mayfair, le Bureau du Mariage Idéal.

L’impulsive Miss Iris Sparks à l’esprit vif et Mrs Gwendolyn Bainbridge, veuve pragmatique et mère d’un jeune garçon, sont résolues à s’imposer dans un monde qui change à toute vitesse.

Mais les débuts prometteurs de leur agence matrimoniale sont menacés quand leur nouvelle cliente, Tillie La Salle, est retrouvée morte et que l’homme arrêté pour le meurtre se trouve être le mari potentiel qu’elles lui avaient trouvé.

La police est convaincue de tenir le coupable mais Miss Sparks et Mrs Bainbridge ne sont pas du même avis. Afin de laver le nom du suspect – et rétablir la fragile réputation de leur agence – Sparks et Bainbridge décident de mener leur propre enquête…

Cela faisait un moment déjà que les enquêtes de Sparks & Bainbridge me tentaient, depuis la parution de ce premier tome Le bureau du mariage idéal, et en prévision du Mois anglais, j’avais fait entrer dans ma PAL les deux premiers volumes de cette saga qui sont pour le moment au nombre de trois.

Je ne compte plus le nombre de séries de polars et de cosy mysteries en cours dans ma pal et sur mes étagères mais une fois n’est pas coutume, le roman d’Allison Montclair est aussitôt entré et aussitôt sorti et comme ma rencontre avec Iris et Gwendolyne s’est très bien passée, vous allez revoir cette série sur le blog !

Nous assistons ici à la naissance de deux enquêtrices hors pair dans le Londres de l’immédiat après-Guerre. Sparks et Bainbridge sont deux femmes on ne peut plus dissemblables qui se rencontrent à l’occasion d’un mariage, sympathisent et décident d’ouvrir ensemble une agence matrimoniale.

La première est aventureuse, célibataire et sans attache, menant une vie très libre. La seconde, bourgeoise, est veuve et mère d’un garçonnet, dont elle a perdu la garde après son hospitalisation en psychiatrie suite à la mort de son mari à Monte Cassino.

J’ai beaucoup apprécié la période pendant laquelle ces deux femmes, aux passés bien différents et aux caractères bien trempés, évoluent. En effet, on découvre ainsi la condition féminine, les règles sociétales et sociales dans l’Angleterre de cette époque mais aussi les traumatismes dus à la guerre, les difficultés psychologiques des survivants.

Le duo est attachant, les héroïnes vraiment intéressantes et bien dépeintes, j’ai pris plaisir à les suivre tout au long de leur enquête. Elles sont toutes les deux mises en valeur et on les voit évoluer aussi bien dans leur vie professionnelle que privée.

La plume de l’autrice est fluide, avec une pointe d’humour et en toile de fond, la seconde guerre mondiale est bien présente. Le passé d’Iris est bien mystérieux et j’ai hâte d’en savoir plus sur ses exploits pendant le conflit.

L’intrigue est bien menée et bien ficelée, il y a des rebondissements, des fausses pistes, des enquêtes dans l’enquête, comme des poupées russes, et je n’ai jamais découvert l’identité du coupable et son mobile, bien joué Allison Montclair !

Vous l’aurez compris, un premier tome réussi qui m’a donné très envie de sortir le second de ma pal dans un avenir proche.

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