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Archive for the ‘Cosy mysteries, romans policiers et thrillers’ Category

Après un doctorat en pharmacie puis un autre en droit, Éric Fouassier s’est spécialisé dans l’histoire de la médecine, qu’il enseigne à l’université. Passionné d’énigmes et de codes secrets, il est l’auteur de romans historiques. Le bureau des affaires occultes est le premier opus d’une série policière au héros récurrent : Valentin Verne.

Automne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.

Valentin Verne, jeune inspecteur du service des moeurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.

Car la science qui progresse, mêlée à l’ésotérisme alors en vogue, inspire un nouveau type de criminalité. Féru de chimie et de médecine, cultivant un goût pour le mystérieux et l’irrationnel, Valentin Verne sait en décrypter les codes.

Nommé par le préfet à la tête du « bureau des affaires occultes », un service spécial chargé de traquer ces malfaiteurs modernes, il va donner la preuve de ses extraordinaires compétences.

Mais qui est vraiment ce policier solitaire, obsédé par la traque d’un criminel insaisissable connu sous le seul surnom du Vicaire ? Qui se cache derrière ce visage angélique où perce parfois une férocité déroutante ? Qui est le chasseur, qui est le gibier ?

Cela faisait plusieurs mois que je me gardais bien au chaud Le bureau des affaires occultes d’Eric Fouassier, certaine de passer un très bon moment car vous n’ignorez pas que les polars historiques sont de vrais péchés mignons pour moi. Et je ne me suis pas trompée ! J’ai tellement aimé que je me suis procuré un autre roman de l’auteur dans la foulée.

Formidablement bien documenté, ce roman nous immerge dans ce Paris bouillonnant de 1830 alors que Louis-Philippe succède à Charles X suite aux trois glorieuses. Lors de ces trois jours, la Révolution éclate et la Restauration s’efface, laissant la place à la Monarchie de Juillet et au nouveau roi, Louis-Philippe

Dans la lignée des grands détectives de l’Histoire, de Vidocq à Lecoq en passant par Nicolas le Floch, un nouveau héros est né : Valentin Verne.

Epris de chimie et de sciences, c’est un policier moderne qui met ses connaissances au service de la justice et l’époque est riche en découvertes : nouvelles substances, pouvoirs mystérieux des plantes… tout ceci est réellement passionnant !

Valentin, droit dans ses bottes et épris de justice, n’hésite pas non plus à sortir sa canne épée pour mater souteneurs et voyous. C’est un héros bien campé, avec un côté sombre et mystérieux, porteur d’un lourd secret, avec une soif de justice, de vérité et de vengeance qui va l’animer de la première page au point final.

Ce polar historique contient tout ce que j’attends de ce genre : une trame historique de qualité au service d’une intrigue bien ficelée, sans jamais tomber dans la leçon d’histoire. Tout est précis, documenté, pour nous offrir une totale immersion dans le Paris de 1830.

L’écriture d’Eric Fouassier est très agréable, très fluide. Les explications chimiques ou scientifiques sont distillées avec beaucoup de pédagogie. Des révélations, des rebondissements tout au long du récit, aucun temps mort, des raisonnements pertinents et une galerie de personnages fictifs et historiques très agréable à suivre, j’en redemande !

Et ce n’est pas Belette qui dira le contraire. Comme moi, elle a été bluffée par cette histoire qui nous a littéralement berné, on n’a rien vu venir et on a adoré ça. Son avis ici !

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Née en 1991, Noémie Adenis a grandi dans la région de Lille. Elle est diplômée en histoire de l’art et archéologie, ainsi qu’en communication digitale.

1561, Sologne. L’hiver s’abat sur le petit hameau d’Ardeloup. Nuit et jour la neige tombe, transformant implacablement le village en prison, empêchant le docteur Aymar de Noilat de continuer sa route vers Romorantin.

Il est hébergé par Guy le laboureur et sa femme Antoinette dont il va guérir la fille de la fièvre. Quelques temps plus tard, un mal mystérieux se répand parmi les habitants. Certains ont des hallucinations terrifiantes, d’autres hurlent qu’ils brûlent alors qu’ils sont glacés.

Cette maladie qui imprime sa marque noire sur le corps des mourants est-elle l’œuvre d’un démon ou celle d’un assassin ? Bientôt, la superstition embrase les esprits. Il faut un coupable avant qu’il ne reste plus personne pour enterrer les morts…

Le loup des ardents est le premier roman de Noémie Adenis, et pour un galop d’essai, c’est réussi ! J’ai beaucoup aimé ce huis-clos historique où il est question de sorcellerie, de superstition, de mal des ardents, d’où son titre, de vengeance et de malédiction.

L’écriture de l’autrice est fluide et plaisante, mais également bien étayée par de minutieuses recherches, ça se sent mais ça ne tourne jamais à la leçon d’histoire, bravo ! 

Les personnages sont bien dessinés, leur psychologie correspond bien à l’époque à laquelle se déroule l’histoire et l’ambiance, sombre et angoissante concourent à imprimer au récit une réelle tension.

L’histoire en elle-même est passionnante, pleine de suspens. J’ai beaucoup aimé les circonstances du huis-clos et que l’on soit plongé au coeur de ce petit village solognot où l’obscurantisme a encore de beaux jours devant lui. On suit une poignée de personnages auxquels on finit par s’attacher pour les uns et détester pour les autres.

Quant à l’identité du coupable, eh bien, rien ne la laissait présager, si ce ne sont ses aveux, qui surgissent subitement, au détour d’un chapitre, alors que rien, absolument rien, ne permettait de s’en douter ! 

Et même lorsque l’on sait d’où vient le mal, l’histoire ne perd nullement de son intérêt, bien au contraire, car le suspens reste entier sur le mobile et bien malin celui qui parvient à découvrir le fin mot de l’histoire avant que Noémie Adenis nous le souffle.

L’autrice nous régale de ses connaissances en matière de botanique et de médicine mais aussi en chasse aux sorcières, et on a beau savoir que les malheureuses désignées comme tel, n’étaient en aucun cas diaboliques, les circonstances qui amènent la mère de Loïse au bûcher font froid dans le dos.

Un thriller historique comme je les aime, que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher et que je vous conseille en dépit de sa fin un peu trop expéditive, mais pour un premier roman, il est vraiment bien fichu.

Merci à La bête noire pour sa confiance !

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Journaliste, photographe et écrivaine, la Suédoise Susanne Jansson s’est imposée comme une nouvelle voix du polar nordique avec son premier roman, Les Âmes englouties, paru en 2019 aux Presses de la Cité et traduit dans une vingtaine de langues. Eaux sombres est son second livre.

Martin, Alexandra et leurs deux enfants, Adam et Nelly, viennent d’emménager dans la maison de famille, sur une île isolée au large des côtes suédoises.

Un matin, alors qu’ils descendent sur la plage, Adam échappe à la vigilance de son père, ne laissant derrière lui qu’un seau rouge et une botte. Malgré l’absence de corps et les menaces reçues par Martin peu de temps auparavant, la police conclut à une noyade.

Dévasté par le chagrin et la culpabilité, le jeune père plonge dans une profonde dépression et s’isole même de ses proches. Seule Maya, une photographe quinquagénaire fraîchement débarquée sur l’île, s’obstine à lui rendre visite.

Ensemble, ils découvrent que les anciens propriétaires de la maison se sont noyés au même endroit à des années d’intervalle. Martin ne peut croire à une coïncidence. Au fil d’une quête désespérée, cet homme brisé déterrera plus d’un secret…

Eaux sombres me permet de renouer avec les thrillers venus du froid car son autrice Susanne Jansson est suédoise, une lecture assurément dépaysante pour moi et qui m’envoie aussi du rêve car j’adorerai découvrir ce pays.

J’ai fait très peu d’incursions dans les polars nordiques et je me demande bien pourquoi car ce fut à chaque fois de bonnes lectures et celui-ci ne fait pas exception à la règle.

J’ai beaucoup aimé la plume poétique de Susanne Jansson, cette histoire de disparition d’enfant et la légende qui raconte que l’océan murmure parfois à l’oreille des enfants.

Les destins des personnages s’y entrecroisent, tout comme les époques et les morts. A travers le microcosme de l’île et de l’écovillage où résident les différents protagonistes de l’histoire, nous découvrons une vie en dehors du temps, au rythme des saisons, au milieu d’une communauté assez fermée mais accueillante où des enfants ont fâcheuse tendance à disparaitre le 11 Janvier.

Les personnages bien que multiples sont bien dessinés et les thématiques de la disparition et du deuil sont extrêmement bien abordés notamment avec les réactions d’Alexandra qui va vite accepter l’inéluctable et essayer d’avancer alors que Martin s’y refuse, plongeant dans un état catatonique dont il ne semble pas vouloir sortir.

Tout au long de ce récit, je me suis demandé ce qui était arrivé à Adam. S’était-il noyé en dépit du fait qu’on n’a pas retrouvé son corps ? A-t-il fait une mauvaise rencontre ? S’est-il éloigné et perdu ? J’ai échafaudé des théories multiples en fonction des pistes explorées jusqu’à la découverte de la légende qui m’a fascinée.

Un thriller psychologique vraiment bien fichu avec une tension qui monte crescendo jusqu’à la révélation finale qui me réconcilie un peu avec ce genre après plusieurs déconvenues. Je vous le recommande vivement !

Un grand merci aux éditions Presses de la cité pour cet envoi surprise qui a fait mouche.

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Lee Strauss est l’auteure de plusieurs séries de cosy mysteries. « Les enquêtes de Ginger Gold » (« Ginger Gold Mystery ») sont un immense succès et seize tomes ont été publiés à ce jour (depuis 2017). Née de parents canadiens, mère de quatre enfants, elle vit au Canada avec son mari et se consacre désormais à temps plein à l’écriture.

Après des années passées en Amérique, Ginger Gold, jeune veuve un peu excentrique, est de retour à Londres pour vendre sa maison d’enfance. Un séjour banal qui se complique quand Boss, son petit chien, découvre le corps momifié d’une femme dans le grenier. Shocking !

Qui est la victime ? Depuis combien de temps est-elle là ? À ses risques et périls, Lady Gold se lance dans une délicate enquête aux côtés de sa dynamique dame de compagnie et du séduisant inspecteur Basil Reed. Les indices semblent tous converger vers une soirée organisée dans la maison dix années plus tôt.

Ni une ni deux, pour enfin lever le voile du mystère, Ginger décide d’organiser une nouvelle soirée, en invitant les mêmes convives que dix ans auparavant. Une idée géniale ? Pas sûr, car avant la fin de la soirée, un nouveau meurtre est commis…

Un squelette dans le placard est le premier tome d’une toute nouvelle série de cosy mysteries consacrée à Ginger Gold, une lady de retour à Londres suite au décès de son père. Anglaise de naissance, elle vivait depuis plusieurs années à Boston. Son père lui ayant légué Hartigan House, la demeure familiale, elle débarque pour vendre la maison avant de regagner ses pénates. Mais ça, c’était avant la découverte d’un squelette dans le grenier !

Vous le savez, j’adore les cosy mysteries qui sont par ailleurs très à la mode. Les éditeurs l’ont bien compris et nous dénichent de nouvelles séries en veux-tu en voilà. Celle-ci, si elle est nouvelle chez nous, comprend déjà pas moins de 16 tomes en anglais, ce qui nous promet de chouettes heures de lecture.

Comme tous les premiers tomes qui se respectent, celui-ci nous sert d’introduction. Il pose les bases de la série, nous dévoile les différents protagonistes qui peupleront les tomes à venir, etc. Et of course, il contient tous les ingrédients qui font le sel de ce genre : humour, enquête soft sans hémoglobine, héroïne attachante, ragots… seule manque l’ambiance campagne anglaise puisque ce tome a pour cadre Londres.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance années 20 qui n’est pas sans nous rappeler deux séries à succès : Son espionne royale de Rhys Bowen (que j’adore) et Les soeurs Mitford enquêtent de Jessica Fellowes (dont je n’ai lu que le tome 1). C’est une période historique que j’adore et en lisant cette histoire, j’avais l’impression de me retrouver dans un épisode de Miss Fisher enquête avec les tenues glamour et la voiture de sport.

Ginger est une jeune femme pétillante que j’ai aimé suivre de la première à la dernière page. Elle est représentative des garçonnes qui ont vu le jour au lendemain de la guerre : coiffée à la Louise Brooks, elle arbore les bijoux, robes et manteaux à la mode et entend mener une vie libre comme les femmes des Roaring Twenties. Elle aide l’inspecteur, n’hésite pas à prendre des risques et franchit les portes de la morgue grâce à son amie étudiante en médecine.

Les autres personnages sont à l’avenant, à la fois bien dessinés et attachants, je me réjouis de les retrouver dans les prochains opus. La plume de l’autrice est agréable, fluide et enlevée et on tourne les pages avec beaucoup de plaisir.

Le contexte historique est bien rendu avec cette génération de femmes veuves ou orphelines, confrontées au manque d’hommes décimés par la guerre. Un sujet abordé avec brio par Tracy Chevalier dans La brodeuse de Winchester et qui est bien rendu ici.

Tout ceci est épatant mais j’ai trouvé l’enquête un peu trop légère à mon goût, j’ai deviné bien trop facilement les tenants et aboutissants du drame et l’auteur du crime. Dommage donc même si j’ai vraiment bien aimé cette lecture et que je compte poursuivre cette série au gré de ces parutions.

Vous l’aurez compris : une lecture divertissante et un sympathique cosy mystery qui plaira aux adeptes du genre !

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Ancien ambulancier, Daniel Cole a également été membre actif de la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals, l’équivalent anglais de la SPA en France. En 2017, il publie la première enquête de l’inspecteur William « Wolf » Fawkes dans son premier roman « Ragdoll ». La suite, « L’Appât » (« Hangman »), a paru en 2018, puis « Les loups » (« Endgame ») en 2019.

Londres, hiver 1989. Un corps est retrouvé dans Hyde Park par la Metropolitan Police. La victime a gelé dans une position pour le moins inattendue : celle du Penseur de Rodin. Mais quelque chose cloche dans son regard : ce bleu intense, perçant…

Le sergent Benjamin Chambers appelé sur les lieux se rend compte que la victime est encore vivante, contrairement aux agents arrivés avant lui mais hélas, elle va succomber dans l’ambulance, sans avoir pu leur dire quoi que ce soit.

Aussitôt chargé de l’enquête, il se demande si c’est bien un meurtre ou le suicide d’une personne qui souhaite marquer les esprits en mourant.

Quelques jours plus tard, nouvelle scène de crime. Cette fois, ce sont les corps d’une mère et de son fils que l’on découvre, réplique exacte de la Pietà de Michel-Ange.

Là, pas de doute, on a bien affaire à un meurtre. Chambers, assisté par l’agent Winter, pensent que les deux affaires sont liées et qu’un tueur en série va bientôt transformer Londres en musée macabre, mais leur hiérarchie refuse d’y croire…

Piétà signe mes retrouvailles avec Daniel Cole découvert avec Ragdoll que j’avais adoré. Et une fois de plus, l’auteur britannique m’a prise dans ses filets dès les premières pages pour m’entraîner dans une histoire haletante et passionnante dont je suis venue à bout en quelques heures.

Le pitch de départ m’a aussitôt séduite : Tuer est son art, vous serez son chef d’oeuvre. Et pour moi, le pari est tenu car j’ai trouvé le combo meurtre/art très intéressant et ce thriller m’a même permis de réviser mes classiques en matière de sculptures.

Contrairement à beaucoup de thrillers, ici, le suspens ne tient pas en la découverte de qui est derrière cette série de meurtres. Les enquêteurs, et nous par la même occasion, savent très bien qui est le tueur, ils l’ont identifié, mais ils n’arrivent pas à l’arrêter faute de preuve et surtout parce qu’il a sans cesse une longueur d’avance sur eux. 

Des crimes sordides, des flics atypiques et attachants, un tueur qui allie perversion, manipulation, sens de l’esthétisme et intelligence, des rebondissements et des dialogues plein d’humour qui viennent égayer un récit à la noirceur ambiante sont les points forts de récit.

Autant d’ingrédients savamment utilisés et distillés par Daniel Cole qui nous propose ici un thriller addictif, surprenant, mené tambour battant et avec beaucoup de brio par son auteur.

Un titre qui frôle le coup de coeur et le premier tome d’une série si l’on en croit l’épilogue, tant mieux, je retrouverai avec plaisir Chambers, Winter et Marshall dans un second opus.

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Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Diplômé d’une école de cinéma, journaliste, Mathieu Lecerf a réalisé deux courts métrages et un documentaire. Il a également été collaborateur ou directeur de rédaction pour Première, Studio Magazine, GQ ou pour des émissions consacrées au cinéma.

Une religieuse sauvagement assassinée et mutilée, à Paris, ça n’arrive jamais. Pourtant, c’est la première affaire du lieutenant Esperanza Doloria à son arrivée au 36, rue du Bastion.

Au couvent où enquêtent Esperanza et le capitaine Manuel de Almeida, la religieuse est décrite comme un ange. Et qui voudrait tuer un ange ?

Mais un mystère plane autour d’elle. À l’orphelinat où elle enseignait, les enfants semblent terrorisés… Certains prétendent même subir de terrifiantes expériences médicales. Disent-ils la vérité ou sont-ils manipulés ?

Esperanza se jette corps et âme dans cette enquête. Manuel, lui, est persuadé que seuls le sang-froid et la raison permettront de la résoudre.

Se trompe-t-il ? Le grand patron de la brigade criminelle en est convaincu. Et bientôt Esperanza se retrouvera seule face à un complot démoniaque que le diable lui-même renierait…

Mathieu Lecerf signe avec La part du démon un premier thriller particulièrement intense et haletant. Divisé en trois parties, chacune d’entre elles portées par un protagoniste différent, Manuel, Esperanza et Cris.

Le récit est mené tambour battant : impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page tant on est immédiatement embarqué dans cette enquête qui nous plonge tout de suite dans le vif.

L’histoire, bien pensée est remarquablement écrite, n’est pas forcément très originale puisqu’elle tourne autour de la maltraitance des enfants dans une institution catholique, mais le suspens est habilement distillé et les pages se tournent toutes seules jusqu’au point final.

Les personnages sont attachants et bien travaillés, ils jouent tous un rôle dans cette construction narrative où les différentes parties se répondent et se recoupent, ce qui peut décontenancer d’autant que la partie menée par Cris n’est pas des plus intéressantes.

L’enquête menée par les deux inspecteurs et par le journaliste, sur le meurtre de la nonne et celle sur les chauffeurs de taxi vont se télescoper dans la troisième partie pour un dénouement réussi même si il ne m’a pas vraiment surprise.

Reste que ce thriller est un vrai page-turner que j’ai littéralement dévoré en quelques heures tant j’avais du mal à le lâcher. Je vous le conseille si vous aimez ce genre, vous passerez un bon moment.

Un grand merci à La bête noire pour cette lecture ô combien addictive !

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Enfin les vacances, direction Knokke-le-Zoute ! Le peintre Magritte et sa femme Georgette se préparent à savourer les plaisirs de la côte belge : promenades en cuistax, croquettes de crevettes et moules-frites.

Mais avant ça, ils profitent de la plage, bien installés dans leur transat. Un peu plus loin, les aboiements de leur chienne Loulou sonnent la fin du farniente. En grattant dans le sable, elle a déterré une main.

Une aubaine pour René et Georgette qui vont se livrer à leur plaisir secret : traquer le meurtrier.

Après Les Détectives du Yorkshire de Julia Chapman et Son Espionne royale de Rhys Bowen, la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par La Bête noire nous vient de Belgique : Les folles enquêtes de Magritte et Georgette ! Nadine Monfils est aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette, sans oublier Jackie leur loulou de Poméranie, avec la mer du Nord pour dernier terrain vague.

Nom d’une pipe ! s’était révélé très divertissant et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes les pieds dans l’eau dans cette seconde enquête A Knokke-le-zoute ! que j’ai lu justement à la plage, histoire d’être raccord même si la Méditerranée n’a rien à voir avec la mer du Nord !

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller la très chic station balnéaire de Knokke-le-zoute ! C’est seulement dans les dernières pages que j’ai réussi à trouver le fin mot de l’histoire.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle m’a piquée avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte et adoré le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft !

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un second tome épatant que je vous conseille absolument si vous aimez les cosy crimes, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

Oxford, dimanche de Pâques 1961. A Briar’s Hall, propriété de la famille de Lacey, une chasse aux œufs est organisée pour les enfants du village. Eddie Proctor, 11 ans, meilleur ami d’Emily de Lacey, disparaît.

Son corps est retrouvé dans un puit, après plusieurs heures de recherches par la police dépêchée sur place. Trudy, est en première ligne mais ne peut que constater le décès de l’enfant.

Si l’enquête du coroner conclut à un accident tragique, le Dr Clement Ryder, médecin légiste, a des doutes car l’enfant réputé obéissant et sage, n’aurait, d’après ses parents, jamais mis sa vie en danger pour glaner quelques chocolats dont il ne raffolait pas.

Lorsque Martin de Lacey, le propriétaire du manoir, vient lui faire part du souhait du père de l’enfant de relancer l’enquête, Clement obtient de la police locale que Trudy Loveday soit affectée à l’affaire. C’est tout le petit monde de Briar’s Hall et de la famille de Lacey qu’il faudra étudier de près…

Vous connaissez mon goût pour les cosy mystery et vous savez que les enquêtes de Loveday & Ryder font partie de mes cosy mysteries préférés. C’est donc tout naturellement qu’après Le corbeau d’Oxford, Un pique-nique presque parfait et Meurtre en coulisse, j’ai jeté mon dévolu sur le quatrième opus : Le secret de Briar’s Hall.

Cette série consacrée à Loveday & Ryder et écrite par Faith Martin met en scène un duo d’enquêteurs pas comme les autres, formé d’une jeune stagiaire Trudy Loveday qui rêve d’intégrer les rangs de la police en tant qu’enquêtrice à une époque où les femmes policières sont rares ; et de Clement Ryder, un ancien chirurgien devenu coroner depuis qu’il est atteint de Parkinson. Une maladie, dont il n’a informé et qu’il a de plus en plus de mal à cacher.

Cette nouvelle enquête est très réussie et le temps de ma lecture, j’ai eu l’impression de séjourner à Oxford en 1960 ! L’intrigue policière est classique mais efficace, l’autrice prend son temps pour jeter les bases de son récit, nous présenter les divers personnages. Rien de révolutionnaire mais une ambiance feutrée tellement agréable qu’on se croirait dans une enquête signée Agatha Christie.

Même si Faith Martin ne dame pas le pion à la reine du crime, elle sait fort bien tricoter ses enquêtes, j’ai soupçonné tout le monde et douté jusqu’à la fin, ne découvrant à aucun moment le mobile du crime ni l’auteur de l’assassinat du petit Eddie, un très bon point pour Mrs Martin.

Au-delà de l’enquête, toujours aussi bien ficelée, j’aime surtout les deux protagonistes principaux que je trouve éminemment sympathiques et attachants, l’ambiance bucolique d’Oxford et de ses environs, les secrets inavouables qui parsèment le récit, et la difficulté qu’ont Trudy et Clement pour comprendre la vérité.

L’histoire est prenante de bout en bout et le dénouement m’a vraiment surprise une fois de plus ! Et ma copinaute Belette, d’habitude bien meilleure enquêtrice que moi, n’y a vu que du feu et aimé autant que moi, son avis ici.

Si vous aimez les cosy murders, voilà une série qui, tome après tome, tient toutes ses promesses et que je vous conseille absolument, vous allez l’aimer c’est certain !

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Margot et Jean Le Moal est un pseudonyme choisi par ce couple qui écrit à quatre mains. Elle est Alsacienne et lui Breton, Le Moal est d’ailleurs le nom de sa grand-mère. C’est en s’amusant des différences d’habitudes entre leurs régions qu’ils ont donné vie à cette héroïne alsaco-bretonne hyper attachante.

Locmaria, tranquille petite station balnéaire ? Cathie Wald commence sérieusement à en douter quand elle découvre sur la plage proche de sa maison un cadavre rejeté par la mer.

Il n’en faut pas plus pour relancer les rumeurs les plus folles à propos de notre joyeuse quinquagénaire : après tout, avant l’arrivée de Cathie il n’y avait jamais eu de mort suspecte ici. De plus, n’est-il pas curieux que son arrivée coïncide avec un tout nouveau trafic de drogue ?

Et voilà la machine à ragots qui s’emballe. Quand les forces de l’ordre arrêtent Erwan, le cuistot de Cathie et qu’elle-même subit des menaces, elle n’a plus d’autre choix que d’enquêter.

Aidée par des amies enthousiastes et par Yann, le journaliste secrètement amoureux d’elle, elle va affronter des ennemis sans scrupule. Et leur montrer que rien ne peut faire plier une Alsacienne à la tête d’une troupe de Bretons !

Une pilule difficile à avaler est la suite directe d’Une enquête à Locmaria et le second tome de Bretzel et beurre salé, une série de cosy mysteries made in Breizh et rien que pour cela, j’ai plaisir à plonger dans ces petites enquêtes sentant bon la choucroute royale et le kouign-amann.

Dans ce second opus, nous suivons à nouveau Cathie, notre héroïne tout droit venue de son Alsace natale et qui a jeté son dévolu sur ce petit village finistérien pour implanter son restaurant de spécialités alsaciennes.

Si elle y a déjà noué de solides amitiés, elle a aussi ses détracteurs, fait aussi l’objet de rumeurs quant à sa fortune soudaine et d’une campagne de presse acharnée d’un journaliste parisien.

J’ai retrouvé avec plaisir Locmaria en cette période estivale car l’histoire se passe au mois d’août, j’étais raccord. Ses fêtes, son folklore, ses crêpes, son restaurant alsacien et ses potins font le charme de ces histoires policières douillettes.

La bêtise des clans et les rancœurs sont tenaces… Mais pas que… La période estivale rime avec fête. Et qui dit fête, dit tentations. Hélas, Locmaria est soumis aux tentations illicites, un trafic de drogue venu de Marseille envahit le petit village et le passé d’Erwan ressurgit.

Comme le premier volet, l’intrigue est plutôt bien ficelée et tient en haleine. L’enquête est menée tambour battant, et Cathie et ses amis vont damer le pion à la gendarmerie locale, un peu à la ramasse sur ce coup-là !

L’histoire est bien construite, on a plaisir à suivre les protagonistes que l’on connait de mieux en mieux et le cercle des personnages s’élargit, mettant du piment dans l’histoire.

Une série bien sympathique qui rappelle beaucoup Agatha Raisin, elle ne détrône pas mes cosy mysteries préférés mais elle se lit ma foi fort bien et je serai au rendez-vous du tome 3 lorsqu’il paraîtra.

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Margot et Jean Le Moal est un pseudonyme choisi par ce couple qui écrit à quatre mains. Elle est Alsacienne et lui Breton, Le Moal est d’ailleurs le nom de sa grand-mère. C’est en s’amusant des différences d’habitudes entre leurs régions qu’ils ont donné vie à cette héroïne alsaco-bretonne hyper attachante.

Mais qui est le nouveau propriétaire mystère de la plus belle maison de Locmaria, celle de la pointe de Kerbrat ? Tout Locmaria, un paisible village du Finistère, le guette depuis des semaines et voilà que débarque, en pleine tempête, Cathie Wald, une pimpante Strasbourgeoise.

La cinquantaine, divorcée, caractère bien trempé, elle a décidé de prendre un nouveau départ en Bretagne, et d’ouvrir à Locmaria un restaurant de spécialités alsaciennes.

La plupart des habitants l’accueillent à bras ouverts, ravis de ce petit vent de changement. Mais certains voient son installation d’un mauvais oeil. Et ne tardent pas à lancer les hostilités. Après une soirée choucroute, un notable du village s’effondre, et Cathie est accusée de l’avoir empoisonné.

Une tentative de faire plier bagages à l’étrangère ? Quoi qu’il en soit, Cathie n’est pas du genre à se laisser intimider. Et rien ne l’arrêtera pour prouver l’innocence de sa choucroute traditionnelle, quitte à se lancer elle-même sur les traces du coupable !

Une enquête à Locmaria est le premier tome d’une nouvelle série de cosy mysteries made in France, que dis-je made in Breizh ! Un cosy crime qui a pour cadre un village breton, certes fictif, mais situé à quelques kilomètres de chez moi, ça ne pouvait qu’attiser ma curiosité.

Comme vous le savez, j’aime beaucoup ce genre dont je vous ai parlé ici et le duo d’auteurs, Jean et Margot Le Moal, respectent bien les codes des cosy murders : une enquête douillette dans un petit village avec une héroïne qui n’est pas enquêtrice professionnelle, une communauté réduite où les ragots vont bon train, un peu d’humour, un soupçon de romance et une intrigue policière plutôt bien ficelée.

Comme dans Agatha Raisin, Cathie change de vie et de région après un mariage malheureux et une vie professionnelle guère épanouissante, notre alsacienne prend ses quartiers dans une propriété sise en bord de mer, ce qui va faire grincer bien des dents.

L’histoire est sympathique, les chapitres sont courts et bien rythmés, la plume fluide et enlevée des auteurs font que je n’ai fait qu’une bouchée de ce premier volume.

Certes, l’intrigue met du temps à se mettre en place, normal pour un premier tome qui doit poser les bases de la série et certains personnages sont trop caricaturaux mais j’ai passé un chouette moment à Locmaria.

Une nouvelle série qui ne révolutionne pas le genre mais qui se révèle une lecture légère assez idéale pour l’été. Je compte bien lire le second tome, déjà dans ma PAL, dans les prochains jours.

Et vous, aimez-vous les cosy mysteries ? Avez-vous lu Bretzel et beurré salé ?

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