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Archive for the ‘Cosy mysteries, romans policiers et thrillers’ Category

J.P Delaney est le pseudonyme d’un écrivain qui a publié plusieurs romans à succès sous d’autres noms. La Fille d’avant, sa première incursion dans le thriller psychologique, est en cours d’adaptation par Imagine Entertainment, la compagnie de production de Ron Howard. 

Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, Jane est conquise par cette maison ultramoderne, minimaliste, parfaite pour tourner la page après le drame éprouvant qu’elle vient  de vivre.

Mais, pour la louer, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Notamment répondre régulièrement à des questionnaires intrusifs.

Jane apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée, lui ressemble étrangement et a connu une fin tragique au coeur même de la maison. Irrémédiablement, Jane s’engage sur la même voie, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes… et finit par ressentir la même terreur que la fille d’avant.

La fille d’avant est le premier thriller de J.P Delanay, et pour un galop d’essai, c’est un coup de maître. Dès les premières pages, j’ai été captivée par cette histoire à deux voix : Emma, la fille d’avant et Jane, la fille de maintenant.

Pour Jane, c’est sans doute la chance de sa vie : elle va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique dont elle va tomber sous le charme.

L’auteur tisse une intrigue qui nous prend dans ses filets et qui se révèle passionnante. Ce n’est certes pas le thriller de l’année, mais il remplit parfaitement son job, à savoir nous tenir en haleine jusqu’au point final.

À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d’Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l’obsession.

J.P Delanay multiplie les fausses pistes et les coups de théâtre tout au long de ce page turner, nous montrant une fois de plus que les apparences sont bel et bien trompeuses.

C’est un thriller psychologique bien fichu, sans violence aucune, mais à l’ambiance pesante et lourde où la tension très bien retranscrite, monte crescendo.

Pendant que l’auteur nous balade allègrement, de notre côté nous sommes face aux doutes ! Nous découvrons les mensonges, assistons à de multiples manipulations psychologiques, ressentons l’oppression, la tension et l’angoisse pour arriver à un dénouement sur lequel je n’aurai pas parié un penny.

Vous l’aurez compris, c’est un très bon thriller psychologique, à l’intrigue bien ficelée et au rythme qui va crescendo. Le suspense est bien maîtrisé et la chute est inattendue. 

Je vous le recommande si vous aimez ce genre, il devrait vous plaire. Audrey qui m’a accompagné dans cette lecture est sur la même longueur d’ondes, son avis ici !

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Nadine Monfils, écrivain, scénariste et réalisatrice belge (Madame Edouard avec un casting prestigieux, dont Michel Blanc, Didier Bourdon, Balasko, Lavanant, Annie Cordy) est l’auteur de près de quatre-vingt romans et polars à succès. Elle a obtenu le prix coup de cœur Saint-Maur en poche 2012 et le prix polar de Cognac pour son thriller Babylone Dream paru aux Éditions Belfond.

Le peintre René Magritte et sa femme Georgette sont réveillés à la tombée de la nuit par Carmen, leur femme de ménage. Elle est dans tous ses états.

Pensez donc ! La pauvre, qui travaille aussi pour leur mystérieux voisin est tombée sur son cadavre en prenant son service. Ils préviennent aussitôt la police qui trouve la maison vide.

Et en effet, quand le trio déboule chez lui, le corps a disparu ! Mais plus étrange encore, le tableau de Magritte qui trônait dans le salon s’est volatilisé lui aussi.

Leur enquête va les mener à Bruges, la Venise du Nord, d’une étrange beauté avec ses canaux sur lesquels glissent de silencieux fantômes…

Après Les Détectives du Yorkshire de Julia Chapman et Son Espionne royale de Rhys Bowen, la nouvelle pépite du cosy mystery dénichée par La Bête noire nous vient de Belgique : Les folles enquêtes de Magritte et Georgette ! Nadine Monfils est aux manettes de cette série d’enquêtes inédites menées par le peintre René Magritte et sa femme, Georgette, sans oublier Jackie leur loulou de Poméranie, avec la mer du Nord pour dernier terrain vague.

Nom d’une pipe ! et A Knokke-le-zoute ! s’étaient révélés très divertissants et j’avais hâte de retrouver nos protagonistes dans leur troisième enquête, Les fantômes de Bruges, qui a pour cadre Bruges comme vous l’aviez déjà deviné, une cité que j’ai très envie de découvrir.

Comme je connais très peu la Belgique, je trouve ces cosy mysteries très dépaysants, bourrés d’humour et j’apprends une foule de choses sur les surréalistes et of course sur René Magritte. Je trouve le couple qu’il forme avec son épouse très touchant et j’aime les suivre dans leurs pérégrinations.

Les intrigues sont bien ficelées et il n’est pas évident de découvrir le coupable de cette série de meurtres qui va endeuiller la Venise du nord, autour d’une famille totalement barrée et antipathique à souhait ! C’est seulement dans les dernières pages que j’ai réussi à trouver le fin mot de l’histoire.

Nadine Monfils sait très bien tricoter ses histoires et franchement je me régale. Ma maman qui adore Son espionne royale est tombée sous le charme de cette série qu’elle me pique avant même que je puisse les lire, un comble ! Comme moi, elle a bien ri aux saillies de Magritte et adoré le personnage de Georgette et celui de l’inénarrable Carmen, leur femme de ménage.

Bien sûr, comme tout cosy murder qui se respecte, il y a de l’humour, des ragots, des personnages hauts en couleur, et une enquête bien soft ! Même si ce tome n’est pas mon préféré, je trouve qu’il y a quelques longueurs et un petit trou d’air en milieu de roman, je serai au rendez-vous du prochain tant j’aime l’atmosphère et les personnages de cette série.

Le principal atout de cette série, c’est bien entendu le couple Magritte/Georgette. Nadine Monfils a rencontré à plusieurs reprises Georgette décédée il y a une trentaine d’années, et connaît très bien la vie et l’oeuvre du peintre, contrairement à moi, et c’est ce que j’ai apprécié ici aussi, me cultiver tout en m’amusant.

Un chouette troisième tome que je vous conseille si vous aimez les cosy crimes et l’humour noir, il vous plaira assurément. Ce n’est pas Belette qui vous dira le contraire, elle s’est régalée autant que moi comme vous pourrez le constater ici.

Un grand merci à La bête noire pour cet envoi !

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Inga Vesper vit en Ecosse. Elle a longtemps travaillé comme aide-soignante, avant de se tourner vers le journalisme-reportage (en Syrie et en Tanzanie notamment). Un long, si long après-midi est son premier roman.

Dans sa cuisine baignée de soleil californien, Joyce rêve à sa fenêtre. Elle est blanche, elle est riche. Son horizon de femme au foyer, pourtant, s’arrête aux haies bien taillées de son jardin. Son mari et ses deux petites filles l’aiment, mais elle, rêve d’autre chose.

Ruby, elle, travaille comme femme de ménage chez Joyce et rêve de changer de vie. Mais en 1959, la société américaine n’a rien à offrir à une jeune fille noire et pauvre. Et lorsqu’en venant faire le ménage, elle trouve une mare de sang dans la cuisine et Joyce aux abonnés absents, elle prévient la police qui aussitôt l’arrête…

Si vous avez aimé La couleur des sentiments et que vous appréciez de retrouver le thème de la ségrégation raciale dans vos lectures, Un long, si long après-midi d’Inga Vesper est pour vous !

J’ai beaucoup aimé ce roman d’atmosphère qui dépeint si bien la société américaine de la fin des années 50, encore engluée dans la ségrégation raciale, et la condition féminine de cette époque : quand Joyce disparaît, le vernis des faux-semblants du rêve américain se craquelle.

La lutte pour l’égalité des femmes et des afro-américains n’en est qu’à ses débuts, mais ces deux héroïnes bouleversantes font déjà entendre leur cri. Celui d’un espoir brûlant de liberté.

Un premier roman qui sous couvert d’un polar raconte le quotidien des femmes dans un quartier aisé de Los Angeles en 1959 ! De la femme au foyer à l’employée de maison noire, Inga Vesper démonte petit à petit l’envers de l’idyllique décor californien.

Mick, un flic fraichement muté de New-York va enquêter et se trouver confronter au sexisme ambiant, au racisme omniprésent, aux conflits générés par les luttes sociales, les noirs pauvres et exploités, les blancs aisés et indifférents voire méprisants !

Il va être aidé dans son enquête par Ruby qui, en tant que femme de ménage, peut mettre son nez dans la maison de Joyce et celle de sa meilleure amie qui semble bien trop proche de l’inconsolable mari de Joyce.

Si j’ai trouvé aisément le coupable, cela n’a en rien nui à ma lecture tant ce roman est intéressant et captivant par les thématiques qui le traversent : la situation de l’Amérique, celle de l’american way of life qui ne fut qu’une façon comme une autre de se voiler la face sur les problèmes raciaux, l’émancipation des femmes, etc.

Un très bon roman avec des personnages attachants ou odieux mais dépeints très justement. J’ai particulièrement apprécié le duo Mick-Ruby avec leurs blessures et leur réalisme, leur humanité et leurs espoirs.

Un grand merci à Babelio et aux éditions La Martinière pour cette excellente lecture, j’ai adoré !

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Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

5 novembre 1961  : la famille Hughes se prépare à célébrer la nuit de Guy Fawkes avec pétards et feux d’artifice. Tous sont rassemblés dans le jardin, quand le cabanon dans lequel sont entreposées les fusées s’embrase, causant la mort du patriarche, Thomas Hughes, enfermé à l’intérieur.

L’autopsie conclut rapidement à la mort par asphyxie et le coroner, Clement Ryder, classe l’affaire sans suite.

Mais le lendemain, Duncan Gillingham, un journaliste ambitieux, publie dans l’Oxford Tribune un article accusateur  : la justice aurait bâclé le dossier. Selon lui, la famille cacherait la vérité et le décès serait suspect.

Pour calmer l’opinion, l’inspecteur Jennings confie l’enquête à la jeune policière Trudy Loveday. Très vite, celle-ci se tourne vers Clement Ryder. Ils n’auront pas trop de leurs forces réunies pour tenter de percer les mystères du clan Hughes…

Vous connaissez mon goût pour les cosy mystery et vous savez que les enquêtes de Loveday & Ryder font partie de mes cosy mysteries préférés. C’est donc tout naturellement que j’ai jeté mon dévolu sur le cinquième opus de cette saga : Feu d’artifice mortel.

Cette série consacrée à Loveday & Ryder et écrite par Faith Martin met en scène un duo d’enquêteurs pas comme les autres, formé d’une jeune stagiaire Trudy Loveday qui rêve d’intégrer les rangs de la police en tant qu’enquêtrice à une époque où les femmes policières sont rares ; et de Clement Ryder, un ancien chirurgien devenu coroner depuis qu’il est atteint de Parkinson. Une maladie, dont il n’a informé et qu’il a de plus en plus de mal à cacher.

Cette nouvelle enquête est très réussie et le temps de ma lecture, j’ai eu l’impression de séjourner à Oxford en 1961 ! L’intrigue policière est classique mais efficace, l’autrice prend son temps pour jeter les bases de son récit, nous présenter les divers personnages. Rien de révolutionnaire mais une ambiance feutrée tellement agréable qu’on se croirait dans une enquête signée Agatha Christie.

Même si Faith Martin ne dame pas le pion à la reine du crime, elle sait fort bien tricoter ses enquêtes, j’ai soupçonné toute la famille qui haïssait le défunt et douté jusqu’à la fin, ne découvrant à aucun moment le mobile du crime ni l’auteur de l’assassinat de l’abject Thomas Hughes, un très bon point pour Mrs Martin.

Au-delà de l’enquête, toujours aussi bien ficelée, j’aime surtout les deux protagonistes principaux que je trouve éminemment sympathiques et attachants, l’ambiance bucolique d’Oxford et de ses environs, les secrets inavouables qui parsèment le récit, et la difficulté qu’ont Trudy et Clement pour comprendre la vérité m’ont charmée une fois de plus.

L’histoire est prenante de bout en bout et le dénouement m’a vraiment surprise une fois de plus ! Je trouve juste que le dénouement intervient un peu trop rapidement, je serai restée bien volontiers à Oxford quelques dizaines de pages supplémentaires. Et ma copinaute Belette, d’habitude bien meilleure enquêtrice que moi, n’y a vu que du feu et aimé autant que moi, son avis ici.

Si vous aimez les cosy murders, voilà une série qui, tome après tome, tient toutes ses promesses et que je vous conseille absolument, vous allez l’aimer c’est certain !

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Agatha Christie est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciées de son temps. Auteure de quatre-vingt-quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intrigues policières, d’une vingtaine de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle est parvenue à faire de ses oeuvres de grands succès du XXe siècle, lues partout dans le monde (plus de 2 milliards d’exemplaires vendus).

Un trésor introuvable, promis à ses héritiers par un vieil oncle facétieux… Un diamant qui roule sous la table et se volatilise… Un inconnu qui, frappé d’une balle, vient mourir dans le choeur d’une église campagnarde…

Tels sont quelques uns des mystères que le lecteur sera amené à explorer dans ces huit récits, sur les pas d’enquêteurs célèbres dans le monde entier : le paisible Mr Parker Pyne, la charmante Miss Marple, « incurablement victorienne », comme elle l’avoue bien volontiers, et, naturellement, l’inoubliable Hercule Poirot. 

Troisième mois de l’année et troisième Agatha Christie, on dirait que j’arrive à m’y tenir cette année à lire un titre de la reine du crime chaque mois ! Cette fois-ci, j’ai jeté mon dévolu sur un court recueil de nouvelles : Marple, Poirot, Pyne… et les autres.

Une once de Poirot, une pincée de Miss Marple et un zeste de Mr Quinn ! Les stars du crime d’Agatha Christie sont réunies pour un festival d’enquête d’un classicisme parfait.

Pour commencer, le meurtre dans la bibliothèque, à l’aide d’une statuette de bronze – une Vénus s’il-vous-plaît. C’est d’un chic… Puis quelques vols de bijoux – inestimables, comme il se doit – parmi le gratin… Et sans oublier – le plaisir se fait rare – un superbe meurtre en chambre close totalement inexplicable…

Ce recueil, même si je dois bien l’avouer, est de qualité inégal, est intéressant car il a le mérite de nous faire découvrir d’autres détectives d’Agatha Christie peu connus comme Mr Parker Pyne et Harley Quinn et renferme les huit nouvelles suivantes :

– Avec Miss Marple : Le mot pour rire, Droit d’asile, Miss Marple raconte une histoire
– Avec Mr Parker Pyne : Le mystère des régates, L’intrigante de Pollensa
– Avec Harley Quinn : La providence des amants
– Avec Hercule Poirot : Vol de bijoux à l’hôtel Métropole
– Et une nouvelle ne mettant en scène aucun personnage récurrent : Nous deux mon chien

Ces courtes nouvelles sont comme toujours très agréables à lire, la plume d’Agatha Christie reste affutée et les dénouements sont parfois surprenants.

Certaines sont tristes, d’autres au contraire, plutôt drôles et permettent à celles et ceux qui n’ont jamais lu la reine du crime, d’avoir un aperçu de son talent même si celui-ci est nettement supérieur dans ses romans.

Une lecture distrayante pour tous les amoureux et amoureuses de la reine du crime et pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore !

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Née en Angleterre, Julia Chapman a exercé comme professeur d’anglais au Japon, en Australie, aux États-Unis et en France. Elle a même dirigé une auberge dans les Pyrénées avec son mari pendant six ans. Aujourd’hui, elle habite dans les vallons du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, dont les paysages si typiques lui ont inspiré sa série de romans, Les Détectives du Yorkshire.

Après un enlèvement qui l’a terrifiée, Delilah Metcalfe tente de retrouver ses esprits. Or les ennuis ne font que commencer : elle a découvert qu’une menace pesait aussi sur son coéquipier et prétendant Samson O’Brien.

Pour le protéger d’une mort certaine, elle va devoir prendre ses distances avec lui alors même qu’elle vient de propulser les émotions de son partenaire à des sommets étourdissants…

Et convaincre les habitants de Bruncliffe de l’aider ! Hélas, nombreux sont celles et ceux qui ont des griefs envers Samson. Car qui fait du tort à un seul en menace beaucoup…

Rendez-vous avec la menace est le septième tome des Détectives du Yorkshire et, vous le savez, c’est une de mes séries de cosy crimes préférées. J’adore retourner à Bruncliffe pour avoir le plaisir de retrouver le Yorkshire, sans oublier les protagonistes si attachants de cette saga que sont Samson, Delilah, Nathan, Lucy, Joseph, Arty et tous les autres.

J’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire, comme toujours si bien troussée par Julia Chapman !

L’ambiance de ce petit village de fermiers où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé est vraiment agréable. Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs et j’apprécie de retrouver Bruncliffe au fil des intrigues.

Et, tome après tome, la qualité est toujours au rendez-vous : le récit est de qualité, l’évolution des personnages est chouette et nous avons enfin des réponses à certaines de nos questions et ça c’est chouette.

Contrairement à d’habitude, point d’enquête sur un meurtre ou un vol. Ici, le récit se concentre, heure par heure, sur une seule journée : les habitants, ralliés par Delilah, vont tous se liguer pour sauver Samson d’une mort certaine, car un tueur à gages est à ses trousses, et en même temps le disculper des maux dont on l’accuse.

Une fois de plus Mrs Chapman sait y faire ! Les rebondissements et les fausses pistes sont nombreuses, les suspects potentiels sont légion et, of course, je me suis totalement fait berner car une fois de plus, je n’ai pas trouvé qui tirait les ficelles.

Le style de Julia Chapman est toujours aussi agréable et fluide et si vous aimez les cosy crimes, cette série est faite pour vous car elle comporte tous les ingrédients qui font le sel de ce genre : à savoir un cadre cosy, une bonne enquête, de l’humour et des personnages sympathiques, sans oublier un duo d’enquêteurs original et attachant.

Ma copinaute Belette est sur la même longueur d’ondes, retrouvez son avis ici !

Un grand merci à la collection La bête noire des éditions Robert Laffont pour cette lecture, comme toujours, très réussie.

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Journaliste et éditrice, Alexandra Andrews vit à Brooklyn. L’Enigmatique madame Dixon est son premier roman.

Florence Darrow veut être écrivaine. Ou plutôt : Florence Darrow sera écrivaine, elle en est persuadée. Chose plus simple à dire qu’à faire, et Florence peine à trouver sa place dans le monde de l’édition new-yorkaise. Quand on lui propose de devenir la nouvelle assistante de madame Dixon, l’autrice de Mississipi Foxtrot, le best-seller de l’année, elle saute sur l’occasion.

Seul petit détail, Madame Dixon refuse toute publicité, Dixon est un pseudonyme et elle garde jalousement sa vraie identité. En acceptant ce poste, Florence devra se plier à toutes ses exigences, comme vivre isolée dans sa maison à la campagne et ne révéler à personne pour qui elle travaille.

La collaboration se passe bien, Florence est avide d’apprendre les ficelles du métier. Elle va même accompagner la romancière en voyage au Maroc pour travailler sur son futur roman. Là-bas tout semble parfait mais le rêve va tourner au cauchemar.

Avec L’énigmatique madame Dixon, Alexandra Andrews qui signe ici son premier roman, pose une question très intéressante : Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour vivre la vie dont vous avez toujours rêvé ? 

Ce thriller psychologique qui a pour toile de fond le monde de l’édition est rudement bien ficelé et surtout très prenant. L’autrice est éditrice et on le sent à l’écriture, c’est un milieu qu’elle connaît formidablement bien et qu’elle retranscrit ici avec brio.

C’est un polar psychologique bien retors qui prend son temps, l’autrice tisse habilement sa toile et l’on tourne les pages avec une certaine avidité. Le rythme est donc lent mais sans longueurs, avec des chapitres courts et beaucoup de rebondissements jusqu’à la toute dernière page.

L’écriture d’Alexandra Andrews est simple et efficace, elle manie très bien le cynisme et a bien bâti son intrigue. Elle fait monter la tension crescendo jusqu’à ce qu’elle devienne bien épaisse et manipule le lecteur avec brio, bravo pour un premier roman, c’est rudement bien joué !

Le duo d’héroïnes est très antipathique mais intriguant : tout au long du récit on se demande jusqu’où elles vont aller, jusqu’où elles vont se pousser dans leurs retranchements, jusqu’où la tension va devenir insoutenable et je me suis laissée prendre par l’intrigue bien ficelée et addictive, avalant les pages sans même m’en rendre compte.

J’avais deviné certains éléments, d’autres non, car le dénouement est bien retors, à la hauteur du reste du récit, bien malin celui ou celle qui saura deviner tous les tenants et aboutissants de ce récit.

Vous l’aurez compris, c’est un thriller psychologique élégant et vicieusement divertissant que je vous conseille vivement tant il m’a plu !

Un grand merci aux éditions Les escales pour cette lecture haletante, il y avait bien longtemps qu’un thriller psychologique ne m’avait pas autant tenu en haleine.

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Professeur de géographie, Michel Bussi est le 2e auteur français le plus lu en France en 2019 (Palmarès Le Figaro-GFK). Ses ouvrages sont traduits dans 36 pays et trois romans ont été adaptés à la télévision.

2097. Sur une île privée paradisiaque inaccessible, dix paisibles retraités d’origine allemande sont assassinés alors que les meurtres et les crimes ont été éradiqués depuis plusieurs décennies. Depuis que les pays ont laissé la place à une terre indivisible sur laquelle règne un président élu bien des années plus tôt.

La méthode, calme et systématique, du tueur terrifia les trois enquêteurs. Qui était cet assassin progressant à visage découvert ? Déjà, leurs tabletas se connectaient aux bases de données planétaires de reconnaissance faciale. Plus personne ne pouvait rester anonyme dans le monde actuel. Dans quelques secondes, ils connaîtraient l’identité de ce monstre. La suite du film fut plus sidérante encore.

Trois policiers, un journaliste ambitieux et une institutrice nostalgique s’engagent dans une folle course contre la montre pour préserver l’équilibre d’un monde désormais sans frontières, où la technologie permet aux humains d’être à la fois ici et ailleurs.

Avec Nouvelle Babel, Michel Bussi joue avec les codes du suspense, de la manipulation et du roman d’anticipation, et nous fait voyager aux quatre coins du globe, le temps d’une intrigue, une fois encore brillamment construite.

Michel Bussi nous propose avec ce titre un huis clos à ciel ouvert, orchestré de main de maître par cet auteur de talent. Un roman policier aussi bien documenté qu’efficace, comme toujours d’ailleurs car jusqu’à présent, ce romancier ne m’a jamais déçue et plutôt bluffée, je dois le dire.

L’intrigue pleine de rebondissements, de secrets et de mystères savamment distillés, est bien rythmée, très bien développée. En effet, impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page, emportée par une histoire qui va à vive allure. J’ai vraiment été épatée par la qualité de cette enquête, bluffée par la virtuosité de l’auteur à nous mener par le bout du nez jusqu’au final inattendu.

Michel Bussi donne le ton dès le prologue et comme d’habitude, je me suis fait avoir dans les grandes largeurs : je n’ai rien vu venir ! J’ai pourtant bâti des scénarios au fil de ma lecture, passé au crible les événements, je me suis fait avoir comme une bleue et j’ai adoré ça !

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et il nous décrit avec tant de précision et de réalisme les différents endroits où nos héros se téléportent en une fraction de seconde, qu’on pourrait s’y croire. C’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

L’auteur sort de sa zone de confort littéraire et se lance dans un roman d’anticipation qui, bien souvent, flirte avec la dystopie pour nous offrir une course poursuite à travers la planète, avec comme toujours une enquête policière à élucider, mais pas que…

Les personnages sont attachants, l’intrigue, prenante et addictive comme toujours. J’ai beaucoup aimé aussi le contexte : le contexte : ce futur proche où les distances ont été abolies grâce à la téléportation. Un monde sans voiture ni avion, sans pollution ni embouteillage, chaque recoin du notre planète à portée de main : le rêve !

Ce monde-là, sans frontières, a aussi éradiqué les nombreux États, les différentes langues mais également les religions, sources de conflits relationnels et de guerres. « Une seule Terre, un seul peuple, une seule langue » est devenu la devise de cette nouvelle société idéale.

Bien évidemment, vous vous en doutez, cette société n’est idéale qu’en apparence. Elle permet à Michel Bussi d’établir un constat réaliste sur notre monde actuel en pointant du doigt ses dysfonctionnements : l’égocentrisme de l’être humain, la superficialité, le mercantilisme, le réchauffement climatique, entre autres, mais aussi de dénoncer les dangers de la pensée unique, de la presse muselée, de la censure qui peuvent mener au totalitarisme et à la dictature.

Une fois encore je n’ai pas été déçue par Michel Bussi et ce n’est pas Belette qui va me contredire, retrouvez son avis ici.

Un grand merci aux éditions Presses de la cité pour cette lecture addictive !

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T.E. Kinsey a été journaliste en Angleterre pendant plusieurs années. Il a ensuite décidé de vivre pour ses passions et s’est lancé dans la plongée sous-marine, la guitare et la mandoline ! Désormais, il écrit à plein temps, notamment Les enquêtes de Lady Hardcastle qui connaissent un immense succès international.

Veuve excentrique au passé secret, Lady Hardcastle quitte Londres pour s’installer à la campagne. Accompagnée de Florence, sa femme de chambre qui pratique avec assiduité les arts martiaux, elle compte y trouver le repos, loin de la vie trépidante menée dans les colonies de l’empire britannique.

Mais la campagne peut vite se révéler pleine de surprises, notamment lorsque les deux compères découvrent un cadavre pendu à un arbre. Suicide  ? Lady Hardcastle, curieuse de nature, n’y croit pas et elle décide de prendre les choses en main. D’autant que les policiers locaux n’ont pas l’air très futés.

Lady Hardcastle et Florence plongent dans les nombreuses rivalités et les intrigues de leur village d’adoption. Et tout se complique lorsqu’un autre meurtre est commis… Pour les deux détectives amateurs, le tea time attendra, car une chose est certaine  : la vie à la campagne n’a rien d’un long fleuve tranquille  !

Vous connaissez mon intérêt pour le cosy mystery, le féminisme et la Belle-Epoque et une série qui réunit tout ça ne pouvait qu’atterrir dans ma PAL un jour ou l’autre. C’est ainsi que j’ai jeté mon dévolu sur Petits meurtres en campagne, premier tome des Enquêtes de lady Hardcastle signé T.E. Kinsey.

Et comme j’ai bien fait ! J’ai passé un très bon moment avec lady Hardcastle et Florence, sa dame de compagnie qu’elle traite d’égal à égal. Un duo détonnant en 1908 que ces deux femmes complices qui rivalisent d’humour et de piquant.

Les deux protagonistes sont très attachantes et il me tarde de poursuivre leurs aventures, heureusement pour moi quatre tomes sont parus à ce jour, le cinquième est prévu pour avril, de quoi me promettre de chouettes heures de lectures, si ils sont tous de cet acabit.

Ce premier tome contient tout ce que j’attends du genre : un roman policier douillet avec une intrigue à la campagne, au sein d’une communauté réduite, d’un village où les ragots vont bon train et mettent en scène des enquêteurs attachants. Une histoire à déguster avec une tasse de thé et quelques scones, of course my dear. 

L’intrigue policière est bien construite avec des meurtres et des cambriolages, des fausses pistes et des suspects à foison, bien malin qui saura démêler l’écheveau !

Pas moi en tout cas, je me suis bien fait bernée : je n’ai rien vu venir, bravo T.E. Kinsey ! Le décor historique est bien planté avec des clins d’oeil aux suffragettes, au ragtime, aux voitures et à la mode de ce début du XXè siècle.

Vous l’aurez compris : un bon cosy mystery avec du rythme, une plume fluide et agréable, de l’humour, des personnages attachants et une intrigue policière qui tient la route, moi je dis bonne pioche !

Ce n’est pas Belette qui va me contredire, elle a bien apprécié ce premier volume aussi, son avis ici.

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Née au Puy-en-Velay, en Haute-Loire, Florence Roche a notamment publié L’Honneur des Bories, La Réfugiée du domaine et, aux Presses de la Cité, Les Parfums d’Iris, L’Héritière des anges, Le Pensionnat de Catherine et L’Orpheline des Soeurs de la Charité.

A Montpeyroux, la légende de la Bérane, ce monstre qui noie dans la rivière tous ceux qui le défient, terrifie les villageois. En 1956, Juliette, douze ans, perd sa meilleure amie dans le gour, là où sévit la bête. Mais comme Victor, son oncle, un ancien résistant, elle est persuadée que le monstre n’existe pas.

Seize ans ont passé et, quand la Bérane frappe de nouveau, faisant une nouvelle victime : son oncle Victor qu’elle adore et qu’elle considère comme son père.

Juliette décide d’enquêter pour découvrir la vérité. Elle se plonge dans l’histoire du village, remonte aux drames obscurs de la Résistance et à des mystères plus anciens.

Mais toute vérité est-elle bonne à révéler ? A fouiller dans les secrets enfouis de chacun, Juliette risque de se blesser. Et d’éveiller la colère du monstre aux aguets…

La source maudite signe mes retrouvailles avec Florence Roche dont j’avais apprécié  Les parfums d’Iris  et L’orpheline des soeurs de la Charité. Cette fois-ci, changement de registre avec un thriller qui convoque la grande et la petite Histoire mais aussi des secrets de famille, mon péché mignon.

Voilà une lecture bien agréable dont je suis venue à bout en deux après-midis. L’histoire, bien tissée, a pour héroïne Juliette, une adolescente puis une femme malmenée par ses parents, qui se réfugie dans les bras affectueux de son oncle.

Ils vivent dans un village où les superstitions ont la vie dure. Ils ont beau de pas croire en la légende de la Bérane, certains de leurs proches perdent inexorablement la vie dans la source. Mais lorsque Victor disparaît à son tour, Juliette se souvient d’une dispute entre lui et ses trois amis des FFI.

Bientôt Juliette et Amaury, le gendarme responsable de l’enquête, en sont persuadés : un tueur rôde dans le village et tout les ramène à la Résistance et à la libération du Périgord.

Si vous aimez les romans du terroir, les histoires pleines de suspens et de rebondissements, vous devriez apprécier ce thriller qui pose une ambiance pesante et assez oppressante. Certes Florence Roche n’est pas Franck Thilliez mais son histoire se lit bien et remplit son office, surtout si on ne lit jamais de thriller.

J’ai deviné les tenants et aboutissants bien avant la fin, en bonne habituée des polars et autres enquêtes, mais si c’est un genre que vous ne lisez jamais, je pense que vous vous ferez prendre dans la toile que tisse habilement l’autrice tout au long de son récit.

J’ai passé un très bon moment avec Juliette, une jeune femme qui va fuir la campagne pour mener une vie libre et indépendante en ville dès la fin de ses études dans les années 60, ce que j’ai apprécié d’autant plus qu’elle devient libraire.

Un roman qui allie terroir et polar, légendes et fantômes du passé que j’ai pris plaisir à découvrir et que je vous recommande si ce que je vous en ai dit vous a séduit !

Un grand merci aux éditions Presses de la cité pour cette lecture bien agréable.

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