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Archive for the ‘Histoire, Essais & Documents’ Category

Qu’est-ce que tu lis ? C’est avec cette question que l’éditeur Will Schwalbe et sa mère, Mary Ann, brisent la glace chaque fois qu’ils se retrouvent à l’hôpital où cette dernière, atteinte d’un cancer du pancréas, doit subir des examens. De ces conversations naît un club de lecture à deux membres, qui va soutenir Will tout au long de la progression de la maladie, et même après la mort de sa mère. De Bilbo le Hobbit à La Reine des lectrices, de Mille Soleils splendides à Suite française, des Piliers de la terre à La Montagne magique, Will et Mary Ann dévorent livre après livre avec un éclectisme assumé, partagent leur impressions, se découvrent de nouvelles facettes, discutent de la vie, de la mort, de la famille, de l’importance de l’engagement de Mary Ann en Afghanistan, où elle a fait construire la première bibliothèque de Kaboul, et ce faisant se rapprochent toujours plus. Superbe lettre d’amour à une mère disparue, hommage passionné à la lecture, un livre unique en son genre, qui immortalise l’amour d’un fils pour sa mère et leur amour commun pour les livres.

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Un livre qui parle des livres, cela ne peut qu’intéresser la lectrice que je suis et je dois dire que si j’ai été très surprise par son contenu, ce document m’a non seulement beaucoup plu mais émue aussi.

Will Schwable est un éditeur new-yorkais, passionné par la lecture depuis son enfance, notamment grâce à sa maman qui lui faisait la lecture ainsi qu’à son frère et à sa sœur (tiens ça me rappelle quelqu’un). Il nous propose ici une belle ode à la lecture et surtout un magnifique hommage à sa mère emportée par un cancer, une femme qu’il aimait bien entendu mais qu’il admirait aussi. Et si le portrait brossé par ce fils aimant est vraiment fidèle à la personnalité de de Mary Anne Schwalbe, on comprend aisément son admiration et on la partage. Quelle femme remarquable que cette féministe qui a beaucoup travaillé dans les universités américaines mais qui était aussi une militante politique démocrate et surtout une activiste de la cause humanitaire, qui a consacré les dernières années de sa vie à un projet culturel en Afghanistan, celui de créer la bibliothèque universitaire de Kaboul.

Au fil des pages, on découvre le quotidien de l’auteur et de sa mère, son changement de vie professionnelle pour lui, ses séances de chimio pour elle, séances qui leur permettent de débattre de littérature, des livres qui ont compté pour chacun d’eux et peu à peu, un véritable club de lecture se met en place.

Un club de lecture confidentiel, puisqu’eux seuls en sont membres, mais au fil des pages, ils égrènent les différents auteurs et romans qu’ils sont en train de lire ou qu’ils veulent faire découvrir à l’autre. Des romanciers américains contemporains bien sûr mais aussi quelques classiques, de la poésie, de la littérature jeunesse et deux romans français : Suite Française d’Irène Némirovsky  et L’élégance du hérisson de Muriel Barbery. Lorsque l’on referme ce livre, on n’a qu’une envie, recopier toute la bibliographique répertoriée en fin d’ouvrage tant ils excellent dans le partage de leurs lectures et qu’ils nous donnent envie de les lire à notre tour.

Ouvrage hommage à la lecture qui nous interroge aussi : pourquoi lire ? Que nous apporte la lecture ? Livres papier ou numériques ? Et beaucoup d’autres questions encore qu’ils aborderont en toute franchise, sans être d’accord d’ailleurs sur tout.

Et bien sûr l’inévitable question que lire ? On a toutes des PAL et des LAL longues comme le bras mais lorsque la lecture devient une urgence, quel est le livre d’après ? L’urgence en effet pour Mary-Anne de lire des romans exigeants, des romans qu’elle veut lire depuis longtemps car elle a encore tant à lire et si peu de temps devant elle, qu’elle ne veut pas le perdre en lisant des textes qui n’en valent pas la peine.

Will Schwable nous livre ici un grand texte autour de l’importance de la lecture, une véritable ode à la littérature et un très beau portrait de femme. Certains livres changent la façon de voir la vie, celui-ci change surtout la façon de voir la fin de vie, accompagnée jusque sur son lit de mort par la littérature. Magnifique !

heart_4Lu dans le cadre du Grand prix ELLE des lectrices 2014  :

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Lou Andreas-Salomé, Yvonne Printemps, Gala, Dora Maar, Marlene Dietrich, et bien d’autres… Aussi différents que leurs destins aient pu être, toutes auront eu en commun de susciter une véritable passion chez les plus grands artistes des XIXe et XXe siècles, et d’influencer les œuvres de leur Pygmalion, qu’il soit peintre, écrivain, ou photographe.

muses-elles-ont-conquis-les-coeurs-farid-abdelouahabauteur-éditeur-pagesUne fois n’est pas coutume, je vais vous présenter aujourd’hui un beau livre qui me faisait très envie depuis sa publication il y a deux ans déjà. Je trouve son sujet, les muses, tout à fait fascinant car l’artiste et sa muse forment un couple indissociable et forcément très intéressant. Farid Abdelouahab brosse ici vingt-cinq portraits de femmes des 19è et 20è siècles, qui, par leur tempérament, leur beauté, leur talent, leur magnétisme, ont subjugué des génies, et permis, favorisé, accompagné la création de très grandes œuvres picturales et photographiques notamment. L’auteur n’en oublie pas quelques muses cinématographiques et littéraires mais il fait la part belle aux muses de photographes et de peintres.

Chaque muse se voit consacrer quelques lignes ou plusieurs pages, selon leur importance, ce qui est parfois frustrant, des portraits en tout cas toujours magnifiquement illustrées de dessins, peintures ou photographies qu’elles ont inspirées. Certains portraits sont bien développés et d’autres seulement esquissés malheureusement mais dans l’ensemble, c’est un livre intéressant et riche d’enseignements. La plupart de ses femmes, très indépendantes, étaient les maitresses ou les épouses des hommes qu’elles inspiraient et se révèlent être sous la plume de l’auteur, de fortes personnalités.

Alors qui sont précisément ces muses ? Il y a tout d’abord les trois muses de Dante Gabriel Rossetti, merveilleux peintre préraphaélite ; George Sand inspiratrice de Balzac qui n’a droit qu’à quelques lignes, un peu court en somme pour mesurer l’ascendance de cette féministe sur le romancier ; Jeanne Duval, la mulâtresse dont était si amoureux Charles Baudelaire et qui lui a consacré bien des vers ; Louise Colet qui avait séduit Flaubert ; Virginia de Castiglione, muse d’elle-même, une beauté du Second Empire qui s’est photographiée chaque jour de sa vie ; Alice, la muse de Lewis Carroll pour qui il a écrit Alice au pays des merveilles ; Appollinaria Souslova, la muse nihiliste, maitresse de Dostoïeveski ; Elisabeth Greffulhe, la femme modèle de Marcel Proust ; Alma Malher, l’épouse du célèbre compositeur ; La Goulue qui a fait les beaux jours du Moulin Rouge et qui posa bien des fois pour Toulouse Lautrec ; Dagny Juel, muse d’Edvard Munch, voilà pour le 19è siècle.

Il y a aussi pour le 20è siècle : Lou-Andreas Salomé dont était fou le poète Rilke ; les muses de Guillaume Appolinaire ; Yvonne Printemps, la seconde madame Sacha Guitry ; Lili Brik, la muse-mentor de Vladimir Maïakovski ; Gala, épouse et agent de Dali ; Dora Maar, si mal aimée par Picasso ; Assia, modèle de nu dans les années 30 ; Kiki de Montparnasse, modèle, pour Soutine et Man Ray ; Marlene Dietrich façonnée par Josef Von Sternberg ; Nancy Cunard, le grand amour d’Aragon avant Elsa Triolet ; Tina Modotti, la muse d’Edward Weston ; Lee Miller, le modèle préféré de Man Ray ; Renée Perle qui charma Lartigue ; Dina Vierny, la beauté idéale de Maillol et Giulietta Masina, la femme de Federico Fellini.

Un livre magnifique qu’on ne se lasse pas de feuilleter tant l’iconographie est bien choisie et que je vous recommande si le sujet vous intéresse.

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Juillet 1918, le tsar Nicolas II, sa femme et leurs cinq enfants sont exécutés par les bolchéviques. En s’appuyant sur le journal de l’archiduchesse Olga, l’historien démonte cette version officielle et montre que la tsarine allemande et et ses filles auraient été épargnées pour maintenir la paix avec Guillaume II.

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Vous vous souvenez peut-être que j’ai lu l’année dernière deux romans qui avaient pour toile de fond l’assassinat du tsar Nicolas II et de toute sa famille. Ces deux romans policiers soulignaient les zones d’ombres et les mensonges qui entourent la fin des Romanov et la possibilité que tous n’ont peut-être pas été tués. Ces deux romans policiers Le complot Romanov de Steve Berry, qui m’avait hélas laissé sur ma faim, et L’œil du Tsar Rouge de Sam Eastland, brillantissime de bout en bout, ont aiguisé mon appétit sur cette tragédie. Aussi, lorsque j’ai vu dans la sélection Masse Critique Babelio cet ouvrage de Marc Ferro, je n’ai pas hésité une seconde, et heureusement pour moi, j’ai eu la chance d’être sélectionnée. Un grand merci à Babelio et aux éditions Tallandier pour cet envoi !

Que s’est-il réellement passé au rez-de-chaussée de la maison Ipatiev d’Ekaterinbourg dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 ? Depuis cette date, le destin tragique des Romanov a fait l’objet des rumeurs les plus folles, entrainant bien des spéculations et des controverses. Le rapport du juge Sokolov qui conclut à la mort du tsar Nicolas II, de la tsarine Alexandra, des grandes-duchesses Olga, Maria, Tatiana et Anastasia, du tsarévitch et de plusieurs de leurs serviteurs, dont leur médecin, est ici remis en cause par Marc Ferro.

L’historien réfute la thèse officielle prônée par le régime soviétique, car si la mort du tsar et des serviteurs ne fait pour lui aucun doute, le sort des autres membres de la famille Romanov est sujet à caution. S’il n’apporte aucune réponse concernant le jeune Alexis, Marc Ferro est persuadé que les « princesses allemandes » ont été exfiltrées vers l’Allemagne. La tsarine, bien qu’élevée en Angleterre, est la sœur du grand-duc Hesse et du kaiser Guillaume II. Le roi d’Angleterre George V, cousin préféré du tsar, propose de recueillir la famille mais son peuple, qui voue une haine tenace à Nicolas le sanglant, l’oblige à faire volte-face, il ne reste donc plus que le Kaiser. Ce dernier veut absolument les sauver et envoie un émissaire auprès de Lénine en vue de négocier un accord. Lénine consent alors à un échange de prisonniers politiques (des activistes bolchéviques) et promet la vie sauve à la tsarine et aux grandes-duchesses. Si l’on n’a pas trace de leur libération et de leur fuite vers l’Allemagne, plusieurs activistes seront bel et bien libérés par l’Allemagne.

Aux toutes premières heures du régime soviétique, Lénine et ses compagnons ne veulent pas donner une image de revanchards sanglants, ils veulent traduire Nicolas II en justice, un procès est même prévu et c’est le commissaire à la guerre Léon Trotski qui s’en charge. Malheureusement pour le tsar, le soviet de l’Oural, dont dépend Ekaterinbourg, craint une tentative d’évasion menée par les Blancs et leurs alliés les tchécoslovaques, et décide, sans l’accord de Lénine, de liquider le monarque. Ils avouent au départ avoir tuer seulement Nicolas II, pour ensuite confesser qu’ils ont en fait massacrer tous les résidents de la maison Ipatiev. Nicolas le sanglant, bien mauvais surnom du tsar qui ne voulait pas régner, qui était contre la guerre et qui a laissé la vie sauve à ses opposants, n’aurait pas eu un sort plus enviable s’il avait été jugé puisque ses frères ont été massacrés eux aussi dans le mois qui a suivi. Les bolchéviques voulaient rendre impossible toute restauration monarchique sans toutefois se retrouver avec du sang sur les mains. L’initiative du comité de l’Oural est bien commode, d’autant que le peloton d’exécution, constitué de lettons et le commandement assuré par un juif, permet d’affirmer qu’aucun russe n’a participé à l’extermination sauvage des Romanov.

Dans les mois qui vont suivre cette nuit tragique, les communiqués annoncent tout et son contraire : toute la famille est saine et sauve, puis toute la famille a été exécutée, puis seul le tsar a été tué, le reste de la famille a trouvé refuge à Perm, etc. On peut légitimement se dire que les dirigeants soviétiques n’ont aucun intérêt à divulguer la mort des Romanov alors que la 1ère guerre mondiale n’est pas terminée et préfère laisser filtrer la seule mort du tsar.

Ce qui apporte aussi de l’eau au moulin de Marc Ferro ce sont les morts opportunes des principaux témoins : tous sont morts subitement ou exécutés dans les mois qui ont suivi l’assassinat des Romanov. Le rapport du juge Sokolov, qui établira la thèse officielle, prend en compte certains témoignages et en écarte d’autres tout aussi crédibles, tous ceux en faveur de la survie des femmes de la famille. Les rapports et interrogatoires des protagonistes sont contradictoires, ils se récusent sans arrêt, mentent, minorent ou au contraire enjolivent leur participation au massacre, pas facile de démêler le vrai du faux dans cet écheveau de déclarations. Marc Ferro n’est pas le seul à s’attaquer au juge Sokolov, d’autres l’ont fait avant lui : Summers et Mangold en 1976, ont démontré que seule une faible partie du dossier Romanov a été publiée.

Marc Ferro revient aussi sur les analyses A.D.N effectuées en 1991, en 1993 et en 1998 sur les crânes retrouvés, analyses contestées par les descendants des Romanov, à juste titre d’un point de vue purement scientifique car la façon dont ils ont été extraits du puits, remis, puis de nouveau extraits, ont rendu vaines toute recherche de la vérité, les corps ont été contaminés, les abords piétinés. Le doute est là encore possible.

A la lecture de ce livre, on peut légitimement se demander si la thèse officielle est bien la vérité, sans toutefois suivre aveuglement toutes les conclusions de Marc Ferro, car si la tsarine et les grandes-duchesses Romanov étaient saines et sauves, où étaient-elles ? Pourquoi ont-elle gardé le silence ? L’auteur affirme que c’est par peur d’être assassinées. Pour lui, la tsarine aurait fini sa vie dans un couvent polonais, Olga, Tatiana et Maria auraient vécu caché mais ils n’apportent aucune preuve à sa théorie (où ? pas de réponse !). La seule à avoir fait parler d’elle est Anastasia, alias Anna Anderson, qui revendique d’être la grande-duchesse, Marc Ferro y croit dur comme fer, pour lui pas de doute possible, Anna Anderson est bien Anastasia. La jeune femme est d’ailleurs reconnue par le grand-duc André et ses tantes Olga et Xenia dès 1919 mais ses déclarations sont soumises à caution car elle ne parle pas un mot de russe et proclame qu’elle est la seule survivante, blessée et sauvée par un soldat.

Reste que Marc Ferro s’appuie sur de nombreux documents et que plusieurs de ses arguments sont malgré tout crédibles, il instille un gros doute mais laisse aussi bon nombre de questions sans réponses.

En refermant ce livre, on ne peut que se dire que le doute est permis !

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Lu dans le cadre de la Masse Critique Babelio :

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Paris 1900. La ville « la plus coquine du monde » appartient aux cocottes. De Maxim’s au Moulin-Rouge, des salons littéraires bourgeois aux coulisses des Folies-Bergères, ces princesses des plaisirs règnent sur une cour d’admirateurs éperdus. Prêts à tout pour obtenir leurs faveurs, ne serait-ce que l’espace d’une nuit, les hommes les plus en vue les couvrent de bijoux, leur offrent de somptueuses villas aux quatre coins de l’Europe, se ruinent, se provoquent en duel, se suicident, dilapident leurs biens, leur honneur et leur vie.

Tandis que, sur les boulevards, La Goulue, Nini-Pattes-en-l’air ou Polaire – la plus belle des étoiles – font tourner la tête des bourgeois, les grandes cocottes trainent dans leur sillage les monarques de l’Europe entière, et tout ce que Paris compte d’hommes d’esprit, d’artistes, de politiciens ou de banquiers.

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Richard Balducci revient sur les courtisanes qui ont dominées la Belle-Epoque et tout le dernier tiers du 19è siècle. Plusieurs de ces noms sont d’ailleurs passés à la postérité et vous connaissez sans doute déjà la Belle Otéro, Liane de Pougy, Eve Lavallière, Cléo de Mérode, Yvette Guilbert, Cécile Sorel ou Emilienne d’Alençon. Des femmes qui ont voltigé de bras en bras, de lit en lit, insouciantes, impudiques et insatiables, qui ont ruiné des familles et causer les plus grands scandales. Leurs amants ? Des princes venus de toute l’Europe s’encanailler à Paris, des grandes familles, des industriels, etc.

Ces cocottes, aussi surnommées demi-castor, horizontales, dégrafées, suicideuses, Cythériennes ou ravageuses d’existence tarifaient leur compagnie à prix d’or, dans un Paris pris dans le tourbillon de la Belle Epoque. Je trouve pour ma part cette époque et ces femmes absolument fascinantes, et c’est ce qui m’a donné envie de lire ce livre.

L’auteur revient sur les débuts de Maxim’s et du Moulin-Rouge et toutes celles qui ont consumé leur existence en ce tout début de 20è siècle, car si elles ont poussé bien des hommes à la ruine voire au suicide, elles ont aussi fini à deux ou trois exceptions près, leur existence dans le dénuement le plus total, car ces dames nées dans la misère, menaient bon train sans penser aux lendemains.

Le livre est bien documenté mais un peu trop superficiel à mon goût, il aurait mieux valu que Richard Balducci s’attache à quelques-unes de ces Cocottes et en dresse un portrait, plutôt que cette succession, sans date ni chronologie, qui m’ont laissé dans le vague et donne à ce document un sentiment d’à peu près.

Je n’ai pas eu l’impression d’apprendre grand chose mais l’auteur m’a permis de croiser dans les salons ou les lieux emblématiques de l’époque des écrivains et des peintres qui me sont familiers : Verlaine, Jules Renard, Alphonse Allais, Toulouse-Lautrec, Suzanne Valadon entre autres.

Une sympathique plongée dans le Paris de 1900, facile à lire, mais qui souffre d’un manque de précisions et finalement de sérieux. Si vous recherchez une mise en bouche, il vous suffira, si vous êtes incollable sur cette époque, passez votre chemin ! Ces destins ont en tout cas inspirés bien des romanciers, en tête desquels Alexandra Dumas Fils et sa Dame aux camélias et Emile Zola et sa Nana.

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Lu dans le cadre du Challenge Paris

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Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l’île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d’un immeuble moderne du Ve arrondissement ? Au fil de ses découvertes, Lorànt Deutsch vous emmènera vers ce qui fut le Pont-au-Change, ancêtre de la Bourse, puis chez ce bistrotier qui entasse ses bouteilles dans une cellule de la Bastille sauvée de la destruction, et tout au long des rues où se cachent des trésors que vous ne soupçonniez pas. Une promenade captivante, où défilent les seigneurs alliés comme les princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s’ériger des murailles contre l’envahisseur, s’agiter l’Église, s’imposer les marchands, s’ébrouer les artistes, l’Université s’installer sur des ballots de paille place Maubert, le peuple de Paris se soulever – violent, sanglant, emblématique -, et se construire ainsi toute l’histoire de France.

Un ouvrage qui me tentait depuis longtemps mais dont j’avais peur d’être fort déçue, les livres de vulgarisation historique n’étant pas tous hélas de bon niveau. Lorànt Deutsch nous invite ici à une promenade dans Paris en 20 stations, chacune d’elle symbolisant une digression dans les méandres de la ville lumière, une promenade plutôt agréable à travers les monuments et rues de la cité, même si l’auteur survole les époques et les évènements pour aboutir à un  concentré de ce qui fait Paris depuis 2000 ans.

Pour autant, prendre le plan du métro comme colonne vertébrale du récit, et par conséquent de l’histoire de Paris est une excellente idée. Le style est plaisant, le vocabulaire et les tournures bien écrites, et surtout j’y ai appris beaucoup de choses, mais je vous avoue que je ne connaissais rien à l’histoire de la ville avant, et c’est là tout l’intérêt et l’enjeu de ce type de livre : éveiller les curiosités, donner envie d’aller plus loin. Il donne envie de battre le pavé, livre en main, pour essayer de trouver toutes les curiosités et vestiges du passé mis au jour par le comédien.

Un livre que je vous conseille si vous souhaitez vous familiariser avec l’histoire de la capitale et qui fait une bonne mise en bouche avant de passer à un essai plus académique !

Lu dans le cadre du Challenge Paris je t’aime

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