Une nouvelle chance – Debbie Macomber

Lu dans le cadre du Challenge Cold Winter

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Lucie Ferrara et Aren Fairchild se rencontrent après s’être rentrés dedans apparemment par accident (du moins, c’est ce qu’ils croient) à Times Square le soir du réveillon du Nouvel An. Le coup de foudre est immédiat. Mais, aussi vite qu’ils ont été réunis, un autre coup du sort les sépare, laissant Lucie et Aren sans moyen de reprendre contact.

Un an plus tard, Lucie est le chef d’un nouveau restaurant au succès retentissant et Aren travaille pour un grand quotidien de la ville. Malgré tous les mois qui ont passé, ils n’ont jamais oublié cette belle soirée et Shirley, Goodness, Mercy et Will, leurs anges gardiens, non plus. Pour aider le jeune couple à se retrouver, ils vont cuisiner un projet fou : mélanger un grand amour, une seconde chance et une bonne pincée d’espièglerie afin de créer un miracle de Noël que vous n’oublierez pas de sitôt.heart_3une-nouvelle-chance-debbie-macomber

31 décembre sur Times Square à New York, Lucie Ferrerra et Aren Fairchild ont respectivement perdu de vue dans la foule leurs amies et sœur lorsque retentissent les douze coups de minuit. Au dernier coup, ils se rentrent dedans par accident et s’embrassent comme le veut la tradition.

Ce premier baiser est un vrai coup de foudre et les deux jeunes gens ne veulent pas se quitter aussi vite et décident d’aller boire un verre pour trinquer à la nouvelle année. Le feeling passe, les heures filent vite et ils se quittent sur une promesse : se retrouver une semaine plus tard tout en haut de l’Empire State Building.

La semaine s’écoule sans qu’ils perdent de vue le rendez-vous mais à l’heure dite, la mère de Lucie est emmenée aux urgences à cause de son diabète et rate ses retrouvailles avec Aren qui l’a attendue en vain.

N’ayant pas leurs coordonnées respectives, les choses en restent là même si le critique gastronomique et la jeune chef pensent souvent l’un à l’autre mais c’est sans compter quatre anges gardiens, qui malgré les mises en garde de Gabriel, décident de s’en mêler et leur donner ainsi une nouvelle chance.

Voilà une romance hivernale que j’ai trouvé au pied du sapin car mes garçons voulaient absolument m’offrir un livre, comme si j’en manquais mais cela m’a fait néanmoins très plaisir qu’ils le fassent !

Ne voulant pas laisser trainer Une nouvelle chance de Debbie Maccomber, dont j’avais bien aimé La maison d’hôtes, j’ai entamé cette lecture dès le jour de Noël et j’ai bien fait car c’est à cette période qu’il faut lire cette romance de Noël, charmante et fraiche, même si elle ne révolutionne pas le genre, hélas.

Un conte de fées version 21è siècle avec dans le rôle de la bonne fée, quatre anges maladroits qui n’en ratent pas une, et deux héros parfaits dans leur genre que l’on a plaisir à suivre dans leur histoire d’amour contrariée.

La plume de Debbie Macomber est toujours aussi fluide et les chapitres très courts font que cette lecture si elle n’est pas inoubliable, n’en demeure pas moins agréable et se fait sourire aux lèvres, d’autant qu’elle revêtait un charme supplémentaire à mes yeux puisqu’elle restera le premier livre offert par mes enfants.

Une romance fraiche et douce à lire bien au chaud, histoire d’être dans l’ambiance des fêtes de fin d’année que je vous conseille si vous n’en attendez pas trop.

L’étrange histoire de Benjamin Button – Francis Scott Fitzgerald

Sous la fantaisie et la légèreté perce une ironie désenchantée qui place Fitzgerald au rang des plus grands écrivains américains. heart_4l-etrange-histoire-de-benjamin-button-francis-scott-fitzgerald

En 1860, Mr et Mrs Roger Button s’apprêtent à accueillir leur premier enfant et ces jeunes gens épris de modernité, décident que leur premier-né verrait le jour à la clinique, rompant ainsi avec la tradition familiale.

Le jour tant attendu de la naissance arrive, Mr Button découvre hélas que loin d’être un beau poupon joufflu, son fils Benjamin Button ressemble à un vieillard voûté et barbu ! Cette naissance scandalise le personnel qui les enjoint à emporter leur progéniture loin d’eux immédiatement.

Les Button, qui ne comprennent pas ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter ça, deviennent la risée de la haute société à laquelle ils appartiennent. Et, Mr Button qui n’admet pas que son fils marche avec une canne et fume le cigare, l’oblige à se vêtir d’habits de bébé à sa taille et à jouer avec un hochet…

L’étrange histoire de Benjamin Button et La lie du bonheur sont deux nouvelles issues du recueil Les enfants du jazz paru en 1922. Quel bonheur de retrouver Francis Scott Fitzgerald découvert dans son chef d’œuvre Gatbsy le magnifique, une lecture marquante qui m’avait donné envie de découvrir le reste de son œuvre, découverte que je poursuis avec ces deux nouvelles.

La première histoire est forte et très marquante, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette nouvelle très originale avec ce héros qui mène une existence à rebours de la nôtre et qui se retrouve en but toute sa vie aux médisances et au dédain, comme si cette vie en forme de malédiction était uniquement de sa faute !

Cette histoire aurait d’ailleurs mérité plus de développement de la part de Francis Scott Fitzgerald qui aurait pu privilégier un format plus long comme le roman puisque nous restons ici en surface alors qu’un peu de profondeur supplémentaire n’aurait pas nui à l’ensemble.

La seconde nouvelle, La lie du bonheur, peut sembler plus fade et plus mièvre car elle est nettement moins originale puisqu’il s’agit ici d’un bonheur frappé en plein vol par la maladie, celui d’un jeune couple. Mais en réalité la plume de Fitzgerald se fait poétique et cette seconde histoire est finalement toute aussi marquante que la première.

Roxane et Jeffrey Curtain sont en effet de jeunes mariés très amoureux qui découvrent au bout de quelques mois que Jeffrey a un caillot de sang dans le cerveau et il va peu à peu perdre la vue, la parole, la mobilité de ses membres pour vivre une existence de « légume » sans que Roxane ne l’abandonne à aucun moment.

Deux courtes nouvelles, l’une fantastique et l’autre poétique, qui sont deux petits bonbons à savourer et qui confirment mon intérêt pour cette grande figure des années 20 et 30 que fut Francis Scott Fitzgerald. Je vous les recommande !

A l’intérieur – Jodi Picoult

Lu dans le cadre du challenges 1 pavé par mois et Les 10 pavés que j’aimerai sortir de ma PAL cet été (2/10) :

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Jacob, 18 ans, est atteint du syndrome d’Asperger et se passionne pour les enquêtes criminelles. Quand Jess, la jeune fille qui lui donnait des cours de socialisation, est retrouvée morte, tous les indices convergent vers l’adolescent. Lorsqu’il est accusé de meurtre, sa famille se décompose. Sa mère, divorcée et dans une situation précaire, trouve à peine de quoi embaucher un avocat débutant. Théo, son frère cadet, fugue pour demander de l’aide à un père absent, accaparé par sa nouvelle famille. Jacob, quant à lui, impassible, regarde à la télé jour après jour sa série policière préférée, ignorant l’implacable machine qui s’est mise en branle autour de lui.
Plus le procès avance, plus Théo semble prendre les événements à cœur. Alors que tout le monde est convaincu que Jacob a tué Jess, seul Théo continue à clamer l’innocence de son frère. Mais pourquoi est-il aussi désespéré ? Et pourquoi Jacob ne lui dit-il rien de ce qu’il semble savoir ? Comment l’amener à parler, lui qui s’enferme si facilement dans son monde ? Face à un système judiciaire inadapté à leur cas, Jacob et son frère risquent le pire.heart_4auteur-editeur-pagesa-l-interieur-jodi-picoult

Jacob Hunt est un lycéen qui a tout juste 18 ans. Il vit avec son frère de trois ans son cadet Théo et sa mère Emma. Son père a pris la fuite peu après la naissance de Théo lorsque lui et sa femme ont appris que Jacob n’était pas un enfant comme les autres. Il a deux ans lorsque suite à une vaccination, son comportement change du tout au tout et le verdict tombe : autisme.

Depuis lors, il vit en Californie et a fondé une nouvelle famille, laissant Emma gérer absolument tout, toute seule. Toute la journée, sa vie est rythmée selon les besoins de Jacob et la nuit, elle devient tante Em et rédige la rubrique courrier du cœur du quotidien local.

Jacob est asperger, il a de grandes capacités intellectuelles et se passionne pour la criminalistique, au point d’en savoir davantage que les policiers chargés de résoudre les enquêtes criminelles mais il est totalement incapable d’avoir une vie sociale ou de ressentir de l’empathie et s’intéresser aux autres.

Depuis quelques mois, il fait cependant des progrès dans ce domaine grâce à Jess, une étudiante doctorante qui veut se spécialiser dans les enfants différents et notamment les autistes, que sa mère a engagé pour lui donner des leçons de socialisation.

Pour la première fois de sa vie, Jacob ressent des sentiments, il aimerait bien que Jess soit sa petite amie mais ne sait pas comment lui dire. Lors d’une sortie à la pizzéria, Jess emmène son petit-ami mais celui se met à se moquer de Jacob et Jess et lui se disputent. Après son départ, Jess s’en prend à Jacob et disparaît. Deux jours plus tard, Jess est introuvable alors qu’elle avait rendez-vous avec Jacob et une semaine après, la police retrouve son corps enveloppé dans la couette de Jacob qui est aussitôt arrêté.

L’autisme est un sujet qui me touche beaucoup, c’est la raison pour laquelle j’ai acheté il y a quelques mois de cela cette belle brique qu’est A l’intérieur de la romancière américaine à succès Jodi Picoult que je découvre ici.

Et on peut dire que je ne suis rudement pas déçue par ce roman, très agréablement surprise au contraire car l’autisme est vraiment au cœur de ce roman. Il ne fait aucun doute que l’auteure a potassé son sujet et qu’elle maîtrise le syndrome Asperger sur le bout des doigts.

Le personnage de Jacob est criant de vérité : incapable de se lier aux autres, il ne sait pas communiquer normalement, prend tout au pemier degré, ne supporte pas qu’on lui change sa routine, atteint de stérotypies (reproduction involontaire et continue des mêmes mots ou gestes ou tics), il a besoin d’une vie rythmée par des rituels, des temps bien codifiés et au moindre grain de sable dans ce quotidien bien huilé, Jacob part en vrille, en proie à des crises violentes, difficilement maîtrisables.

Jodi Picoult donne tour à tour la parole à l’ensemble des protagonistes de ce roman choral : Jacob bien sûr, Emma sa mère, Théo son frère, Oliver son avocat, Rich le policier qui a procédé à son arrestation.

Elle montre bien la difficulté d’être d’un autiste mais aussi d’être un proche de quelqu’un atteint d’autisme : Théo qui passe toujours après son frère et qui doit se plier aux rituels des repas notamment (chaque jour de la semaine a sa couleur), qui l’aime et le déteste aussi parfois, Emma, la mère dévouée qui consacre sa vie à ses enfants, surtout à Jacob qui prend tout l’espace même si ce n’est pas volontaire, Oliver qui veut aider vraiment Jacob à affronter le procès et à lui éviter la prison mais se heurte à son comportement parfois déroutant, choquant.

L’intrigue policière nous pousse aussi à réfléchir : et si Jacob est coupable, est-il responsable ? Peut-on, doit-on traiter les malades mentaux comme tous les autres accusés ?

A l’intérieur est un roman passionnant qui se lit très bien grâce à la plume fluide de l’auteure, aux chapitres courts, avec des personnages touchants et cette alternance de points de vue selon les personnages qui rendent le récit crédible. J’ai dévoré ce roman en trois jours et c’est le quasi coup de cœur, je vous le recommande absolument !

Belle – Robin McKinley

Vous croyez connaître l’histoire de la Belle et la Bête ? Pourtant, celle-ci ne commence pas par  » Il était une fois… « . Belle ne l’est pas, belle ; la grâce et le charme sont allés à ses deux sœurs. Son prénom, elle le doit à son esprit et à l’ironie de la vie. Mais peu lui importe, elle fuit les mondanités et n’a que faire des robes élégantes. Elle leur préfère les vieux livres et les longues cavalcades. L’atout de Belle, c’est son fort caractère, qui lui sera bien utile. Car son père est ruiné.
Bientôt, ils partent pour le Nord, cette étrange contrée où vivent lutins, sorciers et dragons. Et là-bas, la Bête se cache…heart_3auteur-editeur-pagesbelle-robin-mckinley

Grace, Espérance et Honneur sont les trois filles d’un riche et puissant armateur qui va se retrouver ruiné lorsque ses bateaux vont périr en mer. Grace, fiancée à l’un des capitaines, est inconsolable, Espérance épouse alors un menuisier et Honneur, rebaptisée Belle, va comme toujours retrouver du réconfort au fil des pages qu’elle lit.

Toute la famille part s’installer à la campagne où la vie sera moins difficile pour les pauvres qu’ils sont devenus. Pourtant, un jour, le père reçoit une missive : deux de ses bateaux sont à quai, il part à la ville pour vendre les cargaisons et demande à chacune de ses filles ce qu’elle souhaite.

Belle, qui pourtant ne l’était pas, demande alors des graines et une rose. Quelques mois plus tard, le père reprend le chemin de sa maison lorsqu’il s’égare. Il trouve refuge dans les écuries d’un château et au moment de son départ, cueille une magnifique rose, devant une telle beauté, il ne peut résister.

C’est alors qu’une bête surgit devant lui et l’agonit de reproches, quel ingrat est-il pour oser voler la bête alors qu’elle lui a offert l’hospitalité ! Le vieil homme explique les raisons de son geste et la bête lui propose alors de le laisser retourner chez lui mais d’ici trente jours il devra revenir accompagné de sa fille qui sera alors sa prisonnière à tout jamais.

Mes incursions dans le genre de la fantaisy sont infiniment rares mais vous savez sûrement que j’adore les contes de fée et celui-ci est incontestablement l’un des plus célèbres au monde, c’est pour cette raison que je me suis intéressée à cette réécriture de conte.

A l’origine, La belle et la bête, est un conte de Madame de Villeneuve paru en 1740 mais c’est Madame Leprince de Beaumont qui l’a popularisé en 1757 dans son Magasin des enfants dans une version expurgée.

Bien sûr, tout le monde a en tête la très belle et poétique adaptation de Jean Cocteau avec Jean Marais dans le rôle de la bête et Josette Day dans le rôle de Belle et of course la version animée de Disney.

Belle de Robin McKinley est une réécriture intéressante, qui marche dans les pas du conte de Madame Leprince de Beaumont, mais en y apportant quelques changements, forcément, sinon ce ne serait pas une réécriture.

Premier changement de taille : ici Belle n’est pas belle justement mais elle reste la préférée de son père, c’est un personnage attachant. Ses deux sœurs sont gentilles, elle n’a pas de frères et son père fait banqueroute. La Bête est ici plus sympathique que dans le conte de Madame Leprince de Beaumont mais il est toujours la victime d’une malédiction qui prendra fin si Belle tombe amoureuse de lui, malgré son aspect repoussant.

Les éléments fantastiques du récit sont présents : la malédiction de la Bête, les serviteurs invisibles, les meubles vivants, la végétation qui reste fraiche et ne fane jamais…

Mais pour le reste, tout est conforme à l’œuvre originelle et c’est là pour moi que le bât blesse, il y a peu de réécriture finalement même si l’auteure a eu une belle idée, celle des livres pas encore écrits mais pourtant présents dans la bibliothèque de la Bête.

Autre point négatif pour moi : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et vous le savez comme moi, les contes de fées sont cruels, ils ont une valeur d’enseignement, et c’est pour cette raison qu’on les aime, ici tout est trop lisse.

Enfin, le récit tarde à démarrer et devient vraiment intéressant lorsque Belle arrive au château et rencontre la Bête. Comme dans le conte original, Belle découvre, au-delà de sa laideur, non pas un monstre mais un être généreux qui fait tout pour lui être agréable et qui ne veut qu’une chose, se faire aimer d’elle.

C’est ma première réécriture de conte et bien qu’elle fut une lecture très agréable, elle ne m’a pas donné envie de lire de sitôt une autre réécriture, je préfère me plonger dans les contes de fées originels !

L’impératrice des sept collines – Kate Quinn

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Empire romain, IIe siècle de notre ère, sous le règne de Trajan. Fougueux et obstiné, le jeune Vix, ancien gladiateur, revient à Rome en quête de gloire. Fille d’un sénateur, l’insaisissable Sabine a soif d’aventure. Tous deux se connaissent depuis l’adolescence et nourrissent une passion réciproque. Mais Sabine rêve d’un grand destin – ce que Vix ne pourra jamais lui offrir, contrairement à Hadrien, le futur empereur, auquel elle est promise. Alors que Rome se prépare à de grands changements, les deux amants sont bientôt happés chacun de leur côté par le tourbillon de l’Histoire…heart_4auteur-editeur-pagesl-imperatrice-des-sept-collines-kate-quinn

IIè siècle, sous le règne de l’empereur Trajan. « J’ai servi quatre empereurs. J’ai tué le premier, aimé le deuxième, le troisième a été mon ami, et le quatrième, j’aurais peut-être dû le tuer aussi. Je m’appelle Vercingétorix et j’ai une histoire à vous raconter. »

Ainsi commence l’histoire de Vix, aussi palpitante que difficile, qui a quitté ses parents et la Bretagne pour rejoindre les légions de Rome. Il a un rêve : posséder justement une légion et s’élever socialement.

Fils d’une esclave affranchie et d’un gladiateur, il a lui même combattu dans l’Arène dès ses 13 ans sous le nom de Jeune Barbare, jusqu’à ce qu’il tue l’empereur Domitien.

Arrivé à Rome, il se rend chez le sénateur Norbanus, qui le met en garde sur un long engagement dans la légion et lui propose un emploi de garde du corps pour sa maison et sa fille Sabine qui doit bientôt prendre époux.

Ensemble, ils vont vivre une histoire d’amour passionnée mais impossible. Le plébéien Vix ne peut prétendre à épouser la petite-nièce de Trajan, d’autant que dans l’ombre, l’impératrice Plotine est bien décidée de faire de son fils adoptif Hadrien, le prochain empereur de Rome, et Sabine lui paraît être la belle-fille idéale.

Sur sa route, Vix va devenir l’ami de Titus, un prétendant éconduit de Sabine avec qui il va faire un bout de chemin au sein de l’armée car il est devenu un homme fort et courageux pour qui se battre est une seconde nature.

Sabine, elle, rêve d’aventures et de voyages et épouse Hadrien, qui lui promet de l’emmener partout où elle le désirera…

Il y a près de deux ans déjà, j’avais dévoré Les héritières de Rome, le troisième volume de la trilogie de Kate Quinn, cette fois-ci j’ai lu le second tome, L’impératrice des sept collines, il me reste désormais le tome 1 à lire, ce qui fait que j’aurai lu cette trilogie totalement à l’envers !

L’antiquité est une vaste période que je connais pour ainsi dire pas, je ne peux donc pas vous dire si Kate Quinn respecte à la lettre la vérité historique ou si elle l’arrange à sa sauce puisque mis à part Vix, l’ensemble des protagonistes de ce roman ont existé.

D’un point de vue romanesque, Kate Quinn s’est décidément y faire, car on ne s’ennuie pas une seconde pendant la lecture de ce récit fleuve, plus de 700 pages, entre conquêtes militaires de Trajan, quête de pouvoir, complots et histoires d’amour.

Kate Quinn sait très bien travailler ses personnages et leur donner l’épaisseur suffisante pour qu’on y croie et qu’on s’attache à certains d’entre eux : un empereur charismatique et vaillant conquérant, des femmes fortes, sournoises et courageuses et des hommes aux ambitions diverses mais qui marqueront à jamais le destin de Rome.

L’impératrice des sept collines est pour moi une vraie réussite, un très bon roman qui a su m’immerger dans cette époque lointaine, avec une histoire et une narration qui tiennent la route, le tout sans longueur. Un roman estival idéal à glisser dans sa PAL de vacances !

Un parfum d’encre et de liberté – Sarah McCoy

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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1859, deux ans avant le début de la guerre de Sécession. Sarah Brown, fille d’un célèbre abolitionniste, se résigne à ne pas avoir d’enfant.  » Qui voudrait l’épouser ?  » se désole sa mère… Sarah retrouve pourtant goût à la vie en s’engageant avec sa famille dans un groupe de résistants, qui aide les esclaves à fuir leur terrible sort vers le nord de l’Amérique. Grâce à ses talents artistiques, elle retrace et dissimule dans ses dessins les cartes secrètes qui mènent à la liberté.

2014, Eden et son mari, un couple en manque d’enfant, emménagent dans une ancienne demeure de la petite ville de Charleston en Virginie. Alors qu’Eden vagabonde dans sa maison en compagnie de sa voisine, une fillette énigmatique, elle découvre une tête de poupée soigneusement cachée dans le cellier. Malgré les ravages du temps, elle entrevoit de curieuses lignes sur le visage de porcelaine, dans lequel se trouve une mystérieuse clé… heart_2auteur-editeur-pagesun-parfum-d-encre-et-de-liberte-sarah-mccoy

1859, John Brown de Virginie et son groupe des six, attaquent Harpers Ferry et tente l’insurrection. Ce pasteur est un abolitionniste convaincu et dans ce raid suicidaire, il va perdre plusieurs de ses fils et être blessé grièvement. Fait prisonnier, il est condamné à mort pour son action et pendu le 2 décembre 1859.

L’une de ses filles, Sarah, va dès lors apporter son aide au mouvement en dessinant des plans sur des papiers dans un premier temps et sur des poupées dans un second, pour abuser les sudistes. Victime de dysentrie, elle refuse la demande en mariage de Frederick Hill car cette maladie l’a rendu stétile.

2014, Eden emménage avec son mari Jack dans une maison ancienne de New Charleston. Cela fait sept ans qu’ils essaient en vain d’avoir un enfant. Eden est inconsolable, elle a quitté son emploi dans une agence de communication pour mener à bien ses projets mais mois après mois, de déception en déception, ses espoirs d’être mère se réduisent à peau de chagrin et leur mariage sombre.

Pour la consoler et rompre sa solitude, Jack décide d’adopter un chien, ce qu’Eden n’apprécie pas du tout, il demande donc à Cleo la petite voisine de prendre soin du chien pendant ses absences.

En parcourant la maison, Eden et Cleo découvrent une vieille tête de poupée avec une clé ancienne à l’intérieur…

Depuis sa parution en février j’avais hâte de lire ce roman, la quatrième de couverture me paraissait intéressante et les quelques avis que j’avais lu sur la toile, dithyrambiques. Hélas pour moi, ma lecture d’Un parfum d’encre et de liberté s’est révélée être une déception et même une source d’ennui.

Tout d’abord je m’attendais à un roman historique de type Kate Morton avec une partie dans le passé et une dans le présent mais  Sarah McCoy n’a pas le talent de la romancière australienne et n’arrive pas à créer une ambiance différente pour les deux époques.

Les incursions en 1859 sont pourtant au départ intéressantes puisque l’auteure s’attache à nous raconter les balbutiements du mouvement abolitionniste et le fameux chemin de fer qui permettait aux esclaves du sud de fuir au nord.

Mais le récit manque de rebondissements et s’attache surtout à l’histoire d’amour impossible entre Sarah l’infertile et Frederick qu’elle pousse à prendre femme et fonder une famille et leurs échanges épistolaires avec elle qui repousse son amour sans lui révéler pourquoi et lui qui la supplie de changer d’avis.

Quant à la partie contemporaine, alors là je l’ai trouvé inintéressante au possible. Déjà tout est cousu de fil blanc, ensuite on assiste essentiellement aux crises de larmes d’Eden et à son amertume qu’elle fait payer à ses proches et en premier lieu à son mari. On peut comprendre que l’impossibilité d’avoir des enfants puisse causer beaucoup de chagrin mais l’héroïne ne fait que ressasser et franchement ça m’a très vite lassé.

Même si j’ai apprécié suivre Sarah et son combat pour l’abolitionnisme (même si vous l’aurez compris l’aspect sentimental trop présent m’a gêné), je me suis en revanche beaucoup ennuyée à suivre Eden, son histoire trop lisse, le tout accompagné d’un dénouement cousu de fil blanc que l’on voit arriver avec ses gros sabots.

Vous l’aurez compris, au final mon avis est négatif, j’ai fini le livre en diagonal, pressée d’en finir avec cette histoire.

Pour un tweet avec toi – Teresa Medeiros

Auteure dun presque Pulitzer, Abigail Donovan se débat contre langoisse de la page blanche. Aussi, lorsque son agent lui ouvre un compte Tweeter, elle se laisse happer par les tweets, retweets, hashtags, etc. Guidée par lun de ses followers, MarkBaynard un professeur duniversité en congé sabbatique et twitteur hilarant, Abigail retrouve linspiration et le goût de vivre. Mais pourquoi rester devant son écran alors que Mark parcourt le monde ?heart_3auteur-editeur-pagespour-un-tweet-avec-toi-teresa-medeiros

Abby Donovan a connu un immense succès dès son premier roman, sacré par les médias et notamment la papesse de la télévision américaine Oprah Winfrey, et a frôlé le Pulitzer. Hélas pour elle, depuis c’est la traversée du désert. Elle essaie tant bien que mal d’écrire son second roman mais reste inexorablement bloquée au chapitre 5.

Côté amour, c’est le désert aussi, son fiancé l’a plaqué depuis un an déjà et depuis elle se console dans les bras de ses chattes et à grand coup de crème glacée !

Son quotidien se voit chambouler lorsque son attachée de presse lui ouvre un compte Twitter et là un certain Mark Baynard, un professeur de littérature en congé sabatique déboule dans sa vie. S’ensuit alors un gentil flirt virtuel qui la rend heureuse comme elle ne l’a jamais été au cours des dernières années. Mais Mark est-il celui qu’il prétend ? Vont-ils pouvoir se rencontrer un jour ? Quel avenir pour une relation comme la leur ?

Pour un tweet avec toi est une romance qui a connu un grand succès il y a trois ou quatre ans et elle n’a pas eu le temps de trainer dans ma PAL, aussitôt achetée, aussitôt lue, une fois n’est pas coutume.

Ce n’est pas la romance du siècle on ne va pas se le cacher mais les deux protagonistes du roman, on ne peut plus sympathiques, et leurs échanges plein de sel et d’humour sur Tweeter font passer un bon moment et c’est tout ce qu’on demande à ce genre littéraire.

Si les personnages sont sympathiques et l’histoire agréable, la trame n’en est pas moins cousue de fil blanc et on sait dès les premières pages comment il va finir, tout est très prévisible même si l’auteure va ajouter un soupçon de drame et surtout truffer son récit de références à la pop culture, et notamment les séries télé, hélas pour moi, la plupart d’entre elles m’étant totalement inconnues, les pointes d’humour tombaient souvent à plat !

Néanmoins, l’idée d’une relation épistolaire via des petits messages de 140 caractères m’a séduite, j’ai trouvé l’idée plutôt originale et intéressante car nos deux héros s’en disent des choses, mine de rien !

Vous l’aurez compris, cette romance ne sort guère des sentiers battus mais elle a le mérite de nous divertir le temps d’une journée, à réserver aux amateurs du genre, donc.