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Archive for the ‘Littérature américaine’ Category

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Ellen Marie Wiseman est une romancière d’origine allemande, née aux Etats-Unis. Elle est l’auteure de plusieurs romans, vendus en près de vingt langues, et best-sellers du New York Times. « La vie qu’on m’a choisie » (« The Life She Was Given », 2017) est son quatrième roman et le premier traduit en français.

Juillet 1931, Dobbins Corner, état de New York. Lilly Blackwood, 9 ans, remarque les lumières d’un cirque depuis la fenêtre de sa mansarde sise au grenier.

Depuis sa naissance, la petite fille a interdiction d’explorer les alentours de Blackwood Manor, elle n’est même jamais sortie de sa petite chambre. C’est pour sa sécurité, lui répète sa mère, car Lilly fait peur, Lilly est un monstre. De ses parents, elle n’a jamais eu le moindre signe d’affection.

Mais cette nuit-là, en l’absence de son père parti vendre des chevaux, sa mère l’emmène en dehors de la propriété, pour la première fois. Et l’a vend à Merrick, responsable du musée des horreurs du cirque Barlow. Elle change de prison pour en gagner une autre où elle n’aura pas plus de liberté ni un meilleur traitement.

Deux décennies plus tard, Julia Blackwood est l’héritière de cette famille maudite, du manoir de ses parents et de leur élevage de chevaux dont elle s’est échappée peu après le décès accidentel de son père.

Elle espère que revenir sur le lieu de son enfance pourra effacer de douloureux souvenirs. Mais elle va découvrir une mansarde jamais ouverte, et les photos d’un cirque mettant en avant une étonnante jeune femme…

La vie qu’on m’a choisie est un roman fleuve terriblement addictif que j’ai eu bien des peines à lâcher, au point d’avoir englouti ses 500 pages en une soirée et une journée, ce qui m’arrive rarement !

Dès les premières pages, la destinée de la petite Lilly m’a serrée le coeur : enfermée dans un grenier, livrée à un cirque qui la maltraitera, en raison de sa différence : on l’a acheté, maintenant il faut qu’elle rapporte et ce, à tout prix ! Peu importe ce qu’elle ressent, ce qu’elle souhaite.

Les gens la voient comme une freak à l’instar de ses camarades du musée des horreurs : géants, nains, femmes à barbe ou sans jambes, tatoués de la tête au pied, siamois. Des personnes que l’on peut maltraiter et asservir à loisir.

L’histoire cette petite fille au sein du cirque est très émouvante, Lilly va être l’objet de mauvais traitements réguliers, d’humiliation, tel un animal mais elle va aussi se faire des amis, rencontrer l’amour et se prendre de passion pour les éléphants. 

Parallèlement à cette histoire particulièrement poignante, on suit Julia, en rupture avec sa famille, qui va prendre possession de son héritage et découvrir au fil des pérégrinations dans la maison, des secrets de famille bien cachés et surtout son origine.

Tout au long du récit, l’autrice nous propose un récit de qualité, bien documenté et construit, riche en descriptions, qui nous immerge dans cet univers du cirque avec ses attractions, les « pequenauds » qui viennent les voir, les relations entre les différents artistes…

Elle nous abreuve aussi de coups de théâtre et de révélations qui relancent sans cesse notre intérêt pour les deux histoires qu’elle nous propose, aussi intéressantes l’une que l’autre, même si j’ai une préférence pour le récit de Lilly.

Ellen Marie Wiseman propose aussi de très belles pages sur les éléphants et les chevaux, alerte sur les conditions d’élevage des chevaux et sur le quotidien des animaux de cirque, j’ai appris une foule de choses et là aussi mon coeur s’est serré devant le sort des pachydermes que Lilly défend ardemment.

Le dénouement est assez inattendu et bien qu’il y ait quelques longueurs, je me suis passionnée pour cette histoire prenante de bout en bout.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Faubourg Marigny pour cette lecture addictive !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois

Lisa Wingate est journaliste et romancière. Après le best-seller Les Enfants du fleuve, Les Chemins de la liberté est son second roman traduit en français.

Louisiane, 1875. Hannie, ancienne esclave, se retrouve malgré elle à faire la route avec Lavinia, son ancienne maîtresse, héritière ruinée d’une plantation, et Juneau Jane, la demi-sœur de Lavinia, fille d’une célèbre courtisane de La Nouvelle-Orléans.

Chacune cherche le même homme, mais pour des raisons différentes. C’est au péril de leur vie qu’elles se lancent dans une épopée dangereuse à travers les États du Sud. Au bout du chemin, Hannie nourrit le secret espoir de retrouver les membres de sa famille dont elle a été séparée avant la fin de l’esclavage.

Louisiane, 1987. Pour Benedetta Silva, devenir professeure dans un collège rural semble la meilleure idée pour rembourser ses prêts étudiants. Mais les habitants de la ville d’Augustine se méfient des intrus et Benny peine à trouver sa place.

Dans Les Chemins de la liberté, Lisa Wingate qui signe ici son second roman, dévoile des événements historiques méconnus. Après la guerre de Sécession, beaucoup d’esclaves qui avaient été séparés de leurs familles, vendus, aux quatre coins des états sudistes, se sont mis à chercher les leurs.

Les anciens esclaves ont donc fait paraître des avis de recherche dans les journaux des États du Sud pour retrouver les membres de leur famille. Ces avis étaient lus par les pasteurs pendant les messes car bon nombre d’afro-américains ne savaient ni lire ni écrire. L’autrice va emprunter ces petites annonces pour ponctuer son récit.

Roman à deux voix et à double temporalité, nous suivons au 19è siècle Hannie à la recherche de son ancien maître et des papiers prouvant qu’elle a acheté une parcelle de terre.

Et au 20è, Benedetta qui nouvellement nommée à Augustine, va s’emparer de ces petites annonces pour monter un spectacle avec ses élèves.

C’est aussi la quête de trois jeunes femmes que tout sépare, Hannie et les filles de son ancien maître, la légitime et la mulâtre, née de ses amours avec une esclave, dans le sud des Etats-Unis ravagé par la guerre de Sécession.

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire même si la thématique de la ségrégation raciale n’est pas ma préférée, elle m’intéresse beaucoup.

L’autrice a indéniablement fait des recherches pour nous proposer une toile de fond historique de grande qualité. J’ignorais tout de la vie des anciens esclaves, une fois libres, et de ce point de vue, j’ai appris une foule de choses, ce qui est un très bon point pour moi.

Le récit au présent est également intéressant, on voit qu’il n’est pas bien vu de ressasser ce passé ségrégationniste dans le sud des Etats-Unis à la fin du 20è siècle, Benedetta va vite se heurter à la bourgeoisie locale qui va vouloir la faire rentrer dans le rang.

Malgré ces atouts indéniables, je trouve à ce roman deux gros défauts : je ne me suis à aucun moment attachée aux héroïnes de ce roman, même si le début m’a serrée le coeur, j’avoue qu’ensuite j’ai eu du mal à me passionner pour le sort d’Hannie.

Et j’ai eu un vrai problème de rythme : trop de longueurs, de lenteurs, de longs passages qui, pour moi, n’apportaient rien. Vous le savez, j’abhorre les longueurs et lorsque j’ai dépassé la moitié, j’ai préféré le lire à petites doses, de peur de me lasser tout à fait.

Toutefois, si cette thématique vous intéresse, je vous encourage à découvrir ce titre et à vous faire votre propre opinion car les avis sont dithyrambiques, ce qui me chagrine car j’ai bien peur d’être passée à côté de ce roman. Et j’en profite pour remercier Les escales pour leur confiance.

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Née à Washington en 1962, Tracy Chevalier vit à Londres depuis 1984. Elle a connu un immense succès dès son deuxième livre, La Jeune Fille à la perle, adapté au cinéma par Peter Webber en 2002. Sept autres romans ― Le Récital des anges (2002), La Dame à la Licorne (2003), La Vierge en bleu (2004), L’Innocence (2007), Prodigieuses Créatures (2010), La Dernière Fugitive (2013) et A l’orée du verger (2016) ― ont paru en Quai Voltaire.

Winchester, 1932. Violet Speedwell, dactylo de trente-huit ans pour une compagnie d’assurances, fait partie de ces millions de femmes restées célibataires depuis que la première guerre mondiale a décimé toute une génération de fiancés potentiels, dont l’homme qu’elle aimait, Lawrence.

« Femme excédentaire », voilà l’étiquette qu’elle ne se résigne pas à porter, à une époque où la vie des femmes est strictement régentée. En quittant une mère acariâtre, Violet espérait prendre son envol, mais son maigre salaire lui permet peu de plaisirs et son célibat lui attire plus de mépris que d’amis.

Le jour où elle assiste à un curieux office à la cathédrale, elle est loin de se douter que c’est au sein d’un cercle de brodeuses en apparence austère – fondé par la véritable Louisa Pesel – qu’elle trouvera le soutien et la créativité qui lui manquent.

En se liant d’amitié avec l’audacieuse Gilda, Violet découvre aussi que la cathédrale abrite un tout autre cercle, masculin cette fois, dont Arthur, sonneur de cloches, semble disposé à lui dévoiler les coulisses. À la radio, on annonce l’arrivée d’un certain Hitler à la tête de l’Allemagne…

La brodeuse de Winchester signe mes retrouvailles avec l’une de mes romancières préférées, Tracy Chevalier. L’autrice américaine ne m’a jamais déçue, j’aime beaucoup les thématiques qu’elles traitent dans chacun de ses ouvrages, et notamment la place de la femme dans la société.

Une fois de plus, je me suis régalée et j’ai savouré ce roman de la première à la dernière page. Il ne détrône pas Prodigieuses Créatures, mon préféré à ce jour, mais c’est un très bon roman portée par une héroïne que l’on pourrait percevoir un peu fade et sans beaucoup de volonté, qui va se révéler bien plus forte en osant braver les codes sociaux de son époque.

À 38 ans, Violet est pour sa famille, ses collègues et plus généralement la société, une vieille fille. Celle qui n’a pas de famille à elle ni de travail. La femme excédentaire. La faute à la guerre qui lui a ravi son fiancé et l’a condamné à un célibat forcé.

En effet, plus de la moitié des hommes de la tranche d’âge de Violet a péri au combat, rendant difficile tout projet de mariage. Ne supportant plus les jérémiades de sa mère, elle préfère accepter un poste à Winchester pour prendre son indépendance. Le salaire n’est pourtant pas à la hauteur et notre héroïne s’alimente peu, faute d’argent, ce que personne dans son entourage ne semble ni remarquer ni se soucier.

J’ai trouvé cette thématique de la femme excédentaire très intéressante et assez peu abordée en littérature ou en Histoire d’ailleurs alors qu’elle a du être une véritable punition pour ces femmes à une époque où leur rôle était dévolu au foyer.

Heureusement, Violet est courageuse, forte, indépendante, même s’il lui faut du temps pour le réaliser. Tout au début, elle paraît timide et a peur de s’exprimer. Au fil des pages, sa personnalité s’affirme. Elle tombe amoureuse d’un sonneur de cloches à la retraite, Arthur, déjà marié et son aîné d’une vingtaine d’années.

Un amour impossible et pourtant Violet va s’y accrocher de toutes ses forces, son petit coin de ciel bleu à elle, dans une quotidien bien morne. Tout comme, elle va s’adonner avec passion au point de croix. L’autrice nous fait entrer dans ce cercle des brodeuses aux côtés de Louise Pesel (qui a réellement existé), on assiste aux séances, à l’apprentissage de chaque point. Le sujet ne m’intéresse à priori absolument pas et pourtant j’ai trouvé tous les passages s’y référant, absolument pas ennuyeux.

Les personnages qui entourent Violet sont très bien dessinés : l’insupportable marâtre qui lui sert de mère, son frère, sa belle-soeur et ses neveux, ses amies Gilda et Dorothy, Arthur, tous ont leur personnalité propre et j’ai terminé ce livre à regret mais totalement enchantée par le dénouement.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai lu en compagnie de ma Belette qui a découvert Tracy Chevalier à cette occasion et qui est nettement moins emballée que moi, filez lire son avis ici.

Et vous, vous aimez Tracy Chevalier ? Lequel de ses romans préférez-vous ?

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Auteur d’une œuvre abondante, essentiellement célèbre pour ses pièces de théâtre, Tennessee Williams (1911-1983) a connu la gloire tant sur scène qu’au cinéma avec des textes devenus aussi légendaires qu’ Un tramway nommé Désir, La Chatte sur un toit brûlant ou encore Soudain l’été dernier… Adapté par les réalisateurs les plus éminents comme Elia Kazan, John Huston et interprété par les plus grandes stars hollywoodiennes telles qu’Elisabeth Taylor, Katherine Hepburn, Marlon Brando ou Paul Newman, Tennessee Williams est considéré comme un classique dans son propre pays, et le monde entier connaît son nom.

Dans un jardin tropical vénéneux et inquiétant, la richissime Mrs Venable tente de convaincre le jeune et très beau docteur Coukrowicz de la folie de sa nièce.

Elle le clame haut et fort, Catherine est coupable, c’est elle qui est responsable de la mort de Sébastien, son fils unique et adoré, décédé dans des circonstances étranges l’été dernier.

La sentence exigée par la vieille femme est terrible : une lobotomie pour faire taire Catherine et faire cesser ses insupportables ragots. Et ce n’est pas la mère et le frère de Catherine, dans la gêne, qui vont aller à l’encontre de celle qui subvient à leurs besoins…

Soudain l’été dernier m’a permis de renouer avec le théâtre et surtout de découvrir la plume de Tennessee Williams, un dramaturge américain que vous connaissez peut-être, notamment grâce aux adaptations de certaines de ses oeuvres sur grand écran.

Pour ma part, je n’ai vu les films tirés de ses œuvres et je n’avais aucune idée des thèmes qu’allait aborder l’auteur dans sa pièce de théâtre et je vous conseille d’ailleurs de faire de même si mon avis vous donne envie de la découvrir à votre tour.

De quel secret Catherine semble-t-elle prisonnière depuis ce terrible drame de l’été dernier ? Et pourquoi sa tante veut-elle à tout prix s’assurer de son silence ?

Au coeur d’une famille dévorée par la folie, les tabous et la rage, les personnages de Tennessee Williams se débattent jusqu’au vertige, allant chercher dans la haine la vérité de l’amour.

Qui était réellement Sébastien ? Le fils chéri, adoré, fantasmé de Mrs Venable avec qui elle formait un véritable couple, le sexe en moins, a connu une mort atroce. Et comme, cette mère se voile la face, elle veut condamner sa nièce à l’asile psychiatrique parce qu’elle dit tout haut, l’homosexualité de son fils, sa monstruosité, sa lâcheté et sa beauté aussi.

Que va faire le médecin ? Ecouter Mrs Venable qui a promis le versement d’une très forte somme d’argent pour l’aider dans ses recherches ? Catherine est-elle réellement folle ? La trépanation est-elle la solution à tous ses maux ?

Tennessee Williams s’inspire de lui et de sa famille pour construire sa pièce. Il était lui-même homosexuel et sa soeur aînée Rose, schizophrène, a été enfermée dans un sanatorium après les aveux d’attouchements sexuels et subira une lobotomie en 1943 qui la laissera très diminuée (il la prit en charge lorsque, le succès venu, ses moyens financiers furent suffisants).

Toute l’ambiance du sud, sa chaleur que l’on combat grâce aux cocktails, la nonchalance des personnages,  ce mélange de luxe et de vulgarité, chers à l’auteur, sont présents.

La pièce écrite en 1957 est d’une grande modernité avec des thèmes forts (marginalité, folie, homosexualité, psychiatrie), portée par des personnages odieux ou vénaux, à l’exception du docteur et de Catherine.

Une première incursion dans l’oeuvre de ce dramaturge réussie, je lirai sans aucun doute ses autres pièces lorsque j’en aurai l’occasion.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour la découverte !

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Rebecca Makkai vit à Chicago avec son mari et ses deux filles. Après Chapardeuse (Gallimard, 2012) et Les Optimistes (Les Escales, 2020), Cent ans de Laurelfield est son troisième roman traduit en français.

1999 : Bienvenue à Laurelfield, vaste demeure du Midwest et partez à la rencontre de ses propriétaires ancestraux, les Devohr. Il y a Zee, une marxiste qui méprise la richesse de ses parents, tout en vivant dans leur maison avec son mari Doug ; sa mère Grace, qui prétend pouvoir tout savoir d’une personne en regardant ses dents ; et son beau-père Bruce, occupé à faire des réserves pour l’arrivée imminente de l’an 2000. Et puis il y a Violet, son arrière-grand-mère, qui se serait suicidée quelque part dans cette grande maison et dont le portrait est toujours accroché dans la salle à manger.

1955 : Grace et son mari violent George emménagent à Laurelfield. Rapidement, elle remarque des détails étranges qu’elle considère comme des présages d’événements à venir. Sa vie commence alors à changer…

1929 : Laurelfield est une colonie d’artistes hétéroclite et bohèmes où se retrouve la fine fleur de la création artistique de l’époque. Le petit groupe passe son temps entre poursuites artistiques et débauche sous les yeux du portrait de Violet Devhor, qui hanterait les lieux.

1900 : Le prologue…

Vous savez que les romans historiques sont mon péché mignon et lorsqu’en plus, il est question de multiples temporalités et ce, dans une propriété, qui est l’un des personnages à part entière de l’histoire, il y a de grandes chances que l’on frôle le coup de coeur !

Hélas pour moi, Cent ans de Laurelfield de Rebecca Makkai, ne fut pas un coup de foudre mais un véritable flop !

J’ai apprécié la construction du récit façon poupée russe avec des secrets et des révélations, et la narration à rebours qui nous raconte l’histoire de Laurelfield, un opulent manoir qui a accueilli une communauté d’artistes. L’autrice remonte ainsi le cours du temps pendant un siècle, partant de la fin, 1999, pour remonter à la source, 1900, mais c’est bien la seule chose que j’ai trouvé intéressante.

L’histoire de cette maison m’a affreusement ennuyée, je n’ai jamais réussi à m’intéresser à la vie des personnages et à leurs problématiques. Bien au contraire, les différents personnages me sont littéralement sortis par les yeux : on ne montre que leur noirceur, leurs travers et ils ne m’ont pas semblé crédibles le moins du monde. Et je n’ai pas compris les décisions qu’ils prenaient ni même leurs buts.

Je m’attendais à une saga familiale avec une atmosphère gothique mais je n’ai pas du tout ressenti cette atmosphère particulière propre à ce genre, même le pseudo suicide de l’ancêtre qui est censée hanter les yeux n’a rien apporté d’intéressant à mes yeux.

Pour résumer, je suis totalement passée à côté de ce roman à mon grand regret car j’aime beaucoup les publications des Escales que je remercie pour cet envoi. D’autres lecteurs l’ont bien mieux apprécié que moi si j’en crois les avis plutôt dithyrambiques, ce qui me navre encore plus de n’avoir pu adhéré à cette histoire.

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Journaliste et romancière, Kate Alcott vit à Washington avec son mari. En Allemagne et aux Etats-Unis, La Petite Couturière du Titanic est resté plusieurs semaines durant sur les listes des meilleures ventes.

Cherbourg, avril 1912. Tess Collins est une jeune bonne anglaise, s’échinant à la tâche pour quelques francs. Depuis toujours, elle aime la couture, un intérêt qu’elle a découvert auprès de sa mère, et elle aspire à percer dans le milieu de la mode.

Le Titanic doit quitter le port dans quelques heures et elle décide de s’embarquer sur le paquebot et elle une chance folle car elle fait connaissance de Lucy Duff Gordon, célébrité de la haute couture qui va présenter sa nouvelle collection en Amérique.

Sa femme de chambre lui ayant fait faux bond, la créatrice de mode décide de prendre Tess à son service. À bord, la jeune femme fait la rencontre de deux hommes, un marin anglais et un riche homme d’affaire de Buffalo.

Mais, tandis qu’un triangle amoureux se forme, le paquebot, sans que ses passagers s’en doutent, fonce vers un iceberg… À New York, Tess intègre l’atelier de lady Lucy. Les talents de modiste de la jeune femme se révèlent bien vite, ses premiers modèles font sensation. Mais son ascension pourrait connaître un coup d’arrêt. Ne se murmure-t-il pas en effet que lady Lucy aurait eu une conduite répréhensible lors du naufrage ?

Comme certainement beaucoup d’entre vous, le naufrage du Titanic est un fait divers ô combien tragique qui m’intéresse depuis toujours. Il y a quelques années de cela, j’avais lu L’enfant du Titanic qui se passait principalement après le 15 avril 1912, ce qui est aussi le cas de La petite couturière du Titanic.

Si vous cherchez un roman qui a réellement pour cadre le Titanic, ne lisez ni l’un ni l’autre, vous risqueriez d’être très déçu(e)s. Kate Alcott nous raconte ici la trajectoire de Tess Collins qui embarque avec l’espoir fou de percer dans la mode. C’est un personnage attachant qui nous fait découvrir brièvement la vie sur le Titanic puis les conditions de la mise à l’eau des canots et le sauvetage des survivants par le Carpathia.

Tout ça est évacué en quelques chapitres seulement et on arrive très vite à New York, lieu de destination des passagers et de la nouvelle vie de notre héroïne que Lady Lucy, une femme tyrannique par ailleurs, prend sous son aile.

Si les personnages sont majoritairement inventés, Kate Alcott met aussi en scène Lady Lucy et le sénateur Smith, à la tête de la commission du Sénat, chargée d’enquêter sur les conditions du naufrage, qui ont réellement existés.

L’histoire tricotée par Kate Alcott est sympathique et très facile, sans prise de tête, elle est aussi bien lisse et loin d’être inoubliable. Tout arrive en effet très vite et trop facilement à notre héroïne qui a un pot de tous les diables !

Elle arrive à l’embarquement du Titanic et paf, elle tombe sur la modiste qui l’embauche illico et lui paie la traversée. Elle est reléguée en 3è classe et hop, on lui trouve une chambre en première alors que le paquebot avait fait le plein. Et c’est ainsi, tout au long du roman.

Toutes ces facilités mises de côté, le roman a quelques atouts, notamment celui de montrer les coulisses de la mode et des défilés de cette époque, un sujet que je trouve passionnant, même si là aussi c’est un peu vite évacué.

Le réel intérêt de ce roman, ce sont les chapitres consacrés à la commission, qui nous apprennent une foule de choses sur les différents manquements ou fautes qui auraient sans doute pu éviter le lourd bilan humain. Et l’autrice nous rappelle à juste titre que ce sont les voyageurs de l’entrepont (la troisième classe) qui vont payer le plus lourd tribu dans cette catastrophe.

Les personnages sont essentiellement esquissés, ils manquent un peu de profondeur, à l’exception des trois personnages féminins principaux : Tess, Lucy et Pinky, une journaliste à la Nelly Bly que j’ai trouvé intéressante.

Quant au triangle amoureux, digne d’un roman young adult, l’autrice aurait pu s’en dispenser, cela n’apporte vraiment rien au récit mais cela ravira les fleurs bleues et autres amateurs de romances.

Vous l’aurez compris, je sors de ce titre un peu mitigée car c’est un roman historique bien documenté, Kate Alcott a fait des recherches cela ne fait aucun doute. Il est agréable à lire mais il ne me restera pas en mémoire très longtemps à cause de ses ficelles un peu trop grosses à mon goût.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Kate Quinn est née en Californie du Sud. Elle est diplômée de Boston University et passionnée d’Histoire depuis toujours. Ses romans sont traduits dans le monde entier. Plébiscité par les critiques, Le Réseau Alice connaît un succès retentissant dans de nombreux pays.

Un an après le début de la Grande Guerre, Eve Gardiner brûle de prendre part à la lutte contre les Allemands et est recrutée comme espionne.

Envoyée à Lille, dans la France occupée, elle est formée par Lili pour entrer dans le réseau qu’elle dirige, le réseau Alice, un vaste réseau d’agents secrets pour lutter contre l’ennemi.

1947, hantée par la trahison qui a provoqué le démantèlement du réseau Alice, Eve, devenue alcoolique, vit recluse dans sa maison de Londres.

C’est alors que Charlie, une jeune étudiante qui souhaite retrouver sa cousine disparue en France pendant la dernière guerre, déboule chez elle en prononçant un nom qu’elle n’a pas entendu depuis des décennies : Le Léthé, un restaurant dans lequel elle a travaillé pendant la grande guerre.

Leur rencontre les entraînera de Lille à Roubaix, en passant par Limoges et Grasse, à la recherche de Rose et de son bourreau, aidée par l’homme à tout faire d’Eve, Flinn.

Le réseau Alice m’intriguait depuis sa sortie il y a un an déjà. Ecrit par Kate Quinn dont j’avais adoré Les héritières de Rome et L’impératrice des sept collines et j’ai profité des fêtes pour enfin le découvrir.

Vous le savez, j’affectionne les romans historiques et l’une de mes périodes de prédilection est la première guerre mondiale, j’étais donc sûre et certaine que ce roman allait me combler et ce fut bel et bien le cas. Cela aurait même pu être un coup de coeur si je n’avais rien su du réseau Alice.

Etant férue de cette période et de l’histoire des femmes en générale, je connaissais l’existence de ce réseau d’espions, le plus fameux de la grande guerre, et notamment celle qui l’a brillamment dirigé jusqu’à son arrestation : Louise de Bettignies.

Connaissant sa vie, les tenants et aboutissants de sa carrière d’espionne et celle d’Edith Cavell, l’espionne anglaise la plus réputée, j’ai vu venir les rebondissements historiques qui émaillent ce roman, ce qui m’a empêché de savourer l’aspect historique de ce titre à sa juste valeur.

Ce fut tout de même une lecture passionnante puisque le récit, bien que reposant sur des faits historiques, est mené par Eve et Charlie, qui sont des personnages fictifs et ce qui leur arrive tout au long du récit m’a apporté son lot de surprises, me tenant en haleine de bout en bout.

Dans ce roman, Kate Quinn met donc en lumière l’histoire oubliée du plus grand réseau d’espionnes de la Première Guerre mondiale et sa figure de proue, Louise de Bettignies.

Une femme courageuse, pugnace et téméraire qui lui a valu l’admiration du camp ennemi et donné envie à d’autres femmes de devenir agents secrets dans son sillage.

Mélange fascinant de roman historique, de mystère et de romance, cette intrigue bien construite, foisonnante et palpitante ravira les passionné.e.s d’Histoire.

Très bien documenté, fourmillant de détails, il relate avec précision les faits et s’attache au plus près de la réalité historique, permettant à chacun et chacune d’y trouver son compte.

L’autrice aborde aussi la condition féminine de l’époque à travers ses héroïnes qui prennent en main leur destin et leur vie malgré les obstacles et les préjugés de l’époque, un aspect qui m’a beaucoup plu également.

Un roman véritablement passionnant, porté par des héroïnes attachantes et courageuses, avec un certain suspens. Une lecture que j’ai adoré et que je vous invite vivement à découvrir à votre tour si la première guerre mondiale vous intéressent !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

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Ann Mah est journaliste et écrivain. Elle vit entre Paris et Washington. Passionnée de voyages et de cuisine elle écrit régulièrement pour de nombreux journaux et magazines américains comme Le New-York Times, Vogue ou Condé Nast.
Elle a remporté le prix des lectrices de Elle aux Etats-Unis pour son essai Mastering the Art of French Eating en 2013.

Pour faire partie des rares experts en vins certifiés au monde, Kate doit réussir le très prestigieux concours de Master of Wine. Sur les conseils de son mentor, elle fait le choix de se rendre en Bourgogne, dans le domaine appartenant à sa famille depuis des générations.

Elle pourra y approfondir ses connaissances sur le vignoble et se rapprocher de son cousin Nico et de sa femme, Heather, qui gèrent l’exploitation. La seule personne que Kate n’a guère envie de retrouver, c’est Jean-Luc, un jeune et talentueux vigneron, son premier amour qu’elle a refusé d’épouser quelques années plus tôt.

Alors qu’elle se lance dans le rangement de l’immense cave avec Heather, elle découvre une chambre secrète contenant un lit de camp, des tracts écrits par la Résistance et une cachette pleine de grands crus.

Intriguée, Kate commence à explorer l’histoire familiale, une quête qui la mènera aux jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale et à des révélations très inattendues.

Vous commencez à connaître la chanson si vous me lisez régulièrement mais j’aime beaucoup les romans historiques, les secrets de famille et notamment ceux qui sont portés par deux héroïnes à deux époques différentes.

La mémoire des vignes fait indéniablement parti de cette catégorie puisque nous suivons tour à tour Kate de nos jours, une franco-américaine, de retour sur les terres familiales et Hélène-Marie, pendant la seconde guerre mondiale, sa grand-tante dont elle et la jeune génération ignoraient l’existence.

La partie au présent nous immerge dans le monde de la viticulture avec les vignes, les vendanges, le métier de vigneron, les difficultés d’en vivre et de faire côtoyer méthodes ancestrales, tenants de la tradition et marketing. Et le métier d’oenologue qu’exerce Kate. Cette partie est plutôt intéressante, Ann Mah s’est très bien documentée et on apprend une foule de choses à cette lecture lorsque l’on est, comme moi, totalement néophyte sur le sujet.

Les recherches que font Kate et Heather sur Hélène-Marie dont elles découvrent l’existence, sont passionnantes à suivre. Auprès des deux jeunes femmes, on lève le voile sur les secrets honteux de la famille au grand dam du patriarche qui refuse absolument qu’elles remuent le passé.

La partie au passé est très intéressante. Auprès d’Hélène-Marie, on assiste aux réunions de la Résistance, aux arrestations, aux actions de celles et ceux qui avaient décidé de résister à l’Occupant, la faim et le froid qui les étreignent. On voit aussi ceux qui collaborent, qui recourrent au marché noir ou dénoncent les membres de leurs familles lorsqu’ils découvrent qu’ils appartiennent à la Résistance. On suit aussi la vague d’épuration qui va toucher les femmes.

Mais il n’y a pas que des points positifs dans ce roman : il y a tout de même beaucoup de longueurs, des pages entières de dialogues ou de narrations totalement inutiles à l’intrigue et une histoire d’amour qui n’était absolument pas indispensable.

Il y a également pour moi des maladresses au niveau de la narration au passé, l’autrice passe d’extraits du journal intime d’Hélène-Marie à des pages entières de récit comprenant des dialogues : pourquoi avoir mélangé les deux ? J’aurai préféré un réel roman à deux voix que le choix qu’a fait Ann Mah qui apporte du déséquilibre au récit.

Une lecture prenante et agréable malgré tout, idéale à lire en automne !

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Lu dans le cadre du Mois américain

Née en 1918 à Philadelphie, Jacqueline Susann est mondialement connue pour ses romans à succès. Après son mariage avec un producteur, elle devient chroniqueuse de mode. Jacqueline Susann décède en 1974 à New York.

Septembre 1945. Anne Welles a fui un avenir tout tracé à Lawrenceville, quitté sa famille et son fiancé de Nouvelle-Angleterre pour débarquer à New York, la tête pleine de rêves et de gloire.

Elle y devient la secrétaire d’Henry Bellamy, un avocat spécialisé dans le théâtre, qui la prend sous son aile. Elle fait alors la connaissance de deux autres jeunes femmes qui prévoient de faire carrière dans le monde du spectacle : l’ambitieuse et prometteuse Neelly O’Hara et la très belle mais peu talentueuse Jennifer North.

Des bureaux d’artistes aux coulisses de Broadway, des plateaux d'Hollywood aux premières émissions TV, le roman suit leur ascension (et chute) respective, au rythme de leurs rencontres plus ou moins heureuses, carrière, amitié, amours bien sûr et autres trahisons et désillusions…

Pilules rouges, vertes ou jaunes. Pilules pour s’évader, dormir, maigrir, ou rester jeune. De l’alcool pour les avaler. Du sexe. Voici le monde cruel de La Vallée des poupées, best-seller de Jacqueline Susann paru en 1966 et qui va battre tous les records de vente de l’époque, ayant fait l’objet d’une adaptation au cinéma par Mark Robson avec Patty Duke, Barbara Parkins et Sharon Tate dans les rôles-titres.

Les poupées du titre désignent tout autant les trois héroïnes du récit, qui prennent tour à tour la parole et que l’on va suivre pendant deux décennies, que les pilules multicolores dont elles abusent pour tenter de percer à New York : somnifères, coupe-faim, amphétamines et autres psychotropes.

Neely est chanteuse de music-hall et va connaître un succès foudroyant qui va lui faire perdre les pédales, Jennife rêve d’être épouse et mère mais les hommes ne voient que sa plastique parfaite et Anne, la plus intelligente des trois, devient le visage d’une marque de cosmétiques et tombera amoureuse d’un homme volage.

Véritable page-turner, ce roman se révèle addictif et passionnant. Jacqueline Susann, à travers ses héroïnes, révèle le côté sombre d’Hollywood et du show-business. On voit des carrières avortées dans l’oeuf pour ne pas froisser des gloires vieillissantes, des jeunes femmes dont on exploite le talent et la beauté avant de les délaisser et de les jeter façon kleenex, des ascensions fulgurantes et des chutes vertigineuses.

En quête de gloire, d’argent et de stabilité familiale, elles sont manipulées par les hommes (agents, producteurs, réalisateurs…) qui ne sortent pas grandis du récit : ils sont en effet faibles, inconstants ou manipulateurs selon les personnages.

Jacqueline Susann traite avec finesse ces morceaux de vie qui font la Une des magazines people. Tout au long de récit grinçant et emprunt d’un grand réalisme, j’ai pensé à des femmes broyées par le système telles que Marilyn Monroe, Jean Seberg ou encore Judy Garland dont les existences, brèves, ont été émaillées de tentatives de suicide, d’abus d’alcool, de drogues, de dépressions et qui ont abusé de ces poupées pour dormir, maigrir ou se réveiller…

Un très bon roman que je vous conseille vivement et ce n’est pas ma Belette qui va me contredire, elle est aussi enthousiaste que moi. Vous pouvez retrouver son avis ici.

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Lu dans le cadre du Mois américain

Auteur de romances historiques écrites sous pseudo, Beatriz Williams a véritablement rencontré le succès avec L’Été du cyclone (Belfond, 2015), son deuxième roman signé sous son nom, le premier publié en France, qui s’est hissé rapidement en tête des best-sellers sur les listes du New York Times. Il est suivi de La vie secrète de Violet Grant, paru en 2016 chez le même éditeur. Elle vit dans le Connecticut aux États-Unis.

Christina Schuyler était prédestinée : une éducation dans les meilleures écoles de New York, un mariage de rêve avec un beau parti et un chemin tout tracé vers la Maison Blanche.

Car rien ne semble pouvoir arrêter l’ascension fulgurante de son mari, Frank Hardcastle. Bientôt, c’est sûr, Tiny sera la nouvelle First Lady. Seule ombre au tableau : Tiny a déjà plusieurs fausses couches et se désespère de ne pas mener une grossesse à terme.

Mais une série d’événements va venir assombrir le ciel bleu de Cape Cod, où les Hardcastle ont établi leur QG. C’est d’abord l’arrivée de Pepper, la cadette des sœurs Schuyler, écervelée et insolente.

Puis une lettre anonyme, menaçant la réputation de Tiny et de son époux. Enfin, les retrouvailles inattendues avec le séduisant cousin de Frank. Un homme que Tiny a aimé autrefois…

Combien de temps avant que l’image de l’épouse modèle se fissure ? Dans la course au pouvoir suprême, les sentiments ont-ils une place ?

Après mon énorme coup de coeur pour La vie secrète de Violet Grant, premier volet de la série consacrée aux soeurs Schuyler, j’étais impatiente de retrouver Beatriz Williams et découvrir la soeur ainée de Vivian, Christina, avec Les lumières de Cape Cod.

Et je dois bien avouer que j’ai été moins charmée par cet opus que le précédent même si l’ambiance des sixties et l’histoire en elle-même rappellant celle des Kennedy m’a plutôt plu mais il m’a manqué un petit quelque chose pour être tout à fait emportée.

L’héroïne est plutôt attachante et ne manque pas d’intérêt : coincée dans un rôle de femme parfaite, on découvre une femme docile et fragile, cachant une forte personnalité.

Conditionnée depuis sa plus tendre enfance à répondre aux exigences de sa mère et à se marier à un bon parti, elle découvre que le pouvoir, le luxe et les apparences ne sont pas toujours le plus important.

Beatriz Williams oscille entre deux époques très proches : 1966, Tiny est mariée et fait l’objet d’un chantage par le biais de photos compromettantes ; et 1964, les semaines précédant son mariage alors qu’elle rencontre Caspian, le cousin de son fiancé dont elle tombe amoureuse.

Dans ce monde d’apparence, les secrets de famille, l’hypocrisie et les dissimulations au sein de la bonne bourgeoisie américaine, sont nombreux et on voit notre héroïne louvoyer comme elle le peut dans ce panier de crabes.

Globalement, j’ai apprécié cette histoire qui se lit toute seule et m’a tenu en haleine jusqu’au bout, je compte donc bien découvrir le dernier volet consacré aux soeurs Schuyler, Une maison sur l’océan, qui a pour héroïne la piquante Pipper !

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