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Archive for the ‘Littérature américaine’ Category

Diplômée d’écologie et de biologie marine, Diana Gabaldon a enseigné pendant douze ans à l’université d’Arizona avant de se consacrer à la création romanesque. Elle connait un immense succès avec la saga Outlander, qui compte plus de vingt millions de lecteurs dans le monde et fait l’objet d’une série télévisée dont le premier épisode fut diffusé le 9 août 2014.

1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange.

Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille. Sous le choc, elle pense être sur le tournage d’un film en costume mais que nenni !

Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au coeur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?

La rencontre avec Jamie Fraser va bouleverser sa vie et tout remettre en question…

Le chardon et le tartan est le premier tome de la saga célèbre dans le monde entier et adaptée en série tv à succès Outlander. Jusqu’à ce que je tombe sur ce volume chez Easy cash, je n’avais jamais ressenti le besoin de voir la série ou lire cette saga, rebutée par l’épaisseur et le nombre de volumes.

Mais ce jour-là, et je ne saurai pas vous dire pourquoi, je n’ai pas voulu laisser le livre sur son étagère et je l’ai embarqué avec moi. Ma copinaute Belette l’ayant depuis fort longtemps dans sa pal, nous l’avons ajouté à nos lectures communes mensuelles et on ressort chacune mitigée sur cette lecture, allez voir son avis ici.

Diana Gabaldon nous propose donc ici une saga fleuve historique doublée d’une histoire d’amour entre Claire, qui vient du XXè siècle et Jamie, un écossais du clan MacKenzie. L’Ecosse est un pays que je trouve très beau et j’adore le XVIIIè siècle, deux bonnes raisons pour moi d’attaquer cette saga.

Il ne fait aucun doute que l’autrice a fait un gros travail de documentation et de préparation, franchement on s’y croirait tant ça fourmille de détails en veux-tu en voilà ! Trop pour moi car ce qui est un point positif peut devenir négatif lorsque ça vire à la leçon d’histoire et que ça alourdit inutilement le récit.

L’Ecosse traverse alors une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongés dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire et Jamie vont vivre de grandes aventures et périls, trouver l’amour et la passion. 

Ces deux personnages sont attachants même si pour moi leur relation va bien trop vite. Je trouve que Claire oublie bien vite son mari Franck alors qu’elle semblait heureuse de le retrouver après six longues années de guerre et avec lequel, elle projetait d’avoir un enfant.

Elle est belle, il est beau et Claire succombe très vite à Jamie et après, ils ne pensent plus franchement qu’à copuler partout et en toute occasion. Cela ne me pose pas de problème mais je trouve que ces scènes d’amour sonnent un peu faux et tombent souvent dans la violence. Quant aux scènes de viols qui fourmillent eux aussi de détails et parfois proches de l’insoutenable, je m’en serai bien passée.

L’époque est violente et là aussi, Diana Gabaldon en rajoute une couche à chaque occasion : on ne compte plus les scènes de torture de ce pauvre Jamie dont le corps tout entier a semble-t-il connu au moins une fois le fouet, l’épée et j’en passe et des meilleures, je n’aurai pas aimé être à sa place !

Ajoutez à cela des longueurs qui n’en finissent plus, tant que j’ai parfois sauté des pages entières qui n’apportaient vraiment rien au récit à mes yeux, vous comprendrez pourquoi je ressors mitigée de cette lecture.

J’ai aimé le récit de fond mais pas les longueurs, les détails inutiles, la violence trop présente. Du coup, je ne sais vraiment pas si je continuerai cette saga car je crains que tout ce qui m’a déplu dans ce premier volume se répète dans tous les autres.

Aussi, si vous avez déjà lu Outlander, n’hésitez pas à me dire si je dois redonner sa chance à Diana Gabaldon ou si je ferai mieux d’en rester là.

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Mary Simses a grandi dans le Connecticut et a passé la majeure partie de sa vie en Nouvelle-Angleterre. Son premier roman, L’Irrésistible Histoire du Café Myrtille, a paru chez NiL en 2018.

Grace Hammond voit sa vie partir à la dérive. Au chômage, célibataire et sans domicile, cette experte en grammaire quitte New York et part se réfugier dans sa ville natale, sur la côte du Connecticut.

Elle y revoit Peter, son amour d’adolescence, et rencontre Mitch, qu’elle exaspère par son obsession de vouloir toujours tout corriger…

Pour mieux embrasser l’avenir, Grace va devoir revenir sur un événement douloureux qui ne cesse de la culpabiliser et ce qui devait être un court séjour chez ses parents va se transformer en un retour sur soi. Aura-t-elle le courage de laisser tomber le Bescherelle et d’édicter ses propres règles ?

Après avoir vraiment bien aimé L’Irrésistible Histoire du Café Myrtille, j’étais ravie de retrouver Mary Simses et la Nouvelle-Angleterre avec son nouveau roman Petites leçons de grammaire pour trouver l’amour.

Et je ressors de cette lecture assez mitigée je dois bien l’avouer. D’un côté, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère de ce roman, cette ambiance de petit village est charmante et la galerie de personnages qui gravitent autour de Grace.

Tout ce petit monde, à défaut d’être attachant, est très sympathique, la plume de Mary Simses est fluide, en bref ça se lit très bien. L’autrice aborde aussi le thème du deuil sans tomber dans le pathos et avec beaucoup de pudeur et de justesse.

Mais ce roman charrie aussi un certain nombre de clichés qui m’ont plus d’une fois fait lever les yeux au ciel : l’héroïne vient de se faire virer de son job, plaquer par son petit-ami et le plafond de son appartement s’est effondré.

Comme de bien entendu, elle se trouve moche et sans talent alors qu’elle arrive à séduire rien que par sa présence le réalisateur du film et sa star masculine.

Grace se ridiculise aussi à un certain nombre de reprises, ce qui m’a un peu agacée et surtout, elle s’embarque dans un triangle amoureux qu’on voit venir de loin, comme le dénouement de cette histoire qui ne m’a à aucun moment surprise.

Il y a aussi des longueurs et des chapitres entiers où il ne se passe pas grand chose. Je ressors donc un peu déçue de cette lecture, je m’attendais à mieux.

Une lecture sympathique et légère, comme un téléfilm de l’après-midi, idéale pour la plage ou les vacances !

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Robert Goolrick vit dans une petite ville Virginie avec ses deux chiens Preacher et Judge. Il est l’auteur d’ Une femme simple et honnête, Féroces, Arrive un vagabond (Grand Prix des lectrices de Elle 2013) et La Chute des princes (Prix Fitzgerald 2015). Après l’incendie est son dernier roman.

Diana Cooke est née avec le siècle, mais son nom remonte bien plus loin, jusqu’aux pères fondateurs de l’Amérique. Descendante d’une grande lignée, elle habite Saratoga, une magnifique propriété de Virginie qui fait la fierté de la famille.

Mais cette maison, comme son nom, est lestée par deux dettes abyssales. La première est financière, et le seul moyen de s’en acquitter est au prix d’un mariage. La seconde est plus profonde : la maison des Cooke et le prestige de leur nom sont bâtis sur le plus sombre péché du Sud, l’esclavage.

Et cette dette-là ne se rembourse que par une malédiction. La voici peut-être qui s’avance sous la forme du capitaine Copperton.

Il y a quelques années de cela, j’avais bien apprécié Une femme simple et honnête de Robert Goolrick et lorsque je suis tombée sur Après l’incendie lors d’une virée à Easy Cash, je n’ai pas hésité une seconde, séduite par la quatrième de couverture.

Un roman qui a pour cadre l’après première guerre mondiale dans le sud des Etats-Unis avec pour toile de fond le passé honteux d’esclavagiste, voilà qui me promettait de belles heures de lecture.

Certes, Robert Goolrick nous offre une fable sur l’amour, la dette et le poids du péché des pères mais, hélas, si les cent premières pages m’ont plutôt séduite, les deux cents autres ont été celles de l’ennui profond.

Dans ce roman où le drame couve, le personnage central est le domaine familial des Cooke dont les ancêtres se sont enrichis grâce à l’esclavage avant de connaître la chute et la ruine. Diana fait tout pour que sa famille et la propriété retrouvent leur lustre d’antan et elle va en payer le prix. Que ce soit avec son mari ou avec son fils.

Ce roman raconte aussi les amours de Diana pour son mari qui se révèle aussi vulgaire que violent à son égard, puis pour un homme de 20 ans son cadet, meilleur ami de son fils unique. Un amour impossible et d’autant plus exacerbé, jusqu’au drame final.

Tout ceci aurait pu être passionnant, c’est juste fade. Les personnages ne sont pas intéressants et encore moins attachants, il ne se passe quasiment rien et j’ai fini ce roman en diagonale, pressée d’en finir. Et cerise sur le gâteau : le prologue gâche la lecture en en disant trop sur l’intrigue.

Un roman, vous l’aurez compris, que je ne vous conseille pas et Belette qui m’accompagnait dans cette lecture est sur la même longueur d’ondes, son avis ici.

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Auteur de romances historiques écrites sous pseudo, Beatriz Williams a véritablement rencontré le succès avec L’Été du cyclone (Belfond, 2015), son deuxième roman signé sous son nom, le premier publié en France, qui s’est hissé rapidement en tête des best-sellers sur les listes du New York Times. Il est suivi de La vie secrète de Violet Grant, paru en 2016 chez le même éditeur. Elle vit dans le Connecticut aux États-Unis.

À l’automne 1966, l’intrépide Pepper Schuyler est dans les ennuis jusqu’au cou : non seulement la belle est enceinte de son ex-patron, politicien influent qui la pourchasse à travers le pays, mais elle se retrouve seule et sans ressources. Son unique bien : une Mercedes de collection, qu’elle vient de vendre pour une coquette somme à une mystérieuse acquéreuse, Annabelle Dommerich.

Il faut dire que cette célèbre violoncelliste française attache une valeur sentimentale particulière à ce véhicule. Elle seule connaît l’histoire de cette voiture, de sa course éperdue à travers l’Allemagne nazie jusqu’à son arrivée en Amérique. Et le destin des deux amants en fuite qu’elle abritait…

Alors qu’Annabelle décide de prendre Pepper sous son aile et lui offre un refuge sur une plage déserte de Floride, les deux femmes se livrent peu à peu leurs secrets.

Ensemble, parviendront-elles à affronter les zones d’ombre de leur passé ?

Une maison sur l’océan met un point final à la trilogie consacrée aux soeurs Schuyler après La vie secrète de Violet Grant (mon préféré) et Les lumières de Cape Code. Ce dernier opus met en scène Pepper, la plus excentrique des trois soeurs.

Beatriz Williams, d’un plume vive et enlevée, nous propose une histoire formidable portée par des héroïnes fortes et loin d’être potiches. La première est assistante d’un parlementaire qui l’a mise enceinte et qui veut la forcer à avorter, la seconde est violoncelliste, prise dans les tourments de l’histoire.

Pepper, contrairement à ses deux soeurs, n’est pas au coeur de l’histoire mais à la marge. Beatriz Williams a privilégié Annabelle, son histoire d’amour passionnée et sa fuite de l’Allemagne nazie et elle a eu raison car ce récit est absolument passionnant.

Les chapitres alternent entre les deux femmes, les deux époques, et se lisent tout seuls, si bien que je suis venue à bout de ce pavé en trois petits jours seulement.

Ce roman est un véritable page-turner, l’autrice y distille rebondissements et révélations inattendues tout au long du récit et on ne s’ennuie pas une seconde, au contraire, il aurait été plus long, cela aurait été encore mieux !

J’ai vraiment aimé suivre Annabelle et Pepper. Elles sont toutes les deux très attachantes, plutôt complexes et surtout très libres, affranchies des codes de leur époque respective.

L’histoire est vraiment prenante et loin d’être classique, le dénouement est surprenant jusqu’au point final, je n’avais rien vu venir, c’est dire !

Je ne peux que vous conseiller cette trilogie dont les tomes peuvent se lire séparément car les histoires ne se suivent pas et mettent en scène chacune des soeurs.

Alors, tenté.e.s ?

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Trevanian est l’un des pseudonymes de l’écrivain américain Rodney William Whitaker. Dans les années 1970, il amorce une carrière d’écrivain et choisit le pseudonyme de Trevanian en l’honneur de l’historien britannique George Macaulay Trevelyan. En 1983, Trevanian signe L’Été de Katya.

À l’été de 1914, Jean-Marc Montjean, jeune médecin tout juste diplômé, revient s’installer à Sallies, petit village du Pays basque dont il est originaire.

Rapidement, il est appelé à soigner Paul Treville dont la jolie sœur jumelle, Katya, l’intrigue de plus en plus. Bien accueilli chez les Treville, le jeune homme devient un ami de la famille, qu’il fréquente assidûment en dépit d’une certaine ambiguïté dans leurs relations.

Et même s’il devine derrière leurs hospitalité et bonnes manières un lourd et douloureux secret, il ne peut s’empêcher de tomber éperdument amoureux de Katya, quelles qu’en soient les conséquences.

L’été de Katya est un roman d’amour envoûtant, à la lisière du thriller psychologique que j’ai lu quasiment d’une traite et qui m’a passionnée.

Dès les premières pages, j’ai été sous le charme du style suranné de l’américain Trevanian au point que je n’avais pas l’impression de lire un auteur contemporain mais plutôt une plume du début du XXè siècle, un bon point pour moi !

L’histoire baigne dans une ambiance étrange et mystérieuse qui monte crescendo : le lisse et sage Jean-Marc devient l’intime d’une famille qui recèle bien des secrets, le tout au début de cet été 1914 particulièrement chaud, qui va bientôt basculer dans le premier conflit mondial.

Au fil des jours, l’intimité grandit entre les Treville et notre héros qui progressivement tombe fou amoureux de Katya malgré les non-dits et les secrets qui couvent. Tout comme lui, nous suivons la progression de leur histoire souvent entravée par le jumeau de Katya, Paul, possessif envers sa soeur, qui se montre tantôt hostile tantôt amical sans que l’on comprenne les tenants et les aboutissants de cette attitude.

Au bout d’une cinquantaine de pages, on perçoit le mystère qui plane autour de cette famille. Pourquoi les Treville ont-ils quitté Paris ? Pourquoi les hommes de la famille ne souhaitent-ils pas qu’il passe du temps auprès de Katya ? Mais rien ne saurait décourager le romantique Jean-Marc qui entend bien soustraire Katya à sa famille.

Le récit est prenant, la tension monte au fur et à mesure de façon très subtile. L’auteur nous réserve son lot de rebondissements et de révélations que je n’ai jamais vu venir et ce, jusqu’au point final.

J’ai beaucoup aimé aussi sillonner cette petite station pyrénéenne, les références à la culture basque, notamment la fête de la vierge noyée du village d’Alos, les danses, les chants, la nourriture…

Le personnage du Docteur Gros, chef de la clinique du village de Salies-les-bains, et patron de notre héros, est truculent et instille une petite touche d’humour et de décontraction bienvenue.

Je me suis laissée prendre à cette histoire d’amour contrarié mais à aucun moment je n’ai vu venir l’excellent retournement de la fin. Même si l’on sait que les Treville ont des secrets, impossible pour le lecteur de savoir de quoi il retourne avant que les choses ne se mettent en place et prennent un côté sombre et inquiétant. 

Un très bon roman que je vous recommande vivement !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Ellen Marie Wiseman est une romancière d’origine allemande, née aux Etats-Unis. Elle est l’auteure de plusieurs romans, vendus en près de vingt langues, et best-sellers du New York Times. « La vie qu’on m’a choisie » (« The Life She Was Given », 2017) est son quatrième roman et le premier traduit en français.

Juillet 1931, Dobbins Corner, état de New York. Lilly Blackwood, 9 ans, remarque les lumières d’un cirque depuis la fenêtre de sa mansarde sise au grenier.

Depuis sa naissance, la petite fille a interdiction d’explorer les alentours de Blackwood Manor, elle n’est même jamais sortie de sa petite chambre. C’est pour sa sécurité, lui répète sa mère, car Lilly fait peur, Lilly est un monstre. De ses parents, elle n’a jamais eu le moindre signe d’affection.

Mais cette nuit-là, en l’absence de son père parti vendre des chevaux, sa mère l’emmène en dehors de la propriété, pour la première fois. Et l’a vend à Merrick, responsable du musée des horreurs du cirque Barlow. Elle change de prison pour en gagner une autre où elle n’aura pas plus de liberté ni un meilleur traitement.

Deux décennies plus tard, Julia Blackwood est l’héritière de cette famille maudite, du manoir de ses parents et de leur élevage de chevaux dont elle s’est échappée peu après le décès accidentel de son père.

Elle espère que revenir sur le lieu de son enfance pourra effacer de douloureux souvenirs. Mais elle va découvrir une mansarde jamais ouverte, et les photos d’un cirque mettant en avant une étonnante jeune femme…

La vie qu’on m’a choisie est un roman fleuve terriblement addictif que j’ai eu bien des peines à lâcher, au point d’avoir englouti ses 500 pages en une soirée et une journée, ce qui m’arrive rarement !

Dès les premières pages, la destinée de la petite Lilly m’a serrée le coeur : enfermée dans un grenier, livrée à un cirque qui la maltraitera, en raison de sa différence : on l’a acheté, maintenant il faut qu’elle rapporte et ce, à tout prix ! Peu importe ce qu’elle ressent, ce qu’elle souhaite.

Les gens la voient comme une freak à l’instar de ses camarades du musée des horreurs : géants, nains, femmes à barbe ou sans jambes, tatoués de la tête au pied, siamois. Des personnes que l’on peut maltraiter et asservir à loisir.

L’histoire cette petite fille au sein du cirque est très émouvante, Lilly va être l’objet de mauvais traitements réguliers, d’humiliation, tel un animal mais elle va aussi se faire des amis, rencontrer l’amour et se prendre de passion pour les éléphants. 

Parallèlement à cette histoire particulièrement poignante, on suit Julia, en rupture avec sa famille, qui va prendre possession de son héritage et découvrir au fil des pérégrinations dans la maison, des secrets de famille bien cachés et surtout son origine.

Tout au long du récit, l’autrice nous propose un récit de qualité, bien documenté et construit, riche en descriptions, qui nous immerge dans cet univers du cirque avec ses attractions, les « pequenauds » qui viennent les voir, les relations entre les différents artistes…

Elle nous abreuve aussi de coups de théâtre et de révélations qui relancent sans cesse notre intérêt pour les deux histoires qu’elle nous propose, aussi intéressantes l’une que l’autre, même si j’ai une préférence pour le récit de Lilly.

Ellen Marie Wiseman propose aussi de très belles pages sur les éléphants et les chevaux, alerte sur les conditions d’élevage des chevaux et sur le quotidien des animaux de cirque, j’ai appris une foule de choses et là aussi mon coeur s’est serré devant le sort des pachydermes que Lilly défend ardemment.

Le dénouement est assez inattendu et bien qu’il y ait quelques longueurs, je me suis passionnée pour cette histoire prenante de bout en bout.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Faubourg Marigny pour cette lecture addictive !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois

Lisa Wingate est journaliste et romancière. Après le best-seller Les Enfants du fleuve, Les Chemins de la liberté est son second roman traduit en français.

Louisiane, 1875. Hannie, ancienne esclave, se retrouve malgré elle à faire la route avec Lavinia, son ancienne maîtresse, héritière ruinée d’une plantation, et Juneau Jane, la demi-sœur de Lavinia, fille d’une célèbre courtisane de La Nouvelle-Orléans.

Chacune cherche le même homme, mais pour des raisons différentes. C’est au péril de leur vie qu’elles se lancent dans une épopée dangereuse à travers les États du Sud. Au bout du chemin, Hannie nourrit le secret espoir de retrouver les membres de sa famille dont elle a été séparée avant la fin de l’esclavage.

Louisiane, 1987. Pour Benedetta Silva, devenir professeure dans un collège rural semble la meilleure idée pour rembourser ses prêts étudiants. Mais les habitants de la ville d’Augustine se méfient des intrus et Benny peine à trouver sa place.

Dans Les Chemins de la liberté, Lisa Wingate qui signe ici son second roman, dévoile des événements historiques méconnus. Après la guerre de Sécession, beaucoup d’esclaves qui avaient été séparés de leurs familles, vendus, aux quatre coins des états sudistes, se sont mis à chercher les leurs.

Les anciens esclaves ont donc fait paraître des avis de recherche dans les journaux des États du Sud pour retrouver les membres de leur famille. Ces avis étaient lus par les pasteurs pendant les messes car bon nombre d’afro-américains ne savaient ni lire ni écrire. L’autrice va emprunter ces petites annonces pour ponctuer son récit.

Roman à deux voix et à double temporalité, nous suivons au 19è siècle Hannie à la recherche de son ancien maître et des papiers prouvant qu’elle a acheté une parcelle de terre.

Et au 20è, Benedetta qui nouvellement nommée à Augustine, va s’emparer de ces petites annonces pour monter un spectacle avec ses élèves.

C’est aussi la quête de trois jeunes femmes que tout sépare, Hannie et les filles de son ancien maître, la légitime et la mulâtre, née de ses amours avec une esclave, dans le sud des Etats-Unis ravagé par la guerre de Sécession.

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire même si la thématique de la ségrégation raciale n’est pas ma préférée, elle m’intéresse beaucoup.

L’autrice a indéniablement fait des recherches pour nous proposer une toile de fond historique de grande qualité. J’ignorais tout de la vie des anciens esclaves, une fois libres, et de ce point de vue, j’ai appris une foule de choses, ce qui est un très bon point pour moi.

Le récit au présent est également intéressant, on voit qu’il n’est pas bien vu de ressasser ce passé ségrégationniste dans le sud des Etats-Unis à la fin du 20è siècle, Benedetta va vite se heurter à la bourgeoisie locale qui va vouloir la faire rentrer dans le rang.

Malgré ces atouts indéniables, je trouve à ce roman deux gros défauts : je ne me suis à aucun moment attachée aux héroïnes de ce roman, même si le début m’a serrée le coeur, j’avoue qu’ensuite j’ai eu du mal à me passionner pour le sort d’Hannie.

Et j’ai eu un vrai problème de rythme : trop de longueurs, de lenteurs, de longs passages qui, pour moi, n’apportaient rien. Vous le savez, j’abhorre les longueurs et lorsque j’ai dépassé la moitié, j’ai préféré le lire à petites doses, de peur de me lasser tout à fait.

Toutefois, si cette thématique vous intéresse, je vous encourage à découvrir ce titre et à vous faire votre propre opinion car les avis sont dithyrambiques, ce qui me chagrine car j’ai bien peur d’être passée à côté de ce roman. Et j’en profite pour remercier Les escales pour leur confiance.

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Née à Washington en 1962, Tracy Chevalier vit à Londres depuis 1984. Elle a connu un immense succès dès son deuxième livre, La Jeune Fille à la perle, adapté au cinéma par Peter Webber en 2002. Sept autres romans ― Le Récital des anges (2002), La Dame à la Licorne (2003), La Vierge en bleu (2004), L’Innocence (2007), Prodigieuses Créatures (2010), La Dernière Fugitive (2013) et A l’orée du verger (2016) ― ont paru en Quai Voltaire.

Winchester, 1932. Violet Speedwell, dactylo de trente-huit ans pour une compagnie d’assurances, fait partie de ces millions de femmes restées célibataires depuis que la première guerre mondiale a décimé toute une génération de fiancés potentiels, dont l’homme qu’elle aimait, Lawrence.

« Femme excédentaire », voilà l’étiquette qu’elle ne se résigne pas à porter, à une époque où la vie des femmes est strictement régentée. En quittant une mère acariâtre, Violet espérait prendre son envol, mais son maigre salaire lui permet peu de plaisirs et son célibat lui attire plus de mépris que d’amis.

Le jour où elle assiste à un curieux office à la cathédrale, elle est loin de se douter que c’est au sein d’un cercle de brodeuses en apparence austère – fondé par la véritable Louisa Pesel – qu’elle trouvera le soutien et la créativité qui lui manquent.

En se liant d’amitié avec l’audacieuse Gilda, Violet découvre aussi que la cathédrale abrite un tout autre cercle, masculin cette fois, dont Arthur, sonneur de cloches, semble disposé à lui dévoiler les coulisses. À la radio, on annonce l’arrivée d’un certain Hitler à la tête de l’Allemagne…

La brodeuse de Winchester signe mes retrouvailles avec l’une de mes romancières préférées, Tracy Chevalier. L’autrice américaine ne m’a jamais déçue, j’aime beaucoup les thématiques qu’elles traitent dans chacun de ses ouvrages, et notamment la place de la femme dans la société.

Une fois de plus, je me suis régalée et j’ai savouré ce roman de la première à la dernière page. Il ne détrône pas Prodigieuses Créatures, mon préféré à ce jour, mais c’est un très bon roman portée par une héroïne que l’on pourrait percevoir un peu fade et sans beaucoup de volonté, qui va se révéler bien plus forte en osant braver les codes sociaux de son époque.

À 38 ans, Violet est pour sa famille, ses collègues et plus généralement la société, une vieille fille. Celle qui n’a pas de famille à elle ni de travail. La femme excédentaire. La faute à la guerre qui lui a ravi son fiancé et l’a condamné à un célibat forcé.

En effet, plus de la moitié des hommes de la tranche d’âge de Violet a péri au combat, rendant difficile tout projet de mariage. Ne supportant plus les jérémiades de sa mère, elle préfère accepter un poste à Winchester pour prendre son indépendance. Le salaire n’est pourtant pas à la hauteur et notre héroïne s’alimente peu, faute d’argent, ce que personne dans son entourage ne semble ni remarquer ni se soucier.

J’ai trouvé cette thématique de la femme excédentaire très intéressante et assez peu abordée en littérature ou en Histoire d’ailleurs alors qu’elle a du être une véritable punition pour ces femmes à une époque où leur rôle était dévolu au foyer.

Heureusement, Violet est courageuse, forte, indépendante, même s’il lui faut du temps pour le réaliser. Tout au début, elle paraît timide et a peur de s’exprimer. Au fil des pages, sa personnalité s’affirme. Elle tombe amoureuse d’un sonneur de cloches à la retraite, Arthur, déjà marié et son aîné d’une vingtaine d’années.

Un amour impossible et pourtant Violet va s’y accrocher de toutes ses forces, son petit coin de ciel bleu à elle, dans une quotidien bien morne. Tout comme, elle va s’adonner avec passion au point de croix. L’autrice nous fait entrer dans ce cercle des brodeuses aux côtés de Louise Pesel (qui a réellement existé), on assiste aux séances, à l’apprentissage de chaque point. Le sujet ne m’intéresse à priori absolument pas et pourtant j’ai trouvé tous les passages s’y référant, absolument pas ennuyeux.

Les personnages qui entourent Violet sont très bien dessinés : l’insupportable marâtre qui lui sert de mère, son frère, sa belle-soeur et ses neveux, ses amies Gilda et Dorothy, Arthur, tous ont leur personnalité propre et j’ai terminé ce livre à regret mais totalement enchantée par le dénouement.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman que j’ai lu en compagnie de ma Belette qui a découvert Tracy Chevalier à cette occasion et qui est nettement moins emballée que moi, filez lire son avis ici.

Et vous, vous aimez Tracy Chevalier ? Lequel de ses romans préférez-vous ?

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Rebecca Makkai vit à Chicago avec son mari et ses deux filles. Après Chapardeuse (Gallimard, 2012) et Les Optimistes (Les Escales, 2020), Cent ans de Laurelfield est son troisième roman traduit en français.

1999 : Bienvenue à Laurelfield, vaste demeure du Midwest et partez à la rencontre de ses propriétaires ancestraux, les Devohr. Il y a Zee, une marxiste qui méprise la richesse de ses parents, tout en vivant dans leur maison avec son mari Doug ; sa mère Grace, qui prétend pouvoir tout savoir d’une personne en regardant ses dents ; et son beau-père Bruce, occupé à faire des réserves pour l’arrivée imminente de l’an 2000. Et puis il y a Violet, son arrière-grand-mère, qui se serait suicidée quelque part dans cette grande maison et dont le portrait est toujours accroché dans la salle à manger.

1955 : Grace et son mari violent George emménagent à Laurelfield. Rapidement, elle remarque des détails étranges qu’elle considère comme des présages d’événements à venir. Sa vie commence alors à changer…

1929 : Laurelfield est une colonie d’artistes hétéroclite et bohèmes où se retrouve la fine fleur de la création artistique de l’époque. Le petit groupe passe son temps entre poursuites artistiques et débauche sous les yeux du portrait de Violet Devhor, qui hanterait les lieux.

1900 : Le prologue…

Vous savez que les romans historiques sont mon péché mignon et lorsqu’en plus, il est question de multiples temporalités et ce, dans une propriété, qui est l’un des personnages à part entière de l’histoire, il y a de grandes chances que l’on frôle le coup de coeur !

Hélas pour moi, Cent ans de Laurelfield de Rebecca Makkai, ne fut pas un coup de foudre mais un véritable flop !

J’ai apprécié la construction du récit façon poupée russe avec des secrets et des révélations, et la narration à rebours qui nous raconte l’histoire de Laurelfield, un opulent manoir qui a accueilli une communauté d’artistes. L’autrice remonte ainsi le cours du temps pendant un siècle, partant de la fin, 1999, pour remonter à la source, 1900, mais c’est bien la seule chose que j’ai trouvé intéressante.

L’histoire de cette maison m’a affreusement ennuyée, je n’ai jamais réussi à m’intéresser à la vie des personnages et à leurs problématiques. Bien au contraire, les différents personnages me sont littéralement sortis par les yeux : on ne montre que leur noirceur, leurs travers et ils ne m’ont pas semblé crédibles le moins du monde. Et je n’ai pas compris les décisions qu’ils prenaient ni même leurs buts.

Je m’attendais à une saga familiale avec une atmosphère gothique mais je n’ai pas du tout ressenti cette atmosphère particulière propre à ce genre, même le pseudo suicide de l’ancêtre qui est censée hanter les yeux n’a rien apporté d’intéressant à mes yeux.

Pour résumer, je suis totalement passée à côté de ce roman à mon grand regret car j’aime beaucoup les publications des Escales que je remercie pour cet envoi. D’autres lecteurs l’ont bien mieux apprécié que moi si j’en crois les avis plutôt dithyrambiques, ce qui me navre encore plus de n’avoir pu adhéré à cette histoire.

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Journaliste et romancière, Kate Alcott vit à Washington avec son mari. En Allemagne et aux Etats-Unis, La Petite Couturière du Titanic est resté plusieurs semaines durant sur les listes des meilleures ventes.

Cherbourg, avril 1912. Tess Collins est une jeune bonne anglaise, s’échinant à la tâche pour quelques francs. Depuis toujours, elle aime la couture, un intérêt qu’elle a découvert auprès de sa mère, et elle aspire à percer dans le milieu de la mode.

Le Titanic doit quitter le port dans quelques heures et elle décide de s’embarquer sur le paquebot et elle une chance folle car elle fait connaissance de Lucy Duff Gordon, célébrité de la haute couture qui va présenter sa nouvelle collection en Amérique.

Sa femme de chambre lui ayant fait faux bond, la créatrice de mode décide de prendre Tess à son service. À bord, la jeune femme fait la rencontre de deux hommes, un marin anglais et un riche homme d’affaire de Buffalo.

Mais, tandis qu’un triangle amoureux se forme, le paquebot, sans que ses passagers s’en doutent, fonce vers un iceberg… À New York, Tess intègre l’atelier de lady Lucy. Les talents de modiste de la jeune femme se révèlent bien vite, ses premiers modèles font sensation. Mais son ascension pourrait connaître un coup d’arrêt. Ne se murmure-t-il pas en effet que lady Lucy aurait eu une conduite répréhensible lors du naufrage ?

Comme certainement beaucoup d’entre vous, le naufrage du Titanic est un fait divers ô combien tragique qui m’intéresse depuis toujours. Il y a quelques années de cela, j’avais lu L’enfant du Titanic qui se passait principalement après le 15 avril 1912, ce qui est aussi le cas de La petite couturière du Titanic.

Si vous cherchez un roman qui a réellement pour cadre le Titanic, ne lisez ni l’un ni l’autre, vous risqueriez d’être très déçu(e)s. Kate Alcott nous raconte ici la trajectoire de Tess Collins qui embarque avec l’espoir fou de percer dans la mode. C’est un personnage attachant qui nous fait découvrir brièvement la vie sur le Titanic puis les conditions de la mise à l’eau des canots et le sauvetage des survivants par le Carpathia.

Tout ça est évacué en quelques chapitres seulement et on arrive très vite à New York, lieu de destination des passagers et de la nouvelle vie de notre héroïne que Lady Lucy, une femme tyrannique par ailleurs, prend sous son aile.

Si les personnages sont majoritairement inventés, Kate Alcott met aussi en scène Lady Lucy et le sénateur Smith, à la tête de la commission du Sénat, chargée d’enquêter sur les conditions du naufrage, qui ont réellement existés.

L’histoire tricotée par Kate Alcott est sympathique et très facile, sans prise de tête, elle est aussi bien lisse et loin d’être inoubliable. Tout arrive en effet très vite et trop facilement à notre héroïne qui a un pot de tous les diables !

Elle arrive à l’embarquement du Titanic et paf, elle tombe sur la modiste qui l’embauche illico et lui paie la traversée. Elle est reléguée en 3è classe et hop, on lui trouve une chambre en première alors que le paquebot avait fait le plein. Et c’est ainsi, tout au long du roman.

Toutes ces facilités mises de côté, le roman a quelques atouts, notamment celui de montrer les coulisses de la mode et des défilés de cette époque, un sujet que je trouve passionnant, même si là aussi c’est un peu vite évacué.

Le réel intérêt de ce roman, ce sont les chapitres consacrés à la commission, qui nous apprennent une foule de choses sur les différents manquements ou fautes qui auraient sans doute pu éviter le lourd bilan humain. Et l’autrice nous rappelle à juste titre que ce sont les voyageurs de l’entrepont (la troisième classe) qui vont payer le plus lourd tribu dans cette catastrophe.

Les personnages sont essentiellement esquissés, ils manquent un peu de profondeur, à l’exception des trois personnages féminins principaux : Tess, Lucy et Pinky, une journaliste à la Nelly Bly que j’ai trouvé intéressante.

Quant au triangle amoureux, digne d’un roman young adult, l’autrice aurait pu s’en dispenser, cela n’apporte vraiment rien au récit mais cela ravira les fleurs bleues et autres amateurs de romances.

Vous l’aurez compris, je sors de ce titre un peu mitigée car c’est un roman historique bien documenté, Kate Alcott a fait des recherches cela ne fait aucun doute. Il est agréable à lire mais il ne me restera pas en mémoire très longtemps à cause de ses ficelles un peu trop grosses à mon goût.

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