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Archive for the ‘Littérature anglaise’ Category

Suzanne Allain, scénariste, elle a connu un succès retentissant aux Etats-Unis avec son premier livre La liste de Mr Malcom. Les plus grandes auteures du genre, Amanda Quick, Anne Gracie, Mary Balogh, ont salué cette comédie Régence.

Julia Thistlewaite est folle de rage. Elle espérait épouser l’honorable Mr Malcolm, mais il la juge indigne de porter son nom. Et pourquoi ? Parce qu’il a eu le culot de dresser la liste des qualités indispensables pour avoir le privilège d’être sa femme et, bien sûr, Julia ne remplit pas tous les critères.

Ce snob mérite une bonne leçon. Décidée à se venger, Julia fait appel à la douce Selina, qui devra jouer le rôle de la fiancée idéale et charmer Malcolm… puis l’humilier publiquement en refusant sa demande en mariage. Entre faux-semblants, intrigues de boudoir et chassés-croisés amoureux, ce plan machiavélique va connaître bien des rebondissements !

Avec La liste de Mr Malcom, je poursuis ma découverte de la collection Regency publiée chez J’ai Lu et force est de constater après avoir refermé ce roman, que j’aime décidément beaucoup cette collection !

Cette histoire proposée par Suzanne Allain est une romance historique mais pas que ! Cette collection véhicule des thèmes féministes et ce roman ne fait pas exception à la règle.

Car si Mr Malcolm a établi une liste pour trouver l’épouse idéale, ses critères sont on ne peut plus en avance sur leur temps puisque l’élue de son coeur devra être lettrée, musicienne mais aussi versée en histoire et en politique.

Et il va trouver la perle rare en la personne d’une fille de pasteur désargenté, Selina Dalton, qui bien qu’amie de Julia, va tomber sous le charme de Jeremy et refuser de marcher dans sa vengeance. Notre héroïne comprend rapidement que son amie s’est laissée aveugler par orgueil et que le portrait qu’elle fait de Mr Malcolm n’est pas fidèle à la réalité.

Même si Julia est une jeune femme vraiment horripilante mais heureusement secondaire, j’ai beaucoup aimé les personnages imaginés par l’autrice, Jeremy et Selina en tête. Le héros a beau être imbu de sa personne, il a des aussi des côtés très attendrissants. Quant à Selina, c’est une jeune femme attachante et clairvoyante et j’ai adoré la suivre de la première à la dernière page.

L’histoire est mignonne à souhait et très drôle. J’ai bien ri des différentes péripéties et quiproquos mis en scène par Suzanne Allain. Pas de surprise pour autant, on connait d’avance le dénouement mais j’ai apprécié l’histoire dans son ensemble et son héroïne au caractère bien trempé.

Le récit, court, laisse peu de place aux développements car l’action se déroule sur quelques jours seulement. Nos héros vont donc vite en besogne mais cela ne m’a pas gênée, entraînée par ce rythme vif, je n’ai fait qu’une bouchée de cette Regency romance que je vous conseille si vous êtes adepte du genre !

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Iona Grey est diplômée en littérature anglaise de l’université de Manchester. Après Lettres à Stella (Les Escales, 2016 ; Pocket, 2017), lauréat du prix Goldsboro du livre romantique, Les Heures étincelantes est son second roman publié aux Escales.

1925, la guerre est finie. Une nouvelle génération éclot, désireuse de laisser derrière elle le traumatisme du passé. Selina Lennox est une Bright Young Thing : elle voue sa vie à la poursuite du plaisir, aux fêtes, à l’alcool.

Lawrence, lui, est un artiste bohème. Quand leurs univers s’entrechoquent une nuit d’été, ils plongent dans une passion au goût d’interdit.

Dix ans plus tard, Alice, la fille de Selina, séjourne seule chez ses grands-parents qu’elle connaît à peine. Les lettres que sa mère lui envoie éclairent peu à peu le mystère de ses origines…

Amour, bohème et Années Folles : il ne m’en fallait pas plus pour avoir terriblement envie de lire Les heures étincelantes, d’autant que la couverture est sublime, ce qui ne gâte rien.

Et comme j’ai bien fait d’écouter mon envie : j’ai a-do-ré ce roman. C’est bien simple, tout m’a plu ! La plume de Ioney Grey, très belle, et qui fait revivre à merveille cette période riche en bouleversements. Les personnages d’Alice, Lawrence et Selina.

La folie de cet amour interdit. L’ambiance de fête permanente qui étreint Selina et ses amis, pris dans un tourbillon de jazz, d’alcool et de drogue, heureux d’être en vie alors que tant des leurs sont tombés sur les champs de bataille. Tout est très réussi.

Le récit se découpe en deux temporalités proches l’une de l’autre puisque seuls dix ans les séparent. En 1935, C’est Alice, petite fille solitaire de dix ans, nous raconte son quotidien dans la demeure de ses grands-parents qui ne peuvent la souffrir. Ils ne la connaissent guère d’ailleurs et l’ont recueilli à la faveur du voyage lointain de ses parents.

Alice souffre terriblement de l’absence de sa mère avec qui elle a une relation fusionnelle. Tout est plus léger avec elle, tout est de plomb sans elle. Heureusement que Polly, l’une des femmes de chambre, se soucie d’elle et va, avec la complicité de sa mère, la lancer dans un jeu de pistes, qui va égayer son quotidien.

Et en 1925, c’est Selina qui nous entraine dans le tourbillon de sa vie. Une existence oisive de Bright Young People, la jeunesse dorée de ces Annes Folles qui s’étourdit dans les plaisirs que la capitale anglaise leur offre, soucieuse d’oublier cette guerre qui a clairsemé leurs rangs.

Son frère bien aimé n’y a pas réchappé mais il lui a fait jurer de s’amuser autant qu’elle le veut et elle l’a pris au mot même si ses parents et sa sœur aînée la réprouvent.

Elle va rencontrer par hasard Lawrence, peintre et photographe, un artiste bohème et sans le sou, le début d’une passion folle. Selina écoutera-t-elle son coeur ou rentrera-t-elle dans le rang en épousant Rupert que sa famille a choisi pour elle ? Vous le saurez en lisant ce très grand roman qui a fait chavirer mon coeur.

Dès les premières pages, j’ai été happée par cette histoire tellement belle, addictive et pleine de rebondissements. Les faux semblants, les secrets de famille sont au rendez-vous et je m’en suis délectée de la première à la dernière page. Au fur et à mesure que l’intrigue avance, elle devient de plus en plus intense, poignante et bouleversante, au point que je suis arrivée au point final en pleurs, submergée par l’émotion.

Mon année de lectrice se clôt en beauté avec ce roman et je ne peux que vous encourager à le lire à votre tour. Un grand merci aux éditions Les escales pour ce coup de coeur magistral, je ne suis pas prête d’oublier Selina et Lawrence !

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Charles Dickens (1812-1870) est marqué à jamais par la pauvreté soudaine de ses années d’enfance. Cet immense écrivain et journaliste est un acerbe critique de son époque et de la société anglaise sous la révolution industrielle.

Charles Dickens et moi vivons une histoire d’amour compliquée. Si j’aime les thèmes qu’il aborde et les combats qu’il a mené, j’ai beaucoup plus de mal avec les longueurs et les morales chrétiennes dont il abreuve son œuvre.

Dans ces cinq contes, Dickens, dans un style exigeant, célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l’injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C’est un portrait de la vie quotidienne du peuple londonien et une condamnation sans appel de l’exploitation et de la misère.

La condamnation sans appel de l’exploitation de la misère, l’obsession de la faim et de la pauvreté, la nostalgie de l’enfance sont au coeur de ces cinq contes avec humour, tendresse et intelligence tout en préservant l’atmosphère de Noël. Même si chacun des contes est moralisateur, j’ai globalement apprécié ce recueil.

Pas de surprise, j’ai adoré relire Un chant de Noël, le conte le plus célèbre et à mon avis le meilleur qui a valu à Dickens le surnom de l’homme qui a créé Noël. J’ai un sentiment plus mitigé pour Le Carillon et La bataille de la vie qui m’ont ennuyée mais j’ai beaucoup aimé Le grillon du foyer et L’homme hanté et le marché du fantôme.

Le chant de Noël est sans doute le plus célèbre des cinq contes et le plus abouti. Adapté de nombreuses fois à l’écran comme à la scène, il raconte comment un vieux commerçant et usurier, avare, acariâtre, misanthrope  et profondément seul, Scrooge, se change en homme généreux après la visite de quatre fantômes. Une apologie d’un bonheur simple et une condamnation des injustices sociales sans oublier, à chaque fois, l’esprit de Noël, les notions de charité et de partage, l’envie de gentillesse. 

Le carillon, met en scène un  pauvre vieil homme commissionnaire, Tobie, père d’une douce et aimable jeune fille, Margot, fiancée à un forgeron vaillant, Richard. La venue de deux fonctionnaires et leur façon de considérer les pauvres gens, sèment le doute dans l’esprit de Tobie qui finit par se sentir mauvais et de peu d’estime. Mais l’esprit du carillon saura lui montrer l’avenir sordide qu’il se prépare s’il persiste à se sentir comme un bon à rien et lui redonnera une dignité humaine par le respect et l’estime de soi-même.

Le grillon du foyer. Ici l’intervention fantastique prend l’allure d’un grillon, « le génie du foyer domestique »., qui saura empêcher le mariage du vieux Tackleton avec la jeune May Fielding et met en valeur le bonheur des plus pauvres à travers le fabricant de jouets, Caleb  et sa jeune fille aveugle, Bertha. Peut être un peu trop évident pour convaincre absolument mais la jeune Dot est un personnage attachant, enthousiaste et sincère, lumineuse, à l’image de la féérie de Noël.

La bataille de la vie. Dans ce conte de Noël, Dickens se passe d’une intervention surnaturelle pour transformer l’attitude de ses personnages et les rendre meilleurs. Un conte très sensible qui met scène deux sœurs dont l’une, Marion, sacrifie son amour pour celui de sa sœur. Un récit larmoyant à souhait qui m’a passablement ennuyée.

L’homme hanté et le marché du fantôme. Un professeur de chimie hanté par le souvenir de la mort de sa sœur tant aimée se voit proposer par un fantôme, la possibilité d’effacer tous ses souvenirs douloureux puis de passer ce don, s’il le souhaite, à des proches.  Mais en perdant le souvenir de ses souffrances, l’homme perd aussi sa sensibilité et sa compassion. Telle une amorce aux futures découvertes de la psychanalyse, Dickens met en avant le rôle essentiel de l’inconscient et des souvenirs refoulés dans la construction de l’être humain. 

Avec ces histoires, Dickens veut rendre l’homme meilleur. L’ambiance légèrement surannée de Noël a une séduction indéniable et donne envie d’être généreux et bienveillant, de savourer au mieux la période des fêtes face à la morosité et à la noirceur de notre société actuelle. 

A réserver toutefois aux amateurs.trices de Dickens et des classiques victoriens !

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Jenny Colgan, née en Écosse, est une romancière britannique qui a écrit de nombreuses comédies romantiques. Elle est surtout connue en France pour sa trilogie La Petite Boulangerie du bout du monde (Prisma) et pour Le Cupcake Café. Une Saison au bord de l’eau est le premier volet d’une nouvelle série.

Sur la charmante île écossaise de Mure, un nouveau défi attend les MacKenzie : Fintan doit ouvrir pour Noël l’hôtel légué par son mari, ce qui ne s’avère pas facile quand le chagrin est encore si présent. Flora tente d’épauler son frère tout en jonglant entre son propre café et son bébé.

À eux de recruter la meilleure équipe pour que l’ouverture de l’établissement soit un succès ! Chacun doit faire ses preuves dans l’effervescence des fêtes et sous la neige. Mais c’est sans compter sur quelques petits secrets qui vont faire trembler l’île…

Avec L’hôtel du bord de l’eau sous la neige, Jenny Colgan nous propose un roman de Noël qui renoue avec les personnages de la saga « Au bord de l’eau », pour conclure la tétralogie avec sourire, émotion et tendresse.

Vous le savez, j’aime beaucoup retrouver cette autrice deux fois l’an, en août pour mes vacances et en décembre pour ses histoires de Noël et je dois dire que la magie Jenny Colgan a encore opéré sur moi et que je me suis délectée de ce récit.

J’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui fait le sel de ses récits : une île sur laquelle on a envie de débarquer, des habitants attachants dont on aurait envie de se faire des amis, des love stories et de la gourmandise !

Une mécanique connue, sans grande surprise, mais ça marche : on plonge dans ce livre et on n’a qu’une hâte : découvrir tout ce qui attend nos protagonistes.

Cette série se révèle est toute aussi savoureuse que les autres et le petit plus de cette saga, c’est de suivre les héros bien sûr mais aussi toute une myriade d’habitants et c’était bien chouette de conclure leurs histoires.

Comme toujours, l’autrice aborde avec tact des sujets plus graves comme le deuil, l’homosexualité, les relations familiales, la maternité, l’écologie, la question des migrants…

Une histoire fraîche, romantique que j’ai dévoré une tasse de thé à la main et qui plaira aux lecteurs.rices de Jenny Colgan dont je fais partie.

Elle ne sort certes pas des sentiers battus si on la compare à ses précédents romans mais j’aime me plonger dans ses récits doudous pleins de charme et réconfortants, je suis toujours sûre de passer un très chouette moment de lecture.

Et vous, vous aimez Jenny Colgan ?

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De l’écrivaine anglaise R.A. Dick, pseudonyme de Josephine Aimee Campbell Leslie (née en 1898 et morte en 1979), on ne connaît en France que son roman Le Fantôme et Mrs Muir, publié en 1945 et que Joseph L. Mankiewicz adaptera au cinéma en 1947 sous le titre L’Aventure de Mme Muir.

Au début des années 1900, en Angleterre, une jeune et belle veuve, Lucy Muir, décide de louer un cottage dans la station balnéaire de Whitecliff où elle s’installe avec fils, sa fille et sa fidèle servante, Martha, afin d’échapper à sa belle-famille.

Dès le premier soir, elle surprend l’apparition du fantôme de l’ancien propriétaire, un capitaine de marine du nom de Daniel Gregg. Se noue alors entre eux une relation d’abord amicale, à peine troublée par quelques bouderies…

Le fantôme et Mrs Muir est un classique de la littérature anglaise paru en 1945 et adapté au cinéma par Joseph L. Mankiewicz en 1947 avec dans les rôles titres la sublime Gene Tierney et Rex Harrison. Un film que je n’ai pas vu malheureusement mais qui me tente beaucoup.

Ce court roman est absolument délicieux et très abordable, pour tout vous dire je l’ai quasiment lu d’une traite tant j’ai été charmée par la plume délicieusement surannée de R.A Dick et par les personnages de Lucy et du capitaine Gregg que j’ai trouvé tellement attachants.

L’autrice nous offre un beau portait de femme forte, qui après avoir subi un mariage sans amour et une belle-famille envahissante, prend son envol et se révèle bien moins soumise que ce que l’on pourrait s’attendre d’une femme de cette époque.

Veuve, elle décide de s’affranchir des convenances et entend bien mener sa vie comme elle l’entend, avec l’aide du capitaine qui va la pousser à oser se réaliser et à s’opposer à sa belle-soeur qui comptait bien régenter son quotidien !

L’histoire est très agréable à lire, pleine d’humour, de tendresse et d’émotion lorsqu’arrive le dénouement ! Car si le capitaine entend au départ chasser l’intruse de sa maison, il finit par, on le comprend à son attitude, tomber amoureux de Lucy mais cet amour impossible ne peut qu’être platonique.

Il y a aussi une bonne dose de nostalgie, de plaisir doux-amer du temps qui passe avec ses ombres et ses lumières. Les enfants grandissent, l’argent vient à manquer mais rien ne saurait arracher Lucy à sa vie solitaire dans sa maison hantée.

J’ai adoré les personnages de Lucy, tellement forte et indépendante, et de Daniel, vieux loup de mer encore plein de colère et de fureur ! Ils sont tellement antagonistes que cela ajoute du sel à l’histoire.

Pour conclure, une très belle découverte que je vous recommande si vous aimez les romans d’ambiance !

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Journaliste née dans le comté de Lancashire, Stacey Halls est la nouvelle voix du roman historique anglais. En 2019, son premier roman, Les Sorcières de Pendle, se hisse en tête des meilleures ventes en Grande-Bretagne et connaît un succès international.

Angleterre, 1904. Quand la jeune nurse diplômée Ruby May prend sa nouvelle position auprès de la riche famille de Charles et Lilian England, elle espère un nouveau départ.

Mais alors qu’elle peine à s’habituer à ce nouvel environnement et aux règles austères du château de Hardcastle, il devient évident que la belle et mystérieuse Mme England cache quelque chose.

Exclue par les autres employés de la maisonnée et effrayée par l’entourage de cette étrange famille, Ruby n’a d’autres choix que de confronter ses propres démons afin d’empêcher l’histoire de se répéter.

Après tout, la famille parfaite n’existe pas, et elle en sait quelque chose…

Souvenez-vous, il y a deux ans j’avais eu un gros coup de coeur pour Les sorcières de Pendle, le premier roman de l’anglaise Stacey Halls et l’an dernier j’avais beaucoup aimé L’orpheline de Foundling. Aussi, lorsque La nurse du Yorkshire est paru, je n’ai pas été longue à succomber à la tentation, et aussitôt acheté, aussitôt lu !

J’ai beaucoup beaucoup aimé cette lecture qui a pour cadre cette demeure isolée de la région industrielle du Yorkshire du début du XXè siècle. L’histoire est très bien documentée, pleine de suspens et tient toutes ses promesses jusqu’au point final.

Comme dans ses précédents romans, l’histoire repose sur deux femmes très différentes, l’une appartenant au peuple, l’autre à la bonne société et met en lumière la condition féminine de l’époque. Les ressemblances s’arrêtent là car les trois récits portent sur des thématiques fortes mais très dissemblables.

Stacey Halls nous propose donc une fois encore une histoire vraiment prenante, j’ai été happée dès les premières pages, bien ferrée par le style fluide de l’autrice, les péripéties du récit porté par des personnages intéressants et bien dessinés.

Ce dernier roman est nettement moins sombre que les précédents, c’est néanmoins un bon roman gothique avec ce manoir isolé, la forêt environnante et les mystères qui entourent cette famille qui semble si bien sous tous rapports.

L’héroïne est prise entre les rebondissements et les mensonges de cette famille. Stacey Halls fait monter la tension crescendo jusqu’aux révélations des secrets des deux femmes.

Les apparences sont trompeuses, notre héroïne va l’apprendre mais dissimule elle aussi bien des secrets qui m’ont réellement surprise lorsque Stacey Halls nous les dévoilent.

J’ai refermé ce roman totalement séduite par cette histoire, son atmosphère ténébreuse, sa construction, ses personnages, Stacey Halls a un réel talent de conteuse et je n’ai qu’une hâte : découvrir son quatrième roman dès qu’il sera paru !

Si vous aimez les romans historiques bien construits et documentés, les destins de femmes, je ne peux que vous recommander les romans de Stacey Halls !

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Evie Dunmore est une écrivaine britannique, auteure de romance historique. En 2019, elle a publié la « Panique chez les Montgomery » (« Bringing Down the Duke »), son premier roman et le premier tome de la série « Regency – Les rebelles d’Oxford » (« A League of Extraordinary Women »).

Féministe, lady Lucinda est considérée à Londres comme une provocatrice et une dévergondée. Mais elle s’en moque, car elle vient d’acquérir l’une des principales maisons d’édition de la ville. Une arme redoutable pour diffuser ses revendications et préparer un coup d’éclat contre le Parlement.

Or, elle découvre que l’autre moitié du capital est détenue par son ennemi de toujours, le sulfureux lord Ballentine, dont toutes les femmes sont raides dingues car le lord est poète et beau gosse.

Ils se connaissent depuis l’enfance car leurs mères sont amies mais Lucy ne le supporte pas alors que lui est fou d’elle. Mais Bon prince, celui-ci accepte de lui céder sa part. Toutefois, sa générosité a un prix : une nuit avec elle. Le mufle !

La réputation perdue de Lord Ballentine est le second tome d’une trilogie signée Evie Dunmore, Les rebelles d’Oxford. Et c’est une fois de plus une bonne pioche dans cette collection Regency de chez J’ai Lu qui ont tous de si jolies couvertures (oui parfois je peux être très superficielle) !

Vous savez combien j’aime retrouver le thème des suffragettes dans mes lectures, il faudra un jour que je vous propose des recommandations autour de ce sujet, et c’est ce qui m’a attiré ici.

L’histoire est somme toute assez classique avec cette love affair autour de Lucy et de Tristan, qui semblent se détester alors qu’ils sont attirés l’un par l’autre comme des aimants !

Il est pair du royaume, elle a rompu les liens avec sa riche famille pour prendre la tête du mouvement suffragiste et militer pour l’abolition de l’acte de propriété des femmes mariées. Il a une réputation sulfureuse, elle a envie de faire bouger les lignes. Il doit épouser une femme de sa condition, elle ne veut en aucun cas se marier.

Tout les sépare mais Cupidon va décocher ses flèches et les embraser pour de bon. Les scènes d’amour sont bien écrites et suffisamment explicites pour faire monter la température !

Au-delà de cette histoire d’amour, Evie Dunmore aborde la condition féminine des années 1880 avec le mouvement des suffragettes qui fait des émules dans toutes les couches de la société et nous montre les actions entreprises par les femmes.

Au coeur de ce récit ce fameux acte de propriété des femmes mariées qui font de ces dernières le bien de leur mari, qui peut disposer de leurs biens et de leur vie comme bon leur semble, y compris les faire interner si elles ont des velléités d’indépendance.

L’autrice s’est indéniablement bien documentée sur Oxford, les premières femmes admises dans les universités britanniques, les droits des femmes, les lois en vigueur autour de la propriété et des biens des femmes, l’importance de la virginité, les programmes politiques des Tories…

La plume d’Evie Dunmore est fluide, les dialogues sont vifs, les personnages sont atypiques et attachants, les péripéties s’enchaînent et les pages défilent toutes seules jusqu’au point final.

Il y a de l’humour, du suspens et une pointe d’érotisme juste ce qu’il faut. L’alchimie entre Lucy et Tristan est l’un des points forts du roman tout comme la trame historique.

Si vous aimez les romances, le thème des suffragettes et l’époque victorienne, je ne peux que vous dire une chose : lisez-le !

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Peter Mayle, né en Angleterre, a fait carrière dans la publicité à New York et Londres. Amoureux de la Provence, il décide en 1988 de s’y installer. Il décède en 2018 à Aix-en-Provence, après avoir écrit une dizaine de livres dont la plupart se passent dans sa région d’adoption.

À Ménerbes, petit village du Luberon, la vie se poursuit sans beaucoup de changements pour Peter Mayle et son épouse. Les us et coutumes des Provençaux sont encore obscurs et étonnants pour notre ancien publicitaire anglais.

À la terrasse du Café du Progrès, au milieu des vignes ou sur les marchés aux truffes, des personnages réjouissants nous entraînent à la découverte des subtilités de leur région.

Au début de l’été, j’avais découvert Une année en Provence qui m’avait beaucoup plu et avant que l’été ne se termine, je voulais absolument lire Provence toujours qui en est la suite directe.

Si le premier opus nous racontait par le menu l’installation de Peter Mayle et de son épouse à Ménerbes et les travaux épiques et pleins de drôlerie de leur maison, l’auteur est désormais provençal à l’année et il nous offre ici des moments de vie bien agréables.

Au fil des pages, on plonge dans les années 80, à une époque où l’on payait encore en francs. Cette petite bouffée de nostalgie fut bien sympathique et je l’ai lu avec plaisir.

Dans un style inimitable mêlant humour et tendresse, Peter Mayle, journaliste anglais de profession, nous peint les saveurs d’un village du Luberon : Amédée et ses formules chantantes, la truffe et les délices de la table, l’énergie chaleureuse des terrasses de café, la sieste et le bon vin…

Touchant parfois au conte, cette chronique est une succession de tableaux qui nous ramènent avec plaisir dans l’atmosphère d’Une année en Provence. Les situations sont amusantes et décrites avec cet humour typique anglais.

Peter Mayle, au gré de ses découvertes, revient sur des traditions ou des produits typiquement provençaux, donne ses bonnes adresses de marchés ou de restaurants, car le couple est curieux de culture provençale, a envie de s’intégrer dans son village, il sillonne donc la région.

Epicuriens en diable, Peter Mayle et sa femme sont toujours partants pour manger ou boire les spécialités locales, que l’on découvre nous aussi parfois et cela donne des pages particulièrement savoureuses à lire !

Si c’est une lecture agréable, je dois bien admettre que ce volume m’a un peu moins plu que le précédent, ma lecture s’est d’ailleurs étalée sur quinze jours car j’ai picoré ce livre par petits bouts, ce qui est plutôt bien adapté ici !

Et si vous aimez la Provence, je vous conseille les livres de Peter Mayle tant l’auteur parle si bien de cette belle région, vous ne serez pas déçu.e.s.

Un grand merci aux éditions Nil pour cette lecture provençale !

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Jenny Colgan, née en Écosse, est une romancière britannique qui a écrit de nombreuses comédies romantiques. Elle est surtout connue en France pour sa trilogie La Petite Boulangerie du bout du monde (Prisma) et pour Le Cupcake Café. Une Saison au bord de l’eau est le premier volet d’une nouvelle série.

Lorsque la bibliothèque de quartier où elle travaille ferme ses portes, la timide Nina se retrouve sur le carreau. « Austérité budgétaire », ont-ils tranché là-haut : on regroupe tout en centre-ville, avec zone multimédia et « pôle d’activités ».

Tout l’inverse de sa vocation, en somme, qui est d’aimer les livres et de les conseiller. Alors pour la première fois en 29 années d’existence, Nina prend une décision : tout plaquer.

Acheter un gros van et, munie d’un stock de vieux bouquins, conduire sa propre librairie itinérante. Direction les Highlands où l’attendent, peut-être, les jours heureux…

L’été venu, j’aime beaucoup me plonger dans les romans de Jenny Colgan que je trouve très dépaysants. Ces dernières années, j’avais beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du mondeLe cupcake café et Une saison au bord de l’eau, il était temps pour moi de découvrir son autre trilogie avec son premier tome : La librairie des jours heureux.

Les avis que j’avais lus jusqu’ici étaient plutôt mitigés et je suis entrée dans cette histoire avec quelques appréhensions vite balayées au bout de quelques pages : la magie Jenny Colgan a encore opéré sur moi, décidément cette autrice ne me déçoit jamais !

J’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui fait le sel de ses autres récits : une île sur laquelle on a envie de débarquer, des habitants attachants dont on aurait envie de se faire des amis, des livres et une love story !

La trajectoire de Nina est intéressante même si on pourra reprocher à l’autrice de ne pas avoir mis d’écueils sur son parcours, tout se combine à merveille pour que sa librairie cartonne dès son démarrage.

Une mécanique connue, sans grande surprise, mais ça marche : on plonge dans ce livre et on n’a qu’une envie… lire le 2eme tome l’été prochain.

Cette nouvelle trilogie n’est pas axée sur les gâteaux, pains et viennoiseries mais sur les livres, l’amour de la lecture et les fêtes écossaises, ce qui n’a pu que me ravir même si je suis aussi une grande gourmande, je préfère les livres à la pâtisserie.

Comme toujours, l’autrice aborde avec tact des sujets plus graves comme le divorce, le quotidien des agriculteurs et leur difficulté à vivre de leur production, l’écologie, la pauvreté, l’immigration…

Une histoire fraîche et romantique que j’ai dévoré au bord de l’eau et qui plaira aux lecteurs.rices de Jenny Colgan et aux amoureux des livres dont je fais partie.

Elle ne sort certes pas des sentiers battus si on la compare à ses précédents romans mais j’aime lire ses romans doudous pleins de charme l’été venu, je passe toujours un très chouette moment de lecture.

Et vous, vous aimez Jenny Colgan ?

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Née dans un petit village du Kent, Jennifer Ryan a été éditrice à Londres avant de partir à Washington avec sa famille. Plusieurs de ses nouvelles ont été publiées dans des revues littéraires. Après La Chorale des dames de Chilbury, succès international, Les Recettes des dames de Fenley est son deuxième roman aux Editions Albin Michel.

Epuisée par le conflit, ravagée par le Blitz, confrontée à une terrible pénurie alimentaire, l’Angleterre de Churchill invite les ménagères à participer à un concours de cuisine via les ondes de la BBC. La gagnante deviendra la première femme à coanimer une émission radiophonique.

Lancées à corps perdu dans la compétition, quatre participantes de Fenley, Audrey, Gwendoline, Zelda et Nell, vont révéler des trésors d’habileté et de ruse. Car l’enjeu est de taille, et ce concours, qui avait pour but de resserrer la communauté, risque de la diviser…

Prenez des femmes déterminées, des prisonniers de guerre et des hommes malveillants, ajoutez quelques recettes spéciales rationnement, saupoudrez d’une bonne dose d’humour typiquement british et d’une pincée d’émotion et vous obtenez Les recettes des dames de Fenley !

Après le succès de La Chorale des dames de Chilbury, Jennyfer Ryan nous ouvre l’arrière-cuisine de la Seconde Guerre mondiale et c’est un régal !

Roman choral, le récit est mené par Audrey, une mère de trois garçons, veuve, qui a du mal à joindre les deux bouts. Puis, Lady Gwendoline prend le relai : elle est la sœur cadette d’Audrey. Elle semble avoir conçu un mariage réussi, mais les apparences sont parfois bien trompeuses.

Nous avons ensuite Nell, la jeune employée de cuisine, balbutiante, fébrile. Et enfin, la cheffe Zelda Dupont, enceinte de son premier enfant mais pas mariée, écrasante de supériorité et d’expériences.

Si j’avais beaucoup aimé La chorale des dames de Chilbury, j’ai a-do-ré celui-ci ! Jennifer Ryan connait bien la période de cette seconde guerre mondiale et du Blitz, elle a fait des recherches incroyables pour nous proposer un récit inspiré de faits réels ! Il y a réellement eu un concours et des dames missionnées par le ministère du rationnement, vantaient ses recettes à base de produits rationnés.

L’histoire est vraiment intéressante. Ici les femmes sont aux manettes des fourneaux et de l’histoire et l’on peut mesurer la difficile tâche que fut celle de nourrir sa famille en temps de guerre, alors que les maris sont au front et que l’argent et les vivres manquent.

Audrey, Gwendoline, Nell et Zelda vont devoir faire preuve d’ingéniosité et d’astuces pour concocter une entrée, un plat et un dessert réalisables par toutes les ménagères avec des produits facilement trouvables, ce qui est loin d’être une mince affaire.

Jennifer Ryan met vraiment en avant le rôle de ces femmes qui devaient faire avec les moyens du bord pour régaler leurs familles. On les voit évoluer au fil des échanges, mûrir, prendre de l’assurance, se révéler.

Et cerise sur le gâteau, on assiste à l’élaboration des recettes, ce qui en fait un merveilleux roman culinaire ! Au-delà de cette trame purement historique, l’autrice aborde le deuil, le marché noir, les violences conjugales, la grossesse, l’amour…

Il est beaucoup question ici de sororité et d’entraide féminine. Car si, au départ, tout les oppose ou presque, le sort va faire qu’elles vont au fur et à mesure se rapprocher et s’entraider, et j’ai beaucoup aimé cet aspect.

Les différentes protagonistes vont peu à peu fendre l’armure et se révéler très attachantes, chacune dans leur genre. Je serai d’ailleurs bien en peine de vous dire laquelle j’ai préféré mais elles m’ont toutes beaucoup émue.

Je ne peux que vous recommander ce roman pour lequel j’ai eu un gros coup de coeur. Si vous aimez les romans qui ont pour cadre la seconde guerre mondiale ou ceux qui mettent en valeur les femmes, il ne peut que vous plaire !

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