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Archive for the ‘Littérature anglaise’ Category

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Annie Darling vit à Londres dans un petit appartement dont les murs menacent de se fissurer sous les piles chancelantes de livres qui les compressent. Elle a deux grandes passions : la littérature et Mr Mackenzie, son chat, un british shorthair. La Petite Librairie des coeurs brisés est son premier roman.

Amoureuse des livres depuis toujours, Posy travaille dans une vieille librairie londonienne et lit des romans d’amour à ses heures perdues.

Depuis le décès accidentel de ses parents sept ans auparavant, elle élève seule son jeune frère Sam, ce qui fait fuir tous ses fiancés, d’autant que la jeune femme vit douloureusement le deuil de ses parents, gardant leur chambre religieusement intacte, tout comme le salon de thé adjoint à la librairie que tenait sa mère, fermé depuis leur disparition.

À la mort de Lavinia, l’excentrique propriétaire de Bookends, elle hérite de la librairie. Elle, qui n’était qu’une libraire parmi ses autres collègues, doit prendre la rênes de l’établissement fondé par la mère de Lavinia, une suffragette, cent ans auparavant.

Cette fois, il n’est plus temps de rêvasser : l’entreprise périclite à vue d’œil, et Sebastian, le petit-fils de Lavinia, également connu comme l’homme le plus grossier de tout Londres, est bien décidé à faire de sa vie un enfer.

Posy va tout mettre en œuvre pour faire de Bookends la librairie de ses rêves, et peu importe si les goûts littéraires et les intérêts de Sebastian sont à l’opposé des siens. Alors qu’elle se démène pour sauver la librairie, elle tombe bien malgré elle sous le charme de son ennemi juré…

La petite librairie des cœurs brisés est une comédie romantique haute en couleur au cœur d’une librairie anglaise au charme suranné.

Une romance qui peut être touchante aux yeux des amoureux des livres qui luttent pour la préservation des librairies en voie de disparition, ce que je suis of course.

Les personnages de cette fresque tour à tour émouvante et loufoque, sont assez attachants même si ils sont caricaturaux au possible.

Cette histoire coche toutes les cases de la romance et plaira sans aucun doute aux amateurs du genre, ce qui n’est pas forcément mon cas.

Aucune surprise à l’horizon : une intrigue cousue de fil blanc avec un happy-end général, une love story entre nos deux héros que l’on voit venir dès la première page, une héroïne qui se trouve moche et sans grand intérêt, un héros beau comme un dieu mais horripilant, etc, vous l’aurez compris : un ramassis de tous les clichés du genre !

J’ai levé les yeux au ciel à de nombreuses reprises et pour être tout à fait honnête avec vous, si j’ai lu cette histoire certes, sans déplaisir, en sautant de nombreues pages tout de même, je l’ai parcouru sans grand intérêt non plus, surtout les passages du roman qu’écrit l’héroïne, Abusée par un libertin, que j’ai trouvé nuls.

Dommage donc pour moi qui en attendait plus, alléchée par l’amour des livres qu’a l’héroïne et notamment les romances régence et ceux de Jane Austen !

En revanche, ce qui m’a plu, c’est bien sûr le fait qu’elle a pour décor une librairie en déclin et que son héroïne va se battre pour lui redonner un coup de jeune et la sauver : spécialisation, dédicaces, goodies, tables rondes…

Tout cet aspect envers du décor est très intéressant et sauve un peu ma lecture sinon, pas sûre que je serai allée au bout de cette histoire sans cela !

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge et du challenge 1 pavé par mois  :

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Kate Furnivall est née au pays de Galles de parents danois et russes. Elle vit dans le Devon avec son mari et ses deux enfants. La Concubine russe, son premier roman, tiré de l’histoire de sa propre mère, est un best-seller international. Le Diamant de Saint-Pétersbourg a déjà été traduit aux Pays-Bas et en Norvège.

Saint Pétersbourg, 1910. Valentina Ivanova, fille aînée du ministre des finances du tsar Nicolas II, est la coqueluche de tout Saint Pétersbourg. Elle mène la vie insouciante d’une jeune fille de la grande bourgeoisie russe, entre pensionnat et cours de piano.

Mais son univers vole en éclat lorsque la datcha de campagne du ministre est la cible d’un attentat communiste. La bombe qui éventre le bureau d’Ivanov a fait une victime : Katia, la seconde fille du ministre, reste paralysée. Valentina, qui devait emmener sa sœur avec elle en promenade, culpabilise et décide d’entreprendre des études d’infirmière.

Elle se heurte alors à la volonté paternelle qui n’entend pas accéder à sa demande mais lui ordonne de se marier avec le capitaine Tchernov, le fils d’une des meilleures familles de Saint Pétersbourg.

La jeune fille refuse tout net mais son père lui avoue qu’ils sont au bord de la ruine et que cette union est indispensable pour les maintenir à flots. Valentina acccepte du bout des lèvres, rongeant son frein.

Mais c’est sans compter une rencontre qui va changer sa vie, celle de Jens Friis, un simple ingénieur danois, chargé de construire des égouts et amener l’eau potable dans la ville du Tsar, dont elle va tomber éperdument amoureuse.

Dans une Russie au bord de la rébellion, Valentina se battra pour son indépendance. Mais alors que le Tsar, la Douma et les bolcheviques se livrent une lutte sans merci, elle devra faire un choix qui changera sa vie à jamais…

Si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, vous n’êtes pas sans connaître mon intérêt pour la Russie et en particulier pour le règne de son dernier tsar, Nicolas II. C’est ainsi que Le diamant de Saint Pétersbourg a atterri dans ma PAL, et pour une fois, aussitôt acheté, aussitôt lu.

Et je peux d’ores et déjà vous confesser que j’ai adoré ce roman qui est pour moi un joli coup de cœur. De 1910 à 1917, on suit donc Valentina, une jeune femme en quête d’indépendance dans une Russie ultraconservatrice.

Au-delà du souffle romanesque et de l’histoire d’amour passionnée entre Valentina et Jens qui m’a captivée au point de dévorer ce gros roman en une poignée de jours, ce qui m’a surtout intéressée c’est bien sûr l’aspect historique.

Et là, je dois dire que je suis emballée par ce que nous propose Kate Furnivall qui s’est formidablement bien documentée sur la période qui sert de décor à l’histoire de Valentina et de sa famille.

Durant cinq cents pages, pas de temps mort et aucune longueur, l’autrice nous raconte par le menu comment la révolution russe va peu à peu, après le dimanche rouge du 9 janvier 1905, gagner le peuple russe pour aboutir à l’abdication du tsar et à la confiscation du pouvoir par les bolcheviques.

C’est un roman très bien construit porté par une héroïne terriblement attachante avec une histoire d’amour passionnée et vibrante mais aussi une toile historique solidement documentée, qui décrit formidablement bien la société russe de ce début du XXè siècle avec ses différentes strates qui vont du couple impérial jusqu’aux ouvriers exploités qui vont se révolter malgré les répressions sanglantes de Nicolas II et de son armée.

Les personnages sont aussi très intéressants, bien dépeints et développés : Valentina et Jens bien sûr mais aussi Viktor Arkine, le chauffeur des Ivanov, bolchevique infiltré, Elizavetta, la mère de Valentina.

Kate Furnivall nous propose un récit tout en nuances : rien n’est ni tout blanc ni tout noir, les personnages comme l’intrigue. Il y a des rebondissements, du suspens et de la première à la dernière page, j’ai vibré avec Valentina.

Un excellent roman que je vous recommande vivement !

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Née dans le sud de l’Angleterre, titulaire d’un diplôme en histoire américaine, A. J. Pearce travaille dans le marketing. Elle cultive depuis l’enfance une passion pour la presse magazine et collectionne les revues publiées pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est d’ailleurs en découvrant un exemplaire de Woman’s Own daté de 1939 que lui est venue l’idée de son premier roman, Chère Mrs Bird (Belfond, 2018).

Londres, 1940. Devenir correspondante de guerre, partir sur le front, braver tous les dangers, Emmy ne rêve que de ça.

Par un morne après-midi de décembre, Emmy tombe sur une petite annonce du London Evening Chronicle : le prestigieux quotidien recherche une assistante.
La jeune fille, qui depuis toujours se rêve grand reporter, postule sans attendre ni poser de questions sur la nature exacte du travail. Elle se voit déjà sauter dans le dernier avion pour un pays lointain et publier des articles brûlants sur la guerre.

La déception est grande quand elle se retrouve dans un bureau-cagibi du Woman’s Friend à rédiger des réponses convenues aux lectrices d’un magazine poussiéreux, sous la stricte férule de la revêche Mrs Bird. Mais attention, seules les demandes les plus vertueuses se verront offrir une réponse, de préférence expéditive, dans les colonnes du journal.

Problèmes amoureux, opinions politiques, questions intimes ou morales finiront impitoyablement leur course dans la corbeille de Mrs Bird. Un cas de conscience pour Emmy : alors que le pays sombre sous le Blitz, comment refuser à ses concitoyennes restées à l’arrière, le soutien amical qui leur manque ?

Mais l’heure est venue de la résistance féminine. Emmy refuse de s’avouer vaincue. Elle a un plan culotté….

Chère Mrs Bird figurait en bonne place sur ma wishs-list depuis sa parution dans l’excellente collection Le cercle Belfond en 2018. Il n’a donc pas eu le temps de croupir dans ma PAL et j’ai eu le plaisir de commencer cette nouvelle année en sa compagnie, et j’ai bien fait car j’ai beaucoup aimé cette histoire.

Dans la droite lignée du Cercle Littéraire des amateurs d’épluchures de patates et de La chorale des dames de Chilbury, Mrs Bird s’attache à nous raconter le quotidien des femmes pendant le Blitz qui a frappé Londres dès 1940. Plein de charme et d’humour, ce roman est une véritable ode à l’amitié, à la générosité, à l’entraide et au courage des femmes pendant les seconde guerre mondiale. L’écriture est fluide et plaisante à lire et les pages se tournent toutes seules.

Ce premier roman signé A.J. Pearce est très bien documenté, l’autrice est passionnée par ce conflit et la presse et cela se sent à la lecture. Avec Emmy et sa meilleure amie Bunty, on est plongé au cœur de la capitale anglaise pendant les bombardements allemands et c’est véritablement passionnant.

Avec elles, on vit le quotidien des femmes confrontées chaque jour à l’horreur : rationnement, les nuits dans les abris anti bombardements, la peur pour les hommes partis au front, les immeubles éventrés, l’effort de guerre avec les soirées de bénévolat, le travail des pompiers et des secours lors des bombardements… et on se rend compte qu’ici chacun est égal devant la mort et la mutilation : les enfants, les vieillards, les commerçants, secouristes… les horreurs de la guerre touchent tout le monde au hasard des bombes allemandes.

J’ai aussi beaucoup aimé le fait que tout soit raconté à travers le regard d’une jeune femme spontanée pas forcément très mature et spontanée, trop pour rentrer dans le moule imposé par sa patronne, et qui va oser braver les interdits pour aider les femmes qui écrivent au journal. Elle apporte beaucoup de fraicheur et d’humour au récit.

Son envie de s’accomplir dans son métier, d’être indépendante et de ne pas chercher à se marier à tout prix en font un personnage féministe que l’on a plaisir à suivre.

L’amitié entre Emmy et Bunty est aussi très touchante, elles sont attachantes tout comme la galerie de personnages inventée par A.J Pearce, à l’exception de la terrible Mrs Bird !

Si vous aimez cette période de l’histoire et que vous cherchez un roman un peu original sur cette période, je ne peux que vous conseiller Chère Mrs Bird.

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Lu dans le cadre du Cold Winter challenge

Jenny Colgan est une romancière britannique auteur de nombreuses comédies romantiques, et d’autant de délicieuses recettes de cuisine. Après La Petite Boulangerie du bout du monde (2015), Jenny Colgan a publié, chez Prisma, Une saison à la petite boulangerie (2016), puis Noël à la petite boulangerie (2017). En 2017, elle a entamé une nouvelle série avec la parution de Rendez-vous au Cupcake Café chez le même éditeur. Le second tome, Le Cupcake Café sous la neige, a paru en 2018. Une saison au bord de l’eau inaugure une troisième série, et Une rencontre au bord de l’eau, la suite, a paru en 2019 chez le même éditeur.

Depuis qu’elle a ouvert son Cupcake Café à Londres, Izzy est heureuse mais elle n’a plus une seconde de répit. À l’approche de Noël, quand la ville scintille de guirlandes colorées et que flotte dans l’air un doux parfum de gingembre et de cannelle, les commandes affluent et c’est encore pire.

Alors qu’elle comptait sur son petit ami Austin pour la réconforter, celui-ci lui apprend qu’il a décroché un poste à New York. La jeune femme voit son univers douillet et gourmand se fissurer.

Comment ignorer les milliers de kilomètres qui séparent le couple ? Une chose est sûre : armée de sa bonne humeur et de sa poche à douille, Izzy est prête à tout pour que la magie de Noël opère une fois encore…

Vous le savez si vous êtes fidèle à ce blog, j’aime beaucoup les romans Jenny Colgan à la fois réconfortants et gourmands. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert Le cupcake café sous la neige qui correspond en tout point à ce que j’attends d’un roman de Noël.

Ce titre est la suite directe de Rendez-vous au cupcake café, je vous conseille donc de lire d’abord en premier même si les deux peuvent se lire indépendamment d’autant que l’autrice nous rappelle les grandes lignes du tome un en début d’ouvrage, heureusement d’ailleurs car je ne me souvenais plus de grand chose.

L’histoire se passe à Londres à quelques semaines de Noël et les protagonistes de ce roman sont confrontés à des situations délicates. Pearl manque d’argent et son petit Louis veut absolument le cadeau à la mode, hors de portée de son budget. Caroline se débat toujours dans les modalités de son divorce et a du mal à se faire à l’idée de réduire son train de vie.

La banque qui emploie Austin souffre de la crise économique et lui offre une porte de sortie en lui proposant d’intégrer leur succursale new-yorkaise. Et pour ne rien arranger, son petit frère Darny est sur le point de se renvoyer de son collège, une fois de pls.

Quant à Izzie, elle se retrouve seule à Londres avec la peur terrible de perdre Austin. Quant à sa meilleure amie Helena, elle sature de son rôle de femme au foyer.

Heureusement, malgré les écueils qu’ils traversent, le roman se révèle plutôt joyeux et surtout, il nous plonge dans une atmosphère noëlique à souhait.

Chaque début de chapitre s’ouvre sur une recette qui nous met l’eau à la bouche et Jenny Colgan met l’accent sur la solidarité, l’amitié et la chaleur humaine tout au long du récit.

J’ai adoré retrouver tous ces personnages à Londres et à New-York à une période de l’année qui fait particulièrement rêver. L’ambiance est bien rendue, on arrive au point final, le sourire aux lèvres et on passe clairement un chouette moment bien cocooning.

Vous l’aurez compris, une lecture parfaite de détente en ce mois de décembre, je ne peux que vous inviter à découvrir Izzy et ses amis si ce n’est pas encore chose faite !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Katie Marsh vit dans le sud-ouest de Londres avec son mari et leur fille. En plus d’écrire des romans, elle travaille dans le milieu hospitalier. Ma vie, mon tout (My Everything) s’inspire du courage des patients qu’elle a rencontrés dans le service de soin aux victimes d’AVC. Elle adore le café noir, les pages blanches et chiper les tartines de son mari.

Hannah et Tom sont mariés depuis de nombreuses années mais leur mariage s’est sérieusement délité ces derniers temps. La jeune femme ne s’épanouit plus dans son métier d’enseignante et rêve d’ailleurs, de missions humanitaires pour transmettre son savoir.

Son mari subit une pression constante de la part du cabinet d’avocats londonien pour lequel il travaille et a fini par devenir odieux avec son épouse tant il veut assurer son avenir.

Aussi, encouragée par sa meilleure amie Steph qui souhaite la voir heureuse à nouveau, elle bien décidée à annoncer aujourd’hui à Tom que leur mariage est terminé. Aujourd’hui, elle est bien décidée à le quitter. Enfin.

Mais lorsqu’elle rejoint Tom dans leur chambre, elle le découvre à terre, victime d’un AVC. À seulement trente-deux ans, il ne peut plus ni marcher, ni manger seul, encore moins prendre Hannah dans ses bras.

Prise au piège, elle décide de rester et de s’occuper de lui. Avec le temps et les nouvelles perspectives qui lui sont données, Tom reconsidère ses choix de vie et se révèle déterminé à sauver son mariage et à reconquérir Hannah qu’il aime toujours passionnément…

Ma vie, mon tout est le premier roman de l’anglaise Katie Marsh qui travaille dans le milieu hospitalier. C’est en fréquentant les victimes d’accident vasculaire cérébral, qu’elle a eu l’idée de cette histoire.

Le point de départ de ce roman, c’est bien sûr l’AVC qui arrive au héros et les séquelles qui en découlent. Un point de départ qui ressemble un peu à Avant toi de Jojo Moyes mais la ressemblance s’arrête là car si Jojo Moyes m’avait emportée, Katie Marsh n’a pas réussi à le faire.

J’ai bien aimé ce roman qui a des qualités certaines mais il ne m’a pas passionné autant que je l’aurai pensé. Les personnages principaux certes sont attachants mais les secondaires me sont un peu sortis par les yeux notamment la meilleure amie surexcitée d’Hannah et la petite sœur de Tom.

Mais je crois que ce qui m’a surtout déplu, ce sont les allers et retours incessants dans les moments clés de leur histoire d’amour.

Si ces passages nous éclairent sur la psychologie des personnages, j’aurai préféré qu’ils soient moins nombreux et que Kate Marsh reste davantage dans la situation présente.

J’aurai aimé aussi que l’autrice se serve de son expérience en milieu hospitalier pour mieux nous faire découvrir le quotidien d’une victime d’AVC et son long combat pour recouvrer toute sa mobilité.

Certes on voit Tom se débattre avec ses difficultés mais s’en s’y attarder plus que cela, ce que je trouve dommage.

Katie Marsh a préféré se concentrer davantage sur le quotidien de son héroïne, victime de harcèlement de la part de la directrice de son école, de ses errements sentimaux et questionnements sur sa vie professionnelle.

Ce roman aborde également le thème de la seconde chance mais pour moi, il était clair dès le départ où l’autrice voulait nous emmener, aucun suspens de ce côté-là, un peu dommage également.

Si l’autrice évite le pathos, elle est tombée dans certains écueils en nous proposant une héroïne parfaite sous toutes les coutures, de fait l’histoire dégouline un peu trop de bons sentiments pour moi.

En conclusion, un roman qui se lit bien mais qui manque de surprise et de nuance, il ne me restera pas longtemps en mémoire mais il m’a fait passer un bon moment, c’est déjà ça.

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Née à Bristol, Jodi Taylor s’est d’abord fait connaître en autopublication. Le premier titre de sa série  » Les Chroniques de St Mary  » a très vite rencontré son public, dépassant les 60 000 lecteurs avec plus de mille 5 étoiles.

A l’institut St Mary de recherche historique, les historiens n’étudient pas seulement le passé, ils le visitent. Le docteur Maxwell et ses excentriques confrères historiens partent pour de nouvelles aventures à travers le temps.

Max et Leon se sont retrouvés dans un monde parallèle et espèrent enfin bien mener une vie paisible… mais c’est sans compter la police du temps qui ne leur laissent même pas le temps de prendre leur petit déjeuner !

Dans une course poursuite effrénée, Max et Léon doivent sauter de lieux en lieux et d’époque en époque. C’est ainsi qu’ils se retrouvent successivement en Angleterre au XVIIè siècle, à Pompéi le jour de l’éruption qui a figé la cité sous la cendre et même en Egypte Antique sous le règne d’Akhenaton.

Mais ils finissent par retourner à St Mary où de grands dangers les attendent. Débordé, en infériorité numérique et avec son bâtiment sur le point de s’écrouler, comment l’institut pourra-t-il survivre ?

Vous vous souvenez sans doute que je suis assidûment Les Chroniques de St Mary, dont j’ai lu et beaucoup apprécié les trois premiers volumes Un monde après l’autre, D’Echo en échos et Une seconde chance.

J’attendais donc avec impatience de retrouver Max, le Chef Farrell, Guthtrie, Tim Peterson, Mrs Partridge et l’ensemble des protagonistes de cet institut pas comme les autres.

Et si j’ai trouvé ce quatrième tome moins passionnant, j’ai malgré tout pris du plaisir à lire Une trace dans le temps. Après le dénouement

plein de surprise à la fin du tome 3, le tome 4 démarre sur les chapeaux de roue avec un rythme soutenu jusqu’à la dernière page.

Que de courses poursuites, de jeux de cache-cache temporel dans ce nouvel opus dominé par la guerre que se livrent l’institut St Mary pour sa survie et la police du temps, chargée de traquer ceux qui attentent aux lois qui régissent les sauts dans le temps.

Quel plaisir une fois encore de retrouver Max la poissarde et la plume enlevée et pleine d’humour de Jodi Taylor même si ce tome de transition d’un monde parallèle à l’autre m’a un peu laissée sur ma faim car ce que j’adore dans cette série, c’est de me retrouver plongée au cœur de différentes époques historiques et d’apprendre une multitude de choses, car l’Histoire c’est mon dada comme vous avez du le remarquer !

Ici le rythme est trépidant avec une course poursuite à travers le temps et une guerre avec des scènes de bataille dans l’institut. Les seules pauses historiques que nous offre l’autrice se trouvent en tout début de roman et après, plus rien !

Tout ce qui fait le sel de cette série est pourtant bel et bien là : une intrigue menée tambour battant, beaucoup d’humour, de l’action, une bonne dramaturgie et des personnages attachants.

Jodi Taylor nous propose donc une fois de plus, un roman d’aventures très rythmé, porté par une héroïne maladroite et particulièrement casse-cou qui sème inéluctablement le chaos autour d’elle et qui nous happe dès la première page.

Max, véritable poissarde de l’Histoire, essuie bien des revers mais c’est une héroïne très courageuse, pleine de ressources et qui finit toujours par rebondir. Quoiqu’il arrive, cette jeune femme est très attachante et on prend plaisir à la suivre au fil de ses aventures historiques.

Si j’aime toujours autant cette série, je dois dire que cette grande bataille au sein de l’institut ne m’a guère passionnée et j’ai été chagrinée que l’aspect voyage dans le temps, ce qui me plait le plus ici, soit très anecdotique.

J’espère donc que le cinquième volume à paraître en février renouera avec les voyages dans le temps et que l’actrice sortira de sa zone de confort afin de nous offrir une intrigue plus originale.

Vous l’aurez compris cette série est à découvrir et si comme moi vous aimez lorsqu’il y a du rythme, de l’humour, de l’Histoire et du second degré, je ne peux que vous la conseiller.

Si le cœur vous en dit, les Chroniques de St Mary ont un site dédié et des livres sont à gagner : http://www.chroniquesstmary.com, tentez votre chance !

Merci à l’agence Agnès Chalnot Communication et aux Editions HC pour cette lecture palpitante, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Elizabeth Macneal est née à Édimbourg et vit aujourd’hui à Londres. Diplômée d’Oxford, elle a travaillé quelques années à la City et se consacre aujourd’hui à ses deux passions, l’écriture et la céramique. La Fabrique de poupées est son premier roman.

Londres, 1850. L’Exposition universelle va bientôt ouvrir ses portes dans le tout nouveau Crystal Palace, et les badauds se pressent déjà dans Hyde Park pour venir admirer cette merveille.

Parmi eux se croisent, Iris, une jeune femme rousse, modeste employée dans un magasin de poupées avec sa sœur jumelle Rose, à la beauté singulière, qui rêve de devenir artiste peintre et s’émanciper.

Et Silas Reed, taxidermiste amateur de curiosités qui a pour ambition de devenir célèbre et de voir exposer ses créatures désireux d’y exposer ses créatures macabres dans ce gigantesque musée. Ces deux-là se croisent, et leurs destins en seront à jamais bouleversés.

Grâce à ce dernier, elle rencontre Louis Frost, un jeune peintre préraphaélite, qui la convainc de quitter le magasin de Mrs Silas et sa sœur pour devenir son modèle.

Louis et ses amis préraphaélites, Dante Gabriel Rossetti et John Everett Millais, renversent les codes et font souffler un vent d’audace et d’insoumission.

Iris accepte à condition que Louis lui enseigne la peinture. Avec lui, le champ des possibles s’élargit, et le modèle, avide de liberté, découvre peu à peu l’art et l’amour.

Mais c’est compter sans Silas, dont elle a déjà oublié l’existence, qui rôde non loin de là, tapi dans l’ombre, et n’a qu’une idée : faire sienne celle qui occupe toutes ses pensées, jusqu’à l’obsession…

La fabrique de poupées est le premier roman de l’anglaise Elizabeth Macneal et pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ! J’ai adoré ce roman à l’ambiance gothique et angoissante qui nous parle tour à tour d’émancipation féminine, de liberté et de peinture.

J’ai beaucoup aimé les thématiques traitées qui m’ont un peu rappelé La prisonnière du temps qui mettait aussi en scène des peintres et leurs modèles mais la ressemblance s’arrête là, les deux histoires sont très différentes dans leur développement.

Vous le savez j’aime beaucoup les romans historiques et spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et ici je me suis régalée, en dépit du rythme lent du récit, point qui me gêne souvent, ce qui ne fut pas le cas.

Les personnages sont aussi très intéressants et bien dessinés, en premier lieu Iris, une héroïne attachante qui va se montrer particulièrement pugnace et courageuse. Le personnage est bien travaillé, tout en nuances, elle m’a fascinée. Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Silas particulièrement inquiétant et effrayant, Louis absolument charmant, Albie tellement attachant qu’on espère une fin heureuse pour lui.

Avec ce roman foisonnant et formidablement bien documenté, Elisabeth Macneal nous transporte dans un Londres à la Dickens avec les bas-fonds représentés par Albie, un petit garçon qui a perdu toutes ses dents et qui rêve de s’acheter un dentier en lamantin, le comble du chic pour lui et sa grande sœur prostituée.

Dans les quartiers modestes il y a Iris, Rose et Silas. Et dans les beaux quartiers, on retrouve Louis. En passant d’un quartier à l’autre, l’autrice nous donne un panorama de la société de cette époque et nous dresse le portrait de la condition féminine victorienne : prostituée, employée, domestique ou épouse.

La Fabrique de poupées met en scène la détermination d’une femme à s’affranchir de sa condition. Iris saura s’affranchir des conditions sociales, des désirs de sa famille pour accéder à ce qu’elle souhaite le plus au monde : la peinture même si pour cela, elle ne doit jamais revoir ses parents et sa sœur qui l’ont reniée.

C’est aussi un conte cruel, raffiné, au suspense maîtrisé, qui explore avec une précision chirurgicale les frontières entre l’amour, le désir et la possession. L’histoire m’a subjuguée, elle se lit comme un thriller avec une angoisse et un suspens qui montent crescendo jusqu’au final qui m’a laissé sans voix.

Je ne peux que vous recommander cette lecture d’atmosphère qui m’a transportée de la première à la dernière ligne.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette belle lecture !

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