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Archive for the ‘Littérature anglaise’ Category

Née à Bristol, Jodi Taylor s’est d’abord fait connaître en autopublication. Le premier titre de sa série  » Les Chroniques de St Mary  » a très vite rencontré son public, dépassant les 60 000 lecteurs avec plus de mille 5 étoiles.

A l’institut St Mary de recherche historique, les historiens n’étudient pas seulement le passé, ils le visitent. Le docteur Maxwell et ses excentriques confrères historiens partent pour de nouvelles aventures à travers le temps.

Max et Leon se sont retrouvés dans un monde parallèle et espèrent enfin bien mener une vie paisible… mais c’est sans compter la police du temps qui ne leur laissent même pas le temps de prendre leur petit déjeuner !

Dans une course poursuite effrénée, Max et Léon doivent sauter de lieux en lieux et d’époque en époque. C’est ainsi qu’ils se retrouvent successivement en Angleterre au XVIIè siècle, à Pompéi le jour de l’éruption qui a figé la cité sous la cendre et même en Egypte Antique sous le règne d’Akhenaton.

Mais ils finissent par retourner à St Mary où de grands dangers les attendent. Débordé, en infériorité numérique et avec son bâtiment sur le point de s’écrouler, comment l’institut pourra-t-il survivre ?

Vous vous souvenez sans doute que je suis assidûment Les Chroniques de St Mary, dont j’ai lu et beaucoup apprécié les trois premiers volumes Un monde après l’autre, D’Echo en échos et Une seconde chance.

J’attendais donc avec impatience de retrouver Max, le Chef Farrell, Guthtrie, Tim Peterson, Mrs Partridge et l’ensemble des protagonistes de cet institut pas comme les autres.

Et si j’ai trouvé ce quatrième tome moins passionnant, j’ai malgré tout pris du plaisir à lire Une trace dans le temps. Après le dénouement

plein de surprise à la fin du tome 3, le tome 4 démarre sur les chapeaux de roue avec un rythme soutenu jusqu’à la dernière page.

Que de courses poursuites, de jeux de cache-cache temporel dans ce nouvel opus dominé par la guerre que se livrent l’institut St Mary pour sa survie et la police du temps, chargée de traquer ceux qui attentent aux lois qui régissent les sauts dans le temps.

Quel plaisir une fois encore de retrouver Max la poissarde et la plume enlevée et pleine d’humour de Jodi Taylor même si ce tome de transition d’un monde parallèle à l’autre m’a un peu laissée sur ma faim car ce que j’adore dans cette série, c’est de me retrouver plongée au cœur de différentes époques historiques et d’apprendre une multitude de choses, car l’Histoire c’est mon dada comme vous avez du le remarquer !

Ici le rythme est trépidant avec une course poursuite à travers le temps et une guerre avec des scènes de bataille dans l’institut. Les seules pauses historiques que nous offre l’autrice se trouvent en tout début de roman et après, plus rien !

Tout ce qui fait le sel de cette série est pourtant bel et bien là : une intrigue menée tambour battant, beaucoup d’humour, de l’action, une bonne dramaturgie et des personnages attachants.

Jodi Taylor nous propose donc une fois de plus, un roman d’aventures très rythmé, porté par une héroïne maladroite et particulièrement casse-cou qui sème inéluctablement le chaos autour d’elle et qui nous happe dès la première page.

Max, véritable poissarde de l’Histoire, essuie bien des revers mais c’est une héroïne très courageuse, pleine de ressources et qui finit toujours par rebondir. Quoiqu’il arrive, cette jeune femme est très attachante et on prend plaisir à la suivre au fil de ses aventures historiques.

Si j’aime toujours autant cette série, je dois dire que cette grande bataille au sein de l’institut ne m’a guère passionnée et j’ai été chagrinée que l’aspect voyage dans le temps, ce qui me plait le plus ici, soit très anecdotique.

J’espère donc que le cinquième volume à paraître en février renouera avec les voyages dans le temps et que l’actrice sortira de sa zone de confort afin de nous offrir une intrigue plus originale.

Vous l’aurez compris cette série est à découvrir et si comme moi vous aimez lorsqu’il y a du rythme, de l’humour, de l’Histoire et du second degré, je ne peux que vous la conseiller.

Si le cœur vous en dit, les Chroniques de St Mary ont un site dédié et des livres sont à gagner : http://www.chroniquesstmary.com, tentez votre chance !

Merci à l’agence Agnès Chalnot Communication et aux Editions HC pour cette lecture palpitante, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Elizabeth Macneal est née à Édimbourg et vit aujourd’hui à Londres. Diplômée d’Oxford, elle a travaillé quelques années à la City et se consacre aujourd’hui à ses deux passions, l’écriture et la céramique. La Fabrique de poupées est son premier roman.

Londres, 1850. L’Exposition universelle va bientôt ouvrir ses portes dans le tout nouveau Crystal Palace, et les badauds se pressent déjà dans Hyde Park pour venir admirer cette merveille.

Parmi eux se croisent, Iris, une jeune femme rousse, modeste employée dans un magasin de poupées avec sa sœur jumelle Rose, à la beauté singulière, qui rêve de devenir artiste peintre et s’émanciper.

Et Silas Reed, taxidermiste amateur de curiosités qui a pour ambition de devenir célèbre et de voir exposer ses créatures désireux d’y exposer ses créatures macabres dans ce gigantesque musée. Ces deux-là se croisent, et leurs destins en seront à jamais bouleversés.

Grâce à ce dernier, elle rencontre Louis Frost, un jeune peintre préraphaélite, qui la convainc de quitter le magasin de Mrs Silas et sa sœur pour devenir son modèle.

Louis et ses amis préraphaélites, Dante Gabriel Rossetti et John Everett Millais, renversent les codes et font souffler un vent d’audace et d’insoumission.

Iris accepte à condition que Louis lui enseigne la peinture. Avec lui, le champ des possibles s’élargit, et le modèle, avide de liberté, découvre peu à peu l’art et l’amour.

Mais c’est compter sans Silas, dont elle a déjà oublié l’existence, qui rôde non loin de là, tapi dans l’ombre, et n’a qu’une idée : faire sienne celle qui occupe toutes ses pensées, jusqu’à l’obsession…

La fabrique de poupées est le premier roman de l’anglaise Elizabeth Macneal et pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ! J’ai adoré ce roman à l’ambiance gothique et angoissante qui nous parle tour à tour d’émancipation féminine, de liberté et de peinture.

J’ai beaucoup aimé les thématiques traitées qui m’ont un peu rappelé La prisonnière du temps qui mettait aussi en scène des peintres et leurs modèles mais la ressemblance s’arrête là, les deux histoires sont très différentes dans leur développement.

Vous le savez j’aime beaucoup les romans historiques et spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et ici je me suis régalée, en dépit du rythme lent du récit, point qui me gêne souvent, ce qui ne fut pas le cas.

Les personnages sont aussi très intéressants et bien dessinés, en premier lieu Iris, une héroïne attachante qui va se montrer particulièrement pugnace et courageuse. Le personnage est bien travaillé, tout en nuances, elle m’a fascinée. Les autres protagonistes ne sont pas en reste : Silas particulièrement inquiétant et effrayant, Louis absolument charmant, Albie tellement attachant qu’on espère une fin heureuse pour lui.

Avec ce roman foisonnant et formidablement bien documenté, Elisabeth Macneal nous transporte dans un Londres à la Dickens avec les bas-fonds représentés par Albie, un petit garçon qui a perdu toutes ses dents et qui rêve de s’acheter un dentier en lamantin, le comble du chic pour lui et sa grande sœur prostituée.

Dans les quartiers modestes il y a Iris, Rose et Silas. Et dans les beaux quartiers, on retrouve Louis. En passant d’un quartier à l’autre, l’autrice nous donne un panorama de la société de cette époque et nous dresse le portrait de la condition féminine victorienne : prostituée, employée, domestique ou épouse.

La Fabrique de poupées met en scène la détermination d’une femme à s’affranchir de sa condition. Iris saura s’affranchir des conditions sociales, des désirs de sa famille pour accéder à ce qu’elle souhaite le plus au monde : la peinture même si pour cela, elle ne doit jamais revoir ses parents et sa sœur qui l’ont reniée.

C’est aussi un conte cruel, raffiné, au suspense maîtrisé, qui explore avec une précision chirurgicale les frontières entre l’amour, le désir et la possession. L’histoire m’a subjuguée, elle se lit comme un thriller avec une angoisse et un suspens qui montent crescendo jusqu’au final qui m’a laissé sans voix.

Je ne peux que vous recommander cette lecture d’atmosphère qui m’a transportée de la première à la dernière ligne.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette belle lecture !

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Sans être un conformiste forcené, Arthur Pepper est anglais. Il puise donc un certain réconfort dans l’idée que chaque chose est à sa place et boit du thé à heure fixe. Quand il a rencontré Miriam, il a tout de suite su que c’était la bonne. Ils se sont mariés, ont eu des enfants. Lorsque sa femme meurt après quarante ans d’un vie sans histoire, Arthur se calfeutre chez lui pour échapper aux visites de sa voisine, championne du monde de la tourte, qui, faute de pouvoir le réconforter, s’est mis en tête de le nourrir. Le voilà condamné à vivre seul avec ses souvenirs et la plante verte dont sa femme a pris soin pendant des années. Ses proches lui conseillent d’aller de l’avant. Aller de l’avant ? Mais pour aller où bon sang ?

Comme tout anglais qui se respecte, Arthur Pepper voit son thé à heure fixe. Mais depuis que Miriam est morte, rien ne va plus. Il se terre dans sa maison, fuit les gens et se réfugie dans une stricte routine.

Lorsque le jour anniversaire de la mort de Miriam arrive, il consent à tourner la page et à se séparer des affaires de sa femme et trouve alors, dans une botte, un bracelet qu’il n’avait jamais vu auparavant.

Huit breloques sont suspendues aux épaisses mailles en or massif : un éléphant, un tigre, un livre, une palette de peinture, un anneau, une fleur, un dé à coudre et un cœur et sont autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête.

Car lui qui pensait tout connaître de la femme avec qui il est resté marié quatre décennies, découvre au fil de ses tribulations, qu’elle recélait bien des zones d’ombres.

Ainsi commence un périple riche en rebondissements qui réserve à Arthur de surprenantes révélations et remises en question…

Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper est un feel-good book comme je les aime, à la fois drôle et émouvant que j’ai savouré de la première à la dernière page.

Je me suis attachée à Arthur, veuf inconsolable depuis la mort de celle qu’il a chéri pendant quarante ans. Des amours aussi sincères et véritables, personnellement, ça m’émeut toujours à notre époque où les divorces et les unions kleenex sont légion !

J’ai été bouleversée par le chagrin de cet homme de 69 ans qui n’arrive plus à avancer, qui se terre chez lui, fuit âme qui vive, blessé par l’absence de ses enfants le jour de l’enterrement de leur mère.

La découverte du bracelet va être déterminante et va l’amener à faire un périple qui va dynamiter sa routine et sa façon de penser, lui permettre de rencontrer toute une galerie de personnages qui vont l’aider à cheminer sur le long chemin du deuil.

Bernadette, sa voisine, elle-même veuve et mère de Nathan, encore lycéen, est une précieuse alliée. Grâce à sa patience et à ses bons petits plats, il va sortir peu à peu de sa coquille et découvrir qu’il s’est trop replié sur lui-même, engoncé dans son chagrin, un chagrin qui ne lui permettait plus d’être attentif aux autres.

Phaedra Patrick nous propose un road trip initiatique tardif avec son héros quasi septuagénaire naïf et chaste qui découvre l’aventure grâce à des breloques. Chacune d’entre elle va lui faire connaître une facette de sa défunte épouse et le pousser à se remettre en question.

Quelques ficelles çà ou là tout de même car l’enquête d’Arthur se révèle un peu trop facile, surtout une quarantaine d’années après les faits, mais je n’ai pas boudé mon plaisir car le récit est frais et léger, et de temps en temps, ça fait tout simplement du bien.

Au-delà de l’histoire, ce que j’ai préféré ici, ce sont les personnages : Arthur bien sûr mais aussi Lucy, sa fille, Bernadette la voisine, Nathan, le fou de cuisine, qui va initier Arthur à Google et aux réseaux sociaux.

Une chouette histoire que je vous conseille si vous recherchez une lecture qui met du baume au cœur.

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Pourquoi le bras gauche de Gertrude Lodge, charmante jeune mariée, s’atrophie-t-il peu à peu en lui causant d’intenses souffrances ? Subirait-elle la malédiction lancée par une rivale malheureuse ?
Charles Darton pourrait-il imaginer, tandis qu’il chemine vers la Maison Haute où réside Sally, sa promise, qu’un événement inattendu va bouleverser ses plans ? Comment le retour inopiné d’Australie du frère de la jeune fille mettrait-il en péril ses projets matrimoniaux ?

Thomas Hardy est un poète, nouvelliste et romancier naturaliste britannique du XIXè siècle. Tous ses romans sont marqués par une prose riche et un humour corrosif, et ont pour cadre une région fictive de l’Angleterre, le Wessex : Loin de la foule déchaînée, Le Retour au pays natal, Le Maire de Casterbridge, Les Forestiers, Tess d’Urberville ou Jude l’Obscur pour n’en citer que quelques-uns.

Pour ma part, je n’en ai lu aucun et j’ai jeté mon dévolu sur ce court recueil regroupant deux nouvelles tirées des Contes du Wessex : Le bras atrophié et Les intrus de la Maison Haute, pour le découvrir.

Thomas Hardy nous propose ici deux histoires ancrées dans la campagne anglaise, celle des commerçants aisés et des riches paysans.

La première, Le bras atrophié, nous fait le récit d’une malédiction dans une Angleterre rurale où les superstitions ont la vie dure.

Mrs Lodge, La jeune mariée, va subir un sortilège, celui de Rhoda Brook, la maitresse délaissée, une simple trayeuse de vache, qui a eu un fils avec le fermier Lodge. La laitière jalouse, va dans son sommeil, agripper le bras de l’épousée, la marquant à vie et provoquant toute une somme de conséquences qui va amener à la fin tragique de tous les protagonistes.

Une histoire teintée de fantastique qui joue sur le folklore anglais avec des superstitions liées aux cordes des pendus, censés apporter guérison ou fécondité.

Dans la seconde, Les intrus de la Maison Haute, c’est le retour du frère d’une future mariée, qui va empêcher la noce. Par sa mort, Philips va rendre sa veuve libre d’épouser l’homme qu’elle a aimé avant lui et qui était promis à sa jeune sœur Sally.

Les deux histoires ont en commun d’aborder le mariage et la religion, deux thématiques chères à Thomas Hardy qui a connu le scandale avec son roman Jude l’Obscur où il critiquait de façon radicale le mariage et la religion.

Rien de sulfureux ici toutefois mais en peu de pages, Thomas Hardy arrive à nous happer et à nous intéresser aux personnages et aux intrigues qu’il nous propose.

Deux histoires bien développées et abouties qui me donnent envie de passer aux choses sérieuses et lire le romancier qu’était Thomas Hardy, sans doute avec Tess d’Uberville, sur ma whish list depuis de nombreuses années.

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Alors qu’elle a toujours vécu dans l’opulence, Flora Poste se retrouve à vingt ans orpheline et pauvre. Contre l’avis d’une amie qui la pousse à trouver un emploi, Flora choisit ce que lui dicte la raison : abuser de la générosité de cousins éloignés. Et c’est ainsi qu’elle part au fin fond du Sussex et fait la connaissance des Starkadder : cousine Judith, constamment déprimée ; son mari Amos, un médiocre fermier ; leurs trois enfants ; et puis, celle qui mène la ferme à la baguette lors même qu’elle n’a pas quitté sa chambre depuis vingt ans, la terrifiante tante Ada Doom. Face à ce sommet d’hystérie, Flora va entreprendre de transformer la vie des excentriques Starkadder, pour leur bien et surtout pour le sien…

Flora, jeune citadine moderne, se retrouve orpheline et sans argent à 19 ans. N’ayant que cent livres de rente et nulle envie de s’abaisser à travailler, elle décide d’écrire à ses nombreux cousins pour demander le gite et le couvert ad vitam aeternam.

Seule sa cousine Judith accepte de l’accueillir, c’est ainsi que Flora se retrouve à vivre chez des cousins qu’elle n’a jamais rencontrés, propriétaires d’une ferme au fin fond de la campagne anglaise. Une fois sur place, sa mission devient claire : elle doit changer leur vie !

Mais y-a-t-il quelque chose à sauver chez les Starkadder, cette famille si loufoque qui vit hors du temps ? Et pourquoi le mauvais sort s’acharne-t-il sur leur ferme ?

Best-seller en Angleterre, La ferme de cousine Judith est le premier roman de Stella Gibbons. Edité en 1932, il a remporté le prix Fémina en 1946, il est donc contemporain de Bienvenue à High Rising de Angela Thirkell que j’avais adoré et il a un peu souffert de la comparaison je dois dire.

L’un comme l’autre sont de petits bijoux d’humour anglais, délicieusement écrits, portés par des héroïnes modernes et indépendantes, qui ont pour décor la campagne anglaise et si j’ai dévoré les deux romans, j’ai nettement préféré l’histoire contée par Angela Thirkell.

Dans ce roman, Stella Gibbons plonge son héroïne, et nous avec elle, au cœur d’une famille totalement barrée, les Starkadder, tenue par une main de fer par Ada, la grand-mère, qui a vu quelque chose de terrible dans le feu lorsqu’elle avait sept ans et qui vit recluse dans sa chambre.

La famille est nombreuse, les employés aussi, l’autrice nous propose toute une galerie de personnages qui vont de la jeune fille effacée à la vieille tante, en passant par un prédicateur, un fou de cinéma, un amoureux des rats d’eau, une neurasthénique…

J’ai eu un peu de mal à m’y retrouver je l’avoue bien volontiers, d’autant que les prénoms sont un peu durs à retenir et les personnages sont simplement esquissés, ils manquent de profondeur et la mission de Flora, qui paraît impossible au premier abord, se révèlera d’une simplicité enfantine pour nous proposer un final attendu.

Certains passages sont étranges et m’ont perdu, d’autres m’ont amusé, certains beaucoup plu et au final, même si l’histoire m’a paru brouillonne et précipitée, j’ai passé un bon moment en compagnie de Flora au fin fond du Sussex.

Un roman frais, léger et pétillant, avec une atmosphère so british pour les amoureux de l’humour anglais qui apprécieront, tout comme moi, cette satire de la bourgeoisie anglaise de l’entre deux guerres.

Je tenterai à nouveau cette autrice, ça tombe bien Le bois du rossignol attend dans ma PAL depuis des lustres, sans doute pour le prochain mois anglais !

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Contre quelle malédiction se battent les descendants de la famille Monkton ? Pourquoi le dernier d’entre eux, vivant jusque-là reclus, ajourne-t-il subitement un mariage inespéré pour se rendre en Italie ? Que représente pour lui cet oncle disparu dans un étrange duel sans que l’on puisse retrouver son corps ? Une certitude demeure : l’héritier des Monkton semble à son tour dévasté par une incommunicable obsession ?

Les Monkton de Wincot Abbey ont mauvaise réputation, celle de perpétuer le fléau de la folie héréditaire depuis que deux d’entre eux ont commis un crime, quelques générations auparavant.

Alfred est le dernier rejeton de cette famille et il souhaite épouser Ada Emslie. Le tuteur de la jeune fille s’y oppose en raison de la démence dont est affligée la famille.

Lorsque ce dernier meurt, Mrs Emslie, accepte l’union entre les deux jeunes gens. C’est à ce moment là qu’Alfred apprend la mort de son oncle Stephen lors d’un duel en Italie.

Le jeune homme ajourne le mariage, bien décidé à ramener la dépouille de Stephen qui doit absolument rejoindre le caveau familial sous peine qu’une terrible malédiction se réalise…

William Wilkie Collins est sans conteste l’un des précurseurs du thriller et du roman policier dans son acception la plus avant-gardiste. Mêlant les éléments du roman gothique (mystères, apparitions…) au fantastique et à la superstition, il n’hésite pas à plonger le lecteur dans une atmosphère angoissante.

Monkton le fou est ma première incursion dans l’univers de cet auteur victorien et certainement pas la dernière car je suis satisfaite de ma lecture qui correspond à ce que j’attendais et tout à fait à ce que j’énonçais précédemment.

J’ai bien aimé cette histoire ô combien gothique avec cette malédiction familiale qui fait vaciller le héros dans la folie, de revenant tourmenté exigeant une sépulture et un narrateur, loin d’être fou, qui essaie au mieux d’aider son ami.

L’écriture de Wilkie Collins est fluide et se laisse lire avec plaisir, j’ai trouvé ce récit surnaturel à la fois très XIXè siècle et très moderne, il m’a rappelé à la fois les contes fantastiques de Guy de Maupassant qui a du lire Collins car il y a des similitudes dans le traitement de l’histoire et très moderne dans la construction et l’écriture car le texte n’a pas pris une ride et on pourrait sans problème le prendre pour un conte écrit à notre époque.

L’auteur sait à merveille cultiver le mystère et les peurs de ses contemporains pour nous proposer une histoire angoissante avec des rebondissements qui se lit avec plaisir jusqu’au point final !

Une bonne pioche qui m’encourage à continuer ma découverte de Wilkie Collins avec La dame en blanc qui attend dans ma pal depuis des années.

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

À plusieurs décennies d’intervalle… Deux histoires d’amour brisées en plein vol. Deux destins de femmes au coeur meurtri. Une simple enveloppe peut-elle contenir la clé du bonheur ? Et le chagrin d’une femme saurait-il illuminer la vie d’une autre ?

Manchester, 1973. Tina est une secrétaire de 28 ans. La semaine, elle travaille pour une compagnie d’assurances, et le samedi, elle est bénévole dans une boutique caritative sous la houlette de Graham.

Cette activité lui permet d’échapper quelques heures à son mari, Rick, un ancien conducteur de bus au chômage, devenu violent et alcoolique.

Alors qu’elle trie de vieux vêtements, elle trouve dans la poche d’une veste de costume, une lettre jamais ouverte ni postée. Après moult hésitation, elle décide de l’ouvrir et découvre que le courrier en question est une demande en mariage, datée de septembre 1939.

Émue, Tina décide de retrouver la destinataire de ce courrier, Chrissie, pour le lui remettre…

Il était une lettre est le premier roman de Kathryn Hughes autoédité au début de l’année 2015, et qui a remporté un grand succès dans de nombreux pays. J’ai pour ma part découvert cette autrice avec son dernier titre, La Clé du cœur, que j’avais beaucoup aimé et préféré d’ailleurs.

Kathryn Hughes nous propose une histoire captivante et pleine de secrets avec deux temporalités : Tina pour l’histoire contemporaine et Chrissie pour le volet historique. Je vous avoue qu’une fois de plus, j’ai eu du mal à reposer mon roman une fois les premières pages lues car le récit proposé par l’autrice est bien mené, sans temps mort et les deux histoires narrées en parallèles se révèlent aussi prenantes l’une que l’autre.

Comme dans La clé du cœur, j’ai été touchée et révoltée par l’histoire de Chrissie follement amoureuse de Billy. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Chrissie n’était pas fille d’un médecin et d’une sage-femme. L’extraction modeste du jeune homme et son métier peu reluisant, ne sont pas du goût du « bon » docteur qui refuse toute union entre les amoureux.

Lorsque Chrissie se retrouve enceinte, Billy panique et le docteur Skinner en profite pour éloigner sa fille, car hors de question que la honte retombe sur le cabinet. La situation permet à l’autrice d’aborder la question des filles mères dont les familles cachaient les grossesses honteuses au loin et les forçaient ensuite à abandonner leurs bébés afin que leur entourage n’en sache rien.

Avec Tina, c’est la thématique des femmes battues dont il est question. La jeune femme vit dans la terreur avec Rick, qui végète du matin au soir, et gaspille le salaire de Tina au pub et dans les courses hippiques.

Bien qu’encouragée par ses amis, elle n’arrive pas à le quitter jusqu’à ce qu’il l’a vole une fois de trop. Mais, alors qu’elle vit seule, elle découvre qu’elle est enceinte et décide de donner une seconde chance à son mariage. Un nouveau départ qu’elle finira par regretter amèrement car si son mari s’amende au départ, ses travers referont vite surface.

J’ai beaucoup aimé ces deux histoires, les héroïnes sont attachantes et courageuses. La plume fluide et agréable de Katryn Hughes est addictive, les pages se tournent toutes seules. Les chapitres sont vraiment bien alternés entre les années 70 et les années 40, les thèmes sonnent justes : la violence physique et morale, l’emprise … et bien sûr l’amour.

On pourrait reprocher toutefois à l’autrice de nous proposer un dénouement final attendu et quelques ficelles pour lier les deux histoires mais cela ne nuit pas à la qualité du roman qui m’a dans l’ensemble beaucoup plu même si je le trouve un peu moins bon que La clé du coeur que j’ai trouvé plus abouti.

Je vous recommande tout de même Il était une lettre si les secrets de famille et les thématiques abordées vous intéressent.

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