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Archive for the ‘Littérature anglaise’ Category

Kate Mosse est née en 1961. Elle partage son temps entre le Sussex et Carcassonne.

France, 1562. Les tensions entre catholiques et protestants s’exacerbent, le royaume se déchire. Le prince de Condé et le duc de Guise se livrent un combat sans merci. Les huguenots sont persécutés, les massacres se succèdent.

À Carcassonne, Marguerite Joubert, la fille d’un libraire catholique, fait la connaissance de Piet, un protestant venu de Hollande, dont la vie est en danger.

Alors que la violence commence à se déchaîner dans la région, les jeunes gens se retrouvent à Toulouse et bientôt au centre d’un vaste complot lié à la sainte relique du suaire d’Antioche.

Leur quête va les mener vers une ancienne forteresse, où sommeille un secret enterré depuis des décennies…

J’ai découvert Kate Mosse il y a quelques années déjà avec Sépulcre, un thriller ésotérique qui ne m’avait pas globalement satisfaite mais convaincue par l’avis de ma copinaute Belette, je me suis laissée tenter par La cité de feu et comme j’ai bien fait !

Avec ce premier tome, Kate Mosse nous propose une fresque érudite et captivante où elle donne la parole à des figures féminines très intéressantes que ce soit Minou, sa tante, Madame Noubel et même Blanche. A travers elles, l’autrice nous donnent à voir la condition féminine de l’époque.

L’histoire est simple mais d’une efficacité redoutable : le pays se déchire entre protestants et catholiques, l’Inquisition torture et condamne à tour de bras les hérétiques que sont les huguenots, et nos héros vont devoir redoubler d’intelligence et de courage pour se sortir de biens mauvaises passes.

Comme son homologue masculin Ken Follett, Kate Mosse est une remarquable conteuse qui nous happe dès les premières pages et ne nous lâche plus jusqu’au point final.

Très addictif, ce roman est un formidable page-turner avec des rebondissements, des secrets, des révélations qui nous tiennent en haleine du début à la fin ! La période historique choisie, particulièrement troublée, est idéale pour bâtir une intrigue passionnante mêlant politique et histoire d’amour.

La trame historique est de qualité, Kate Mosse s’est sans conteste très bien documentée sur les guerres de religion, le climat de l’époque, la vie quotidienne, etc, c’est bien simple on s’y croirait, tout sonne vrai et cela concorde à nous immerger encore davantage dans la lecture.

Si globalement cette lecture fut excellente, j’ai tout de même deux bémols : la fin est expéditive et un peu trop facile, et les personnages sont très manichéens, le reproche que je fais aussi à Ken Follett.

Un excellent roman historique malgré tout, plein de suspens, qui ravira les amateurs.trices d’Histoire de France !

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Grande dame du roman noir anglo-saxon, à l’égal de Ruth Rendell et de P. D. James, Minette Walters a été récompensée par de nombreux prix littéraires en Angleterre ou aux États-Unis. Aux Éditions Robert Laffont sont parus Le Sang du renard (2004) – lauréat du plus prestigieux prix de littérature policière anglaise, le Gold Dagger Award (2003) –, La Disparue de Colliton Park (2005), Les Démons de Barton House (2006), L’Ombre du caméléon (2008) et Dans la cave (2018).

Mois de juin de l’an 1348 : une épidémie monstrueuse s’abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d’atroces souffrances.

Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne, dont l’époux sir Richard, vient de succomber à l’épidémie, a l’audace de nommer le serf Thaddeus Thurkell comme régisseur, à la place de Hugh de Courtesmain.

Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger, au grand dam d’Eleanor, sa fille unique, qui voue un culte à son père et qui déteste cordialement sa mère.

Bientôt, les stocks de vivres s’amenuisent et des tensions montent car l’isolement s’éternise. Les villageois craignent pour leur sécurité lorsqu’un événement terrible menace le fragile équilibre. Les gens de Develish sont en vie, mais pour combien de temps encore ? Et que découvriront-ils quand le temps sera venu pour eux de passer les douves ?

Les dernières heures de Minette Walters attendait bien sagement dans ma pile à lire depuis près d’un an et demi et j’ai profité du mois anglais pour enfin l’en sortir. L’objet livre est beau et je pensais beaucoup l’apprécier mais ce ne fut malheureusement pas le cas.

Le Moyen-Age n’est pas, comme vous le savez peut-être, ma période de prédilection mais j’étais très curieuse de découvrir néanmoins ce récit qui se déroule pendant la fameuse épidémie de peste de 1348.

Le contexte historique est intéressant et conforme à ce que l’on sait de cette époque, même si il manque d’épaisseur : des seigneurs arbitraires et sans pitié, de serfs sans droit et tout juste bons à travailler du matin au soir et du lundi au dimanche, d’obscurantisme, d’une église toute puissante, de droits de cuissage et de mariages arrangés.

Heureusement pour les serfs de Develish, leur seigneur meurt dès les premières pages, laissant le domaine à sa femme dont les idées sont particulièrement progressistes et très en avance sur son temps puisqu’elle enseigne la lecture et l’écriture à ses gens et les traite avec beaucoup de bonté, contrairement à son époux et à sa fille qui sont loin de partager ses vues.

Les personnages sont très manichéens : le seigneur et sa fille sont cruels, méchants et ils ont tous les vices, Lady Anne est une sainte et ses serfs sont d’une intelligence bien plus grande que la moyenne, autant dire que tout cela n’est pas très crédible. Dommage que l’autrice ne nous propose pas des personnages plus travaillés et intéressants.

J’ai pourtant apprécié Lady Anne même si elle est très lisse car elle prend fait et cause pour les femmes, soutient et instruit ses serfs, leur promet la liberté et elle est versée en sciences. Autant dire qu’elle fait office de sainte pour certains et de sorcière pour les autres.

L’histoire proprement dite est très lente, pleine de longueurs et d’atermoiements, il ne se passe donc pas grand chose et tout au long des 525 pages, on se demande bien où veut en venir Minette Walters.

J’avais imaginé un récit avec une certaine tension autour de la peste, me faisant craindre pour la vie de nos héros mais il n’en est rien.

Même si je suis parvenue au terme de ma lecture, j’ai ressenti beaucoup d’ennui à de nombreux moments et si le second tome n’était pas dans ma pal, j’en serai restée là. Ma copinaute Belette qui m’a accompagné dans cette lecture est sur la même longueur d’ondes, son avis ici.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour cet envoi et leur confiance.

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Les frères Grossmith, George (1847-1912) et Weedon (1854-1919), se sont fait un nom dans la comédie et le théâtre. George fut un compositeur de chansons de music-hall prolixe et l’un des piliers des opéras de Gilbert et Sullivan. Weedon dessina les illustrations du Journal et fut acteur de music-hall et auteur de vaudevilles.

Londres, fin des années 1880. Charles Pooter, respectable employé de banque à la City, décide d’entamer la rédaction de son journal.

Il va y consigner aussi scrupuleusement que naïvement ses aventures et mésaventures quotidiennes, avec sa très chère épouse Carrie, son indigne fils Lupin, qui se compromet avec une fiancée peu respectable, ses voisins encombrants et ses fournisseurs peu respectueux.

Et quand Mr Pooter sort de sa confortable maison de banlieue, il regarde le Londres d’il y a cent ans, ses comédies, ses spectacles, ses inventions, comme une sorte de jungle un peu effrayante peuplée de grands animaux auxquels il faut surtout éviter de montrer qu’on a peur.

Paru en feuilleton dans la revue satirique Punch entre 1888 et 1889, Le journal d’un homme sans importance est une chronique de la vie dans la banlieue londonienne à la fin de l’ère victorienne.

C’est un petit concentré d’humour anglais, qui a depuis longtemps acquis outre-Manche le statut de livre culte, et que l’on ne découvre que tardivement de ce côté-ci de la Manche.

Charles Pooter se décrit volontiers comme un homme ordinaire et banal et il nous raconte par le menu sa vie d’employé exemplaire, son quotidien aux côtés de son épouse, ses relations avec ses voisins et amis, celles tumultueuses avec son fils unique et leur petite vie mondaine.

Le journal fourmille de réflexions bien senties, d’anecdotes, certaines vraiment hilarantes mais je trouve l’assertion « livre le plus drôle du monde » mensongère car s’il y a de l’humour, so british of course, ce roman n’est pas que drôlerie ou loufoquerie.

George et Weedon Grossmith décrivent minutieusement la vie de la bourgeoisie londonienne à l’ère victorienne et rien que pour ça, il vaut la peine d’être lu. Une population à la vue étriquée qui se complait dans la bienpensance si l’on se réfère à leur héros.

Charles Pooter est un homme honnête, pudique, coincé, très respectueux de la hiérarchie, toujours en recherche de dignité mais susceptible et insuffisamment au fait des mœurs bourgeoises pour commettre des impairs qui le ridiculisent, à son insu !

Et heureusement, sinon ce récit pourrait être ennuyeux car Pooter l’est sacrément !

Lecture plaisante par son humour, ses réflexions et sa galerie de personnages, je la recommande aux férus de lectures anglaises, il devrait leur plaire.

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Romancier, dramaturge, illustrateur, Edward Carey, né en 1970 en Angleterre, est notamment l’auteur de L’Observatoire et de la trilogie des Ferrailleurs.

Née à Strasbourg en 1761, la jeune Marie Grosholz, future madame Tussaud, est employée dès son plus jeune âge comme apprentie par un sculpteur sur cire suisse, le docteur Curtius. Louis-Sébastien Mercier les découvre et les enjoint à venir exercer leur art à Paris.

Lorsque le duo devient célèbre à Paris pour ses réalisations, Marie a pour modèles les plus grandes personnalités de l’époque : Voltaire, Rousseau, Benjamin Franklin, etc, qui souhaitent immortaliser leurs traits dans la cire.

Bientôt elle est accueillie à la Cour où elle prodigue des leçons de sculpture à la princesse Élisabeth, sœur cadette du roi. En 1789,

la capitale entre en ébullition, la foule exige des têtes. C’est le début d’une incroyable décennie pour Marie qui, échappant de peu à la guillotine, se voit chargée d’exécuter les masques mortuaires de ses amis les plus proches (Louis XVI), comme de ses ennemis les plus acharnés (Robespierre).

Des bas-fonds de la France prérévolutionnaire au luxe du château de Versailles, de la Terreur à la découverte de l’amour, Petite est l’histoire romancée de Madame Tussaud qui a sculpté dans la cire les personnages célèbres de son époque.

Edward Carey s’est librement inspiré des mémoires de son héroïne pour bâtir son intrigue et c’est là pour moi que le bât blesse. Je ne saurai vous dire quelle est la parti de vérité dans ce roman fleuve car madame Tussaud a raconté sa vie de façon très romancée sans que l’on sache démêler réellement le vrai du faux car il n’y a par exemple aucune trace de son passage à Versailles où elle est censée être restée attachée à la princesse Elisabeth pendant huit années tout de même.

Pour tout vous dire, ce roman a atterri dans ma pal suite aux avis élogieux lus sur Instagram et aux coups de cœur des copines et je ne suis malheureusement pas du même avis !

J’ai peiné sur cette lecture une dizaine de jours et pourtant le sujet m’intéressait, les destins de femmes me rendent toujours curieuses.

Mais premier écueil : la plume d’Edward m’a paru plate et sans relief, c’est bien écrit mais ça manque de rythme, ce qui m’empêchait de lire plus de cinq ou six chapitres à la suite, après j’étais totalement saturée.

Deuxième écueil : les longueurs ! Pendant plus de cinq cent pages, il ne se passe pas grand chose. L’auteur s’appesantit sur des détails inutiles, ressasse le fait que son héroïne soit toute petite, moche, sans cesse rabaissée et mise plus bas que terre par son mentor et surtout par leur logeuse.

Troisième écueil : malgré les coups qui pleuvent sur elle, je ne me suis jamais attachée à Petite ni à aucun autre personnage et j’ai eu bien du mal à m’intéresser réellement à elle.

Néanmoins le roman a, selon moi, deux points forts : il est très bien documenté, Edward Carey a travaillé son sujet. On sillonne Paris avec notre héroïne, on côtoie le roi et sa sœur de près, on assiste même au premier accouchement de la reine et on est pris dans la tourmente de la révolution.

Et il est merveilleusement illustré par les dessins de l’auteur qui croque les différents personnages rencontrés par la future madame Tussaud. Mais hélas cela ne suffit pas pour rendre cette lecture passionnante à mes yeux.

Une lecture décevante et ennuyeuse à bien des égards mais qui a le mérite de mettre en lumière une trajectoire assez incroyable, à vous de vous faire votre propre avis mais pour ma part, je ne le recommande pas !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Diplômé de Cambridge, Julian Fellowes est acteur, auteur, metteur en scène et producteur, récompensé de multiples fois. Il est l’unique scénariste et le producteur exécutif de la série à succès Downton Abbey pour laquelle il a reçu trois Emmy Awards. C’est aussi le scénariste de Gosford Park et l’auteur de deux romans : Snobs (JC Lattès) et Passé imparfait (Sonatine).

Le 15 juin 1815, le bal devenu légendaire de la duchesse de Richmond réunit à Bruxelles tous les grands noms de la société anglaise. La plupart des beaux officiers présents ce soir-là périront quelques heures plus tard sur le champ de bataille de Waterloo, faisant de cette réception l’une des plus tragiques de l’histoire.

Mais cette nuit va aussi bouleverser le destin de Sophia Trenchard, la ravissante fille du responsable de l’intendance du duc de Wellington. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard, en pleine ascension sociale, se sont installés dans le nouveau quartier de Belgravia et pensaient laisser derrière eux ces terribles événements.

Mais dans un monde en mutation où l’aristocratie côtoie désormais la classe émergente des nouveaux riches, certains sont prêts à tout pour que les secrets du passé ne menacent pas leurs privilèges…

Avec Belgravia, il est question d’amours contrariées, d’intrigues entre classes sociales, des rôles des domestiques. Cela ne vous rappelle pas Downton Abbey ? C’est normal, ce roman a été écrit par Julian Fellowes, le créateur de cette série que j’adore.

Et on retrouve dans ce roman tout le talent et le charme du scénariste de Gosford Park, c’est bien simple j’ai été sous le charme de la première à la dernière page. L’histoire, les personnages, le contexte historique, tout m’a plu !

L’histoire est intéressante, prenante à suivre, pleine de rebondissements et d’évènements qui éveillent sans cesse la curiosité du lecteur. Un bal tragique à la veille de la bataille de Waterloo, la mort des amoureux et vingt ans de chagrin pour leurs parents.

Et puis un jour, une mère murmure le secret qu’elle a gardé si longtemps, en dépit de l’interdiction faite par son mari, pour soulager la peine amère d’une duchesse qui pourtant la méprise.

Et voilà les deux familles qui n’auraient jamais du se côtoyer, prises dans une tourmente de sentiments. Les complots s’ourdissent, les domestiques trahissent. Le pitch n’est pas original, des jeunes filles séduites par des aristocrates, mais il est efficace !

Le récit, bien construit, est porté par des personnages hauts en couleur, déterminés, chacun dans sa caste qu’ils s’agissent de nobles et roturiers, de maîtres et valets.

Comme dans Downton Abbey, on voit l’arrogance de l’aristocratie anglaise au début du XIXème siècle où il vaut mieux être premier né que cadet, l’émergence de la bourgeoisie dont le travail et l’intelligence portent ses fruits et le sort peu envieux des domestiques.

Car aux premières loges des maîtres, les servantes, majordomes, caméristes, maîtres d’hôtel, qui en savent beaucoup plus que ce que leurs employeurs le souhaiteraient, ne perdent pas une miette de ce qui se passe dans les étages et tenteront de tirer profit des évènements.

Vous l’aurez compris, Belgravia est un roman historique réussi, que j’ai pris grand plaisir à lire et que je recommande aux amoureux de la littérature anglaise et aux fans de Downton Abbey of course !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Eve Chase est le pseudonyme d’une journaliste ayant travaillé pour plusieurs magazines anglais. Son premier roman écrit sous ce nom, Un manoir en Cornouailles (NiL, 2018 ; 10/18, 2019), a été lauréat du prix Saint-Maur en Poche du roman étranger 2019.

Gloucestershire, août 1971. Un bébé est retrouvé dans les bois du manoir de Foxcote. La famille Harrington, endeuillée par une terrible tragédie, recueille avec joie la petite fille et décide de l’élever en secret. Mais ce bonheur familial est très vite ébranlé par la découverte d’un cadavre sur la propriété.

Des années plus tard, Sylvie, confrontée au coma de sa mère Rita, et désireuse d’éclaircir des zones d’ombre de sa vie, est à son tour entraînée dans les bois majestueux et sauvages de Foxcote, là où rien n’est tout à fait ce qu’on croit.

Sylvie découvrira-t-elle la vérité et osera-t-elle la révéler ?

Les filles du manoir de Foxcote est le second roman d’Eve Chase que j’ai découverte avec son premier titre Un manoir en Cornouailles. Onirique et mystérieux, ce récit nous plonge au cœur de sombres secrets de famille qui bouleverseront à jamais les vies de trois femmes.

Vous le savez, j’affectionne les romans à double temporalité, les secrets de famille, un lieu qui tient une place centrale dans le récit, des vies bouleversées à jamais par un drame du passé…

Ce roman coche toutes les cases et autant vous le dire d’emblée, je l’ai ai beaucoup aimé ! Eve Chase tisse formidablement bien sa toile et nous prend dans ses filets de la première à la dernière page. Elle ménage ses effets, distille des indices ici et là, et mène son suspens jusqu’au bout avec un dénouement que je n’avais pas vu venir.

Un roman très bien construit, bien équilibré entre intrigue dans le passé et dans le présent même si j’ai été nettement plus captivée par les évènements de l’été 1971 que par ceux d’aujourd’hui même si j’avoue que l’histoire autour de Sylvie m’a beaucoup intéressée dans les cent dernières pages.

Roman choral, l’autrice donne tour à tour la parole à Rita, Hera et Sylvie qui voient leurs destins bouleversés suite aux évènements de l’été 1971. Que s’est-il donc passé dans cette mystérieuse forêt qui borde le manoir de Foxcote ?

Il nous faudra près de 400 pages pour le découvrir tant Eve Chase mène bien sa barque et nous mène par le bout du nez.

L’atmosphère est envoutante et angoissante, les personnages bien dessinés et ce roman confirme qu’Eve Chase est une digne héritière de Daphné du Maurier sans la dépasser toutefois à mes yeux, l’autrice de Ma cousine Rachel et de Rebecca reste toujours au sommet du genre et cela, c’est incontestable.

Vous l’aurez compris, ce fut une très bonne lecture que je recommande aux amateurs et amatrices du genre, ils et elles passeront un formidable moment en compagnie des trois héroïnes au coeur de ce manoir qui recèle bien des mystères.

Un grand merci aux éditions Nil pour cette belle lecture, j’ai adoré !

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

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Diplômée de littérature anglaise de l’université d’Oxford, Victoria Hislop vit entre l’Angleterre et la Crète et parle couramment français. Vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, son premier roman, L’Île des oubliés, a été couronné par le prix des Lecteurs du Livre de Poche. Tous ses romans ont été de grands succès de librairie.

Le 25 août 1957, la colonie de lépreux de l’île de Spinalonga ferme ses portes. Maria retourne à Plaka, en Crète, avec son mari, le docteur Kyritsis.

Mais alors que la soirée de célébration pour fêter leur retour bat son plein, sa sœur Anna est assassinée par Andreas, son mari, lorsqu’il découvre qu’elle a pour amant son cousin Manolis, auparavant fiancé à Maria.

Ce drame aura des effets dévastateurs pour toute la communauté de Plaka. Manolis quitte le soir même la Crète pour la Grèce.

Devenue stérile en raison de sa maladie, Maria décide d’adopter la petite fille de sa défunte soeur, de l’élever avec son mari comme si elle était la leur, en lui cachant la triste vérité sur ses parents. 

Loin de son île, il s’efforce de se reconstruire. Andreas tente d’expier son crime en prison. Maria, quant à elle, choisit le chemin du pardon en rendant visite à Andreas, provoquant l’incompréhension de son mari.

Près de dix ans après la publication de L’Île des oubliés que j’avais adoré, Victoria Hislop redonne vie aux personnages qui m’ont ému et avec moi, plus d’un demi-million de lecteurs français.

Autant dire que lorsque Cette nuit-là a été annoncé, j’ai aussitôt voulu le lire, pressée de retrouver la Crète, la plume de Victoria Hislop qui m’avait tant charmée et bien sûr les personnages d’Anna, Maria, Manolis, Andreas et du docteur Kyritsis !

L’ambiance qui m’avait tant séduite est bel et bien là et rien que pour cela, je ne regrette pas ma lecture qui m’a fait voyager à un moment où nos déplacements sont compromis par la pandémie.

Mais j’en attendais plus d’où ma petite déception car ce récit tourne autour de cet adultère qui a abouti à un féminicide et l’histoire tourne ensuite en rond car Victoria Hislop nous donne à lire un récit autour d’une passion, de la jalousie d’une femme qui a abouti à son meurtre et du pardon.

L’accent est mis sur les espoirs et les rêves des personnages, sur les tragédies et les terribles conséquences de leurs actes, point final. Une femme a été tuée par son mari, la belle affaire, elle l’avait bien cherché ! Son mari se repend, trouve la foi et sa belle-soeur, soeur de la victime, lui tend la main.

Alors certes, le personnage d’Anna est franchement antipathique et son amant reste inconsolable mais j’aurai préféré que l’autrice aille aussi vers d’autres thématiques comme la réintégration de Maria au sein de la société, ce qui ne devait pas être simple après avoir passé plusieurs années à Spinalonga.

L’histoire tourne principalement autour des visites de Maria à Andreas en prison, du quotidien de Manolis qui a fait une croix sur toute vie sentimentale, de leurs états d’âme respectifs et des conflits familiaux qui émaillent leur quotidien alors que j’aurai préféré que l’autrice s’intéresse davantage à Maria, creuse de ce côté-là.

La fin est très abrupte et m’a laissé un goût d’inachevé mais peut-être l’autrice a-t-elle prévue un troisième tome ?

C’est donc une suite très différente de L’île des oubliés, d’où sans doute mon ressenti en demi-teinte car j’avais d’autres attentes mais cela reste un bon roman.

Pour autant, ce fut une lecture addictive, j’ai eu plaisir à tourner les pages, à retrouver les protagonistes, l’atmosphère des îles grecques qui m’on accompagné le temps d’un week-end.

Si vous aimez Victoria Hislop, vous apprécierez sans aucun doute son nouveau roman et je remercie les éditions Les Escales pour m’avoir permis de découvrir cette suite !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois

Beth O’Leary a étudié la littérature anglaise. Elle travaillait dans l’édition jeunesse avant de devenir auteur à temps plein et d’écrire son premier roman À moi la nuit, toi le jour.

Tiffany Moore vient de se faire plaquer par son petit ami et a désespérément besoin d’un logement pas cher car son job d’assistante d’édition est mal payé.

Leon Twomey travaille de nuit et a absolument besoin d’argent pour régler les honoraires de l’avocat de son frère injustement condamné pour braquage.

Leurs amis respectifs pensent qu’ils sont complètement fous, mais aux grands maux les grands remèdes :  pourquoi ne pas tout simplement partager un appartement, même s’ils ne se connaissent pas ? Leon habite le studio le jour de 9 heures à 18 heures, Tiffany le reste du temps.

Mais entre les ex un peu fous, les clients exigeants, un frère emprisonné à tort et, bien sûr, le fait qu’ils ne se sont jamais rencontrés, ils vont découvrir que pour avoir un foyer harmonieux, il vaut mieux ne pas s’en tenir aux règles et suivre son coeur … 

A moi la nuit, à toi le jour est une comédie romantique pétillante que j’ai trouvé absolument épatante ! Le pitch de départ est très original : nos deux héros vont se partager un appartement sans jamais se croiser, sans rien connaître l’un de l’autre. Pourtant, peu à peu, ils se mettent à communiquer par post-it.

Au début, pour se laisser des messages très pragmatiques comme il n’y a plus de lait, j’ai fait tourner les draps, etc, pour devenir de plus en plus personnels. Pour autant, il leur faudra de nombreux mois avant de se rencontrer pour la première fois et d’une façon surprenante qui plus est.

Au-delà de la romance à proprement parler, Beth O’Leary aborde des sujets très intéressants et que l’on ne rencontre pas forcément dans ce type de roman : les erreurs judiciaires, la prison, les pervers narcissiques, la maladie et la fin de vie, l’homosexualité…

Les deux héros sont sympathiques en diable et terriblement attachants, antinomiques à souhait. Car si Leon, héros du quotidien, est timide et discret, Tiffy est totalement exubérante, c’est là aussi l’un des charmes de ce roman.

On a plaisir à les suivre de la première à la dernière page, à attendre que leurs liens se nouent, qu’ils tombent amoureux sans jamais se voir, juste par post-it interposés.

Mention spéciale aussi aux personnages secondaires : les amis, collègues de travail et membres de la famille de nos deux protagonistes qui contribuent à donner toute sa saveur à ce roman. 

Si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai adoré cette romance contemporaine très agréable à lire et crédible, truffée de péripéties, parfois un peu inutiles, le travers dans lequel tombent souvent les auteurs de ce genre malheureusement.

Pour autant, j’ai passé un excellent moment avec cette histoire si romantique, elle m’a donné du baume au coeur et m’a fait rêver le temps d’une lecture qu’un tel amour était forcément possible.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge et du challenge 1 pavé par mois 

Autrice britannique à succès, Holly Hepburn a publié chez le célèbre éditeur Simon & Schuster plusieurs séries qui ont rencontré un large public.  » Castle Court  » est la première publiée en France.

Sadie élève seule sa fille Lissy depuis que son mari l’a quitté pour une autre femme. Sa meilleure amie Cat, de son côté, est au bord du burn out car ses journées de chef-pâtissier sont trop longues dans un restaurant étoilé parisien.

Les deux amies décident alors d’investir dans leur rêve : lancer « Smart Cookies », leur propre biscuiterie artisanale dans la magnifique Castle Court, une cour abritant un espace de restauration de trois étages niché derrière les rues animées de Chester.

Toutes deux découvrent bientôt que Castle Court est une vraie communauté, un petit havre de plaisir loin du stress du monde extérieur. Mais tout le monde n’apprécie pas leur arrivée : Cherrie, la pâtissière déjà installée n’est pas très heureuse de ce qu’elle considère comme une concurrence directe et Greg, qui dirige le bistrot chic du bout de la cour, pense que Sadie et Cat n’ont pas le talent ni le sens des affaires nécessaires pour réussir.

Heureusement, le délicieux Jaren, propriétaire de la maison de gaufres néerlandaise installée en face, et Elin la propriétaire de la chocolaterie suisse, vont leur apporter leur soutien. Et si tout le reste échoue, les amis pourront toujours noyer leurs chagrins dans le bar à cocktails de Seb qui surplombe la cour !

Sadie et Cat réussiront-elles leur lancement et trouveront-elles aussi l’amour ?

Avec Les nuits enneigées de Castel Court, Holly Hepburn nous propose un feel-good book gourmand à la manière de Jenny Colgan et sa petite boulangerie du bout du monde ou rendez-vous au cupcake café. Vous le savez, j’aime beaucoup les romans mettant en valeur l’amitié et la gastronomie, ce roman avait donc tout pour me plaire.

Et ce fut le cas ! Cette histoire pleine d’émotions, de rêves et d’enthousiasme, ravira les lectrices aussi gourmandes et romantiques que moi, le tout dans une petite ville anglaise. Autant d’ingrédients qui m’ont bien plu et qui m’ont permis de passer un chouette moment de lecture.

Alors que nos héroïnes sont à un tournant de leur vie, point de départ de tout bon feel-good book qui se respecte, Sadie et Cat ouvrent leur biscuiterie quelques semaines avant Noël.

A Cat, la confection des gâteaux, à Sadie, la décoration ! Et pendant cinq cent pages, on va suivre leur aventure et les nombreux écueils qui vont parsemer leur route, loin d’être un long fleuve tranquille.

Les personnages principaux sont attachants, surtout Sadie et sa petite fille Lissy qui voue une passion pour les dinosaures tout comme Adam l’apiculteur et Jaren. Peu de nuances toutefois, Holly Hepburn nous propose des héros bien lisses et gentils et d’autres bien méchants, c’est un peu dommage.

Dommage aussi d’avoir absolument voulu caser ses héroïnes, pas de surprise de ce côté-là non plus, on devine très vite avec qui elles vont retrouver l’amour et même si la romance est au second plan, leurs histoires de coeur sont tout de même très présentes.

J’ai néanmois passé un bon moment avec ce roman qui ne sort guère des sentiers battus grâce à l’atmosphère très coocooning et gourmande, l’amitié, l’entraide féminine et le message principal du roman : croyez en vos rêves. J’ai également apprécié de voir les héroïnes batir leur entreprise et affronter les problèmes qui vont se dresser devant elles.

Au-delà de cet aspect roman doudou, Holly Hepburn évoque aussi des thématiques fortes : la parentalité, le divorce, la charge mentale des femmes, le harcèlement sexuel au travail, la perversion, l’infidélité et le burn out en petites touches certes mais cela reste important dans la construction du récit.

Malgré quelques passages et un dénouement prévisibles, j’ai passé un bon moment avec ce roman qui m’a permis de tourner la page de 2020 et d’entrer en 2021 du bon pied.

Si les thématiques présentes dans ce roman, l’aspect coocooning et gourmand vous séduisent, n’hésitez pas à le découvrir à votre tour !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge et du challenge 1 pavé par mois 

Josie Silver est une romantique assumée qui a rencontré son mari en lui marchant sur le pied à l’âge de 21 ans. Elle vit avec lui, ses deux jeunes enfants et leur chat dans une petite ville des Midlands. Son premier roman, Un jour en décembre, a été l’événement éditorial de l’hiver 2018 : sélectionné par l’actrice Reese Witherspoon pour son Book Club, il s’est hissé dès la première semaine de vente en tête de tous les palmarès.

Un jour de neige en décembre 2008, à travers la vitre embuée d’un bus londonien, Laurie aperçoit un homme. Leurs regards se croisent… et le bus redémarre.

En cet instant suspendu et magnétique, celle qui pensait que le coup de foudre n’existait que dans les films, tombe désespérément amoureuse.

Pendant une année entière, elle étudie tous les visages, sonde les foules, arpente la ville pour le retrouver. En vain… Alors, elle se dit qu’il est peut-être temps de tourner la page, que jamais elle ne retrouverait cet homme qui a fait chavirer son coeur.

Jusqu’à ce soir de Noël, où sa meilleure amie et colocataire lui présente le nouvel homme de sa vie… Jack, l’homme du bus. Doit-elle le dire à Sarah ou se taire à jamais ?

Je lis assez peu de romances de Noël, les trouvant trop mièvres et gnan gnan pour moi mais j’adore lire des romans se passant en décembre. Un jour en décembre était donc tout désigné pour rentrer dans ma pal mensuelle, d’autant que je l’avais repéré un an plus tôt, lors de sa sortie en grand format chez Charleston. Aussi, dès sa sortie en poche, il est devenu mien et je peux vous dire que j’ai bien fait.

J’ai beaucoup aimé le premier roman de Josie Silver, suivre Laurie et Jack pendant une décennie. Les voir s’épanouir dans leurs histoires d’amour respectives, la première avec Oscar, le second avec Sarah, la meilleure amie de Laurie. Dix ans de chassés croisés, de retrouvailles et d’occasions manquées sauront-ils les réunir à la toute fin ? Pour le savoir, un bon conseil : lisez-le !

Que vous soyez des adeptes de la romance ou des lectrices occasionnelles comme moi, cette belle histoire d’amour, sans mièvrerie, saura vous séduire de la première à la dernière page. C’est une histoire romantique, tendre et drôle mais aussi émouvante avec des thématiques fortes comme l’amitié, le deuil, l’amour, la vie professionnelle…

Ce n’est pas à proprement parler une comédie romantique de Noël car seulement certains passages se déroulent à cette date mais c’est tant mieux car c’est bien plus que cela.

Cette histoire est vraiment touchante et très réaliste et pose une question : Comment faire pour choisir entre l’homme qu’on aime et sa sœur de coeur ? Un choix impossible pour notre héroïne qui va taire l’amour qu’elle a pour Jack tout comme Jack qui, bien qu’heureux avec Sarah, essaie d’oublier Laurie. Une situation bien délicate pour eux car Sarah, qui ignore tout, veut absolument qu’ils soient amis !

Les personnages sont attachants, on a plaisir à les suivre tout au long de cette décennie faite de hauts et de bas, de moments joyeux et d’autres plus douloureux. Leur amour, semé d’embûches, est pour beaucoup dans la réussite de ce roman, qui en devient haletant.

Petit bémol toutefois pour le dénouement expédié à la va-vite et qui ne colle pas au reste du roman, un peu dommage.

Une romance que sje vous conseille vivement, je l’ai adoré même si j’aurai aimé un peu plus d’originalité dans le dénouement !

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