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Archive for the ‘Littérature anglaise’ Category

Lu dans le cadre du Mois anglais :

Qui a tué Wellington, le grand caniche noir de Mme Shears, la voisine ? Christopher Boone,  » quinze ans, trois mois et deux jours « , décide de mener l’enquête. Christopher aime les listes, les plans, la vérité. Il comprend les mathématiques et la théorie de la relativité. Mais Christopher ne s’est jamais aventuré plus loin que le bout de la rue. Il ne supporte pas qu’on le touche, et trouve les autres êtres humains… déconcertants.
Quand son père lui demande d’arrêter ses investigations, Christopher refuse d’obéir. Au risque de bouleverser le délicat équilibre de l’univers qu’il s’est construit…

Il a quinze ans, trois mois et deux jours et s’appelle Christopher Boone. Il excelle en mathématiques et adore Sherlock Holmes. Il aime les diagrammes, les listes, la vérité. Il ne supporte pas qu’on le touche. Pour lui quatre voitures rouges à la file sont synonymes de bonne journée. Trois voitures rouges : d’une assez bonne journée. Cinq voitures rouges : d’une super bonne journée. Il déteste le jaune et le brun. Il est autiste et porte en lui une part de génie.

Quand une nuit, il découvre Wellington, le caniche noir de Mrs Shears assassiné d’un coup de fourche, il décide de mener l’enquête afin que le meurtrier soit dument puni.

Mais en enquêtant, il va découvrir bien des secrets enfouis…

Comme vous le savez déjà, le sujet de l’autisme m’intéresse beaucoup, c’est pour cette raison que Le bizarre incident du chien pendant la nuit a rejoint ma PAL il y a déjà trois ans et demi, heureusement Belette est là pour m’aider à extraire des reliques de ma PAL et c’est ensemble que nous avons dévoré cette histoire, lue en un temps record.

Si vous aimez les romans qui sont bien droits dans les clous, passez votre chemin, ce roman risque fort de ne pas vous plaire car il est construit de façon singulière : les numéros de chapitres sont mélangés (on commence au chapitre 2 pour passer au 5, du 7 on passe au 13…), les pensées de Christopher sont entrecoupées de grilles, de problèmes mathématiques, de diagrammes…. Il nous régale de notes de bas de pages qui précisent certains points le concernant…

Les autres, foncez car l’histoire en vaut la peine et Christopher est bien attachant, en tout cas j’ai adoré le suivre de la première à la dernière page.

Christopher est le narrateur de cette histoire, il nous livre ses pensées, son quotidien, ses angoisses et ses petits bonheurs, toutes les particularités de son autisme, toutes les barrières qu’il met pour se protéger, les routines qui le rassurent…

Mark Haddon nous livre ici une histoire à la fois tendre et cruelle, celle de cet adolescent autiste, plein de vie, curieux, dénué de toute socialisation et surdoué des mathématiques. Il vit seul avec son père depuis le décès de sa mère, qui s’occupe de lui du mieux qu’il peut, dans une petite maison de la campagne anglaise.

Il y a une belle complicité entre ce père qui se met en quatre pour que son fils soit le plus heureux possible même si il souffre du manque de contact physique que Christopher lui refuse. Il a mis de côté toute vie sociale et amoureuse pour ne pas perturber le quotidien de son ado, c’est très touchant. Pour autant, il ment à son fils et lorsque Christopher va le découvrir, l’équilibre qu’ils avaient tous deux, va exploser et tout va être remis en question.

J’ai beaucoup aimé cette lecture que j’ai lu comme un carnet de bord, celui d’un ado autiste qui nous livre sa vie et son enquête de façon brut de décoffrage, très simplement et naïvement, le tout entrecoupé de réflexions et de démonstrations mathématiques qui peuvent surprendre, c’est ce qui fait la beauté et l’intérêt de ce roman même pour moi qui n’aime pas les maths !

L’histoire n’en est pas moins prenante, avec une bonne dose de suspens, et m’a tenu en haleine de bout en bout. Une lecture passionnante et déroutante que je vous invite à découvrir à votre tour.

L’avis de Belette est ici et elle a adoré aussi !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  et du Mois anglais :

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Été 1914. Beatrice Nash, jeune professeure, découvre le village de Rye et sa gentry locale. Elle a fait vœu de célibat et se rêve écrivain – des choix audacieux dans la société conservatrice de ce début de siècle, que l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne vient bouleverser. Les hommes s’engagent, et Beatrice voit partir Hugh, le neveu de sa chaperonne, avec un étrange sentiment…

Eté 1914. La petite ville de Rye, dans la campagne anglaise, accueille son nouveau professeur de latin et au grand dam de l’édile et de son épouse, le choix de la gentry locale s’est porté sur une jeune femme, sous l’impulsion de Agatha Kent et de lady Wheaton.

Beatrice Nash, qui occupait l’emploi de secrétaire et de gouvernante de son père, se trouve bien démunie suite à son récent décès. Mise sous tutelle par sa tante qui entend bien la priver de ses biens jusqu’à ses 25 ans, cette offre d’emploi tombe à point nommé pour la sauver de la misère.

Sur le quai de la guerre, Hugh Grange, le neveu de Agatha Kent, est chargé de l’accueillir. Il lui confie qu’il est d’autant plus ravi de son arrivée qu’en l’absence de professeur de latin, c’est lui qui a du donner les leçons et qu’il est bien content de se débarrasser de cette corvée.

Soutenue par les uns, épiée et critiquée par les autres, Beatrice n’aura que peu de temps pour s’approprier cette nouvelle vie car la guerre vient bouleverser le quotidien de chacun et rabattre les cartes de leur petite société…

Dans ma PAL depuis sa parution en 2016, j’avais prévu de lire dès janvier L’été avant la guerre pendant le mois anglais et l’avais inséré dans ma liste des 12 pavés à lire en 2018, une bonne résolution que pour l’instant je tiens, pourvu que ça dure !

Cette belle brique a été mon livre de chevet pendant près de deux semaines, je pensais en fait le lire en journée mais les abondantes longueurs ont eu raison de moi, au point que j’ai failli l’abandonner.

J’ai finalement tenu bon et plutôt bien apprécié cette histoire campagnarde, notamment grâce aux personnages de Beatrice, Hugh, Agatha et Daniel que j’ai trouvés sympathiques et attachants. La longue galerie de personnages, il y a de nombreux protagonistes dans ce roman, permet à Helen Simonson d’exploiter au mieux la société corsetée à l’aube de la première guerre mondiale avec un certain nombre de portraits dressés avec humour, vivacité et raillerie, certains frisent même joyeusement la caricature, entre bien-pensants, commérages, ragots et bigots.

L’auteure nous donne à lire une chronique sur la fin d’un monde très organisé, avec des repères sociaux marqués, confinant au corsetage de la société : les pauvres sont faits pour être pauvres, inutile de trop bien les éduquer ou de les aider à faire des études poussées, et les riches pour être riches et commander.

Les échanges entre les différents personnages se font souvent à fleuret moucheté : les propriétaires terriens et la noblesse locale sont vent debout contre les bourgeois incarnés ici par le maire et sa femme.

Le roman met en lumière les préjugés auxquels font face les femmes célibataires mises sous tutelle en l’absence de mari et le comportement irréprochable qu’elles doivent avoir si elles veulent se marier, les filles-mères, les réfugiés belges devant vivre de la charité des habitants, l’homosexualité encore tabou…

Le quotidien bien tranquille des notables et des moins aisés va être balayé par la guerre. Les jeunes filles bien nées encouragent les hommes à s’enrôler sous peine de recevoir une plume blanche équivalente à une infamie, quant aux autres, ils partent à la guerre aussi.

Ce conflit va faucher riches et humbles, les mettant ainsi sur un pied d’égalité. Bien nés ou non, les tirs ennemis ne font pas le distinguo et ces hommes tombés au champ d’honneur dès les premières semaines du conflit, vont briser les carcans sociétaux.

Un roman intéressant et bien écrit, qui aborde des thématiques très intéressantes, dommage qu’il y ait autant de longueurs, de descriptions inutiles et assez peu d’évènements mais je vous le conseille néanmoins pour son atmosphère so british, ses personnages et tous les sujets qui le traversent et qui sont à mon sens bien traités.

Merci aux éditions Nil pour cette lecture fleuve et pleine d’intérêts !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

L’arrivée à Duncombe de Mr Harrison, jeune médecin londonien célibataire, met la gente féminine en émoi. Les jeunes filles revêtent leurs plus belles tenues, leurs mères organisent moult thés, bals et rencontres inopinées. Le village commente chaque fait et geste de ce beau parti qui tente de ne pas commettre d’impair, car le vent tourne vite à Duncombe, l’état de grâce ne dure jamais longtemps…

Duncombe, 19è siècle. Mr Harrisson est un jeune médecin, fraichement émoulu du Guy’s Hospital de Londres, le plus prestigieux hôpital universitaire britannique. Le docteur Morgan, un vieux garçon ayant une belle clientèle de province, a bien besoin d’aide. Il accueille avec plaisir son nouveau confrère et l’aide à s’installer au village, le recommandant à un certain nombre de patients.

La présence de William Harrisson met en émoi les jeunes filles de Duncombe qui rêvent toutes de lui mettre le grappin dessus. Chaque famille ayant des jeunes filles à marier organise des thés et des bals afin de voir le célibataire et celui-ci s’empresse d’accepter toutes les invitations afin de s’intégrer.

Mais en croyant faire au mieux, son attitude va donner lieu à des quiproquos et à des commérages en tous genres…

Les confessions de Mr Harrisson croupissait gentiment dans ma PAL depuis cinq ans, depuis ma première participation au Mois Anglais. Chaque année, il faisait partie de ma pal de juin et jamais il n’en sortait. Oubli désormais réparé puisque j’ai lu ce court roman le temps d’une journée et je me suis régalée.

Proche de Charles Dickens, George Eliot et Charlotte Brontë, Elizabeth Gaskell a occupé une place importante sur la scène littéraire victorienne. Fille et femme de pasteur, elle connaissait intimement la vie provinciale et les milieux industriels. Nord et Sud et Cranford sont ses ouvrages les plus connus.

J’ai passé un très bon moment avec ce roman qui m’a permis de découvrir la plume d’Elizabeth Gaskell et je dois dire que c’est évidemment très bien écrit mais ça j’en étais absolument convaincue avant même de l’avoir lu, mais ce qui m’a agréable surpris c’est l’humour de l’autrice, je me suis bien amusée à lire ces confessions et j’ai même franchement ri à certains passages.

L’auteure arrive à nous immerger au cœur de ce petit village anglais, la caricature de la vie de village est plaisante et caustique. Rien de ce que fait ou dit Mr Harrisson n’échappe aux yeux de lynx des commères et les ragots, rumeurs et autres préjugés vont bon train et font le sel de cette sympathique histoire.

Le personnage principal est lui aussi bien sympathique et avec lui, on se rend compte que ce devait être très périlleux d’être le seul jeune mâle bourgeois célibataire d’un village dans lequel résidaient un certain nombre de jeunes filles en âge de convoler.

Une histoire cocasse assez proche de Jane Austen, qui se lit très bien, idéale au coin du feu puisque les confessions de mr Harrisson à son ami se font un soir au coin du feu justement !

Une première incursion dans l’œuvre de Elizabeth Gaskell qui m’a en tout cas convaincue de poursuivre ma découverte de cette auteure classique, sans doute avec Cranford.

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Philip, sans la connaître, déteste cette femme que son cousin Ambroise, avec lequel il a toujours vécu étroitement uni dans leur beau domaine de Cornouailles, a épousée soudainement pendant un séjour en Italie.
Quand Ambroise lui écrira qu’il soupçonne sa femme de vouloir l’empoisonner, Philip le croira d’emblée. Ambroise mort, il jure de le venger.
Sa cousine, cependant, n’a rien de la femme qu’imagine Philip. Il ne tarde pas à s’éprendre d’elle, à bâtir follement un plan d’avenir pour finir par buter sur une réalité de cauchemar.

Depuis le décès de ses parents alors qu’il n’était qu’un bébé, Philip Ashley vit avec son cousin Ambroise de vingt ans son aîné. Vieux garçon, celui-ci gère le domaine qu’il compte léguer à sa mort à Philip. Depuis plusieurs années, le climat humide des Cornouailles ne réussit guère à la santé d’Ambroise. Son médecin lui préconise de passer l’hiver dans un climat plus propice et lui conseil le sud de l’Europe.

C’est ainsi que Ambroise décide de séjourner à Florence. Là bas, il fait la connaissance de Rachel, la veuve de Cosimo Sangaletti, un aristocrate italien qui l’a laissé sans le sou. Sans la connaître, Philip déteste cette femme que son cousin épouse soudainement.

Quand Ambroise lui écrit qu’il soupçonne son épouse de vouloir l’empoisonner, Philip prend la route pour Florence mais lorsqu’il arrive sur place, les domestiques lui apprennent le décès d’Ambroise et la fuite de Rachel…

Aux tous débuts du blog, j’avais découvert la plume de Daphne du Maurier à la lecture de Rebecca pour lequel j’avais eu un coup de cœur. Près de six ans plus tard, je me suis enfin décidée à sortir Ma cousine Rachel de ma PAL, grâce à Belette qui m’a accompagné dans cette lecture, et de nouveau, un coup de cœur !

Publié en 1951 et considéré comme un grand classique de la littérature anglaise, ce roman n’a pourtant rien à envier aux meilleurs thrillers du moment tant il est efficace. Véritable page turner, ce récit se révèle palpitant de bout en bout, et difficile à lâcher une fois entamé !

L’écriture de Daphné du Maurier nous happe dès la première ligne, habile à nous prendre dans la toile de son roman maîtrisé à la perfection. Roman du doute, elle questionne nos cellules grises tout au long du récit.

On met nos pas dans ceux de Philip, dans un premier temps, vent debout contre sa cousine, et que par son charisme, elle va prendre dans ses filets, faisant sauter les barrières de prévention qu’il avait contre elle, une à une, sans le moindre mal.

Rachel est-elle seulement vénale ? Est-elle un ange ou un démon ? Une mante religieuse qui tue ses amants ? Se sert-elle de Philip pour percevoir un héritage dont elle a été écartée par son mari ? Voici quelques-unes des questions que nous soumet la romancière anglaise au fil du récit.

Daphne du Maurier nous donne des pistes, attire notre attention sur certains faits mais sans pour autant asséner une quelconque vérité.

Une fois le point final arrivé, il ne nous reste plus qu’une intime conviction, en tout cas je me suis fait la mienne car ni Rachel, ni son entourage italien n’explique clairement la mort d’Ambroise.

Daphne du Maurier nous propose ici une intrigue convaincante, des personnages intéressants et un récit dans la même veine que Rebecca : la même intensité, la même intemporalité, le même suspense, la même atmosphère d’angoisse impalpable, de menace sourde, un machiavélisme maîtrisé…

Tout ce qui m’avait plu dans Rebecca, je l’ai retrouvé dans Ma cousine Rachel, c’est sans doute pour ces raisons que j’ai adoré ma lecture. L’écriture de Daphne du Maurier est belle, fluide, l’intrigue bien construite et la fin qu’elle nous propose, si elle m’a surprise, me laisse satisfaite, pour moi, il ne pouvait en être autrement.

Je vous invite à découvrir l’avis de Belette ici, une fois de plus, nous sommes sur la même longueur d’ondes !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  et du Mois anglais :

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1321, en Angleterre. Le village d’Ulewic est déchiré entre deux âges, entre légendes païennes et croyances chrétiennes, entre le manoir de Lord d’Acaster et la communauté nouvelle des sœurs béguines, jusqu’alors bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Des saisons rigoureuses, récoltes gâchées et troupeaux dévastés, réveillent des peurs ancestrales. Le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir.
Un groupe d’hommes du village, dont on ignore l’identité, va en profiter pour s’en prendre aux béguines et semer la terreur, le meurtre et la superstition… faisant entrer Ulewic dans le temps des âges sombres.

Début du 14è siècle, dans le village d’Ulewic. Un groupe d’hommes du village se cachant sous des masques sème la terreur, en tuant, ceux qu’ils appellent des pêcheurs, sans autre forme de procès. Ils veulent remettre au goût du jour les anciennes croyances païennes au grand dam du père Ulfrid, le prêtre de la paroisse, qui reste impuissant face à leurs exactions.

Leur première victime est Giles, l’un des serfs de Lord d’Acaster, le seigneur tout puissant de ce petit village de la campagne anglaise. Sa faute : avoir courtisé une servante du seigneur promise à un autre. Son sort : périr dans les flammes lors des feux de Beltane, le premier mai 1321.

Mais bientôt d’autres personnes vont être dans le collimateur de ces meurtriers : les béguines, nouvellement installées. Cette communauté de femmes vivant sans aucune autorité masculine et prospérant sous la férule de servante Martha, va devenir la bête noire des villageois…

Il y a près de cinq ans déjà, j’avais beaucoup aimé La compagnie des menteurs, j’étais donc curieuse de retrouver Karen Mailtand dans Les âges sombres et cette nouvelle incursion dans l’univers de cette auteure fut toute aussi prenante que la première fois.

Karen Maitland a le don de faire surgir sous nos yeux un Moyen Âge totalement crédible, à la fois plein de cruauté, de bonté et de fureur. Le récit devient peu à peu totalement oppressant, anxiogène à mesure que l’on avance dans l’histoire.

Et bien que ce roman soit une sacrée briquasse (750 pages), on ne s’ennuie pas une seconde bien au contraire même si par moments il y a quelques longueurs inutiles à mon goût.

Si vous recherchez un roman léger, passez votre chemin. Comme son nom l’indique, l’auteure nous dépeint ici un moyen âge très sombre. La superstition, la violence des personnages, la misère des villageois, l’aveuglement religieux, mettent parfois mal à l’aise mais impriment surtout au récit une atmosphère angoissante.

Le clergé en prend pour son grade car Karen Maitland attribue au prêtre, au commissarius et à l’évêque des sentiments peu chrétiens et mêmes criminels, sans doute proche de la réalité d’ailleurs même si on ne doit pas généraliser leurs pratiques.

J’ai dévoré ce roman d’aventures brossé dans un contexte médiéval où la destinée des femmes était avant tout une destinée de soumission. Quelle bonne idée d’avoir mis en scène une communauté de béguines venues de Flandre, fortes, émancipées et conquérantes face aux archaïsmes d’un village écartelé entre rites violents et luttes de pouvoir.

Des héroïnes horripilantes ou attachantes mais que j’ai trouvé très intéressantes et qui donnent envie d’en savoir plus sur ces communautés de religieuses laïques du nord de l’Europe qui ont connu leur apogée du XIIème au XIVème siècle.

Un roman historique bien documenté et réussi, qui donne tour à tour la parole aux différents protagonistes de l’histoire : la servante Martha, Béatrice l’une des béguines, Agatha la fille du seigneur, le père Ulfrid et la petite Pisseflaqueete, qui nous donnent à voir les mêmes événements sous différents angles. Un procédé toujours très intéressant lorsqu’il est bien mené comme c’est le cas ici.

Entre réalité et légendes, superstitions et foi, cruauté et compassion, Karen Maitland nous livre ici un roman médiéval de grande qualité, bien documenté, foisonnant et intéressant, très abouti et qui m’a beaucoup plu, bien que je ne sois pas spécialement attirée par cette époque, ce n’était donc pas gagné d’avance.

Si vous aimez la période médiévale, vous allez être comblée par Les âges sombres de Karen Maitland, le récit, remarquable, nous plonge vraiment dans l’atmosphère du Moyen-Age.

Un grand merci à Belette qui m’a accompagné dans ma lecture et qui a adoré aussi, vous pouvez retrouver son avis ici.

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Être mère célibataire, ce n’est vraiment pas un job de tout repos ! Robin se sent comme une Wonder Woman devant jongler entre toutes ses obligations de « femme parfaite ». Il faut déposer à l’heure sa merveilleuse fille à l’école, être souriante au boulot, compatir sagement aux problèmes de sa meilleure amie…
Une vie bien remplie qui n’empêche pas la jeune maman de ressentir un grand vide dans son existence. Il est temps pour Robin de changer. Et cela commence par trouver un compagnon parfait… ce qui est plus facile à dire qu’à faire. D’autant que les rencontres en ligne sont totalement désespérantes !
Un peu de courage et l’aide de ses copines : voilà ce qu’il faut à Robin pour se lancer dans l’aventure d’une nouvelle vie…

Robin Wilde est une mère célibataire à qui tout semble sourire : elle est géniale dans son travail, sa meilleure amie Lacey l’adore, tout comme sa fille, la petite Lyla Blue et sa tante Kath.

Mais derrière le masque que Robin met avec soin tous les jours, les choses ne sont pas si simples, Robin n’est pas très heureuse et se sent seule. Elle a du mal à s’intégrer parmi les mamans de l’école privée qui semblent toutes si parfaites.

Les rencontres en ligne sont totalement désespérantes mais elle rêve plus que tout de partager à nouveau la vie de quelqu’un. Après 4 ans, 2 mois et 24 jours de célibat, elle décide de changer de vie et de prendre enfin son destin en main…

Un peu plus que parfait est le premier roman de Louise Pentland, vlogueuse, blogueuse et youtubeuse mode et beauté très connue en Angleterre.

Vous le savez, la romance n’est pas ce que j’aime le plus mais cela reste un genre que j’apprécie lorsqu’elle est bien faite. Ici, l’auteure a bien rempli son cahier des charges, a coché toutes les cases, mis les ingrédients que requiert une romance pour qu’elle soit réussie et pourtant, j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à cette histoire qui ne sort pas des sentiers battus.

La faute à l’héroïne de ce récit qui m’a beaucoup agacée. Bien qu’il lui manque l’amour, Robin a tout pour être heureuse. Un métier qu’elle adore, dans lequel elle excelle et où on l’on reconnaît ses qualités professionnelles. Une petite fille en bonne santé absolument adorable. Une tante qui se met en quatre pour lui faire plaisir. Et une meilleure amie qui est toujours là pour elle. Cerise sur le gâteau, elle est plutôt bien faite de sa personne.

Et malgré tout cela, Robin geint, se plaint à longueur de temps, s’enfonce dans un spleen et un mal-être qui, honnêtement, n’a pas lieu d’être. Certes, elle se sent seule et a envie d’avoir une épaule sur laquelle se reposer, mais cela ne justifie pas pour moi cette dépression dans laquelle elle s’enfonce dès qu’une petite contrariété pointe le bout de son nez. Je l’ai trouvé beaucoup trop centrée sur elle-même et franchement cela m’a horripilé.

Ce gros point négatif mis à part, Un peu plus que parfait est une romance qui se lit bien même si vous l’avez compris, elle ne m’a pas emballé plus que cela. Louise Pentland a une plume fluide qui n’est pas désagréable à lire et les personnages secondaires, contrairement à l’héroïne, m’ont beaucoup plu et se sont révélés plutôt attachants.

La tante Kath, une vraie tornade, qui n’a de cesse d’aider sa nièce et qui est bien mal récompensée en retour. La petite Lyla Blue que j’ai trouvé cute à souhait, très mature pour son âge, parfois plus que sa maman. Ses amies Lacey, Gillian et Finola, toujours prêtes à remonter le moral toujours dans les chaussettes de Robin.

Vous l’aurez compris, cette romance fut un moment de lecture sympathique qui ne restera pas dans mes annales ni dans ma mémoire très longtemps mais si vous êtes à la recherche d’une lecture détente qui fait le job, pour la plage, pourquoi pas ?

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture détente !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Qui oserait arriver en retard à l’accouchement de son propre fils, le cou plein de traces de rouge à lèvres ? Adam apparemment. Pour Jess, la coupe est pleine. Elle le quitte.
Dix ans plus tard, pour exaucer l’un des derniers souhaits de sa mère, atteinte d’une maladie dégénérative, Jess accepte d’emmener William passer du temps en France avec son père, désormais l’heureux propriétaire d’un magnifique relais château près de Sarlat. Pendant toutes ces années, Adam ne s’est jamais vraiment intéressé à l’enfant.
Jess a donc une mission : faire en sorte qu’Adam et William nouent une vraie relation. Et, de préférence, en évitant de retomber amoureuse de son ex – la vie est déjà bien assez compliquée comme ça !

Dix ans après avoir mis fin à sa relation avec son grand amour Adam parce que celui-ci a raté la naissance de son fils William et arrivé la maternité, le cou plein de traces de rouge à lèvres, Jessica, sur la demande de sa mère, en phase terminale de la maladie de Huntington, accepte d’emmener William, en vacances en Dordogne auprès de son père, désormais l’heureux propriétaire d’un magnifique relais château.

Pendant ces dix dernières années, Adam a été un père absent et ne s’est jamais vraiment intéressé à son enfant, laissant Jess gérer son éducation et son bien-être, se contentant de verser une pension alimentaire. Jess ne se fait pas trop d’illusion sur Adam mais espère que ces vacances permettront au père et au fils de se rapprocher et d’éveiller peut-être enfin la fibre paternelle d’Adam.

Mais dès leur arrivée, Jess s’aperçoit qu’Adam est très pris par son travail et sa nouvelle petite amie Simone et n’a prévu aucune activité en commun avec William…

Toi, moi et tout le reste est le premier roman de Catherine Isaac, plus connue pour ses romances sous le pseudonyme de Jane Costello, tous des best-sellers en Angleterre. Dans ce roman, on suit Jessica, une jeune trentenaire qui force le respect car non seulement elle jongle entre son job et son fils qu’elle élève seule mais elle s’occupe aussi beaucoup de sa maman atteinte d’une maladie dégénérative mortelle : la maladie de Huntington que je ne connaissais que de nom et que j’ai véritablement découvert ici.

Notre héroïne n’a donc pas le temps pour une vie amoureuse d’autant que cette maladie héréditaire plane sur elle et son avenir. Elle n’a pas vraiment tourné la page ni fait le deuil de son histoire d’amour avortée avec Adam et dès son arrivée, elle ne peut s’empêcher d’être sous le charme. Mais se laissera-t-elle pour autant convaincre de donner une nouvelle chance à Adam ? Vous le saurez en lisant ce roman.

Si l’histoire n’a rien d’original à première vue, je l’ai pourtant beaucoup aimé, sans doute parce que je me suis pas mal reconnue dans cette maman solo forte, portant à bout de bras ses responsabilités, préoccupée par son fils et que la belle relation qui unit Jess à William, me rappelle celle que je vis avec mes propres fils.

Ce qui m’a également beaucoup plu, c’est que sous couvert d’une histoire feel good plutôt légère, Catherine Isaac aborde avec beaucoup de justesse la parentalité et surtout cette terrible maladie de Huntington qui peu à peu emprisonne le malade dans son corps, le condamnant à une mort certaine et laissant l’entourage totalement désarmé.

J’ai aussi beaucoup aimé les deux amies de Jess qui l’accompagnent pendant ses vacances, l’une célibataire workaholic ne trouvant pas chaussure à son pied et la seconde, débordée par sa famille nombreuse et qui peine à retrouver une vraie vie de couple avec son mari.

A elles trois, elles symbolisent bien les femmes d’aujourd’hui qui mènent une vie sous pression, devant jongler entre job, enfants et vie amoureuse.

Toi, moi et tout le reste (vous comprendrez ce titre énigmatique au cours de la lecture) est une histoire tantôt drôle et pétillante, tantôt émouvante et poignante que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir.

Des personnages attachants, beaucoup d’émotions, la complexité des relations familiale, la maladie, l’amour et l’amitié sont traités avec justesse et sans sensiblerie.

Vous l’aurez compris, cette histoire m’a tenu en haleine et les thématiques m’ont intéressée, je ressors de ma lecture sous le charme et je ne peux que vous inviter à la découvrir à votre tour.

Un grand merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture, j’ai adoré !

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