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Archive for the ‘Littérature anglaise’ Category

Peter Mayle, né en Angleterre, a fait carrière dans la publicité à New York et Londres. Amoureux de la Provence, il décide en 1988 de s’y installer. Il décède en 2018 à Aix-en-Provence, après avoir écrit une dizaine de livres dont la plupart se passent dans sa région d’adoption.

À Ménerbes, petit village du Luberon, la vie se poursuit sans beaucoup de changements pour Peter Mayle et son épouse. Les us et coutumes des Provençaux sont encore obscurs et étonnants pour notre ancien publicitaire anglais.

À la terrasse du Café du Progrès, au milieu des vignes ou sur les marchés aux truffes, des personnages réjouissants nous entraînent à la découverte des subtilités de leur région.

Au début de l’été, j’avais découvert Une année en Provence qui m’avait beaucoup plu et avant que l’été ne se termine, je voulais absolument lire Provence toujours qui en est la suite directe.

Si le premier opus nous racontait par le menu l’installation de Peter Mayle et de son épouse à Ménerbes et les travaux épiques et pleins de drôlerie de leur maison, l’auteur est désormais provençal à l’année et il nous offre ici des moments de vie bien agréables.

Au fil des pages, on plonge dans les années 80, à une époque où l’on payait encore en francs. Cette petite bouffée de nostalgie fut bien sympathique et je l’ai lu avec plaisir.

Dans un style inimitable mêlant humour et tendresse, Peter Mayle, journaliste anglais de profession, nous peint les saveurs d’un village du Luberon : Amédée et ses formules chantantes, la truffe et les délices de la table, l’énergie chaleureuse des terrasses de café, la sieste et le bon vin…

Touchant parfois au conte, cette chronique est une succession de tableaux qui nous ramènent avec plaisir dans l’atmosphère d’Une année en Provence. Les situations sont amusantes et décrites avec cet humour typique anglais.

Peter Mayle, au gré de ses découvertes, revient sur des traditions ou des produits typiquement provençaux, donne ses bonnes adresses de marchés ou de restaurants, car le couple est curieux de culture provençale, a envie de s’intégrer dans son village, il sillonne donc la région.

Epicuriens en diable, Peter Mayle et sa femme sont toujours partants pour manger ou boire les spécialités locales, que l’on découvre nous aussi parfois et cela donne des pages particulièrement savoureuses à lire !

Si c’est une lecture agréable, je dois bien admettre que ce volume m’a un peu moins plu que le précédent, ma lecture s’est d’ailleurs étalée sur quinze jours car j’ai picoré ce livre par petits bouts, ce qui est plutôt bien adapté ici !

Et si vous aimez la Provence, je vous conseille les livres de Peter Mayle tant l’auteur parle si bien de cette belle région, vous ne serez pas déçu.e.s.

Un grand merci aux éditions Nil pour cette lecture provençale !

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Jenny Colgan, née en Écosse, est une romancière britannique qui a écrit de nombreuses comédies romantiques. Elle est surtout connue en France pour sa trilogie La Petite Boulangerie du bout du monde (Prisma) et pour Le Cupcake Café. Une Saison au bord de l’eau est le premier volet d’une nouvelle série.

Lorsque la bibliothèque de quartier où elle travaille ferme ses portes, la timide Nina se retrouve sur le carreau. « Austérité budgétaire », ont-ils tranché là-haut : on regroupe tout en centre-ville, avec zone multimédia et « pôle d’activités ».

Tout l’inverse de sa vocation, en somme, qui est d’aimer les livres et de les conseiller. Alors pour la première fois en 29 années d’existence, Nina prend une décision : tout plaquer.

Acheter un gros van et, munie d’un stock de vieux bouquins, conduire sa propre librairie itinérante. Direction les Highlands où l’attendent, peut-être, les jours heureux…

L’été venu, j’aime beaucoup me plonger dans les romans de Jenny Colgan que je trouve très dépaysants. Ces dernières années, j’avais beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du mondeLe cupcake café et Une saison au bord de l’eau, il était temps pour moi de découvrir son autre trilogie avec son premier tome : La librairie des jours heureux.

Les avis que j’avais lus jusqu’ici étaient plutôt mitigés et je suis entrée dans cette histoire avec quelques appréhensions vite balayées au bout de quelques pages : la magie Jenny Colgan a encore opéré sur moi, décidément cette autrice ne me déçoit jamais !

J’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui fait le sel de ses autres récits : une île sur laquelle on a envie de débarquer, des habitants attachants dont on aurait envie de se faire des amis, des livres et une love story !

La trajectoire de Nina est intéressante même si on pourra reprocher à l’autrice de ne pas avoir mis d’écueils sur son parcours, tout se combine à merveille pour que sa librairie cartonne dès son démarrage.

Une mécanique connue, sans grande surprise, mais ça marche : on plonge dans ce livre et on n’a qu’une envie… lire le 2eme tome l’été prochain.

Cette nouvelle trilogie n’est pas axée sur les gâteaux, pains et viennoiseries mais sur les livres, l’amour de la lecture et les fêtes écossaises, ce qui n’a pu que me ravir même si je suis aussi une grande gourmande, je préfère les livres à la pâtisserie.

Comme toujours, l’autrice aborde avec tact des sujets plus graves comme le divorce, le quotidien des agriculteurs et leur difficulté à vivre de leur production, l’écologie, la pauvreté, l’immigration…

Une histoire fraîche et romantique que j’ai dévoré au bord de l’eau et qui plaira aux lecteurs.rices de Jenny Colgan et aux amoureux des livres dont je fais partie.

Elle ne sort certes pas des sentiers battus si on la compare à ses précédents romans mais j’aime lire ses romans doudous pleins de charme l’été venu, je passe toujours un très chouette moment de lecture.

Et vous, vous aimez Jenny Colgan ?

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Née dans un petit village du Kent, Jennifer Ryan a été éditrice à Londres avant de partir à Washington avec sa famille. Plusieurs de ses nouvelles ont été publiées dans des revues littéraires. Après La Chorale des dames de Chilbury, succès international, Les Recettes des dames de Fenley est son deuxième roman aux Editions Albin Michel.

Epuisée par le conflit, ravagée par le Blitz, confrontée à une terrible pénurie alimentaire, l’Angleterre de Churchill invite les ménagères à participer à un concours de cuisine via les ondes de la BBC. La gagnante deviendra la première femme à coanimer une émission radiophonique.

Lancées à corps perdu dans la compétition, quatre participantes de Fenley, Audrey, Gwendoline, Zelda et Nell, vont révéler des trésors d’habileté et de ruse. Car l’enjeu est de taille, et ce concours, qui avait pour but de resserrer la communauté, risque de la diviser…

Prenez des femmes déterminées, des prisonniers de guerre et des hommes malveillants, ajoutez quelques recettes spéciales rationnement, saupoudrez d’une bonne dose d’humour typiquement british et d’une pincée d’émotion et vous obtenez Les recettes des dames de Fenley !

Après le succès de La Chorale des dames de Chilbury, Jennyfer Ryan nous ouvre l’arrière-cuisine de la Seconde Guerre mondiale et c’est un régal !

Roman choral, le récit est mené par Audrey, une mère de trois garçons, veuve, qui a du mal à joindre les deux bouts. Puis, Lady Gwendoline prend le relai : elle est la sœur cadette d’Audrey. Elle semble avoir conçu un mariage réussi, mais les apparences sont parfois bien trompeuses.

Nous avons ensuite Nell, la jeune employée de cuisine, balbutiante, fébrile. Et enfin, la cheffe Zelda Dupont, enceinte de son premier enfant mais pas mariée, écrasante de supériorité et d’expériences.

Si j’avais beaucoup aimé La chorale des dames de Chilbury, j’ai a-do-ré celui-ci ! Jennifer Ryan connait bien la période de cette seconde guerre mondiale et du Blitz, elle a fait des recherches incroyables pour nous proposer un récit inspiré de faits réels ! Il y a réellement eu un concours et des dames missionnées par le ministère du rationnement, vantaient ses recettes à base de produits rationnés.

L’histoire est vraiment intéressante. Ici les femmes sont aux manettes des fourneaux et de l’histoire et l’on peut mesurer la difficile tâche que fut celle de nourrir sa famille en temps de guerre, alors que les maris sont au front et que l’argent et les vivres manquent.

Audrey, Gwendoline, Nell et Zelda vont devoir faire preuve d’ingéniosité et d’astuces pour concocter une entrée, un plat et un dessert réalisables par toutes les ménagères avec des produits facilement trouvables, ce qui est loin d’être une mince affaire.

Jennifer Ryan met vraiment en avant le rôle de ces femmes qui devaient faire avec les moyens du bord pour régaler leurs familles. On les voit évoluer au fil des échanges, mûrir, prendre de l’assurance, se révéler.

Et cerise sur le gâteau, on assiste à l’élaboration des recettes, ce qui en fait un merveilleux roman culinaire ! Au-delà de cette trame purement historique, l’autrice aborde le deuil, le marché noir, les violences conjugales, la grossesse, l’amour…

Il est beaucoup question ici de sororité et d’entraide féminine. Car si, au départ, tout les oppose ou presque, le sort va faire qu’elles vont au fur et à mesure se rapprocher et s’entraider, et j’ai beaucoup aimé cet aspect.

Les différentes protagonistes vont peu à peu fendre l’armure et se révéler très attachantes, chacune dans leur genre. Je serai d’ailleurs bien en peine de vous dire laquelle j’ai préféré mais elles m’ont toutes beaucoup émue.

Je ne peux que vous recommander ce roman pour lequel j’ai eu un gros coup de coeur. Si vous aimez les romans qui ont pour cadre la seconde guerre mondiale ou ceux qui mettent en valeur les femmes, il ne peut que vous plaire !

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Auteure de plus de soixante romans, Mary Balogh a reçu de nombreuses récompenses, dont le Romantic Times Career Achievement Award. Spécialiste des romances historiques Régence anglaise, elle a publié de nombreuses séries parmi les plus célèbres : La saga des Bedwyn ou La famille Huxtable.

De passage dans une auberge malfamée, le vicomte Kincade est attaqué par des malandrins. Mais le drame vire au burlesque quand une espèce de furie en chemise de nuit met les voleurs en déroute à grands coups de parapluie.

Le vicomte est mortifié. Quoi de plus humiliant pour un gentleman que d’être défendu par une faible femme ? Il va être la risée du Tout-Londres quand l’histoire se saura !

Et le pire reste à venir, car en guise de remerciement la pétulante Daisy lui demande de lui ouvrir les portes de la bonne société. Impossible de refuser sans passer pour un goujat.

Voilà donc notre vicomte coincé avec cette femme exaspérante ! horripilante ! Et adorable…

Cet hiver, j’ai donc jeté mon dévolu sur La dernière valse de Mary Balogh, et cet été, j’ai voulu renouer avec sa plume et un autre de ses romans, La lady au parapluie noir. Et une fois encore, je n’ai pas boudé mon plaisir, bien au contraire !

Une intrigue qui ressemble à celle entre Anthony Bridgerton et Miss Sharma car Daisy, 25 ans mais qui en fait à peine 20, s’est mise en tête de rester célibataire mais joue les chaperons pour sa soeur, qu’elle compte bien marier au plus beau parti de Londres.

Forcément, les choses ne vont pas se passer comme elle l’entend, au grand dam du vicomte Kincade qui croise sans arrêt Daisy, partout où il va ! Il a beau la trouver horripilante, il s’aperçoit qu’elle aussi diablement jolie et qu’elle va bientôt peupler ses rêves les plus sensuels.

Au-delà de l’histoire d’amour, qui on le sait, finira bien, Mary Balogh nous propose une romance dans un cadre Regence où les bals se succèdent et où les scandales en sont le point d’orgue. Les différents protagonistes sont attachants et il y a une bonne dose d’humour !

Daisy est une jeune femme indépendante, qui sait ce qu’elle veut et se moque du quand dira-t-on comme d’une guigne ! Autant dire qu’elle détonne dans cette société policée où une femme n’est pas censée faire de vagues mais montrer son joli minois et ses bonnes manières tout au long de la saison pour se faire passer la bague au doigt.

Très peu pour notre héroïne atypique qui ose se battre, voler à la rescousse du vicomte pris au cœur d’une bastonnade ou d’un chien sur le point de se faire écraser par un tilbury, quand il ne s’agit pas de défendre une prostituée contre son client fortuné, j’en passe et des meilleurs et c’est follement drôle !

Une lecture très divertissante qui m’a fait bien rire et dans laquelle on retrouve les codes de la romance, de l’époque Regency avec les bals, les visites, les demandes en mariage et les amours contrariés. Une histoire que je vous recommande vivement si vous êtes en quête d’une lecture légère, vous ne serez pas déçu.e.s !

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Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Peter Mayle, né en Angleterre, a fait carrière dans la publicité à New York et Londres. Amoureux de la Provence, il décide en 1988 de s’y installer. Il décède en 2018 à Aix-en-Provence, après avoir écrit une dizaine de livres dont la plupart se passent dans sa région d’adoption.

Récemment installé avec sa femme dans un mas provençal à Ménerbes, l’écrivain anglais Peter Mayle nous fait visiter avec un oeil neuf cette région pittoresque.

Bouillabaisse, accent chantant, aïoli, chasse, soleil… En douze chapitres qui égrènent les douze mois de l’année, tous les clichés associés à cette terre traversée par le mistral sont étudiés et commentés par l’auteur avec un humour décapant.

Publiée en 1989 et bientôt suivie de deux autres volumes, Une année en Provence est une chronique malicieuse, devenue un best-seller international.

Au fil des pages, on plonge dans les années 80, à une époque où l’on payait encore en francs. Cette petite bouffée de nostalgie fut bien sympathique et je l’ai lu avec beaucoup de plaisir.

Dans un style inimitable mêlant humour et tendresse, Peter Mayle, journaliste anglais de profession, nous peint les saveurs d’un village du Luberon : Amédée et ses formules chantantes, la truffe et les délices de la table, l’énergie chaleureuse des terrasses de café, la sieste et le bon vin…

Véritable paradoxe entre le mode de vie anglais et la fantaisie provençale, l’auteur nous compte deux mondes apparemment opposés, mais qui finissent par composer un duo harmonieux.

Très bien écrit, jubilatoire, Peter Mayle nous montre à travers ce livre combien il a tout compris de l’âme méridionale, son accent, ses spécialités, ses lenteurs, sa richesse et sa légendaire belle humeur.

Il y a certes des clichés concernant la France (la fameuse baguette de pain, le vin, le pastis, la nourriture..) mais l’auteur nous décrit, à travers de nombreuses anecdotes, son attachement sincère à ce lieu et à ses habitants.

Toutes les personnes qui traversent ces chroniques de janvier à décembre sont hautes en couleurs et l’auteur nous les rend sympathiques sous sa plume.

Cette chronique de la première année en Provence de Peter Mayle et son épouse est une véritable invitation au voyage qui sent bon le Sud et qui donne sacrément envie de faire ses valises pour découvrir le Luberon.

Un grand merci aux éditions Nil pour cette lecture méridionale !

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Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Née à Édimbourg, diplômée d’Oxford, Elizabeth Macneal a travaillé quelques années à la City avant de se consacrer à l’écriture. Après le succès de La Fabrique de poupées, Le Cirque des Merveilles est son deuxième roman.

Angleterre, 1866. Nell vit rejetée de tous à cause des taches de naissance qui constellent son corps. Lorsque le Cirque des Merveilles de Jasper Jupiter plante son chapiteau non loin de chez elle, son existence bascule : son père la vend au propriétaire comme nouveau phénomène de foire.

Contre toute attente, la jeune fille voit son horizon s’élargir. Elle se lie d’amitié avec les autres artistes et se prend d’affection pour Toby, le  » photographiste « . Elle qui n’a connu que l’obscurité entre enfin dans la lumière et c’est un véritable triomphe.

Mais que lui arrivera-t-il le jour où son succès menacera d’éclipser celui de l’homme qui l’a achetée ?

Le cirque des merveilles signe mes retrouvailles avec Elizabeth MacNeal. J’avais eu un gros coup de coeur pour La fabrique des poupées, il n’en est malheureusement pas de même pour son second roman qui, pour moi, souffre d’un gros manque de rythme.

Vous le savez j’aime beaucoup les romans historiques et spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et d’un point de vue historique je me suis régalée d’autant que le récit a lieu dans un cirque de freaks, des attractions qui plaisaient beaucoup à cette époque : femme à barbe, géante, etc, un thème plutôt original et qui amène à réfléchir.

Notre héroïne Nellie Moon est une jeune fille dont la peau est couverte de taches, de la tête aux pieds, comme celle d’un léopard. Seul son frère Charlie l’accepte telle qu’elle est mais son père et les villageois lui font bien comprendre à quel point elle est monstrueuse.

Le jour où son père la vend à Jasper Jupiter, patron du cirque des merveilles, sa vie change de tout au tout. De monstre, elle devient une véritable vedette et elle va découvrir qu’elle aime susciter tous ces regards.

Au milieu de ces freaks, elle va trouver une place privilégiée, remplissant les caisses du cirque, suscitant même l’intérêt de la reine Victoria en personne. Même si j’ai trouvé sa trajectoire intéressante, notamment parce que Nellie va trouver le moyen de s’émanciper et de devenir quelqu’un grâce à ses tâches, je ne me suis à aucun moment attachée à elle.

Pour autant, si l’histoire s’en était cantonnée à ça, cela m’aurait amplement suffi. Mais l’autrice donne tour à tour la parole à Nellie, à Jasper Jupiter et à Toby son frère, qui ont fait la guerre de Crimée, nous abreuvant de souvenirs passablement ennuyeux et qui, pour moi, n’apportent rien au récit.

Sur le papier, ce roman avait véritablement tout pour me plaire mais l’autrice prend trop de temps pour tisser son récit, tout au long du roman il ne se passe pas grand chose et même si j’ai apprécié m’immerger dans le quotidien de ce cirque, mon manque d’attachement pour les personnages et pour les évènements bien trop longs à arriver, m’ont déçue.

C’est loin d’être un mauvais roman car il est très bien écrit et documenté mais je me suis peu à peu désintéressée de cette histoire trop lente, trop longue pour moi hélas.

Un grand merci à Babelio et aux Presses de la cité pour cette lecture.

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Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Diplômée de Cambridge, Tracy Rees a travaillé dans l’édition pendant huit ans avant de se tourner vers la psychologie. Après L’Oiseau des neiges, qui a connu un vif succès dans le monde entier, Le Manoir aux roses est son second roman traduit en français. Elle partage aujourd’hui sa vie entre Londres et le sud du pays de Galles où elle est née.

1895, Londres. Dame de compagnie d’Abigail Finch ! Pour Mabs Daley, habituée à trimer chaque jour aux canaux où elle décharge sans relâche les barges pour nourrir ses frères et soeurs, un emploi de domestique dans le quartier huppé de Hampstead est une opportunité de rêve. Elle aura sa propre chambre, des repas réguliers et un salaire qui dépasse l’entendement.

Mais derrière les lourdes portes de la somptueuse demeure, la jeune femme découvre un univers inquiétant, dominé par les accès de colère de sa nouvelle patronne, atteinte d’une obscure maladie, et les rumeurs du scandale qui aurait forcé les Finch à quitter Durham précipitamment.

Peu à peu, elle se prend pourtant d’affection pour la cadette de la maisonnée et se lie d’amitié avec Olive Westallen, une jeune bourgeoise du voisinage éprise de liberté. Jusqu’au jour où elle devra choisir entre conserver la sécurité offerte par sa nouvelle condition et tenter de sauver la famille Finch des secrets qui la rongent de l’intérieur…

Le manoir aux roses signe mes retrouvailles avec la talentueuse Tracy Rees dont j’avais adoré L’oiseau des neiges, il y a près de six ans déjà ! Avec ce nouveau roman, l’autrice nous propose une histoire où la sororité et l’espoir dominent, portée par une magnifique galerie de personnages.

Roman choral, Tracy Rees donne tour à tour la parole à Mabs, Olive, Ottilie et Abigail dont on suit la trajectoire tout au long du roman. Des destins de femmes dans l’Angleterre victorienne avec des secrets de famille, c’est pile tout ce que j’aime et je ressors de cette lecture, totalement conquise !

Conquise par l’histoire et les thèmes qu’elle charrie : la place des femmes dans la société victorienne, l’aliénation des femmes, l’emprise des hommes sur les femmes qui tiennent leurs destins dans leurs mains, l’éducation des filles, le célibat, le divorce…

Tracy Rees parvient à restituer avec aisance cette réalité de l’époque, notamment cette condition féminine, elle montre qu’à cette époque, hors de vie sans mariage et sans enfants. Et nos héroïnes vont se battre pour prendre leur avenir et leur bonheur en main.

Conquise aussi par les personnages féminins représentant plusieurs strates de la société : Mabs, pauvre et illettrée, dame de compagnie d’Abigail Finch. Cette dernière, présentée comme malade des nerfs selon son époux, ne quitte jamais sa chambre et malmène Mabs qu’elle voit comme sa gardienne aux ordres de son mari.

Olive, issue d’une très riche famille, versée dans les sciences, a choisi le célibat mais ne veut pas passer à côté de la maternité, alors elle adopte une fillette. C’est une jeune femme étonnante, altruiste qui défend des idées progressistes. Et Ottilie, douze ans, fille d’Abigail, qui va se lier d’amitié avec Olive et Mabs et qui veut aller à l’université, shocking !

Mabs, Abigail, Otty et Olive vont nous révéler leur caractère déterminé et généreux dans cette histoire surprenante les mettant toutes à l’épreuve. Elles prennent chacune la parole dans des chapitres courts qui rythment impeccablement l’histoire, nous plongeant alternativement dans leurs pensées et univers respectifs.

On se rend compte que dans société victorienne, régie par l’importance de la naissance, les classes et les codes sociaux d’une rigidité extrême, mieux vaut être bien née pour avoir une chance d’exister et d’être respectée même si les mieux nées n’échappent pas forcément à leur condition ni à leurs devoirs.

Ce roman met particulièrement à l’honneur l’importance de l’éducation pour les femmes, un thème qui s’immisce tout au long du récit. Il met brillamment en scène la sororité et l’amitié inconditionnelle de femmes soumises à la volonté de la société ou à l’emprise des hommes, qui, en s’entraidant, vont parvenir à faire bouger les lignes.

Des héroïnes tout à fait lucides sur leurs ambitions qui leur donnent le courage d’avancer que j’ai adoré suivre de la première à la dernière page de ce roman fleuve sans longueurs ! Je vous le conseille vivement !

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Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Clare Pooley a travaillé vingt ans dans la publicité avant de se lancer dans l’écriture. Le Fabuleux Voyage du Carnet des Silences, son premier roman, a créé un enthousiasme international avant même sa publication.

Monica a abandonné sa carrière d’avocate pour réaliser son rêve : ouvrir un café sur Fulham Road. Le jour où un de ses clients oublie son carnet sur une table, elle ne peut s’empêcher de le lire.

Les premières pages lui révèlent la confession de Julian Jessop, un artiste excentrique, âgé de soixante-dix-neuf ans qui exprime toute sa tristesse et sa solitude depuis la mort de sa femme.

Touchée par cette idée de révéler des sentiments intimes à des inconnus, Monica décide de continuer le carnet avant de le déposer dans un bar à vin.

Au risque de voir son destin bouleversé de manière inattendue…

Le fabuleux voyage du carnet des silences est ma huitième lecture pour le Grand prix des lecteurs Pocket. Le premier roman de Clare Pooley me tentait depuis sa parution en grand format l’an dernier, je suis donc ravie de l’avoir enfin lu d’autant qu’il m’a beaucoup plu.

C’est un feel-good book comme je les aime avec un point de départ original : un carnet intime qui passe de mains en mains et bouleverse chacun de ses propriétaires et qui va les lier entre eux. Et dans ce carnet, tous vont se livrer sans fard et en totale sincérité, bien loin parfois de l’image qu’ils renvoient.

Si ce roman peut sembler léger de prime abord, il est bien plus profond car il s’ancre bien dans les maux de notre société actuelle : célibat, maternité, deuil, crise conjugale, réseaux sociaux, addiction… des thèmes intéressants et bien traités.

Roman choral, Clare Pooley donne tour à tour la parole à celles et ceux qui écrivent dans le carnet : Julian le peintre fantasque, Monica qui voit son horloge biologique tourner, Hazard un trader addict à la drogue et à l’alcool, Alice qui semble mener une vie de rêve entre son mari CSP+ et son bébé si on en croit ses publications Instagram mais dont la réalité est toute autre et Riley le surfer australien sur qui tout semble glisser.

Les personnages peuvent sembler stéréotypés au départ voire un peu clichés mais heureusement, ils se révèlent bien plus complexes au fil du récit et à mesure que l’intrigue se développe. De l’amitié et de la solidarité vont se nouer entre tous ces personnages qui deviennent une grande famille.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, l’ambiance so british qui s’en dégage. Clare Pooley met en avant des thèmes qui peuvent parler à la grande majorité d’entre nous. Il y a de l’émotion, de l’humour, de la générosité et de l’entraide, de quoi passer un bon moment de lecture !

Pour ma part, je n’ai pas vu passer les quelques 500 pages de ce roman que j’ai très vite avalées, je guetterai donc la prochaine parution de l’autrice !

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Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Autrice britannique à succès, Holly Hepburn a publié chez le célèbre éditeur Simon & Schuster plusieurs séries qui ont rencontré un large public. 

Le plus beau des cinémas est toujours celui de son enfance. Il faut dire que le Palace, avec sa belle façade Art déco décatie et sa vue imprenable, est une merveille en soi.

Si Gina, trentenaire londonienne, l’aime tant, c’est aussi que le hall abrite la gelateria de ses grands-parents. Or, tout comme le cinéma, la boutique menace de fermer ses portes.

De retour en Cornouailles, la jeune femme compte bien mettre à profit cette parenthèse pour les rénover. Et, pourquoi pas, relooker sa vie ! Glaces à l’italienne et fauteuil pour deux… Demandez l’programme !

Le cinéma de rêve face à la mer est ma cinquième lecture pour le grand prix des lecteurs Pocket et signe mes retrouvailles avec Holly Hepburn que j’avais découverte avec son premier roman, Les nuits enneigées de Castle Court.

Si l’histoire n’est pas inoubliable et a franchement un air de déjà vu, ce feel-good book se lit avec plaisir même si je reste sur ma faim car c’est un tome un, ce que je ne savais pas du tout, la suite sera publiée chez Pocket en octobre.

Gina est une jeune cheffe d’entreprise londonienne qui revient dans la ville où elle a passé tous ses étés en compagnie de ses grands-parents glaciers d’origine italienne.

Elle va retrouver Ben avec qui elle passait toutes ses vacances et on se doute qu’ils vont très vite tomber dans les bras l’une de l’autre car leurs conjoints respectifs, un promoteur immobilier qui pense qu’aux profits et une blonde glaciale, qui joue les V.I.P.

Une petite ville du bord de mer des Cornouailles, Polwhipple, des personnages attachants, des habitants solidaires, un cinéma et une gare à rénover, une entreprise de glace à faire tourner, des recettes de cuisine à vous en faire saliver, quelques références aux grands classiques du cinéma, et of course de l’amour et de l’amitié, voilà les atouts de ce court roman que j’ai lu en une journée, preuve que le récit proposé par Holly Hepburn m’a tout de même bien ferrée.

Notre duo de héros est attachant et je les retrouverai avec plaisir dans le tome 2 car même si ce roman ne sort guère des sentiers battus, j’ai bien aimé l’atmosphère très coocooning et gourmande et l’entraide qui anime cette petite ville.

Une lecture détente sympathique à découvrir au bord de la piscine ou de la plage !

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Lu dans le cadre du Mois anglais 2022

Née en Angleterre, Julia Chapman a exercé comme professeur d’anglais au Japon, en Australie, aux États-Unis et en France. Elle a même dirigé une auberge dans les Pyrénées avec son mari pendant six ans. Aujourd’hui, elle habite dans les vallons du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, dont les paysages si typiques lui ont inspiré sa série de romans, Les Détectives du Yorkshire.

Depuis le départ de son mari Jacques, Josette s’occupe seule de l’épicerie de Fogas. Et si les habitants de cette petite commune pyrénéenne ont des réclamations à faire sur la fraîcheur de ses baguettes, eh bien qu’ils osent ! Josette tient à son commerce comme à la prunelle de ses yeux.

Mais l’arrivée de Fabian, son neveu parisien, va la bouleverser. Propriétaire de la moitié de l’épicerie, le jeune homme a fui la capitale et son travail dans la finance.

Plein d’idées et de bonne volonté, il veut tout moderniser. Mal lui en prend ! Un Parisien qui vient tout chambouler à Fogas ? Impensable…

Le retour du parisien est le second tome des Chroniques de Fogas. Cette série signée Julia Chapman n’est pas un cosy mystery, ici il s’agit de romans contemporains tout aussi sympathiques à lire que Les détectives du Yorkshire.

Humour, intrigues, querelles de clocher et personnages hauts en couleurs sont les principaux atouts de ce roman qui ne paie pas de mine mais que j’ai dévoré en 24 heures tant il m’a divertie.

J’ai souri à de nombreuses reprises face à ces querelles et j’ai eu plaisir à retrouver les personnages découverts dans le premier opus. Des personnages au caractère bien trempé qui peuplent ces petits villages de l’Ariège qui savent faire preuve de solidarité et passer outre leurs préjugés pour s’entraider.

Et l’on fait la connaissance ici de Fabian, un parisien qui va faire souffler un petit vent de nouveauté sur l’épicerie et sur le village, un personnage qui se révèle bien attachant.

Si le point de départ c’est l’arrivée de Fabian qui aspire à changer de vie et à retrouver ses racines, et les bouleversements qu’il va apporter dans la vie de Josette et des habitués de l’épicerie, l’autrice va en profiter pour introduire une autre thématique à son récit : les violences conjugales qui va apporter une tonalité un peu plus sombre.

Julia Chapman en profite aussi pour aborder la désertification des campagnes, les résidences secondaires vides 11 mois sur 12, le manque de commerces de proximité, la difficulté pour les habitants de se ravitailler, de conduire dans des vallées accidentogènes…

Et c’est plutôt bien fait car l’autrice a pu observer le quotidien de ces habitants puisqu’elle a vécu sur place quelques années et elle nous le restitue avec une certaine tendresse.

Un second tome réussi que je vous conseille si vous aimez Julia Chapman et ce que je vous en ai dit.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour cette chouette lecture.

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