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Archive for the ‘Littérature anglaise’ Category

Jenny Colgan, née en Écosse, est une romancière britannique qui a écrit de nombreuses comédies romantiques. Elle est surtout connue en France pour sa trilogie La Petite Boulangerie du bout du monde (Prisma) et pour Le Cupcake Café. Une Saison au bord de l’eau est le premier volet d’une nouvelle série.

À Mure, minuscule petite île écossaise, les nuits durent plus longtemps qu’ailleurs. Et celle de Noël, qui approche à grands pas, peut-être plus longtemps encore…

Déjà, une douce odeur de scones et de Christmas pudding s’échappe de la Seaside Kitchen. Mais, partout sur l’île, les inquiétudes s’amoncellent tel un ballet de flocons.

Alors que Joel, son tempétueux amoureux ne semble pas prêt à s’engager, Flora apprend une nouvelle qui va bouleverser sa vie.

Fintan et Colton profitent de leurs derniers moments ensemble, Saif de se nouvelle vie auprès de ses enfants, loin de la guerre syrienne…

La magie de Noël fera-t-elle son œuvre, au bord de l’eau ?

Après ma relative déception du tome 2 qui m’avait bien plombée tant je l’avais trouvé triste et morose, Noël au bord de l’eau m’a réconciliée avec cette série signée Jenny Colgan et je me réjouis d’ores et déjà de retrouver Mure à Noël prochain lorsque je lirai le tome 4 !

Vous le savez, j’aime beaucoup retrouver cette autrice deux fois l’an, en août pour mes vacances et en décembre pour ses histoires de Noël et je dois dire que la magie Jenny Colgan a encore opéré sur moi et que je me suis délectée de ce récit.

J’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui fait le sel de ses autres récits : une île sur laquelle on a envie de débarquer, des habitants attachants dont on aurait envie de se faire des amis, des love stories et de la gourmandise !

Une mécanique connue, sans grande surprise, mais ça marche : on plonge dans ce livre et on n’a qu’une hâte : découvrir tout ce qui attend nos protagonistes. Cette série se révèle est toute aussi savoureuse que les autres et ses gâteaux, pains et viennoiseries mettent sacrément l’eau à la bouche.

Comme toujours, l’autrice aborde avec tact des sujets plus graves comme le deuil, l’homosexualité, les relations fraternelles difficiles, le quotidien des agriculteurs et leur difficulté à vivre de leur production, l’écologie, la question des migrants…

Une histoire fraîche, romantique que j’ai dévoré une tasse de thé à la main et qui plaira aux lecteurs.rices de Jenny Colgan dont je fais partie.

Elle ne sort certes pas des sentiers battus si on la compare à ses précédents romans mais j’aime me plonger dans ces romans doudous pleins de charme et réconfortans, je suis sûre de passer un très chouette moment de lecture.

Et vous, vous aimez Jenny Colgan ?

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Joanna Bolouri a travaillé dans le secteur de la vente avant de choisir la carrière d’écrivain à l’âge de trente ans. Lauréate d’un concours d’écriture de comédie organisé par le BBC, elle travaille et écrit avec des humoristes, des scénaristes et des acteurs de comédie dans tout le Royaume Uni. Elle vit actuellement à Glasgow avec sa fille.

Quelques jours avant les fêtes de fin d’année, Nick Harris perd son prestigieux emploi dans un cabinet d’avocats et se voit contraint d’accepter un travail de Père Noël, perdant sa petite amie dans la foulée.

Il rencontre alors Alfie, un adorable petit garçon de cinq ans, qui souhaite pour Noël que sa mère, Sarah, soit de nouveau heureuse et cesse de pleurer son mari disparu trois ans auparavant. Attendri, Nick décide d’organiser un rendez-vous entre Sarah et son meilleur ami qui est célibataire, Matt.

Mais alors que Sarah et Alfie prennent une place de plus en plus importante dans la vie de Nick, celui-ci se rend vite compte que le bonheur naissant de Sarah et de Matt pourrait bien lui briser le coeur…

Christmas actually est une romance de Noël comme je les aime, à l’image d’Un jour en décembre que j’avais lu l’an dernier. L’histoire se déroule là aussi sur une année et que vous soyez des adeptes de la romance ou des lecteur.rices occasionnelles comme moi, cette belle histoire d’amour, sans mièvrerie, saura vous séduire de la première à la dernière page.

C’est une histoire romantique, tendre et drôle mais aussi émouvante avec des thématiques fortes comme l’amitié, la loyauté, le deuil, l’amour, la vie professionnelle, la parentalité, la dépression, le chômage…

Ce n’est pas à proprement parler une comédie romantique de Noël car seulement certains passages se déroulent à cette date mais c’est tant mieux car c’est bien plus que cela.

Cette histoire est vraiment touchante et très réaliste et pose une question : Comment faire pour choisir entre la femme qu’on aime et son frère de coeur ? Un choix impossible pour notre anti-héros au coeur d’or qui va taire l’amour qu’il a pour Sarah, persuadé qu’il ne peut la rendre heureuse comme elle le mérite et que c’est Matt qu’il lui faut.

Les personnages sont attachants, on a plaisir à les suivre tout au long du récit, fait de hauts et de bas, de moments joyeux et d’autres plus douloureux. La belle relation que noue Nick avec Alfie est très touchante, tout comme l’amitié à la vie à la mort entre Nick et Matt. J’ai aussi beaucoup aimé Sarah, cette veuve qui a peur de s’engager tant elle ne veut pas perturber son petit garçon.

La romance n’est pas le thème principal et les choses s’accélèrent un peu tard dans le roman mais j’ai savouré chaque page en compagnie de Nick, Sarah, Matt et Alfie.

La plume de Joanna Bolouri est fluide, les chapitres plutôt courts donnent envie d’aller toujours plus loin dans la lecture, les thèmes sont bien traités, j’ai vraiment passé un chouette moment et je vous conseille cette histoire pas guimauve du tout.

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Nommée par le Sunday Times  » Autrice de best-sellers « , Heidi Swain vit à Norfolk avec son mari et leurs deux enfants, ainsi que leur chat noir Storm. Passionnée par le jardinage, la campagne, elle collectionne les accessoires vintage. Autrice de pas moins dix livres, après La Ferme aux Alouettes, elle signe ici son deuxième ouvrage aux Éditions Prisma.

Ruby a terminé ses études universitaires et rentre chez elle pour les vacances de Noël, dans le petit village de Wynbridge. Elle entend bien trouver suffisamment d’argent pour s’offrir un voyage autour du monde en janvier.

Contre la volonté de son père, elle prend un stand au marché de Noël et décide d’en faire le plus joli stand de tous les temps. Un chalet illuminé de guirlandes, sur lequel on trouvera aussi bien des pommes d’amour que du gui et peut-être même un peu de vin chaud.

Mais l’ouverture d’un nouveau centre commercial tout près, menace le marché. Alors, avec tous les autres exposants, Ruby élabore un plan pour s’assurer que Wynbridge demeure la destination préférée des familles en quête de cadeaux de Noël.

La seule chose qui se trouve sur son chemin c’est son ex-amoureux, Steve. Effectivement, il est assez difficile d’essayer de sauver le monde quand le garçon en question travaille sur le stand d’en face, surtout lorsque Ruby se rend compte que ses sentiments pour lui sont toujours là, quatre ans après leur séparation…

Pommes d’amour au marché de Noël est un feel-good book mâtiné d’une romance de Noël, à la manière des Jenny Colgan de Noël ou des Nuits enneigées de Castle Court mais en moins réussi pour moi.

Heidi Swain ne nous propose pas une histoire follement originale mais en matière de feel-good book ou de romance de Noël, ça ne me gêne pas vraiment, je sais à quoi m’attendre. Je sais que tout va finir en happy end et que tout le monde est tout beau tout gentil.

Et ce roman, c’est exactement ça ! Le scénario est guimauve à souhait, les personnages sont tellement gentils et lisses que ça en devient ennuyant. Ajoutez à cela, un jeu du chat et de la souris entre nos deux héros toujours amoureux l’un de l’autre mais qui ne veulent pas l’avouer, une intrigue qui tire en longueur autour de pots de vin qui m’a souvent lassée, vous comprendrez pourquoi je suis un brin déçue par ce roman dont la couverture m’envoyait du rêve.

Ce que j’ai bien aimé en revanche, c’est l’atmosphère chaleureuse, l’ambiance petit village de campagne qui se dégage de cette histoire qui commence mi-novembre pour s’achever le jour de Noël. Pour se mettre dans l’ambiance des fêtes, c’est parfait.

J’ai apprécié aussi le quotidien de ces petits commerçants qui se battent pour sauver leur marché de Noël et conserver l’authenticité des festivités et des emplois au sein de leur communauté. Ils font preuve d’entraide et de solidarité entre eux et j’ai trouvé ça chouette.

Je suis sensible à ces messages prônant un retour aux valeurs et à une consommation raisonnée, de préférence locale, que ce soit pour les achats alimentaires comme pour les jouets, décorations… et de ce point de vu là, je suis bien d’accord avec les messages prônés par Heidi Swain.

Une lecture mi-figue mi-raisin pour moi, j’espère que les autres romances de Noël de ma PAL seront plus réjouissantes !

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Philippa Gregory est l’auteure de nombreux succès de librairie, et plusieurs de ses romans historiques ont été adaptés à la télévision. Historienne reconnue de la condition des femmes, elle est diplômée de l’université du Sussex et a soutenu sa thèse de doctorat à l’université d’Édimbourg, dont elle est l’une des administratrices Elle est docteur honoris causa de l’université de Teeside et est chargée de recherches auprès des universités du Sussex et de Cardiff. 

Angleterre, 1648. À la veille du solstice d’été, l’Angleterre est déchirée par une guerre civile entre Charles Ier et le parlement insurgé. Cette lutte fait rage partout dans le royaume, et trouble même l’île de Sealsea, où vit Alinor Reekie.

Descendante d’une famille de guérisseuses et d’accoucheuses, la jeune femme, qui a succédé à sa mère, est tous les jours confrontée à la pauvreté et aux superstitions. Son mari Zachary a fui le domicile conjugal en jurant qu’Alinor est une sorcière et que ses enfants Alys et Rob sont les fruits de ses accouplements avec le diable.

Un soir de pleine lune, elle rencontre James Summer, un noble catholique, qui a pour mission de sauver le roi. Très vite, tous deux tombent amoureux mais leur union est impossible : James est prêtre et Alinor, toujours mariée à Zachary.

Cependant l’ambition et la détermination de la jeune femme la distinguent un peu trop de ses voisins. Depuis que l’étranger vit au domaine de Sir William, leur suzerain, la bonne fortune d’Alinor fait grincer des dents.

C’est l’ère de la chasse aux sorcières et Alinor, une femme sans mari, qui connaît les plantes et qui s’extirpe soudain de la misère grâce à James, s’attire la jalousie de ses rivaux et éveille l’effroi du village…

Philippa Gregory raconte avec brio la condition féminine au XVIIè avec La sorcière de Sealsea. Une époque périlleuse pour toute femme indépendante, surtout en campagne, là où les procès en sorcellerie sont les plus nombreux.

Et lorsque vous êtes une femme seule, porteuse de connaissances et de savoirs, que vous faites montre d’une grande indépendance dans une Angleterre encore fortement ancrée dans les superstitions les plus diverses, vous avez de grandes chances d’être accusée de sorcellerie.

De tout cela il est question dans ce roman fleuve de plus de six cent pages où la trame historique est très présente avec cette guerre civile qui fait rage. Guerre qui ne m’a nullement intéressée voire ennuyée, et qui apporte quelques longueurs à ce récit. Philippa Gregory, qui est historienne, connaît manifestement très bien le sujet et nous abreuve d’un peu trop de détails à mon goût.

Si j’ai beaucoup aimé ce roman, c’est surtout parce qu’il est porté par Alinor, une femme forte et courageuse, en proie aux accusations et dans laquelle tout le monde voit une sorcière et en premier lieu son époux. J’ai eu un vrai coup de coeur pour cette jeune mère de 27 ans dont la vie est misérable.

Elle vit dans une pauvreté extrême et elle ne peut compter que sur son travail d’herboriste et d’accoucheuse pour glaner quelques pennies. Seule pour subvenir aux besoins de sa fille Alys et de son fils Rob, elle va fait preuve d’intelligence et d’une grande détermination pour se sortir de la pauvreté et pour que ses enfants accèdent à une meilleure qualité de vie.

Les villageois sont cependant suspicieux à son encontre car une femme ne peut pas vivre seule. De plus, Alinor est très belle et attise la jalousie des mégères qui craignent que leurs chers maris les délaissent à son profit. Et au fil du roman, elle se met dans des situations de plus en plus délicates jusqu’au point de non retour.

Tout au long de ma lecture, j’ai tremblé pour Alinor, redoutant les commérages, ragots et accusations faciles de Mrs Miller qui pouvaient la mener toute droit à la pendaison ou à l’ordalie.

L’autrice fait preuve d’un réel talent de conteuse et j’ai eu beaucoup de mal à lâcher cette lecture à laquelle j’avais toujours envie de revenir, pressée de retrouver Alinor et redoutant en même temps ce qui pouvait lui arriver.

Ce roman est un portrait captivant et très fort d’une femme qui se bat pour survivre dans un monde hostile. Si vous aimez les romans historiques et que vous vous intéressez à la condition féminine, je vous le recommande chaudement.

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Originaire du Royaume-Uni, Lindsay Jayne Ashford, titulaire d’un master en criminologie, a été reporter pour la BBC et pigiste pour de nombreux journaux nationaux. Mère de quatre enfants, elle vit sur la côte Ouest du pays de Galles. La Dame de l’Orient-Express, son huitième roman, le premier à être publié en France, a été traduit dans dix pays.

Octobre 1928. Son divorce lui a laissé un goût amer. Partout, Agatha Christie croit voir le fantôme d’Archie, son ex-mari. Jusque dans les couloirs de l’Orient-Express, où elle vient de prendre place sous une fausse identité.

Elle se sait pourtant privilégiée. Le Meurtre de Roger Ackroyd l’a rendue célèbre. Et rien ne l’oblige à rester en Angleterre pour écrire son dixième roman.

Elle a trente-huit ans. À bord de ce train mythique qui doit la mener à Istanbul, elle fait la connaissance de deux femmes, Nancy et Katharine. Elles aussi cachent leur passé.

La première fuit un mari violent. La seconde part rejoindre son futur époux sur un site de recherches archéologiques. Et c’est à Ur, en Mésopotamie, qu’un drame se noue… aux répercussions inattendues.

La dame de l’Orient-Express s’inspire d’un épisode méconnu de la vie d’Agatha Christie. Lindsay Ashford s’est formidablement bien documentée sur la vie de la romancière mais aussi sur celles des autres personnages du roman qui ont existé.

Sous la plume de l’autrice, on découvre une Agatha Christie très marquée par le décès de sa maman dont elle était proche et par l’échec de son mariage avec Archibald Christie. Doublement en deuil, elle qui décide de fuir à bord de l’Orient-Express, le remariage de celui qu’elle a tant aimé.

L’écriture de Lindsay Ashford est fluide, les chapitres sont assez courts et l’histoire qu’elle nous propose ici, se révèle très addictive. Mêlant habilement la réalité à la fiction, on suit Agatha Christie alors qu’elle est une jeune divorcée et décide de se rendre, incognito, à Ur, en Mésopotamie.

Avec cette intrigue, on en apprend plus sur la célèbre romancière, son amour de l’archéologie, sa rencontre avec Max Mallowan, même si elle est un peu prématurée par rapport à la vraie vie, qui sera son second époux et qu’elle accompagnera toujours sur ses lieux de fouilles.

Le principal intérêt, pour moi, du roman est de plonger dans cet épisode méconnu de l’auteure et d’avoir Agatha Christie comme héroïne central du récit, de découvrir la femme derrière l’écrivaine de renom, notamment son rapport à l’amour, ce qui m’a donné très envie de découvrir les romans publiés sous le pseudonyme de Mary Westmacott.

Mais j’ai aussi beaucoup aimé les deux autres héroïnes du roman que sont Katherine et Nancy. C’est un livre porté par des femmes, toutes trois différentes, qui vont d’abord apprendre à se connaître dans l’Orient-Express et se lier à Ur de façon indélébile. Trois femmes fortes, en souffrance, qui vont traverser une période de leur vie qui les marquera à jamais.

Un roman distrayant et émouvant qui parle d’amitié, d’amour, d’archéologie, de résilience, de seconde chance et qui en dit long sur la condition féminine de l’époque, des thèmes qui me sont chers et un roman que je vous recommande !

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Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Grâce à son talent de conteur, Dickens a su concilier condamnation de la misère et de l’exploitation industrielle et description de petits tableaux de la vie quotidienne. Ses personnages hauts en couleur, ses évocations animées et symboliques des paysages urbains ou campagnards ont fait de lui un écrivain dont la popularité reste immense et une figure centrale de la littérature européenne du XIXe siècle.

A lire au crépuscule regroupe quatre histoires de fantômes signées Charles Dickens : A lire au crépuscule, La chambre de la mariée, Esprits frappeurs authentiques et Le procès pour meurtre.

Ce court recueil à la qualité inégale m’a permis de renouer avec l’auteur victorien que j’avais délaissé depuis ma lecture désastreuse d’Oliver Twist, un roman que je n’ai pas du tout aimé et qui a failli me plonger dans une panne de lecture !

Ces histoires de fantômes m’ont semblé une bonne idée pour retenter Dickens et ce fut le cas. J’ai beaucoup aimé La chambre de la mariée et Le procès pour meurtre qui sont les histoires les plus longues et développées, où je trouve que l’auteur victorien allie mystère, surnaturel, gothique et fantastique avec une certaine habileté.

Pour autant, n’espérez pas trembler ou avoir des sueurs froides en lisant ces récits, ils terrifiaient peut-être les contemporains de Dickens, il en est autrement pour nous, d’autant qu’il est difficile d’instiller une atmosphère angoissante en aussi peu de pages.

Dickens a écrit d’autres histoires de fantômes que je tenterai sans doute l’automne prochain. D’ici là, je compte me plonger dans ces contes de Noël, qui seront, je l’espère du même acabit qu’Un chant de Noël, que j’adore !

Si vous êtes un(e) inconditionnel(le) de Dickens et que vous avez deux heures à lui consacrer, tentez ce recueil, et si ce n’est pas le cas, vous ne perdez honnêtement pas grand chose.

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Journaliste née dans le comté de Lancashire, Stacey Halls est la nouvelle voix du roman historique anglais. En 2019, son premier roman, Les Sorcières de Pendle, se hisse en tête des meilleures ventes en Grande-Bretagne et connaît un succès international.

Londres, 1748. Bess Bright, vendeuse sur le marché aux poissons de Billingsgate, est contrainte de confier son bébé Clara à l’orphelinat de l’Hôpital de Foundling. Six ans plus tard, elle est prête à accueillir son enfant qu’elle n’a jamais oubliée.

Mais quand Bess se présente à l’orphelinat, on l’informe que sa fille a été récupérée par une femme se faisant passer pour elle.

À moins d’un kilomètre de l’institution, une jeune veuve vit recluse depuis dix ans dans une sublime demeure. Quand un ami la persuade d’engager une nourrice pour sa fille, elle est d’abord réticente à l’idée d’héberger une étrangère.

Mais alors que son passé menace de faire voler en éclats le monde qu’elle s’est minutieusement construit, elle se laisse apprivoiser par cette nourrice si prévenante à l’égard de sa fille…

Souvenez-vous, l’an dernier j’avais eu un gros coup de coeur pour Les sorcières de Pendle, le premier roman de l’anglaise Stacey Halls et lorsque L’orpheline de Foundling est paru, je n’ai pas été longue à succomber à la tentation, et aussitôt acheté, aussitôt lu !

Cette fois-ci pas de coup de coeur mais Avec L’Orpheline de Foundling, l’autrice transforme l’essai et explore cette fois-ci les secrets de l’institution londonienne Foundling, qui recueillait à l’époque géorgienne les enfants abandonnés en vue de leur assurer soins, éducation et placement.

J’ai beaucoup beaucoup aimé cette lecture qui a pour cadre Londres au milieu du XVIIIè siècle. L’histoire est très bien documentée, pleine de suspens et tient toutes ses promesses jusqu’au point final.

Comme dans son précédent roman, l’histoire repose sur deux femmes très différentes, l’une appartenant au peuple, l’autre à la bonne société. Les ressemblances s’arrêtent là car les deux récits portent sur des thématiques fortes mais très dissemblables.

Stacey Halls nous propose donc une fois encore une histoire vraiment prenante, pleine de cruauté mais aussi d’espoir. Et, j’ai été happée dès les premières pages, bien ferrée par le style fluide de l’autrice, les péripéties du récit porté par des personnages intéressants et bien dessinés.

C’est pourquoi et malgré la dureté du sujet car Stacy Halls ne tombe jamais dans le mélodrame, j’ai tourné les pages avec avidité, pressée de savoir si Bess allait retrouver sa fille. A travers son héroïne, l’autrice nous dépeint avec justesse et réalisme toute la cruauté et la dureté dont souffraient les mères célibataires et au-delà de cela, les femmes du peuple dans leur ensemble.

Et à travers Alexandra, c’est la figure de la vieille fille qu’on met en lumière, traumatisée par un drame survenu dans son enfance, incapable depuis lors de laisser quiconque approcher d’elle physiquement. Elle nous apparaît tellement froide et distante mais lorsque l’on comprend ce qu’il en est réellement, on ne peut s’empêcher d’avoir de l’empathie pour elle.

Deux femmes fortes, très différentes par leur caractère et leur milieu social, mais qui vont savoir s’accommoder l’une l’autre pour le bien-être d’une petite-fille et nous offrir un très joli dénouement.

J’ai refermé ce roman totalement séduite par cette histoire, sa construction, ses personnages et je n’ai qu’une hâte : découvrir le troisième roman de Stacey Halls dès qu’il sera paru !

Si vous aimez les romans historiques bien construits et documentés, des destins de femmes, je ne peux que vous recommander ce roman et plus encore Les sorcières de Pendle !

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Née en Malaisie, Dinah Jefferies est arrivée en Angleterre à neuf ans. Sa passion pour l’Asie du Sud-Est et l’Extrême-Orient ne s’est jamais démentie, et elle saisit chaque occasion de s’y rendre. Elle a fait pendant un temps partie d’une communauté avec un groupe de rock, et a travaillé dans le domaine de l’art. Après avoir vécu en Italie et en Espagne, elle habite désormais dans le Gloucestershire avec son mari (et un Norfolk Terrier malicieux) et se consacre à l’écriture. 

En 1936, Bella Hatton débarque à Rangoon, en Birmanie, pour embrasser une carrière de chanteuse de cabaret.

Mais depuis la mort de ses parents, Bella est tourmentée par un article de journal qu’elle a découvert, annonçant le départ précipité de sa mère et de son père de Rangoon après la disparition de leur bébé, Elvira, vingt-cinq ans auparavant.

Bella est prête à tout pour découvrir ce qui est arrivé à sa sœur même si elle se confronte vite à des ragots malveillants et à des menaces.

Oliver, un séduisant journaliste américain, promet de lui apporter son aide. Mais dans un pays où les émeutes entre Birmans et Indiens sont fréquentes, Bella devra apprendre à qui elle peut réellement se fier pour accéder à une vérité étouffée depuis des années.

La disparue de Birmanie est le dernier roman de Dinah Jefferies qui s’est fait connaître avec La mariée de Ceylan. Avec ce roman, elle nous propose une histoire ô combien dépaysante qui nous emmène, comme son nom l’indique, en Birmanie, alors sous domination britannique.

Comme vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les romans avec des secrets de famille et si vous êtes comme moi, ce roman a tout pour vous plaire. Dinah Jefferies nous propose une histoire avec son lot de rebondissements, un suspens bien distillé et un soupçon d’amour.

Portée à deux voix, Bella en 1936 et Diana, sa mère, deux décennies auparavant, l’histoire a pour point de départ un enlèvement, celui de la soeur aînée de Bella. Les autorités de l’époque voient très vite en Diana la coupable idéale car elle avait du mal à supporter les pleurs de son nouveau-né.

La petite fille de trois semaines disparaît en 1911 et vingt-cinq ans plus tard, sa sœur fera tout pour découvrir la vérité, au grand dam des derniers témoins qui feront tout pour que le mystère reste entier. Car on découvre très vite que l’enquête n’a pas été bien loin et l’affaire vite étouffée.

L’histoire, très prenante, est bien menée avec suffisamment d’action et de rebondissements qui relancent sans cesse notre intérêt pour la quête de Bella. Il y a bien quelques facilités et un dénouement un peu trop attendu mais ça n’a en rien gâché ma lecture.

La plume de Dinah Jefferies est fluide, les pages se tournent toutes seules et on arrive bien vite au bout de ce petit pavé. Le cadre historique est de qualité, l’autrice s’est très bien documentée sur les bouleversements que connait la Birmanie à cette époque et franchement on s’y croirait. D’autant plus, qu’elle nous décrit à merveille les paysages, les plantes, fleurs, odeurs, traditions…

Un roman historique que je vous recommande si ce que je vous en ai dit vous tente !

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Beth O’Leary a étudié la littérature anglaise. Elle travaillait dans l’édition jeunesse avant de devenir auteur à temps plein et d’écrire son premier roman À moi la nuit, toi le jour.

Leena Cotton est épuisée. Ce n’est pas elle qui le pense, c’est son corps qui le lui dit. Son burn-out explosif en plein milieu d’une réunion capitale parle à sa place. Pour la peine, son employeur lui impose deux mois de congés. Elle aurait encore préféré mourir de surmenage que d’ennui…

Eileen Cotton a pris une décision : puisque son époux de toute une vie l’a quittée du jour au lendemain, elle a désormais le droit de vivre pour elle-même. Et pourquoi pas même… vivre une relation charnelle passionnée, à 80 ans ? Mais dans son petit village du Yorkshire, les candidats au poste d’amant ne sont pas légion.

Un problème ? Une solution ! La grand-mère et la petite-fille n’ont qu’à échanger leurs vies. Eileen ira habiter dans la colocation de Leena à Londres, où les beaux messieurs pullulent, tandis que Leena a pour mission de se reposer à la campagne et… de régler tous les problèmes qu’elle avait tenté jusqu’ici de mettre sous le tapis…

Souvenez-vous, il y a quelques mois de cela, j’avais a-do-ré A moi la nuit, à toi le jour de Beth O’Leary, je n’ai donc pas tardé à me lancer dans son second roman Echange loft londonien contre cottage bucolique. Et comme j’ai bien fait car j’ai passé un chouette moment de lecture même ce récit n’a pas détrôné le premier dans mon coeur.

Prenant comme point de départ un échange de maisons, comme dans le film The Holiday avec Jude Law, Cameron Diaz, Kate Winslet et Jack Black, l’autrice nous propose un feel-good book mâtiné de romance bien sympathique. Il y a certes quelques facilités et des rebondissements que l’on voit arriver de loin mais cela n’a en rien gâché ma lecture.

La réussite de ce roman tient en ces deux héroïnes Eileen, 79 ans, et sa petite-fille Leena, vingtenaire. L’aîné vit depuis toujours dans le Yorkshire, la seconde vit en colocation à Londres avec deux amis.

La première s’est fait larguée comme un vieux mouchoir après plus de cinquante ans de mariage, ce qui est loin de lui déplaire, la seconde est amoureuse d’Ethan et s’imagine finir sa vie avec lui.

Toutes d’eux, pourtant proches, se sont éloignées depuis un an, depuis le décès de Carla, la petite soeur de Leena, emportée par un cancer. Depuis, Leena en veut à Marian, sa mère et fille d’Eileen, qui a soutenu Carla dans son désir d’en finir avec l’acharnement thérapeutique. Et Leena s’abime depuis lors dans le travail jusqu’à son burn-out.

Deux femmes aux caractères bien trempés qui vont changer de vie et faire bouger les choses. Une situation qui permet à l’autrice d’aborder des thèmes comme la maladie, le deuil, le burn-out, le célibat et le sexe chez les personnages âgées, la solitude de la ville mais aussi des champs, l’homosexualité…

La petite fille et la grand-mère vont échanger leurs vies, ce qui donne lieu à des chapitres savoureux et épiques. Un roman dépaysant avec des situations cocasses, le flegme et l’humour britanniques, de l’empathie et de l’émotion, autant d’ingrédients qui m’ont permis de passer un bon moment de détente.

Un feel-good book réussi que je vous conseille si ce genre vous plaît !



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Jenny Colgan est une romancière britannique auteur de nombreuses comédies romantiques, et d’autant de délicieuses recettes de cuisine. Après La Petite Boulangerie du bout du monde (2015), Jenny Colgan a publié Une saison à la petite boulangerie (2016), puis Noël à la petite boulangerie (2017) ; le dyptique composé de Rendez-vous au Cupkake Café (2017) et Le Cupcake Café sous la neige (2018) ; puis celui formé par Une saison au bord de l’eau (2018) et Une rencontre au bord l’eau (2019). Son dernier roman, La Charmante Librairie des jours heureux, paraît en 2020. Tous ses ouvrages sont publiés aux éditions Prisma et repris chez Pocket.

En s’installant sur l’île de Mure, au nord de l’Écosse, Flora et Joel ont tout laissé derrière eux. La grisaille, le stress londonien…

Mais pourquoi cette bougeotte chez Joel ? Pas une semaine sans qu’il prévoie un aller-retour à New York… Regretterait-il son choix ?

Alors que Flora s’investit de plus en plus dans son café, Saif, le médecin réfugié de l’île, va recevoir une nouvelle incroyable qui bouleversera sa vie à jamais.

Avec son charme magique et sa délicieuse cuisine, Flora pourra-t-elle trouver le bonheur et faire celui des autres ?

L’été venu, j’aime beaucoup me plonger dans les romans de Jenny Colgan que je trouve très dépaysants. Ces dernières années, j’avais beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du monde et Le cupcake café.

Et l’été dernier, j’avais découvert Une saison au bord de l’eau qui m’avait séduite, j’étais donc ravie de retrouver Mure et ses habitants avec Une saison au bord de l’eau.

J’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui fait le sel de ses autres récits : une île sur laquelle on a envie de débarquer, des habitants attachants dont on aurait envie de se faire des amis, une jolie histoire de reconstruction après un deuil, une love story et de la gourmandise !

Une mécanique connue, sans grande surprise, qui marche formidablement bien sauf qu’ici je me suis ennuyée car il ne se passe pas grand chose et le peu qui s’y passe c’est drama sur drama, et trop de drama et bien ça tue le drama ! Heureusement que les personnages sont attachants sinon je l’aurai probablement abandonné.

Trop de longueurs, de redites et c’est bien dommage car comme toujours, l’autrice aborde avec tact des sujets plus graves comme le deuil, l’homosexualité, l’abandon, la maladie, le quotidien des agriculteurs et leur difficulté à vivre de leur production, l’écologie…

Une histoire fraîche et romantique qui plaira aux lecteurs.rices assidu.e.s de Jenny Colgan. Elle ne sort certes pas des sentiers battus si on la compare à ses précédents romans mais j’aime me plonger dans ces romans doudous pleins de charme l’été venu, je serai au rendez-vous du dernier tome, en espérant être plus séduite !

Et vous, vous aimez Jenny Colgan ?

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