Une saison à la petite boulangerie – Jenny Colgan

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Polly Waterford coule des jours heureux sur la paisible île de Mount Polbearne, dans les Cornouailles, entre le grand phare dans lequel elle s’est installée avec Huckle, son boyfriend, et la petite boulangerie où elle prépare chaque jour, avec passion, d’irrésistibles pains dorés. Mais lorsque le nouveau propriétaire de sa boutique fait irruption sur l’île, Polly réalise que son bonheur pourrait bien être réduit en miettes… Avec une pincée de fleur de sel, des kilos de farine et une bonne dose de volonté, réussira-t-elle à surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route ? Tout va pour le mieux pour Polly Waterford. Elle file le parfait amour avec Huckle, un grand américain qui fabrique du miel et la propriétaire des deux boulangeries de l’île de Mont Polbearne, Mrs Manse, est partie prendre sa retraite sur le continent, lui laissant carte blanche.
Sur cette île des Cornouailles coupée du monde plusieurs fois par jour, notre trentenaire est très heureuse, au point d’avoir acheté le phare, s’apprêtant à couler de longues années dans un bonheur parfait.
Hélas pour elle, Mrs Manse décède brutalement et sa sœur hérite de ses biens. Estimant que les boulangeries n’engrangent pas assez de bénéfices, elle délègue à l’un de ses fils, Patrick, le soin de redresser la barre à coup de pains industriels.
Pour Polly, c’en est trop et après une énième prise de bec avec Patrick, elle est renvoyée. Que va-t-elle pouvoir faire sur l’île maintenant, elle qui aime tant avoir les mains dans le pétrin ?
L’été dernier, j’avais profité de mes vacances pour découvrir La petite boulangerie du bout du monde que j’avais beaucoup aimé. J’ai donc profité de mes vacances 2017 pour découvrir la suite : Une saison à la petite boulangerie.
Pour celles qui ont lu comme moi le premier volume, quel bonheur de retrouver Polly, son oiseau de mer Neil, Huckle, Reuben, Jayden, Archie et les pêcheurs de l’île, toujours en deuil de leur patron Tarnie, Patrick le vétérinaire, pour ne citer qu’eux. Trois nouveaux personnages font leur apparition : Patrick, l’héritier de Mrs Manse, exécrable personnage qui joue ici le rôle du vilain méchant pas beau, Sélina la veuve de Tarnie et Flora, apprentie boulangère.
Comme le premier opus, Une saison à la petite boulangerie est un joli roman feel-good, à la fois gourmand et rafraichissant, idéal à lire l’été, sur la plage. J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre Polly dans ce nouveau chapitre de sa vie, c’est une jeune femme courageuse, qui ne baisse pas les bras et qui saura rebondir malgré les embuches semées sur son passage, bien aidée par Huckle, qui n’hésitera pas à retourner aux Etats-Unis travailler durement dans une ferme, pour l’aider financièrement.
A travers le quotidien de l’ex-citadine, on prend conscience de la dure vie sur une île presque coupée du monde, le difficile travail des pêcheurs et on assiste au nouveau projet de l’héroïne à coups de foccacia et autres pains qui nous font saliver tout au long du récit.
Si l’histoire ne sort pas des sentiers battus et qu’elle est plutôt conforme aux romans feel-good, ce qui change ici c’est le décor rude mais magnifique de cette île de Cornouailles et l’aspect gourmand du récit.
Cependant, je dois bien admettre que si cette lecture fut agréable, elle ressemble par moment un peu trop à l’histoire que l’auteure nous donne à lire dans le premier opus, j’espère que le troisième tome qui a pour cadre Noël et qui devrait sortir d’ici quelques mois, sera un peu plus original.
L’écriture de Jenny Colgan est toujours aussi efficace : on tourne les pages sans s’en rendre compte et j’ai finalement lu cette brique en trois jours seulement.
Une saison à la petite boulangerie est un roman doudou, réconfortant et savoureux qui pêche cependant par son manque d’originalité et parfois d’inutiles péripéties. J’ai néanmoins passé un très bon moment en compagnie de Polly & Co et je pense lire la suite dès qu’elle sera disponible en poche.

Publicités

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane – Abby Clements

À Brighton, la vie d’Anna s’organise enfin. Elle est épanouie dans sa vie professionnelle et vient d’acheter un appartement avec son petit ami. Quant à Imogène, sa globetrotteuse de sœur, elle vient de poser ses affaires dans un petit coin de paradis thaïlandais pour poursuivre son projet photographique. La mort soudaine de Viviane, leur grand-mère adorée, va bouleverser leur destin. Anna et Imogène héritent de sa boutique de crèmes glacées, située à Brighton. Les deux sœurs relèvent le défi et reprennent ensemble la boutique – véritable lieu de vie, de rencontres et de surprises, qu’elles chérissent. Une chose est sûre… leur été ne sera plus jamais pareil !


Anna et Imogene sont des sœurs aux caractères diamétralement opposés. L’aînée mène une vie bien rangée avec un travail fixe et un petit ami tandis que la second ne pense qu’à papillonner, parcourir le globe, sans la moindre envie de se poser.
Près de Brighton, Viviane, leur grand-mère adorée, se réjouit de la visite d’Anna, d’autant que celle-ci est sur le point d’emménager avec l’homme de sa vie dans un appartement à quelques kilomètres seulement de chez elle.
Alors que tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, Viviane décède de façon très soudaine. Imogene quitte la Thaïlande pour l’enterrement et lors de l’ouverture du testament, les deux jeunes femmes apprennent, stupéfaites, qu’elles héritent de la boutique de glaces de Viviane, vieille de près d’un demi-siècle.
Confiante envers leurs capacités, leur grand-mère souhaite qu’elles la reprennent. Anna adore faire des glaces et elle accepte de relever le défi avec sa sœur, qui repousse la date de son départ pour lancer leur petite entreprise…
De Abby Clements, j’avais lu ce printemps Le charmant cottage d’Amelia (https://deslivresdeslivres.wordpress.com/2017/03/27/le-charmant-cottage-damelia/) qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable, pour autant lorsque mon regard s’est posé sur La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane j’ai aussitôt eu envie de le lire, alléchée par cette jolie couverture.
Et autant vous le dire d’emblée, je me suis régalée avec cette lecture qui fut la première de mes vacances. Il faut dire que lire un roman gourmand dont le sujet principal est la crème glacée est à lire l’été, si possible sur une plage, avec une glace à portée de main !
De la crème glacée, de l’amour, de l’amitié, l’Italie, de l’entraide et une belle complicité entre sœurs sont les ingrédients principaux de cette petite romance fraiche et légère qui ne sort certes pas des sentiers battus, qui n’est pas non plus le roman de l’année on est bien d’accord, mais qui m’a fait passer un joli moment de lecture.
L’écriture de Abby Clements est fluide, agréable, il y a de l’humour, de l’émotion, une atmosphère dans laquelle on se sent bien et franchement les pages se tournent toutes seules si bien qu’en un rien de temps, on arrive à regret à la dernière page.
Ce roman, en plus de nous mettre l’eau à la bouche, nous fait également voyager : de la côte anglaise à la Thaïlande en passant par le pays de la gelati, autrement dit l’Italie !
Et cerise sur le gâteau, pour celles qui souhaiteraient se lancer dans la création de glaces, Abby Clements nous livre quelques recettes sur un plateau.
Vous l’aurez compris, un roman à déguster pendant les vacances, bon moment garanti !

Avant toi – Jojo Moyes, Milady

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Londres, 2007. Will Traynor rejoint le poste de taxi le plus proche sous la pluie battante, trop mauvais temps pour enfourcher sa moto. Alors qu’il s’apprête à entrer dans un cab, il ne voit pas le conducteur de deux roues qui fonce droit sur lui.

Stortfold, 2009. Louisa Clark, 26 ans, vient de perdre son travail de vendeuse au Petit pain beurré. Sans qualification et en quête d’un salaire vital pour sa famille dont la situation financière est plus que précère, elle accepte l’emploi d’aide soignante de Will Traynor, tétraplégique depuis deux ans déjà.

Les premiers jours à l’annexe sont difficiles, Will a l’air de la détester et de la mépriser mais au fil des semaines passées, Lou va apprendre à connaître le jeune homme et le masque de dureté va progressivement céder la place à un jeune homme exceptionnel. Les barrières sociales tombent entre eux, entre la jeune fille prolétaire et l’homme d’affaires. Elle qui n’a jamais quitté son trou paumé de l’Angleterre, va commencer à voir plus grand, sous l’impulsion de Will qui ne va pas hésiter à la secouer un peu avec pour seul objectif qu’elle ait un avenir digne de ce nom.

Seulement alors qu’elle arrive progressivement à abattre ses défenses, elle n’a plus qu’une idée en tête : faire renoncer Will à son projet de suicide médicalisé en Suisse. Pour cela, elle n’a que quelques mois et une date butoir, le 13 août…

J’ai mis deux ans avant de me décider à acheter Avant toi de Jojo Moyes tant ce livre avait fait l’unanimité, j’avais peur d’être déçue, et par son sujet, le suicide assisté, qui me faisait craindre une lecture sous perfusion de mouchoirs.

Finalement acheté en avril, il n’aura pas croupi longtemps dans ma PAL, extirpé par la main innocente de mon Sami-Chameau de fils, je me suis dit qu’il était temps pour moi de faire mon avis.

Et autant tuer le suspens tout de suite, j’ai beaucoup aimé Avant toi et j’ai fini en larmes comme tout le monde sous les yeux ébahis du même Sami-Chameau qui m’a dit « maman ce n’est qu’un livre tu ne vas pas pleurer pour ça !! » lorsqu’il m’a vu les yeux et le nez rouges… Il est clair que mes fils n’ont pas hérité de ma sensibilité à fleur de peau !

Jojo Moyes nous propose ici une très belle histoire d’amour émaillée d’embuches avec des personnages attachants et singuliers. Il n’est pas courant que le héros d’un roman soit handicapé, encore moins tétraplégique et je trouve cet aspect du roman très intéressant, se rendre à quel point la vie de ces personnes est dépendante d’autres et combien il doit être dur de perdre toute liberté de mouvement mais aussi de décision. Se sentir humilié aussi.

Will, après une vie menée à cent à l’heure, pleine de sensations fortes, est maintenant prisonnier de son fauteuil. Il a perdu toute envie de vivre, ne peut pas et ne veut pas s’accommoder de son nouveau quotidien où il ne pourra jamais plus faire ce qui faisait le sel de sa vie.

Jusqu’au bout on espère avec Louisa et avec l’amour qui naît entre eux qu’elle le fera changer d’avis, qu’il acceptera d’accepter une nouvelle vie qui pourrait naître. Mais je ne vous en dis pas plus afin de ne pas trop en dévoiler.

C’est un livre empli d’émotions et de tristesse mais aussi de joie, Jojo Moyes n’oublie pas de mettre beaucoup d’humour et de dérision dans ses dialogues, ce qui permet d’alléger l’atmosphère qui n’est jamais plombée.

Avec un tel sujet, l’auteure aurait pu tomber dans le roman larmoyant, les facilités et les raccourcis, il n’en est jamais rien et elle aborde avec beaucoup de sensibilité et de pudeur le thème du handicap et du suicide assisté.

Un très beau roman de sa première à sa dernière ligne, qui flirte avec le coup de cœur et qui me restera longtemps en mémoire.

Rendez-vous au Cupcake Café – Jenny Colgan

Lu dans le cadre du mois anglais et 1 pavé par mois :

   challenge-un-pave-par-mois

Issy est indéniablement douée pour la pâtisserie ! Ses collègues de la City se régalent chaque semaine des délicieux gâteaux qu’elle apporte au bureau. Elle tient ce talent de son grand-père qui a consacré sa vie entière à sa boulangerie. C’est à ses côtés, dans la chaleur des fournils, qu’Issy a grandi et appris les secrets des cupcakes moelleux.

Quand elle est brutalement licenciée, Issy décide de suivre son cœur et de se consacrer à sa passion pâtissière. C’est aussi pour elle une façon de rendre hommage à son grand-père dont la santé décline peu à peu… Mais ouvrir une boutique à Londres n’est pas de tout repos. La jeune femme découvre rapidement que de nombreuses personnes sont prêtes à lui mettre des bâtons dans les roues pour faire capoter son projet de Cupcake Café.

Izzy est une jeune trentenaire responsable administrative dans un gros cabinet immobilier. Cette londonienne célibataire entretient depuis quelque temps et dans le plus grand secret une liaison avec son boss, le beau Graeme, au grand dam de sa meilleure amie et colocataire Helena qui pense qu’il ne s’engagera jamais et qu’elle perd son temps.

Bien que la jeune se contente de son poste bien plan plan, ce qu’elle adore faire, c’est de la pâtisserie et plus particulièrement des cupcakes dont elle régale ses collègues de bus et de bureau. Un virus qu’elle a contracté auprès de son Grampa Joe qui l’a élevé et qui était boulanger.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si il n’y avait pas la crise et le groupe immobilier pour lequel Izzy travaille décide de procéder à des licenciements afin de conforter ses marges. Isabel est convoquée comme l’ensemble de ses collègues et elle a la mauvaise surprise d’apprendre qu’elle fait partie des premiers licenciés.

Révoltée contre cette décision qu’elle estime injuste et contre Graeme, qui n’a pas hésité à la sacrifier, elle claque la porte et va connaître quelques semaines difficiles à traîner en pyjama toute la journée et à se goinfrer de gâteaux et de crèmes glacées jusqu’à ce que Helena la secoue suffisamment pour qu’elle se lance dans un projet fou : devenir chef d’entreprise en ouvrant son propre salon de thé…

L’été dernier j’avais beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du monde signé également Jenny Colgan, un feel-good book gourmand que j’avais dévoré sur la plage et que j’ai préféré à Rendez-vous au Cupcake Café qui lui ressemble trop sur bien des points : une jeune femme qui après un licenciement (une faillite dans La petite boulangerie…) se retrouve célibataire et qui décide de prendre une décision radicale, celle de changer de vie pour devenir dans un cas boulangère et dans l’autre pâtissière.

Le thème du nouveau départ n’est pas nouveau, il est même souvent au centre des feel-good books, généralement accompagné d’une romance avec triangle amoureux, ce qui est le cas ici et ce qui m’a un peu déçue.

Outre le fait qu’il ne sorte pas des sentiers battus et reste bien dans les clous de ce genre littéraire, il est trop calqué sur La petite boulangerie dont j’avais parfois l’impression de lire le remake, un peu dommage non ?

Néanmoins, la lecture est agréable, le roman est charmant et gourmand à souhait, on se laisse prendre au jeu, l’histoire est bien menée quoique l’on peut lui reprocher quelques longueurs, l’héroïne volontaire et attachante mais ce Rendez-vous au Cupcake Café reste trop prévisible à mon goût.

Ce que j’ai beaucoup aimé en revanche, c’est l’amitié et la solidarité entre les femmes qui côtoient Izzy, toutes de conditions sociales différentes et qui vont l’aider à mener à bien son projet et à faire de son salon de thé une réussite.

Autre point positif : la très belle relation qui unit Izzy à son Grampa, placé dans une maison de retraite, et qui vit ses derniers mois est touchante, émouvante et apporte un vrai plus à l’histoire sage et convenue.

Vous l’aurez compris, une lecture agréable et sympathique qui remplit parfaitement sa mission de détente mais si vous souhaitez découvrir Jenny Colgan, je vous conseille plutôt La petite boulangerie du bout du monde !

La voleuse de robes – Natalie Meg Evans

Lu dans le cadre du challenge  1 pavé par mois

challenge-un-pave-par-mois

Chanel, Hermès, Schiaparelli… Leurs créations enchantent Alix, qui rêve d’intégrer le monde élitiste de la haute couture. Quand son ami Paul lui trouve une place de couturière chez Javier, elle est donc heureuse de faire le grand saut. Sauf que la générosité de Paul n’est pas gratuite. Le prix à payer pour Alix ? Copier les originaux du célèbre styliste pour les revendre sur le marché noir américain.

Alix est bientôt reconnue pour ses talents de couturière et sa créativité, mais plus elle gagne la confiance de Javier et plus lui voler ses créations la déchire. Et quand un beau reporter de guerre dévoile des zones sombres dans le passé de sa famille, c’est toute sa vie qui menace de s’effondrer…

Paris, 1937. Alix Gower est une jeune femme anglaise d’origine française, installée avec sa grand-mère Danielle Lutzman dans la capitale depuis près de deux ans. Les deux femmes de confession juive ont fui la montée du nazisme en Angleterre.

La jeune fille n’a jamais connu sa mère morte en la mettant au monde et a perdu son père contaminé par les gaz de la Grande Guerre alors qu’elle n’avait que cinq ans. Quant à Frau Lutzman, elle est veuve depuis trois décennies, depuis l’assassinat de son mari, artiste peintre.

Alix et Danielle vivent chichement, l’une de son travail de standardiste et l’autre de travaux de couture mais elles peuvent compter sur la protection du comte Jean-Yves de Charembourg, originaire comme elles de Kirchwiller en Alsace et qui a payé la scolarité d’Alix.

Mais Alix a un rêve, pour l’instant inaccessible, devenir styliste ! Aussi, lorsque son ami Paul lui trouve une place de couturière chez Javier, un grand couturier espagnol et la coqueluche du Tout-Paris, elle pense toucher du doigt son rêve. Sauf que la générosité de Paul a un prix : elle doit copier les modèles du célèbre styliste pour les revendre sur le marché noir américain.

C’est alors qu’elle fait la connaissance de Verrian Haviland, un reporter de guerre anglais dont elle tombe amoureuse mais son passé familial refait tout à coup surface et sa grand-mère et elle sont victimes d’agressions…

Vous connaissez mon goût pour la haute couture, je n’ai donc pas hésité à accepter de recevoir La voleuse de robes de Natalie Meg Evans, d’autant que cette histoire a pour décor le Paris des années 30, une période ô combien intéressante. Cette lecture n’a hélas pas été aussi captivante que je l’espérais même si je suis globalement satisfaite de ma lecture.

L’auteure s’est très bien documentée et les pages consacrées à la couture, à la création des robes, aux étoffes et aux défilés sont passionnantes, j’ai adoré tous ces passages comme j’ai aimé l’héroïne de ce roman qui a une grande force de caractère et une volonté de réussite chevillée au corps, Alix est très attachante et le duo qu’elle forme avec sa mémé bien attendrissant.

Pourquoi suis-je donc un peu déçue alors ? La Voleuse de robes nous entraîne dans le cercle très fermé de la haute couture parisienne, entre mousseline et satin de soie, coups de foudre et escroqueries nous dit la quatrième de couverture. Je suis d’accord avec cette phrase mais il y a à mon goût trop de thèmes abordés dans ce roman.

La guerre d’Espagne tout d’abord qui ne m’intéresse pas il faut bien vous l’avouer et dont je ne vois pas bien l’intérêt ici sauf à rallonger inutilement le récit. Certes Verrian est très marqué par ce conflit mais de là à le faire retourner à Guernica et nous abreuver de chapitres entiers dessus…

Il est aussi question de jalousie, de vengeance et de chantage mais on devine dès la première agression qui est le maître chanteur, donc aucun suspens de ce côté-là. L’auteure aborde aussi la paternité, le meurtre, le sexe, la violence conjugale, des histoires d’amour, l’antisémitisme, le marché noir… n’en jetez plus la coupe est pleine et trop c’est trop.

Un roman intéressant et foisonnant mais qui aurait mérité d’être moins long et avec nettement moins de thématiques abordées, restent que les pages sur la mode m’ont séduite et c’est surtout cet aspect qui m’intéressait, je suis donc comme je le disais plus haut, plutôt satisfaite de ma lecture.

Merci aux éditions Nil pour cette lecture et pour leur confiance.

Le charmant cottage d’Amelia

Alors qu’elle s’apprête à fêter ses 30 ans, Amelia retrouve dans un tiroir une liste de souhaits qu’elle s’était promis de réaliser. Parmi ces vœux figure en bonne place :  » Vivre à la campagne, dans un cottage « …

Le quotidien d’Amelia est pourtant bien différent : elle occupe avec son mari Jack un minuscule appartement à Londres, quelques mètres carrés où elle se sent étouffer à petit feu…

Bien décidée à concrétiser son rêve, la jeune femme se lance avec enthousiasme à la recherche d’un cottage où s’installer. Limité par un budget serré, le couple opte finalement pour une vieille bâtisse pleine de charme, mais nécessitant d’être rénovée de fond en comble.

Lorsqu’elle pose ses valises dans sa nouvelle demeure, Amélia est loin de se douter de l’ampleur des travaux à mener. Elle ignore aussi combien ce déménagement va bouleverser profondément sa vie familiale et sentimentale.

De surprises en rebondissements, le cottage sera-t-il finalement prêt pour Noël ?

Amelia habite à Londres avec son mari Jack dans un petit deux-pièces. Elle enseigne la littérature dans un lycée et elle est sur le point de fêter ses trente ans. Sa meilleure amie s’apprête à devenir maman et même si elle ne se sent pas prête à franchir le pas, elle repense à sa jeunesse et aux rêves qu’elle caressait alors.

Comme beaucoup d’entre nous, elle avait dressé une liste de ce qu’elle rêvait de faire avant de passer le cap de la trentaine et si plusieurs ont été réalisés, il manque le principal, celui de vivre à la campagne.

Jack qui est concepteur de jeux vidéos ne s’imagine pas quitter Londres mais se laisse finalement convaincre et les voilà heureux propriétaires d’un cottage en ruine à une heure de la capitale.

Amelia se charge de tout refaire, d’autant qu’elle a désormais du temps à revendre puisqu’elle a démissionné de son poste d’enseignante, pour cause de désaccord avec le proviseur mais les rénovations ne se passent pas tout à fait comme prévu.

Les doutes vont progressivement remettre en cause les choix d’Amelia et sa vie de couple. Parviendra-t-elle à mener à bien la rénovation du cottage et à sauver son mariage ?

Vous êtes férue de décoration et de campagne anglaises et vous en quête d’une lecture légère et sans prise de tête ? Ne cherchez pas plus loin Le charmant cottage d’Amelia est une lecture faite pour vous !

Abby Clements nous propose ici le récit d’un changement de vie à travers la rénovation du cottage que l’on suit pièce par pièce, chacune réservant son lot d’événements plus ou moins inattendus.

Le roman ne sort guère des sentiers battus et ne me laissera pas un souvenir impérissable d’autant qu’il se passe fort peu de choses et que la fin ne laisse guère de place aux surprises. Il s’est révélé malgré tout agréable à lire notamment grâce à ses chapitres courts qui donnent un peu de rythme au récit qui en manque cruellement.

Une histoire pleine de bons sentiments qui se lit toute seule, un roman sympathique et simple en somme, assez distrayant mais qui manque tout de même d’épaisseur, de consistance même si j’ai bien aimé suivre la rénovation de la maison et le personnage d’Amelia qui ne se laisse pas abattre par l’adversité.

A réserver donc pour un moment de détente sans guère en attendre autre chose.

La vie rêvée de Virginia Fly – Angela Huth

Calme, intelligente et sage, Virginia Fly, institutrice, est toujours vierge à trente et un ans. Ce qui ne l’empêche pas de nourrir des pensées d’une intensité que sont loin d’imaginer ses parents, chez qui elle vit. Son prétendant Hans, un professeur plus âgé, et son correspondant américain, Charlie, sont eux aussi bien loin des fantasmes de Virginia. Quand Charlie lui annonce sa venue en Angleterre, elle n’ose espérer qu’il puisse réaliser ses rêves enflammés. Et pourtant son arrivée coïncide avec la diffusion à la télé d’un reportage sur Virginia, qui voit soudain s’offrir à elle une pléthore d’opportunités de perdre sa virginité. Mais est-il une seule d’entre elles – y compris Ulick Brand, ce délicieux inconnu – qui pourra combler ses attentes ?heart_3la-vie-revee-de-virginia-fly-angela-huth

Angleterre, fin des années 60. Virginia Fly est une jeune professeur de 31 ans d’arts plastiques qui exerce dans une école pour filles. Fille unique, elle vit toujours chez papa et maman, des gens raisonnables, qui vivent une vie bien tranquille dans une petite ville du Surrey.

Celle de Virginia Fly est bien étriquée et tranquille aussi, proche de l’encéphalogramme plat, bien qu’elle rêve presque quotidiennement de se faire violer.

Des amis ? Pas vraiment. Il y a bien Hans, un vieux professeur d’origine allemande avec qui elle assiste à des concerts de musique classique. Des petits amis ? Encore moins, Virginia est toujours vierge et rêve de perdre sa petite fleur, dans un champ de fleurs justement.

Elle correspond depuis plusieurs années avec Charlie, un américain, sur lequel elle fonde des espoirs de mariage et le voilà justement qui annonce sa venue inespérée quelques jours seulement après qu’elle ait avoué en interview à la télévision anglaise, sa virginité…

La vie rêvée de Virginia Fly est le deuxième roman de la romancière anglaise Angela Huth que je découvre ici, paru en 1972 et qui est pour la première fois édité en français aux éditions de la Table ronde dans leur collection Quai Voltaire que je remercie ainsi que Babelio pour cet envoi.

Je ressors de cette lecture sans savoir si je l’ai aimé ou non, ce qui est assez rare en ce qui me concerne, je me suis même demandée au bout de la première page pourquoi j’étais en train de lire ce roman que j’ai pourtant lu très vite, sans réel plaisir mais sans déplaisir non plus, mais malgré tout happée par les portraits des différents personnages qui ponctuent le livre et que j’ai trouvé réussis.

Il faut dire que je n’ai pas compris Viriginia ni eu d’empathie pour cette héroïne qui passe à côté de sa vie et qui préfère rêver qu’on la viole, là j’avoue que fantasmer ce genre de chose, ça me dépasse totalement !

Son quotidien est assommant et cette façon qu’elle a de subir, plutôt que de prendre sa vie à bras le corps, m’a irritée, encore une fois je ne la comprends pas, elle aurait été en face de moi, je l’aurai secoué afin qu’elle se réveille et qu’elle réagisse enfin.

Heureusement, il y a parfois des pointes d’humour et de cocasserie dans ce récit gris et terne, grâce à Mrs Fly et Mrs Thomson, dans une scène où l’une comme l’autre lèvent le coude comme deux piliers de bar, confortablement installées au fond de leur canapé.

Vous l’aurez compris, pour moi La vie rêvée de Virginia Fly n’est pas le roman de l’année mais un roman très réaliste, pathétique, à la fois cruel et drôle.