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Archive for the ‘Littérature anglaise’ Category

Diplômée de littérature anglaise de l’université d’Oxford, Victoria Hislop vit entre l’Angleterre et la Crète et parle couramment français. Vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde, son premier roman, L’Île des oubliés, a été couronné par le prix des Lecteurs du Livre de Poche. Tous ses romans ont été de grands succès de librairie.

Le 25 août 1957, la colonie de lépreux de l’île de Spinalonga ferme ses portes. Maria retourne à Plaka, en Crète, avec son mari, le docteur Kyritsis.

Mais alors que la soirée de célébration pour fêter leur retour bat son plein, sa sœur Anna est assassinée par Andreas, son mari, lorsqu’il découvre qu’elle a pour amant son cousin Manolis, auparavant fiancé à Maria.

Ce drame aura des effets dévastateurs pour toute la communauté de Plaka. Manolis quitte le soir même la Crète pour la Grèce.

Devenue stérile en raison de sa maladie, Maria décide d’adopter la petite fille de sa défunte soeur, de l’élever avec son mari comme si elle était la leur, en lui cachant la triste vérité sur ses parents. 

Loin de son île, il s’efforce de se reconstruire. Andreas tente d’expier son crime en prison. Maria, quant à elle, choisit le chemin du pardon en rendant visite à Andreas, provoquant l’incompréhension de son mari.

Près de dix ans après la publication de L’Île des oubliés que j’avais adoré, Victoria Hislop redonne vie aux personnages qui m’ont ému et avec moi, plus d’un demi-million de lecteurs français.

Autant dire que lorsque Cette nuit-là a été annoncé, j’ai aussitôt voulu le lire, pressée de retrouver la Crète, la plume de Victoria Hislop qui m’avait tant charmée et bien sûr les personnages d’Anna, Maria, Manolis, Andreas et du docteur Kyritsis !

L’ambiance qui m’avait tant séduite est bel et bien là et rien que pour cela, je ne regrette pas ma lecture qui m’a fait voyager à un moment où nos déplacements sont compromis par la pandémie.

Mais j’en attendais plus d’où ma petite déception car ce récit tourne autour de cet adultère qui a abouti à un féminicide et l’histoire tourne ensuite en rond car Victoria Hislop nous donne à lire un récit autour d’une passion, de la jalousie d’une femme qui a abouti à son meurtre et du pardon.

L’accent est mis sur les espoirs et les rêves des personnages, sur les tragédies et les terribles conséquences de leurs actes, point final. Une femme a été tuée par son mari, la belle affaire, elle l’avait bien cherché ! Son mari se repend, trouve la foi et sa belle-soeur, soeur de la victime, lui tend la main.

Alors certes, le personnage d’Anna est franchement antipathique et son amant reste inconsolable mais j’aurai préféré que l’autrice aille aussi vers d’autres thématiques comme la réintégration de Maria au sein de la société, ce qui ne devait pas être simple après avoir passé plusieurs années à Spinalonga.

L’histoire tourne principalement autour des visites de Maria à Andreas en prison, du quotidien de Manolis qui a fait une croix sur toute vie sentimentale, de leurs états d’âme respectifs et des conflits familiaux qui émaillent leur quotidien alors que j’aurai préféré que l’autrice s’intéresse davantage à Maria, creuse de ce côté-là.

La fin est très abrupte et m’a laissé un goût d’inachevé mais peut-être l’autrice a-t-elle prévue un troisième tome ?

C’est donc une suite très différente de L’île des oubliés, d’où sans doute mon ressenti en demi-teinte car j’avais d’autres attentes mais cela reste un bon roman.

Pour autant, ce fut une lecture addictive, j’ai eu plaisir à tourner les pages, à retrouver les protagonistes, l’atmosphère des îles grecques qui m’on accompagné le temps d’un week-end.

Si vous aimez Victoria Hislop, vous apprécierez sans aucun doute son nouveau roman et je remercie les éditions Les Escales pour m’avoir permis de découvrir cette suite !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois

Beth O’Leary a étudié la littérature anglaise. Elle travaillait dans l’édition jeunesse avant de devenir auteur à temps plein et d’écrire son premier roman À moi la nuit, toi le jour.

Tiffany Moore vient de se faire plaquer par son petit ami et a désespérément besoin d’un logement pas cher car son job d’assistante d’édition est mal payé.

Leon Twomey travaille de nuit et a absolument besoin d’argent pour régler les honoraires de l’avocat de son frère injustement condamné pour braquage.

Leurs amis respectifs pensent qu’ils sont complètement fous, mais aux grands maux les grands remèdes :  pourquoi ne pas tout simplement partager un appartement, même s’ils ne se connaissent pas ? Leon habite le studio le jour de 9 heures à 18 heures, Tiffany le reste du temps.

Mais entre les ex un peu fous, les clients exigeants, un frère emprisonné à tort et, bien sûr, le fait qu’ils ne se sont jamais rencontrés, ils vont découvrir que pour avoir un foyer harmonieux, il vaut mieux ne pas s’en tenir aux règles et suivre son coeur … 

A moi la nuit, à toi le jour est une comédie romantique pétillante que j’ai trouvé absolument épatante ! Le pitch de départ est très original : nos deux héros vont se partager un appartement sans jamais se croiser, sans rien connaître l’un de l’autre. Pourtant, peu à peu, ils se mettent à communiquer par post-it.

Au début, pour se laisser des messages très pragmatiques comme il n’y a plus de lait, j’ai fait tourner les draps, etc, pour devenir de plus en plus personnels. Pour autant, il leur faudra de nombreux mois avant de se rencontrer pour la première fois et d’une façon surprenante qui plus est.

Au-delà de la romance à proprement parler, Beth O’Leary aborde des sujets très intéressants et que l’on ne rencontre pas forcément dans ce type de roman : les erreurs judiciaires, la prison, les pervers narcissiques, la maladie et la fin de vie, l’homosexualité…

Les deux héros sont sympathiques en diable et terriblement attachants, antinomiques à souhait. Car si Leon, héros du quotidien, est timide et discret, Tiffy est totalement exubérante, c’est là aussi l’un des charmes de ce roman.

On a plaisir à les suivre de la première à la dernière page, à attendre que leurs liens se nouent, qu’ils tombent amoureux sans jamais se voir, juste par post-it interposés.

Mention spéciale aussi aux personnages secondaires : les amis, collègues de travail et membres de la famille de nos deux protagonistes qui contribuent à donner toute sa saveur à ce roman. 

Si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai adoré cette romance contemporaine très agréable à lire et crédible, truffée de péripéties, parfois un peu inutiles, le travers dans lequel tombent souvent les auteurs de ce genre malheureusement.

Pour autant, j’ai passé un excellent moment avec cette histoire si romantique, elle m’a donné du baume au coeur et m’a fait rêver le temps d’une lecture qu’un tel amour était forcément possible.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge et du challenge 1 pavé par mois 

Autrice britannique à succès, Holly Hepburn a publié chez le célèbre éditeur Simon & Schuster plusieurs séries qui ont rencontré un large public.  » Castle Court  » est la première publiée en France.

Sadie élève seule sa fille Lissy depuis que son mari l’a quitté pour une autre femme. Sa meilleure amie Cat, de son côté, est au bord du burn out car ses journées de chef-pâtissier sont trop longues dans un restaurant étoilé parisien.

Les deux amies décident alors d’investir dans leur rêve : lancer « Smart Cookies », leur propre biscuiterie artisanale dans la magnifique Castle Court, une cour abritant un espace de restauration de trois étages niché derrière les rues animées de Chester.

Toutes deux découvrent bientôt que Castle Court est une vraie communauté, un petit havre de plaisir loin du stress du monde extérieur. Mais tout le monde n’apprécie pas leur arrivée : Cherrie, la pâtissière déjà installée n’est pas très heureuse de ce qu’elle considère comme une concurrence directe et Greg, qui dirige le bistrot chic du bout de la cour, pense que Sadie et Cat n’ont pas le talent ni le sens des affaires nécessaires pour réussir.

Heureusement, le délicieux Jaren, propriétaire de la maison de gaufres néerlandaise installée en face, et Elin la propriétaire de la chocolaterie suisse, vont leur apporter leur soutien. Et si tout le reste échoue, les amis pourront toujours noyer leurs chagrins dans le bar à cocktails de Seb qui surplombe la cour !

Sadie et Cat réussiront-elles leur lancement et trouveront-elles aussi l’amour ?

Avec Les nuits enneigées de Castel Court, Holly Hepburn nous propose un feel-good book gourmand à la manière de Jenny Colgan et sa petite boulangerie du bout du monde ou rendez-vous au cupcake café. Vous le savez, j’aime beaucoup les romans mettant en valeur l’amitié et la gastronomie, ce roman avait donc tout pour me plaire.

Et ce fut le cas ! Cette histoire pleine d’émotions, de rêves et d’enthousiasme, ravira les lectrices aussi gourmandes et romantiques que moi, le tout dans une petite ville anglaise. Autant d’ingrédients qui m’ont bien plu et qui m’ont permis de passer un chouette moment de lecture.

Alors que nos héroïnes sont à un tournant de leur vie, point de départ de tout bon feel-good book qui se respecte, Sadie et Cat ouvrent leur biscuiterie quelques semaines avant Noël.

A Cat, la confection des gâteaux, à Sadie, la décoration ! Et pendant cinq cent pages, on va suivre leur aventure et les nombreux écueils qui vont parsemer leur route, loin d’être un long fleuve tranquille.

Les personnages principaux sont attachants, surtout Sadie et sa petite fille Lissy qui voue une passion pour les dinosaures tout comme Adam l’apiculteur et Jaren. Peu de nuances toutefois, Holly Hepburn nous propose des héros bien lisses et gentils et d’autres bien méchants, c’est un peu dommage.

Dommage aussi d’avoir absolument voulu caser ses héroïnes, pas de surprise de ce côté-là non plus, on devine très vite avec qui elles vont retrouver l’amour et même si la romance est au second plan, leurs histoires de coeur sont tout de même très présentes.

J’ai néanmois passé un bon moment avec ce roman qui ne sort guère des sentiers battus grâce à l’atmosphère très coocooning et gourmande, l’amitié, l’entraide féminine et le message principal du roman : croyez en vos rêves. J’ai également apprécié de voir les héroïnes batir leur entreprise et affronter les problèmes qui vont se dresser devant elles.

Au-delà de cet aspect roman doudou, Holly Hepburn évoque aussi des thématiques fortes : la parentalité, le divorce, la charge mentale des femmes, le harcèlement sexuel au travail, la perversion, l’infidélité et le burn out en petites touches certes mais cela reste important dans la construction du récit.

Malgré quelques passages et un dénouement prévisibles, j’ai passé un bon moment avec ce roman qui m’a permis de tourner la page de 2020 et d’entrer en 2021 du bon pied.

Si les thématiques présentes dans ce roman, l’aspect coocooning et gourmand vous séduisent, n’hésitez pas à le découvrir à votre tour !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge et du challenge 1 pavé par mois 

Josie Silver est une romantique assumée qui a rencontré son mari en lui marchant sur le pied à l’âge de 21 ans. Elle vit avec lui, ses deux jeunes enfants et leur chat dans une petite ville des Midlands. Son premier roman, Un jour en décembre, a été l’événement éditorial de l’hiver 2018 : sélectionné par l’actrice Reese Witherspoon pour son Book Club, il s’est hissé dès la première semaine de vente en tête de tous les palmarès.

Un jour de neige en décembre 2008, à travers la vitre embuée d’un bus londonien, Laurie aperçoit un homme. Leurs regards se croisent… et le bus redémarre.

En cet instant suspendu et magnétique, celle qui pensait que le coup de foudre n’existait que dans les films, tombe désespérément amoureuse.

Pendant une année entière, elle étudie tous les visages, sonde les foules, arpente la ville pour le retrouver. En vain… Alors, elle se dit qu’il est peut-être temps de tourner la page, que jamais elle ne retrouverait cet homme qui a fait chavirer son coeur.

Jusqu’à ce soir de Noël, où sa meilleure amie et colocataire lui présente le nouvel homme de sa vie… Jack, l’homme du bus. Doit-elle le dire à Sarah ou se taire à jamais ?

Je lis assez peu de romances de Noël, les trouvant trop mièvres et gnan gnan pour moi mais j’adore lire des romans se passant en décembre. Un jour en décembre était donc tout désigné pour rentrer dans ma pal mensuelle, d’autant que je l’avais repéré un an plus tôt, lors de sa sortie en grand format chez Charleston. Aussi, dès sa sortie en poche, il est devenu mien et je peux vous dire que j’ai bien fait.

J’ai beaucoup aimé le premier roman de Josie Silver, suivre Laurie et Jack pendant une décennie. Les voir s’épanouir dans leurs histoires d’amour respectives, la première avec Oscar, le second avec Sarah, la meilleure amie de Laurie. Dix ans de chassés croisés, de retrouvailles et d’occasions manquées sauront-ils les réunir à la toute fin ? Pour le savoir, un bon conseil : lisez-le !

Que vous soyez des adeptes de la romance ou des lectrices occasionnelles comme moi, cette belle histoire d’amour, sans mièvrerie, saura vous séduire de la première à la dernière page. C’est une histoire romantique, tendre et drôle mais aussi émouvante avec des thématiques fortes comme l’amitié, le deuil, l’amour, la vie professionnelle…

Ce n’est pas à proprement parler une comédie romantique de Noël car seulement certains passages se déroulent à cette date mais c’est tant mieux car c’est bien plus que cela.

Cette histoire est vraiment touchante et très réaliste et pose une question : Comment faire pour choisir entre l’homme qu’on aime et sa sœur de coeur ? Un choix impossible pour notre héroïne qui va taire l’amour qu’elle a pour Jack tout comme Jack qui, bien qu’heureux avec Sarah, essaie d’oublier Laurie. Une situation bien délicate pour eux car Sarah, qui ignore tout, veut absolument qu’ils soient amis !

Les personnages sont attachants, on a plaisir à les suivre tout au long de cette décennie faite de hauts et de bas, de moments joyeux et d’autres plus douloureux. Leur amour, semé d’embûches, est pour beaucoup dans la réussite de ce roman, qui en devient haletant.

Petit bémol toutefois pour le dénouement expédié à la va-vite et qui ne colle pas au reste du roman, un peu dommage.

Une romance que sje vous conseille vivement, je l’ai adoré même si j’aurai aimé un peu plus d’originalité dans le dénouement !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Née à Bristol, Jodi Taylor s’est d’abord fait connaître en autopublication. Le premier titre de sa série » Les Chroniques de St Mary » a très vite rencontré son public, dépassant les 60 000 lecteurs avec plus de mille 5 étoiles.

Max est de retour ! Un nouveau mari, un nouveau job et cinq nouvelles recrues sous sa responsabilité…

En tant que nouvelle directrice de la formation de St Mary, la jeune historienne a prévu un programme de formation imparable et accéléré.

Un bébé mammouth, Hérodote et son double, Jeanne d’Arc, des chasseurs de l’Âge de pierre et des policiers qui auraient sûrement mieux à faire ailleurs…

Les missions se succèdent et tout le monde se pose la même question : que faudra-t-il faire en cas de problème ?

Vous vous souvenez sans doute que je suis assidûment Les Chroniques de St Mary, dont j’ai lu et beaucoup apprécié les cinq premiers volumes Un monde après l’autre, D’Echo en échos, Une seconde chance, Une trace dans le temps et Hier ou jamais.

En cas de problème m’a donc permis de renouer avec St Mary et Max, le Chef Farrell, Guthtrie, Tim Peterson, Mrs Partridge et l’ensemble des protagonistes de cet institut pas comme les autres, où les catastrophes en tout genre sont légion.

Si cette série comprend quelques faiblesses et redondances, elle est avant tout distrayante et enrichissante, j’ai donc plaisir à retrouver deux fois par an les voyages dans le temps et à suivre nos héros aux prises avec de grands évènements de l’histoire tels que l’éxécution de Jeanne d’Arc, la mort de Richard III, renconter Hérodote, parcourir la vallée des rois ou assister à une chasse aux mamouths en compagnie des hommes de Néhanderthal et des sapiens…

Les missions vont, comme toujours, réserver leur lot de surprises et de catastrophes, ce ne serait pas St Mary sinon ! Et quel plaisir une fois encore de retrouver Max et la plume enlevée et pleine d’humour de Jodi Taylor.

J’aime toujours autant me retrouver plongée au cœur des différentes époques historiques et d’apprendre une multitude de choses, car l’Histoire c’est mon dada comme vous avez du le remarquer !

Tout ce qui fait le sel de cette série est bel et bien là : une intrigue menée tambour battant, beaucoup d’humour, de l’action, une bonne dramaturgie et des personnages attachants.

Jodi Taylor nous propose donc une fois de plus, un roman d’aventures très rythmé, porté par une héroïne maladroite et particulièrement casse-cou qui sème inéluctablement le chaos autour d’elle et qui nous happe dès la première page.

Max, véritable poissarde de l’Histoire, essuie bien des revers mais c’est une héroïne très courageuse, pleine de ressources et qui finit toujours par rebondir. Quoiqu’il arrive, cette jeune femme est très attachante et on prend plaisir à la suivre au fil de ses aventures historiques.

J’ai particulièrement apprécié dans ce tome que les problèmes internes à l’institut soient laissés de côté au profit des sauts dans le temps, même si par là même, certains protagonistes récurrents disparaissent au profit des jeunes recrues, qui je l’espère, seront présents dans les tomes suivants et un peu plus développés car pour l’instant, ils manquent d’épaisseur.

Vous l’aurez compris : cette série est à découvrir, même si, comme moi, vous n’êtes pas une adepte de la science-fiction, si vous aimez lorsqu’il y a du rythme, de l’humour, de l’Histoire et du second degré, je ne peux que vous la conseiller.

Un grand merci à l’agence Agnès Chalnot Communication et aux Editions HC pour cette lecture palpitante, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Rosie Blake est Anglaise. Elle a beaucoup écrit pour la presse féminine avant de se lancer dans l’écriture de sa première comédie romantique, How to Get a (Love) Life. Ses livres pleins d’humour et de bienveillance ont conquis les lectrices. Sur ma liste est en cours de traduction dans huit pays.

Depuis qu’elle a quitté son Danemark natal, Clara voyage là où l’envie la pousse. C’est ainsi qu’elle fait étape à Yulethorpe. Le petit village anglais est alors en plein émoi : on est à l’approche de Noël, et la boutique de jouets menace de fermer !

Louisa, la propriétaire, découragée par la désaffection des habitants pour son échoppe, a décidé de tout plaquer et d’aller passer l’hiver en Espagne.

Une catastrophe pour les habitants et les enfants… Touchée par le désarroi ambiant, Clara décide de redonner vie au magasin. Petit à petit, par la grâce de son art du bonheur à la danoise, elle transforme la boutique en lieu féérique et le quotidien des uns et des autres en les convertissant au hygge.

C’en est trop pour Joe, le fils de la propriétaire de la boutique, financier londonien, radicalement différent de Clara, qui débarque à Yulethorpe avec l’idée de démasquer cette aventurière et de remettre de l’ordre. Il prend même une décision radicale : mettre la boutique en vente…

Je lis assez peu de romances de Noël, les trouvant trop mièvres et gnan gnan pour moi mais j’adore lire des romans se passant en décembre et spécialement à Noël.

J’ai donc choisi cette année Sur ma liste de Rosie Blake et je peux d’ores et déjà vous dire que j’ai bien fait car cette histoire toute mignonne a rempli parfaitement son rôle.

Rosie Blake nous propose une romance qui coche les cases du genre, on connait à l’avance le dénouement, pas de surprise à ce niveau, un peu dommage mais je m’y attendais.

Ce roman est une lecture réconfortante, que l’on a plaisir à découvrir au chaud sous un plaid, avec une tasse de thé à portée de main, une histoire cocooning qui nous plonge dans cette magie de Noël qui fait du bien au moral.

Ce qui m’a plu ici, c’est la découverte du hygge, les traditions danoises que je ne connaissais pas du tout et l’atmosphère toute noëlique qui tient ses promesses, de la première à la dernière page, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce type d’histoire.

Les personnages sont attachants, sans oublier le perroquet et ses réparties pas piquées des vers et l’autrice aborde à travers eux différentes thématiques : le deuil, les relations familiales, la maternité, la solitude, la crise économique, le stress et la pression au travail… mettant l’accent sur ce qui est important dans la vie.

La romance n’est pas au premier plan, c’est ce qui m’a plu aussi, Clara et Joe, ne cherchent absolument pas l’amour mais ça leur tombe dessus au fur et à mesure de leur cohabitation et j’ai trouvé ça plutôt bien vu et réaliste.

Un peu dommage, cependant, que la fin soit abrupte et bâclée et qu’il n’y ait pas plus d’originalité.

Pour conclure, si vous êtes à la recherche d’une lecture doudou avec une jolie ambiance de Noël et de belles valeurs, Sur ma liste devrait vous plaire !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge et du challenge 1 pavé par mois 

Ken Follett connaît son plus grand succès avec Les Piliers de la Terre, paru en 1989. C’est le début de la saga Kingsbridge, poursuivie avec Un monde sans fin et Une colonne de feu (Robert Laffont, 2008 et 2017), et vendue à plus de quarante-trois millions d’exemplaires dans le monde.

En l’an 997, à la fin du haut Moyen Âge, les Anglais font face à des attaques de Vikings qui menacent d’envahir le pays. En l’absence d’un État de droit, c’est le règne du chaos.

Dans cette période tumultueuse, s’entrecroisent les destins de trois personnages. Le jeune Edgar, constructeur de bateaux, voit sa vie basculer quand sa maison est détruite au cours d’un raid viking.

Ragna, jeune noble normande insoumise, épouse par amour l’Anglais Wilwulf, mais les coutumes de son pays d’adoption sont scandaleusement différentes des siennes. Et surtout, la famille de son époux, prenant ombrage de son influence sur l’ealderman, souhaite sa perte.

Aldred, moine idéaliste, rêve de transformer sa modeste abbaye en un centre d’érudition de renommée mondiale. Mais ce souhait tâche va être plus difficile que prévu à réaliser.

Chacun d’eux s’opposera au péril de sa vie à l’évêque Wynstan, prêt à tout pour accroître sa richesse et renforcer sa domination…

Le crépusucle et l’aube signe mes retrouvailles avec Ken Follett et sa saga Kingsbridge dont j’avais lu Une colonne de feu il y a trois ans déjà !

Dans ce préquel à sa plus célèbre saga inaugurée avec Les piliers de la terre, Ken Follett nous propose une formidable épopée où se mêlent vie et mort, amour et ambition, violence, héroïsme et trahisons.

Une belle brique de près de 900 pages dont je n’ai fait qu’une bouchée tant il m’a happée dès les premières pages ! J’avais prévu de me le réserver en lecture du soir, pensant me contenter d’une cinquantaine de pages à la fois, mais mission impossible car à chaque fois que j’étais obligée de le poser, je bouillais d’y retourner au point que je suis venue à bout de ma lecture en quatre jours !

Il faut bien reconnaître à Ken Follett, un talent indéniable de conteur qui sait nous prendre dans ses filets pour ne plus nous lâcher jusqu’au point final. Un décor historique de qualité, des intrigues bien bâties, pleines de retournements de situations et de suspens, des complots en veux-tu en voilà, des méchants haut en couleur qu’on adore détester.

L’histoire, bien que classique, se révèle passionnante ! On suit tour à tour nos trois héros Edgar, Ragna et Aldred aux prises avec le terriblement méchant homme d’église Wynstan qui n’a de cesse de comploter contre eux afin d’accéder à toujours plus de richesse et de pouvoir.

Au coeur du récit où cohabitent plus ou moins pacifiquement anglais, normands et vikings, il sera question de violences, trahisons mais aussi d’amours et d’ambitions, le tout dans un décor historique réussi dans lequel nous découvrons les moeurs et la politique du haut Moyen-Age.

Alors bien sûr, les personnages proposés par l’auteur gallois sont, comme toujours, très manichéens : les héros sont grandeur et bonté et ceux qui leur mettent des batons dans les roues, sont machiavéliques au possible. Le dénouement est également celui que les lecteurs attendent mais peu importe, le plaisir de lecture est là et moi, je marche à fond !

Un coup de coeur pour moi et l’une de mes meilleures lectures de l’année, ce n’était pourtant pas gagné au départ car l’époque est loin d’être ma tasse de thé.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce roman à votre tour, que vous soyez déjà un.e habitué.e de l’auteur ou non. Ma chère Belette est sur la même longueur d’ondes, je vous laisse découvrir son avis ici.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour cette lecture fleuve que j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

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Stacey Halls est une journaliste anglaise née dans le comté de Lancashire, où a eu lieu le funeste procès des sorcières de Pendle en 1612. Fascinée par cette histoire, elle se documente, retrace les évènements et écrit un roman historique acclamé par la critique. Les Sorcières de Pendle est son premier livre et est devenu un best-seller.

Pendle, Lancashire, 1612. À 17 ans, Fleetwood Shuttleworth est enceinte pour la quatrième fois. Mais après trois fausses couches, la maîtresse du domaine de Gawthorpe Hall n’a toujours pas donné d’héritier à son mari.

Lorsqu’elle croise le chemin d’Alice Gray, une jeune sage-femme qui connaît parfaitement les plantes médicinales, Fleetwood voit en elle son dernier espoir de donner la vie à un garçon. Les mois passent et Alice est d’une aide précieuse pour soulager les maux de sa jeune parturiente.

Mais quand s’ouvre un immense procès pour sorcellerie à Pendle, tous les regards se tournent vers Alice, accusée comme tant d’autres femmes érudites, solitaires ou gênantes et promise à la pendaison.

Alors que le ventre de Fleetwood continue de s’arrondir, la jeune fille n’a plus qu’une obsession pour sauver sa vie et celle de son bébé : innocenter Alice. Le temps presse et trois vies sont en jeu…

Si il y a bien un roman qui me faisait terriblement envie cet autome, c’est bien Les sorcières de Pendle, le premier roman de Stacey Halls, inspiré de faits réels. Vous savez que les romans historiques sont mon péché mignon et j’ai littéralement dévoré cette petite brique en deux jours seulement tant j’ai été embarquée dès la première page !

Dans ce roman, nous suivons Fleetwood, mariée depuis l’âge de douze ans à Richard Shuttleworth, seigneur de Gawthrope Hall et promis à un grand avenir. Je me suis très vite attachée à cette jeune fille forte et courageuse qui a du mal à trouver sa place entre une mère qui ne lui a jamais montré le moindre signe d’affection et qui ne cesse de la critiquer et son époux qui lui laisse une très grande liberté.

Mais Fleetwood est bien consciente qu’elle se doit de perpétuer la lignée de son mari et sa rencontre avec Alice va tout changer et lui permettre de mener une bien meilleure grossesse à condition qu’elle puisse la suivre jusqu’à l’accouchement.

Lorsqu’Alice va être soupçonnée, elle va la cacher et lorsqu’elle est arrêtée, Fleetwood va se battre pour que justice soit faite, mener un combat féministe pour qu’Alice soit libérée et tenter d’ouvrir les yeux des hommes sur les autres accusées car elle ne croit pas en leur culpabilité

A travers cette héroïne et toutes les femmes qui gravitent autour d’elle, Stacey Hall nous raconte la condition féminine du début du XVIIè siècle en Angleterre, celle de la bourgeoisie avec les mariages arrangés, le devoir d’être une bonne maitresse de maison et d’enfanter des garçons.

Et celle du peuple avec ces femmes célibataires qui ont un certain savoir et une indépendance qui font d’elles des cibles de choix pour les hommes d’église ou de loi car être une femme à cette époque, est le plus grand risque qui soit.

Les faits historiques sont très bien restitués, les décors, les descriptions, très bien travaillés et retranscrits, je me suis très vite immergée dans l’atmosphère et l’époque que Stacey Halls nous conte si bien. Il est aussi question de plantes et de remèdes pour soulager les maux des femmes enceintes à travers Alice et ses connaissances médicinales.

On voit également très bien le mécanisme de dénonciation de ces femmes accusées de sorcellerie, comment les témoins sont invités à inventer si besoin est, à imaginer des choses. On assiste également au procès de ces sorcières, on voit dans quelles conditions innomables elles sont emprisonnées, etc.

Un roman véritablement passionnant et avec un certain suspens que j’ai adoré et que je vous invite vivement à découvrir à votre tour si les thématiques abordées vous intéressent !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois et du Pumpkin Automne Challenge :

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Jojo Moyes vit en Angleterre, dans l’Essex. Après une carrière de dix ans dans le journalisme, elle décide de se consacrer à l’écriture. Ses romans, traduits dans le monde entier, ont été salués unanimement par la critique et lui ont déjà valu de nombreuses récompenses littéraires. Avant toi a créé l’événement et marqué un tournant dans sa carrière d’écrivain. Ce best-seller a rencontré un succès retentissant qui lui a valu d’être adapté au grand écran.

Saint-Péronne, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille depuis que son mari Edouard est parti pour le front. Revenue dans la ville de son enfance, elle vit dans l’auberge familiale en compagnie de sa soeur, de ses neveux et de son jeune frère.

Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel réquisitionné par Friedrich Hencken, le nouveau commandant, et ses hommes.

À l’instant où l’officier découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.

Un siècle plus tard, à Londres, Liv Halston reçoit ce portrait en cadeau de la part de son mari en cadeau de mariage. Depuis sa disparition il y a quatre ans, elle a mis sa vie entre parenthèses, incapable d’avancer.

C’est alors qu’elle rencontre Paul, enquêteur pour un organisme, chargé de retrouver les tableaux volés aux juifs pendant la seconde guerre mondiale. Alors que leur romance s’épanouit, il se rend compte qu’elle possède un tableau réclamé par ses clients, les Lefèvre…

Les yeux de Sophie signe mes retrouvailles avec Jojo Moyes qui m’avait bien fait pleurer avec Avant toi. Vous connaissez mon intérêt pour les secrets de famille et la première guerre mondiale, ce roman ne pouvait qu’attérir dans ma pal, et une fois n’est pas coutume, il n’y est pas resté plus de quelques semaines.

Roman à double temporalité et à deux voix, on y suit tour à tour Sophie dans son petit village du nord de la France pendant la Grande Guerre et quasiment un siècle plus tard, Liv, empêtrée dans son deuil et dans des problèmes économiques. Les deux héroïnes sont bien dessinées et attachantes, et je les ai suivi avec beaucoup d’intérêt de la première à la dernière page.

Le récit pendant la guerre est poignant, on y suit le quotidien de cette femme séparée de son mari dont elle a difficilement des nouvelles. Elle souffre de son absence mais aussi du froid, de la faim et de l’occupation allemande. Jojo Moyes s’est très bien documentée et cette partie du récit m’a littéralement passionnée d’autant que l’on pressent qu’un drame couve et toutes les péripéties qui arrivent à Sophie ont fait battre mon coeur à la chamade.

Outre les difficultés subies par les civils à l’arrière du conflit, et notamment son héroïne, l’autrice rappelle aussi qu’à cette époque il y avait de la résistance et notamment des espionnes obligées de nouer des liens avec l’occupant pour mieux servir les intérêts français et j’ai trouvé cela aussi très intéressant.

De nos jours, Liv se retrouve engluée dans un procès pour vol de tableau. Confrontée à la violence verbale, à la haine chaque jour au tribunal, elle devra rendre le tableau dont la cote s’est envolée aux descendants du peintre si elle est condamnée. Cette seconde partie est également très intéressante même si elle m’a un peu moins plu que la première, Sophie étant à mes yeux plus charismatique que Liv.

Un récit addictif, mené de main de maître par Jojo Moyes qui se révèle bouleversant avec des scènes réellement dramatiques comme elle sait si bien le faire. Si vous aimez les secrets de famille, les romans à double temporalité, je ne peux que vous le conseiller. Pour ma part, je vais continuer à explorer la bibliographie de cette romancière anglaise, n’hésitez à me recommander des titres, je suis preneuse !

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Jenny Colgan, née en Écosse, est une romancière britannique qui a écrit de nombreuses comédies romantiques. Elle est surtout connue en France pour sa trilogie La Petite Boulangerie du bout du monde (Prisma) et pour Le Cupcake Café. Une Saison au bord de l’eau est le premier volet d’une nouvelle série.

Flora MacKenzie travaille à Londres dans un cabinet d’avocats en tant qu’assistante juridique. Elle a quitté son île natale de Mure depuis quelques années et n’y est jamais retourné depuis le décès de sa mère.

Depuis, elle vit en colocation dans un appartement londonien et fantasme sur son patron, Joël, alors que lui ne l’a jamais remarqué. Jusqu’au jour où le plus gros client du cabinet, Colton Rogers, réclame son assistance. Le milliardaire est tombé amoureux de Mure et s’oppose à l’implantation d’un champ d’éoliennes à côté de son complexe hôtelier.

Comme il n’a pas bonne presse sur Mure et que Flora en est originaire, là voilà de retour à la ferme Mackenzie dans laquelle travaille son père Eck et ses frères Hamish, Innes et Fintan. L’accueil familial est plutôt frais et Flora découvre la ferme dans un état de saleté repoussant.

Cerise sur le gâteau : la jeune femme sent très vite qu’elle n’est pas la bienvenue sur l’île. La plupart des habitants du village considèrent cette  » fille de la ville  » comme une étrangère, et les non-dits de l’histoire familiale compliquent les relations avec son père et ses frères.

Jusqu’au jour où Flora tombe par hasard sur le vieux cahier de pâtisserie de sa mère. Et si elle avait trouvé la recette pour se réconcilier avec ceux qui l’entourent ?

L’été venu, j’aime beaucoup me plonger dans les romans de Jenny Colgan que je trouve très dépaysants. Ces dernières années, j’avais beaucoup aimé La petite boulangerie du bout du monde et Le cupcake café. Il était temps pour moi de découvrir son autre trilogie avec son premier tome : Une saison au bord de l’eau que j’avais acquis il y a un an déjà.

Les avis que j’avais lus jusqu’ici étaient plutôt mitigés et je suis entrée dans cette histoire avec quelques appréhensions vite balayées au bout de quelques pages : la magie Jenny Colgan a encore opéré sur moi, décidément cette autrice ne me déçoit jamais !

J’ai retrouvé dans ce roman tout ce qui fait le sel de ses autres récits : une île sur laquelle on a envie de débarquer, des habitants attachants dont on aurait envie de se faire des amis, une jolie histoire de reconstruction après un deuil, une love story et de la gourmandise !

Une mécanique connue, sans grande surprise, mais ça marche : on plonge dans ce livre et on n’a qu’une hâte… lire le 2eme tome que je vais vite me procurer je pense. Cette nouvelle trilogie est toute aussi savoureuse que les autres et ses gâteaux, pains et viennoiseries mettent sacrément l’eau à la bouche.

Comme toujours, l’autrice aborde avec tact des sujets plus graves comme le deuil, l’homosexualité, l’abandon, les relations fraternelles difficiles, le quotidien des agriculteurs et leur difficulté à vivre de leur production, l’écologie…

Une histoire fraîche et romantique que j’ai dévoré au bord de l’eau et qui plaira aux lecteurs.rices de Jenny Colgan dont je fais partie. Elle ne sort certes pas des sentiers battus si on la compare à ses précédents romans mais j’aime me plonger dans ces romans doudous pleins de charme l’été venu, je suis sûre de passer un très chouette moment de lecture.

Et vous, vous aimez Jenny Colgan ?

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