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Archive for the ‘Littérature anglaise’ Category

Lu dans le cadre du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

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Après des études d’anglais à Oxford, Sarah Vaughan s’est consacrée au journalisme. Elle a travaillé pendant onze ans au Guardian avant de publier La Meilleure d’entre nous, son premier roman. Elle vit près de Cambridge avec son époux et leurs deux jeunes enfants.

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.

1939. Will et Alice, des réfugiés londoniens trouvent refuge auprès d’Evelyn et Joe, des fermiers. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre sous l’autorité austère d’Evelyn et bienveillante de Joe.

Jusqu’à cet été 1943 où Will et Maggie, la fille des fermiers, s’avouent leur amour. Un été qui bouleversera leur destin à tous trois.

Été 2014. La jeune Lucy, infirmière dans un service de néonatalogie londonien, découvre après une nuit de garde éprouvante, que son mari a une liaison avec Suzi. Bouleversée, le lendemain elle se trompe dans le dosage de morphine destinée à un bébé, manquant de le tuer.

Mise d’office en arrêt maladie, elle rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie, Skyland. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.

Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

Après avoir beaucoup aimé La meilleure d’entre nous, le premier roman de Sarah Vaughan, j’étais très curieuse de la découvrir dans le genre historique. Vous le savez, j’aime beaucoup les secrets de famille et les romans à double temporalité, La ferme du bout du monde avait tout pour me plaire : des destinées de femmes prises dans les tourments de la Seconde Guerre mondiale, paysages envoûtants des Cornouailles, secrets de famille, tout y est.

Seulement voilà, il y a un mais, hélas ! Ce roman, sympathique au demeurant, sent le réchauffé : une intrigue maintes fois rebattue, de bons sentiments, des personnages qui manquent d’épaisseur. Et bon nombre de longueurs et de descriptions inutiles.

Les deux intrigues qui se regroupent sont loin d’être originales. La partie historique manque de profondeur, je trouve qu’elle n’est pas très bien exploitée, je n’avais vraiment pas l’impression d’être pendant la seconde guerre mondiale, les rappels au conflit mondial sont bien minces et la thématique des réfugiés aurait méritée d’être creusée.

Le secret de famille, nœud du roman, arrive bien tard pour qu’on s’y intéresse vraiment et il est vite expédié.

Quant à la partie contemporaine, elle ressemble à tout ce qu’on attend d’un feel-good book : une femme qui perd son mari et son emploi le même jour et qui retourne dans sa famille pour prendre un nouveau départ, rien de bien original là encore.

Une saga familiale qui se lit sans déplaisir mais qui se révèle bien décevante à mes yeux, dans ce genre il y a tellement mieux.

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Angela Thirkell (1890-1961) était la petite-fille du peintre Edward Burne-Jones, la cousine de Rudyard Kipling et la filleule de J. M. Barrie (l’auteur de Peter Pan). Elle passa son enfance entre Paris et Londres. En 1931 parut son premier grand succès, High Rising, dans la veine d’Anthony Trollope, puis elle publia son best-seller Le parfum des fraises sauvages, en 1934.

Mary Preston, jolie jeune fille sans fortune, est invitée par sa tante par alliance, Agnès, à passer l’été dans sa splendide propriété familiale, au cœur de la campagne anglaise.

À Rushwater House, la saison s’annonce pleine de surprises, de frivolités et d’insouciance. Mais le cœur de Mary sera mis à rude épreuve face au séduisant et séducteur David Leslie, l’artiste de la famille qui navigue entre Londres et Rushwater.

Cependant, Agnès et sa mère, la sémillante Lady Emily, espèrent persuader la jeune femme de faire un tout autre mariage, bien plus convenable, avec John, le frère aîné d’Agnès et David, veuf depuis près de dix ans.

Entre les balades au clair de lune dans les jardins resplendissants et le grand bal organisé à Rushwater, cet été comblera-t-il les espérances romantiques de Mary ?

Après avoir absolument adoré Bienvenue à High Rising, il me tardait de retrouver Angela Thirkell dans son second roman publié pour la première fois en 1934, Le parfum des fraises sauvages.

Même si je l’ai trouvé un peu moins bon et un tantinet moins drôle et pétillant que son premier roman, je me suis tout de même régalé à lire cette comédie romantique au cœur de la gentry anglaise, dont les personnages sont aussi farfelus qu’extrêmement attachants.

Porté par une héroïne un peu effacée mais charmante, Mary, une jolie jeune fille désargentée, ce roman ne repose pas sur une intrigue de folie mais plutôt sur son atmosphère typique de campagne anglaise et sur sa galerie de personnages assez savoureuse.

La famille Leslie est excentrique : le grand-père et la grand-mère, Henry Leslie et Lady Emily, et leurs enfants, John, l’aîné qui est veuf, Agnès, mère de famille un peu écervelée qui se réfère toujours à son mari afin de ne prendre aucune décision, et David, artiste et charmeur impénitent ainsi que Martin, l’aîné de leurs petits-enfants. Tous sont plutôt charmants et sympathiques, et on a plaisir à les suivre le temps de ce récit.

Je n’ai en tout cas pas boudé mon plaisir en me plongeant dans ce court roman d’atmosphère des années 30 empli de loufoquerie et de légèreté. Au sein de la famille Leslie, volontiers oisive, la vie s’organise autour des thés, des repas et des parties de tennis et on vit comme un drame le fait de salir son pantalon ou sa robe, on s’inquiète pour le prochain bal, etc.

J’ai beaucoup aimé les conversations entre les différents protagonistes, leur quotidien, les mœurs et les loisirs de cette époque foisonnante, et si comme moi, vous aimez ces atmosphères anglaises à la Dontown Abbey, ce roman vous plaira assurément.

Angela Thirkell était elle-même une femme plutôt libre et elle se serait apparemment inspiré de sa vie et de sa famille pour écrire ses romans. On pourrait lui reprocher de nous proposer des personnages très stéréotypés et une vision des femmes pas franchement moderne, il n’empêche que ça fonctionne très bien dans cette histoire.

J’espère que les éditions Charleston vont continuer à éditer ses romans, je me languis déjà de la plume vive et de l’humour so british d’Angela Thirkell !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

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Keith Stuart est spécialiste des jeux vidéo. Il écrit des chroniques dans la presse et est éditeur de jeux pour le Guardian depuis dix ans. En 2012, l’un de ses deux fils a été diagnostiqué autiste. Lorsque Keith a initié ses fils aux jeux vidéo, il s’est rendu compte que ces moments privilégiés leur permettaient de partager une expérience unique et de tisser des liens puissants au sein de la famille. Les Mondes de Sam (A Boy made of Blocks) est librement inspiré de son histoire.

A Bristol. Avant, Alex et Jody s’aimaient. Mais leur couple est mis à rude épreuve depuis la naissance de Sam huit ans auparavant. Leur fils, atteint d’autisme, n’est pas un enfant comme les autres.

A force de fuir ses responsabilités de père, Alex condamne Jody à porter un fardeau trop lourd : s’occuper de Sam à temps plein, gérer ses crises, ses colères et ses angoisses. La séparation devient alors inévitable et Alex se retrouve à squatter le canapé de son meilleur ami Dan.

Quelques jours plus tard, Alex se retrouve au chômage et se sent totalement démuni quand il doit assumer la garde de son fils avec qui il a été incapable jusque là de tisser le moindre lien.

Heureusement, Sam découvre un nouveau jeu vidéo sur sa console : Minecraft. Grâce à son imagination, le garçon donne naissance à un monde parallèle qu’il peut partager avec son père. Sur les ruines du passé, ils construisent ensemble les bases de leur avenir.

Inspiré de la relation de Keith Stuart avec son fils autiste, Les mondes de Sam, est un premier roman drôle, touchant et incroyablement juste, un véritable hymne à la différence.

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, l’autisme est un sujet qui m’intéresse et me touche beaucoup, raison pour laquelle ce roman a rejoint ma PAL.

Et comme je connais très bien le jeu Minecraft auquel s’adonne mes garçons depuis des années, j’étais bien au fait du but de ce jeu, des modes (créatif, survie) je n’étais pas perdue avec le vocabulaire (redstone, miner, l’ender, le nether…) et les actions lors des temps de jeux qui occupent un certain nombre de pages.

Ce jeu est un formidable terrain de jeux pour les enfants et les adultes et il ne fait aucun doute que les autistes y trouvent particulièrement bien leur compte car ils peuvent construire un monde auquel ils n’ont pas à s’adapter, mais qui s’adapte à eux. Un monde qu’ils peuvent enfin partager avec les autres, qui leur permet de se socialiser à travers les phases de jeux et hors écran, trouvant enfin un sujet de discussion à partager avec les autres.

Tous ceux qui croient que le jeu permet d’échapper à la réalité comprendront qu’ils ont fait fausse route : l’approche ludique du réel que propose le jeu vidéo permet justement de se réconcilier avec la réalité. Et c’est là tout le propos du livre inspiré par la propre expérience de l’auteur avec son fils.

Par le biais du jeu vidéo, on voit l’évolution de Sam qui acquiert du vocabulaire, se met à la lecture de guides et de livres sur son jeu préféré et commence à s’ouvrir aux autres.

On assiste également au rapprochement entre un père et son fils. Alex, au début du roman, fuit l’autisme de son fils dont il a peur, il ne sait jamais comment réagir aux accès de colère de Sam et laisse sa femme gérer, préférant prendre la tangente au moindre problème.

Les personnages sont attachants et crédibles et l’histoire permet de sensibiliser à ce trouble, de mieux connaître les personnes autistes, prouver que ces enfants / adultes sont différents mais qu’il est possible de nouer des relations avec eux et montrer l’impact positif de ce jeu vidéo.

Un bon feel-good book que je vous recommande si cette thématique vous intéresse !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Après avoir consacré une grande partie de sa jeunesse à élever ses trois enfants, Elizabeth Speller a décidé de reprendre ses études. Diplômée d’histoire antique à Cambridge, elle a ensuite enseigné cette matière dans de nombreuses universités, dont Cambridge, Bristol, Birmingham et Warwick. Auteur d’ouvrages de non-fiction historique et de poésie – pour lesquels elle a été primée plusieurs fois –, Le Retour du capitaine Emmett est son premier roman. Elizabeth Speller vit entre le Devon et l’île grecque de Paxos.

C’est une lettre qui, par un matin d’août 1921, va bousculer la vie de l’ancien officier Laurence Bartram. Un appel à l’aide de Mary, la sœur d’un de ses vieux amis.

La jeune femme veut comprendre ce qui a conduit son frère, le capitaine John Emmett, à mettre fin à ses jours quelques mois plus tôt. Interné depuis son retour du front, John semblait pourtant aller mieux. Et si Laurence pouvait lui apporter des réponses ?

Après tout, les deux hommes ont partagé les mêmes horreurs en France et ils étaient très amis alors qu’ils étaient étudiants.

Secondé par Charles, dandy féru de romans policiers, Laurence accepte de jouer les détectives.

Et les zones d’ombre ne manquent pas : qui sont ces trois inconnus inscrits sur le testament du défunt ? Qui est cette sublime rousse qui venait lui rendre visite ? Quel lien existait entre John et Hart, un jeune officier poète exécuté pour lâcheté ?

Et quelle est cette malédiction qui emporte un à un les anciens camarades d’Emmett dans la tombe ? A mesure que les pièces du puzzle s’assemblent, les secrets de John se dévoilent.

Mais Laurence n’est pas le seul à chercher des réponses…

Le retour du capitaine Emmett est le premier roman d’Elizabeth Speller, qui a pour cadre l’Angleterre au lendemain de la première guerre mondiale. Elle évoque le douloureux destin des hommes fusillés pour l’exemple mais aussi les rescapés de ce conflit mondial.

En mettant nos pas dans ceux de Laurence, on découvre les familles endeuillées qui ont perdu des fils, frères, fiancés ou maris, fauchés sur les champs de bataille français.

Et les survivants, ceux qui s’en sont sortis sans dommage physique ou mentaux comme notre narrateur et son ami Charles, et les moins chanceux qui ont perdu des membres ou victimes de stress post traumatiques.

Formidable roman à suspens absolument captivant, il a tout pour plaire aux lecteurs et lectrices féru(e)s de récits historiques : une plume fluide, une histoire très bien documentée, portée par des personnages complexes et attachants que sont Laurence, Charles, Mary, Eleanor et tous les autres protagonistes.

Elizabeth Speller nous livre ici un drame passionnant, bien documenté et structuré, tout en sensibilité et pudeur, qui revient sur les conséquences dramatiques de la première guerre mondiale.

L’Angleterre est alors à genoux et pleure ses 800 000 enfants étendus pour toujours dans les champs des Flandres et autres lieux du front. Pour certains, une vie d’invalidité commence pour d’autres le retour à la vie civile est impossible. Laurence est veuf, sa femme est morte en couches avec leur fils, et il erre seul dans son appartement, incapable d’avancer, de mener une vie normale.

Cette enquête va lui permettre de déterrer bien des secrets et de renouer avec la vie.

Même si ce livre est édité dans la collection « Grands détectives » de 10 18, il n’est pas réellement un roman policier mais davantage un roman à suspens, l’intrigue « policière » ne constitue en effet pas l’intérêt principal de ce roman.

Pour moi, c’est le contexte historique, les suites de la guerre 14-18, les traumatismes de l’après-guerre qui sont importants et décrits très finement.

L’autrice place sur le devant de la scène ceux que l’Histoire a minimisé : les déserteurs, les hommes brisés moralement, handicapés, qui ne peuvent trouver leur place dans la société de l’époque.

Un très bon roman que j’ai trouvé convaincant de la première à la dernière page, je vous le recommande vivement !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Né à Londres en 1949, Graham Swift s’est imposé sur la scène littéraire britannique par son art du romanesque et de l’épure. Le pays des eaux (1983) a été accueilli comme une révélation et a reçu le prestigieux Guardian Fiction Prize. A tout jamais a obtenu en 1993 le prix du Meilleur Livre étranger et La dernière tournée le Booker Prize en 1996.

Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu’ils aillent rendre visite à leur mère le temps d’un dimanche.

Jane Fairchild, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désœuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ?

Jusqu’à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday.

Pour la première – et dernière – fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée.

Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie.

Le dimanche des mères est un court roman qui nous raconte par le menu ce dimanche de mars 1924 à travers le personnage de Jane Fairchild.

Graham Swift y dépeint avec subtilité une aristocratie déclinante, porteuse des stigmates de la guerre, et l’émergence d’une classe nouvelle en quête de liberté.

roman très bien écrit qui nous plonge dans la campagne anglaise au lendemain du premier conflit mondial dans la gentry marquée par ces quatre années de guerre et qui a donné un lourd tribu à la nation.

Dans ce roman, toutes les familles ont perdu des fils, fiancé, mari, frère et voient peu à peu leur monde vaciller : les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s’est réduite…

Le récit est à la fois sensuel et déroutant, lumineux et sombre. L’histoire, concentrée sur une journée, est très lente, s’étire à l’envi, toute en introspection. Elle est intéressante par les sujets qu’elle aborde : le quotidien d’une domestique, ses droits, ses devoirs et ses interdits, les relations avec la famille qui l’emploie, les autres domestiques de la maison mais aussi des maisons environnantes.

Et de l’autre, les changements qui découlent de la première guerre mondiale avec ces familles touchées par le deuil, qui vont devoir vivre autrement, sur un pied moins grand, avec une domesticité plus réduite.

L’auteur fait aussi des allers/retours entre le passé, le présent et le futur puisque Jane nous raconte son enfance, son quotidien de domestique mais aussi ce qui sera la suite de sa vie, après ce dimanche des mères, soixante années plus tard, alors qu’elle est devenue une autrice reconnue.

;Par moment, le récit est intéressant et palpitant et à d’autres, proprement ennuyeux. Je suis donc un peu mitigée en refermant ce roman, assez séduite par la plume de Graham Swift et les thèmes qu’il aborde mais un peu déçue par cette histoire qui se lit très bien mais qui ne m’a pas emportée.

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Lu dans le cadre du Mois anglais

À la suite d’une carrière dans le marketing éditorial en Angleterre et en Australie, Hannah Richell s’est lancée dans l’écriture avec son premier roman, au succès international, Un fragile espoir (2014 ; Pocket, 2015). Après La Maison du lac (2015 ; Pocket, 2016), Les Secrets de Cloudesley est son troisième roman à paraître chez Belfond. Hannah Richell vit dans le sud-ouest de l’Angleterre, avec ses enfants.

1955. On dit qu’au manoir de Cloudesley l’ennui n’existe pas. Pourtant, ce lieu de faste et de beauté, Lillian Oberon rêve de le fuir.

Poussée par sa tutrice, elle a épousé Charles Oberon sans l’aimer, afin d’assurer la pension de sa sœur et pour permettre à son beau-fils pour qui elle se prend immédiatement d’affection, d’avoir une mère.

À vingt-six ans, la jeune femme n’arrive plus à maintenir les apparences d’une vie heureuse aux côtés du séduisant magnat et collectionneur Charles Oberon.

Qu’est-elle réellement pour lui ? Une œuvre de plus à contempler ou une femme à aimer ? Mais le jour où le destin place sur son chemin un peintre passionné, une autre vie semble possible…

Soixante ans plus tard, de la splendide demeure ne reste qu’une bâtisse en ruines. De retour à Cloudesley pour veiller sur Lillian, sa grand-mère adorée, Maggie Oberon se fait une promesse : sauver l’héritage familial.

Mais comment affronter les créanciers ? Et, surtout, comment la jeune femme, aux prises avec ses erreurs passées, pourra-t-elle gérer seule le domaine ?

Maggie ignore qu’entre les murs décrépis de la vieille maison se cache un trésor inestimable. Et un terrible secret, qui pèse sur elle et sur Lillian…

Dans le décor enchanteur d’une vieille demeure anglaise, Les secrets de Cloudesley se révèle être un passionnant roman avec des secrets de famille à la clé.

A l’instar d’Eve Chase, Daphne du Maurier ou Kate Morton, Hannah Richell entremêle dans son troisième roman, les voix de deux femmes pour conter une histoire de famille et de secrets, mais aussi d’amour, pleine de passion et de drames.

Jouant la carte de la double temporalité, Hannah Richell, met en scène dans les années 50, Lilian, et de nos jours sa petite-fille Maggie. Vous le savez, j’ai un faible pour ce type de roman et je dois dire que je ressors totalement bouleversée de cette histoire.

J’ai été conquise du début à la fin, et j’ai retrouvé tout ce qui me plaît dans ce genre de romans : des secrets dévoilés par touches, des amours contrariées, de l’émotion à l’état brut, le tout dans une atmosphère propre aux manoirs anglais, avec un dénouement très émouvant.

Les personnages sont bien dessinés et attachants, l’histoire est habilement menée, emplie d’un certain suspens et les descriptions de la nature qui parsèment ce récit m’ont aussi beaucoup séduite, je me suis très bien imaginée le décor de cette demeure, son parc et les animaux qu’il abrite.

Le destin de ces deux femmes, étroitement lié à plusieurs décennies de distance m’a passionné même si j’ai une préférence pour l’intrigue propre à Lilian, celle dans le présent m’a aussi intéressée. L’auteure a su mener son schéma narratif avec brio, alternant les passages au présent, avec ceux dans le passé, où l’on retrouve une jeune Lillian.

Les deux héroïnes portent à elles seules l’intrigue, ce sont deux femmes touchantes avec leurs failles, leurs forces, honnêtes et courageuses, fidèles à leurs valeurs et convictions.

Drames, secrets, sacrifices, souffrances, violences, secrets de famille, amour et séquelles de la guerre sont au cœur de ce roman, je l’ai dévoré de la première à la dernière page et quitté Cloudesley à regret !

Je vous le conseille vivement.

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et du challenge 1 pavé par mois :

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Fille d’un éditeur londonien, Diney Costeloe écrit depuis toujours. Elle a publié de nombreux romans, des histoires de vies difficiles, mais pleines de promesses. Ses livres sont d’immenses succès, notamment Les biles du bout du monde et La Fille sans nom (City).

En 1921, dans le village anglais de Charlton Ambrose, huit petits arbres sont plantés en mémoire des soldats tombés lors de la Grande Guerre. Une nuit, en secret, un neuvième arbre est mystérieusement ajouté par une femme et sa fillette. Qui l’a planté ? Et à quel « soldat inconnu » ce mémorial végétal est-il dédié ?

Quatre-vingts ans plus tard, la colère gronde dans le village face à un projet immobilier qui détruirait le bosquet. Rachel Elliot, une journaliste locale travaillant pour le Belcaster Chronicle, est non seulement déterminée à préserver ce lieu de mémoire, mais aussi à faire toute la lumière sur sa signification.

La jeune femme est loin de se douter que ses recherches vont la mener sur les traces de son arrière-grand-mère, infirmière pendant la guerre.

Au-delà des grands événements de l’Histoire, c’est le passé de sa propre famille que Rachel va exhumer. Une histoire d’amour tragique et un secret qui vont bouleverser sa vie…

Sur fond de première guerre mondiale, Diney Costeloe nous trousse un roman 100% british avec moult mystères. Jouant la carte de la double temporalité, Le soldat oublié, met en scène dans le passé, Molly, femme de chambre de Sarah Hurst, fille unique de sir Georges du village de Charlston Ambrose.

Elle va s’engager comme infirmière en France sous l’impulsion de sa maîtresse et se révéler très efficace pour seconder les religieuses sous la responsabilité desquelles elle travaille.

Un jour de 1915, elle soigne Thomas Carter, blessé lors d’une bataille. Au fil de sa convalescence, les deux jeunes gens vont tomber amoureux.

De nos jours, on suit Rachel, une journaliste, qui va enquêter sur le soldat inconnu. Ses recherches vont l’amener à exhumer les secrets de sa propre famille. Bien sûr, les deux histoires vont finir par se rejoindre, comme c’est souvent le cas dans ce genre de romans.

L’histoire est habilement menée, emplie d’un certain suspens même si l’on comprend rapidement où l’autrice veut en venir et j’ai trouvé ça dommage, le suspens lié à ce soldat inconnu est rapidement éventé.

On devine aussi facilement pourquoi cet homme n’a pas le droit aux honneurs puisque ces oubliés étaient les fusillés pour l’exemple, pour leur refus de monter au feu, désertion ou désobéissance.

D’un point de vue historique, l’histoire est intéressante et bien documentée : on suit ce qui se passe à l’arrière avec Molly : les blessés et les mourants, leurs détresses, leurs souffrances et les soins qu’on leur prodigue.

Aux côtés de Thomas, on assiste aux assauts, aux pilonnages du no man’s land, on côtoie les hommes enterrés sous les cratères de terre, blessés, accrochés aux barbelés, etc, on s’y croirait. On voit les soldats se décourager, lassés par cette guerre qui n’en finit pas.

Le duo est attachant et on a plaisir à plonger dans cette partie historique, à les suivre, à voir éclore leur histoire.

Ce que je regrette vraiment c’est que Diney Costeloe a mal maitrisé son suspens, et nous propose une intrigue trop facile, trop conforme à ce qu’on pourrait en attendre et je trouve ça dommage, j’aurai aimé plus de surprises, moins de facilités.

Néanmoins, si vous aimez les romans historiques anglais, les histoires de famille et la première guerre mondiale, Le soldat oublié va vous plaire j’en suis sûre !

Pour ma part, malgré mes bémols, je ne regrette pas ma lecture.

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Edith Ayrton Zangwill est née au Japon en 1874, où travaillaient ses deux parents. Elle est la fille de William Edward Ayrton, ingénieur électrique, et de sa femme, Matilda Chaplin, pionnière en médecine, décédée quand Edith avait 8 ans. Deux après sa disparition, son père se remarie avec la scientifique Hertha Marks Ayrton.
Edith Ayrton est élève de l’université de Bedford (1890-1892), membre de la Women’s Social and Political Union (WSPU), et encourage notamment la création de la Jewish League for Woman Suffrage. Son engagement pour le droit de vote est tel, qu’on la considère comme l’une des leaders du mouvement United Suffragists.
En 1903, elle épouse l’écrivain Israel Zangwill, qui s’est souvent exprimé publiquement en faveur du droit de vote féminin. Il encourage par ailleurs Edith à écrire, et cette dernière publie son premier livre pour enfant en 1904, avant de composer six romans. Forte tête, paru en 1924 chez Allen & Unwin et jusqu’alors inédit en France, est son cinquième titre.

Dans le Londres de 1909, Ursula Winfield est ce qu’on appelle une « forte tête ». Elle a vingt-trois ans et vit toujours chez sa mère et son beau-père, à une époque où les jeunes femmes de son âge sont déjà mariées et mères de plusieurs enfants.

Là où toutes les autres filles de la bonne société courent les régates et les
afternoon tea, cette belle et brillante jeune femme passe ses journées à multiplier les expériences dans son laboratoire, avec l’espoir d’intégrer un jour la Société de chimie.

Elle ne rate aucune des séances publiques de l’académie et devient l’amie du professeur Smee, qui est secrètement amoureux d’elle. Sa mère, délicieuse créature avec laquelle elle entretient de charmants rapports, accepte la passion de sa drôle de fille même si elle regrette de courir les réceptions, seule.

Et rien ne peut détourner Ursula de sa mission, ni les conventions sociales ni son amour balbutiant pour le beau Tony Balestier. Jusqu’au jour où la voilà entraînée, bien malgré elle, dans le combat des suffragettes, ces terribles  » viragos  » qui mettent Londres sens dessus dessous afin d’obtenir le droit de vote…

Livre culte en Angleterre, considéré comme l’un des premiers romans de suffragettes, Forte tête d’Edith Ayrton Zangwill, paru en 1924 et encore inédit en France, est avant tout un inoubliable portrait de femme. Impossible de résister au charme drolatique d’Ursula, à son courage et à sa folle liberté !

Ce roman aborde la condition féminine en Angleterre au début du XXè siècle, une époque où les femmes de la bourgeoisie comme Ursula se cantonnent à un rôle d’épouse et de mère. A ce titre, leur éducation est limitée et les domaines scientifiques leur sont interdits.

Mais comme Miss Charity ou Calpurnia, Ursula est férue de sciences et possède son propre laboratoire, payé sur ses deniers personnels. Un domaine où elle règne en maître, elle y mène ses études et expériences sous l’œil bienveillant de sa mère et de son beau-père, qui ne la comprennent pas mais la laissent faire.

Toute entière à la science, elle ne se préoccupe pas du combat des femmes pour le droit de vote et voit même d’un mauvais œil celui que mène les suffragettes, à l’instar de son entourage, qu’elle trouve ridicules !

Jusqu’à une rencontre où elle change radicalement d’avis et délaisse alors la science pour se dévouer corps et âme à la cause, au grand dam de son beau-père et de son fiancé !

Ce qui est intéressant avec ce roman, c’est que Edith Ayrton Zanwill était elle-même féministe et membre du Women’s Social and Political fondé par Emmeline Pankhurst et Christabel Pankhurst, association pour laquelle milite son héroïne Ursula, elle sait donc particulièrement bien de quoi elle parle.

L’autrice nous dépeint la condition féminine au début du XXè siècle : des convenances étriquées aux balbutiements de la libération de la femme, l’autrice met en lumière le combat des suffragettes face aux politiques qui leur refusait ce qu’elles leur demandait, le droit de vote.

On y voit toute la répression mise en œuvre à l’encontre de ces femmes qui manifestent de façon tout à fait pacifique et qui se font charger par la police avec une violence inouïe et sévèrement condamnées par les juges.

Avec Ursula, nous sommes au plus près du combat suffragiste, on assiste aux meetings, aux manifestations, aux procès, aux séjours en prison et aux gavages de celles qui avaient recours à la grève de la faim, afin d’attirer encore plus l’attention sur leur combat.

Il y a certes quelques longueurs et le combat suffragiste apparaît tardivement mais le personnage d’Ursula est foncièrement sympathique et on a plaisir à la suivre dans ses combats même si son histoire d’amour avec Tony Balestier m’a parfois, lassée…

Si comme moi, le combat des femmes pour le droit de vote est un thème qui vous intéresse particulièrement et que vous aimez le retrouver dans vos lectures, je vous conseille ce roman mais également : L’assassin du Marais, Les heures indociles, Le récital des anges et Evelyn, May et Nell pour un monde plus juste si vous ne les avez pas encore lus.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Belfond pour cette lecture !

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Lu dans le cadre des 12 pavés que j’aimerai sortir de ma pal et du challenge 1 pavé par mois  :

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Robert Goddard est un écrivain britannique né en 1954 à Fareham. Il étudie l’Histoire à l’université de Cambridge avant de se lancer dans une carrière de journaliste puis d’enseignant. Il dirige également un établissement scolaire durant quelques années avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Plusieurs de ses titres seront nominés pour le prix Edgar Allan Poe et le prix Anthony de la meilleure parution poche. Ses romans à intrigues se démarquent par une construction précise et un style impeccable. Ils se passent majoritairement en Angleterre, mettant en scène des personnages ballottés par l’Histoire mouvementée du xxe siècle et la confusion de leurs sentiments. Robert Goddard vit actuellement à Truro dans les Cornouailles avec sa femme Vaunda.

1911. Geoffrey Staddon, un jeune et talentueux architecte, est recruté par Victor Caswell, pour imaginer sa maison. Geoffrey conçoit donc pour lui une magnifique demeure, d’une grande modernité, Clouds Frome, dans la campagne anglaise. C’est ainsi qu’il rencontre Consuela, l’épouse de son commanditaire, une magnifique brésilienne dont il va tomber amoureux fou. La jeune femme, obligée par sa famille, à épouser Victor, l’a en horreur, et rêve de s’échapper de sa cage dorée.

Bien que catholique convaincue, Consuela lui propose de quitter son mari et de fuir à l’étranger, où ils pourront vivre leur amour au grand jour. Alors que les amants projettent de vivre ensemble, Geoffrey abandonne finalement la jeune femme à son triste sort, préférant se consacrer pleinement à ses ambitions professionnelles. Il vient en effet d’être recruté pour construire un hôtel de luxe à Londres et ce nouveau projet sonnera le glas de son amour pour Consuela.

1923. Geoffrey est malheureux en ménage et inconsolable de la perte de son fils unique, mort de la grippe espagnole au sortir de la première guerre mondiale. En lisant le journal un matin, il apprend que Consuela Caswell est accusée de meurtre et risque la peine capitale.

Elle aurait tenté d’empoisonner son mari infidèle en versant du poison dans le sucrier et tué accidentellement la nièce de celui-ci venue prendre le thé.

Bouleversé par cette nouvelle qui réveille bien des fantômes et ravive son sentiment de culpabilité, et persuadé de l’innocence de la jeune femme, il décide de retourner à Clouds Frome. Il ne sait pas encore que ce qu’il va y découvrir bouleversera son existence…

Sans même un adieu est ma troisième incursion dans l’œuvre de Robert Goddard après Par un matin d’automne et Heather Mallender a disparu, il me tardait vraiment de le retrouver dans un registre historique.

L’auteur anglais nous propose, comme à son habitude, une sacrée brique fourmillant de secrets de famille, avec des rebondissements et un bon suspens à la clé, sans oublier un final OMG !

Tout ceci pour dire que si l’histoire avait été plus courte, ce roman aurait été un coup de cœur. Hélas, les longueurs sont trop abondantes à mon goût et c’est bien dommage car cette histoire de trahison est diablement intéressante et ce, de bout en bout.

Car au-delà de l’histoire d’amour avortée entre Geoffrey et Consuela et la description du quotidien de la bourgeoisie au début du XXè siècle, ce qui est intéressant ici, c’est d’explorer les arcanes judiciaires de l’époque, une époque où l’on condamnait les assassins à la pendaison.

Robert Goddard prend son temps pour tisser les fils de son intrigue et nous présenter sa galerie de personnages principaux et secondaires.

L’histoire se complexifie au fil des pages et on se demande tout au long du récit, à qui profite le crime car comme Geoffrey, je voulais croire en l’innocence de Consuela et pas franchement peinée que quelqu’un en veuille à la vie de Victor, personnage ô combien antipathique et machiavélique !

Malgré les longueurs, j’ai vraiment bien accroché à l’intrigue, Robert Goddard nous entraîne dans de nombreuses fausses pistes, il sait ménager son suspens et distiller les indices habilement, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Pour autant, je regrette la lenteur de ce roman et les trop nombreuses longueurs, je pense qu’on aurait gagné en efficacité avec deux cents pages de moins, je me suis surprise à passer des pages entières d’atermoiement sans le moindre remord.

Le héros, bien qu’on finisse par s’y attacher, se révèle lâche et vraiment long à la détente, il subit sa vie plus qu’il ne la vit, tout comme Consuela qui se défend mollement des accusations à son encontre, comme si tout ceci lui importait peu, ce qui est tout de même un peu agaçant.

J’ai en revanche beaucoup aimé Hermione Caswell, une personnalité bien trempée qui sait ce qu’elle veut, elle, et la jeune Jacinta Caswell qui se révèle mature et futée en dépit de son jeune âge.

Sans même un adieu est un très bon roman même si c’est celui que j’aime le moins dans sa bibliographie, et si les longueurs ne vous rebutent pas, je vous le recommande ! Belette et moi sommes sur la même longueur d’ondes, son avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Annie Darling vit à Londres dans un petit appartement dont les murs menacent de se fissurer sous les piles chancelantes de livres qui les compressent. Elle a deux grandes passions : la littérature et Mr Mackenzie, son chat, un british shorthair. La Petite Librairie des coeurs brisés est son premier roman.

Amoureuse des livres depuis toujours, Posy travaille dans une vieille librairie londonienne et lit des romans d’amour à ses heures perdues.

Depuis le décès accidentel de ses parents sept ans auparavant, elle élève seule son jeune frère Sam, ce qui fait fuir tous ses fiancés, d’autant que la jeune femme vit douloureusement le deuil de ses parents, gardant leur chambre religieusement intacte, tout comme le salon de thé adjoint à la librairie que tenait sa mère, fermé depuis leur disparition.

À la mort de Lavinia, l’excentrique propriétaire de Bookends, elle hérite de la librairie. Elle, qui n’était qu’une libraire parmi ses autres collègues, doit prendre la rênes de l’établissement fondé par la mère de Lavinia, une suffragette, cent ans auparavant.

Cette fois, il n’est plus temps de rêvasser : l’entreprise périclite à vue d’œil, et Sebastian, le petit-fils de Lavinia, également connu comme l’homme le plus grossier de tout Londres, est bien décidé à faire de sa vie un enfer.

Posy va tout mettre en œuvre pour faire de Bookends la librairie de ses rêves, et peu importe si les goûts littéraires et les intérêts de Sebastian sont à l’opposé des siens. Alors qu’elle se démène pour sauver la librairie, elle tombe bien malgré elle sous le charme de son ennemi juré…

La petite librairie des cœurs brisés est une comédie romantique haute en couleur au cœur d’une librairie anglaise au charme suranné.

Une romance qui peut être touchante aux yeux des amoureux des livres qui luttent pour la préservation des librairies en voie de disparition, ce que je suis of course.

Les personnages de cette fresque tour à tour émouvante et loufoque, sont assez attachants même si ils sont caricaturaux au possible.

Cette histoire coche toutes les cases de la romance et plaira sans aucun doute aux amateurs du genre, ce qui n’est pas forcément mon cas.

Aucune surprise à l’horizon : une intrigue cousue de fil blanc avec un happy-end général, une love story entre nos deux héros que l’on voit venir dès la première page, une héroïne qui se trouve moche et sans grand intérêt, un héros beau comme un dieu mais horripilant, etc, vous l’aurez compris : un ramassis de tous les clichés du genre !

J’ai levé les yeux au ciel à de nombreuses reprises et pour être tout à fait honnête avec vous, si j’ai lu cette histoire certes, sans déplaisir, en sautant de nombreues pages tout de même, je l’ai parcouru sans grand intérêt non plus, surtout les passages du roman qu’écrit l’héroïne, Abusée par un libertin, que j’ai trouvé nuls.

Dommage donc pour moi qui en attendait plus, alléchée par l’amour des livres qu’a l’héroïne et notamment les romances régence et ceux de Jane Austen !

En revanche, ce qui m’a plu, c’est bien sûr le fait qu’elle a pour décor une librairie en déclin et que son héroïne va se battre pour lui redonner un coup de jeune et la sauver : spécialisation, dédicaces, goodies, tables rondes…

Tout cet aspect envers du décor est très intéressant et sauve un peu ma lecture sinon, pas sûre que je serai allée au bout de cette histoire sans cela !

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