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Archive for the ‘Littérature fantastique, fantaisy, steampunk’ Category

Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

Tandis que la ville se remet à peine d’une crue dévastatrice, le chantier d’une digue censée la protéger charrie son lot de conséquences : main d’œuvre incontrôlable, courants capricieux, disparitions inquiétantes.

Pendant ce temps, dans le clan Caskey, Mary-Love, la matriarche, voit ses machinations se heurter à celles d’Elinor, son étrange belle-fille, mais la lutte ne fait que commencer.

Manigances, alliances contre-nature, sacrifices, tout est permis. À Perdido, les mutations seront profondes, et les conséquences, irréversibles.

Blackwater c’est LA saga de l’année au vu du raz-de-marée qui s’est emparé des blogs et des chaines booktubes depuis la parution de La crue en avril dernier. Il faut dire que l’objet livre est sublime et que les avis pour le moins dithyrambiques ont eu raison de moi puisque j’ai fini par succomber, moi aussi, à l’envie de découvrir cette série de romans historiques bourrés de secrets de famille et nimbés de fantastique.

Et je dois dire que si ce n’est pas le meilleur roman de l’année, Michael McDowell avait un réel talent de conteur et les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont eu bien raison d’extirper cette saga des limbes dans lesquelles elle était pour la proposer aux lecteurs français.

Bien que le premier tome, La crue, soit très introductif, il a suffisamment su titiller ma curiosité pour que j’enchaine immédiatement avec La digue, le second volume et suite directe. J’ai retrouvé avec plaisir Perdido et la famille Caskey. De nouveaux personnages entrent aussi en scène, et vont se révéler être de véritables pions au sein du drame familial.

On a beau être dans un roman nimbé de fantastique, Michael McDowell ancre bien son récit dans une vérité historique avec le quotidien de ces familles blanches du sud et celui de leurs domestiques noirs, dans un pays où la ségrégation fait encore rage.

L’auteur rappelle que les Etats-Unis traversent à cette époque une grave crise économique et Perdido ne sera pas épargné. Il en profite aussi pour aborder des thèmes contre le handicap, les violences domestiques même si au sein de la famille Caskey, ce sont les femmes qui dominent et les hommes, qui sont soumis.

Nous sommes bien dans une saga familiale avec des secrets, des mystères mais on glisse peu à peu dans le fantastique à coups de métamorphoses, de fantômes et d’autres ressorts fantastiques qui irriguent le réalisme de surface, drapant Blackwater d’une inquiétante, délicieuse, irrésistible étrangeté.

L’histoire se déroule dans une ambiance électrique accentuée par les conflits, complots, meurtres et trahisons qui la ponctuent. La pointe d’horreur suffit à nous tenir en haleine grâce à Elinor (mi femme, mi… on ne sait pas trop) qui continue d’apporter cette dose d’étrangeté dérangeante. Les membres de la famille continuent de se mettre des bâtons dans les roues et Mary Love, la matriarche, ô combien insupportable se fait prendre à son propre piège et c’est bien mérité.

L’auteur nous offre une belle galerie de personnages, certains sont attachants, d’autres horripilants voire antipathiques, il a bien travaillé la psychologie des personnages et les rivalités dans lesquelles ils évoluent. Le personnage d’Elinor, central, est énigmatique à souhait, et c’est par elle que les évènements, heureux ou malheureux, arrivent.

Bien happée par cette histoire, je continuerai ma découverte de cette saga en octobre avec La maison ! Et vous, avez-vous succombé à la Blackwater mania ?

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Au-delà des manipulations et des coups de théâtre, de l’amour et de la haine, Michael McDowell (1950-1999), docteur en littérature, collectionneur d’artefacts mortuaires, co-créateur des mythiques Beetlejuice et L’Étrange Noël de monsieur Jack, et auteur d’une trentaine de romans, a réussi avec Blackwater à bâtir une série populaire de six livres captivants à l’atmosphère unique, à la croisée de la saga familiale et du fantastique.

Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l’Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l’implacable crue de la rivière Blackwater.

Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d’une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

Blackwater c’est LA saga de l’année au vu du raz-de-marée qui s’est emparé des blogs et des chaines booktubes depuis la parution de La crue en avril dernier. Il faut dire que l’objet livre est sublime et que les avis pour le moins dithyrambiques ont eu raison de moi puisque j’ai fini par succomber, moi aussi, à l’envie de découvrir cette série de romans historiques bourrés de secrets de famille et nimbés de fantastique.

Et je dois dire que si ce n’est pas le meilleur roman de l’année, Michael McDowell avait un réel talent de conteur et les éditions Monsieur Toussaint Louverture ont eu bien raison d’extirper cette saga des limbes dans lesquelles elle était pour la proposer aux lecteurs français.

Ce premier tome très introductif pose les bases de la saga en nous présentant cette petite ville de Perdido et ses habitants, dont la famille la plus puissante, Les Caskey. Une famille dirigée d’une main de fer par la matriarche Mary-Love qui tient ses rejetons sous sa coupe et son emprise.

Jusqu’à ce qu’on retrouve Elinor Dammert dans une chambre de l’hôtel, quatre jours après la crue qui a dévasté la ville, charriant tout sur son passage, hommes et biens. Miraculée, Elinor est secourue par Oscar, le fils de Mary-Love qui va la faire entrer dans leurs vies.

L’histoire, terriblement addictive, m’a happée dès les premières lignes tant et si bien que j’ai eu du mal à lâcher ma lecture et que j’ai aussitôt enchainé avec le tome 2, chose qui ne m’arrive absolument jamais ! Il faut dire que le tome se finit par un évènement qui a tellement attisé ma curiosité que je n’ai pu me retenir de plonger avec délice dans la suite.

Nous sommes bien dans une saga familiale avec des secrets, des mystères mais on glisse peu à peu dans le fantastique à coups de métamorphoses, de fantômes et d’autres ressorts fantastiques qui irriguent le réalisme de surface, drapant Blackwater d’une inquiétante, délicieuse, irrésistible étrangeté.

L’histoire se déroule dans une ambiance électrique accentuée par les conflits, complots, meurtres et trahisons qui la ponctuent.

L’auteur nous offre une belle galerie de personnages, certains sont attachants, d’autres horripilants voire antipathiques, il a bien travaillé la psychologie des personnages et les rivalités dans lesquelles ils évoluent. Le personnage d’Elinor, central, est énigmatique à souhait, et c’est par elle que les évènements, heureux ou malheureux, arrivent.

Un premier tome captivant que je vous recommande ! Et vous, avez-vous succombé à la Blackwater mania ?

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Katherine Arden est née à Austin (Texas). Après une année de lycée à Rennes, elle part étudier à Moscou, avant de finir ses études en littératures française et russe au Middlebury College, dans le Vermont. Elle a vécu à Hawaï et à Briançon, avant de revenir s’installer aux États-Unis.

Moscou se relève difficilement d’un terrible incendie. Le grand-prince est fou de rage et les habitants exigent des explications. Ils cherchent, surtout, quelqu’un sur qui rejeter la faute.

Vassia, avec ses étranges pouvoirs, fait une coupable idéale. Parviendra-t-elle à échapper à la fureur populaire, aiguillonnée par père Konstantin ? Saura-t-elle prévenir les conflits qui s’annoncent ? Arrivera-t-elle à réconcilier le monde des humains et celui des créatures magiques ?

Les défis qui attendent la jeune fille sont nombreux, d’autant qu’une autre menace, bien plus inquiétante, se profile aux frontières de la Rus’.

Inspiré du folklore et des contes russes ancestraux, L’hiver de la sorcière, troisième et dernier tome de la Trilogie d’une nuit d’hiver, a su garder toute la poésie et la sombre cruauté de ce pays, véritable continent glacial qui m’attire beaucoup.

Vous le savez, mes incursions dans le fantastique ou la fantaisy sont rares, mais j’avais hâte de retrouver nos protagonistes et en premier lieu Vassia, découverts dans L’ours et le rossignol puis La fille dans la tour.

Et une fois encore, j’ai été séduite par l’univers créé par Katherine Arden, entre paganisme avec les anciens dieux, les tchiorchis, les dames de midi et de minuit, le dieu de l’hiver et son jumeau l’Ours, et la religion orthodoxe au cœur de la Rus’ médiévale, immergée dans l’ambiance slave si bien retranscrite par l’autrice.

Un troisième tome tout aussi bon que les précédents et qui clôt en beauté cette saga pleine de rythme, de rebondissements et de surprises de la première à la dernière page. Ce troisième opus fait la part belle à la mythologie slave et la sombre cruauté des contes russes. Ici, l’histoire est teintée de fantastique et éminemment politique, avec la bataille de Moscou qui a réellement eu lieu.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture grâce aux personnages bien dessinés et attachants, le récit est bien tissé et plein de rebondissements, il y a du rythme, même si j’ai trouvé certains passages un peu trop longs à mon goût, difficile de s’ennuyer pendant cette lecture dont je suis venue à bout en trois petits jours tant j’étais captivée par l’histoire. 

Nos héros sont aux prises avec les tatars, il y a donc beaucoup de combats à l’épée, de galops à cheval, qui raviront les amateurs d’épopée médiévale, ce dont je suis moins friande mais la présence des esprits, dieux et démons slaves m’a ravi.

Katherine Arden s’est aussi formidablement bien documentée sur les croyances russes et sur la société féodale russe avec l’Empereur, les boyards, les serfs… et fait revivre cette époque avec brio. A part Vassia notre héroïne inventée par l’autrice, les personnages masculins de Dimitri, Oleg, Sacha et Vladimir, notamment, ont eux réellement existé et pris par à la bataille de Moscou contre les Tatars.

Une trilogie passionnante portée une magnifique héroïne, dans une ambiance médiévale mystérieuse imprégnée de légendes et d’Histoire, de magie et de mysticisme, de créatures et de chevaux magiques que je vous conseille si vous aimez le folklore russe. Ma copinaute Belette a beaucoup aimé cette histoire également, retrouvez son avis ici !

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Katherine Arden est née à Austin (Texas). Après une année de lycée à Rennes, elle part étudier à Moscou, avant de finir ses études en littératures française et russe au Middlebury College, dans le Vermont. Elle a vécu à Hawaï et à Briançon, avant de revenir s’installer aux États-Unis.

La cour du grand-prince, à Moscou, est gangrenée par les luttes de pouvoir. Pendant ce temps, dans les campagnes, d’invisibles bandits incendient les villages, tuent les paysans et kidnappent les fillettes.

Le prince Dimitri Ivanovitch n’a donc d’autre choix que de partir à leur recherche s’il ne veut pas que son peuple finisse par se rebeller.

En chemin, sa troupe croise un mystérieux jeune homme chevauchant un cheval digne d’un noble seigneur. Le seul à reconnaître le garçon est un prêtre, Sacha.

Et il ne peut révéler ce qu’il sait : le cavalier n’est autre que sa plus jeune soeur, qu’il a quittée il y a des années alors qu’elle n’était encore qu’une fillette, Vassia.

Inspiré du folklore et des contes russes ancestraux, La fille de la tour, second tome de la Trilogie d’une nuit d’hiver, a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté de ce pays, véritable continent glacial qui m’attire beaucoup.

Vous le savez, mes incursions dans le fantastique ou la fantaisy sont rares, mais j’avais hâte de retrouver nos protagonistes et en premier lieu Vassia, découverts dans L’ours et le rossignol.

Et une fois encore, j’ai été séduite par l’univers créé par Katherine Arden, et ce d’entrée de jeu, avec la Snégourotchka, un conte que j’adore et qui m’a immédiatement immergée dans l’ambiance slave si bien retranscrite par l’autrice.

Un second tome tout aussi bon que le premier même si je dois le reconnaître, j’ai préféré le premier opus qui invitait davantage la mythologie slave et la sombre cruauté des contes russes. Ici, l’histoire est plus fantastique et éminemment politique, ce qui me convient un peu moins.

J’ai néanmoins beaucoup apprécié ma lecture grâce aux personnages bien dessinés et attachants, le récit est bien tissé et plein de rebondissements, il y a du rythme, même si j’ai trouvé certains passages un peu trop longs à mon goût, difficile de s’ennuyer pendant cette lecture dont je suis venue à bout en trois petits jours tant j’étais captivée par l’histoire. 

Nos héros sont aux prises avec les tatars, il y a donc beaucoup de combats à l’épée, de galops à cheval, qui raviront les amateurs d’épopée médiévale mais qui me charment moins.

L’autrice nous dépeint toujours aussi finement la condition féminine de l’époque à travers ses héroïnes Vassia et Olga. Vassia ne croit pas que son destin réside dans le mariage et entend bien mener une vie libre, un souhait impossible au Moyen-Age où la femme doit se marier et procréer ou devenir religieuse, recluse dans un couvent.

Tandis que sa soeur aînée Olga s’est coulée dans le moule et est ce que l’on attend d’elle : une épouse et une bonne mère, pieuse et soucieuse des bonnes moeurs, recluse dans son tenem, sa tour, où seules les femmes sont admises.

Katerine Arden s’est aussi formidablement bien documentée sur les croyances russes et sur la société féodale russe avec l’Empereur, les boyards, les serfs… et fait revivre cette époque avec brio.

J’adore les contes et le folklore russe, et si vous êtes comme moi, je ne peux que vous conseiller de découvrir à votre tour cette saga. Quant à moi, je compte bien lire la suite très prochainement avec ma copinaute Belette qui a beaucoup aimé cette histoire également, retrouvez son avis ici !

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Katherine Arden est née à Austin (Texas). Après une année de lycée à Rennes, elle part étudier à Moscou, avant de finir ses études en littératures française et russe au Middlebury College, dans le Vermont. Elle a vécu à Hawaï et à Briançon, avant de revenir s’installer aux États-Unis.

Au plus froid de l’hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l’hiver.

Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l’appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt.

Ce qui n’est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales, aidée par le charismatique père Konstantin…

Inspiré du folklore et des contes russes ancestraux, L’Ours et le Rossignol, premier tome de la Trilogie d’une nuit d’hiver, a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté de ce pays, véritable continent glacial qui m’attire beaucoup.

Vous le savez, mes incursions dans le fantastique ou la fantaisy sont rares, mais une fois encore j’ai bien fait d’écouter mes envies car le premier roman de Katherine Arden m’a totalement séduite, et ce d’entrée de jeu, avec l’histoire du gel, que j’adore et qui m’a immédiatement immergée dans l’ambiance slave si bien retranscrite par l’autrice.

Je pense qu’il faut aimer cette culture russe ou tout du moins s’y intéresser pour apprécier l’histoire proposée par Katherine Arden car on baigne littéralement dedans, avec de nombreuses références aux anciens dieux, aux coutumes et à la langue russes et c’est justement cet aspect qui m’a le plus séduite.

Il y a une petite pointe de fantastique, juste ce qu’il faut à mes yeux, mais si vous recherchez une histoire où le fantastique est très présent, passez votre tour !

Les personnages sont bien dessinés et attachants, l’histoire, très intéressante, est bien tissée et pleine de rebondissements, impossible de s’ennuyer pendant cette lecture dont je suis venue à bout en trois petits jours tant j’étais captivée par l’histoire. La lutte entre les tenants de la tradition russe et les dévots de la religion orthodoxe, sont au coeur de ce récit, avec Vassia d’un côté, sa belle-mère Anna et le père Konstantin de l’autre.

Mais l’autrice nous dépeint également la condition féminine de l’époque à travers son héroïne Vassia. La jeune fille ne croit pas que son destin réside dans le mariage et entend bien mener une vie libre. Un souhait impossible au Moyen-Age où la femme doit se marier et procréer ou devenir religieuse, recluse dans un couvent.

Katerine Arden s’est formidablement bien documentée sur les croyances russes, la condition féminine mais aussi sur la société féodale russe avec l’Empereur, les boyards, les serfs… et fait revivre cette époque avec brio.

J’adore les contes et le folklore russe, et si vous êtes comme moi, je ne peux que vous conseiller de découvrir à votre tour ce premier tome. Quant à moi, je compte bien lire la suite très prochainement avec ma copinaute Belette qui a beaucoup aimé cette histoire également, retrouvez son avis ici !

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Pierre Pevel, né en 1968, est l’un des fleurons de la Fantasy française. Il a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2002, le prix Imaginales 2005 et le David Gemmell Morningstar Award en 2010 pour Les Lames du Cardinal, dont les droits ont été acquis dans une quinzaine de pays, y compris en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Les droits de Haut-Royaume ont été également acquis dans plusieurs pays.

Bienvenue dans le Paris des Merveilles, un Paris qui n’est ni tout à fait le nôtre, ni tout à fait un autre… et qui, désormais, n’appartient plus seulement à Pierre Pevel. Vous le savez, mes incursions en fantaisy sont plus que rares mais lorsqu’il s’agit de l’univers crée par Pierre Pevel, j’accours, que dis-je je fonce !

Contes et récits du Paris des Merveilles est un recueil comprenant six nouvelles situées dans le monde du Paris des Merveilles. Pierre Pevel est l’auteur de deux d’entre elles, qui ouvrent et clôturent l’ouvrage : Veni, Vidi, V… et Sous les ponts de Paris, qui sont excellentes avec pour l’une des trolls gardiens des ponts de la capitale, une trouvaille épatante et l’autre où il est question de science et de Léonard de Vinci.

Les quatre autres sont l’oeuvre de jeunes plumes, parfois débutantes mais toujours talentueuses, qui se sont approprié avec brio l’univers d’Isabel, Griffont et Azincourt pour notre plus grand plaisir : L’urne de Râ de Catherine Loiseau que j’ai adoré car l’autrice fait intervenir la mythologie égyptienne et signe une histoire ô combien féministe !

Les révoltés d’Argecimes de Sylvie Poulain où il est question d’aviation avec une héroïne badass, digne des Artilleuses ! Les portes de l’Outre-Monde de Benjamin Lupu nous fait entrer dans la magie du cercle d’or et du cercle Cyan avec Griffont. Et enfin, Une enquête d’Etienne Tiflaux, détective changelin de Bénédicte Vizier nous permet de renouer avec l’un des personnages du Paris des Merveilles.

Nul besion d’avoir lu la trilogie du Paris des Merveilles pour apprécier ces récits mais si, comme moi, vous avez aimé les romans de Pierre Pevel, cette anthologie est du pain béni. Quel bonheur de replonger dans cet univers si riche que j’adore et de découvrir de nouvelles histoires approuvées par le créateur en personne.

Chaque auteur et autrice apporte, grâce à son imagination et ses inventions, sa pierre à ce monde, et ils/elles le font de fort belle manière. Dès les premières lignes de chacun de ces récits, on se trouve projeté dans ce Paris des Merveilles pour ne le quitter qu’une fois arrivé aux toutes dernières lignes.

Les personnages repris ou inventés pour l’occasion sont attachants, on a plaisir à les suivre et leurs aventures sont exaltantes. Ces nouvelles sont des histoires d’enquêtes, d’espionnage ou de cambrioles mettant en scène ce Paris de la Belle-Epoque mâtiné de magie et de féérie qui y sont présentes depuis la révélation de l’existence de l’Outre-Monde.

Une excellente lecture que je vous recommande, que vous aimiez déjà Le Paris des Merveilles ou non, vous passerez un chouette moment !

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Passionnée par les sciences et la biotechnologie, Johanna Marines prépare actuellement une thèse de recherche après des études en pharmacie. Très influencée par les lectures de l’imaginaire et les romans d’anticipation comme La Nuit des Temps de René Barjavel ou Un éclat de givre d’Estelle Faye, elle aime imaginer les futurs probables vers lesquels pourraient tendre les hommes. Elle signe aujourd’hui avec Cendres, un roman Steampunk qui prend place à Londres au XIXe siècle à l’ère de la Révolution industrielle.

Londres, 1888. Nathaniel Depford, un jeune homme de 27 ans, travaille comme allumeur de réverbères dans la vieille ville. Orphelin, il ne sait presque rien de ses origines et vit dans un quartier mal famé de l’East-End avec sa soeur Luna qui multiplie les rapines.

Au même moment, à Westminster, Agathe espère devenir la domestique de la famille Henwoorth. C’est une jeune femme plutôt naïve, prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Elle va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth et lors de sa première soirée, elle fait la rencontre de Luna et de Nathaniel.

Au petit matin, Agathe rentre sans son collier, volé par Luna pendant son sommeil. Mais bientôt, Luna disparaît et Nathaniel est en proie à d’étranges cauchemars qui refont surface, son monde fragile vacille…

Réussira-t-il à retrouver Luna avec l’aide de l’inspecteur Frederick Abberline qui lui fait part de la disparition d’autres jeunes filles ressemblant à sa soeur ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ? Et si son passé le rattrapait ?

Cendres m’intriguait depuis sa parution il y a deux ans déjà, alléchée par un pitch prometteur qui annonçait la couleur : meurtres, drogues et pauvretés, le tout dans un Londres victorien steampunk. Je suis novice en la matière mais j’aime beaucoup les univers steampunk et ici, j’ai trouvé mon bonheur !

L’histoire va graviter autour d’un manoir victorien, où vivent les Henwoorth, une riche famille en apparence parfaite qui a fait fortune grâce au commerce de diamants dans la capitale.

Mais, il semblerait que de nombreux secrets planent autour du manoir et de ses habitants. Comment expliquer les nuées de cendres mystérieuses qui s’échappent de leur atelier ?

Pour mener l’enquête, nous suivons tour à tour deux personnages fictifs Agathe Sildarat et Nathaniel Depford, mais aussi une figure historique : Frederick Abberline, bien connu pour avoir mené l’enquête sur Jack l’éventreur, sans mettre la main dessus hélas !

Des rues sombres de la capitale, en passant par un manoir victorien, de soirées mondaines où le diamant est roi, aux tavernes où l’opium circule dans les veines, Johanna Marines nous propose un récit enlevé dont je n’ai fait qu’une bouchée. Pour tout vous dire, je l’ai quasiment l’une d’une traite tant j’ai été embarquée dans cette histoire qui m’a passionnée.

Les chapitres sont courts, l’intrigue est menée tambour battant, sans aucun temps mort, et les pages défilent toutes seules grâce à la plume fluide de l’autrice.

L’atmosphère steampunk est légère, par petites touches, mais suffisante à mon goût. Les personnages sont bien campés et cette histoire de barbe-bleue amateur de jeunes filles blondes fait son petit effet, bien joué Johanna Marines, pour un premier roman, c’est vraiment pas mal du tout.

Le dénouement est un peu trop rapide mais n’oublions pas qu’il a été écrit pour les adolescents qui n’aiment pas les longueurs et les récits plus développés.

Reste que je me suis régalée à cette lecture et que je vous la conseille si comme moi vous êtes novice en steampunk. Ma Belette a bien aimé aussi, son avis ici !

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Originaire du Sud de la France, Fleur Hana est connue pour son roman à succès Nous deux à l’Infini. Publiée entre autres chez Hugo New Romance, J’ai lu, HarperCollins France, France Loisirs, Audible, elle a également été la marraine du premier prix de la romance Nouvelles Plumes-France Loisirs en 2018. Son roman Follow Me a été nommé lors du prix New Romance Awards 2017 dans la catégorie « Meilleure New Romance française ».

Montmartre, fin du XIXè sièlce. Une danseuse du Moulin Rouge est retrouvée morte quelques heures après la fermeture de l’établissement fréquenté par le prince de Galles, intégralement vidée de son sang et de ses organes.

Lord Spencer Fitzwilliam est dépêché sur place par l’agence britannique R.O.S.E afin de résoudre cette sordide histoire de meurtres qui fait la une de toutes les gazettes. Peu habitué au terrain, il préfère inventer des artefacts dans son bureau, il entend bien résoudre cette enquête en un temps record.

Mais c’était sans compter Rosaline Leprince et son engin diabolique, plus communément appelé bicyclette. La jeune journaliste au caractère bien trempé est elle aussi lancée sur les traces de celui que la capitale surnomme déjà l’Embaumeur de Montmartre.

Ce qui aurait dû être une mission en solo devint le pire cauchemar de l’Anglais : enquêter en duo avec cette parisienne excentrique qu’il ne comprend pas.

Si vous me lisez régulièrement, vous avez du vous apercevoir que mes incursions dans le genre steampunk se comptent sur les doigts d’une main mais L’embaumeur de Montmartre, premier tome de R.O.S.E avait éveillé ma curiosité pour deux raisons : l’histoire se passe à Montmartre à la fin du XIXè siècle et il s’agit d’une intrigue policière.

Fleur Hana nous emmène donc le Paris de la belle époque, nous allons sillonner les rues de ce véritable petit village dans Paris en compagnie de notre duo d’enquêteurs et assister au fameux quadrille du Moulin Rouge, voisiner avec la Goulue, Toulouse-Lautrec et Jane Avril.

L’autrice fait de nombreux clins d’œil au mouvement steampunk, juste ce qu’il faut pour ne pas perdre la néophyte que je suis. J’ai bien aimé les artefacts, l’atmosphère de ce Paris de la Belle Epoque qui est bien rendue ici et le style fluide et plein d’humour de Fleur Hana qui nous amuse avec l’antagonisme de son duo de héros.

Dans ce roman, nous suivons les frasques d’une jeune journaliste belle et rebelle, avant-gardiste en diable obligée d’enquêter en duo avec son opposé, un lord anglais guindé qu’elle choque à tout bout de champ par sa gouaille, ses tenues, sans oublier ses cigarettes dont elle ne se prive pas.

Ils sont aidés dans leur enquête par Anatole Leprince, le père de Rosaline, lui-même inventeur d’artefacts et ami du feu père de Spencer Fitzwilliam et par Justin, le meilleur ami de Rosaline et employé du Moulin Rouge.

L’intrigue policière en elle-même ne manque pas de suspens même si on comprend très rapidement qui se cache derrière cette série de meurtres, je n’ai pas boudé mon plaisir jusqu’au point final tant il y a de l’action et des rebondissements.

Une lecture divertissante, menée par un duo attachant que je serai ravie de retrouver dans le second volume si un jour il paraît !

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Couvrir un salon scientifique affreusement mortel ? Presque une habitude ! Sixtine a su rendre haletant un congrès de mathématiques, ce n’est pas une exposition sur le repos éternel qui lui fera peur. Ou alors seulement un tout petit peu…
La pétillante journaliste d’ActuParis rendosse son ciré jaune, bien décidée à relever le défi même si elle ne sait pas vraiment par où commencer… Jusqu’à ce qu’elle voit un drôle de jeune homme, affublé d’un équipement digne des ghosbusters, se faire exclure manu militari de la soirée d’inauguration. Bingo ! Sixtine tient son scoop. Avant cela, la jolie brune et son photographe Melchior vont devoir se débarrasser des charlatans et autres vautours qui se dressent sur leur chemin, quitte à traîner dans les morgues et les cimetières passé minuit. Mais qu’importent les risques quand il s’agit de répondre à la question que l’humanité entière se pose depuis ses origines : existe-t-il une vie après la mort ?

Sixtine Perceval est sur un petit nuage. A 25 ans, elle vient d’intégrer la rédaction de ses rêves, celle d’ActuParis, l’hebdomadaire le plus en vue de la capitale.

Malgré un patron incapable de se souvenir de son nom et qui débute les réunions de rédaction par un coup de revolver, un trio de collègues prêts à tout pour ne pas se faire voler la vedette, elle a rencontré le succès suite à son article sur un congrès de mathématiques.

Alors une conférence sur la mort, c’est carrément du gâteau ! Flanquée de son photographe stagiaire Melchior, elle se rend à la soirée d’organisation et met la main sur le futur sujet de son article : Dimitri en qui elle voit un futur prix Nobel. Le jeune homme a inventé un appareil qui permet de voir les ondes des morts.

Le trio décide d’aller tester l’appareil dans un cimetière et se fait arrêter. Le commissaire Châteaudun débarque alors et les emmène rencontrer le docteur Lapierre, médecin légiste à la morgue. Tous ils vont tenter de répondre à cette épineuse question : y-a-t-il une vie après la mort ?

J’avais beaucoup aimé le premier tome de Signé Sixtine, la nouvelle série de Roxane Dambre, Derrière les étoiles, cet automne. J’ai donc lu avec plaisir le second volet des aventures de Sixtine et Melchior : Les échos de l’au-delà.

L’autrice nous propose ici de suivre le quotidien de Sixtine, une jeune journaliste qui se spécialise bien malgré elle dans les sujets paranormaux. Exit la vulgarisation scientifique du premier opus et place à une ambiance digne de Ghosbuster avec chasse aux fantômes et autres dames blanches dans les cimetières et les châteaux prétendument hantés.

L’occasion pour Roxane Dambre de se moquer gentiment des personnes qui gravitent dans ces cercles, profitant pour beaucoup de la crédulité et du chagrin des gens. Mais plus sérieusement, elle nous questionne sur notre rapport à la mort, nous confrontent à nos croyances sur la vie après la mort et nous fait cheminer grâce à la science.

Bien qu’absolument pas habituée au genre fantastique ni à ce type de sujet, j’ai pris plaisir à lire ce cocktail d’humour et d’action notamment pour ses personnages Sixtine bien sûr, une héroïne pétillante, intelligente, audacieuse, avec un goût des couleurs très personnel, son acolyte Melchior, le jeune photographe stagiaire, Maminou, la grand-mère de Sixtine atteinte d’Alzheimer, le commissaire Chateaudun, le docteur Lapierre (carrément barré) Dimitri et Estelle.

Un seul reproche toutefois : c’est bien trop court ! Je serai volontiers restée avec Sixtine, Melchior et tous les autres pendant quelques chapitres supplémentaires tant je me suis amusée et diverti, j’espère vite les retrouver.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec ce roman à la fois fantastique et drôle mais aussi très intéressante par les sujets traités et je ne peux que vous recommander de découvrir à votre tour, les aventures de Sixtine !

Un grand merci aux éditions Calmann Levy pour cette lecture pétillante, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Journaliste pour ActuParis ! Sixtine n’en revient pas ; elle a enfin décroché le job de ses rêves. La jolie brune est aux anges. Tant pis s’il lui faut abandonner sa passion des tenues bariolées pour entrer dans sa nouvelle vie. Et peu importe si, au journal, on lui confie les sujets dont personne ne veut.
Sans se départir de son sourire, ni d’un manteau jaune poussin, la pétillante rédactrice se lance dans son premier reportage. Mais comment couvrir le très rasoir congrès de « Mathématiques appliquées à la relativité et à la cosmologie » et le rendre moins désespérément ennuyeux? Sixtine a une idée : suivre un jeune chercheur, qui a l’avantage d’être sacrément sexy pour un mathématicien, et ses collègues un brin loufoques. Mais bientôt, Elvis Ellroy, le King de l’astrophysique, est assassiné. Or ce dernier s’apprêtait à faire des révélations qui auraient bouleversé notre perception de l’univers…

Sixtine Perceval est sur un petit nuage. A 25 ans, elle vient de décrocher le job de ses rêves : un poste de journaliste chez ActuParis, l’hebdomadaire le plus en vue de la capitale.

Malgré un patron incapable de se souvenir de son nom et qui débute les réunions de rédaction par un coup de revolver, un trio de collègues prêts à tout pour ne pas se faire voler la vedette, et un premier sujet loin d’être passionnant (elle est chargée de couvrir un congrès de mathématiques appliquées à la relativité et à la cosmologie), il en faut plus pour décourager la jeune femme.

Lors de la conférence d’inauguration, Elvis Ellroy, véritable star dans son domaine, fait une annonce fracassante : il a trouvé la clé des singularités, découverte qui, bien qu’obscure pour Sixtine, pourrait révolutionner le monde de la physique et notre conception actuelle de l’espace-temps.

Mais la curiosité de la jeune femme grandit lorsque qu’Ellroy est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel le matin même où il devait expliquer sa théorie. Cerise sur le gâteau : son cerveau a été aspiré !!

Pour Sixtine, c’est l’occasion rêvée d’écrire l’article qui lancera sa carrière. Aidée de son photographe Melchior et du so sexy mathématicien Bastien, elle part en quête de la vérité…

J’avais découvert cet été la plume fraîche et pétillante de Roxane Dambre à l’occasion de Un karma (presque) parfait et j’ai eu la surprise de recevoir sans même l’avoir demandé le premier tome de sa toute nouvelle série, Signé Sixtine, Derrière les étoiles.

L’autrice nous propose ici de suivre le quotidien de Sixtine, une jeune journaliste embauchée par un grand hebdomadaire parisien. Grâce à elle, nous découvrons les réunions de rédaction et les mécanismes de fabrication du journal. C’est un univers que j’aime bien, j’ai donc été ravie de la suivre dans les coulisses !

Mais ce qui m’a beaucoup plu c’est le volet vulgarisation scientifique du roman, Roxane Dambre met à la portée de tous la cosmologie et franchement ce n’était pas gagné en ce qui me concerne, mon niveau en sciences est à proche de zéro et mon intérêt pour cette matière pendant mes études, quasi inexistant. Il n’empêche que j’ai trouvé cela passionnant !

Je ne dirai pas que je suis incollable ou passionnée par les trous noirs, les planètes, le système solaire et les singularités, loin s’en faut, mais j’ai aimé apprendre des choses pendant ma lecture, tout en me divertissant car les chercheurs en cosmologie sont très drôles et leurs joutes verbales, vraiment jubilatoires.

Outre l’enquête menée par Sixtine pour découvrir l’assassin du king of cosmologie et l’humour de l’autrice, la richesse du roman vient de ses personnages : Sixtine, pétillante, intelligente, audacieuse, avec un goût des couleurs très personnel, reste cependant une héroïne normale à laquelle on peut s’identifier.

Les autres personnages sont également très attachants : Bastien, le jeune chercheur et sa bande de scientifiques gentiment barrés, Melchior, le jeune photographe stagiaire, Maminou, la grand-mère de Sixtine atteinte d’Alzheimer, Raphaël et les employés de sa pizzeria ou le commissaire chargé de l’enquête. Ils sont tous bien dessinés, avec une personnalité propre.

Un seul reproche toutefois : c’est bien trop court ! Je serai volontiers restée avec Sixtine, Melchior et tous les autres pendant quelques chapitres supplémentaires tant je me suis amusée et diverti pendant 400 pages.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec ce roman feel-good distrayant mais pas que et je ne peux que vous recommander de découvrir à votre tour, les aventures de Sixtine ! Pour ma part, je la retrouverai avec plaisir dès janvier à l’occasion du deuxième tome à paraître.

Un grand merci aux éditions Calmann Levy pour cette lecture pétillante, j’ai adoré !

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