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Archive for the ‘Littérature jeunesse’ Category

Silène Edgar est l’autrice d’une dizaine de livres pour jeunes et adultes, dont 14-14 avec son complice Paul Beorn, Adèle et les Noces de la reine Margot, Les Lettres volées, 42 jours et la trilogie Moana (éditions Castelmore) et pour la plupart disponibles en version DYS. 14-14 s’est vu décerner une dizaine de prix, dont le prix Gulli du roman 2014 et un prix des Incorruptibles 2015-2016.

Louanne vient de perdre une nouvelle dent ! C’est le bon moment pour prouver à ses amis que la Petite Souris existe !

Mais, elle s’endort avant que sa dent ne soit récupérée, et le matin… malheur ! Elle découvre que la Petite souris est morte ! Il va falloir la remplacer coûte que coûte !

Pour cela, il lui faudra : une nouvelle souris, quelques pièces de monnaie et surtout, un brin de magie…
Louanne va-t-elle réussir à remplacer la Petite souris ?

On a tué la petite souris est le nouveau roman de Silène Edgar et signe mon premier partenariat avec Scrinéo. J’avais découvert cette autrice avec 14-14 coécrit avec Paul Beorn, Les lettres volées et Adèle et les noces de la reine Margot, tous des romans historiques.

J’étais donc curieuse de la découvrir dans un récit actuel et contemporain et c’est désormais chose faite. L’autrice nous propose ici une histoire très jeunesse autour du mythe de la petite souris abondamment illustré avec talent par Noëmie Chevalier.

Le récit est rythmé et plein d’humour et ravira les enfants dès 8 ans qui croient encore à la petite souris et au pouvoir de la magie. Tout part d’une envie : prouver à ses copains que la petite souris existe.

Louann a de la ressource et compte bien veiller toute la nuit pour prendre le rongeur en photo. Hélas pour elle, elle finit par s’endormir et retrouve au matin la souris morte chez elle.

C’est alors le début d’une aventure pour la petite fille qui entraine ses parents dans la mission qu’elle s’est fixée : trouver une remplaçante à la petite souris afin que les enfants qui ont perdu une dent, trouve une pièce sous leur oreiller.

L’histoire est menée tambour battant, aucun temps mort à l’horizon. Le style de Silène Edgar est vif, les phrases sont courtes et vont droit au but, les chapitres ne font qu’une poignée de pages, la police de caractère est bien grosse et lisible, autant d’atouts pour les jeunes lecteurs qui passeront un chouette roman en compagnie de Louann, de son chat Smoke et de sa petite famille

En résumé, un court roman épatant pour les enfants et une histoire qui fait la part belle à la magie de l’enfance, et qui nous entraine sur les traces du mythe de la petite souris.

Cerise sur le gâteau, il y a un cahier de jeux en fin d’ouvrage autour des souris et autres petits rongeurs.

Merci aux éditions Scrinéo pour cette petite lecture bourrée de tendresse et d’humour !

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Lois Lowry est née en 1937 à Honolulu, dans l’île de Hawaï. Elle vit entre Boston et une vieille ferme à la campagne. Avant de se consacrer entièrement à son métier d’écrivain, elle a travaillé comme journaliste indépendante, écrivain et photographe. Son amour pour les enfants l’a poussée tout naturellement à écrire pour eux.  » Partout où je me trouve, dit-elle, que ce soit dans un restaurant, à l’aéroport ou dans une école, je regarde les enfants, j’observe leur comportement et je les écoute parler entre eux. Je me rappelle les événements que j’ai vécus, alors qu>e mes deux garçons et mes deux filles étaient encore jeunes et ces souvenirs inspirent les thèmes de mes livres.  » Elle compare les livres à des torrents qui dégringolent des montagnes emportant avec eux cailloux et filets d’eau qui viennent petit à petit les transformer en rivières. À l’instar des rivières, les livres se nourrissent de souvenirs, d’images, de blessures et ce faisant « ouvrent les portes d’un Ailleurs ». On doit, entre autres, à Lois Lowry, outre « Le Passeur » et « Compte les étoiles », la série des Anastasia, traduite par Agnès Desarthe. Ses livres sont traduits en huit langues et certains d’entre eux ont donné lieu à des films.

Imaginez que le livre que vous tenez entre les mains soit l’un de ces vieux romans avec une reliure en cuir marron tout usé. Il raconterait le genre d’histoires qu’on lisait autrefois, pleines de larmes et de bons sentiments.

On y croiserait des orphelins forcément valeureux, un bébé abandonné sur les marches d’un perron, un millionnaire vivant dans un taudis ou encore une nourrice au coeur sec… Vous allez rencontrer tous ces personnages dans ce roman.

Vous apprendrez que le millionnaire solitaire est aussi un confiseur au grand coeur et la nounou une spécialiste des cookies et de la sculpture antique, ce qui les rend bien plus sympathiques.

Et vous découvrirez vite que les enfants Willoughby ne sont pas vraiment orphelins, même s’ils rêvent de se débarrasser de leurs parents. Les Willoughby sont une fratrie composée de Tim, l’aîné, des jumeaux Barnaby A et Barnaby B, et de Jane. Tim est un tyran pour ses cadets, résignés, à subir gages et punitions en tous genres !

Il vous reste maintenant à deviner si, comme toutes les histoires d’autrefois, celle-ci se terminera bien…

Les Willoughby est un roman à destination des 9/ 2 ans que j’ai trouvé absolument charmant et dont je n’ai fait qu’une bouchée le temps d’une soirée. Si vous ne l’avez jamais lu, un bon conseil : foncez !

Voilà un roman qui réunit tous les ingrédients des grands romans d’orphelins des 19ème et 20ème siècles, en les pastichant de façon remarquable : tous les codes de ce genre particulier sont respectés mais avec une mise en perspective, un sens de l’absurde et un humour décalé et grinçant qui en font une lecture franchement réjouissante.

Ce qui donne un roman moderne, décalé, très drôle mais avec une bonne dose de suspense même si il y a des éléments que l’on voit venir en tant qu’adulte, je n’ai pas boudé mon plaisir jusqu’au point final.

Les péripéties qui arrivent à ces presque orphelins se révèlent passionnantes, les chapitres sont courts et il y a toujours un événement pour relancer sans cesse notre intérêt.

Les personnages sont extras avec une mention spéciale à la nounou qui est formidable, je l’ai trouvé géniale. Même Tim qui est si horripilant au début parvient à être sympathique au bout du compte. Et of course, on déteste les parents indignes, qui n’ont qu’une envie : se débarrasser de leurs enfants.

Le travail éditorial est très soigné : des dessins en entête de chapitre, une couverture brillante à rabat, un papier épais, une typographie bien lisible. Le format permet une bonne prise en main, le tout pour moins de 10 euros, bravo !

Cerise sur le gâteau : l’auteur détaille à la fin de l’ouvrage les mots difficiles, donne une bibliographie de tous les romans d’orphelins cités dans l’ouvrage, il y en a une dizaine et je n’en ai lu que très peu, honte à moi.

Je conseille sans réserve ce titre aux jeunes lecteurs qui vont se régaler, comme je me suis régalée, avec Les Willoughby. Ce roman est une petite pépite !

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette délicieuse lecture, j’ai adoré !

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Christophe Loupy écrit pour tous les âges. Des albums pour les plus jeunes ; des romans, courts ou longs, pour les enfants et les adolescents ; des scénarios tout public pour le cinéma et l’animation. Quand on lui demande comment il est arrivé dans l’édition jeunesse, il répond avec humour : « Dans la vie, il y a trois catégories de personnes. Celles qui sont fortes en français et celles qui sont fortes en maths… ». Autrement dit, entre conteur et compteur, son choix était évident ! Héloïse Solt est née à Paris en 1994. Après un baccalauréat littéraire, elle s’installe à Lyon pour intégrer l’école de dessin Émile Cohl, avec le dessin animé comme spécialité. En 2016, elle réalise un court-métrage intitulé L’homme au parapluie, inspiré d’une nouvelle de Roald Dahl. Elle travaille aujourd’hui sur différentes productions de dessins animés en tant que dessinatrice de décors. En 2018, elle publie son premier livre, aux éditions Little Urban, À la recherche du doudou perdu.

Le roi Dagobert revient de la guerre. Il n’a qu’une envie : rentrer enfin chez lui et goûter un repos bien mérité.

Ce jour-là, il a tout mis à l’endroit. Sa culotte ? A l’endroit. Son armure ? A l’endroit. Son cheval ? A l’endroit.

Mais lorsqu’il arrive dans son village, il semble désert : les habitants sont terrés dans leurs maisons. Et son château a été pris d’assaut par un terrible dragon gascon…

Le roi Dagobert : Le dragon gascon est le premier opus d’une série médiévale culotée à destination des 7 / 9 ans, imaginée par Christophe Loupy, professeur des écoles.

L’histoire classée dans la collection Premiers Romans chez Little Urban s’adresse tout de même aux jeunes lecteurs qui se débrouillent déjà bien avec la lecture, donc plutôt fin de CP ou CE1 pour les plus jeunes.

L’histoire est bien construite, le texte bien lisible, écrit au passé simple, le vocabulaire est recherché même si l’histoire est aussi truffée d’expressions modernes qui feront bien rire les lecteurs.

Car malgré le sujet historique, les batailles médiévales et les bonus historiques en fin d’ouvrage, l’histoire est très actuelle, bourrée d’humour et vraiment bien pensée pour les enfants.

Les illustrations d’Héloïse Solt sont très chouettes, permettent une bonne aération du texte et de faire des pauses dans la lecture. Un procédé idéal pour mettre du rythme dans l’histoire et offrir la possibilité aux enfants ou leurs parents de découper leur lecture.

Je conseille sans réserve ce titre aux jeunes lecteurs et à leurs parents qui souhaiteraient les accompagner dans leur lecture du soir !

Deux autres titres sont à paraître en 2020, je serai au rendez-vous.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette découverte.

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Pascal Brissy est né l’année où l’homme a marché sur la lune… Plus tard, lorsqu’il a appris la nouvelle, il a décidé d’aller y faire un tour. Depuis qu’il invente et écrit ses histoires, il n’est jamais redescendu !

Chatapouf n’est pas un chat ordinaire… c’est un cadeau. Celui qu’on a offert au Maharadjah.

Mais alors que la vie de pacha lui tendait les bras, le félin se fait piéger : des bandits le catnappent et l’affublent d’un collier micro, et voilà Chatapouf espion bien malgré lui !

Mais il n’a pas l’intention de participer à cette félonie et n’a plus qu’une idée en tête : déjouer le complot lui-même pour s’innocenter. Heureusement, il a eu le temps de griffer l’un de ses agresseurs et compte bien sur cette griffure pour mettre la main sur ses kidnappeurs.

Heureusement, son nouvel ami Ricky, le cochon d’Inde, a plein d’idées et ils vont s’embarquer tous deux dans une drôle d’aventure.

Au pays de la vache sacrée, Chatapouf espion du Maharadjah est un héros qui détonne et qui va plaire aux 9/12 ans, cible de ce roman bourré de jeux de mots et d’humour.

Les jeunes lecteurs vont adorer ce félin particulièrement imbu de sa personne, espiègle et rusé, qui va devoir s’associer avec un cochon d’inde, un singe et une vache pour déjouer le complot ourdi contre son maitre, le Maharadjah.

Et nous voilà embarqués dans un récit qui va à cent à l’heure, aucun temps mort durant la centaine de pages qui composent ce roman : des rebondissements en cascade, un humour jubilatoire, une gouaille formidable, des gags et une drôle d’amitié qui unit un chat et un cochon d’inde !

Mais au-delà de cette comédie menée tambour battant, Pascal Brissy aborde des thèmes importants comme les difficultés d’intégration, le poids de la transmission familiale, des traditions… et met en lumière l’entraide, l’amitié.

Le texte est très lisible, aéré de nombreuses illustrations signées Coco Zool tantôt cyniques, tantôt tendres ou drôles.

Un petit roman idéal pour les jeunes lecteurs qui apprécieront l’intrigue captivante et l’humour ciselé de Chatapouf, un héros pas ordinaire dont ils apprécieront la compagnie le temps de leur lecture.

Merci à Babelio et aux éditions Poulpe Fictions pour cette lecture pleine de drôlerie et d’aventure.

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Gwenaële Barussaud vit à Saint-Malo où elle enseigne le français. Elle a quatre filles. Entre deux bains de mer, elle écrit des séries historiques et a publié une douzaine de romans.

Paris, 1926. Dans le plus bel hôtel du monde, Suzon, 11 ans, s’affaire. Cela fait déjà quelques mois qu’elle y est femme de chambre sous la houlette bienveillante de Françoise Lebrac, l’une des trois gouvernantes du palace.

Princesses, ladies et riches Américaines qui sont la clientèle habituelle du Ritz la réclament pour choisir une robe de soirée, faire couler leur bain, satisfaire un caprice car ils le savent tous très bien, leurs désirs sont des ordres.

À minuit, le mystérieux client de la suite 112 exige du champagne et… des crêpes Suzette ! Hélas, les cuisines sont fermées. Tant pis. Suzon s’y précipite. Mais quelqu’un l’a précédée à la lueur des bougies. Une fille très chic du nom de Rose…

Le plus bel hôtel du monde est le premier opus de la toute nouvelle série signée Gwenaële Barussaud à destination des 11 ans et plus : Le palace de Rose et Suzon.

Vous le savez peut-être si vous êtes un(e) fidèle de ce blog, Gwenaële Barussaud est mon autrice préférée en jeunesse pour les romans historiques, pour moi c’est sans conteste la meilleure tant au niveau des intrigues que du contexte historique.

Chacun de ses romans est admirablement bien construit, très bien écrit, très bien documenté, et éclaire la condition féminine de l’époque. En bref, à chaque lecture, je me régale. Et ce nouveau roman ne fait pas exception à la règle.

Avec cette série, Gwenaële Barussaud plonge ses lecteurs au cœur des Années Folles et au sein d’un palace connu dans le monde entier : le Ritz ! Aux manettes de cette histoire, nous retrouvons Suzon, âgée de onze ans et déjà au travail. Sa mère est gouvernante pour une riche famille en Suisse et la jeune fille était jusque là confiée à son oncle et à sa tante, fleuristes.

Bien que récemment embauchée, elle se plait beaucoup au Ritz et aime son métier même si elle se verrait bien en devenir la directrice plus tard, au grand dam de Madame Lebrac qui lui rappelle que c’est un métier réservé aux hommes !

Avec elle, nous découvrons le palace côté coulisses avec le travail des femmes de chambres, des gouvernantes, des cuisiniers… On pénètre dans les suites, on découvre la clientèle cosmopolite qui compose les fidèles du palace.

Lors d’une nuit dans les cuisines du palace pour satisfaire l’appétit d’un mystérieux client, elle va faire la connaissance de Rose, fille unique du sous-directeur du Ritz qui a un rêve : devenir pâtissière à une époque où seuls les hommes sont coiffés d’une toque !

Gwenaële Barussaud met ici à l’honneur les années folles qui voient l’émancipation des jeunes filles, qu’elles soient venues de la campagne sans beaucoup d’instruction ou qu’elles soient nées dans une famille bourgeoise voire noble.

Les jeunes lectrices pourront mesurer le chemin parcouru par les femmes en près d’un siècle, et même si tout n’est pas acquis, loin de là, on peut reconnaître qu’il y a tout de même eu de sacrés progrès.

Des métiers jusqu’alors réservés aux hommes se sont ouverts aux femmes, les mariages de raison ne sont plus à l’ordre du jour et des personnes d’origine modeste peuvent grimper l’échelle sociale, même si là encore, il y a des progrès à faire.

L’écriture fluide et érudite de Gwenaële Barussaud, son sens des anecdotes et de la répartie, la personnalité très attachante des deux héroïnes feront mouche auprès du jeune lectorat qui pourront facilement s’identifier à Rose et Suzon.

Le travail éditorial de Rageot est à souligner : l’objet livre est très beau, la police de caractère est bien lisible et les illustrations vintage de Lucie Doubiano sont un vrai plus et donnent un charme fou au roman.

Cerise sur le gâteau, Gwenaële Barussaud précise à la fin de l’ouvrage les apports faits par les femmes en cette année 1926 dans plusieurs domaines : la mode (Coco Chanel), la littérature (Colette), la gastronomie (la tarte Tatin), la recherche (Irène Curie), le spectacle (Joséphine Baker et Mistinguett)…

Vous l’aurez compris, je vous recommande chaudement Le plus bel hôtel du monde, un roman historique à mettre entre les mains des enfants et des plus grands !

Un grand merci à Gwenaële Barussaud pour cette charmante lecture, sa dédicace qui m’a touchée et sa confiance.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Joanne Kathleen Rowling a grandi en Angleterre où elle est née en 1965. Elle commence à imaginer la saga Harry Potter dès la fin des années 90, après ses études de lettres. Si J.K. Rowling achève le premier tome de la série en 1993, Harry Potter à l’école des sorciers n’est publié qu’en 1997 par Bloomsburry en Angleterre, puis en 1999 par Gallimard en France. Les prix littéraires remis aux premiers tomes, et surtout le formidable bouche à oreille des cours de récréation font de Harry Potter un sorcier mondialement connu. Le septième et dernier volume de la série est paru en 2007. Auteur d’un phénomène éditorial inédit qui bouleverse tous les repères de la littérature jeunesse, JK Rowling a vu son œuvre récompensée par le Prix Andersen en 2010.

Comme chaque été, Harry s’ennuie ferme chez l’oncle Vernon et la tante Petunia, toujours aussi martyrisé par son cousin Dudley. Alors qu’il rejoint la maison de son oncle et sa tante tout en se disputant avec son cousin, il est victime d’une attaque de détraqueurs et doit faire usage de sa baguette.

Le ministère de la magie lui envoie immédiatement une concoction à se présenter en vue d’une audition et son renvoi de Poudlard est aussitôt prononcé. Heureusement pour lui, Dumbledore vient à sa rescousse et met fin à ses ennuis.

Désormais âgé de quinze ans, il apprend l’existence de l’Ordre du phénix auquel appartiennent Siruis Black, Rémus Lupin, Dumbledore, Minerva MacGonagall, les Weasley…

Après quelques jours chez son parrain, Harry entre en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars qui l’assaillent nuit après nuit.

Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore.

Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. Le ministre, persuadé que Dumbledore lorgne son poste, envoie sa sous-secrétaire Dolores Ombrage afin de contrer les plans du directeur.

La résistance s’organise alors autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours.

Après Harry Potter à l’école des sorciers, Harry Potter et la chambre des secrets, Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban et Harry Potter et la coupe de feu, je continue à découvrir la saga consacré au jeune sorcier avec Harry Potter et l’ordre du phénix, lu avec ma copinaute Belette qui souhaitait la relire et qui m’accompagne dans ce qui est ma première lecture de cette série qui a tellement influencé de lecteurs.

Si j’avais vraiment apprécié mes lectures des trois premiers opus et eu un coup de cœur pour le quatrième tome, j’ai été à la peine dans ce cinquième volume. Belette a enfourché son balai pour avaler ce gros pavé en une poignée de jours alors qu’il m’en a fallu dix pour en venir à bout.

L’histoire, que je connaissais pourtant pour avoir vu le film, m’a intéressé bien sûr mais les nombreuses longueurs, la présence de Dolores Ombrage et mon envie de l’assassiner à chaque page, ont été la cause de ma lecture poussive.

J’avais du mal à retourner à Poudlard, peinée par ce qui se passait. L’entrée dans l’adolescence de nos héros et notamment Harry est parfois pénible, l’histoire tarde à démarrer, J.K Rowling insistant un peu trop sur l’état d’esprit de son héros principal.

Heureusement, l’histoire décolle enfin lorsque la résistance se met en place sous la houlette d’Hermione, la plus posée et la plus réfléchie du trio. J’aime de plus en plus ce personnage et je trouve que l’autrice fait la part belle à ses héroïnes dans ce volume, ce que j’ai apprécié en mettant vraiment en lumière Hermione, Ginny et Luna.

Si je n’avais pas lu en compagnie de Belette, je pense que j’aurai fini par l’abandonner tant les longueurs sont nombreuses. Cette cinquième incursion dans l’univers créé par J.K Rowling met en place une multitude de choses pour la suite des événements, les personnages se révèlent, ce qui promet une suite intéressante.

Il ne me reste plus qu’à continuer cette saga, en espérant que le tome suivant me passionne davantage. Belette a adoré se replonger dans l’univers de Poudlard, son avis ici !

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Les romans de Xavier-Laurent Petit prennent racine dans l’actualité et donnent toujours une place très importante à la nature : Un monde sauvage, Itawapa, Mon petit coeur imbécile, Le fils de l’Ursari, etc. Cette idée d’écrire une série de romans ayant pour thème la relation unique qui existe entre les humains et les animaux lui trotte dans la tête depuis longtemps.

Vous rêvez de passer des vacances au bout du monde ? Hannah le fait. Le Bout du Monde, c’est là qu’est partie habiter sa grand-mère, un endroit perdu à l’est de l’Australie.

La première ville est à soixante kilomètres, le premier voisin presque aussi loin. Même la pluie ne sait plus où ça se trouve.

Ici, on peut se consacrer aux deux choses les plus importantes : vivre en pleine nature et lire, sans être dérangé par personne.

On peut aussi garder ses secrets. Et elle en a, des secrets, sa grand-mère. Des secrets qui remontent à des temps très anciens.

Des secrets qui ont la forme d’empreintes et de touffes de poils. Des secrets de la plus haute importance. Des secrets qui font battre le coeur, et même un peu trop vite.

Après Un temps de chien, Les loups du clair de lune est le second tome d’une collection appelée Histoires naturelles et signé Xavier-Laurent Petit. Destiné aux 9 / 12 ans, ce roman est une petite merveille.

A la fois documentaire et roman d’aventures, cette histoire nous emmène au cœur de la Tasmanie sur les traces d’une espèce disparue : le loup de Tasmanie. Dans la torpeur australienne, on suit Hannah qui va passer l’été au bout du monde, dans la ferme de sa grand-mère qui a brusquement décidé dix ans auparavant de se retirer au beau milieu de nulle part.

Depuis, elle vit esseulée au rythme de la nature, passant le plus clair de son temps à découvrir la faune locale et à lire. Un jour, lors d’une de ses promenades, elle découvre une touffe de poils qui pourrait appartenir au thylacine, plus communément appelé loup de Tasmanie, espèce éteinte en 1936.

Et c’est là que l’histoire se gâte car ses découvertes semblent intéresser quelqu’un bien décidé à empocher la forte récompense promise par un journal australien pour toute personne qui pourrait prouver l’existence de cette espèce.

Si l’auteur est français, son récit nous plonge véritablement au cœur du bush australien, tout au long de notre lecture, on s’y croirait : il s’appuie pour bâtir son intrigue des recherches faites par les amateurs de cryptozoologie qui espéraient prouver la présence de thylacines en Tasmanie en 2013 puis plus récemment en 2017 et en 2018.

Les personnages qu’il a imaginé sont plus vrais que nature et se révèlent attachants, on a plaisir à les suivre dans leur quête du loup de Tasmanie et les liens qui unissent Hannah à sa grand-mère sont très touchants.

Comme dans Un temps de chien, Les loups de Tasmanie a une grande portée écologique puisque cet animal emblématique de l’Australie a disparu par la main de l’homme. Xavier-Laurent Petit nous rappelle l’importance de préserver la faune et la flore, déjà durement touchées par l’homme.

Et l’auteur nous montre que l’on peut vivre autrement, à la manière de Grandma qui mène une existence au cœur d’une nature qu’elle entend préserver par sa manière de vivre.

Le récit est bien construit et mené, il se révèle addictif et l’adulte que je suis a pris du plaisir à suivre Hannah et Grandma dans leurs recherches et jeux de pistes. Les chapitres sont courts et émaillés de belles illustrations signées Amandine Delaunay, il n’y a aucun temps mort, et les enfants apprécieront tout comme moi cette histoire qui prend des airs d’enquête scientifique.

Un grand merci aux éditions Ecole des loisirs pour cette lecture pleine de sensibilité.

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