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Archive for the ‘Romans graphiques et bd’ Category

Tsuiska est l’assistante d’un vétérinaire pas comme les autres puisque ce dernier soigne des créatures fantastiques. Fille d’une magicienne, elle est triste que la science ait remplacé la magie pour exercer ce métier. Après le travail, elle se rend en secret dans la forêt où elle a découvert un animal magique qu’elle pense être la seule à voir. Il est gravement blessé et malgré les soins prodigués par la jeune fille, son état empire. Le docteur remarque que son apprentie est distraite et il la suit un soir pour savoir pourquoi. Il découvre alors l’animal qu’il peut voir lui aussi, et après avoir réprimandé Tsuiska, il décide de soigner la bête en employant la magie puisque la science semble impuissante. Il laisse son assistante préparer un médicament selon les recettes et les incantations que cette dernière a appris de sa mère et ce procédé fonctionne. L’apprentissage de Tsuiska pour maitriser la magie ne fait que commencer !

La science a remplacé la magie dans le cœur des hommes. Elle est sur le point de faire basculer le monde dans une nouvelle ère, entraînant les créatures fantastiques dans l’oubli.

Descendante d’une lignée de mages, la jeune Ziska est apprentie vétérinaire. Avec son maître Nico, elle cherche à soigner et préserver les bêtes mythiques menacées d’extinction.

En poursuivant un voleur, Ziska tombe nez à nez avec un fantôme. Peu après, elle fait la connaissance d’un homme mystérieux qui, après l’avoir aidé à retrouver un chat fugueur lui adresse une requête pour le moins étrange…

Après les tome 1 et tome 2 que j’avais beaucoup aimé, j’étais ravie de retrouver Ziska, Nico et leurs Créatures fantastiques dans la suite de leurs aventures et ce nouvel opus ne fait pas exception à la règle, je ressors enchantée par ma lecture, déjà pressée de lire le tome 4, pas encore paru hélas.

Dans ce troisième volet, on suit toujours Ziska, une apprentie vétérinaire, douée de pouvoirs magiques dans un monde où la magie ne fait plus recette. J’aime beaucoup cette petite fille particulièrement attachante, à la fois naïve et généreuse mais aussi très tenace.

Aux côtés de son maître Nico, elle vient en aide aux créatures fantastiques malades ou en détresse telles qu’un chat ailé ou une gargouille pour ce troisième tome.

J’aime l’univers merveilleux à la fois magique et fantaisy que nous propose le scénariste et dessinateur de ce manga, Kaziya. Ses dessins sont fins et agréables à regarder et les pages se tournent franchement toutes seules.

Découpée en six parties, l’histoire fait la part belle aux créatures dans la première moitié du volume mais un nouveau personnage très étrange fait son arrivée, bouleversant le quotidien de notre apprentie détective.

Contrairement aux deux précédents volets qui s’attardaient davantage sur des animaux, ici l’intrigue principale liée à Ziska est plus développée et se révèle mystérieuse et prenante.

La future vétérinaire vient en aide à deux animaux alors qu’auparavant c’était autour de 5 à 6 créatures mais l’auteur s’attarde davantage sur son héroïne et le nouveau personnage, Monsieur Jean. L’intrigue gagne en épaisseur, prend une tonalité plus sombre, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Au-delà du fantastique et de la magie, ce qui me plait beaucoup c’est le message écologique de cette saga : l’auteur en profite pour sensibiliser son lectorat à l’environnement et à la protection des espèces, ce que l’on ne peut qu’approuver.

Mes garçons apprécient aussi cette série pour son message mais surtout pour son bestiaire fantastique fait de créatures qui peuplent l’imaginaire collectif. Nous continuerons donc ce manga dès qu’un nouveau tome sera publié.

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Dans les écrits de Conan Doyle, Watson n’a pu dépeindre que la face émergée de Sherlock Holmes. Mais dans cette enquête inédite, nous pénétrons visuellement le mental du détective, le long du fil de son raisonnement, et à travers l’architecture de son monde interdit.

Vendredi 7 novembre 1890, Wentworth street, l’agent de police Parks, en patrouille dans l’East End, aperçoit un homme en chemise de nuit et pantoufles, courir à perdre haleine. L’homme, en proie à une peur panique, se révèle être le docteur Herbert Fowler, bien loin de Paddington, son quartier.

Le policier sonne au 221 B. Baker Street car le médecin, en proie à une amnésie, est un ami de Watson et il requiert l’aide du détective de toute urgence.

La découverte d'une poudre mystérieuse sur les vêtements du médecin et d'un ticket de spectacle très particulier amène Sherlock Holmes à penser que son client n'est pas l'unique victime d'un complot de grande ampleur.

Il semblerait en effet que l'étrange disparition de londoniens trouve son explication dans les représentations d'un magicien Chinois. D'autres tickets retrouvés confirment les soupçons du détective…

Vous l’ignorez peut-être mais mon Empereur de fils et moi adorons Sherlock Holmes. L’affaire du ticket scandaleux, le premier tome de la duologie Dans la tête de Sherlock Holmes ne pouvait que rejoindre nos PAL respectives, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas eu le temps de croupir sur mes étagères tant j’étais curieuse de découvrir cette bande dessinée.

Une fois n’est pas coutume, parlons de l’objet livre qui est tout simplement magnifique : la première de couverture, en carton épais, offre une découpe de la tête de Sherlock Holmes de profil.

Quant aux planches, elles sont à l’avenant. La qualité du papier doux et épais, qu'on a plaisir à manipuler, l’odeur particulière du livre, des couleurs vieillies avec des tons sépia et bleu.

Benoit Dahan a un grand talent de coloriste et il ressuscite à merveille l’ambiance victorienne, j’ai adoré son travail que je découvre ici et il participe grandement à faire de ce roman graphique, un gros coup de cœur.

Vous avez eu l’occasion de voir en détail sa virtuosité dans mes stories sur Instagram, si vous ne me suivez pas encore, un conseil : abonnez-vous ici car j’y dévoile mes réceptions livresques, mes lectures… !

Quant au scénario de Cyril Lieron, adapté de L’étude en rouge de sir Arthur Conan Doyle, il est fidèle à l’œuvre et au canon holmésien, à l’ambiance des différents titres mettant en scène Holmes & Watson, à la psychologie des personnages.

Mais fidélité ne veut pas dire manque d’originalité, bien au contraire : le procédé narratif choisi par les auteurs est particulièrement bien vu puisque l’on est littéralement dans la tête du détective, dans son mode de pensée.

Je ne pourrai vous citer ici toutes les trouvailles graphiques géniales qui émaillent le récit, elles sont nombreuses et ce serait dommage de vous enlever le plaisir de les découvrir par vous-même.

La manière même de raconter l’histoire est très originale et les pages s’avalent à une vitesse folle, trop d’ailleurs, car je suis vite parvenue à son terme avec qu’une seule envie, découvrir la suite, hélas pas encore parue !

Gros coup de cœur pour ce premier tome, tant pour le schéma narratif, les dessins et le travail éditorial des éditions Ankama, je vous le recommande chaudement.

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Un album qui rend enfin justice aux femmes de science. Derrière la personnalité forte et emblématique de Marie Curie, Les Découvreuses présente l’aventure exceptionnelle de 20 femmes qui ont permis à l’humanité de réaliser des bonds en avant dans les disciplines scientifiques les plus variées : Physique, Chimie, Télécommunications, Biologie, Exploration de l’espace…

Comme les Culotées de Pénélope Bagieu, Les découvreuses met en lumière des femmes souvent oubliées de l’Histoire. Alors que la première ratissait large, ce qui n’enlève rien à sa qualité, Marie Moinard s’est imposée une thématique intéressante, la science, domaine longtemps réservé aux hommes.

Et aujourd’hui encore, les filières scientifiques sont assez peu choisies par les jeunes filles qui leur préfèrent les matières plus littéraires. Cet album permettra peut-être à quelques étudiantes à se lancer dans des carrières de physicienne, chimiste, biologiste, astronaute, informaticienne…

Derrière la personnalité forte et emblématique de Marie Curie, qui ouvre l’album Les découvreuses présente l’aventure exceptionnelle de 20 femmes qui ont permis à l’humanité de réaliser des bonds en avant dans les disciplines scientifiques les plus variées : Physique, Chimie, Télécommunications, Biologie, Exploration de l’espace…

Là où Culotées présentaient de la même façon toutes les femmes, cet album fait un choix différent en consacrant des portraits de 8 à 21 pages à cinq d’entres elles : Marie Curie (Physique et Chimie), Ada Lovelace (Informatique), Mae Jamison (Espace), Rosalind Franklin (Biologie) et Hedy Lamarr (Communications).

Les quinze femmes restantes font l’objet de fiches illustrées de quelques lignes seulement. On peut regretter que Marie Moinard ait choisi les femmes les plus célèbres pour ces mises en lumières détaillées et que les autres, souvent injustement mises de côté et que je ne connaissais pas pour la plupart, n’aient pas la même exposition.

Mais cet ouvrage graphique permet tout de même de rendre hommage à des pionnières oubliées de l’histoire et je ne peux que saluer cette initiative, d’autant que certaines d’entre elles sont toujours vivantes et en exercice.

Alors qu’elles sont à l’origine de découvertes extraordinaires, peu d’entre elles ont eu droit à une reconnaissance de leurs pairs ou le prix Nobel, certaines se sont même fait voler leurs découvertes par leurs collègues masculins, ce qui est tout à fait révoltant, notamment Rosalind Franklin qui a découvert l’ADN et que l’on a réhabilité depuis fort heureusement !

Le dessin réaliste et somme toute assez classique de Christelle Pécout accompagne parfaitement les récits de Marie Moinard pour nous faire découvrir ces destins souvent méconnus.

En conclusion, cette bande dessinée synthétique donne envie d’aller plus loin dans la découverte de ces pionnières et je l’espère donnera envie aux jeunes femmes de suivre des filières scientifiques, domaine où comme je le disais plus haut, elles font défaut.

Si, comme moi, ce thème vous intéresse, je ne peux que vous recommander Les découvreuses.

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Tsuiska est l’assistante d’un vétérinaire pas comme les autres puisque ce dernier soigne des créatures fantastiques. Fille d’une magicienne, elle est triste que la science ait remplacé la magie pour exercer ce métier. Après le travail, elle se rend en secret dans la forêt où elle a découvert un animal magique qu’elle pense être la seule à voir. Il est gravement blessé et malgré les soins prodigués par la jeune fille, son état empire. Le docteur remarque que son apprentie est distraite et il la suit un soir pour savoir pourquoi. Il découvre alors l’animal qu’il peut voir lui aussi, et après avoir réprimandé Tsuiska, il décide de soigner la bête en employant la magie puisque la science semble impuissante. Il laisse son assistante préparer un médicament selon les recettes et les incantations que cette dernière a appris de sa mère et ce procédé fonctionne. L’apprentissage de Tsuiska pour maitriser la magie ne fait que commencer !

La science a remplacé la magie dans le cœur des hommes. Elle est sur le point de faire basculer le monde dans une nouvelle ère, entraînant les créatures fantastiques dans l’oubli.

Descendante d’une lignée de mages, la jeune Ziska est apprentie vétérinaire. Avec son maître Nico, elle cherche à soigner et préserver les bêtes mythiques menacées d’extinction.

La petite fille est au chevet d’un Kelpie, un cheval aquatique bien mal en point. Devant l’urgence de la situation, elle demande l’aide de son maître Nico mais ce dernier arrivera-t-il à temps ?

Autant vous le dire d’emblée, je ne suis pas une adepte des mangas, leurs histoires m’ennuient, les dessins ne m’emballent pas, bref je ne suis pas la cible contrairement à mes garçons qui en sont friands.

Et pourtant, à ma grande surprise, j’ai beaucoup aimé le tome 1 des Créatures fantastiques et ce tome 2 ne fait pas exception, je ressors enchantée par ma lecture au point que le tome 3 vient de rentrer dans ma PAL !!

Dans ce second tome, on suit Ziska, une apprentie vétérinaire, douée de pouvoirs magiques dans un monde où la magie ne fait plus recette. J’ai trouvé cette jeune fille particulièrement attachante, à la fois naïve et généreuse mais aussi très tenace.

Aux côtés de son maître Nico, elle vient en aide aux créatures fantastiques malades ou en détresse telles qu’un Kelpie, un Carbuncle ou un Loup de seigle.

J’ai aimé l’univers merveilleux à la fois magique et fantaisy que nous propose le scénariste et dessinateur de ce manga, Kaziya. Ses dessins sont fins et agréables à regarder.

Découpée en six parties, l’histoire reprend pour chacune d’entre elle, un animal du bestiaire fantastique. A chaque fois, Ziska et son maître découvrent une créature, nous explique l’origine, la symbolique de l’animal et lui viennent en aide.

La construction est donc répétitive puisque le scénario se déroule de la même façon mais cela ne m’a pas gênée car chaque animal est abordé de façon plus développée et les différentes histoires diffèrent dans leur développement !

L’auteur en profite pour sensibiliser son lectorat à l’environnement et à la protection des espèces, ce que l’on ne peut qu’approuver. Mes garçons apprécient aussi cette série pour son bestiaire et son côté fantaisy, ils ont d’ores et déjà lu le tome 3, au programme de mon mois d’août !

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Paris, Siècle des Lumières. Alors que Diderot et d’Alembert travaillent d’arrache-pied à l’Encylopédie, une série de meurtres assombrit leur horizon. Toutes les victimes travaillaient pour leur grande œuvre. Qui cherche à tuer les champions de la raison ?

Paris, 1750. Un cercle d’intellectuels travaille à la rédaction d’un dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers : L’Encyclopédie, destiné à éduquer les lecteurs et à diffuser les Lumières.

Dans leur projet, Diderot, D’Alembert, d’Holbach, Buffon, Hume et leurs compagnons subissent les menaces qui pèsent sur tous ceux qui développent des opinions antireligieuses et antimonarchistes.

Un jour, l’un d’entre eux, Monsieur Raynal, est mystérieusement assassiné. Puis ce sera le tour d’un second. Diderot, accompagné de Marie, une jeune illustratrice qu’il a pris sous son aile, va mener l’enquête.

Ses premiers soupçons se portent sur les Croisés, de fervents catholiques soutenus par l’archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, grand adversaire du projet…

Vous connaissez mon goût pour le XVIIIè siècle et lorsque je tombe, totalement par hasard, sur un roman graphique qui met en scène mon philosophe préféré, Denis Diderot, comme dans Les encylopédistes, impossible pour moi de résister !

Vous le savez peut-être si vous me suivez depuis longtemps, je voue une passion au siècle des Lumières et plus particulièrement à l’Encylopédie de Diderot et d’Alembert, j’étais donc très curieuse en commençant ma lecture de voir le traitement qu’en avaient fait les espagnols José A. Pérez Ledo au scénario et Alex Orbe aux dessins.

Et je dois bien admettre que je ressors conquise de ma lecture car non seulement le scénariste s’est très bien documenté sur le sujet mais en plus il nous offre une intrigue policière pleine de rebondissements et d’intérêt.

Si l’intrigue policière est fictive, aucun philosophe n’a été assassiné pendant l’écriture de l’Encyclopédie, la trame principale est bien replacée dans son contexte historique et s’appuie sur des éléments bien réels.

L’auteur aborde pêle-mêle l’appui de la marquise de Pompadour à l’Encyclopédie (même si elle n’a jamais été l’amante de Diderot) et la défiance du roi Louis XV envers le projet, le séjour de Diderot à Vincennes, les rapports houleux du philosophe avec sa femme Antoinette, les relations parfois tendues entre d’Alembert et Diderot, les problèmes de censure, les interdictions de publication qui pleuvaient sur le projet, le conflit ouvert avec l’archevêque Christophe de Beaumont… José A. Perez Ledo n’omet rien, tout y est !

Le féminisme de Diderot n’est pas non plus oublié avec le personnage fictif de Marie qu’il choisit pour croquer les visages des encyclopédistes lors des séances de travail et pour les planches illustrées car l’Encyclopédie, éditée entre 1751 et 1772, comprend 17 volumes de texte, 11 volumes de planches et 71 818 articles, un travail colossal !

Le scénario retransmet également très bien la perception qu’avaient l’Eglise et le pouvoir de ce projet qu’ils jugeaient dangereux : un peuple éclairé se laisserait moins facilement gouverné. L’encyclopédie fournit en effet une compilation des connaissances de l’époque dont la cohérence était obtenue par la riche documentation des articles d’astronomie, et les renvois vers des articles de différentes disciplines.

Les planches signées Alex Orbe sont plutôt agréables à regarder, je n’aime pas trop sa façon de dessiner les visages mais les couleurs plutôt vives et tranchées pour lesquelles il a opté sont bien choisies.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé Les encyclopédistes et je ne peux que vous inciter à lire cette bande dessinée à votre tour. Si vous aimez cette époque ou que vous souhaitez en savoir plus sur l’Encyclopédie, c’est le titre idéal.

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La science a remplacé la magie dans le cœur des hommes. Elle est sur le point de faire basculer le monde dans une nouvelle ère, entraînant les créatures fantastiques dans l’oubli. Descendante d’une lignée de mages, la jeune Ziska est apprentie vétérinaire. Avec son maître Nico, elle cherche à soigner et préserver les bêtes mythiques menacées d’extinction… Mais n’est-il pas déjà trop tard ? À la croisée de la médecine et de la magie, découvrez un bestiaire hors du commun !

Ziska est l’assistante d’un vétérinaire pas comme les autres puisque ce dernier soigne des créatures fantastiques. Fille d’une magicienne, elle est triste que la science ait remplacé la magie pour exercer ce métier.

Après le travail, elle se rend en secret dans la forêt où elle a découvert un animal magique qu’elle pense être la seule à voir. Il est gravement blessé et malgré les soins prodigués par la jeune fille, son état empire.

Le docteur remarque que son apprentie est distraite et il la suit un soir pour savoir pourquoi. Il découvre alors l’animal qu’il peut voir lui aussi, et après avoir réprimandé Ziska, il décide de soigner la bête en employant la magie puisque la science semble impuissante.

Il laisse son assistante préparer un médicament selon les recettes et les incantations que cette dernière a appris de sa mère et ce procédé fonctionne.

L’apprentissage de Ziska pour maitriser la magie ne fait que commencer !

Autant vous le dire d’emblée, je ne suis pas une adepte des mangas, leurs histoires m’ennuient, les dessins ne m’emballent pas, bref je ne suis pas la cible contrairement à mes garçons qui en sont friands.

Et pourtant lorsque j’ai vu Créatures fantastiques dans la liste des mangas mis en jeu dans la masse critique Babelio, je n’ai pas hésité et j’ai eu raison car contrairement à toute attente, et j’en suis la première surprise j’ai aimé, mieux encore, je lirai la suite !

Dans ce premier tome introductif, on suit Ziska, une apprentie vétérinaire, douée de pouvoirs magiques dans un monde où la magie ne fait plus recette. J’ai trouvé cette jeune fille particulièrement attachante, à la fois naïve et généreuse mais aussi très tenace.

Aux côtés de son maître Nico, elle vient en aide aux créatures fantastiques malades ou en détresse telles qu’une mandragore, un lindworm, une salamandre et un wolpertinger.

J’ai aimé l’univers merveilleux à la fois magique et fantaisy que nous propose le scénariste et dessinateur de ce manga, Kaziya. Ses dessins sont fins et agréables à regarder.

Découpée en quatre partie, l’histoire reprend pour chacune d’entre elle, un animal du bestiaire fantastique. A chaque fois, Ziska et son maître découvrent une créature, nous explique l’origine, la symbolique de l’animal et lui vient en aide.

La construction est donc répétitive puisque le scénario se déroule de la même façon, j’espère que les tomes suivants ne se contenteront pas d’être un bestiaire de créatures magiques car cela deviendrait redondant et lassant à la longue !

Reste que cette première incursion dans cet unique magique m’a beaucoup plu, mes garçons ont adoré, le second tome va vite rejoindre notre PAL c’est sûr.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Komikku pour cette lecture !

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Plusieurs biographies racontent cette femme et auteure hors norme qu’est Colette (1893-1954). Ce sont ses années d’apprentissage qui sont relatées ici, de son mariage, à l’âge de 20 ans, jusqu’à son divorce. « On ne meurt que du premier homme », écrira-t-elle en 1909. Mais cette mort peut être un nouveau commencement, et celle qui signera « Colette » à partir de 1910 est bien cette femme qui ouvre progressivement les yeux sur sa condition de femme écrivain exploitée et d’épouse bafouée, et qui va s’émanciper, avec quel talent !, par l’écriture. Incroyablement complexe, puissamment déterminée, véritablement douée, Colette interpelle par sa capacité à réinventer sa vie et à s’affirmer comme un être libre.

Sidonie-Gabrielle Colette se marie en 1893 avec Henry Gauthier Villars dit Willy. Ecrivain et journaliste mondain, Willy introduit sa jeune épouse à la vie trépidante de la ville lumière et l’incite à écrire ses premiers romans, la série des Claudine, qui connaît aussitôt un succès retentissant, qui va leur permettre de mener grand train.

Mais cet homme brillant est également un homme à femmes notoire, et pour Colette, jeune femme amoureuse de son mari, la désillusion est terrible et va la pousser dans d’autres bras…

J’avais beaucoup aimé Jeune fille en Dior lu il y a quelques années de cela, et lorsque Les apprentissages de Colette ont paru, j’ai couru l’acheter pour le laisser croupir dans ma PAL pendant deux ans, shame on me !

Dans ce roman graphique, Annie Goetzinger, raconte admirablement cette période d’apprentissage de Colette, qui démarre en 1893 pour s’achever trente ans plus tard : de son mariage avec Willy à son divorce avec son second mari et père de sa fille unique Bel Gazou, le baron Henry de Jouvenal.

Pendant cette période formatrice, Colette va peu à peu s’affirmer, s’approprier sa vie, pour la modeler selon ses envies, tant pis si elle choque, tant pis si elle se met au banc de la bonne société.

Ses premiers ouvrages, signés par son mari, furent des succès en librairie. A une époque où le machisme régnait, cette jeune provinciale très naïve, arrivée à Paris dans le sillage de son mari Willy va peu à peu s’émanciper et prendre des libertés au niveau littéraire, théâtral et photographique.

Dès le début du XXè siècle, elle maitrisait les bases du marketing actuel, sa série Claudine a tellement marqué son époque, qu’il existait beaucoup de produits dérivés, dont les fameux cols Claudine.

Présente dans plusieurs domaines artistiques, elle a révolutionné ces derniers en y apportant sa touche d’audace et de liberté. Malgré une vie ponctuée de nombreux rebondissements, Colette ne cessa jamais d’innover.

Cette femme libre va être tour à tour romancière, journaliste ou danseuse nue, aimer des hommes et des femmes, provoquer des scandales terribles avant d’être reconnue comme une écrivaine majeure de la première moitié du XXè siècle.

J’aime beaucoup les écrits de Colette mais aussi sa personnalité fantasque, je trouve qu’elle avait une audace folle d’entreprendre tout ce qu’elle a entrepris aussi bien dans sa vie privée qu’en tant qu’artiste.

Annie Goetzinger signe ici un roman graphique très réussi. En une centaine de pages et autant de dessins merveilleusement croqués et coloriés, elle nous conte avec talent la vie de Colette, ses combats, ses amours, ses joies et ses peines.

Les dessins d’Annie Goetzinger sont réellement magnifiques et nous plongent totalement dans la vie tourbillonnante de cette grande écrivaine, un hommage très réussi que je vous conseille si vous vous intéressez à cette époque et à Colette.

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