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Archive for the ‘Romans policiers et thrillers’ Category

Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.
Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?
L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue…

Londres, mai 1893. Une calèche explose sur Montagu Street et tue sur le coup Scott Anderson, un notable. L’affaire devrait revenir à l’inspecteur Henry Wilkes mais il a rendu son insigne et depuis, il carbure au laudanum, au grand dam de Billy, un ancien voleur qu’il a pris sous son aile.

Pourtant, lorsque Thomson, son ancien coéquipier revient vers lui deux jours plus tard, Wilkes accepte de rempiler au sein de la police de Londres afin de lever les soupçons qui pèsent sur Gareth, son frère mort dans l’explosion d’une bombe bien des années auparavant.

Wilkes, persuadé que son frère ne peut être derrière cet attentat, aidé de Billy et d’Alice, se lance dans une enquête au risque de réveiller les fantômes du passé…

Gaëlle Perrin-Guillet est auteure de romans noirs et de nouvelles policières déjà primée et Les fantômes du passé fait partie de la série d’enquêtes menées par Henry Wilkes et Billy Bennett, inaugurée l’an dernier avec Soul of London, que je n’ai pas lu mais cela ne m’a absolument pas gênée dans ma découverte de ce second opus, puisque l’enquête n’est pas une suite du premier tome et que l’auteure nous donne les éléments nécessaires pour cerner les personnages récurrents de cette série.

Vous le savez, je raffole des polars historiques, spécialement lorsqu’ils ont pour cadre Londres à l’époque victorienne, aussi, lorsque City m’a proposé de lire ce titre, je n’ai pas hésité et j’ai passé un agréable moment en compagnie de Wilkes, Billy et Alice.

Outre l’intrigue policière bien ficelée, pleine de rebondissements, d’impasses et de mystères, qui se lit avec plaisir, je trouve que l’intérêt de ce roman réside en son atmosphère, très bien rendue, et en ses personnages, en particulier Billy, un jeune homme sorti de la misère en but à des réflexions existentielles sur sa place dans cette société conservatrice et Alice, une jeune femme peintre, d’une modernité folle.

J’ai eu plus de mal avec le personnage de Wilkes, enfoncé dans une sévère déprime, shooté au laudanum. Je trouve ce genre de personnages bien trop vu dans les romans policiers et j’avoue que ça a fini par un peu m’agacer.

L’auteure connaît bien la société de cette époque, ses coutumes, ses mœurs et nous fait sillonner Londres et ses tavernes, décrit les différentes couches de la population londonienne. Elle apporte aussi de l’humour à son récit notamment avec des clins d’œil acerbes aux nouvelles technologies de l’époque : l’électricité, le téléphone et l’automobile.

Je déplore en revanche des longueurs et une certaine lenteur qui ont un peu nui à mon plaisir de lectrice car je préfère les récits plus enlevés et dynamiques, reste que cette lecture divertissante m’a donné envie de découvrir le précédent opus et de retrouver les personnages attachants de cette histoire.

Si, comme moi, vous appréciez les polars historiques, je ne peux que vous conseiller de découvrir à votre tour Les fantômes du passé.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette découverte !

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Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

Vendredi 29 mars 2013, hôtel Atalante, Saint Gilles les Bains, sur l’île de la Réunion. Liane Bellion quitte la piscine pour remonter dans sa chambre. Elle glisse un « à tout de suite » à Martial, son mari, et à leur fillette de six ans, Josapha.

Une heure plus tard, Martial s’inquiète de ne pas voir son épouse redescendre et confie sa fillette aux Jourdain, un couple de touristes avec qui ils passent l’après-midi.

Comme sa femme ne répond pas, il descend à l’accueil pour se faire ouvrir la porte de leur suite et il découvre une chambre sans dessus dessous, des traces de sang sur les draps et l’absence de sa femme.

Il demande aussitôt à faire prévenir la gendarmerie, persuadé que sa femme n’est pas partie de son plein gré. La capitaine Aja Purvi arrive pour les constations d’usage et promet d’enquêter.

Lors de la fouille de la chambre, elle s’aperçoit qu’il manque un grand couteau et quelques heures plus tard, elle retrouve un homme mort sur la plage, tué d’un coup de couteau.

La femme de ménage de l’étage où Liane a disparu affirme que la belle n’a pas quitté la chambre mais apprend à Aja que Martial est remonté à sa chambre bien plus tôt et qu’il lui a emprunté son chariot de ménage, suffisamment grand pour y avoir caché le corps sans vie de son épouse…

Ne lâche pas ma main est ma cinquième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort et Le temps est assassin et la deuxième de l’été, après Sang famille. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, une île anglo-normande fictive, place à l’île de La Réunion et son piton de la Fournaise.

Michel Bussi plante le décor de cette nouvelle intrigue policière dans une île de La Réunion plus vraie que nature, décrite avec tant de précision et de réalisme qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez cet auteur d’ailleurs, sa propension à me faire voyager.

Ici Michel Bussi n’hésite pas à emprunter du vocabulaire et des proverbes locaux et à nous présenter les différents types de populations qui font de cette île, un lieu de grand métissage, j’ai adoré cet aspect qui a renforcé mon immersion de lectrice et j’ai appris beaucoup de choses.

On retrouve dans ce roman une construction propre à l’auteur normand : une intrigue qui file à cent à l’heure, une temporalité resserrée puisque l’intrigue se déroule sur quatre jours et est détaillée heure par heure en alternant les points de vue, si bien qu’il est difficile de ne pas être happé par le rythme.

Comme toujours, les fausses pistes sont légion, on tombe sur des impasses et il m’a été bien difficile de démêler le vrai du faux car l’intrigue est complexe, bien ficelée et avec un dénouement surprenant, en tout cas je ne l’avais pas vu venir.

Les policiers ont eu bien du mal aussi à venir à bout de leur enquête : Aja et à son lieutenant Christos, chargé de la collecte scientifique, se sont faits bernés eux aussi et il a fallu toute la sagacité de Imelda, une sorte de Miss Marple kafre pour venir à bout de cette histoire. C’est un personnage très attachant et j’aurai aimé que Michel Bussi la mette davantage en avant.

Un bon roman policier, très addictif avec une bonne dose de suspens, de nombreux rebondissements, pas de temps mort, une chasse à l’homme et un décor de rêve. J’aime de plus en plus Michel Bussi, et si vous êtes comme moi, je ne peux que vous conseiller Ne lâche pas ma main.

Belette est sur la même longueur d’ondes, vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture dépaysante, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Mais il ne peut pas toujours lui faire barrage. Sandra est enquêtrice photo pour la police. Elle photographie les scènes de crime. Et ferme parfois les yeux. Face à la psychose qui s’empare de Rome, ils vont unir leurs talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle. Quel est l’être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

Jardins du Vatican. Marcus et Clemente, deux pénitenciers, sont appelés sur les lieux d’une découverte macabre, celle du corps découpé en morceaux d’une religieuse retirée du monde.

Un an plus tard, un couple d’amoureux est retrouvé nu dans leur voiture. L’homme a été tué d’une balle dans la tête mais la jeune femme a été poignardée à de nombreuses reprises, le couteau est encore fiché dans son torse.

Sandra Vega, photographe de scènes de crimes, se rend sur place afin de méthodiquement immortaliser la scène. En visionnant ses clichés, elle se rend compte que la jeune femme est toujours vivante alors que son décès avait été constaté par le médecin légiste.

Transportée entre la vie et la mort, elle est plongée dans le coma. L’enquête est confiée à la brigade chargée des crimes violents mais Sandra trouve la faute du légiste tellement invraisemblable qu’elle décide de se rendre à nouveau sur les lieux à la nuit tombée.

Marcus a eu la même idée qu’elle et ensemble, ils se rendent compte que le tueur est revenu sur les lieux de son méfait afin de déterrer un objet. Sandra, qui soupçonne le légiste d’être de mèche, va le trouver dès le lendemain et l’homme, plutôt qu’avouer, préfère se jeter dans le vide non s’en être débarrassé au préalable, d’une petite poupée…

Rome et sa dolce vita, bon là clairement la dolce vita n’est pas au menu mais un tueur en série, bientôt surnommé Le monstre de Rome, et deux personnages principaux : Marcus, un prêtre de l’ordre des pénitenciers amnésique et Sandra, une enquêtrice photo, tous deux sur les traces du tueur. Le duo, formé dans l’un des précédents romans de Donato Carrisi, Le tribunal des âmes, se retrouve trois ans après leur première collaboration.

L’auteur, rendu célèbre dès son premier roman Le chuchoteur, est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, le « Monstre de Foligno », un tueur en série italien. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit pour se tourner dans un premier temps vers l’écriture de scénarios, puis de romans.

Je dois bien avouer que je n’ai plus que de vagues souvenirs du premier opus de cette série consacrée à Marcus et à Sandra mais cela n’a pas nui pour autant à ma lecture car Donato Carrisi rappelle à ses lecteurs le contexte de la série et le passé de son duo d’enquêteurs.

La trame du roman est une fois de plus la vengeance et le désir de justice, les actes du Monstre de Rome vont amener Marcus à chercher dans le passé du meurtrier afin de découvrir son identité, ce qui va l’emmener sur les traces d’un ancien hôpital psychiatrique un peu particulier, puisque ses pensionnaires étaient de jeunes enfants tous meurtriers.

L’histoire est complexe, avec des feedbacks incessants dans un passé plus ou moins proche qui nous permettent d’en savoir un peu plus sur les personnages mais il faut parfois une bonne dose de réflexion pour s’y retrouver car plusieurs histoires se mêlent à l’intrigue principale.

Donato Carrisi propose de courts chapitres qui alternent entre les points vues des deux personnages principaux et parsème son récit de fausses pistes et de mystères, de tours de passe-passe, qui relancent toutefois toujours l’intérêt, de ce point de vue, c’est un page-turner assez redoutable que j’ai dévoré en moins de deux jours malgré son épaisseur.

Quelques bémols toutefois : si vous recherchez un rythme trépident vous en serez pour vos frais, sans que le rythme soit lent, il y a assez peu d’action, et parfois quelques longueurs, mais les personnages se révèlent intéressants à suivre et la trame du récit est bien ficelée, il se lit donc très bien.

J’ai vraiment adoré ce roman que j’ai trouvé plus réussi que Le tribunal des âmes et j’aurai bien aimé continuer avec le troisième opus, Tenebra Roma, tant le suspens est à son comble à la fin de ce tome, mais je ne l’ai pas encore dans ma PAL.

Ce n’est donc que partie remise avant de retrouver Marcus et Sandra mais je vous conseille grandement Malefico, un thriller palpitant jusqu’au bout.

Belette est sur la même longueur d’ondes, vous pouvez retrouver son avis ici !

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Peu avant le voyage inaugural du Titanic, le couturier Paul Poiret donne une réception à la splendeur inégalée pour lancer sa ligne de parfums. Placée sous le signe de l’Orient, c’est « La Mille et Deuxième Nuit ». Parmi les invités, la fantasque comtesse russe Svetlana Slavskaïa, accompagnée de son secrétaire et confident Dimitri Ostrov, un jeune Juif qui a fui les Bolcheviks. La comtesse porte ses plus beaux atours, dont une extraordinaire rivière de diamants offerte par un admirateur. Mais au cours de la soirée, elle est retrouvée sans vie, probablement étranglée. Et le collier disparaît, presque sous les yeux de l’assistance…

Avril 1912. Paul Poiret, au fait de sa gloire, est sur le point de commercialiser sa ligne de parfum lovée dans de précieux flacons signés Lalique. Son lancement est prévu lors d’une des fameuses soirées qu’il sait si bien organiser : La mille et deuxième nuit.

Svetlana Slavskaïa, une fantasque comtesse russe, intime du couturier, fait bien sûr partie des invités triés sur le volet. Ce sera l’occasion pour elle de briller une fois de plus et de faire entrer dans le beau monde son cher Dimia, Dimitri Ostrov, son secrétaire et confident.

D’origine russe lui aussi, Dimia, de près de vingt ans son cadet, veille comme sur sa chère comtesse qu’il adule, ce qui n’est pas du goût d’Ivan, le fils de Svetlana. Et ce soir, il fera son entrée dans le costume de Nijinkski porté lors du ballet Shéhérazade. Poiret n’a pas fait dans la dentelle : harem, eunuques, femmes à demi nues, danseuses du ventre attendent ses convives.

Au petit matin, Dimia fait une macabre découverte, celle du corps sans vie de Svetlana, étranglée par sa rivière de diamants. Les suspects ne manquent pas et en premier lieu Dimia…

Passionnée par la Belle Epoque et les Ballets russes, Carole Geneix nous propose avec La Mille et Deuxième Nuit, son premier roman policier. Si l’histoire qu’elle nous raconte est fictive, le contexte historique est bien réel puisque Paul Poiret a bien évidemment existé et en cette année 1912, sa célébrité est à son apogée, il est la coqueluche du Tout-Paris et même des esthètes du monde entier.

Célèbre pour ses créations, Paul Poiret était surnommé « le magnifique » ou « The king of fashion » en Amérique, où ses modèles faisaient fureur, il a marqué l’histoire de la mode en la révolutionnant. Il était également fameux pour son amour des femmes et ses soirées grandioses qu’il donnait dans son hôtel particulier de l’Avenue d’Antin, et l’une des plus décadentes fut justement La mille et deuxième nuit en 1911.

Créateur de costumes pour Colette et pour les Ballets russes de Serge Diaghilev, sa maison connaîtra une fin prématurée en 1929, la crise balayant son luxe flamboyant et il décèdera à la fin des années 30 dans l’oubli et le dénuement.

Carole Geneix a la bonne idée de planter son décor en avril 1912, quelques jours avant le voyage inaugural du Titanic et pour moi qui suis fascinée par la Russie, par cette période de l’histoire, notamment pour sa mode et ses arts, cette lecture fut un réel bonheur.

J’ai adoré le contexte, les personnages et l’histoire que nous raconte l’auteure et même si la résolution de l’affaire ne m’a pas posé de problème, cela n’a en rien gâché le plaisir que j’ai pris à lire ce polar historique.

Il faut dire que sur le parpier, il avit vraiment tout pour me plaire comme je vous l’indiquais plus haut : j’aime beaucoup les créations de Paul Poiret, son goût de la démesure et de la fête, la Russie et les ballets russes, sans oublier le Titanic, qu’on croirait que Carole Geneix l’a écrit rien que pour moi !

D’un point de vue historique, c’est très réussi. L’auteure connaît la Belle Epoque sur le bout des doigts et nous rappelle le contexte dans lequel se situe son récit : une France plutôt antisémite encore marquée par l’affaire Dreyfus, aux prises avec les anarchistes de la bande à Bonnot, traqués par les brigades mobiles, dûment dotées des meilleurs véhicules et armes.

Les personnages, qui paraissent au premier abord quelque peu caricaturaux, sont en fait emblématiques de leur époque : d’un côté, les aristocrates oisifs qui s’adonnent à la vènerie et à l’antisémitisme, la police grandement corrompue et de l’autre, les artistes, forcément excentriques.

Il y a tout d’abord notre héros, Dimia, traumatisé par les pogroms de sa Russie natale, qui a grandi dans une riche propriété de la campagne. Un temps tenté par le bolchévisme qui le conduira dans une cellule du Tsar, il voue un culte à Svetlana, qui apparaît comme excessif mais qui le rend aussi très sympathique.

Svetlana, la victime, femme s’adonnant aux plaisirs artificiels, à la fois écervelée, égoïste et généreuse.

Igor, son fils, l’exact contraire de Dimia, jeune homme cruel et arriviste, détesté par sa mère et qui a bien du mal à trouver sa place au sein de la famille de sa femme, les Lansquenet.

Paul Poiret, le couturier riche et décadent, et sa moitié, Denise, qui ne veut plus de cette vie mais compte bien saigner son mari à blanc en guise de réparation.

Oriane, mannequin principal de Poiret, danseuse trop grande de l’Opéra de Paris, muse insaisissable du couturier.

Sans oublier le commissaire Champlain, aux idées empruntées à l’Action Française et l’inspecteur Bertholet qui cherche la vérité et faire avancer sa carrière.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré La mille et deuxième nuit et je vous conseille vivement ce roman noir rétro très réussi.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Entre les impressionnants piliers de granite du pont de Brooklyn, un réseau de filins d’acier quadrille l’espace. Tel un insecte pris au piège, le corps brisé de William Fawkes éclipse les premiers rayons du soleil. Un mot est gravé sur son torse mutilé : APPÂT.
Cette sinistre mise en scène n’est que la première d’une longue série. Tandis que les meurtres se succèdent de chaque côté de l’Atlantique, Emily Baxter, nouvellement promue inspecteur principal, et deux agents spéciaux américains vont devoir collaborer afin d’identifier l’architecte de cette toile diabolique…

New York, novembre. Des policiers de Brooklyn font une macabre découverte, celle d’un homme prénommé William Fawkes, accroché au pont de Brooklyn, tel un insecte pris dans une toile d’araignée. Ses os sont brisés et sur son torse, un mot a été gravé : APPÂT.

D’autres meurtres sont bientôt commis et sur les cadavres des victimes on retrouve toujours gravée la même inscription et sur ceux des bourreaux : MARIONNETTE. Qui tire ainsi les ficelles ?

FBI et CIA sont sur les dents et dépêchent au MET de Londres les agents Curtis et Rouche afin de rencontrer l’inspecteur principal Emily Baxter car tout concorde : ces affaires semblent reliées à Ragdoll et à son meurtrier Lethaniel Masse.

En l’asbsence de Wolf, son mentor aux abonnés absents, Baxter ne peut se fier qu’à son ancien coéquipier Edmunds, le seul homme en qui elle a entièrement confiance pour l’aider dans cette enquête…

Après avoir adoré Ragdoll, le premier roman de Daniel Cole, je ne pouvais pas laisser croupir dans ma PAL le second volume de cette trilogie mettant en scène Wolf et Baxter : L’appât.

Et une fois encore, l’auteur a su me ferrer dès les premières pages et il me fut impossible de reposer le roman avant le point final tant cette lecture fut addictive en diable.

Dès les premières pages, L’appât apparaît en effet comme un véritable page-turner et on est immédiatement entraîné dans une course contre la montre avec le marionnettiste de Londres à New York, dans le sillage de Baxter, Rouche et Curtis qui vont le traquer sans relâche. L’auteur sait bien doser son suspens et nous tient en haleine jusqu’au bout même si le dénouement m’a un peu déçue, trop bâclé à mon goût.

Avec les protagonistes du récit, je me suis laissée prendre au jeu, suivant les fausses pistes, échafaudant des théories qui se sont toutes révélées fausses, accusant des innocents et passant à côté du véritable coupable pendant longtemps.

Daniel Cole sait y faire pour monter son suspens crescendo et son écriture nerveuse, son rythme énergique, les rebondissements, les dialogues ainsi que la description rigoureuse de petits détails permettent au lecteur de s’immerger totalement dans l’histoire qui se prêterait volontiers à une adaptation en série télévisée à suspens.

Un petit bémol toutefois : l’absence de Wolf que j’espérais retrouver dans cet opus, Baxter n’étant pas mon personnage préféré. J’aurai également aimé que Edmunds soit un peu plus présent, je trouve dommage que ce personnage soit autant effacé alors qu’il a beaucoup de potentiel.

L’appât, même si il pêche par son dénouement, se révèle addictif et se classe dans la catégorie des bons thrillers, avec une excellente idée de départ, des fausses pistes et des personnages que je suivrai volontiers dans le dernier volet de la trilogie à paraître l’an prochain.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture prenante et à Claire pour m’avoir accompagné et dont vous trouverez l’avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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 » Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l’obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches.
Je vais mourir ici.
C’est une certitude.
Une seule question me hante, la dernière : jusqu’où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s’ils pouvaient en arracher les souvenirs qu’ils convoitent ?
Tout est allé si vite, à peine quatre jours.
Je n’étais alors qu’un adolescent parmi d’autres.
Un orphelin.
C’est du moins ce qu’on avait toujours voulu me faire croire… « 

Août 2000. Colin Remy est un adolescent qui passe ses vacances d’été dans un camp de vacances de Mornesay, une petite île au nord de Granville. Il n’est pas sur cette île par goût de la voile et des sports nautiques mais pour retrouver son père Jean Remy, archéologue amateur qui a disparu sur cette île dix ans auparavant.

C’est sur cette île que Colin a vécu les six premières années de sa vie, des années heureuses auprès de ses parents. Depuis, tout a basculé dans sa vie. Quelques jours après la disparition de son père, sa mère a péri dans un accident de voiture et depuis, il vit avec son oncle et sa tante dans un petit pavillon de la banlieue parisienne.

Une existence ennuyeuse sans amour ni tendresse. Persuadé que son père est toujours vivant, Colin part sur ses traces, aidé de Armand et de Madi, ses camarades de camp. Premier lieu à être visité par nos apprentis détectives : les ruines de l’abbaye où les parents de Colin ont autrefois mené des fouilles avant de perdre la vie.

C’est alors que s’évadent Nowakovski et Valerino de la prison de Mornesey. Le premier, est un dangereux braqueur, le second un petit fonctionnaire magouilleur sur le point d’être relâché. Sont-ils à la recherche du trésor de la Folie Mazarin comme l’était Jean Remy au moment de sa disparition ?

Sang famille est ma quatrième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort et Le temps est assassin. Après le Jura, Le Havre et la Corse, place à Mornesey, une île anglo-normande fictive.

Michel Bussi plante le décor de cette intrigue policière dans une île certes imaginaire mais décrite avec tant de précision et de réalisme qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrir des lieux qui n’existe pas.

Cette île anglo-normande qui abritait de la fin de la Révolution jusqu’au milieu des années 1940 un bagne d’où partaient les hommes condamnés à Cayenne, est en fait peuplée de descendants de repris de justice et ne semble pas avoir usurpé son surnom d’île des brigands.

D’une quête de ses origines somme toute assez banale, l’aventure se transforme rapidement pour Colin et ses amis en une dangereuse enquête avec un mystérieux trésor, héritage du cardinal, La Folie Mazarin, et un juteux scandale immobilier avec modification du plan d’occupation des sols et pots de vin à la clé.

L’intrigue qui file à cent à l’heure, comme toujours dans les polars de Michel Bussi, se déroule sur quatre jours et est détaillée heure par heure en alternant les points de vue, si bien qu’il est difficile de ne pas être happé par le rythme. Tour à tour, on dénoue l’écheveau de cette histoire grâce à Colin et à Simon Casanova, l’emploi jeune dévolu à la sécurité de l’île qui cogite aussi bien qu’un policier.

Cette intrigue policière justement, je l’ai trouvé bien ficelée même si le dénouement est un peu bâclé, ceci mise à part Michel Bussi multiplie les fausses pistes et on échafaude les théories plus folles pendant plus de 500 pages, l’auteur nous mène presque jusqu’à la fin par le bout du nez et j’adore ça.

Alors certes pour moi, cet opus publié en 2009 aux éditions des Falaises n’est pas un coup de cœur mais Sang Famille fut une très bonne lecture, un peu longue à se mettre en place mais une fois lancée, elle se révèle très addictive et j’ai littéralement dévoré cette belle brique en 3 jours.

La plume de Michel Bussi est efficace et nous entraine au cœur de cette île sur les pas de Colin et de cette chasse au trésor. C’est prenant et addictif à souhait, en bref un bon thriller qui tient bien en haleine et c’est tout ce qu’on lui demande.

Lu avec Belette qui a aimé autant que moi !

Je ne peux que vous le recommander et je remercie les Editions Presse de la Cité pour cette lecture estivale et ce très bon moment de lecture.

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On l’appelle le Cauchemar. C’est un lac à l’eau noire et stagnante, quelque part en Suède, dont la légende raconte qu’il est maudit. Au milieu du Cauchemar, il y a un îlot. Sur cet îlot, Alex et la petite Smilla vont faire une promenade, tandis que Greta les attend dans la barque amarrée au rivage, puis s’endort. À son réveil, la nuit tombe et seuls retentissent au loin les cris lugubres des oiseaux aquatiques. L’homme et la fillette ont disparu. De retour dans le cottage que la petite famille occupe au village, Greta fouille chaque pièce et tente en vain de joindre Alex. En proie à la panique, elle décide de se rendre au commissariat. Seulement, sur place, un policier lui annonce qu’elle n’est pas mariée et n’a jamais eu d’enfants. Qui sont Alex et Smilla ?

Greta est venue passer le week-end dans la maison de campagne de son amoureux Alex avec leur fille Smilla. Alors qu’ils partent explorer l’île en face de la maison, surnommée le Cauchemar, Alex et Smilla disparaissent.

Après plusieurs heures d’angoisse, elle signale leur absence à la police. Lors de sa déposition, l’agent lui apprend qu’elle n’est pas mariée ni mère de famille. Totalement abasourdie par cette révélation, elle retourne au chalet et perd peu à peu la notion du temps.

Au fil des heures, Greta a du mal à faire le tri entre réalité et fiction. Elle se livre au lecteur et on apprend que son père a connu une mort violente, alors qu’elle n’avait que 8 ans, dont elle se sent responsable et qu’elle vit une passion destructrice avec Alex, un homme marié particulièrement toxique dont elle ne sait comment se défaire.

Tout est confus dans l’esprit de Greta, est-elle une affabulatrice ? Victime d’hallucinations ?

Plébiscité par la critique et le public lors de sa parution en Suède, L’île des absents est le premier thriller de Caroline Eriksson qui nous plonge au cœur de la campagne suédoise et nous prend dans ses filets. Le format resserré et les chapitres courts installent une tension palpable, piégeant le lecteur à grand renfort de twists et de montée d’adrénaline.

L’auteure tisse bien son récit même si j’ai trouvé les fils un peu trop faciles à dénouer, j’ai préféré l’atmosphère, elle, très réussie, toute en irréalité et en angoisse, notamment grâce à la finesse de la construction psychologique et la réflexion documentée sur les traumas de l’enfance, des points que j’ai trouvé très intéressants.

Caroline Eriksson met la famille à l’honneur dans son récit : les relations conjugales toxiques, dominées par des pervers narcissiques qui humilient sans cesse leurs épouses par leurs liaisons adultères bien visibles mais surtout par la violence psychologique dont ils font preuve envers leur moitié.

Il est aussi beaucoup question des relations filiales : celles, difficiles, entre mères et filles, entre incompréhension et jalousies mais qui semblent incassables. Et celles entre les pères et leurs filles, dans l’adoration mutuelle.

Autant vous le dire, ce roman a ses adeptes et ses détracteurs, soit on aime soit on déteste, soit on rentre dans l’histoire soit on reste à la marge. Je ne suis pourtant dans aucun de ces deux cas, j’ai aimé suivre Greta et les thèmes qu’abordent l’auteure mais comme je n’ai pas le même vécu que les femmes qui habitent ce récit, j’ai eu du mal à me sentir concernée ni à m’impliquer, je me suis simplement laisser porter par les événements.

Pour autant, j’ai apprécié cette lecture que j’ai lu avec une certaine avidité, signe que c’est un thriller qui a su m’embarquer même si pour moi il est un peu trop mélodramatique et prévisible.

Julie, qui m’a fait l’amitié de partager cette lecture avec moi, a adoré et même eu un coup de cœur, je vous invite à lire son avis ici.

Un grand merci Anne et aux Editions Presses de la cité pour cette lecture addictive !

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