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Archive for the ‘Romans policiers et thrillers’ Category

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Xavier Müller a 44 ans. Journaliste et écrivain, il est docteur ès Sciences. Erectus est son premier roman.

Province de Mpumalanga, Afrique du Sud, le 13 juin. Petrus-Jacobus Willems s’apprête à faire sa ronde avec sa chienne lorsque le laboratoire dans lequel il travaille, se vide de ses occupants dans une panique générale.

Voulant se faire un peu d’argent, il décide de voler l’un des singes sur lesquels les scientifiques font des expériences et se fait mordre. A quelques kilomètres de là, dans une réserve naturelle, des espèces disparues depuis des milliers d’années apparaissent comme par magie.

Quelques jours plus tard, un homme s’est métamorphosé : il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus. Et semble totalement amorphe. Stephen Gordon de l’OMS dépêche son adjoint sur place, Lucas Carvalho, pour qu’il enquête sur le virus à l’origine des mutations : le Kruger.

Anna Meunier, une paléontologue décriée pour ses positions sur les mutations des espèces, est appelée à la rescousse alors qu’à New York, Paris, Genève, des Homo Erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ? Anna, Lucas et Gordon, se lancent dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.

Erectus me faisait de l’œil depuis sa parution il y a près d’un an déjà, il n’a donc pas eu le temps de croupir dans ma PAL tant j’étais pressée de lire ce thriller scientifique et j’ai eu le plaisir de le découvrir avec ma copinaute Belette qui l’a, comme moi, beaucoup apprécié, vous pouvez retrouver son avis ici.

Véritable page turner, ce roman d’anticipation s’est révélé passionnant et très prenant, angoissant aussi bien sûr car tout les évènements décrits par l’auteur sonnent terriblement vrais grâce aux connaissances scientifiques de Xavier Müller.

Le point de départ de ce roman c’est la cupidité d’un grand laboratoire qui va engendrer une catastrophe écologique sans précédent et la plus grande pandémie que la terre ait jamais connu.

Xavier Müller nous plonge alors en plein cauchemar car toute vie sur terre peut muter : les hommes, les animaux mais aussi les végétaux. Les espèces passées et présentes peuvent-elles cohabiter sans risques ?

La terre s’apprête donc à devoir gérer des famines mais aussi composer avec nos lointains ancêtres. L’auteur nous interroge alors sur la place des homos erectus : sont-ils encore des hommes ? Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ? Ou sont-ils seulement des bêtes sauvages à éliminer à tous prix sous peine de voir l’espèce humaine telle que nous la connaissons aujourd’hui, disparaître ?

Au-delà des hommes, il y a aussi des questions politiques et écologiques qui agitent chaque pays et continent. C’est très bien amené, très réaliste et crédible. Les chapitres sont courts et bien rythmés et franchement dès les premières pages, j’ai été ferrée au point d’avoir du mal à le lâcher.

L’angoisse monte crescendo, l’histoire, très originale, tient en haleine jusqu’au point final et le dénouement qui remet tout en question surprend.

Une très bonne lecture en ce qui me concerne qui me réconcilie avec le thriller car mes dernières lectures en la matière se sont révélées très décevantes. Un roman que je vous conseille vivement !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Aussi sombre que les profondeurs d’un hiver nordique, aussi lancinant qu’un cauchemar, La Neuvième tombe confirme Stefan Ahnhem comme la nouvelle révélation du thriller suédois depuis son best-seller Hors cadre, prix Crimetime Specsavers en Suède.

C’est la nuit la plus froide de l’hiver. Stockholm, le ministre de la justice vient de vivre une séance houleuse au Parlement. Alors qu’il s’apprête à rejoindre sa voiture et son chauffeur, il disparaît.

Cette même nuit, à Tibberup, un petit village au nord du Danemark, la femme d’un célèbre présentateur est violée et assassinée chez elle. Bientôt d’autres corps, mutilés, sont retrouvés de part et d’autre du détroit d’Öresund.

Chargés de l’enquête, l’inspecteur suédois Fabian Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard vont faire face au pire complot qu’on puisse imaginer… et à cette question qui tourne à l’obsession : jusqu’où peut-on aller par amour ?

Les polars venus du froid connaissent un grand engouement depuis quelques années déjà, et malgré cela, j’ai pour l’instant assez peu lus de romans suédois, danois ou norvégiens.

Mais lorsque Babelio et les éditions Albin Michel m’ont proposé de recevoir La neuvième tombe, je n’ai pas hésité tant j’avais adoré Hors cadre le premier thriller du suédois Stefan Ahnhem.

Je m’attendais donc à une histoire trépidante et éprouvante, ce fut le cas. L’auteur plonge volontiers dans la noirceur de l’âme humaine et le gore, âmes sensibles d’abstenir donc !

Il y a des scènes très dures car les meurtres perpétrés sont violents et assez descriptifs et qu’il est beaucoup question de tortures et de cannibalisme, par moment j’en avais la nausée.

Pourtant, si l’enquête est plutôt bien rythmée avec de courts chapitres, ce qui m’a posé problème ce sont les chapitres sur la vie personnelle des enquêteurs, loin d’être palpitante !

Car La neuvième tombe est un beau bébé de 672 pages et l’auteur casse régulièrement le rythme du récit pour nous narrer en long, en large et en travers les déboires conjugaux de ses enquêteurs, et notamment Fabian Risk qui tente de sauver son mariage avec Sonja.

Je me serai volontiers passée de ces atermoiements et lamentations pour me consacrer sur la double enquête menée par Stefan et Malin (Suède) et Dunja (Danemark) et sur la course contre la montre entre la Suède et le Danemark, sur les pas d’un tueur en série sans pitié dont a bien du mal à percevoir le mobile.

D’autres choses m’ont gêné : les trop nombreux personnages, une noirceur bien too much pour moi, un enquête que j’ai fini par trouver brouillonne et qui n’en finit plus.

Pour tout vous dire, j’ai terminé ce roman en diagonale tant l’auteur a fini par me lasser et me perdre. Je ressors donc déçue de ma lecture, m’attendant à l’aimer autant qu’Hors Cadre, hélas ce fut loin d’être le cas.

Il y a tout de même de bonnes choses dans ce roman, de nombreuses fausses pistes, un mobile et un meurtrier difficiles à trouver, pour autant, j’ai fini par me lasser au bout de plus de 400 pages.

Mais si le sujet vous tente, ne vous fiez pas trop à mon avis, ceux que j’ai lus sont dithyrambiques, preuve que je suis sûrement passée à côté de ce titre.

Merci aux éditions Albin Michel et à Babelio pour cette leur confiance !

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« Où il est question de musique, d’îles, de lacs lointains, de nature dévorante, de piano mortel, de crimes irrésolus et de passions impunies. »

Un lac perdu de l’Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon, Lost Lake. Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans son immense propriété depuis l’accident, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars.

Il y a dix ans, un drame l’a condamné au silence : le feu a ravagé le théâtre où se tenait son festival de musique. Depuis, la moindre note sur le clavier provoque en lui d’effrayantes douleurs.

Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau. Mis à part Susan, sa gouvernante, Max King ne voit personne. Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui ont quitté l’île, il ne les a plus revu depuis lors.

Sue adorait Luke, elle le surnommait son petit prince. Il a maintenant dix-huit ans et c’est un futur pianiste de génie, comme son père.

La gouvernante convainc l’impresario de Max de faire revenir Luke à Lost Lake, pensant que grâce à lui, son père va retrouver le chemin de la musique. Mais le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite. Et du silence jaillira bientôt la fureur….

Le silence et la fureur attendait bien sagement dans ma PAL depuis sa parution en mars 2018, il a fallu que ma Belette me propose de l’en sortir pour que je me décide à le lire enfin.

Sur le papier, il avait tout pour me plaire : une île, une promesse de huis clos angoissant, la thématique de la musique… et pourtant, je suis totalement passée à côté de roman que ma binôme a adoré !

Le romancier Nicolas d’Estienne d’Orves signe ce thriller psychologique à quatre mains avec sa mère, la scénariste Nathalie Carter. De ce romancier, j’avais beaucoup aimé La gloire des maudits (un roman historique) et pas du tout Les derniers jours de Paris (thriller aussi), je ne retenterai donc pas cet auteur dans ce registre qui ne me convient pas du tout.

Le rythme du roman est très lent, étiré, ce qui ne me gêne pas forcément dans un thriller psychologique. Les auteurs prennent le temps de planter leur décor, de nous présenter leurs personnages, etc, mais si ces 150 premières pages ne m’ont pas ennuyées, elles ne m’ont pas emballé non plus.

Je n’ai pas aimé les personnages principaux ni les secondaires (fort nombreux), pas plus que l’histoire racontée pendant près de 400 pages mais je ne jette pas la pierre aux auteurs car la promesse qu’ils nous font est tenue.

L’atmosphère est assez glaçante en effet, les chapitres s’enchainent autour des voix de Luke et de Susan la gouvernante qui se révèlent très inquiétants au final et détestables.

Nicolas d’Estienne d’Orves et Nathalie Cartier jouent bien leur partition puisqu’au fur et à mesure de l’intrigue, la tension monte crescendo. Seulement voilà, tout ça ne m’a pas intéressé le moins du monde : la souffrance de Max m’a laissé de marbre, le fameux accident dont l’ombre plane durant tout le récit fait pschitt, je n’ai pas compris certains passages (folie ? surnaturel ?), quant au dénouement je l’ai détesté.

En bref, je passe avec bonheur à la lecture suivante et je vous laisse lire l’avis de Belette qui a un avis diamétralement opposé au mien ici.

Merci à X.O éditions pour cette lecture.

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Néron vient tout juste de succéder à l’empereur Claude lorsqu’une série de morts vient endeuiller les meilleures familles de Rome. Toutes les victimes ont en commun d’être des pères de famille et leurs décès semblent venir de la même main. Marcus Tiberius Alexander, vigile et bras droit du préfet, soupçonne les fils aînés d’avoir voulu hériter plus tôt que prévu…

Rome, en l’an 54, sous le règne de Néron. De riches pères de famille, atteints d’un mal étrange, trouvent la mort le soir chez eux dans divers quartiers de la ville. L’homme qui se charge de l’enquête, originaire de Grèce, découvre petit à petit que ces disparitions sont l’œuvre concertée d’un mystérieux groupe de jeunes gens qui suivent toujours le même mode opératoire.

L’enquêteur, Marcus Tiberius Alexander, aidé de son ami médecin Alcibiades, est un vigile gradé des patrouilles dites «les yeux de Rome», chargées de circonscrire les incendies et la délinquance nocturne.

Il est aux prises avec Lucius Cornelius Lupus, un jeune et ambitieux fils de sénateur, dévoré par la passion du jeu. Marcus, d’origine étrangère, met tout en œuvre pour resserrer l’étau sur le second, favorisé par son rang. Mais la vérité qu’il met au jour est terrifiante…

Vous le savez, j’aime beaucoup les polars historiques, et jusqu’à présent je n’en avais jamais lu qui avaient pour cadre la Rome antique. C’est désormais chose faite grâce à Nathalie Cohen qui m’a proposé de lire le premier opus de sa trilogie Modus Operandi La secte du serpent.

L’auteure signe ici son premier roman après un essai remarqué sur la rencontre entre les juifs, les grecs et les romains. Passionnée par l’Antiquité et l’histoire des religions, Nathalie Cohen nous propose ici un polar historique réussi avec une bonne intrigue, du suspens, des fausses pistes et un héros attachant qui cache un lourd secret.

Bien entendu, Nathalie Cohen a une très bonne connaissance de la Rome antique et a su rendre vivant ce monde gréco-romain, disparu depuis des centaines d’années, avec un certain brio.

Sa plume est fluide, dynamique, les dialogues sont souvent truculents et écrits dans un français très moderne, ce qui peut rebuter les puristes qui trouveraient choquants de mettre dans la bouche des personnages ayant vécu il y a deux millénaires des expressions d’aujourd’hui mais ce qui ne m’a pas personnalement gênée.

Ce roman m’a captivée et beaucoup plu, c’est bien simple je l’ai littéralement dévoré, totalement sous le charme de cette histoire palpitante ! J’ai aimé découvrir Rome à cette époque, la vie quotidienne de ses habitants et ses mœurs.

Mais aussi le travail de prévention de cette brigade de « pompiers » avant l’heure, les explications de l’auteure sont passionnantes et j’ai appris une foule de choses lors de cette lecture, ce que je recherche particulièrement avec les romans historiques.

L’enquête sur cette série de morts suspectes nous permet en effet de mieux appréhender la vie romaine, ses habitudes, ses castes, ses classes, ses clans, ses manigances, ses trahisons, ses cultes, ses pratiques funéraires, etc.

Nathalie Cohen est érudite mais jamais sans en faire trop, j’ai appris une foule de choses tout en appréciant l’intrigue policière bien construite. Une très bonne découverte en ce qui me concerne et je ne peux que vous encourager à votre tour de découvrir Marcus et Modus Operandi.

Un grand merci à Nathalie Cohen et aux éditions Denoël pour cette lecture, j’ai adoré, vivement le tome 2 !

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1929. Adrien Savoisy, fils de Quentin, né en 1900, est enquêteur gastronomique occasionnel pour le Michelin. Il est aussi un grand amateur de voitures de luxe et c’est au volant de sa toute nouvelle Delage 28S qu’il prend la Nationale 7 direction Antibes pour aller y tester tous les nouveaux hôtels de luxe. Dès sa première étape, à Saulieu, Adrien est témoin de la mort d’un obèse au restaurant « La Côte d’or ». Puis d’un accident de voiture suspect à Nuits-Saint-Georges. A Mâcon, un cuisinier trouvera la mort dans d’horribles conditions.
Il n’est pas le seul témoin. Un petit groupe hétéroclite de voyageurs suit le même chemin que lui. Dont Curnonsky, le célèbre critique culinaire. Adrien va mener l’enquête entre gratin d’écrevisses, poularde de Bresse truffée et île flottante aux pralines roses…

Début septembre 1929, la crise économique n’a pas encore frappé et Adrien Savoisy semble être le plus heureux des hommes. Il a de l’argent à ne plus savoir qu’en faire et passe de longues heures à table pour le compte du guide Michelin pour lequel il est enquêteur occasionnel.

Après de délicieuses vacances à Deauville, il emprunte la Nationale 7 direction Antibes, afin d’y retrouver sa mère, au volant de sa superbe Delage 8 flambant neuve.

Sa mission : tester tous les restaurants gastronomiques de Saulieu à la Côte d’Azur avant de découvrir les somptueux palaces récemment ouverts sur la Riviera, lieu de villégiature privilégié des riches américains.

Cependant, des cuisines des grands chefs aux tables les plus raffinées, de mystérieuses morts se succèdent tout au long de sa route et Adrien va devoir mener l’enquête lui-même si il ne veut pas allonger son nom à la liste des défunts…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques et les romans culinaires, la série écrite par Michèle Barrière rentre tout à fait dans cette catégorie mais depuis ma lecture de Meurtres à la pomme d’or il y a cinq ans déjà, j’avais totalement oublié la saga des Savoisy. Il a fallu que j’en trouve deux en occasion pour renouer avec cette autrice et sitôt acheté L’assassin de la Nationale 7 fut sitôt lu !

Si vous recherchez une bonne intrigue policière avec un suspens fou, passez votre chemin car l’enquête est plutôt ténue et cousue de fil blanc mais le volet historique tient, lui, toutes ses promesses.

L’auteure nous embarque dans cette France de la fin des années 20 où la crise financière n’a pas encore frappé. Avec Adrien, elle nous propose un beau voyage gastronomique et nous fait croiser la route des écrivains de la génération perdue comme les Fitzgerald et les Hemingway.

Il est forcément beaucoup question de gastronomie, c’est ce qui m’a surtout séduite, tout comme le cadre historique dans lequel notre héros évolue. Michèle Barrière s’est indéniablement bien documentée et c’est une lecture réellement charmante et qui fleure bon les vacances qu’elle nous propose ici.

Michèle Barrière est bel et bien la reine du polar gastronomique, celui-ci est bien documenté, rien n’y manque, mais il pêche vraiment par son volet policier particulièrement plat et sans surprise. Je m’y attendais et comme je ne me suis pas ennuyée une seconde, je ressors amusée par cette lecture qui aborde également le féminisme, l’art, etc

Une sympathique lecture de vacances qui ne me restera pas longtemps en mémoire mais qui m’a bien divertie et ce n’est déjà pas si mal !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Kath, Adam et leur petite Lyla, intelligente mais renfermée, habitent une ancienne ferme isolée en plein milieu de la lande, dans le Devon. Un jour, Kath se réveille aux urgences après avoir été victime d’un grave accident de voiture. Elle n’a aucun souvenir des circonstances l’ayant conduite au drame. De retour chez elle, choquée mais heureuse de retrouver sa famille, elle déchante vite : Lyla dessine d’étranges motifs et répète qu’elle voit un homme sur la lande. Quant à Adam, il paraît en vouloir terriblement à son épouse, pour une raison que cette dernière ne s’explique pas. Autour de la maison, Kath tombe sur des mises en scène macabres…

Près de Princetown, dans le Devon. Kath souffre d’amnésie depuis l’accident de voiture dont elle a été victime le soir du 30 décembre. Alors qu’elle est persuadée d’avoir glissé sur une plaque de verglas, son mari lui apprend qu’elle a, en fait, voulu se suicider.

Pour la jeune femme c’est l’incompréhension, elle aime tellement sa fille Lyla et son mari Adam, qu’il lui est inconcevable d’avoir intenté à sa vie. Pourtant, un témoin l’a bel et bien vu plonger délibérément dans l’eau avec sa voiture.

Alors que le comportement de Lyla devient de plus en plus inquiétant, les stéréotypies liées à son autisme deviennent de plus en plus envahissants, Kath commence à avoir des flash-backs angoissants qui vont la conduire vers un homme qui hante la lande et qui semble la surveiller de près.

Lyla est persuadé que c’est son père qui épie ainsi sa mère et qu’il a voulu la tuer, déguisant cette tentative d’homicide en suicide…

Juste avant de mourir est le troisième roman de S.K Tremayne après Le doute et La menace.

Prêtant sa plume à un drame familial qui interroge le poids de l’hérédité, les liens du couple et le mystère qui entoure les enfants atteints du syndrome d’Asperger, S.K Tremayne revient avec une intrigue mêlant suspens, secrets de famille, magie et folklore.

Visiblement l’auteur s’est beaucoup documenté sur le syndrome d’Asperger et le personnage de Lyla est véritablement attachant. Cette petite fille de 9 ans, boudée par ses camarades de classe parce qu’elle est trop différente d’eux, est touchante et les liens forts qui l’unissent à sa mère sont bouleversants.

Il s’est également bien documenté sur le Devon et le folklore magique de cette région et il parsème le récit de ses connaissances sur la question, ce qui rend l’atmosphère du récit particulière.

L’auteur nous propose un thriller psychologique qui prend son temps, étrange et gothique qui se déroule sur le terrain sombre et brumeux de Dartmoor dans le Devon. L’atmosphère est noire et devient vite claustrophobe, avec des descriptions détaillées de la lande, des légendes et du folklore druidique de la région.

J’ai aimé cet aspect du roman que je trouve très bien fait, le Devon est un personnage à part entière du roman, c’est d’ailleurs l’in des points forts de cet auteur qui nous propose toujours des ambiances réussies.

Mais j’ai eu du mal à m’intéresser à Kath, à la vie de famille qu’elle partage avec Adam et Lyla et à ce qui a pu réellement lui arriver le soir du 30 décembre.

Le talent du roman et celui de son auteur ne sont sans doute pas à remettre en cause car depuis quelques temps je peine vraiment à terminer les thrillers psychologiques que je lis, est-ce parce que c’est le mauvais timing pour moi ou est-ce parce que je me lasse tout simplement de ce genre, je ne saurai le dire mais cela ne m’a pas aidé à apprécier ma lecture.

Reste que l’ambiance lente, très noire et glaçante est réussie, les personnages sont intéressants mais l’intrigue en elle-même n’a pas réussi à me captiver, quant au dénouement final, je l’ai trouvé invraisemblable et tiré par les cheveux.

Je ressors donc mitigée de ma lecture même si Juste avant de mourir reste un honnête thriller psychologique puisque Belette a l’a aimé, vous pouvez retrouver son avis ici.

Merci à Anne et aux Presses de la Cité pour cette lecture.

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Ridiculisée par la presse people, Kat Stanford abandonne son émission de télévision à succès pour se réfugier au fin fond dans la campagne anglaise. Sa mère vient d’acheter une vieille bicoque à Honeychurch, un domaine appartenant à une prestigieuse famille d’aristocrates aussi désargentés qu’excentriques.
Ah, les joies de la campagne ! Enfin, les joies, c’est vite dit… La maison de sa mère est une véritable ruine et un projet de ligne de train à grande vitesse doit passer tout près de Honeychurch…

Une ligne de train à grande à vitesse qui va passer tout près de Honeychurch ?

Impensable pour les habitants du village refusent d’en entendre parler. Décidés à préserver la tranquillité de ce coin de campagne anglaise, la résistance s’organise et Kat Stanford, célèbre pour son émission consacrée aux antiquités, prend la tête de la révolte, bien malgré elle.

Pas question pour autant de s’affranchir des lois, ils font appel à un militant écologique, Benedict Scroope pour monter un dossier contre l’opération Bullet. Mais lorsque Valentin Prince-Avery, le représentant du ministère des Transports est assassiné, tout le monde devient suspect.

Pire : les meurtres s’enchaînent comme les scones à l’heure du thé ! Vendetta d’opposants au projet ? Règlement de comptes local ? Kat Stanford, qui vit dans l’une des vieilles bicoques du domaine, doit absolument découvrir qui est le coupable.

D’autant que les meurtres parviennent bientôt aux oreilles de son ennemie jurée, Trudy Wynne. Cette journaliste de la presse à scandale est bien décidée à se venger de Kat qui lui a « volé » son mari ! C’est une occasion bien trop belle pour la laisser passer…

Un meurtre peut en cacher un autre est le second volume de la série signée Hannah Dennison, Les mystères à Honeychurch. Le premier tome Petits meurtres en héritage m’avait séduite, j’étais donc ravie de découvrir la suite des aventures de Kat et de sa mère Iris, d’autant que ma copinaute Belette était censée être de la partie. Censée car, est-ce la chaleur, le surmenage, une étourderie ? Elle a lu le tome 1 alors que moi je lisais le tome 2.

Anybref, je l’ai dispensée de lire ce second opus car rien ne lui a plu dans Petits meurtres en héritage comme vous pouvez le voir ici.

Pour ma part, j’aime beaucoup les ambiances de campagne anglaise et les cosy misteries comme Agatha Raisin de M.C Beaton ou Les détectives du Yorkshire de Julia Chapman, et j’avoue que cette série, si elle est en deçà des deux autres, ce fut tout de même une sympathique lecture détente !

Comme dans tout bon cosy mistery qui se respecte, Mystères à Honeychurch comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une ambiance de campagne anglaise, une bonne enquête, de l’humour, des personnages sympathiques et hauts en couleur, des secrets et des rebondissements savamment distillés.

Le style de Hannah Dennison est agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour britannique bien présent tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments vraiment drôles. Il y a aussi beaucoup de secrets de famille et vous savez comme j’en suis friande.

Les personnages sont très attachants, Kat et sa mère en premier lieu, et j’ai eu plaisir à les suivre tout au long de ce second opus. Néanmoins j’ai trouvé que ce second volume manquait de rythme, l’intrigue est cousue de fil blanc et le coupable n’est vraiment pas difficile à débusquer.

Vous l’aurez compris Un meurtre peut en cacher un autre est une sympathique comédie policière de détente, si vous cherchez un polar avec du rythme, des rebondissements et une intrigue qui tient la route, il ne remplira pas vos attentes, mais pour la plage, il est très chouette.

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture so british !

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