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Archive for the ‘Romans policiers et thrillers’ Category

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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10 octobre, 10 heures. Un immeuble explose en plein centre de Chicago, faisant 513 morts et bouleversant le quotidien de milliers de personnes. 
Parmi elles, deux femmes dont la vie bascule, deux amies aux destins contraires : tandis que Cecily, dont l’image de la silhouette au milieu des décombres a fait le tour du monde, entre en pleine lumière, Kaitlyn profite de la confusion pour disparaître et refaire sa vie, sans laisser de traces. 
Un an plus tard, à l’heure des commémorations, la ville panse ses plaies. Cecily, loin d’être la veuve idéale que les médias voient en elle, se bat pour faire son deuil et s’autoriser à vivre de nouveau. Kaitlyn, quant à elle, voit surgir de son passé une femme qui prétend être sa fille cachée. Pour protéger sa famille, elle n’a pas d’autre choix que de sortir de l’ombre au risque d’exposer au grand jour les secrets qu’elle avait emportés dans sa fuite.

Chicago, 10 octobre, 10 heures. Cecily est comme toujours en retard lorsqu’elle arrive devant l’immeuble où travaille son mari avec qui elle a rendez-vous. Mais ce qu’elle découvre dépasse l’entendement : l’immeuble a été éventré par une explosion et c’est alors qu’elle est en pleine sidération, qu’elle est prise en photo.

Cette image va faire le tour des médias et celui du monde, faisant de Cecily la veuve emblématique, l’effigie du triple 10. Un rôle qu’elle a beaucoup de mal à endosser, ployant sous la culpabilité.

Un an plus tard, Teo, un réalisateur et auteur du cliché faisant de Cecily une célébrité, tourne un documentaire sur les familles endeuillées par le 10 octobre. Cecily est en première ligne ainsi que Franny Maycombe, la fille cachée de Kate, la meilleure amie de Cecily, décédée dans la catastrophe.

Pendant ce temps-là à Montréal, Kaitlyn, tente de poursuivre sa vie. Elle a profité du drame pour prendre le large, abandonnant son mari et ses deux filles, persuadés qu’elle fait partie des victimes dont on n’a pas retrouvé le corps…

Les liens du mensonge est le premier roman de Catherine McKenzie, avocate de formation, à paraître en France mais gageons que si ce titre est un succès, ses autres thrillers parviendront jusqu’à nous puisqu’elle n’en est pas à son coup d’essai !

Dans cette histoire ô combien addictive, on suit alternativement Cecily à Chicago et Kaitlyn à Montréal. Les deux héroïnes ont bien des choses à cacher et n’hésitent pas à recourir aux mensonges pour cacher leurs petits et grands secrets.

Le récit démarre sur les chapeaux de roues avec Cecily qui fait face à l’explosion de l’immeuble puis très vite, l’autrice nous projette un an plus tard, lors de la commémoration de la catastrophe.

Mais elle nous ramène aussi régulièrement un an auparavant, à l’aide de flash-back qui nous donnent des informations sur nos héroïnes et la vie qu’elles menaient avant la catastrophe.

Dans ce roman à suspens psychologique, Catherine McKenzie a très bien su tirer son épingle du jeu pour nous proposer une intrigue riche en dissimulations et en rebondissements en tous genres. Peu à peu, elle nous livre des indices qui nous mènent à deviner plus ou moins ce qu’il en est, si on est attentive car certains sont ténus.

Tout au long du roman, on a l’impression de soulever des poupées russes, chacune renfermant un secret ou un mensonge. Les révélations montent crescendo et la plus étonnante reste la dernière, qui m’a bien surprise je l’avoue.

Certains rebondissement sont prévisibles, d’autres très bien fichus au point qu’il est souvent difficile de démêler le vrai du faux, le final est réussi, ce qui n’est pas toujours le cas, même si il est un peu précipité !

Le style de Catherine McKenzie est fluide, les chapitres sont courts, le récit est rythmé, c’est un véritable page turner bien difficile à reposer tant on a envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Pour finir, si vous aimez les thrillers psychologiques, je ne peux que vous recommander Les liens du mensonge, vous devriez y trouver votre compte.

Un grand merci à babelio et aux éditions Michel Lafon pour cette lecture addictive, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé.
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13 mai 2010. Le corps de Jérôme Morval est découvert par un promeneur. La victime, ophtalmologiste de renom, a eu le crâne défoncé avant d’être noyé dans l’Ept.

L’enquête est confiée aux inspecteurs Sylvio Benavides et et Laurenç Sérénac qui découvrent que Morval voulait acquérir un Nymphéas et qu’il collectionnait les conquêtes, au vu et au su de son épouse.

Lors de leurs investigations pour retrouver les maitresses de Morval, Sérénac tombe sous le charme de Stéphanie Dupain, la seule institutrice de Giverny et en vient immédiatement à soupçonner son mari d’avoir voulu éliminer son rival.

Pendant ce temps là Fanette Morelle, onze ans, ne vit que pour la peinture, encouragé par James, un vieux peintre américain et son camarade Paul dont elle est amoureuse.

Nymphéas noirs est ma septième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort, Le temps est assassin, Sang famille,Ne lâche pas ma main et J’ai dû rêver trop fort. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, l’île de La Réunion, Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta, place à Giverny pour cette nouvelle intrigue qui fait la part belle à la peinture impressionniste.

Vous le savez sans doute si vous me suivez régulièrement, l’impressionnisme est mon courant pictural de prédilection et Claude Monet, mon peintre préféré. J’ai eu l’occasion de visiter le village de Giverny ainsi que la maison et les jardins de cet immense artiste, autant vous dire que je m’attendais à apprécier cette lecture et que vous dire d’autre à part que je l’ai adoré ?

Michel Bussi nous propose avec ce titre un roman policier aussi bien documenté qu’efficace. L’intrigue pleine de rebondissements et de mystère est bien rythmée, impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page, et surtout très bien développée. J’ai vraiment été épatée par la qualité de cette enquête, bluffée par la virtuosité de l’auteur à nous mener par le bout du nez.

Michel Bussi donne le ton dès le prologue, à la manière d’un conte, de ce qu’il va se passer et pourtant je n’ai rien vu venir ! J’ai pourtant bati des scénarios au fil de ma lecture, passé au crible les événements, je me suis fait avoir comme une bleue et j’ai adoré ça !

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et comme toujours, il nous décrit avec tant de précision et de réalisme Giverny qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages, notamment le duo d’inspecteurs diamétralement différents mais efficaces. J’ai tout autant apprécié d’en apprendre davantage sur Monet et son attachement à Giverny.

Une fois encore je n’ai pas été déçue par Michel Bussi et je vous recommande chaudement Nymphéas noirs si vous souhaitez le découvrir.

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais. 
Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente. 
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ? 
Qui s’évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ? 
Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu’on peut remonter le temps ?

2019. Nathy est une hôtesse de l’air de cinquante-trois ans, mariée depuis près de trente ans à Olivier, un menuisier. Maman de Laura, infirmière à Bichat et Margot, lycéenne et heureuse grand-mère d’une paire de jumeaux d’un peu moins de deux ans.

Ses prochaines destinations sont Montréal, Los Angeles et Jakarta, une coïncidence qui la trouble car c’est la même feuille de route que vingt ans auparavant, lorsqu’elle a rencontré Ylian, un guitariste, avec qui elle a une brève histoire d’amour.

Avec lui, elle a connu une passion incandescente qu’elle a gravé au creux de son épaule en se faisant tatouer une hirondelle, le surnom qu’il lui a donné. Mais Yl n’a pas voulu qu’elle brise sa famille pour lui alors ils se sont quittés en se promettant de ne jamais reprendre contact.

Mais troublée par une série de coïncidences qui lui font revivre les escales au cours desquelles ils se sont aimés deux décennies plus tôt, elle décide de reprendre contact avec lui mais rien ne va se passer comme prévu…

J’ai dû rêver trop fort est ma sixième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort, Le temps est assassin, Sang famille et Ne lâche pas ma main. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, l’île de La Réunion, place à Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta pour cette nouvelle intrigue qui fait la part belle à une magnifique histoire d’amour.

En quatre escales, Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta, dans un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, J’ai dû rêver trop fort a fait battre mon cœur. Michel Bussi délaisse le thriller pur pour nous proposer un récit plus romantique, celui d’un amour fou, brûlant qui unit Nathy et Ylian.

Pour l’occasion Michel Bussi s’associe avec L’artiste Gauvain Sers qui compose et interprète la bande originale du roman. La chanson, dont les paroles sont signées Michel Bussi, est au cœur de l’intrigue de J’ai dû rêver trop fort. Elle s’intitule Que restera-t-il de nous ? et se révèle la clé de l’énigme tricotée par l’auteur.

Même si Michel Bussi privilégie ici l’histoire d’amour, il nous propose tout de même un récit avec du suspens, des mystères et des rebondissements comme il sait si bien le faire, qui vont nous tenir en haleine jusqu’au point final : hasard, folie, manipulation ou envoûtement ? Quatre hypothèses pour expliquer les signes du passé qui resurgissent dans la vie de Nathy et qui vont la faire vaciller.

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et comme toujours, il nous décrit avec tant de précision et de réalisme Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

Même si j’ai trouvé le dénouement un peu trop précipité et pas forcément des plus crédibles, j’ai été séduite par ce récit bien rythmé, bien écrit, addictif au point que j’ai eu du mal à lâcher ma lecture, truffé de références à la chanson, au cinéma ou à la littérature. Un bon cru qui me donne envie de découvrir les autres romans de l’auteur déjà dans ma PAL.

Un grand merci aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Engagé par le notaire Matty Thistlethwaite pour retrouver le certificat de décès d’une femme morte il y a vingt ans, le détective privé Samson O’Brien imagine l’affaire vite pliée. Mais dans le petit village de Bruncliffe, les choses sont rarement aussi simples. Surtout que Matty insiste pour que Delilah Metcalfe, avec sa connaissance intime de la région et de ses habitants, collabore à l’enquête.
Au fil de leurs investigations, Samson et Delilah se retrouvent entraînés dans un mystère qui pèse sur Bruncliffe depuis des décennies. En cherchant la vérité, ils vont déterrer des secrets que certains auraient préféré garder bien enfouis.

Samson O’Brien, toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête, a besoin d’argent en vue de son procès. Heureusement Matty Thistlethwaite, le notaire de Bruncliffe, souhaite engager l’Agence de Recherche des Vallons.

Sa mission paraît simple : retrouver le certificat de décès de Livvy Thornton ne semble qu’être une formalité. La jeune fille avait été victime d’un accident une vingtaine d’années auparavant à Leeds et Jimmy ne comprend pas pourquoi sa mère a légué la moitié de ses biens à sa sœur décédée.

Mais le détective privé va découvrir que les choses à Bruncliffe sont rarement aussi simples et que bien des secrets entourent les Thornton.

Delilah, quant à elle, saute sur l’occasion d’aider son locataire, ne serait-ce que pour se changer les idées… En effet, outre la bataille judiciaire pour la garde de son chien, Calimero, qui approche à grands pas, elle doit faire face à la menace de faillite qui plane toujours sur son agence de rencontres qui est loin de connaître le succès…

Rendez-vous avec le mystère est le troisième tome des Détectives du Yorshire, et comme j’avais beaucoup aimé les précédents opus, Rendez-vous avec le crime et Rendez-vous avec le mal, j’ai été ravie de retrouver notre duo d’enquêteurs dans leur nouvelle aventure que j’ai trouvé encore plus réussie que les précédentes.

Si vous aimez les cosy misteries, cette série est faite pour vous car elle comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une bonne enquête, de l’humour et des personnages sympathiques, sans oublier un duo d’enquêteurs original et attachant.

Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire signée Julia Chapman !

Si vous craignez que cette série soit du même acabit que la série Agatha Raisin que j’adore, il n’en est rien. Il y a certes la campagne anglaise et l’humour so britsh mais les ressemblances s’arrêtent là. Alors que les énigmes tricotées par M.C Beaton sont souvent farfelues et assez secondaires, Julia Chapman nous propose ici une vraie intrigue policière bien construite que j’ai trouvé plus haletante ici, l’histoire de ce mystère autour du décès de la belle et charismatique Livvy m’a passionnée.

J’aime beaucoup l’ambiance de ce petit village de fermiers où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé, Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs et j’apprécie d’y retrouver les différents personnages présents au fil des intrigues.

Le style de Julia Chapman est agréable et fluide même si la mise en page ramassée n’est pas toujours très heureuse : difficile parfois de savoir quel personnage est le narrateur car l’auteure jongle entre Samson, Delilah et d’autres personnages en sautant simplement une ligne !

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Rendez-vous avec le mystère et je ne peux que vous conseiller cette série si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver notre duo d’enquêteurs du Yorshire dans leur nouvelle enquête qui vient de paraitre.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british !

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Montréal, par une étouffante une nuit d’août 1891. Une prostituée est retrouvée sur le pavé mal famé du Red light, égorgée et mutilée avec violence et précision. Joseph Laflamme, jeune journaliste dont la vie flotte quelque part entre la modestie et la misère, décide d’enquêter sur ce meurtre qui n’intéresse encore personne. Parce qu’il pense à Mary, la petite déesse des rues dont il est amoureux et qui aurait pu être la victime. Parce qu’il a désespérément besoin de vendre ses articles aussi. Ce qui ne tarde pas, le premier indice le mettant sur la piste d’un mystérieux ordre de francs-maçons. Et quand les meurtres s’enchaînent, c’est l’ombre du tristement mythique Jack l’éventreur qui surgit. Quelqu’un imite-t-il le célèbre tueur ou Jack lui-même aurait-il traversé l’Atlantique ?

Québec, 6 août 1891. Le corps atrocement mutilé d’une prostituée est découvert dans le quartier mal famé du Red Light. Joseph Laflamme, jeune journaliste qui peine à caser ses piges, a vent de l’affaire. Il craint que la victime ne soit Mary, la prostituée dont il est amoureux et qu’il rêve d’épouser.

Il se rend à l’hôpital où a été porté le corps et découvre avec soulagement que ce n’est pas Mary qui est à la morgue. Après une discussion avec le médecin légiste et face au silence et au mépris des autorités, Joseph décide d’enquêter afin de faire la lumière sur ce meurtre sordide.

Les premiers indices qu’il relève l’amènent tout droit vers la franc-maçonnerie qui n’a pas bonne presse dans cette ville catholique. Aidé par l’un de ses collègues, maçon, Il convainc son rédacteur en chef de publier le fruit de ses investigations.

Ses articles font sensation d’autant que bientôt d’autres meurtres tout aussi abominables ont lieu, faisant indéniablement penser à Jack l’éventreur, le célèbre tueur de Whitechapel. Aurait-il traversé l’Atlantique pour continuer sa sinistre besogne ?

Historien et muséologue, auteur de polars historiques, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica. Pour ma part je le découvre avec La légende de Jack, premier volet d’une série mettant en scène le journaliste Joseph Laflamme dans le Montréal de la fin du XIXe siècle.

Autant vous le dire d’emblée j’espère que 10/18 aura la bonne idée d’éditer les tomes suivants de la série car j’ai adoré cet opus et pourtant il ne partait pas gagnant car je ne suis pas une ripper addict ni une passionnée de franc-maçonnerie.

Ce roman promettait d’être passionnant et il le fut ! La légende de Jack est un formidable polar historique qui nous propose une reconstitution vivante de Québec en 1891, doublée d’une passionnante histoire de la franc-maçonnerie de la Belle Province.

Hervé Gagnon nous propose ici un roman policier de facture classique mais diablement efficace avec une atmosphère dans laquelle on se plonge avec délice malgré le sujet et les descriptions détaillées des sévices infligés aux victimes. La facture est classique comme je vous le disais mais le rythme est plutôt trépident, aucun temps mort dans cette histoire bien menée et qui m’a plu de bout en bout.

J’ai trouvé l’intrigue de ce roman bien construite, j’ai adoré mettre mes pas dans ceux de Joseph, découvrir des indices et enquêter dans les ruelles malfamées de Québec, plonger dans le brouillard et les vapeurs d’alcool car Joseph a tendance à taquiner le gin plus que de raison malgré les récriminations de sa soeur.

Et bien sûr la proposition originale de l’auteur sur Jack l’éventreur car l’auteur donne une version de l’affaire assez séduisante et les passages avec Jack en action sont très réussis.

Enfin, j’ai beaucoup aimé le personnage de Joseph ainsi que les personnages secondaires qui l’entourent, on s’attache à eux très facilement et j’ai très envie de les retrouver dans les autres volumes déjà parus au Québec.

Vous l’aurez compris, cette lecture a rempli totalement mes attentes et je ne peux que vous conseiller La légende de Jack si vous appréciez les polars historiques, vous ne serez pas déçus !

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Paris, 1755. Des jeunes filles sont retrouvées mortes et exsangues. Louis XV exige qu’une enquête soit menée, mais en toute discrétion.
La favorite du roi, la marquise de Pompadour, confie donc l’affaire à son valet et homme de confiance, Florimond.

Paris, 1755. Des corps sans vie de jeunes filles sont retrouvées nues, vidées de leur sang. Le peuple gronde, des bruits courent que ces assassinats sont l’œuvre du roi Louis XV en personne.

Le monarque souhaite savoir qui est le responsable de ces meurtres mais ne tient pas à ce que son lieutenant général de police, Berryer, enquête et confie à sa favorite, la marquise de Pompadour, le soin de trouver un homme de confiance, qui saura discrètement investiguer.

Florimond, le valet de la marquise, se lance donc sur les traces de l’assassin mais en vient lui aussi très vite à suspecter le roi : il y aurait une chambre secrète à Versailles dans laquelle Louis XV, souverain libertin, se ferait amener de très jeunes filles, qui ensuite disparaîtraient mystérieusement.

Pompadour, qui n’est plus la maîtresse du roi, mais qui garde toute sa confiance est en proie à d’affreux cauchemars dans lesquels le cousin du roi, le comte de Charolais, qui semble avoir bien des choses à cacher, tient une place de choix…

Voilà un polar historique qui croupissait dans ma PAL depuis un an, je suis pourtant friande de ce genre, comme vous le savez, et spécialement lorsqu’il a un cadre aussi prestigieux que le château de Versailles !

Dans Un prince de sang, Olivier Seigneur met en scène Louis XV mais surtout la favorite emblématique de son règne : la marquise de Pompadour, figure centrale du roman, mais aussi le comte de Charolais de bien triste réputation.

L’auteur, pour bâtir son intrigue s’appuie bien entendu sur des personnages fictifs mais surtout sur des figures historiques ayant réellement existé. Le contexte est également bien réel : au moment où l’intrigue démarre, Louis XV n’est plus le Bien-Aimé et il est suspecté par le peuple de Paris de faire disparaître des jeunes filles dans son lupanar de Versailles : Le parc aux cerfs.

Quant au comte de Charolais, sa réputation était mauvaise : personnage débauché, violent, colérique, sanguinaire, meurtrier occasionnel, à la limite de la psychopathie, incroyablement imbu de sa personne et de son rang, sûr de son impunité en tant que prince du sang, Charles de Bourbon, comte de Charolais, ne cessa de défrayer la chronique des faits divers de son temps et fait très vite ici figure de coupable idéal.

Plus qu’un polar historique, il s’agit surtout ici d’un roman historique avec une trame policière, dans le sens que l’Histoire prend le pas sur le policier, ce que je regrette d’où ma petite déception mais j’ai tellement aimé retrouver la marquise de Pompadour que j’ai trouvé ce roman tout de même plaisant à lire, d’autant plus qu’il est solidement documenté et que l’on croirait vivre dans le sillage de la favorite le temps de notre lecture.

Au-delà de l’enquête policière, l’auteur nous dévoile le quotidien de la marquise, tout ce qu’elle a apporté à la France en matière d’art et d’artisanat, sa vie à Versailles, les moments qui rythment sa journée et celles des courtisans.

Si vous aimez les polars historiques et plus particulièrement ceux qui se déroulent au 18e, je vous conseille Un prince de sang. Malgré ses défauts, ce fut une bonne lecture et surtout très enrichissante d’un point de vue purement historique mais ne vous attendez pas à une enquête prenante et solidement construite, vous seriez très déçus !

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Cela fait tout juste un an que le mari de Mrs Ferrars est mort. D’une gastrite aigüe. Enfin, c’est ce qu’il semble. Après tout, les symptômes de l’empoisonnement par l’arsenic sont presque les mêmes… Hier, Mrs Ferrars est morte à son tour. Une trop forte dose de véronal. Suicide ? Allons donc ! Elle était encore jeune et très riche… Et puis, aujourd’hui, Mr Ackroyd a été assassiné. Cette fois, le doute n’est pas permis. Mais pourquoi ? Bien sûr, Mrs Ferrars et Mr Ackroyd paraissaient fort bien s’entendre. Surtout depuis la mort du mari. Mais de là à dire… Non, ce n’est pas possible… En tout cas, ce n’est pas si simple…

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le docteur Sheppard. Mrs Ferrars, la veuve qu’il comptait épouser, s’est suicidée pour échapper à un chantage.

Mais avant de commettre l’irréparable, elle lui a avoué avoir empoisonné son mari un an plus tôt, un meurtre dont nul ne la soupçonne tant sa mort avant semblé naturelle, à l’exception d’un maître chanteur qui la saigne à blanc en échange de son silence depuis lors.

Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui détient son terrible secret mais alors que l’enveloppe bleue arrive et que Sheppard le presse de l’ouvrir, Roger Ackroyd lui répond qu’il préfère lire cette missive seul, et renvoie Sheppard chez lui. Quelques minutes plus tard, le majordome de Fernly Park appelle chez le médecin pour lui annoncer le décès de Roger Ackroyd. Le médecin accourt et lorsque Parker lui ouvre la porte, il lui assure qu’il ne l’a point appelé et que son maitre est toujours dans son bureau.

Pourtant, lorsqu’ils parviennent à ouvrir la porte, ils trouvent Ackroyd sans vie, un poignard dans le cou. Flora, la nièce d’Ackroyd, demande alors à Poirot, en villégiature à King’s Abbott, de trouver le meurtrier de son oncle…

Le meurtre de Roger Ackroyd fait partie des titres incontournables d’Agatha Christie qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, je ne vais pas vous mentir, ce roman est un chef d’oeuvre du genre, avec un dénouement quasi impossible à deviner et qui vous laisse pantois lorsque vous découvrez le pot aux roses !

Vous le savez, même si j’aime beaucoup Miss Marple et les Beresford, je fais partie de la team Poirot, je suis une inconditionnelle du détective belge aux petites cellules grises bien affûtées, que ce soit dans les romans et bien sûr les adaptations de la BBC avec le très talentueux David Suchet dans le rôle titre.

Avec Le meurtre de Roger Ackroyd, Agatha Christie nous mène, comme d’habitude, par le bout du nez avec cette histoire finement tricotée et une kyrielle de coupables possibles. En effet, chacun des protagonistes a un mobile plausible, un secret inavouable qui fait de lui un suspect hautement crédible et bien sûr on tombe dans le piège à chaque fois !

L’histoire est contée à la première personne par le Dr Sheppard, médecin de King’s Abbott et intime de la famille Ackroyd, qui va se passionner pour l’affaire et tenter de remplacer au mieux l’inénarrable capitaine Hastings afin de seconder Hercule Poirot dans cette étonnante affaire de la mort de Roger Ackroyd.

Notre détective préféré va également trouver de l’aide auprès de Caroline, la soeur de Sheppard, qui a un grand sens du commérage et une acuité certaine pour cerner l’âme humaine comme personne, un personnage qui m’a beaucoup plu.

Dans ce roman, il y a tout ce que j’aime chez la reine du crime : l’atmosphère délicieusement anglaise, l’humour, une intrigue policière de haute volée, un suspens mené jusqu’au bout, un détective brillant qui passe au crible tous les suspects pour nous livrer le coupable sur un plateau, avant de retourner cultiver ses courges !

Une excellente lecture qui frôle le coup de coeur et que je vous recommande chaudement. Belette a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

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