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Archive for the ‘Romans policiers et thrillers’ Category

Londres, époque victorienne. Par une froide nuit de novembre, le docker Harry Parker trébuche sur un cadavre dans une ruelle de Deptford. Que venait faire Mme Clifford, si chic, si bien vêtue, dans cette partie peu fréquentable de la ville ? Chargé de l’enquête par Scotland Yard, l’inspecteur Ben Ross ne trouve aucun témoin. De son côté, sa femme Lizzie tente d’étouffer un scandale : Edgar Wellings, un ami de la famille, souffre d’addiction au jeu. Mais le pire reste à venir : Wellings semble être le dernier à avoir vu Mme Clifford vivante… Et que penser de son excellente raison de la tuer ?

Par un soir de novembre, Harry Parker, docker de son état, fait une macabre découverte en se rendant à son logis. Sur un terrain vague de Deptford, il butte sur une femme. Pensant qu’elle est ivre, il la secoue mais se rend compte qu’elle est passée de vie à trépas.

Sous le choc, il prévient un agent de police non loin de là. Le commissaire Phipps est dépêché sur place mais il préfère s’en remettre au Yard. Le lendemain matin, l’inspecteur Ben Ross et son adjoint Morris se rendent donc à Deptford pour prendre les rênes de l’enquête.

Après les constatations d’usage, ils apprennent que la défunte, Mrs Clifford, est une prêteuse sur gages et que le dernier à lui avoir rendu visite n’est autre que le docteur Edgar Wellings qui avait recours à ses services pour éteindre ses dettes de jeu.

Wellings n’est pas un inconnu pour Ross puisqu’il est le frère de Patience, la fiancée du député Franck Carterton, un parent de son épouse Lizzie. Dunn, en apprenant cela, met en garde Ross : pas question que Lizzie vienne fourrer son nez dans l’enquête…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé et terminé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité et Un flair infaillible pour le crime puis repris cette série en 2017 avec Le témoignage du pendu, il ne me restait donc plus qu’à découvrir Le brouillard tombe sur Deptford qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis un an déjà !

Comme vous le savez déjà, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques qui pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victorienne et dans ce genre, j’ai un gros faible pour le duo Lizzie et Ben que j’ai été ravie de retrouver pour leur sixième enquête et une nouvelle fois, le charme opère avec cette série qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, que j’adore !

Et une fois de plus quel plaisir de lecture que ces enquêtes classiques mais efficaces, tricotées avec talent par Ann Granger. Ce nouvel opus ne fait pas exception à la règle et de la première à la dernière page, j’ai été embarquée dans cette atmsophère so british que j’aime tant, portée par l’intrigue policière proposée par l’auteure, comme je le disais classique mais efficace, avec un suspens indéniable, des fausses pistes et des retournements de situation, ce qui ne m’a pas empêché de trouver le fin de mot de l’histoire avant le point final.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l’avancée de l’enquête et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l’auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.

Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des mœurs de l’époque, la société bourgeoise pudibonde qui reléguait les femmes au rang de plante verte tout juste bonnes à se pâmer et à piquer des crises de nerfs, à la merci de leurs familles pour subvenir.

Sans oublier de l’autre coté de l’échelle, les plus pauvres qui doivent trimer à la tâche pour quelques pennies, à la merci des hospices dès lors qu’elles ne peuvent plus travailler ni être assez jolies pour finir sur le trottoir.

Une bonne pioche donc que ce sixième volume et une série que je compte poursuivre si toutefois l’auteure se décide à sortir un septième opus et que je vous encourage à lire à votre tour si ce n’est déjà fait.

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Imaginez qu’avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal. Imaginez qu’une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vérifier six fois que la porte d’entrée est bien fermée. Une, deux, trois, quatre, cinq, six. Et que si vous êtes interrompu en plein rituel, il faille tout recommencer. Imaginez que, arrivé chez vous, vous tourniez la poignée de votre porte six fois dans un sens, puis six fois dans l’autre pour vous assurer d’être en sécurité. Que vous restiez plusieurs minutes derrière la porte, à l’affût du moindre bruit dans la cage d’escalier. Et que, tous ces contrôles effectués, vous commenciez une ronde dans votre appartement. Fenêtres, rideaux, tiroirs, tout doit passer au crible de votre attention. Imaginez aussi que vous ne puissiez faire les courses que les jours pairs et pratiquer un sport les jours impairs, mais à condition que le ciel soit nuageux ou qu’il pleuve.

2003, Lancaster. Cathy est une jeune femme extravertie, multipliant les amants et les sorties arrosées avec ses amis. Lorsqu’elle rencontre le séduisant Lee, elle est convaincue d’avoir trouvé l’homme parfait.

Il est beau, intelligent, attentionné et il n’a pas son pareil pour l’emmener au septième ciel. Pourtant, Cathy ne parvient pas à être parfaitement sereine avec lui. Et lorsqu’elle parle de ses doutes à ses amies, toutes sous le charme, elle ne trouve aucun réconfort.

2007, Londres. Cathy a 28 ans mais paraît dix ans de plus. Paranoïaque, elle souffre de troubles obsessionnels compulsifs qui font de sa vie un enfer. Elle refuse toute relation sociale, n’a plus de petit ami et se contente de sortir de chez elle uniquement pour aller travailler et faire ses courses.

Toutefois, lorsque Stuart, son nouveau voisin, emménage, elle parvient à lier connaissance. Psychologue de profession, il se met en tête d’aider Cathy à se débarrasser de ses TOC…

Comme ton ombre attendait bien sagement dans ma PAL depuis près de 3 ans, c’est une fois de plus grâce à ma copinaute Belette que je l’ai lu et je dois dire que cette lecture m’a tenue en haleine jusqu’au point final et m’a bien bernée.

Dans son premier roman, Elizabeth Haynes décrit de manière particulièrement minutieuse tous les rouages du harcèlement, des violences conjugales et de leurs conséquences sur les victimes.

On suit Cathy à deux époques, à travers des chapitres courts, tantôt celle de sa rencontre avec son bourreau et l’évolution de leur relation, tantôt dans son présent.

L’histoire de Cathy donne à la fois des frissons et la nausée, difficile en effet de rester insensible au calvaire que vit la jeune femme lorsqu’elle rencontre Lee, le harcèlement qu’elle subit ainsi que les violences. Peu à peu, celui qui ressemble trait pour trait à l’homme idéal, coupe la jeune femme de ses amis, la prive de ses sorties, la suit dans le moindre de ses déplacements, vient en cachette dans son appartement…

L’auteure, comme je le disais plus haut, nous immerge au cœur des séquelles de Cathy, victimes de TOCS sévères comme par exemple refaire un nombre infini de fois les mêmes gestes afin d’être sûre que la porte d’entrée de l’immeuble est bien fermée ou de tourner la poignée de la porte de l’appartement six fois dans un sens, puis six fois dans l’autre et lorsqu’elle est interrompue, doit tout reprendre de zéro. On voit combien les traumatismes que l’héroïne a subi ont saccagé sa vie, son obsession à l’idée que Lee la retrouve, l’épie, lui fasse mal à nouveau est palpable à chaque page.

Outre cet aspect, Elizabeth Haynes parvient à mettre le lecteur sous tension et comme les amies de Cathy, on doute d’elle. A-t-elle vraiment subi ce harcèlement ou simule-t-elle ? Stuart est-il bien l’homme qu’il paraît être ou un complice de Lee, chargé d’achever Cathy ?

Le suspense, l’angoisse qui monte crescendo, l’habileté machiavélique du manipulateur et la paranoïa de la victime, tous les ingrédients sont là pour nous montrer et démontrer les mécanismes pervers de cette escalade. Et comment le piège se referme sur les victimes…

Un thriller très réussi, un plaidoyer pour toutes les femmes battues, violées ou harcelées que je vous recommande !

Belette a beaucoup aimé aussi, vous pouvez aller lire son avis ici.

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Sur les terres de légendes et de mystères du Limousin, lors d’une procession religieuse, un pénitent s’effondre. Le prêtre qui accompagnait sa démarche de repentance est également retrouvé poignardé et crucifié.
Archéologues et francs-maçons, Pierre Cavaignac et Marjolaine Karadec réalisent rapidement qu’il s’agit de crimes rituels aux racines ancestrales. Leur enquête les conduit sur les traces de L’Aube Dorée, une société secrète très ancienne… et particulièrement dangereuse.
De la Grèce antique aux rues de Londres hantées par Jack l’Éventreur, en passant par l’Allemagne nazie, toutes les époques troublées semblent porter la marque de L’Aube Dorée. Un ordre de plus en plus puissant qu’il faut absolument arrêter avant qu’il ne soit trop tard…
Un ordre secret et sanguinaire. Un complot pour le pouvoir absolu.

Londres, 1888. Lorsque le secrétaire d’une loge maçonnique est assassiné dans une maison close de Whitechapel, le vénérable Woodcock demande à Arthur Conan Doyle, Rudyard Kipling et Oscar Wilde d’enquêter discrètement.

Leur piste les mène jusqu’à une étrange obédience secrète, l’Aube dorée, qui rassemble des francs-maçons, des militantes féministes, et surtout, des occultistes racistes et dangereux.

Au même moment, l’horreur se déchaine à Whitechapel : un meurtrier exécute des prostituées avec une sauvagerie peu commune, signant ses crimes du pseudonyme de Jack l’Eventreur. Le quartier est au bord de l’insurrection, et si c’était justement le but des adeptes de l’Aube dorée ?

2002, près de Limoges. Les archéologues Pierre Cavaignac et Marjolaine Karadec assistent à une procession où un pénitent est assassiné ainsi qu’un prêtre, retrouvé crucifié.

Ils commencent alors à enquêter sur une série de meurtres qui touchent de près la famille de la défunte femme de Pierre et se retrouvent sur la piste de l’Aube dorée, censée être dissoute depuis 1892…

Avec Le complot de l’aube dorée Jean-Luc Aubarbier nous propose un thriller maçonnique. Romancier et historien des religions, l’auteur est membre d’une obédience maçonnique française de rite écossaise, dont il sera beaucoup question ici.

Je vous avoue que la franc-maçonnerie n’est pas ma tasse de thé mais c’est la promesse d’un récit à double temporalité qui m’intéressait ici. L’enquête policière est bien construite et foisonnante, on alterne sans cesse entre présent et passé et vous vous doutez que c’est bien évidemment les passages ayant pour cadre la capitale anglaise au temps des crimes de Jack l’Eventreur qui m’a surtout séduite, d’autant que je pouvais mettre mes pas dans ceux de Arthur Conan Doyle et d’Oscar Wilde.

Deux histoires parallèles haletantes et plutôt passionnantes donc avec dans le présent, une mise en lumière des mythes, du folklore et des légendes du sud-ouest et dans le passé un course contre la montre afin de mettre la main sur le tueur en série le plus célèbre de l’Histoire.

Au-delà de l’aspect thriller du récit, l’auteur s’est servi de deux ouvrages du XIXè siècle pour bâtir son intrigue : Dracula de Bram Stoker et La race à venir d’Edward Bulwer-Lytton. Jean-Luc Aubarbier jette un pont entre le célèbre vampire Dracula et Jack l’Éventreur. A l’en croire, le romancier irlandais connaissait la véritable identité du tueur et le roman serait truffé d’indices permettant de découvrir qui se cachait sous ce pseudonyme.

Ainsi, les personnages du Dracula ne seraient autre que Arthur Conan Doyle, Rudy Kipling ou Oscar Wilde ! N’ayant jamais lu ce grand classique de l’épouvante, je me suis sentie un peu perdue par moment mais cela a attisé mon envie de le découvrir un jour prochain.

Vous l’aurez compris, si j’ai beaucoup apprécié mon immersion en 1888, la partie contemporaine m’a nettement moins intéressée, trop plate et un peu trop tirée par les cheveux à mon goût même si elle se lit sans aucune difficulté.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette découverte !

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Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

Comme chaque week-end, Nora quitte pour Londres pour retrouver sa sœur installée dans la campagne anglaise. A son arrivée, un peu plus tardive que d’habitude, elle est surprise de ne pas découvrir sa sœur qui l’attend sur le quai et se rend chez elle.

Là, elle trouve Rachel gisant dans une mare de sang, attachée à son lit. Près d’elle se trouve le corps sans vie de son chien dressé à l’attaque. En état de choc, elle est incapable de retourner à sa vie d’avant et décide de rester afin de mener sa propre enquête.

Totalement à la dérive, elle pense en effet que l’assassin de sa sœur est l’homme qui l’avait attaqué plusieurs années auparavant, une agression demeurée impunie et elle est persuadée qu’il habite dans ce petit village.

Mais connaissait-elle réellement sa sœur ? Cette quête va la mener près de l’abime…

L’assassin de ma soeur est le premier roman de Flynn Berry, couronné du prestigieux prix Edgar du premier roman et optionné par la Paramount pour être adapté.

Je vous avoue que je ressors mitigée de cette lecture même si j’ai été totalement surprise par le dénouement de cette histoire dont je pensais tenir les tenants et aboutissants, au point de le penser cousu de fil blanc, ce qui s’est avéré faux.

Tendu de bout en bout, riche en retournements de situations et fausses pistes, ce roman psychologique est porté par une héroïne que je n’ai pas aimée du tout, c’est là où le bât blesse car on suit ses raisonnements et son enquête sans la lâcher une seconde, de la première à la dernière page, forcément comme j’avais du mal à la supporter, cela m’a posé problème.

C’est bien dommage car l’autrice aborde avec ce récit des thématiques très intéressantes comme le deuil, le poids des traumatismes et la puissance des liens du sang. Le meurtre de Rachel va faire vaciller la vie et la raison de Nora au point de l’amener à harceler l’homme qu’elle croit coupable et détruire son existence.

L’intrigue proposée par Flynn Berry est bien construite et efficace, son dénouement est surprenant, pour autant je n’ai pas réussi à m’impliquer ni à me passionner pour cette histoire au demeurant assez banale. C’est véritablement la personnalité de l’héroïne qui m’a posé problème, je n’ai eu aucune empathie envers elle, c’est sans doute ce que cherchait l’autrice mais cela m’a déstabilisée.

Tout comme le rythme du récit bien trop lent à mon goût. L’autrice prend tellement de temps à mettre en place son intrigue qu’elle a du mal à décoller et il faut vraiment prendre son mal en patience avant de s’intéresser réellement à l’histoire.

Je pense que j’attendais trop de ce roman, d’où ma petite déception même si le dénouement comme je le disais surprenant relève ma note, il ne restera pas dans mes annales.

Un grand merci à Anne et aux Presses de la cité pour leur confiance.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie. Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux… Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d’étudiants réunissant l’élite de la région ? Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d’anciennes et terribles blessures et faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

L’orage gronde sur Marsac. Oliver Winshaw écrit un poème lorsqu’il aperçoit dans son champ de vision, la collection de poupées de sa voisine dans l’eau de la piscine, et près d’elles, un jeune homme assis.

Jugeant la situation anormale, il prévient les forces de l’ordre. Les gendarmes, une fois sur place, découvrent la propriétaire de la maison, Claire Diemar, ligottée et décédée dans sa baignoire et Hugo, qui attend près de la piscine, hébété.

Au même moment, Servaz reçoit l’appel de Marianne, la mère de Hugo, son amour de jeunesse dont il était sans nouvelle depuis vingt ans. Persuadée de l’innocence de son fils, elle le supplie de venir à Marsac.

Les circonstances sont contre le jeune homme, surtout lorsqu’il révèle qu’il était non seulement l’élève de Claire mais aussi son amant…

Le cercle m’a permis de retrouver Servaz et son équipe que j’avais découverts il y a quelques mois déjà dans Glacé. Cette seconde enquête est toute aussi bien développée que la première dans laquelle on va suivre essentiellement Martin Servaz, bien aidé par son adjoint Espérandieu et par la gendarme irène Ziegler.

Le commandant, bien qu’obnubilé par Julian Hirtmann, échappé de l’Institut Wargnier, viendra à bout de ce mystère ayant ses racines dans le passé. La petite ville de Marsac a, en effet, été le théâtre d’un drame bien des années auparavant et il faudra toute leur sagacité aux enquêteurs pour faire le lien entre le cercle et leur affaire.

Pour le bien de l‘enquête, Servaz va être amené à renouer avec deux personnes importantes de son passé : Marianne, qu’il aimait passionnément et qui lui avait brisé le cœur et son ex meilleur ami Francis Van Acker, devenu le professeur de littérature de sa fille Margot.

Contrairement à Glacé, l’intrigue ne repose pas sur deux temporalités mais pour résoudre les crimes commis, les enquêteurs devront néanmoins, comme je le disais plus haut, se replonger dans le passé du collège de Marsac afin de retrouver les membres du cercle qui donne son titre au second opus de Bernard Minier.

Si j’ai beaucoup aimé le volet policier que j’ai trouvé très addictif, je déplore néanmoins les nombreuses descriptions et digressions dont nous abreuve l’auteur et dont on aurait pu se passer, je trouve dans l’ensemble que ce récit a pas mal de longueurs, ce que je n’aime guère comme vous le savez. Une histoire un peu plus resserrée d’une centaine pages aurait été encore plus efficace à mon avis.

Heureusement, l’histoire est prenante, crédible et les nombreux rebondissements permettent de passer un très bon moment ce qui n’est pas un mince exploit lorsque l’on propose un polar de 800 pages !

L’intrigue est bien ficelée, le suspens maintenu, la galerie de personnages intéressante et surtout on en sait davantage sur le passé de notre héros et les raisons qui l’ont poussé à abandonner ses études de lettres au profit de la police.

Et, cerise sur le gâteau, le dénouement m’a totalement surprise, ce qui n’est pas si courant il faut bien le dire. Bernard Minier m’a mené par le bout du nez et j’ai adoré ça !

Vous l’aurez compris Le cercle fut un excellent moment de lecture avec tous les ingrédients qui font les bons thrillers et je serai curieuse de retrouver Servaz dans sa troisième enquête.

Je vous invite maintenant à découvrir les avis de mes partners in crime Belette et Stelfique dont les avis sont tout aussi positifs que le mien !

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Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.
Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?
L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue…

Londres, mai 1893. Une calèche explose sur Montagu Street et tue sur le coup Scott Anderson, un notable. L’affaire devrait revenir à l’inspecteur Henry Wilkes mais il a rendu son insigne et depuis, il carbure au laudanum, au grand dam de Billy, un ancien voleur qu’il a pris sous son aile.

Pourtant, lorsque Thomson, son ancien coéquipier revient vers lui deux jours plus tard, Wilkes accepte de rempiler au sein de la police de Londres afin de lever les soupçons qui pèsent sur Gareth, son frère mort dans l’explosion d’une bombe bien des années auparavant.

Wilkes, persuadé que son frère ne peut être derrière cet attentat, aidé de Billy et d’Alice, se lance dans une enquête au risque de réveiller les fantômes du passé…

Gaëlle Perrin-Guillet est auteure de romans noirs et de nouvelles policières déjà primée et Les fantômes du passé fait partie de la série d’enquêtes menées par Henry Wilkes et Billy Bennett, inaugurée l’an dernier avec Soul of London, que je n’ai pas lu mais cela ne m’a absolument pas gênée dans ma découverte de ce second opus, puisque l’enquête n’est pas une suite du premier tome et que l’auteure nous donne les éléments nécessaires pour cerner les personnages récurrents de cette série.

Vous le savez, je raffole des polars historiques, spécialement lorsqu’ils ont pour cadre Londres à l’époque victorienne, aussi, lorsque City m’a proposé de lire ce titre, je n’ai pas hésité et j’ai passé un agréable moment en compagnie de Wilkes, Billy et Alice.

Outre l’intrigue policière bien ficelée, pleine de rebondissements, d’impasses et de mystères, qui se lit avec plaisir, je trouve que l’intérêt de ce roman réside en son atmosphère, très bien rendue, et en ses personnages, en particulier Billy, un jeune homme sorti de la misère en but à des réflexions existentielles sur sa place dans cette société conservatrice et Alice, une jeune femme peintre, d’une modernité folle.

J’ai eu plus de mal avec le personnage de Wilkes, enfoncé dans une sévère déprime, shooté au laudanum. Je trouve ce genre de personnages bien trop vu dans les romans policiers et j’avoue que ça a fini par un peu m’agacer.

L’auteure connaît bien la société de cette époque, ses coutumes, ses mœurs et nous fait sillonner Londres et ses tavernes, décrit les différentes couches de la population londonienne. Elle apporte aussi de l’humour à son récit notamment avec des clins d’œil acerbes aux nouvelles technologies de l’époque : l’électricité, le téléphone et l’automobile.

Je déplore en revanche des longueurs et une certaine lenteur qui ont un peu nui à mon plaisir de lectrice car je préfère les récits plus enlevés et dynamiques, reste que cette lecture divertissante m’a donné envie de découvrir le précédent opus et de retrouver les personnages attachants de cette histoire.

Si, comme moi, vous appréciez les polars historiques, je ne peux que vous conseiller de découvrir à votre tour Les fantômes du passé.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette découverte !

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Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

Vendredi 29 mars 2013, hôtel Atalante, Saint Gilles les Bains, sur l’île de la Réunion. Liane Bellion quitte la piscine pour remonter dans sa chambre. Elle glisse un « à tout de suite » à Martial, son mari, et à leur fillette de six ans, Josapha.

Une heure plus tard, Martial s’inquiète de ne pas voir son épouse redescendre et confie sa fillette aux Jourdain, un couple de touristes avec qui ils passent l’après-midi.

Comme sa femme ne répond pas, il descend à l’accueil pour se faire ouvrir la porte de leur suite et il découvre une chambre sans dessus dessous, des traces de sang sur les draps et l’absence de sa femme.

Il demande aussitôt à faire prévenir la gendarmerie, persuadé que sa femme n’est pas partie de son plein gré. La capitaine Aja Purvi arrive pour les constations d’usage et promet d’enquêter.

Lors de la fouille de la chambre, elle s’aperçoit qu’il manque un grand couteau et quelques heures plus tard, elle retrouve un homme mort sur la plage, tué d’un coup de couteau.

La femme de ménage de l’étage où Liane a disparu affirme que la belle n’a pas quitté la chambre mais apprend à Aja que Martial est remonté à sa chambre bien plus tôt et qu’il lui a emprunté son chariot de ménage, suffisamment grand pour y avoir caché le corps sans vie de son épouse…

Ne lâche pas ma main est ma cinquième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort et Le temps est assassin et la deuxième de l’été, après Sang famille. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, une île anglo-normande fictive, place à l’île de La Réunion et son piton de la Fournaise.

Michel Bussi plante le décor de cette nouvelle intrigue policière dans une île de La Réunion plus vraie que nature, décrite avec tant de précision et de réalisme qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez cet auteur d’ailleurs, sa propension à me faire voyager.

Ici Michel Bussi n’hésite pas à emprunter du vocabulaire et des proverbes locaux et à nous présenter les différents types de populations qui font de cette île, un lieu de grand métissage, j’ai adoré cet aspect qui a renforcé mon immersion de lectrice et j’ai appris beaucoup de choses.

On retrouve dans ce roman une construction propre à l’auteur normand : une intrigue qui file à cent à l’heure, une temporalité resserrée puisque l’intrigue se déroule sur quatre jours et est détaillée heure par heure en alternant les points de vue, si bien qu’il est difficile de ne pas être happé par le rythme.

Comme toujours, les fausses pistes sont légion, on tombe sur des impasses et il m’a été bien difficile de démêler le vrai du faux car l’intrigue est complexe, bien ficelée et avec un dénouement surprenant, en tout cas je ne l’avais pas vu venir.

Les policiers ont eu bien du mal aussi à venir à bout de leur enquête : Aja et à son lieutenant Christos, chargé de la collecte scientifique, se sont faits bernés eux aussi et il a fallu toute la sagacité de Imelda, une sorte de Miss Marple kafre pour venir à bout de cette histoire. C’est un personnage très attachant et j’aurai aimé que Michel Bussi la mette davantage en avant.

Un bon roman policier, très addictif avec une bonne dose de suspens, de nombreux rebondissements, pas de temps mort, une chasse à l’homme et un décor de rêve. J’aime de plus en plus Michel Bussi, et si vous êtes comme moi, je ne peux que vous conseiller Ne lâche pas ma main.

Belette est sur la même longueur d’ondes, vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci aux Editions Presse de la Cité pour cette lecture dépaysante, j’ai adoré !

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