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Archive for the ‘Romans policiers et thrillers’ Category

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Quand Mme Shepherd vient voir Samson O’Brien à l’Agence de Recherche des Vallons, convaincue que quelqu’un essaie de la tuer, le détective privé pense avoir affaire à une vieille dame un peu sénile. Pourtant, après une série de curieux incidents à la maison de retraite de Fellside Court, il se demande s’il n’aurait pas dû prendre la chose un peu plus au sérieux…
Alors que Noël approche, Samson se lance dans une enquête qui l’oblige à renouer avec les habitants de Bruncliffe, ceux-là mêmes qu’il a fuis une dizaine d’années auparavant et qui le traitent à présent comme un paria. Et qui mieux que la tempétueuse Delilah Metcalfe, propriétaire de l’Agence de Rencontre des Vallons, peut l’aider à regagner leur confiance ?

Quelques jours avant Noël, à Bruncliffe. Deux clients viennent à l’Agence de Recherche des Vallons afin d’engager Samson O’Brien : Clive Knowles, propriétaire de la ferme de Mire End, vient de se faire voler son bélier de compèt et attend de Samson qu’il confirme le vol afin de toucher la prime d’assurance, Alice Shepherd est persuadée qu’il se passe de drôles de choses à la maison de retraite de Fellside Court et que quelqu’un cherche à la tuer.

Du côté de Delilah c’est le calme plat. L’agence matrimoniale ne gagne pas de nouveaux clients et elle peine à trouver des hommes pour sa prochaine séance de Speed Dating. Ses finances sont au point mort et comme un malheur n’arrive jamais seul, son ex-mari entend demander la garde de son braque, Calimero.

Comme elle a beaucoup de temps libre, elle convainc Samson de la laisser lui prêter main forte et de rechercher le bélier à deux. Le policier pense que les allégations de Alice Shepherd sont très fantaisistes mais lorsqu’elle est trouvée morte, sa belle assurance commence à se fissurer.

D’autant que quelques jours plus tard, Eric, un autre résident de la maison de retraite, est sauvé de la mort in-extremis par Arty, un ancien bookmaker, résident lui aussi de la maison de retraire, qui soupçonne la toute nouvelle directrice de ne pas être aussi honnête que ça…

Rendez-vous avec le mal est le second tome des Détectives du Yorshire, et comme j’avais beaucoup aimé le premier opus, Rendez-vous avec le crime, j’ai été ravie de retrouver notre duo d’enquêteurs dans leur nouvelle aventure toute aussi réussie que la précédente.

Si vous aimez les un cosy misteries, cette série est faite pour vous car elle comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une bonne enquête, de l’humour et des personnages sympathiques, sans oublier un duo d’enquêteurs original et attachant.

Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture signée Emily Sutton donne le ton et surtout très envie de découvrir cette histoire signée Julia Chapman !

Si vous craignez que cette série soit du même acabit que la série Agatha Raisin que j’adore, il n’en est rien. Il y a certes la campagne anglaise et l’humour so britsh mais les ressemblances s’arrêtent là. Alors que les énigmes tricotées par M.C Beaton sont souvent farfelues et assez secondaires, Julia Chapman nous propose ici une vraie intrigue policière bien construite même si j’ai trouvé l’identité du coupable bien avant la fin, cela ne m’a pas gâché mon plaisir pour autant, d’autant que l’auteure a choisi cette fois-ci la période de Noël pour planter son intrigue, un petit plus pour moi.

J’aime beaucoup l’ambiance de ce petit village de fermiers où tout le monde se connaît et où aucun secret n’est bien gardé, Julia Chapman nous immerge sans problème au cœur du Yorkshire, avec sa campagne verdoyante, ses fermes et ses pubs.

J’ai également aimé les personnages : notre sympathique duo d’enquêteurs bien sûr mais aussi les résidents de la maison de retraite, des papys et des mamys pour la plupart pleins de charme.

Le style de Julia Chapman est agréable et fluide même si la mise en page ramassée n’est pas toujours très heureuse : difficile parfois de savoir quel personnage est le narrateur car l’auteure jongle entre Samson, Delilah et d’autres personnages en sautant simplement une ligne !

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Rendez-vous avec le mal et je ne peux que vous conseiller cette série si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver notre duo d’enquêteurs du Yorshire dans leur nouvelle enquête à paraître en novembre.

Ma copinaute Claire qui m’a accompagné dans sa lecture a elle aussi aimé, vous pouvez retrouver son avis ici.

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Meurtrie d’avoir été abandonnée par James, l’amour de sa vie, Agatha Raisin s’en remet aux présages d’une diseuse de bonne aventure : elle trouvera l’amour, le vrai, dans le Norfolk. Qu’à cela ne tienne, Agatha quitte Carsely et s’installe dans un charmant cottage de Fryfam où elle attend le prince charmant en écrivant son premier roman policier : Panique au manoir. Un titre prédestiné car, après une série d’étranges phénomènes, le châtelain du village est assassiné et les soupçons se portent tout naturellement sur Agatha, dont le conte de fées vire au cauchemar…

Changement de décor pour ce nouvel opus, bye bye Carsely et les Cotswolds, direction le Norfolk. Notre Agatha va trouver refuge à Fryfam, un petit village où, si elle en croit les prédictions de sa voyante, elle va trouver le grand amour.

La bourgade est paisible mais sitôt notre détective amateur installée, un meurtre est commis : celui du propriétaire du manoir que l’on retrouve égorgé. Pas de chance pour Agatha et sir Charles, ils sont les dernières personnes à l’avoir vu vivant et surtout, l’ébauche de roman de Mrs Raisin colle en tous points à l’affaire…

Après avoir beaucoup aimé La quiche fatale, Remède de cheval, Pas de pot pour la jardinière, Randonnée mortelle, Pour le meilleur et pour pire, Vacances tous risques, A la claire fontaine, Coiffeur pour dames et Sale temps pour les sorcières, il me tardait de retrouver cette chère Agatha Raison à l’occasion du 10è tome de la série, Panique au manoir, et une fois de plus je me suis vraiment régalée !

M.C. Beaton nous mitonne une fois de plus un roman distrayant, qui se dévore, avec une enquête intéressante même si elle patine un peu, multipliant les fausses pistes et les coupables possibles.

L’auteure nous propose comme toujours un roman plein d’humour avec les mésaventures de cette pauvre Agatha qui se sent très seule, toujours follement amoureuse de James, en dépit des mises en garde de Sir Charles et de Mrs Bloxby qui la supplient de tourner la page.

Dans ce nouvel opus réussi, j’ai retrouvé tout ce qui fait le sel de cette série que j’adore : l’humour so british qui fait toujours mouche, notre Agatha qui continue ses frasques pour notre plus grand plaisir et l’atmosphère de campagne anglaise toujours aussi sympathique, entre virées au pub, tea time et commérages en tous genres.

La galerie de personnages est toujours aussi savoureuse entre femmes au foyer délaissées par leur mari qui préfèrent passer leur soirée au pub avec la jolie Rosie, petits hobereaux ruraux qui en ayant fait fortune dans le milieu de l’artisanat, se prennent pour des aristocrates avec l’achat du manoir, les chasses et les toiles champêtres aux murs, des adultères en pagaille, ajoutez à cela des évènements mystérieux où les fées semblent de la partie, il y a matière pour Agatha à faire travailler ses petites cellules grises et nous aussi. En bref, on ne s’ennuie pas une seconde !

Cerise sur le gâteau : la présence de sir Charles, j’aime beaucoup le cynisme et le pragmatisme de ce personnage qui me fait bien rire. La fin du tome est surprenante et je n’ai qu’une hâte retrouver notre héroïne dans la suite de ses aventures.

Vous l’aurez compris, je suis toujours sous le charme de cette série et de cette héroïne singulière et je ne peux que vous inciter à découvrir Agatha Raisin à votre tour si vous ne la connaissez pas encore.

Merci aux éditions Albin Michel pour ce très bon moment de lecture !

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Sur le front de la Somme, la guerre n’en finit plus de finir. Vasseur et Jansen, deux lieutenants français terrorisés par l’imminence d’une dernière grande offensive qu’on annonce terriblement meurtrière, décident de fuir le front. Les voilà déserteurs, et bientôt, pour préserver leur retraite, assassins.
Sous de fausses identités, ils trouvent refuge à l’Arrière, dans une étrange propriété forestière, à l’abri de la guerre et du monde. Là vivent un vieil industriel anobli désormais ruiné par la suspension des activités économiques, et sa fille Mathilde, poitrinaire et somnambule.
Mais François Delestre, dit  » le Chien de sang « , un capitaine de gendarmerie, traqueur de déserteurs, est déjà sur leur piste. Comme les limiers de chasse au flair infaillible, il a la réputation de ne jamais lâcher sa proie…

Août 1918, Pierre Vasseur et Adrien Jansen, deux lieutenants incorporés dès août 1914 et décorés pour leurs faits d’armes, n’en peuvent plus d’attendre la fin de la guerre. A la veille d’un nouvel assaut, les deux soldats décident de fuir le front.

Jansen, l’instituteur, n’est pas rassuré à l’idée de faire équipe avec Vasseur qu’il considère comme un psychopathe, ayant été témoin d’actes violents et cruels perpétrés par son acolyte.

Ils profitent de la nuit pour prendre la poudre d’escampette et parviennent à prendre l’identité de deux médecins tués par des ulhans. Particulièrement chanceux, ils arrivent à trouver refuge dans la propriété d’un vieil industriel au bord de la ruine.

Mais l’Armée a dépêché à leurs trousses un gendarme surnommé Chien de sang, qui a pour tâche de remettre la main sur les déserteurs, il n’a jamais échouer et ne compte pas laisser filer les deux hommes sans qu’ils soient punis par son arme ou le peloton d’exécution…

Comme vous avez du le remarquer, la première guerre mondiale est un sujet qui m’intéresse beaucoup et cette thématique des retournants, autrement dit des déserteurs, a éveillé mon intérêt.

D’un point historique, ce roman est réussi. Michel Moatti arrive fort bien à nous immerger dans l’atmosphère qui règne à l’Arrière pendant le premier conflit mondial. On se rend ainsi parfaitement compte qu’hors des zones de combat, les gens ont assez peu souffert au quotidien de la guerre. Quelques privations bien sûr en terme de nourriture notamment mais c’est à peu près tout.

Vasseur, à l’origine de leur évasion, la justifie sans cesse auprès de son compagnon d’infortune, lui faisant remarquer que pendant qu’eux se faisaient tirer dessus et devaient lutter chaque jour, la peur au ventre, pour leur survie, les civils avaient du bon temps et surtout un certain nombre de petits malins tiraient grandement partie de la guerre en s’adonnant au marché noir et en s’enrichissant.

Le contexte historique est donc parfaitement rendu que ce soit le quotidien à l’arrière que l’horreur des tranchées, l’auteur parsème son récit de détails historiques qui donnent beaucoup de crédibilité au récit.

Du côté du suspens, je suis un peu déçue. Il y a certes beaucoup de tension lors de la fuite des deux déserteurs, truffée de mensonges et de meurtres sanglants et violents, mais lorsque notre duo trouve refuge chez les de Givrais, l’atmosphère angoissante et oppressante retombe comme un soufflet et j’avoue que par moments je me suis un peu ennuyée.

De plus, je m’attendais à une véritable chasse à l’homme menée par le gendarme Delestre pour retrouver les fugitifs et si il mène bien son enquête sur les pas des fuyards, on le voit trop peu pour redonner une vraie tension au récit lorsque celui-ci s’essouffle un peu. Quant au dénouement fantastique, il ne m’a pas convaincue.

Les personnages de Vasseur, le psychopathe, et Jansen, le sensible, m’ont cependant semblé intéressants et forment un duo complexe que j’ai aimé suivre. Dommage que l’auteur ait hésité entre plusieurs genres car d’un point de vue purement historique et psychologique, c’est vraiment bien vu.

A mon sens, Les retournants tient davantage du roman noir relativement réussi que du thriller, d’où sans doute ma petite déception. Une lecture un peu mitigée en ce qui me concerne hélas même si il a des qualités historiques indéniables.

Un grand merci à l’agence Agnès Chalnot et à HC Editions pour cette lecture et pour leur confiance.

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

Enceinte de son pire ennemi, Anna Kronberg a repris espoir quand elle est parvenue, épaulée par Sherlock Holmes, à empoisonner Moriarty. Mais le redoutable professeur a tout mis en œuvre pour pouvoir continuer, même après sa mort, à torturer la mère de son enfant à naître : il a demandé au colonel Moran, son homme de main et grand chasseur de gibier, de mettre la main sur Anna et Holmes, puis d’attendre la naissance de l’enfant, d’enlever le nouveau-né et de tuer les deux acolytes. Commence alors une course-poursuite entre plusieurs continents, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques, de réseaux d’espionnage et de prémisses de grand conflit mondial. Holmes et Kronberg sont prêts à tout pour contrer les funestes projets de Moriarty, même à mettre en scène une fausse-couche…

Epaulée par Sherlock Holmes et enceinte de son mari, feu James Moriarty, qu’elle a elle-même empoisonné, Anna Kronberg fuit les hommes de main du professeur et en particulier du colonel Moran qui a juré sa perte et qui veut respecter les dernières volontés de son patron : séquestrer Anna jusqu’aux trois ans de l’enfant à naître et ensuite la liquider.

Aidée du célèbre détective, de son frère Mycroft et du docteur Watson, Anna ne peut plus avorter et bien que l’idée de donner la vie à l’enfant de Moriarty lui fasse horreur, elle est contrainte de se cacher en attendant la délivrance.

Commence alors une course contre la montre avec le colonel de l’Angleterre à la Belgique, en passant par la France, sur fond de menaces d’attaques bactériologiques et de réseaux d’espionnage aux prémices d’un conflit mondial menaçant d’embraser l’Europe entière…

Après Le diable de la Tamise et La dernière expérience, L’héritier de Moriarty est le dernier volet des aventures d’Anna Kronberg, femme médecin et femme affranchie dans l’Angleterre puritaine de la fin du règne de Victoria.

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans ce troisième volume qui clôt en beauté la trilogie Anna Kronberg et si j’avais été déçue par le second opus, celui-ci m’a beaucoup plu, notamment parce qu’on en apprend davantage sur cette héroïne bien singulière et surtout parce qu’il n’y a aucun temps mort !

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman, forte et indépendante, et l’aspect scientifique de cette série. Annelie Wenderberg a été microbiologiste, spécialisée dans les questions environnementales aux Etats-Unis, et se sert merveilleusement bien de ses connaissances en ce domaine pour nous familiariser avec l’épidémiologie et l’histoire du bioterrorisme, ce que j’ai trouvé à la fois intéressant et indigeste.

Intéressant car j’aime apprendre des choses grâce à mes lectures et indigeste car parfois l’auteure va trop dans les détails et me perd au passage.

Sherlock Holmes, que l’on ne faisait qu’entrapercevoir dans les deux premiers volumes est cette fois-ci bien présent et bien que non spécialiste du détective consultant, je trouve que cette histoire s’intègre bien au canon holmésien.

En effet, ce récit met en scène nos deux héros juste après la disparition de Moriarty dans les chutes de Reichenbach, et montre le travail que fait Holmes pour se débarrasser des hommes du professeur, aidé par son frère Mycroft et laissant croire au docteur Watson, qu’il a lui-même péri.

La fin, bien qu’elle clôture en beauté ce cycle comme je le disais plus haut, est suffisamment ouverte pour permettre à l’auteure de poursuivre les aventures d’Anna, sans Sherlock cette fois-ci. Je serai pour ma part ravie de la retrouver si jamais Annelie Wenderberg continue à lui donner vie.

Vous l’aurez compris, je vous conseille de découvrir à votre tour cette trilogie même si pour moi le second volume était bien en-deça des premier et troisième opus, Anna Kronberg est une héroïne qui vaut le détour.

Belette a aimé elle aussi, qu’est-ce qu’il nous arrive ? Cela fait deux lectures de suite que nous sommes du même avis, pourvu que ça dure.

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

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Lu dans le cadre du Mois anglais :

La saison d’été bat son plein à Torquay, où les Hewes passent la saison estivale. Beth est très occupée par ses obligations culinaires, mais profite de ses moments de liberté pour goûter aux bains de mer, qui font fureur dans la bonne société en cette année 1900. Mais le paysage ne va pas tarder à s’obscurcir, avec la découverte sur la lande de deux cadavres qui semblent avoir fait l’objet d’une exécution en règle.
Les deux victimes, Lady Hatheirley (une amie proche de lady Hewes) et son cocher, Harry Seaton, entretenaient une liaison adultère, et l’on retrouve sur leur cadavre un message indiquant que tous ceux bafouant la morale subiront le même sort.
Quelques jours plus tard, lord Hewes échappe de peu à une agression, alors qu’il quitte un bordel notoire de Torquay. Le lendemain, Beth surprend un individu masqué en train de mettre le feu au manoir.

Bains de mer et double crème du Devon pour Lord et Lady Hewes, en ce mois d’août 1900. Brillant sous les feux du soleil, la Riviera anglaise est un bel écrin pour Beth Huntly, cuisinière en titre de la famille Hewes, qui se paie le luxe d’être à la fois aristocratique et originale.

L’été pourrait s’écouler paisiblement si il n’y avait eu un double meurtre : lady Hatheirley et son cocher sont assassinés sur la lande de Dartmoor. Pire, il semble que la jeune femme entretenait avec son cocher des relations coupables !

Entrainée sur les chemins de l’enquête par la journaliste Eleanor Rigby, libérée en diable, écartelée entre son devoir de domestique loyale et sa curiosité naturelle, Beth va tout de même prêter main forte à Elaonor, au grand dam de Rajiv…

Vous connaissez mon intérêt pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre l’Angleterre victorienne et qui ont pour héroïne une femme. Cet hiver j’avais découvert cette héroïne forte, qui ne s’en laisse pas compter, Beth Huntly, dans L’inconnue de Queen’s Gate et je dois dire que j’avais été séduite par ce premier tome dans la même veine que Anne Perry.

J’ai donc rempilé avec Les ombres de Torquay’s Manor, le deuxième opus de cette série et de nouveau, le charme a opéré. Anne Beddingfeld nous propose ici un polar victorien convaincant et une héroïne très attachante que j’ai hâte de retrouver dans les autres volumes de la série, même si ils semblent tous épuisés hélas !

L’action se passe donc dans la station prisée de Torquay en plein été. Dans la torpeur de ce mois d’août, cette station balnéaire ô combien tranquille d’ordinaire, va être le théâtre de plusieurs meurtres et de cambriolages, menés semble-t-il par une société secrète.

Dans ce second volume, Beth Huntley, une jeune femme passionnée de gastronomie, confirme tout le bien que je pensais d’elle. C’est une héroïne moderne, volontaire, pleine de ressources et de bon sens, qui apprend à lire et à écrire, et qui rêve d’ouvrir son propre restaurant.

Avec Rajiv, le valet de lord Hewes, qui a quitté son pays natal, l’Inde, pour entrer au service du lord, elle vit une vraie histoire d’amour mais ne veut pour autant pas sacrifier ses ambitions pour un mariage et des enfants qu’il appelle de ses voeux.

Outre ses deux personnages déjà présents dans le tome 1, on fait ici la connaissance de Eleanor Rigby, une femme affranchie des codes sociaux, une journaliste qui paie de sa personne et brave tous les dangers afin d’écrire un livre sur une bande de malfrats qu’elle a suivi à Torquay.

Anne Beddingfeld connaît bien cette époque et j’ai trouvé la trame historique vraiment passionnante. Elle montre aussi à merveille la place des femmes dans la société victorienne, les limites qu’elles ne peuvent franchir et le rôle qui leur est dévolu. L’enquête policière est originale, plutôt bien ficelée et même si j’ai découvert avant le point final, qui tirait les ficelles, je n’ai boudé mon plaisir à lire l’intrigue jusqu’au bout.

Si vous aimez, comme moi, les polars historiques façon Anne Perry et Ann Granger, je ne peux que vous recommander de découvrir les enquêtes de Beth Huntly, elles vous plairont sûrement !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Un « cadavre » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Londres, lundi 24 mai 2010. Après quasiment deux mois de procès, c’est le jour des réquisitoires et du verdict pour Naghib Khalid, alias le tueur crématiste, et les quarante-six jurés.

L’homme, un musulman sunnite d’origine pakistanaise, est accusé de 27 meurtres en 27 jours, ce qui est fait le tueur en série le plus prolifique de la capitale anglaise.

Les victimes, toutes âgées entre 14 et 16 ans, ont été abruties de somnifères avant d’être brûlées vives. La plupart ont d’ailleurs été retrouvées le corps encore fumant.

L’inspecteur en charge de cette enquête, William Oliver Layton-Fawkes, surnommé ironiquement par l’acronyme Wolf, est persuadé que l’homme jugé est bel et bien coupable et lorsque le verdict innocentant Khalid tombe, il se rue dans le box des accusés pour le tuer.

Aussitôt mis à pied pour cette tentative de meurtre et Khalid libéré, on découvre alors une 28è victime et Khalid tombe pour meurtre, pris quasiment en flagrant délit.

Samedi 28 juin 2014, Wolf est réintégré. Le jour même, la police découvre un cadavre pas comme les autres dans l’immeuble dans face de celui de l’inspecteur. Surnommé Ragdoll, ce cadavre a été recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées entre elles par des points de suture.

Et, si les membres du corps vont être difficiles à identifier, la tête n’est pas inconnue pour Wolf : il s’agit de Naghib Khalid…

Ragdoll est le premier roman de Daniel Cole et pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître pour l’ancien ambulancier anglais puisque l’ouvrage a été vendu dans une trentaine de pays et salué par la critique.

L’idée de départ, si elle me faisait un peu peur au début, m’a vraiment séduite, d’autant qu’on ne tombe pas dans le glauque ou la surenchère dans l’horreur. Daniel Cole nous propose une solide enquête policière, bien construite, et menée tambour battant.

Dès les premières pages, Ragdoll apparaît comme un véritable page-turner et on est immédiatement entraîné dans une course contre la montre avec le serial killer que Wolf, Baxter, Edmunds, Finlay et Simmons vont traquer sans relâche. L’auteur sait bien doser son suspens et nous tient en haleine jusqu’au bout même si le dénouement m’a un peu déçue, trop tiré par les cheveux à mon goût.

Avec les hommes et femmes du MET, on se laisse prendre au jeu, on suit les fausses pistes, on tente de percer les mystères et énigmes laissés par le tueur, on essaie de comprendre son mobile, ses motivations, on échafaude des thérories et on craint pour la vie de chaque victime menacée par ce tueur que rien ne semble arrêter.

L’écriture nerveuse de Daniel Cole, le rythme énergique du récit, les dialogues enlevés ainsi que la description rigoureuse de petits détails nous permettent de nous immerger totalement dans l’histoire qui se prêterait volontiers à une adaptation en série télévisée à suspens.

Ragdoll, même si il pêche par son dénouement, se révèle addictif et se classe dans la catégorie des bons thrillers, avec une excellente idée de départ, des fausses pistes et des personnages que je suivrai volontiers dans L’appât, ça tombe bien il est déjà dans ma PAL !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture prenante.

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Traumatisée après qu’une coiffeuse rancunière l’a shampouinée à la crème dépilatoire, Agatha Raisin se réfugie incognito dans un hôtel de la côte en attendant que sa chevelure repousse. N’ayant plus rien à perdre, elle consulte également une sorcière réputée pour ses talents. Miracle, la magie opère, mais pour peu de temps, car la sorcière est retrouvée assassinée … Agatha renoue aussitôt avec ses réflexes de détective, aidée par l’inspecteur Jimmy Jessop, ensorcelé par ses charmes. À moins que ce ne soient les effets du philtre d’amour qu’Agatha a acheté à la pauvre sorcière ?

Presque chauve suite à sa dernière aventure, Agatha Raisin s’installe dans la petite ville balnéaire de Wyckhadden, le temps de la repousse. Impossible pour elle de rester à Carsely et se montrer à James Lacey dans cet état !!

Sur les conseils de Daisy Jones, l’une des pensionnaires de l’hôtel dans lequel elle est descendue, Agatha fait appel aux services de Francie Juddle, la sorcière locale, qui lui vend une potion, censée lui redonner sa chevelure perdue.

Mais quelques heures plus tard, Mrs Juddle est retrouvée assassinée par Agatha. Très vite, notre détective amateur se met à soupçonner les résidents de l’hôtel, adeptes du scrabble et tous fichtrement mécontents de la sorcière.

Agatha va bien entendu vouloir démêler le vrai du faux et prendre bien malgré elle l’inspecteur Jimmy Jessop dans ses filets…

Après avoir beaucoup aimé La quiche fatale, Remède de cheval, Pas de pot pour la jardinière, Randonnée mortelle, Pour le meilleur et pour pire, Vacances tous risques, A la claire fontaine et Coiffeur pour dames, il me tardait de retrouver notre bonne vieille Agatha, et je dois dire que Sale temps pour les sorcières m’a vraiment régalé, une fois de plus !

Changement de décor pour ce nouvel opus, bye bye Carsely et les Cotswolds et direction le sud de l’Angleterre, dans une bourgade de bord de mer nommée Wyckhadden. Les habitants de Carsely laissent la place aux pensionnaires d’un grand hôtel qui s’adonnent à des parties interminables de scrabble, fréquentent les bals réservés au 3è âge, affectionnent les balades sur la jetée et les visites chez la diseuse de bonne aventure locale.

Cette chère Agatha Raisin se retrouve une fois encore au coeur d’une enquête à s’arracher les cheveux et James n’est pas là pour l’aider. Qu’importe, elle va faire contre mauvaise fortune bon cœur en s’associant avec l’inspecteur local qui va littéralement tomber sous son charme, au point de la demander en mariage.

M.C. Beaton nous mitonne une fois de plus un roman distrayant, qui se dévore, avec une enquête plus présente et aboutie, multipliant les fausses pistes et les coupables possibles même si le dénouement arrive comme un cheveu sur la soupe, je ne l’avais pas vu venir et je crois bien que c’est la première fois.

L’auteure nous propose comme toujours un roman plein d’humour avec les mésaventures de cette pauvre Agatha qui se sent très seule et particulièrement moche, touchée dans sa féminité par son absence de cheveux, d’autant plus que la voyante lui prédit un avenir sentimental désertique !

Tome après tome, rien n’est épargné à notre héroïne, décidément bien malmenée par les gens qui l’entourent, hommes ou femmes, elle en prend toujours pour son grade, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs.

Dans ce nouvel opus très réussi où l’humour so british fait toujours mouche, Agatha reste fidèle à elle-même avec son franc-parler et son grand cœur. Je m’attache de plus en plus à ce personnage et à cette série dont j’adore l’atmosphère.

Vous l’aurez compris, je suis toujours sous le charme de cette série et de cette héroïne singulière et je ne peux que vous inciter à découvrir Agatha Raisin à votre tour.

Merci aux éditions Albin Michel pour ce très bon moment de lecture !

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