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Archive for the ‘Romans policiers et thrillers’ Category

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante. Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée et livrée à l’inimaginable ? Mais quand le commissaire Verhoeven découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

A la sortie du restaurant, alors qu’elle n’est qu’à quelques pas de chez elle, Alex, une parisienne de trente ans, est enlevée. Un maître chien est témoin du kidnapping et prévient la police.

Alex est emmenée dans un entrepôt désaffecté. Mise à nue, elle est enfermée dans une caisse étroite positionnée à quelques mètres du sol. Son bourreau l’a prévenu : elle va mourir, quelque soit le temps que cela prendra.

Au 36 quai des Orfèvres, le divisionnaire Le Guen, charge le capitaine Camille Verhoeven de l’enquête. Le flic commence par refuser, l’affaire ressemble trop à ce qui est arrivée à Irène huit ans plus tôt. Son épouse, sur le point de donner la vie à leur premier enfant, avait été enlevée en pleine rue et retrouvée morte quelques heures plus tard.

Le Guen ne lui laisse pas le choix et Verhoeven fait à nouveau équipe avec Louis et Armand. Les heures passent et l’enquête demeure au point mort car personne n’a signalé la disparition d’une jeune femme correspondant à la description du témoin.

Pendant ce temps-là, la torture continue pour Alex, au piège dans sa cage, avec les rats qui rôdent, prêts à la dévorer vivante…

Refroidie par ma lecture décevante de Robe de marié, Alex attendait bien sagement dans ma PAL depuis près de cinq ans et demi, heureusement que ma copinaute Belette pioche régulièrement des reliques dans ma PAL sinon il y serait resté encore longtemps.

Et quelle erreur de l’avoir laissé dormir aussi longtemps car j’ai adoré Alex, un thriller glaçant à souhait. Pierre Lemaitre nous plonge ici dans une histoire complètement dingue et il va nous mener par le bout du nez de la première à la dernière page, ce que j’ai trouvé absolument bluffant tant c’est fait avec brio !!

Second volume de la tétralogie consacrée à Verhoeven commencée avec Travail soigné et poursuivie avec Rosy & John et Sacrifices, Alex est un polar qu’on a du mal à lâcher une fois la première page tournée car dès le départ, l’auteur nous happe, nous entraine dans sa toile avec maestria.

Une entrée en matière folle, un style d’écriture brut de décoffrage, sans fioriture, brutal, qui colle parfaitement à la noirceur de ce que l’on nous raconte. Une intrigue qui ne nous épargne pas : avec de la violence (jamais gratuite ceci dit), une bonne dose de manipulation, Pierre Lemaitre joue avec nos nerfs, nous secoue, nous plonge dans l’horreur sans jamais que cela ne soit trop anxiogène jusqu’au dénouement impeccable, plein de justice et totalement époustouflant.

Une histoire pleine de rebondissements avec des retournements de situation brillants, portée par une héroïne avec laquelle on est tour en tour en totale empathie puis que l’on tient en horreur, au fur et à mesure des évènements.

Un trio d’enquêteurs que l’on a plaisir à suivre et en premier lieu l’atypique Verhoeven, qui en impose en dépit de sa très petite taille. Ce volume m’a en donné envie de découvrir les autres opus de cette série car si ils sont aussi excellents que celui-ci, cela promet de belles heures de lecture.

Belette est sur la même longueur d’ondes, bluffée elle aussi par monsieur Lemaitre.

Si vous n’avez jamais lu Alex, foncez, c’est un quasi coup de coeur !!!

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Ridiculisée par la presse people, Kat Stanford abandonne son émission de télévision à succès pour se réfugier au fin fond dans la campagne anglaise. Sa mère vient d’acheter une vieille bicoque à Honeychurch, un domaine appartenant à une prestigieuse famille d’aristocrates aussi désargentés qu’excentriques.
Ah, les joies de la campagne ! Enfin, les joies, c’est vite dit… La maison de sa mère est une véritable ruine et son voisin est bien décidé à la faire déguerpir. Et puis, à peine arrivée, Kat est plongée dans un imbroglio mystérieux : une nurse disparaît et une domestique est retrouvée assassinée au fond du parc.

Kat Stanford est antiquaire et une vedette de la télévision avec son émission consacrée aux vieux objets. Surnommée Raiponce en raison de son abondante chevelure blonde, elle décide de quitter le petit écran à la suite d’un article particulièrement virulent signé de la future ex-femme de David, son fiancé, lui aussi antiquaire.

Elle espère acheter une boutique avec sa mère, veuve depuis quatre mois. Mais lorsqu’elle contacte cette dernière, elle apprend qu’elle a revendu la maison familiale et s’est installée à quelques centaines de kilomètres de la capitale, dans un petit village du Devon nommé Honeychurch.

Kate tombe des nues et se rend immédiatement sur place pour découvrir que sa mère a acheté une véritable ruine sur le domaine du lord local. Le logis du Palefrenier lui a été vendu par la mère de ce dernier qui voudrait bien qu’elle déguerpisse. Comme Kat souhaite la même chose, elle est persuadée qu’elle va pouvoir lui faire entendre raison mais c’est sans compter la volonté de celle-ci qui entend bien rester malgré les coups bas de son voisin qui voudrait bien qu’elle aille voir ailleurs si l’herbe est plus verte !

C’est alors que la gouvernante russe du jeune lord disparaît sans laisser de trace…

Mystères à Honeychurch est le premier tome de Petits meurtres en héritage. Si, comme moi, vous aimez les ambiances de campagne anglaise et les cosy misteries comme Agatha Raisin de M.C Beaton ou Les détectives du Yorkshire de Julia Chapman, cette toute nouvelle série signée Hannah Dennison a de grandes chances de vous plaire aussi !

Comme dans tout bon cosy mistery qui se respecte, Mystères à Honeychurch comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une ambiance de campagne anglaise, une bonne enquête, de l’humour, des personnages sympathiques et hauts en couleur, des secrets et des rebondissements savamment distillés.

Comme vous le savez, j’adore ces polars qui ont pour cadre la campagne anglaise et cette jolie couverture et l’accroche de M.C Beaton m’ont convaincue de le lire et je dois dire que je ressors de cette lecture totalement convaincue.

Le style de Hannah Dennison est dynamique, agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour britannique bien présent tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments vraiment drôles. Il y a aussi beaucoup de secrets de famille et vous savez comme j’en suis friande.

Les personnages sont très attachants, Kat et sa mère en premier lieu, tout comme le policier chargé de l’enquête, ils sont tous bien dessinés et on a plaisir à les découvrir et à les suivre tout au long de ce premier opus.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment avec Mystères à Honeychurch et je ne peux que vous conseiller cette série si vous aimez les cosy misteries. Pour ma part, je serai ravie de retrouver les protagonistes de cette enquête si une suite paraît.

Un grand merci à Elise et aux éditions City pour cette lecture so british !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

Dimanche 24 octobre, New York. Anna, pédopsychiatre, est séparée de son mari Ed et de sa fille Olivia et vit seule dans sa maison de Harlem. Depuis dix mois, elle souffre d’agoraphobie sévère et suit un lourd traitement à base de bêtabloquants que lui a prescrit le Dr Fielding, chargé de sa psychothérapie.

Constamment en pyjama, avec une hygiène corporelle douteuse, elle s’abreuve de merlot et de vieux fils noirs à longueur de journée, quand elle ne s’adonne pas à sa passion des échecs sur internet ou joue les psy de service sur un forum pour les agoraphobes.

Anna trompe aussi son ennui en espionnant ses voisins à l’aide de son appareil photo mais aussi en faisant des recherches sur internet. Sa nouvelle cible est la famille Russel qui vient juste d’emménager en face d’elle : le père, la mère et un ado adorable.

Un soir, alors qu’elle les espionne, Anna est témoin du meurtre de la mère de famille et assiste impuissante à sa mort. Elle prévient néanmoins les secours mais lorsque la police arrive, personne ne manque à l’appel chez ses voisins. Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?

La femme à la fenêtre est le premier roman de A.J Finn qui fait une entrée retentissante dans le monde du thriller psychologique ! Vendu dans 38 pays, encensé par Val McDermid, Gillian Flinn, Stephen King et Louise Penny, il va être adapté sur grand écran par la Fox.

Véritable page turner, ce roman se referme comme un piège sur son lecteur qui a bien du mal à le lâcher tant que la dernière page n’est pas tournée. Les chapitres, courts, sont bien rythmés, les rebondissements sont nombreux, le suspens monte crescendo, un twist bien vu (que j’avais deviné) et un dénouement inattendu, font que ce thriller bien ficelé, tient en haleine jusqu’au bout.

Outre l’intrigue policière, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère de ce roman : l’enfermement physique et psychologique est bien mené tout au long du récit et on ressent formidablement bien tout ce que vit Anna, sa détresse, ses inquiétudes, ses angoisses, son agoraphobie, de ce point de vue je trouve ce thriller vraiment bien fichu.

J’ai également beaucoup aimé toutes les références à Hitchcock (mon réalisateur préféré) et aux vieux films noirs que l’héroïne se met en boucle, et notamment Vertigo, mon film préféré.

La femme à la fenêtre est un thriller psychologique addictif réussi, l’histoire n’est pas forcément innovante ou inoubliable mais elle est suffisamment efficace pour nous happer et nous faire passer un excellent moment. Je vous le conseille si vous aimez ce genre, je pense qu’il vous plaira autant qu’à moi !

Un grand merci à Anne et aux Presses de la cité pour cette lecture palpitante.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 10/20

Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.

Hiver 1904, New York. Jemina Pitt, la fille de Thomas Pitt, le directeur des services secrets britanniques et de son épouse Charlotte, prend la mer pour rejoindre New York.

Avec elle, son amie Delphinia Cardew, qu’elle chaperonne jusqu’en Amérique, car la jeune femme y est attendue par l’associé de son père, dont elle doit épouser le fils cadet, Brent Albright.

La famille jouit d’une grande fortune et la jeune fille est folle amoureuse de son fiancé. Seule ombre au tableau, Maria Cardew, la mère de Delphinia, qui a quitté l’Angleterre alors que sa fille n’était qu’un bébé, et qui n’a pas bonne réputation.

Harley, le fils aîné de Rothwell Albright, craint que Maria ne fasse un esclandre à l’occasion du mariage et demande l’aide de Jemina…

Comme je vous le disais il y a peu, Anne Perry est une auteure de polars historiques que j’affectionne tout particulièrement, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt mais j’ai découvert ses fameuses histoires de Noël il y a seulement quelques jours de cela, lors de ma lecture de La disparue de Noël.

Dans ce nouveau récit de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Jemina Pitt, que l’on a vu grandir de tome en tome et que j’ai été ravie de réellement découvrir à l’occasion de Un Noël à New York.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de dessiner le portrait de cette jeune femme indépendante qui souhaite tout comme sa mère Charlotte faire un mariage d’amour et qui a d’autres préoccupations que sa toilette ou faire tapisserie dans les salons.

Ici, c’est elle qui mène l’enquête, bien malgré elle, puisqu’elle se retrouve accusée de meurtre. Heureusement pour elle, l’inspecteur Patrick Flannery, un irlandais ayant émigré aux Etats-Unis, la croît innocente et ils ne seront pas trop de deux pour se mettre dans les pas de la défunte afin de découvrir le mobile du crime.

On ne va pas se mentir, les intrigues policières de ces petits crimes de Noël ne brillent pas par leur efficacité, on devine ici tout de suite l’identité du coupable mais l’important est ailleurs.

Ce qui est intéressant chez Anne Perry c’est l’atmosphère historique et so british qu’elle imprime à ses romans et les thématiques qu’elle développe et notamment la place des femmes, thème central de ses histoires.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales et des amitiés de l’époque. L’histoire illustre aussi fort bien le sort réservé aux femmes de bonne famille qui n’ont pas trouvé chaussure à leur pied, éternelles célibataires à la merci de leur frère ou de leur neveu, obligées de remplacer la maitresse de maison défunte, rôle fragile qu’elles devront laisser ensuite à l’épouse de leur neveu.

D’autres thématiques sont également abordées comme la guerre de Sécession, le chemin de fer clandestin qui permettait aux noirs de fuir les plantations, la fin de l’esclavagisme…

Contrairement à sa série des Pitt, l’intrigue policière n’est ici qu’un prétexte mais les découvertes et les révélations qui nous permettent de comprendre le mobile du crime se révèlent très intéressantes.

Une histoire plaisante que je vous recommande malgré un dénouement prévisible !

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 3/20

C’est l’époque de Noël, et Vespasia, alors jeune fille pétillante de bonne famille, est invitée à passer un délicieux week-end à Applecross, en compagnie d’un petit groupe d’amis tous bien nés et habitués à mener une vie oisive et sans contrariété.
Mais un soir, pendant le dîner, une altercation éclate entre Isobel Alvie et Gwendoline Kimmuir. Lorsque les convives apprennent peu après le suicide de cette dernière, tous accusent en bloc Isobel, la jugeant coupable de cette mort.
La jeune femme n’a qu’un seul moyen d’expier sa faute : aller prévenir la mère de Gwendoline, qui vit en Écosse, du suicide de sa fille… Vespasia décide d’accompagner la jeune femme dans ce long voyage, et de découvertes en révélations sur la disparue, démêlera la vérité de cette sombre tragédie.

Hiver 1852, dans la campagne anglaise. Coupable ! Le jugement est tombé sur l’infortunée Isobel Alvie. La veille, Gwendolen Kilmuir, une jeune veuve, s’est suicidée dans la propriété où Omegus Jones recevait quelques invités.

De l’avis de tous, l’attitude cruelle d’Isobel envers la jeune femme la rend responsable de cet acte désespéré. Il ne reste guère que son amie, l’indomptable lady Vespasia, pour la soutenir.

Pour racheter sa faute aux yeux de la gentry, Isobel doit faire pénitence et accomplir un voyage expiatoire jusqu’au nord de l’Ecosse, afin de prévenir la mère de Gwendolen de son décès.

En compagnie de Lady Vespasia, elle entreprend un éprouvant pèlerinage semé d’embuches…

Vous l’ignorez peut-être mais Anne Perry est l’auteure de polars historiques que j’ai le plus lu, j’adore sa série consacrée à Thomas et Charlotte Pitt mais je ne connaissais pas ses fameuses histoires de Noël.

C’est désormais chose faite grâce à La disparue de Noël dans lequel elle nous dresse un portrait magistral d’une époque corsetée par les convenances et l’hypocrisie toute victorienne.

Dans ce court récit de Noël, l’héroïne principale n’est autre que Lady Vespasia Cumming-Gould, personnage excentrique et mémorable si il en est, rencontré au fil de la série Thomas et Charlotte Pitt, une femme belle et intelligente de l’aristocratie, toujours vêtue de violet.

C’est l’un de mes personnages préférés de cette saga, j’ai donc été ravie de la retrouver ici même si dans cette histoire, ce n’est pas une veuve au crépuscule de sa vie que l’on suit, mais une jeune femme de trente-cinq ans qui vient de dire adieu à sa plus grande histoire d’amour.

Ce petit récit permet de mieux l’appréhender et de comprendre la jeune femme qu’elle était. Ici, elle se montre particulièrement fidèle en amitié, tout comme elle le sera dans le grand âge.

L’autrice met bien ici l’accent sur l’importance des apparences et la fausseté des relations sociales et des amitiés de l’époque. L’histoire illustre fort bien les dégâts de l’exclusion sociale dans la société victorienne où tout repose sur les apparences : si Isobel refuse d’expier sa faute, elle sera mise au ban de la gentry, ce qui obligerait cette veuve de le rester car aucun homme ne voudrait unir son destin à une paria !

Contrairement à sa série des Pitt, point d’intrigue policière à proprement parler mais des découvertes et des révélations qui nous permettent de comprendre pourquoi la défunte a choisi de mettre fin à ses jours et que la responsable désignée, si elle a fait preuve de cruauté, n’est pas forcément si coupable que ça…

Une histoire grinçante et plaisante, dommage qu’Anne Perry nous abreuve de longueurs inutiles dans le périple des deux jeunes femmes, car le reste est épatant !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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A New York, au printemps 2008, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de son ami Harry, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ?

A New York au printemps 2008, à l’heure où l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle qui va amener Barack Obama au pouvoir, Marcus Goldman, qui a connu le succès médiatique et critique avec son premier roman, peine à écrire le second tant attendu.

Son éditeur et son agent le harcèlent pour recevoir son manuscrit lorsque son ancien professeur d’université et ami, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus réputés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé du meurtre de Nola Kellergan, une jeune fille disparue en 1975 et dont le squelette vient d’être retrouvé dans le jardin de sa propriété.

Convaincu de l’innocence de son mentor, Marcus se rend dans le New Hampshire pour mener son enquête…

La vérité sur l’affaire Harry Quebert connaît un grand succès depuis sa parution en 2012. Couronné du Grand prix de l’Académie française et du Goncourt des Lycéens, il fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en ce moment même en cours de diffusion.

C’est à cette occasion que j’ai eu envie de sortir de ma pal le second roman de Joël Dicker qui attendait bien sagement son tour depuis près de deux ans et si cette lecture ne fut pas un coup de cœur, je ressors globalement séduite de cette belle brique.

Sous ses airs de thriller à l’américaine, le jeune auteur suisse nous offre un roman à tiroirs, véritable page turner qui nous tient en haleine de bout en bout. C’est à la fois un polar, une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature et le métier d’écrivain, sur le système judiciaire et sur les médias mais aussi une histoire d’amour.

C’est là pour moi où le bât blesse. Si l’intrigue policière et toutes les réflexions posées par l’auteur sont diablement intéressantes et tiennent en haleine comme je viens de le dire, l’histoire d’amour véritablement trop mièvre et pas suffisamment crédible, n’est pas ce que Joël Dicker a fait de mieux.

Heureusement ce n’est qu’une toute petite partie de l’histoire et c’est tant mieux car le reste est passionnant et à chaque fois que j’interrompais ma lecture, je n’avais qu’une envie : y retourner !

Joël Dicker sait ménager son suspens, il distille par petites touches des indices qui peuvent nous mettre la puce à l’oreille (ou pas) à l’intérieur de chapitres courts et intenses, qui nous embarquent tout de suite dans une histoire haletante qui peut sembler loin d’être originale au départ, mais la construction bien fichue, faite de flash backs entre 2008 et 1975, nous happe pour ne plus nous lâcher.

Marcus Goldman est un héros bien attachant, qu’on a plaisir à suivre dans ses réflexions et son enquête tout comme l’inspecteur Gahalowood. La galerie de personnages est bien dessinée, Harry Quebert en tête, et bien que les intervenants soient nombreux, on n’est jamais perdu, ce qui n’est pas une mince affaire il faut bien le dire.

Et de rebondissements en twists et révélations, que de surprises jusqu’au point final ! L’auteur m’a bluffée par ses fausses pistes tout au long de ces presque 700 pages et j’étais loin d’avoir tout deviné, ce que j’adore dans un polar, être surprise jusqu’au bout.

Un régal de lecture et ce n’est pas Belette qui va dire le contraire, vous pouvez retrouver son avis ici.

Et vous, avez-vous lu L’affaire Harry Quebert ? Vu son adaptation ?

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s’interroge sur cette tour que l’impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grands frais, d’étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent ! Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police Henry Lozé tourne en ridicule « les plaisanteries de quelques coquins ». Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux électriques du parvis de l’Opéra Garnier. Mais, depuis l’ombre de ses cabinets, l’homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République. Pendant ce temps, l’Académie des sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l’obscurantisme.

27 mars 1956, comté de Leysin, Suisse Romande. Le biographe apporte le résultat de son travail à son commanditaire, un vieil homme prénommé monsieur Louis. Le narrateur commence alors sa lecture qui nous emmène dans le passé de monsieur Louis.

4 décembre 1888, Louis Bertillon intègre la Sûreté de Paris dirigée par Marie-François Goron. Le jeune homme fortuné et naïf est nommé adjoint de l’inspecteur principal Eudes Anatole-Faust Lacassagne qu’il admire beaucoup.

Ce personnage imposant par sa stature et ses méthodes, appréciant particulièrement le silence et ne ressentant aucune sensation, est surnommé par ses détracteurs « La Castagne » et par ses admirateurs « Le Khan », en raison de ses méthodes expéditives et musclées. Dormant très peu, il sillonne la capitale nuit et jour grâce à ses longues enjambées et vient au secours de ceux qui en ont besoin.

Le duo est chargé d’une première enquête : retrouver la dépouille disparue de Lucien Gaulard, un inventeur, laissant son épouse aux abois et nos enquêteurs dans l’incompréhension, d’autant plus que d’autres dépouilles viennent bientôt à disparaître, qu’elles ont tous en commun d’avoir été amputées d’un doigt et que l’on retrouve des chrysanthèmes noirs, fleurs du Japon rarissimes à Paris, en leurs lieux et places.

Comme si ça ne suffisait pas, l’enquête de Lacassagne et Bertillon est sans cesse parasitée par les coups bas de la police municipale…

La 25è heure est le premier tome d’une duologie dont le second volume, Le chrysanthème noir, est à paraître en janvier aux éditions Libretto. A la fois polar historique, fantastique et steampunk, cet opus s’est révélé une bonne surprise et une agréable lecture bien que l’auteur nous abreuve de longueurs dont je me serai bien passée.

L’intrigue met du temps à se mettre en place et on entre vraiment dans le vif du sujet vers la page 200. Feldrik Rivat nous plonge doucement dans l’ambiance et l’univers qu’il a créé pour cette histoire et nous permet de nous familiariser avec les différents protagonistes du récit, notamment ses deux personnages principaux : Eudes Anatole-Faust Lacassagne et Louis Bertillon.

Ce duo rappelle d’ailleurs un autre duo d’enquêteurs célèbre : Holmes / Watson avec la figure du héros froid, distant et brillant accompagné de son acolyte faire-valoir qui lui voue une admiration sans borne.

L’intrigue est efficace, foisonnante et se révèle passionnante à suivre avec un suspens savamment distillé, de nombreux rebondissements et on croise des personnages et des lieux célèbres comme Georges Méliès, Nadar, Auguste Bertillon…

Les amateurs de polars historiques ne pourront qu’être séduits par l’intrigue mitonnée par l’auteur, très documentée, tout comme les lecteurs de steampunk et de fantastiques puisque Rivat intègre au fil du roman petites touches empruntant à ces deux genres.

Le style de l’auteur est en revanche loin d’être fluide, il s’avère ampoulé et un peu lourd, sans doute un hommage aux romans du 19è siècle, ce qui n’était pas nécessaire de mon point de vue car l’univers créé par Feldrik Rivat nous plonge dans l’ambiance sans avoir besoin d’en rajouter. Il m’a fallu du temps pour m’y habituer et j’arrivais rarement à lire une centaine de pages d’affilée, ma lecture s’est donc étalée sur une semaine, ce qui ne m’arrive jamais !

Pour autant, j’ai été séduite par ce premier volume et je me procurerai la suite dès qu’elle sera disponible car j’ai hâte de connaître le dénouement de cette enquête et ce qu’il va advenir de nos deux héros que nous laissons dans de sales draps.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Libretto pour cette découverte.

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