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Archive for the ‘Romans policiers et thrillers’ Category

Ridiculisée par la presse people, Kat Stanford abandonne son émission de télévision à succès pour se réfugier au fin fond dans la campagne anglaise. Sa mère vient d’acheter une vieille bicoque à Honeychurch, un domaine appartenant à une prestigieuse famille d’aristocrates aussi désargentés qu’excentriques.
Ah, les joies de la campagne ! Enfin, les joies, c’est vite dit… La maison de sa mère est une véritable ruine et un projet de ligne de train à grande vitesse doit passer tout près de Honeychurch…

Une ligne de train à grande à vitesse qui va passer tout près de Honeychurch ?

Impensable pour les habitants du village refusent d’en entendre parler. Décidés à préserver la tranquillité de ce coin de campagne anglaise, la résistance s’organise et Kat Stanford, célèbre pour son émission consacrée aux antiquités, prend la tête de la révolte, bien malgré elle.

Pas question pour autant de s’affranchir des lois, ils font appel à un militant écologique, Benedict Scroope pour monter un dossier contre l’opération Bullet. Mais lorsque Valentin Prince-Avery, le représentant du ministère des Transports est assassiné, tout le monde devient suspect.

Pire : les meurtres s’enchaînent comme les scones à l’heure du thé ! Vendetta d’opposants au projet ? Règlement de comptes local ? Kat Stanford, qui vit dans l’une des vieilles bicoques du domaine, doit absolument découvrir qui est le coupable.

D’autant que les meurtres parviennent bientôt aux oreilles de son ennemie jurée, Trudy Wynne. Cette journaliste de la presse à scandale est bien décidée à se venger de Kat qui lui a « volé » son mari ! C’est une occasion bien trop belle pour la laisser passer…

Un meurtre peut en cacher un autre est le second volume de la série signée Hannah Dennison, Les mystères à Honeychurch. Le premier tome Petits meurtres en héritage m’avait séduite, j’étais donc ravie de découvrir la suite des aventures de Kat et de sa mère Iris, d’autant que ma copinaute Belette était censée être de la partie. Censée car, est-ce la chaleur, le surmenage, une étourderie ? Elle a lu le tome 1 alors que moi je lisais le tome 2.

Anybref, je l’ai dispensée de lire ce second opus car rien ne lui a plu dans Petits meurtres en héritage comme vous pouvez le voir ici.

Pour ma part, j’aime beaucoup les ambiances de campagne anglaise et les cosy misteries comme Agatha Raisin de M.C Beaton ou Les détectives du Yorkshire de Julia Chapman, et j’avoue que cette série, si elle est en deçà des deux autres, ce fut tout de même une sympathique lecture détente !

Comme dans tout bon cosy mistery qui se respecte, Mystères à Honeychurch comporte tous les ingrédients nécessaires à ce genre, à savoir un cadre cosy, une ambiance de campagne anglaise, une bonne enquête, de l’humour, des personnages sympathiques et hauts en couleur, des secrets et des rebondissements savamment distillés.

Le style de Hannah Dennison est agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour britannique bien présent tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments vraiment drôles. Il y a aussi beaucoup de secrets de famille et vous savez comme j’en suis friande.

Les personnages sont très attachants, Kat et sa mère en premier lieu, et j’ai eu plaisir à les suivre tout au long de ce second opus. Néanmoins j’ai trouvé que ce second volume manquait de rythme, l’intrigue est cousue de fil blanc et le coupable n’est vraiment pas difficile à débusquer.

Vous l’aurez compris Un meurtre peut en cacher un autre est une sympathique comédie policière de détente, si vous cherchez un polar avec du rythme, des rebondissements et une intrigue qui tient la route, il ne remplira pas vos attentes, mais pour la plage, il est très chouette.

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture so british !

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Les bijoux de la Comtesse du Barry ont disparu quatre ans plus tôt. Depuis, les cadavres s’amoncèlent. La reine Marie-Antoinette missionne un improbable duo d’enquêteurs, Rose et Léonard, qui ne cessent de se chamailler, pour œuvrer  » en toute discrétion « , de Paris à Versailles !

Versailles, 1770. Les joailliers Boehmer et Bassenge, accompagnés de leur commis Tobias Kettermann, arrivent au château pour présenter à la comtesse du Barry, favorite du roi de France, leurs plus beaux diamants à l’heure même où le duc de Choiseul entre en disgrâce.

La nuit tombe alors que le Trianon s’offre à leur vue, ils sont priés d’attendre Madame du Barry et alors qu’ils sont seuls, ils s’endorment. A leur réveil, les diamants ont disparu !

Quatre ans plus tard, Louis XVI est le nouveau monarque et son épouse, Marie-Antoinette, s’ennuie ferme : les bals et les atours ne suffisent plus à la divertir, elle décide donc de retrouver les diamants qui ont mystérieusement disparus depuis le vol.

Mais impossible pour la reine de France d’enquêter en personne, elle fait donc de Rose Bertin, sa modiste, et de Léonard Antier, son coiffeur, ses espions. A charge pour eux de découvrir le fin mot de l’histoire si ils veulent rester dans ses petits papiers…

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses et en robes à panier ! Je ne pouvais donc tout simplement pas résister à l’envie de découvrir Au service de Marie-Antoinette L’enquête du Barry.

Et j’ai bien fait car cette nouvelle série consacrée à Marie-Antoinette ne fait pas exception à la règle, j’ai adoré cette enquête tout simplement truculente et délicieuse.

Pour imaginer ses personnages, l’auteur a pioché dans l’entourage même de Marie-Antoinette, et en premier lieu sa modiste et son coiffeur qui ont réellement existé. Pour elle, ils ont rivalisé d’imagination et sont restés dans l’histoire de la coiffure et de la mode avec des tenues et des perruques extravagantes et coûteuses !

Leur duo est ici explosif car nos enquêteurs se détestent cordialement et vont sans cesse vouloir se mettre des bâtons dans les roues afin de se damer le pion : Rose est une maniaque de l’organisation, Léonard, un noceur. Ils s’insultent copieusement, se raillent, gaussent de leurs bévues respectives mais ils vont devoir s’entendre pour mener à bien leur mission et retrouver le butin convoité par la reine.

Le duo, particulièrement maladroit, est attachant et on a plaisir à les suivre dans les rues et les tavernes de Paris comme dans le sillage de la reine à Versailles.

L’intrigue policière est bien menée, les suspects et les fausses pistes sont légion, les clins d’œil à l’Histoire de France et les traits d’humour font mouche, les titres des chapitres en sont un bon exemple : cinquante nuances de gras, Crotte de bique et peaux de lapins, double assassinat dans la rue morne ou le bonheur est dans le pré (courrons-y vite), pour ne citer qu’eux.

Comme toujours avec Frédéric Lenormand, cette comédie policière est enlevée, drôle et érudite : une vraie réussite ! J’espère qu’un autre tome arrivera vite car j’ai très envie de retrouver Rose et Léonard dans une nouvelle aventure.

Un grand merci à l’agence Anne et Arnaud et aux éditions La Martinière pour cette lecture pleine de fantaisie, j’ai adoré.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  et du Mois Anglais :

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1919. Louisa Cannon rêve d’échapper à sa vie misérable à Londres, mais surtout à son oncle, un homme dangereux. Par miracle, on lui propose un emploi de domestique au service de la famille Mitford qui vit à Asthall Manor, dans la campagne de l’Oxfordshire. Là, elle devient bonne d’enfants, chaperon et confidente des soeurs Mitford, en particulier de Nancy, l’aînée, une jeune fille pétillante à l’esprit romanesque. Mais voilà qu’un crime odieux est commis : une infirmière, Florence Nightingale Shore, est assassinée en plein jour à bord d’un train. Louisa et Nancy se retrouvent bientôt embarquées dans cette sombre affaire.

1919, Nancy Mitford, l’aînée de la famille, est une jeune femme pétillante de seize ans, pétillante et romanesque. Louisa Cannon, sa domestique et confidente, est arrivée sous peu au service de la famille Mitford.

Mais tout bascule le jour où elles se retrouvent embarquées dans une sombre affaire : le meurtre de l’infirmière Florence Nightingale Shore à bord de l’express de 15h20. Louisa, qui se trouvait à bord de ce train, est descendue juste avant la découverte du corps sans vie de l’infirmière qui venait d’être démobilisée après avoir été basée à Ypres tout au long de la première guerre mondiale.

En descendant du train, la jeune femme, qui fuit son oncle Stephen qui souhaite la prostituer, fait la connaissance du sergent Guy Sullivan de la police ferroviaire. Le jeune homme, réformé, rêve d’intégrer la Met et décide d’enquêter, sur son temps libre, sur ce meurtre, ce qui lui permet de retrouver Louisa…

S’inspirant d’un fait réel, le meurtre de Florence Nightingale Shore encore non élucidé à ce jour, L’assassin du train est un polar historique so british, comme je les aime, se révèle captivant et nous emmène au cœur d’une période que j’affectionne tout particulièrement, les années 20. Avec Louisa Cannon, jeune femme d’origine modeste, on côtoie les quartiers pauvres dont elle est issue et la gentry anglaise puisqu’elle devient le chaperon des sœurs Mitford, qui font partie de la fine fleur de l’aristocratie.

Pour son premier roman, Jessica Fellowes, auteure et journaliste, mieux connue pour sa carrière de conférencière internationale qui a accompagné la série Downton Abbey, créée par son oncle Julian Fellowes, nous propose d’enquêter aux côtés des sœurs Mitford, une fratrie qu’elle connaît bien puisqu’elle vit dans l’Oxfordshire, non loin d’Asthall Manor, la maison des soeurs Mitford.

Nancy, Pamela, Diana, Unity, Jessica et Deborah ont réellement existé, elles étaient les filles de David Freeman-Mitford, deuxième Lord Redesdale suite au décès de son frère aîné pendant le premier conflit mondial.

Elles vont toutes faire parler d’elle : Nancy pour ses romans, Pamela pour la défense de la cause animale, Diana par son mariage avec Sir Oswald Mosley, militant fasciste britannique, Unity, pour son admiration envers Adolf Hitler, Jessica pour son engagement communiste. Deborah, la petite dernière, aura une vie nettement plus rangée que ses aînées.

Jessica Fellowes nous propose ici une intrigue policière habilement construite, dont j’avais certes deviné le dénouement, ce qui ne m’a empêché de prendre beaucoup de plaisir à ma lecture.

Car dans un polar historique, ce que je recherche au-delà de l’enquête en elle-même bien ficelée, c’est l’atmosphère dans laquelle l’auteur me plonge, et Jessica Fellowes coche haut la main les deux cases, le second tome va donc rejoindre ma PAL très prochainement tant j’ai envie de retrouver Louisa et les sœurs Mitford.

Dans ce premier tome, on fait surtout la connaissance de Nancy, la fille aînée, particulièrement mise en lumière. La future romancière est alors une jeune aristocrate effrontée, à la langue acérée, bien décidée à trouver l’assassin du train avec la complicité de Louisa.

Ici point de rythme effréné et de révélations en cascade bien qu’il y ait des fausses pistes et du suspens, mais un roman d’ambiance avec une bonne dose d’humour et de causticité, comme savent si bien le faire les anglais, dans la droite lignée d’Agatha Christie.

L’enquête est intéressante et prenante, les personnages principaux sont attachants et on a plaisir à les suivre dans leurs investigations.

L’autrice aborde également des thématiques intéressantes en plantant son histoire au sortir de la première guerre mondiale : la démobilisation, le retour à la vie normale pour les combattants, le syndrome post-traumatique mais aussi la culpabilité de ceux qui ont été réformés.

Un premier opus divertissant, documenté et bien ficelé que je vous conseille si vous êtes adeptes du genre.

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Dans l’Orient-Express bloqué par la neige, le fameux détective Hercule Poirot mène l’enquête. Puisque le criminel ne peut être que dans le wagon, il lui faut examiner tous les éléments: les douze voyageurs de nationalités différentes, les douze coups de poignard, et les alibis de chacun…

Hercule Poirot est en mission à Istanbul lorsqu’une urgence demande son retour à Londres et il prend place dans l’Orient Express, anormalement plein en cette période de l’année. Heureusement, il est ami avec l’un des directeurs de la compagnie qui lui obtient une couchette.

Durant le voyage, il est approché par Samuel Ratchett, un riche américain, qui lui demande sa protection pour 10 000 dollars. Ce dernier craint pour sa vie mais Poirot refuse poliment, il n’aime pas l’individu.

Pendant la nuit, Poirot est réveillé par du bruit dans la cabine d’à côté, celle de Ratchett et c’est la stupéfaction lorsque le lendemain matin, le corps de son voisin est retrouvé, lardé de 12 coups de poignard.
Poirot s’interroge sur cet étrange meurtre où tous les indices partent dans des directions opposées. Autour de ce cadavres trop de suspects, trop d’alibis…

Mois après mois, je continue mon exploration de l’œuvre de la reine du crime et ce mois-ci c’est l’un de ses titres les plus célèbres, plusieurs fois adaptés : Le crime de l’Orient-Express.

Je ne vais pas vous mentir, ce roman est un chef d’oeuvre du genre, avec un dénouement quasi impossible à deviner et qui vous laisse pantois lorsque vous découvrez le pot aux roses !

Et même lorsque l’on connaît par cœur l’histoire, ce qui était mon cas ayant déjà lu ce roman il y a de nombreuses années et vu toutes les adaptations télévisuelles ou cinématographiques qu’il existe, elle reste néanmoins très agréable à lire.

Avec Le crime de l’Orient-Express, Agatha Christie nous mène, comme d’habitude, par le bout du nez avec cette histoire finement tricotée et une kyrielle de coupables possibles. En effet, chacun des protagonistes a un mobile plausible, qui fait de lui un suspect hautement crédible et bien sûr on tombe dans le piège à chaque fois !

Notre détective préféré va mener son enquête assisté par son ami M. Bouc et par le docteur Constantine qui voyagent eux aussi dans ce luxueux train qui va de Constantine à Calais.

Dans cet Orient-Express bloqué par la neige, notre Hercule va avoir tout le loisir de mettre sur le grill les suspects à plusieurs reprises jusqu’au dénouement final où il réunit l’ensemble des protagonistes pour leur livrer le fruit de ses petites cellules grises.

Dans ce roman, il y a tout ce que j’aime chez la reine du crime : l’atmosphère délicieusement anglaise, l’humour, une intrigue policière de haute volée, un suspens mené jusqu’au bout, un détective brillant qui passe au crible tous les suspects pour nous livrer le coupable sur un plateau, avant de retourner dans son appartement londonien.

Une excellente lecture qui frôle le coup de coeur et que je vous recommande chaudement. Belette a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecœur que l’inspecteur accepte d’aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières retrouvés le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais les ours crochètent-ils les portes ? Flanqué de l’inspecteur Apputiku, Qaanaaq va mener l’enquête. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines

Qaanaaq Adriensen est un danois de cœur, adopté à l’âge de trois ans par celle qui va devenir la chef incontestable de la police de la reine Margrethe II et son mari, un auteur de polars à succès, à l’égo surdimensionné.

Depuis son adoption, il n’avait jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland, ne parle pas le groenlandais et ignore tous des us et des coutumes de ses habitants.

C’est pour une enquête qu’il débarque à Nuuk car la police locale semble débordée par une série de meurtres sur une plateforme pétrolière. Les quatre hommes, tous ressortissants étrangers, ont été affreusement mutilés, et les blessures infligées ressemblent à celles dont sont coutumiers les ours polaires lorsqu’ils attaquent leurs proies.

Bien malmené par la chef de la police et secondé par l’inspecteur Apputiku, Qaanaaq va devoir vite s’acclimater et se faire accepter pour venir à bout de son enquête…

Qaanaaq attendait bien sagement dans ma PAL depuis sa parution il y a un an déjà et comme j’avais adoré Yeruldelgger qui a pour cadre la rude Mongolie, je m’attendais à me régaler tout autant avec cet enquêteur groenlandais, il n’en fut malheureusement rien.

Si il était beaucoup question de corruption et de politique chez Ian Manook, deux sujets qui ne me passionnent guère et que je ne recherche pas dans mes lectures, l’enquête était pleine de rebondissements et allait à fond la caisse.

Avec Qaanaaq, l’histoire s’étire en longueurs et ne se révèle guère palpitante, en tout cas pour moi, je me suis beaucoup ennuyée pendant cette lecture et pour tout vous dire, je l’aurai probablement abandonné si je ne l’avais pas lu avec ma Belette, qui elle, était enthousiaste !

J’ai trouvé l’enquête moyennement intéressante et le dénouement décevant, au point de me dire en refermant ce thriller : tout ça pour ça !!

Je ne vais pas pour autant vous dire que ce thriller est mauvais ou mal écrit mais il ne correspond pas à mes attentes. Le duo Qaanaaq / Apputiku fonctionne bien même si les personnages manquent de profondeur et j’ai apprécié découvrir ce territoire dont je ne savais rien : plateformes pétrolières, magouilles politiques, velléités autonomistes, Mo Malo ne nous épargne rien et ratisse plutôt large pour intéresser son lectorat.

Il n’oublie pas non plus de nous dévoiler le passé récent du Groenland, territoire toujours rattaché en partie au royaume de Danemark, qui fut l’un des postes avancés des Etats-Unis lors de la guerre froide avec l’URSS.

Les amoureux des récits de nature writing, dont je ne fais pas partie, seront aux anges à cheminer en traîneaux sur ces territoires vierges, à découvrir les paysages glacés.

Pour ma part, j’en resterai là avec Mo Malo dont la plume n’a pas su me séduire et avec son héros venu du froid, pas assez crédible à mon goût. Filez chez Belette qui, elle, a bien apprécié sa lecture.

Un grand merci aux éditions La Martinière pour cette découverte !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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10 octobre, 10 heures. Un immeuble explose en plein centre de Chicago, faisant 513 morts et bouleversant le quotidien de milliers de personnes. 
Parmi elles, deux femmes dont la vie bascule, deux amies aux destins contraires : tandis que Cecily, dont l’image de la silhouette au milieu des décombres a fait le tour du monde, entre en pleine lumière, Kaitlyn profite de la confusion pour disparaître et refaire sa vie, sans laisser de traces. 
Un an plus tard, à l’heure des commémorations, la ville panse ses plaies. Cecily, loin d’être la veuve idéale que les médias voient en elle, se bat pour faire son deuil et s’autoriser à vivre de nouveau. Kaitlyn, quant à elle, voit surgir de son passé une femme qui prétend être sa fille cachée. Pour protéger sa famille, elle n’a pas d’autre choix que de sortir de l’ombre au risque d’exposer au grand jour les secrets qu’elle avait emportés dans sa fuite.

Chicago, 10 octobre, 10 heures. Cecily est comme toujours en retard lorsqu’elle arrive devant l’immeuble où travaille son mari avec qui elle a rendez-vous. Mais ce qu’elle découvre dépasse l’entendement : l’immeuble a été éventré par une explosion et c’est alors qu’elle est en pleine sidération, qu’elle est prise en photo.

Cette image va faire le tour des médias et celui du monde, faisant de Cecily la veuve emblématique, l’effigie du triple 10. Un rôle qu’elle a beaucoup de mal à endosser, ployant sous la culpabilité.

Un an plus tard, Teo, un réalisateur et auteur du cliché faisant de Cecily une célébrité, tourne un documentaire sur les familles endeuillées par le 10 octobre. Cecily est en première ligne ainsi que Franny Maycombe, la fille cachée de Kate, la meilleure amie de Cecily, décédée dans la catastrophe.

Pendant ce temps-là à Montréal, Kaitlyn, tente de poursuivre sa vie. Elle a profité du drame pour prendre le large, abandonnant son mari et ses deux filles, persuadés qu’elle fait partie des victimes dont on n’a pas retrouvé le corps…

Les liens du mensonge est le premier roman de Catherine McKenzie, avocate de formation, à paraître en France mais gageons que si ce titre est un succès, ses autres thrillers parviendront jusqu’à nous puisqu’elle n’en est pas à son coup d’essai !

Dans cette histoire ô combien addictive, on suit alternativement Cecily à Chicago et Kaitlyn à Montréal. Les deux héroïnes ont bien des choses à cacher et n’hésitent pas à recourir aux mensonges pour cacher leurs petits et grands secrets.

Le récit démarre sur les chapeaux de roues avec Cecily qui fait face à l’explosion de l’immeuble puis très vite, l’autrice nous projette un an plus tard, lors de la commémoration de la catastrophe.

Mais elle nous ramène aussi régulièrement un an auparavant, à l’aide de flash-back qui nous donnent des informations sur nos héroïnes et la vie qu’elles menaient avant la catastrophe.

Dans ce roman à suspens psychologique, Catherine McKenzie a très bien su tirer son épingle du jeu pour nous proposer une intrigue riche en dissimulations et en rebondissements en tous genres. Peu à peu, elle nous livre des indices qui nous mènent à deviner plus ou moins ce qu’il en est, si on est attentive car certains sont ténus.

Tout au long du roman, on a l’impression de soulever des poupées russes, chacune renfermant un secret ou un mensonge. Les révélations montent crescendo et la plus étonnante reste la dernière, qui m’a bien surprise je l’avoue.

Certains rebondissement sont prévisibles, d’autres très bien fichus au point qu’il est souvent difficile de démêler le vrai du faux, le final est réussi, ce qui n’est pas toujours le cas, même si il est un peu précipité !

Le style de Catherine McKenzie est fluide, les chapitres sont courts, le récit est rythmé, c’est un véritable page turner bien difficile à reposer tant on a envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Pour finir, si vous aimez les thrillers psychologiques, je ne peux que vous recommander Les liens du mensonge, vous devriez y trouver votre compte.

Un grand merci à babelio et aux éditions Michel Lafon pour cette lecture addictive, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé.
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13 mai 2010. Le corps de Jérôme Morval est découvert par un promeneur. La victime, ophtalmologiste de renom, a eu le crâne défoncé avant d’être noyé dans l’Ept.

L’enquête est confiée aux inspecteurs Sylvio Benavides et et Laurenç Sérénac qui découvrent que Morval voulait acquérir un Nymphéas et qu’il collectionnait les conquêtes, au vu et au su de son épouse.

Lors de leurs investigations pour retrouver les maitresses de Morval, Sérénac tombe sous le charme de Stéphanie Dupain, la seule institutrice de Giverny et en vient immédiatement à soupçonner son mari d’avoir voulu éliminer son rival.

Pendant ce temps là Fanette Morelle, onze ans, ne vit que pour la peinture, encouragé par James, un vieux peintre américain et son camarade Paul dont elle est amoureuse.

Nymphéas noirs est ma septième incursion dans l’univers de Michel Bussi, après Un avion sans elle, Maman a tort, Le temps est assassin, Sang famille,Ne lâche pas ma main et J’ai dû rêver trop fort. Après le Jura, Le Havre, la Corse, Mornesey, l’île de La Réunion, Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta, place à Giverny pour cette nouvelle intrigue qui fait la part belle à la peinture impressionniste.

Vous le savez sans doute si vous me suivez régulièrement, l’impressionnisme est mon courant pictural de prédilection et Claude Monet, mon peintre préféré. J’ai eu l’occasion de visiter le village de Giverny ainsi que la maison et les jardins de cet immense artiste, autant vous dire que je m’attendais à apprécier cette lecture et que vous dire d’autre à part que je l’ai adoré ?

Michel Bussi nous propose avec ce titre un roman policier aussi bien documenté qu’efficace. L’intrigue pleine de rebondissements et de mystère est bien rythmée, impossible de s’ennuyer de la première à la dernière page, et surtout très bien développée. J’ai vraiment été épatée par la qualité de cette enquête, bluffée par la virtuosité de l’auteur à nous mener par le bout du nez.

Michel Bussi donne le ton dès le prologue, à la manière d’un conte, de ce qu’il va se passer et pourtant je n’ai rien vu venir ! J’ai pourtant bati des scénarios au fil de ma lecture, passé au crible les événements, je me suis fait avoir comme une bleue et j’ai adoré ça !

Michel Bussi nous fait voyager tout au long du récit et comme toujours, il nous décrit avec tant de précision et de réalisme Giverny qu’on pourrait s’y croire, c’est l’une des forces de cet auteur qui utilise à merveille son métier de professeur de géographie pour nous décrire les lieux qui servent de toiles de fond à ses intrigues, c’est l’une des choses qui me plaisent le plus chez lui.

J’ai aussi beaucoup aimé les personnages, notamment le duo d’inspecteurs diamétralement différents mais efficaces. J’ai tout autant apprécié d’en apprendre davantage sur Monet et son attachement à Giverny.

Une fois encore je n’ai pas été déçue par Michel Bussi et je vous recommande chaudement Nymphéas noirs si vous souhaitez le découvrir.

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

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