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Archive for the ‘Romans policiers et thrillers’ Category

Lu dans le cadre du Mois anglais

et du challenge 1 pavé par mois :

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Andrew Taylor est l’auteur de nombreux romans historiques et de thrillers best-sellers, traduits dans une quintaine de langues. Il a remporté plusieurs prestigieux prix littéraires pour l’ensemble de son oeuvre.

Août 1778, à New York, Edward Savill vient de débarquer en Amérique à bord de l’Earl of Sandwich où il a fait la connaissance de Noak, un américain de retour au pays. Le jour même de son arrivée, Roger Pickett, un gentilhomme, est poignardé en pleine rue.

La victime est un officier amateur de jeux de hasard. Dans une ville en construction, melting-pot de soldats, de traîtres et de rebelles, la justice est sommaire et expéditive. Un vagabond, esclave en fuite, est donc arrêté et pendu.

Mais l’homme de loi Edward Savill, trouve que les choses sont allées bien vite en besogne. Il s’interroge sur les liens entre la victime, et ses hôtes, le vieux Juge Wintour, sa femme malade et leur énigmatique belle-fille, Bella. Ce que cette famille a perdu en richesse, elle semble l’avoir gagné en secrets.

Dans cette nouvelle Amérique sur fond de guerre d’indépendance, tout s’achète et tout se vend. Même l’honneur et la respectabilité…

Avec Un parfum de mort, Andrew Taylor nous plonge au coeur de la grosse pomme pendant la guerre d’indépendance américaine. Voilà un thriller historique comme je les aime avec un contexte historique fouillé et bien documenté, une intrigue bien ficelée, des secrets en veux-tu en voilà et des personnages bien dessinés.

Pendant un peu plus de quatre cents pages, l’auteur déroule son histoire que j’ai trouvé passionnante de bout en bout. Comme je connais mal le contexte historique que l’on voit rarement en littérature, j’ai adoré me plonger dans ce New-York en construction en ébullition et apprendre des choses sur cette guerre d’indépendance sur laquelle, j’avoue, je ne me suis jamais penchée !

L’écriture fluide de l’auteur, les chapitres courts, les rebondissements, le suspens savamment dosé, les personnages bien construits et attachants m’ont permis d’avaler ce pavé en deux petits jours tant j’ai été happée par cette histoire dont je suis arrivée au point final au regret tant j’étais bien dans ma lecture.

Au-delà de l’enquête proprement dite sur l’assassinat de Roger Pickett, l’auteur nous montre la réalité de la guerre : on voit notre héros, l’anglais et homme de loi, Edward Savill, évoluer dans la bonne société new-yorkaise, bien secouée par la guerre. Lui, homme droit et honnête, va être confronté à la vénalité des individus, leurs faiblesses, leurs secrets.

Ces hommes et ces femmes, loyaux au roi George III ont perdu beaucoup de leur lustre à cause des évènements, ils ont vu leurs terres prises, leurs maisons brûlées, et parfois ont assisté, impuissants, à l’assassinat de leurs proches par des partisans de l’indépendance.

Andrew Taylor revient également sur les esclaves, ceux bien traités par leurs maitres et policés mais aussi ceux qui subissent les pires avanies, soumis au bon vouloir de leur maitre. Cette thématique est là aussi bien traitée même si elle n’est pas au premier plan mais elle a toute son importance dans l’intrigue.

Si comme moi, vous aimez les thrillers historiques, je ne peux que vous conseiller ce roman lauréat du prestigieux prix Ellis Peters ! Belette qui m’a accompagnée dans cette lecture est moins enthousiaste que moi, son avis ici !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années trente à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, dans le pays de Galles. Elle est née en Angleterre et partage aujourd’hui son temps entre la Californie du Nord et l’Arizona.

Londres, août 1932. Les affaires de Georgie sont loin d’être au beau fixe : elle est toujours fauchée comme les blés !

Afin de se faire un peu d’argent, elle a alors l’idée du siècle (selon elle) : tenir compagnie à des gentlemen de passage dans la capitale. Elle passe une petite annonce dans la presse pour annoncer la création de son agence d’escorts qui permettra aux célibataires de passer leur soirée en compagnie d’une jeune fille de la bonne société pour voir une pièce de théâtre, déguster un bon dîner, découvrir Londres…

Sauf que son premier client attend visiblement une conclusion bien différente à cette soirée… Heureusement pour elle Darcy O’Mara arrive à temps pour la sortir du guêpier dans lequelle elle s’était fourrée.

Pour éviter un scandale, Georgie est renvoyée fissa en Écosse. Mais il ne s’agit pas seulement d’une punition. En effet, Scotland Yard lui confie une tâche de la plus haute importance : surveiller la partie de chasse royale qui se tient au château de Balmoral.

Depuis quelques temps, des accidents sans gravité, arrivent aux héritiers du trône britannique, et qui d’autre que Georgie, avec son flair légendaire, pourrait démasquer le coupable ?

Son espionne royale et la partie de chasse est le troisième tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques, les années 20/30 et les cosy mistery, autant vous dire qu’une série qui réunit ces trois éléments ne peut que me séduire !

Si j’avais beaucoup aimé Son espionne royale mène l’enquête et un tout petit peu mois goûté Son espionne royale et le mystère bavarois, ce nouvel opus a comblé mes attentes et confirmé tout le bien que je pense de cette série dont les tomes 4 et 5 vont paraître en juillet, j’ai déjà hâte de les lire.

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille et Darcy O’Mara, homme charismatique et mystérieux qui fait battre le coeur de notre héroïne.

Comme dans le premier opus, l’autrice prend son temps pour planter son intrigue et l’enquête policière démarre véritablement à la moitié du récit, ce qui ne m’a pas dérangé le moins du monde mais vous voilà prévenu(e)s.

J’ai adoré l’ambiance de ce roman dans laquelle je me suis sentie tellement bien et que j’ai quitté à regret, la plume de Rhys Bowen est fluide et enlevée, la galerie de personnages qu’elle nous propose est bien intéressante, et l’autrice mêle habilement personnages réels et fictifs, notamment les membres de la famille royale.

Le décor est également bien planté : l’intrigue se passe très majoritairement sur les terres des Rannoch, tout près du château de Balmoral où leurs majestés Georges V, son épouse Mary, leurs fils et leurs petites-filles Elizabeth et Margaret passent l’été et franchement on s’y croirait !

L’intrigue policière est bien ficelée avec des rebondissements et des fausses pistes et j’avoue que pour une fois l’autrice m’a bien eue : je n’ai pas été capable de trouver le coupable, et j’ai beaucoup apprécié m’être fait menée par le bout du nez.

Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette série ce sont les personnages féminins qui ont des caractères bien trempés : ce sont des femmes fortes, intelligentes et indépendantes, qui savent mener leur barque !

Si vous aimez les ambiances so british, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire, c’est une série que je vous recommande !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Mick Finlay est né à Glasgow et a grandi au Canada et en Angleterre. Il enseigne la psychologie et a publié des travaux sur la persuasion et la violence politiques, sur la communication verbale et non-verbale, et sur le handicap.

1895, Londres a peur. Un tueur terrorise la ville et l’ombre de Jack l’éventreur plane encore sur les quartiers misérables de la ville. Les pauvres ont faim, les criminels prennent le contrôle des rues et la police, débordée, arrive à un point de rupture.

Tandis que les bourgeois se tournent vers Sherlock Holmes pour qu’il résolve leurs problèmes, dans les quartiers surpeuplés du sud de Londres, les gens s’en remettent à un homme qui méprise Holmes, sa clientèle fortunée et ses méthodes de travail voyeuristes.

Cet homme, c’est Arrowood, un psychologue autodidacte, ivrogne occasionnel et détective privé quelque peu à la dérive depuis que quatre ans auparavant, il a causé la mort d’un homme en pourchassant Mr Cream, le malfrat le plus redouté de la ville.

Quand Thierry, un boulanger français disparaît mystérieusement et que la meilleure piste d’Arrowood est poignardée sous yeux, le détective et son comparse Barnett doivent faire face à leur plus rude défi : capturer Mr Cream afin de mettre fin à son règne…

Vous connaissez mon goût pour les polars historiques, spécialement ceux qui ont pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victoria, Arrowood, ne pouvait donc qu’atterrir dans ma PAL et une fois n’est pas coutume, aussitôt acheté, aussitôt lu !

Ce premier tome signé Mick Finley met donc en scène un duo de héros, Arrowood et Barnett en opposition totale, comme dans un jeu de miroirs, avec un duo célèbre de la littérature policière : Sherlock et Watson.

Arrowood est un détective privé, capable comme Sherlock, de lire dans l’âme humaine. Mais ce Sherlock porté aux nues par la presse et les autorités, Arrowood l’a en horreur, terriblement jaloux des succès du plus grand détective de Londres.

Les clients ne se bousculent pas à la porte d’Arrowood et il passe plus de temps au pub qu’à enquêter, l’argent se fait rare et cette nouvelle enquête tombe à pic !

Comme tout premier opus, celui-ci sert à planter le décor, à nous familiariser avec ses héros qui ne sont pas spécialement attachants, à l’exception du jeune Neddy, car ils sont stéréotypés et manquent d’épaisseur : on ne connait pas bien leur passé, comment ils en sont venus à collaborer ensemble… mais j’ai tout de même pris plaisir à mettre mes pas dans les leurs afin d’enquêter sur la disparition du mitron français et sur l’assassinat de sa fiancée.

L’enquête est bien ficelée, truffée de fausses pistes et l’auteur aborde des thématiques très intéressantes comme l’indépendance irlandaise, la pauvreté, la police, Scotland Yard, la corruption, le trafic d’armes…

Une histoire qui ne révolutionne pas le genre mais bien agréable à lire, aucune longueur et une bonne dose d’action, des dialogues vivants et au final, une bien sympathique lecture.

Malgré ces bémols, je suis très curieuse de retrouver Arrowood et Barnett, je lirai la suite c’est certain !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Frédéric Lenormand est spécialiste du polar historique avec carrosses et robes à panier.
Quand il ajoute une pointe d’ironie philosophique, cela donne la série « Voltaire mène l’enquête ». Quand il s’intéresse aux palanquins et au thé vert, cela donne les Nouvelles Enquêtes du juge Ti.

Il a reçu le Prix Arsène Lupin du roman policier, le Prix de Montmorillon du roman historique et le Prix Historia du polar historique.

1726. Voltaire a traversé la Manche après un nouveau séjour à la Bastille à cause d’une fâcheuse histoire de coups de bâton assénés sur sa perruque à bouclettes.

Miracle ! Il découvre à Londres une société idéale fondée sur le droit, sur le respect des concitoyens et des libertés publiques !

Hélas, comme aucun bonheur parfait ne saurait durer longtemps, les cadavres ne tardent pas à tomber autour de ses dentelles. Contraint à remonter ses finances, il accepte une place de conseiller auprès d’un policier britannique.

Le voilà en visite dans tous les endroits louches de la capitale, dans les ruelles mal famées, dans les coffee-houses, dans les clubs les plus sélects, dans les manoirs des duchesses, dans les théâtres où Macbeth succède à Hamlet, plus déterminé que jamais à faire la lumière sur les turpitudes de son siècle, qu’elles soient saupoudrées d’arsenic ou nappées de sauce à la menthe.

Avec Meurtre à l’anglaise, Frédéric Lenormand poursuit les aventures policières de son célèbre détective en perruque poudrée, digne prédécesseur d’Hercule Poirot. Un vrai plaisir que de retrouver cette série dont j’ai déjà lus les cinq premiers opus : La baronne meurt à cinq heures, Meurtre dans le boudoir, Le diable s’habille en Voltaire, Crimes et condiments et docteur Voltaire et mister Hyde.

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’adore les comédies policières de Frédéric Lenormand, grand spécialiste des enquêtes en carrosses, en perruques poudrées et en robes à panier !

Si je préfère la série Au service secret de Marie-Antoine, j’aime beaucoup aussi celle consacrée à Voltaire, qui ne brille certes pas par la complexité de ses intrigues policières mais pour moi l’important est ailleurs elle me permet de replonger dans la période historique que je préfère, le 18è siècle, de cheminer avec Voltaire, l’une des figures phares de cette époque, que Frédéric Lenormand nous montre comme un farfadet sautillant, croulant sous le ridicule.

Vous le savez déjà si vous me lisez régulièrement, cette série est pour moi une récréation, un petit bonbon que je déguste à chaque fois de la première à la dernière ligne.

Dans cette novella, on savoure l’humour so british, les jeux de mots, les références littéraires, historiques et philosophiques qui parsèment comme toujours un récit virevoltant.

Frédéric Lenormand connaît bien son Voltaire et s’appuie sur le réel exil du philosophe en Angleterre pour bâtir son intrigue où l’on voit les différences de mœurs entre la France de Louis XV et l’Angleterre de George Ier.

Voilà notre philosophe arnaqué par son éditeur, obligé de vendre lui-même son Henriade aux nobles anglais ! Pendant son séjour, il découvrira Shakespeare, assistera aux funérailles de Newton et deviendra même consultant pour la police, un comble pour Voltaire qui d’habitude, la fuit comme la peste !

Et l’intrigue policière dans tout ça ? Elle sert surtout de prétexte comme je le disais plus haut, mais elle est agréable à suivre et franchement j’ai beaucoup ri tout au long du récit.

C’est une série que j’adore, à la fois drôle, brillamment écrite et bien documentée, Lenormand connaît son Voltaire par cœur et c’est vraiment jubilatoire à lire. Si vous aimez les comédies policières, je ne peux que vous recommander Voltaire enquête !

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Lu dans le cadre du Mois anglais

Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton, après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir un auteur à succès figurant en 2011 et 2012 en troisième position des auteurs les plus lus de Grande-Bretagne. Elle est notamment l’auteure de deux séries de romans policiers best-seller, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin.

Qui a dit que l’amour c’était le paradis ? Plutôt l’enfer, même pavé de bonnes intentions !

À peine mariés, Agatha et James Lacey font cottage à part et s’accusent mutuellement d’infidélités. Agatha est très déçue car elle rêvait de se marier avec James depuis plusieurs années et il ne lui montre aucune affection et l’accable plutôt de reproches.

Mais Agatha est bien décidée à sauver son mariage jusqu’à ce que James disparaisse pour de bon, laissant derrière lui sa maison saccagée…

Avant de disparaître, a-t-il tué Melissa Shepard, sa maitresse, retrouvée raide morte à son domicile par Agatha ?

Les soupçons de la police se portent aussitôt sur l’épouse du disparu et rivale de la défunte : Agatha of course.

Décidée à se défendre et à remettre la main sur son mari, notre détective part à sa recherche, à ses risques et périls, avec son ex amant Sir Charles…

Après avoir aimé avec plus ou moins de bonheur les dix premiers tomes de la série, je l’avais mise en pause il y a deux ans déjà, j’ai donc été ravie de retrouver Agatha et Carsely avec L’enfer de l’amour.

Notre quinquagénaire broie, une fois de plus, du noir suite à son mariage avec son cher et tendre James car cette union tant attendue se révèle décevante, au grand dam d’Agatha qui avait été prévenue par ses amis qu’elle faisait une erreur en convolant.

M.C. Beaton nous mitonne une fois de plus un roman distrayant, qui se dévore, avec une enquête intéressante même si elle ressemble un peu trop aux précédentes, multipliant les fausses pistes et les coupables possibles.

L’auteure nous propose comme toujours un roman plein d’humour avec le couple James / Agatha au cœur de l’intrigue. J’aimerai tellement que notre héroïne tourne la page et laisse tomber James tant je n’aime pas ce personnage qui la rend si malheureuse.

Je lui préfère sir Charles dont j’aime beaucoup le cynisme et le pragmatisme qui me font rire et je trouve que le duo d’enquêteurs qu’il forme avec Agatha fonctionne très bien, j’espère que les prochains tomes seront à l’avenant et que l’on ne reverra plus James.

Dans ce nouvel opus, j’ai retrouvé tout ce qui fait le sel de cette série que j’adore : l’humour so british qui fait toujours mouche, notre Agatha qui continue ses frasques pour notre plus grand plaisir et l’atmosphère de campagne anglaise toujours aussi sympathique, entre virées au pub, tea time et commérages en tous genres.

Si j’ai passé un bon moment avec ce roman, je dois bien admettre que c’est loin d’être le meilleur de la série, l’intrigue policière est bien menée mais sans réelle surprise et j’aurai préféré une histoire pleine d’entrain et de pep’s au lieu de suivre une Agatha une fois de plus bien déprimée par son histoire avec James qui prend l’eau.

J’espère que le tome 12 permettra à notre héroïne de rebondir et qu’elle formera de nouveau un duo de choc avec Charles.

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Lu dans le cadre des 12 pavés que j’aimerai sortir de ma pal et du challenge 1 pavé par mois :

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Jean-Luc Bannalec est le pseudonyme d’un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud. Après Un été à Pont‑Aven (2014), il écrit la suite des aventures du commissaire Dupin dans Étrange printemps aux Glénan (2015), Les Marais sanglants de Guérande (2016) puis L’Inconnu de Port Bélon (2017) et Péril en mer d’Iroise (2018). Tous ses romans ont été publiés aux Presses de la Cité et repris chez Pocket. En 2019 paraît Les Disparus de Trégastel, chez le même éditeur.

Trois cadavres en trois lieux différents et le commissaire Dupin est sur le pont ! Le premier corps est retrouvé au petit matin dans un local de la criée de Douarnenez. La victime, Céline Kerkrom, est une pêcheuse professionnelle, venue vendre le produit de sa pêche.

Sur l’île de Sein, Laëtitia Darot, une jeune chercheuse spécialiste des dauphins gît dans le cimetière dit  » des cholériques  » et était amie avec la première victime.

Le troisième cadavre, enfin, sur la presqu’île de Crozon, est celui de Lapointe, un professeur de biologie à la retraite, passionné d’histoire.

Le commissaire Dupin mène l’enquête et apprend bientôt qu’une volumineuse croix en or pur (relique de la cité d’Ys ?), aurait soulevé bien des convoitises, poussant les protagonistes à s’espionner.

Ces trois meurtres sont liés, cela ne fait aucun doute, d’autant que les trois victimes se connaissaient… Mais qui pourrait être le coupable parmi les travailleurs de la mer ? Et quel est son mobile ?

Il y a maintenant trois ans que Péril en mer d’Iroise attendait dans ma pal et je suis bien en peine de vous dire pourquoi tant j’adore cette série policière qui a pour cadre la Bretagne sud, ma région.

Depuis Un été à Pont-Aven, je retrouve avec grand plaisir le commissaire Dupin, sa secrétaire Nolwenn et ses adjoints Le Ber et Labat qui enquêtent dans des lieux emblématiques de la Bretagne.

Et à chaque fois : Étrange printemps aux Glénan, Les marais sanglants de Guérande et L’inconnu de Port Bélon, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les enquêtes de ce policier parisien exilé en Bretagne, accro à la caféine et à l’entrecôte frites.

Ce cinquième volume ne fait pas exception à la règle et offre une immersion agitée en mer d’Iroise pour le commissaire Dupin, qui, de Douarnenez, à la découverte de l’histoire de la cité sardinière, jusqu’à l’île de Sein, mène l’enquête.

Cette série policière classique ne brille pas par un suspens de fou qui mettrait vos nerfs en pelote, mais l’éditeur allemand Jörg Bong qui a pris pour nom de plume Jean Luc Bannalec, se révèle être un formidable conteur de la Bretagne et il a l’art de nous tricoter des intrigues policières qui tiennent la route et rien que pour ça, ils valent la peine d’être lus.

Lire une enquête du commissaire Dupin, c’est avant tout lire la Bretagne, Bannalec n’a pas son pareil pour raconter la Bretagne et ses légendes ainsi que ses spécialités gastronomiques, Dupin est un épicurien et un fin gourmet dans l’âme, pour moi c’est à chaque fois un réel bonheur de mettre mes pas dans ceux de ce commissaire breton d’adoption (comme moi) et de respirer l’iode à pleins poumons au fil du récit.

Comme je le disais plus haut, c’est un polar classique, l’important est ailleurs, dans l’atmosphère, dans la galerie de personnages, dans les dialogues toujours savoureux avec une pointe d’humour bien dosée. On ne s’ennuie jamais avec Dupin et au contraire ses intrigues se révèlent plutôt passionnantes.

L’auteur se documente très bien sur chaque coin de Bretagne qui sert de décor à l’enquête et nous fait pénétrer ici dans l’île de Sein (qui voit Sein voit sa fin !), ses ruelles, ses maisons, son phare et ses musées et nous entraîne sur le sillage de la fameuse légende d’Ys, cité engloutie.

Au-delà de cette thématique légendaire, Jean-Luc Bannalec met aussi sur la table des thématiques très actuelles comme la contrebande d’alcool et de cigarettes, les quotas de pêche, la pêche d’espèces interdites, les fonds marins en péril, l’identité bretonne, la quête d’un trésor perdu, tous ces thèmes sont au cœur de cette cinquième enquête de Dupin.

L’intrigue policière est comme toujours de qualité, elle se révèle efficace et prenante de bout en bout et je ne peux que vous conseiller cette série si vous aimez les policiers classiques et la Bretagne, précipitez-vous sur les enquêtes du commissaire Georges Dupin !

Merci à Marie-Jeanne et aux Presses de la Cité pour cette carte postale de la Bretagne tellement agréable, j’ai adoré une fois de plus.

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J.M. Erre vit à Montpellier et enseigne le français dans un lycée à Sète. Prenez soin du chien est son premier roman.

Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons pour la presse et la radio, vient d’aménager au 5, rue de la Doulce-Belette. Pile en face de chez lui, au 6 de la rue Doulce-Belette, Eugène Fluche, artiste peintre sur coquilles d’œuf, collé à sa fenêtre, l’observe à longueur de journée.

Exaspéré, Max se met à espionner les moindres gestes d’Eugène et consigne le tout dans son journal intime. Pour entretenir ce climat de méfiance, il y a les concierges Mesdames Ladoux et Polenta, et les locataires : Madame Brichon, un cinéaste fou, Monsieur Zamora, un auteur de romans érotiques, Lazare Montagnac, un chien, Hector, Madame Poussin la femme de ménage, et d’autres personnages pas piqués des hannetons…

La méfiance règne et quand un cadavre est découvert, c’est une véritable psychose qui s’empare de Max et Eugène d’autant que le commissaire Taneuse, un drôle de zigue, est dépêché sur les lieux et semble les soupçonner.

Mais qui se cache derrière cette affaire ? Et surtout, à qui profite le crime ?

Il y a quelques années, j’avais découvert J.M. Erre avec Le mystère Sherlock qui m’avait beaucoup plu, je m’étais donc procuré Prenez soin du chien dans la foulée où il est donc resté près de quatre ans dans ma pile à lire avant que je ne l’en sorte.

Autant que je vous prévienne d’emblée : ce roman est un livre singulier de par sa structure, ses personnages et les genres qu’il brasse car il commence comme un contemporain avec deux hommes qui s’épient mutuellement, pour verser dans le polar.

Dans ce roman, tous les ingrédients sont là pour faire passer au lecteur un bon moment de lecture : une intrigue qui tient bien en haleine même si j’ai trouvé assez facilement qui tirait les ficelles, une histoire bien développée, des personnages hauts en couleur qui auraient toute leur place dans un asile psychiatrique et des situations cocasses.

Comme c’est un roman choral, tout au long des dix chapitres qui rythment le récit, on suit l’intrigue de plusieurs points de vue à travers des journaux intimes, des lettres, des articles, des petites annonces et des dialogues souvent désopilants.

Le style de Jean-Marcel Erre est brillant et drôle, et ce titre, qui m’a divertie par son humour et sa légèreté, m’a confirmée que je devais continuer à poursuivre ma découverte de cet auteur.

Toutefois, je dois bien admettre que je l’ai nettement moins apprécié que Le mystère Sherlock car si le roman démarre fort, qu’il se lit vite et bien, j’ai trouvé qu’il s’enlisait par moment, qu’il devenait trop délirant pour me plaire tout à fait et je n’étais pas mécontente d’arriver au point final même si dans l’ensemble j’ai apprécié ma lecture.

Si vous aimez les personnages totalement barrés et les comédies policières, Prenez soin du chien devrait vous plaire !

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Rhys Bowen, auteure best-seller du New York Times, a été nominée dans tous les plus grands prix de romans policiers et en a gagné de nombreux, dont les Agatha et Anthony Awards. Elle a écrit entre autres la série Son Espionne royale, qui se déroule dans les années 30 à Londres, la série Molly Murphy Mysteries, au début du XXe siècle à New York, et la série Constable Evans Mysteries, dans le pays de Galles. Elle est née en Angleterre et partage aujourd’hui son temps entre la Californie du Nord et l’Arizona.

Londres, Juin 1932. La reine Mary a confié à Georgie une nouvelle mission délicate : elle doit héberger la princesse Hanneflore de Bavière et jouer les entremetteuses entre elle et le prince de Galles dans l’espoir que ce dernier se détourne enfin de son amante américaine, la scandaleuse Mrs Wallis Simpson.

Afin de jouer les parfaites hôtesses, Georgie se voit contrainte d’engager du personnel alors qu’elle est sans le sou ! Son frère Binky lui alloue alors une petite pension pour couvrir les frais d’une femme de chambre, son grand-père, ancien policier cockney va endosser le rôle du majordome guindé et son amie Mrs Huggins, celui de la cuisinière.

Mais entre la propension d’Hanni à séduire tout ce qui porte une moustache, son langage de charretier et sa fâcheuse tendance au vol à l’étalage, Georgie a déjà fort à faire, surtout qu’elle doit aussi supporter la dame de compagnie de la princesse, qui tient plus du dragon glouton qu’autre chose.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, la princesse bavaroise se retrouve mêlée à un meurtre d’un communiste !

Pour éviter un scandale diplomatique, Georgie va devoir, à la demande expresse de la reine, remettre sa casquette de détective amateur et se résoudre à démasquer le véritable coupable…

Son espionne royale et le mystère bavarois est le second tome de la série Son espionne royale, consacrée à Lady Georgiana de Glen Garry et Rannoch. Vous le savez, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques, les années 20/30 et les cosy mistery, autant vous dire qu’une série qui réunit ces trois éléments ne peut que me séduire !

Si j’avais beaucoup aimé Son espionne royale mène l’enquête, je dois bien vous avouer que ce nouvel opus est un peu en deçà en terme d’intrigue policière mais cela reste une lecture très agréable à lire et je compte bien enchainer rapidement avec le troisième volume déjà dans ma PAL, d’autant que les tomes 4 et 5 vont paraître en juillet.

Roman d’ambiance avant d’être un roman policier à part entière, son auteure, Rhys Bowen, nous plonge avec délice dans la société aristocratique de l’entre-deux-guerres avec réussite car tout au long du récit, j’ai davantage l’impression de lire un récit de cet époque écrit par Angela Thirkell ou de Stella Gibbons qu’un roman historique, un très bon point pour moi.

Georgie est une jeune fille intelligente et attachante, on a plaisir à la voir évoluer au sein de sa famille et dans son cercle d’amis, j’aime aussi beaucoup son grand-père, policier à la retraite qui est vraiment très sympatique et protecteur envers sa petite-fille.

Comme dans le premier opus, l’autrice prend son temps pour planter son intrigue et l’enquête policière démarre véritablement à la moitié du récit, ce qui ne m’a pas dérangé le moins du monde mais vous voilà prévenu(e)s.

J’ai adoré l’ambiance de ce roman dans laquelle je me suis sentie tellement bien et que j’ai quitté à regret, la plume de Rhys Bowen est fluide et enlevée, la galerie de personnages qu’elle nous propose est bien intéressante, et l’autrice mêle habilement personnages et fictifs, notamment les membres de la famille royale.

Et si l’intrigue policière est bien ficelée pour les novices, elle ne présente pas beaucoup de suspens pour les amateurs d’éclairés qui démêleront sans peine le vrai du faux cette fois-ci.

Ceci mis à part, si vous aimez les ambiances so british, les héroïnes pétillantes et cette période de l’histoire, c’est une série que je vous recommande !

Un grand merci à Filipa et aux éditions Robert Laffont pour cette lecture so british, j’ai adoré !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Passionnée d’Histoire (notamment le Moyen Âge, la Grande Guerre et le monde moderne), de littérature mais aussi de musique (Bach, Mahler, Smetana, Prokofiev, Chostakovitch, Fauré, Satie, Kurt Weill, Britten…), Violette Cabesos pratique le chant lyrique… et la danse orientale égyptienne.

Milena, petite-fille de Russes blancs ayant fui la révolution bolchevick, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée.

Rien n’a été volé mais dans le lit de son père Anton, git le cadavre étêté de son chien et sur les murs, d’énigmatiques vers slaves peints en rouge, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie.

Le grand-père de Milena suspecte les bolchéviks mais son père Anton, historien spécialiste de l’URSS ne semble pas du même avis.

Saint Pétersbourg, au début du vingtième siècle, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire et qu’elle a juré de protéger toute sa vie.

Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ?

Le soleil rouge du Tsar signe mes retrouvailles avec Violette Cabesos que j’avais découverte avec Portrait de Groupe avec Parapluie, un polar sur le monde de l’art que je vous conseille au passage.

Au fil d’un suspense historique qui surprend jusqu’au bout, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB qui veulent mettre la main sur le soleil rouge du Tsar à la demande du chef du Kremlin.

Roman passionnant par son intrigue certes classique mais surtout par son érudition, Le soleil rouge du Tsar nous plonge au cœur de l’histoire russe et du règne du dernier des Romanov.

A travers le journal de Vera, on assiste aux bouleversements qui vont amener à la chute de Nicolas II : les attentats contre les tenants du régime, l’emprise du de Raspoutine sur le couple impérial, l’assassinat du starets sibérien, la révolution russe, l’arrivée des bolcheviks au pouvoir et la purge qui suivit…

De ce point de vue-là, c’est un roman vraiment intéressant et très bien documenté sur cette période comme sur les controverses entourant la mort d’Alexandre Ier car près de deux cents après son décès, on ne sait toujours pas si le tsar est bien mort à Taganrog en 1825 ? Le personnage de Vera, prise dans les tourments de l’histoire, est très attachant et j’avais hâte de la retrouver.

Roman à double temporalité oblige, la partie contemporaine prend autant de place que la trame historique et c’est là pour moi que le bât blesse, j’ai trouvé ce second récit nettement intéressant, notamment à cause du personnage de Milena qui m’est apparue assez antipathique et ce qui lui arrive ne m’a pas toujours paru très crédible.

L’autrice aborde pourtant dans cette partie contemporaine des thèmes intéressants comme les liens familiaux, le déracinement, la difficulté pour les émigrés de s’intégrer dans un nouveau pays, les croyances russes et il y a bien entendu de nombreux rebondissements amenés par les secrets de famille et la recherche du fameux soleil rouge du Tsar.

Le style de Violette Cabesos est fluide, la trame policière est bien ficelée, le récit est dense mais les pages se tournent toutes seules à condition d’être passionné(e)s par la Russie et notamment le règne de Nicolas II.

Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste pour autant car l’autrice rend l’Histoire très abordable mais comme l’ensemble du roman repose sur l’histoire russe, mieux vaut s’y intéresser sous peine de s’ennuyer à cette lecture.

Un bon page-turner que je vous recommande si, comme moi, la Russie est l’un de vos centres d’intérêt ! Belette est bien du même avis.

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Canadienne, Shari Lapenaa été avocate avant de devenir professeur d’anglais puis de se consacrer à l’écriture. Best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Le Couple d’à côté est son premier roman.

Le soir où Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins, la baby-sitter leur fait faux bond au dernier moment. Après six mois de pouponnage et de dépression post-partum, ils avaient pourtant bien besoin de se divertir.

Si Anne ne veut pas laisser sa petite Cora, Marco insiste : les maisons sont mitoyennes, ils emporteront avec eux le babyphone et se relaieront toutes les demi-heures pour aller jeter un coup d’œil sur l’enfant.

Alors que la soirée s’étire, que la voisine agite sa plastique parfaite sous le nez de Marco, Anne tente de noyer ses complexes sous des rasades de vin. De retour à la maison un peu après une heure du matin, Anne et Marco découvrent la porte d’entrée ouverte, l’alarme débranchée et le berceau vide.

Victimes ou coupables, manipulateurs ou désespérés, soudés ou infidèles, héritiers ou au bord de la faillite : les contradictions pleuvent sur ce couple qui se retrouve en plein dans l’œil du cyclone, soupçonnés par les médias et la police d’avoir tué leur bébé…

Acquis par plus de trente éditeurs à travers le monde, bientôt adapté en série par Netflix, Le couple d’à côté est le premier roman de Shari Lapena dont j’avais lu l’an dernier son second titre L’étranger dans la maison qui m’avait plu avec quelques réserves tout de même.

Autant vous le dire d’emblée, je comprends pourquoi les avis ont été assez unanimes sur ce thriller domestique car il est bien ficelé et très efficace. L’intrigue est en effet bien menée, les fausses pistes sont bien là, il y a des twists et des rebondissements bien amenés, Shari Lapena fait le job ça ne fait aucun doute.

Tout au long de notre lecture, les questions se bousculent : Bébé Cora est-elle en vie ? Qui l’a enlevée ? Pourquoi ? Si le mobile est financier, pourquoi le ravisseur ne demande pas d’argent ?

Pendant trois cent pages, Shari Lapena joue avec nos nerfs en mettant en scène des personnages attachants, d’autres agaçants, voire carrément antipathiques, mais tous cachent des secrets et sont de potentiels coupables.

Pour ma part, même si j’ai deviné au fil de ma lecture les tenants et les aboutissants de cette affaire, je n’ai pas boudé mon plaisir et tourné avec avidité les pages de ce roman.

Les chapitres sont courts, le style de Shari Lapena et fluide, l’histoire est menée tambour battant, sans temps mort, au point que j’en suis venue à bout en un peu plus d’une journée.

Au-delà de la trame policière à proprement parler, les sujets abordés par l’autrice sont intéressants : la maternité, la dépression post-partum, les dettes, les relations familiales et amicales et tous les bouleversements qui découlent d’une naissance au sein du couple.

Pour conclure, Le couple d’à côté est un thriller domestique avec enlèvement d’enfant réussi, je vous le recommande si vous êtes adepte du genre. Ma Belette est sur la même longueur d’ondes, son avis ici.

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour cette lecture addictive !

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