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Archive for the ‘Romans policiers et thrillers’ Category

Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter.

Mais lorsque le corbeau menace de s’en prendre à son fils chéri, il décide de faire appel à la police. Lorsque l’ultimatum prend fin, Deering et les policiers sont soulagés : l’auteur des missives n’a pas mis ses menaces à exécution…
Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.

La toute jeune policière stagiaire Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions.

Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clement Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford…

Vous connaissez mon intérêt pour les romans policiers anglais et plus particulièrement pour les cosy mysteries, je ne pouvais donc que me jeter sur la première enquête de Loveday & Ryder : Le corbeau d’Oxford.

Cet opus plaira aux fans d’Agatha Christie, de Julia Chapman et de M.C. Beaton dont je fais partie, je suis tout à fait la cible visée par l’autrice et je me suis régalée à suivre ce duo attachant.

Les deux héros sont tout à fait antagonistes : d’un côté nous avons Trudy Lovely, la jeune stagiaire inexpérimentée, seule femme du poste de police, plutôt naïve mais néanmoins ambitieuse puisqu’elle caresse le vœu de devenir enquêtrice à une époque où la femme ne fait pas carrière dans la police, au grand dam qui souhaite vite la voir convoler en justes noces.

Elle va se révéler être une assistante précieuse pour le coroner puisqu’elle va savoir se servir de ses petites cellules grises comme dirait Hercule Poirot pour faire avancer l’enquête.

Et de l’autre, nous avons le docteur Clement Ryder, ex chirurgien atteint de la maladie de Parkinson qui a du renoncer aux opérations pour devenir coroner. Nul ne sait que ce vieux briscard est malade et il est redouté par tous car il a l’oreille du maire et il est doté d’une intelligence remarquable.

L’intrigue policière est de facture classique mais néanmoins prenante, le suspens est bien dosé, les fausses pistes et les secrets fort nombreux et je me suis laissée bernée comme une débutante !

Tout au long de ma lecture, j’ai cherché le corbeau, accusé plusieurs protagonistes sans jamais arriver à mettre la main sur le coupable. J’adore quand l’auteur arrive à me balader et là je dois bien admettre que j’ai été servie.

Faith Martin m’a bien eue, j’étais totalement à côté de la plaque. Heureusement, ce ne fut pas le cas de Trudy et Clement qui ont trouvé la clé de l’énigme et brillamment réussi cette enquête.

Je retrouverai donc avec plaisir ce duo d’enquêteurs lorsque le tome 2 paraîtra en France, espérons que l’éditeur ait la bonne idée de ne pas nous faire attendre trop longtemps.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Harper Collins noir pour cette lecture, j’ai adoré !

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Historien et muséologue, auteur prolifique et maître du polar historique, Hervé Gagnon a connu un grand succès au Québec et en France avec ses séries Damné, Vengeance et Malefica. La Légende de Jack (précédemment paru sous le titre : Jack), primé au Québec, et Jeremiah, sont les deux premières enquêtes de Joseph Laflamme.

Avril 1865. La guerre de Sécession tire à sa fin, et les membres d’une société secrète confédérée sont réunis à Montréal. Leur but : planifier une éventuelle reprise des hostilités et encaisser des traites bancaires américaines.

Parmi eux, John Wilkes Booth, futur assassin du président Abraham Lincoln, a en sa possession un objet encore plus précieux, une clé qui lui permettra de disposer d’une forte somme d’argent. Avant de partir à Washington, il la confie à sa maitresse Lola qui se la fait dérober.

Février 1892. Des Noirs montréalais sont sauvagement torturés et assassinés à la manière caractéristique de l’organisation sudiste américaine du Ku Klux Klan. Les victimes sont lynchées et pendues haut et court.

Le journaliste Joseph Laflamme, désormais célèbre et publié, va mettre son grain de sel dans cette affaire en compagnie de l’inspecteur Marcel Arcand, chargé officiellement de l’enquête.

Avec la sœur de Laflamme, Emma, et le retraité de Scotland Yard, George MCCreary, ils vont se lancer sur la trace de Booth, l’assassin de Lincoln et sur les fondateurs du KKK et croiseront la route d’un personnage légendaire que l’on croit mort depuis 1882 et qui ne reculera devant rien pour retrouver ce que Booth a caché à Montréal…

Jeremiah d’Hervé Gagnon est le second volet de la série mettant en scène le journaliste Joseph Laflamme dans le Montréal de la fin du XIXe siècle. J’avais beaucoup aimé au Printemps La légende de Jack et très hâte de découvrir sa suite que j’espérais toute aussi intéressante et addictive.

Autant vous le dire d’emblée j’espère que 10/18 aura la bonne idée d’éditer les tomes suivants de la série, à ce jour il en reste encore quatre, car j’ai adoré cet opus tout autant que le premier.

Ce roman promettait d’être passionnant et il le fut ! Jeremiah est un formidable polar historique qui nous entraine au cœur de Québec en 1892, doublée d’une passionnante histoire de la franc-maçonnerie de la Belle Province, même si comme moi vous n’êtes guère intéressée par l’ésotérisme ou les loges, l’auteur n’est jamais ennuyeux.

Hervé Gagnon nous propose ici un roman policier de facture classique mais diablement efficace avec une atmosphère dans laquelle on se plonge avec délice malgré le sujet, le Ku Klux Klan est une organisation monstrueuse et ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on assiste aux sévices infligés à leurs victimes.

La facture est classique comme je vous le disais mais le rythme est plutôt trépident, aucun temps mort dans cette histoire bien menée et qui m’a plu de bout en bout.

J’ai trouvé l’intrigue de ce roman bien construite, j’ai adoré mettre mes pas dans ceux de Joseph, découvrir des indices, déchiffrer les codes imaginés par Booth, suivre le fil de cette chasse au trésor, enquêter dans les ruelles malfamées de Québec, plonger dans le brouillard et les vapeurs d’alcool car Joseph a tendance à taquiner le gin plus que de raison malgré les récriminations de sa sœur.

Au-delà de l’intrigue et de la reconstitution historique de qualité, j’aime beaucoup les protagonistes de cette série : Joseph bien sûr mais aussi sa sœur Emma et son amoureux McCreary sans oublier Marcel Arcand, le très droit et honnête policier. On s’attache facilement à eux et j’ai très envie de les retrouver dans les autres volumes déjà parus au Québec.

Vous l’aurez compris, cette lecture a rempli totalement mes attentes et je ne peux que vous conseiller Jeremiah et cette saga Joseph Laflamme. Si vous aimez le Québec et les polars historiques, vous ne serez pas déçus !

Belette qui m’a accompagné dans cette lecture est sur la même longueur d’onde, son avis ici !

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« Un récit passionnant où émotions et sentiments de chacun vont entraîner le lecteur au-delà des apparences  »

Au début des années 70, Sébastien, 7 ans, vit seul avec sa sœur adolescente, Valérie, et leur mère. Cette dernière arrive tant bien que mal à joindre les deux bouts, occupant un job ingrat qui lui prend tout son temps et toute son énergie.

Une dispute de trop avec sa fille, et c’est le drame familial. Valérie survivra à ses blessures mais la police ne croit pas à la version de la mère : elle accuse son petit garçon d’avoir blessé sa sœur. Elle sera condamnée à cinq de prison.

Des années plus tard, alors que sa sœur vit dans un institut spécialisé et que sa mère n’est jamais reparue, Sébastien est devenu un père et un médecin exemplaires… Mais de mystérieux décès d’enfants parmi ses patients annoncent le retour funeste des voix du passé…

Fais-le pour maman avait éveillé mon attention dès sa parution et lorsque je l’avais trouvé en boite à livres, je n’avais pas hésité à l’ajouter à ma PAL. Grâce à ma copinaute Belette, je l’ai enfin lu et si elle a beaucoup apprécié sa lecture (son avis ici), pour ma part je ressors grandement déçue.

Si l’histoire se lit vite et bien grâce à la plume fluide et dynamique de François-Xavier Dillard, elle ne m’a passionnée, pire, je n’y ai pas cru ! J’ai trouvé ce thriller psychologique très fouillis et invraisemblable.

Tour à tour, l’histoire nous est contée par Sébastien, qui est l’homme le plus droit et honnête du monde, qui a su se reconstruire formidablement bien après tous les traumatismes qu’il a subi : indifférence de sa mère qui l’accuse d’avoir voulu tuer sa sœur, passage en famille d’accueil, etc.

Sa fille Léa âgée de 12 ans intervient aussi régulièrement dans l’intrigue, elle s’exprime et a le recul d’un adulte, ce qui est totalement invraisemblable pour moi.

Et enfin, certains chapitres en italique reviennent sur l’enfance de Sébastien et le drame qui est arrivé à Valérie.

Au-delà du personnage de Léa, j’ai trouvé bon nombre d’incohérences dans ce roman : qu’un simple médecin généraliste donne des cours à l’université, suive ses patients à l’hôpital en se conduisant comme un praticien hospitalier, anime des groupes de parole, fait des tonnes de visites à domicile (dans les quartiers en difficulté, là où les pompiers se font caillasser) et qui en plus à les moyens de payer le séjour permanent de Valérie dans un établissement en Suisse : ce n’est pas crédible du tout du tout.

D’autres incohérences encore plus flagrantes m’ont sauté aux yeux mais je ne peux vous les dévoiler sous peine de vous spoiler, ce qui serait dommage si vous avez l’intention de le lire !

Enfin la psychologie des personnages n’est pas très bien travaillée, certains personnages devraient être davantage développés au détriment de certains qui le sont sans apporter grand chose à l’intrigue.

Heureusement la plume de l’auteur est agréable à suivre, les chapitres sont courts et bien rythmés, les pages se tournent toutes seules et la montée en tension est plutôt bien maîtrisée, sauf que le final est pour moi totalement raté, dans une surenchère de violence qui là aussi n’apporte rien au récit.

En conclusion, ce n’est vraiment pas le thriller du siècle, et c’est bien dommage car l’idée de départ était prometteuse mais rapidement les incohérences, la superficialité des personnages, les invraisemblances desservent l’histoire et ce manque de crédibilité au fil des pages donne une impression de travail bâclé.

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Juliette Sachs, diplômée en droit, est juriste en région parisienne. Vacances mortelles au paradis est son deuxième roman.

Une semaine aux Maldives tous frais payés, c’est le rêve ! Mais pour Alice, ce séjour n’a rien de paradisiaque… Cette célibataire qui frôle la quarantaine et aime un peu trop les mojitos, se retrouve coincée avec sa famille sur une île minuscule pour y célébrer le mariage de sa sœur cadette avec un riche héritier.

Entre sa mère qui cherche à tout prix à lui trouver un fiancé et un père qui retombe en adolescence avec sa nouvelle femme de vingt-cinq ans, Alice est à bout.

Et quand l’une des invitées est retrouvée assassinée peu après la noce, c’est vraiment le pompon ! D’autant que tout le monde a interdiction de quitter l’île tant que le meurtrier est en liberté.

Face à l’incompétence de la police locale, Alice décide de prendre le taureau par les cornes et de démasquer elle-même l’assassin. Plus facile à dire qu’à faire, car parmi la centaine d’invités, ils sont nombreux à avoir de vilains petits secrets…

Vacances mortelles est le second roman de Juliette Sachs qui le présente volontiers comme un cosy mystery à la française qui mélange humour, amour et suspense. Sa couverture estivale est une vraie invitation à la lecture et j’ai plongé dans cette histoire avec plaisir.

Comme vous le savez, j’adore les cosy mysteries anglais comme Agatha Raisin ou Les détectives du Yorkshire, ce titre avait donc éveillé mon intérêt. Ici changement d’ambiance et exit la campagne anglaise pour un cadre idyllique : les Maldives !

Mais soyons honnête, cette histoire pourrait se passer aux Seychelles ou à Tahiti sans qu’on le remarque car Juliette Sachs plante son décor dans un hôtel de luxe dont les protagonistes ne vont jamais sortir, on n’a donc jamais l’impression d’être aux Maldives, ce que je trouve un peu dommage,j’aurai aimé de profiter des charmes de cette île paradisiaque le temps de ma lecture !

L’histoire, comme souvent dans les comédies romantiques, est très prévisible : l’héroïne est volontiers gaffeuse, accro au mojito, a un meilleur ami dont elle est amoureuse (pour une fois ce n’est pas un gay !), qui l’a repoussé afin de préserver leur amitié mais Alice trouvera bel et bien l’amour, on est rassuré.

Vacances mortelles est présenté comme un cosy mystery mais pour moi, on est clairement dans une comédie policière où la romance et l’humour sont au premierplan. L’intrigue policière en elle-même tient en peu de pages et réserve assez peu de suspens pour les habitués des polars, les autres se régaleront davantage je pense.

Le style de Juliette Sachs est dynamique, agréable et fluide, les dialogues sont nombreux, les longueurs absentes, ce qui est toujours un bon point pour moi. Autre avantage : l’humour, l’auteure n’en manque pas même si parfois je l’ai trouvé un peu forcé.

Tout au long du récit, les situations farfelues s’enchaînent et donnent lieu à des moments cocasses notamment la partie de scrabble entre Alice, son père et sa jeune belle-mère.

Je déplore tout de même quelques clichés et poncifs qui m’ont fait lever les yeux au ciel : la mère envahissante qui veut à tout prix que sa fille se marie, la jeune belle-mère blonde et écervelée, le père qui se comporte comme un adolescent attardé, la jeune sœur parfaite en tout point qui épouse un bon parti, etc.

Une lecture néanmoins légère et fraiche, qui m’a fait passer un sympathique moment mais qui manque de profondeur et de suspens pour moi. Si vous recherchez une comédie romantique, c’est une lecture pour vous mais si vous êtes adepte des cosy mysteries, passez votre chemin !

Un grand merci aux éditions City pour cette lecture détente !

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Né en 1824, William Wilkie Collins entame une brillante carrière littéraire en 1850. Il est l’auteur prolifique de nombreux romans, nouvelles et feuilletons, et est considéré aujourd’hui comme le père du roman policier anglais. Parmi ses œuvres les plus célèbres on trouve : La Dame en blanc, La Pierre de Lune et parmi ses admirateurs, Dickens ou encore le poète T.S. Eliot.

Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à Marian Halcombe et Laura Fairlie, deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland.

Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger.

Il apprend peu après qu’il s’agit d’une folle échappée d’un asile. Le jour suivant, il se rend à Limmeridge House afin de donner des leçons à ses nouvelles élèves, et il découvre avec stupéfaction que Laura Fairlie ressemble quasiment trait pour trait à la femme en blanc qu’il a secourue à Londres.

Hartright se rend aussi compte que la demeure de Limmeridge recèle de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, à la faveur de la nuit, il est bien difficile d’affirmer qu‘il ne s’agit pas d un présage funeste…

La dame en blanc faisait partie de ma PAL d’origine, c’est-à-dire qu’il était présent sur mes étagères avant la création du blog il y a sept ans déjà mais ayant beaucoup apprécié au printemps Monkton le fou, je me suis dit qu’il était vraiment temps de l’en sortir et j’ai débuté cette lecture avec grand plaisir.

Comme vous le savez sans doute, les romans de William Wilkie Collins sont les précurseurs du genre roman policier ou roman à suspens. La dame en blanc fait partie de ses romans à sensation qui ont tant plu au public de l’époque victorienne.

Mais si l’intrigue de ce roman est bien celle d’un roman à suspens, son auteur critique aussi beaucoup son époque, le mariage et le rôle dévolu aux femmes, c’est ce que j’ai apprécié ici.

J’ai aimé aussi la structure narrative du roman, proche du genre épistolaire puisque le récit a plusieurs narrateurs qui prennent tour à tour la plume sous formes de lettres afin de nous conter l’histoire et ses rebondissements.

Comme tous les romans parus sous formes de feuilletons dans la presse, La dame en blanc a de nombreuses longueurs qui m’ont par moment lassées, j’ai donc fractionné ma lecture sur près d’une semaine, sinon j’aurai fini par l’abandonner tant l’auteur nous abreuve de moult passages inutiles, justes là pour noircir des lignes et des pages.

Le rythme très lent m’a aussi un peu gênée mais au final, j’ai apprécié l’histoire et surtout les personnages, notamment celui de Marian, jeune femme intelligente et perspicace qui fera son possible pour faire le bonheur de sa sœur.

Autre point positif : l’auteur sait à merveille cultiver le mystère et les peurs de ses contemporains pour nous proposer une histoire angoissante avec des rebondissements !

Ma Belette n’a pas vu les longueurs et a adoré ce récit, vous pouvez lire son avis ici, quant à moi, je continuerai à explorer l’œuvre de l’auteur, en misant sur des œuvres plus courtes.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Xavier Müller a 44 ans. Journaliste et écrivain, il est docteur ès Sciences. Erectus est son premier roman.

Province de Mpumalanga, Afrique du Sud, le 13 juin. Petrus-Jacobus Willems s’apprête à faire sa ronde avec sa chienne lorsque le laboratoire dans lequel il travaille, se vide de ses occupants dans une panique générale.

Voulant se faire un peu d’argent, il décide de voler l’un des singes sur lesquels les scientifiques font des expériences et se fait mordre. A quelques kilomètres de là, dans une réserve naturelle, des espèces disparues depuis des milliers d’années apparaissent comme par magie.

Quelques jours plus tard, un homme s’est métamorphosé : il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus. Et semble totalement amorphe. Stephen Gordon de l’OMS dépêche son adjoint sur place, Lucas Carvalho, pour qu’il enquête sur le virus à l’origine des mutations : le Kruger.

Anna Meunier, une paléontologue décriée pour ses positions sur les mutations des espèces, est appelée à la rescousse alors qu’à New York, Paris, Genève, des Homo Erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ? Anna, Lucas et Gordon, se lancent dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.

Erectus me faisait de l’œil depuis sa parution il y a près d’un an déjà, il n’a donc pas eu le temps de croupir dans ma PAL tant j’étais pressée de lire ce thriller scientifique et j’ai eu le plaisir de le découvrir avec ma copinaute Belette qui l’a, comme moi, beaucoup apprécié, vous pouvez retrouver son avis ici.

Véritable page turner, ce roman d’anticipation s’est révélé passionnant et très prenant, angoissant aussi bien sûr car tout les évènements décrits par l’auteur sonnent terriblement vrais grâce aux connaissances scientifiques de Xavier Müller.

Le point de départ de ce roman c’est la cupidité d’un grand laboratoire qui va engendrer une catastrophe écologique sans précédent et la plus grande pandémie que la terre ait jamais connu.

Xavier Müller nous plonge alors en plein cauchemar car toute vie sur terre peut muter : les hommes, les animaux mais aussi les végétaux. Les espèces passées et présentes peuvent-elles cohabiter sans risques ?

La terre s’apprête donc à devoir gérer des famines mais aussi composer avec nos lointains ancêtres. L’auteur nous interroge alors sur la place des homos erectus : sont-ils encore des hommes ? Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ? Ou sont-ils seulement des bêtes sauvages à éliminer à tous prix sous peine de voir l’espèce humaine telle que nous la connaissons aujourd’hui, disparaître ?

Au-delà des hommes, il y a aussi des questions politiques et écologiques qui agitent chaque pays et continent. C’est très bien amené, très réaliste et crédible. Les chapitres sont courts et bien rythmés et franchement dès les premières pages, j’ai été ferrée au point d’avoir du mal à le lâcher.

L’angoisse monte crescendo, l’histoire, très originale, tient en haleine jusqu’au point final et le dénouement qui remet tout en question surprend.

Une très bonne lecture en ce qui me concerne qui me réconcilie avec le thriller car mes dernières lectures en la matière se sont révélées très décevantes. Un roman que je vous conseille vivement !

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Aussi sombre que les profondeurs d’un hiver nordique, aussi lancinant qu’un cauchemar, La Neuvième tombe confirme Stefan Ahnhem comme la nouvelle révélation du thriller suédois depuis son best-seller Hors cadre, prix Crimetime Specsavers en Suède.

C’est la nuit la plus froide de l’hiver. Stockholm, le ministre de la justice vient de vivre une séance houleuse au Parlement. Alors qu’il s’apprête à rejoindre sa voiture et son chauffeur, il disparaît.

Cette même nuit, à Tibberup, un petit village au nord du Danemark, la femme d’un célèbre présentateur est violée et assassinée chez elle. Bientôt d’autres corps, mutilés, sont retrouvés de part et d’autre du détroit d’Öresund.

Chargés de l’enquête, l’inspecteur suédois Fabian Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard vont faire face au pire complot qu’on puisse imaginer… et à cette question qui tourne à l’obsession : jusqu’où peut-on aller par amour ?

Les polars venus du froid connaissent un grand engouement depuis quelques années déjà, et malgré cela, j’ai pour l’instant assez peu lus de romans suédois, danois ou norvégiens.

Mais lorsque Babelio et les éditions Albin Michel m’ont proposé de recevoir La neuvième tombe, je n’ai pas hésité tant j’avais adoré Hors cadre le premier thriller du suédois Stefan Ahnhem.

Je m’attendais donc à une histoire trépidante et éprouvante, ce fut le cas. L’auteur plonge volontiers dans la noirceur de l’âme humaine et le gore, âmes sensibles d’abstenir donc !

Il y a des scènes très dures car les meurtres perpétrés sont violents et assez descriptifs et qu’il est beaucoup question de tortures et de cannibalisme, par moment j’en avais la nausée.

Pourtant, si l’enquête est plutôt bien rythmée avec de courts chapitres, ce qui m’a posé problème ce sont les chapitres sur la vie personnelle des enquêteurs, loin d’être palpitante !

Car La neuvième tombe est un beau bébé de 672 pages et l’auteur casse régulièrement le rythme du récit pour nous narrer en long, en large et en travers les déboires conjugaux de ses enquêteurs, et notamment Fabian Risk qui tente de sauver son mariage avec Sonja.

Je me serai volontiers passée de ces atermoiements et lamentations pour me consacrer sur la double enquête menée par Stefan et Malin (Suède) et Dunja (Danemark) et sur la course contre la montre entre la Suède et le Danemark, sur les pas d’un tueur en série sans pitié dont a bien du mal à percevoir le mobile.

D’autres choses m’ont gêné : les trop nombreux personnages, une noirceur bien too much pour moi, un enquête que j’ai fini par trouver brouillonne et qui n’en finit plus.

Pour tout vous dire, j’ai terminé ce roman en diagonale tant l’auteur a fini par me lasser et me perdre. Je ressors donc déçue de ma lecture, m’attendant à l’aimer autant qu’Hors Cadre, hélas ce fut loin d’être le cas.

Il y a tout de même de bonnes choses dans ce roman, de nombreuses fausses pistes, un mobile et un meurtrier difficiles à trouver, pour autant, j’ai fini par me lasser au bout de plus de 400 pages.

Mais si le sujet vous tente, ne vous fiez pas trop à mon avis, ceux que j’ai lus sont dithyrambiques, preuve que je suis sûrement passée à côté de ce titre.

Merci aux éditions Albin Michel et à Babelio pour cette leur confiance !

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