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Paris, janvier 1910, la Seine connaît une crue exceptionnelle plongeant tous les quartiers sous plusieurs mètres d’eau et désorganisant totalement les services publics. Les boutiques sont saccagées et dans les rues qui ne sont plus éclairées, faute de gaz et d’électricité, les habitants sont agressés. Les malfrats en profitent, notamment l’un d’eux qui se fait appeler le Marsoin.Cambrioleur de haut vol, il pille les Musées, libère des prisonniers… en signant ses délits d’un M, soldant chacune de ses actions par une lettre adressée à la presse soulignant l’incapacité de Louis Lépine, Préfet de police et créateur du concours du même nom. C’en est trop, Pipolet est convoqué au Ministère de l’Intérieur, les Spectaculaires sont sollicités pour arrêter le Marsouin. Quelles nouvelles inventions aquatiques, Pipolet a-t-il prévu pour la fine équipe ? Se sortiront-ils de cette mission en eaux troubles ?

Paris, janvier 1910. La capitale, les parisiens et le zouave du pont de l’Alma ont les pieds dans l’eau suite à une crue exceptionnelle de la Seine. Profitant de la désorganisation des services de l’Etat et spécialement ceux de la police et de la pénitentiaire, un certain nombre de malfrats prennent le large.

Parmi eux, le mystérieux M, qui multiplie avec ses acolytes, vols et cambriolages en tous genres. C’en est trop pour le préfet Lépine qui est ridiculisé par les exploits de M et sa bande qui pointent du doigt son incapacité.

Il fait appeler le professeur Pipolet, recommandé par Sarah Bernhardt, amie personnelle du ministre de l’intérieur, et lui donne carte blanche pour capturer M et le mettre sous les verrous.

Le professeur met au point quelques inventions aquatiques pour permettre aux Spectaculaires de se mettre en chasse du mystérieux M…

Quel plaisir de retrouver l’une de me séries chouchoutes dans ce troisième opus hyper réussi et particulièrement désopilant. Après Le cabaret des ombres et La divine amante, voici donc Les spectaculaires prennent l’eau dans lequel nous retrouvons le professeur Pipolet et la fine équipe des Spectaculaires que sont Eustache, l’homme fort, Félix le lycantrope, Evariste l’homme volant et Pétronille, qui n’a besoin d’aucun artifice pour être spectaculaire comme le dit si bien la divine Sarah Bernhardt.

Cette troupe d’artistes de cabaret un peu ratés emmenée par l’inénarrable professeur Pipolet à la mémoire vacillante mais aux inventions farfelues, doit, dans ce troisième tome, mettre fin aux agissements du mystérieux M dont ils n’arrivent pas à retenir le nom : merlu, morue, mulet, murène… ?

Et comme toujours, Pétronille mise à part, ils ne se révèlent pas futés pour un sou et bataillent sec avec les inventions de Pipolet toujours aussi approximatives en diable, et qui sont censées leur permettre de combattre le malfrat sur son terrain de jeu : la Seine.

J’a trouvé ce troisième volume supérieur aux deux premiers qui étaient déjà très bons : très amusant, avec des péripéties et des rebondissements en pagaille pour nos héros et un dénouement spectaculaire, le suspens est une fois de plus mené jusqu’au bout, ce qui est un bon point pour les amateurs d’aventures et d’énigme.

Autre bon point pour moi la narration pleine d’humour qui se révèle très plaisante pour les adultes avec des dialogues savoureux et un vocabulaire argotique du début du 20è siècle qui nous plonge avec délectation dans une ambiance Belle Epoque très réussie.

Je trouve que le scénario de Régis Hautière est formidable, riche idée que de nous proposer une intrigue autour de la célèbre crue de 1910 qui permet au professeur d’étoffer sa gamme d’inventions plus ou moins ratées de façon exponentielle.

Quant aux dessins d’Arnaud Poitevin, je les trouve toujours très réussis et rythmés, ils servent parfaitement l’intrigue mitonnée par Régis Hautière et mettent en valeur les personnages. Toutes les scènes dans les rues inondées de la capitale sont très réussies et on tourne les pages avec bonheur jusqu’à la dernère case.

Les quatre Spectaculaires sont décidément sympathiques en diable et le professeur Pipolet, savant particulièrement barré aux inventions scabreuses, apporte une touche humoristique indéniable qui font de ce troisième volume, un formidable divertissement.

C’est frais, pétillant, avec une ambiance burlesque réussie et des rebondissements à la clé, je ne peux que vous recommander cette excellente série destinée aux 12 ans et plus, vous passerez un très bon moment.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture amusante et pleine de peps.

Bilan de lecture 2018

On se retrouve aujourd’hui pour mon bilan annuel mais avant de rentrer dans le vif du sujet, je tenais à vous remercier chaleureusement d’être toujours aussi nombreux à venir me lire jour après jour et année après année. Sans vous ce blog n’aurait pas d’âme ni le même attrait pour moi, il se nourrit de mes lectures mais aussi de nos échanges même si cette année j’ai été moins régulière à vous répondre, je lis chacun de vos mots.

Alors un grand merci à celles et ceux qui viennent commenter ici fidèlement, à ceux qui le font plus rarement mais aussi aux silencieux, ceux qui n’osent peut être pas et bien sûr aux courageux qui continuent de participer au challenge Un pavé par mois. Grâce à vous tous et toutes, je prends toujours autant de plaisir à partager mes lectures, à vous donner mes avis et à alimenter fidèlement mon blog et je n’imagine plus ma vie sans lui ni sans vous.

Parlons un peu chiffres maintenant : mon objectif 2018 était de lire 160 livres, objectif largement atteint puisque j’affiche 210 livres au compteur, toutes lectures confondues. Malgré tout, ma PAL culmine désormais à 354 livres, soit 14 de plus qu’en 2017, elle n’a donc pas baissé mais je suis parvenue à endiguer l’hémorragie c’est déjà ça.

Dans le détail j’ai lu 113 services presse, 81 achats et 16 emprunts. Ma PAL a enflé tout au long de l’année puisqu’elle a vu 222 titres rejoindre ses étagères et seuls 138 ont été lus, j’ai encore du pain sur la planche !

Tout au long de l’année, j’ai eu quelques flops et déceptions mais surtout de très belles lectures que je vais vous présenter dans un autre billet où je reviendrai sur 12 romans représentatifs de mon année et j’espère que cette petite piqure de rappel vous donnera envie de les lire à votre tour si ce n’est pas déjà fait.

Cette année, comme les précédentes, pas de bonnes résolutions livresques, je ne les tiens jamais mais je l’espère de très belles lectures pour vous comme pour moi !

Paris, le Baron Haussmann, sa Tour Eiffel et… ses grands magasins !

La fabuleuse histoire des grands magasins revient sur l’essor formidable qu’a connu le commerce tout au long du 19è siècle et ce, jusqu’à l’entre deux guerres. Renée Grimaud raconte avec beaucoup de clarté et de précision l’histoire de tous les hauts lieux symboliques de Paris en s’appuyant sur une iconographie qui suscite l’enthousiasme.

De Au Bonheur des Dames à Au Bonheur des Ogres, la littérature s’est toujours emparée de ces lieux mythiques : ces bâtiments incroyables méritaient bien un bel ouvrage et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert la création de ces magasins de nouveautés comme on les appelait à leurs débuts dès 1820 / 1830.

Car on croit à tort que le premier grand magasin fut Le bon marché, il n’en est rien. Il a certes été précurseur à bien des égards mais ce n’est pas à Aristide Boucicaut que l’on doit la création de ces temples de la consommation et j’ai appris une foule de choses tout au long de cet ouvrage.

Sous un angle très visuel, Renée Grimaud revient sur les grandes étapes de leur construction, leurs heures de gloire, l’âge d’or de la réclame… mais aussi les difficultés qu’ont rencontré ces différentes enseignes, qui pour beaucoup, n’existent plus.

L’auteure passe au crible une dizaine de ces lieux emblématiques comme Le bon marché, La belle jardinière, Les grands magasins du Louvre, Le bazar de l’hôtel de Ville, Le printemps, La samaritaine, Les grands magasins Crespin-Dufayel, Les galeries Lafayette ou Félix Potin.

La plupart ont disparu aujourd’hui mais ont fait le bonheur des dames à la recherche de toilettes, de meubles et d’articles de décoration et ont inventé le commerce moderne tel qu’on le connaît aujourd’hui fait de réclame, de crédits, de frais de port gratuits, de prix fixes… mais aussi d’un certain nombre de progrès sociaux.

De très nombreuses images d’archives et gravures d’époque illustrent à merveille cette fantastique aventure. Monuments emblématiques de Paris, symboles de la ville lumière, mais aussi de la folie de la consommation, du luxe et des bonnes affaires, les grands magasins incarnent tout ce que Paris à de magique.

Très bien écrit, formidablement illustré et bien construit, cet ouvrage fut mon dernier coup de coeur de 2018 et je ne peux que vous conseiller La fabuleuse histoire des grands magasins si, comme moi, vous vous intéressez à l’histoire de Paris et à la mode, ce très bel ouvrage ne pourra que vous passionner !

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 13/20

Noël 1930. Alors que Laura Morland, romancière à succès, n’aspirait qu’à quelques semaines de repos loin de l’agitation londonienne, la voilà plongée au coeur des intrigues de la vie de campagne. Son cher ami, le riche George Knox, est la proie d’une sournoise secrétaire, déterminée à s’élever au-dessus de son rang en se faisant épouser. Laura saura-t-elle le tirer de ce mauvais pas ? Et par la même occasion aider la jeune et innocente miss Sibyl Knox à conclure le mariage dont elle rêve depuis toujours ?

Noël 1930. Laura Morland, autrice de romans policiers à succès, assiste à la remise des prix du pensionnat de son dernier fils, grand amateur de trains. Après avoir pris le thé avec Amy, la femme du directeur et amie d’enfance, ils repartent pour leur propriété de vacances nichée à High Rising pour y passer les fêtes.

Là, les attend déjà Stocker, la domestique de la famille, qui a déjà tout prévu pour leur arrivée. Ils vont y retrouver Anne Todd, la secrétaire de Laura, le docteur Ford et leurs vieux amis, les Knox.

Georges, veuf lui aussi et auteur de biographies sur maints rois anglais adore pérorer, vit avec sa fille Sybill et a depuis peu une nouvelle secrétaire, Una Grey, qui veille sur l’écrivain comme le lait sur le feu, bien décidée à se faire épouser par ce veuf de longue date. C’est sans compter Laura qui n’a pas l’intention de la laisser faire et compte bien faire le bonheur de ses amis malgré eux…

Publié en 1931, Bienvenue à High Rising est le premier roman d’Angela Thirkell et fut un grand succès en son temps. Quelle bonne idée ont eu les éditions Charleston de le rééditer avec cette jolie couverture car cette comédie de mœurs au cœur de la gentry anglaise fut un délicieux moment de lecture que j’ai dégusté comme il se doit !

Porté par une héroïne attachante à l’humour ravageur, Laura est une veuve de 45 ans que tous ses amis verraient bien convoler à nouveau, mais elle n’est pas de cet avis, elle préfère trop le célibat et la liberté de son statut veuve pour s’encombrer d’un époux, très peu pour elle.

Ce qui ne l’empêche pas de mettre son grain de sel dans la vie de ses amis, en vue de caser l’une avec l’autre ! C’est ainsi qu’elle voudrait bien que son éditeur convole avec Sybil, ça mettrait du plomb dans la tête de ces deux écervelés et son vieil ami George avec Anne.

Ce roman ne repose pas sur une intrigue de folie mais plutôt sur son atmosphère typique de campagne anglaise et sur sa galerie de personnages assez savoureuse, tous plutôt charmants et sympathiques, que l’on a plaisir à suivre le temps de ce récit.

Je n’ai en tout cas pas boudé mon plaisir en me plongeant dans ce court roman d’atmosphère des années 30 empli de loufoquerie et de légèreté. J’ai beaucoup aimé les conversations entre les différents protagonistes, leur quotidien, les mœurs et les loisirs de cette époque foisonnante.

Angela Thirkell était elle-même une femme plutôt libre et elle se serait apparemment inspiré de sa vie et de sa famille pour écrire ses romans. On pourrait lui reprocher de nous proposer des personnages très stéréotypés et une vision des femmes un peu spéciale (les idiotes et les pauvres doivent trouver un mari tandis que les intelligentes travaillent et sont indépendantes), il n’empêche que ça fonctionne très bien dans cette histoire.

J’espère que Le parfum des fraises sauvages, son second roman déjà dans ma PAL, sera du même acabit car j’ai quitté à regret Laura et High Rising !

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

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Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

Dimanche 24 octobre, New York. Anna, pédopsychiatre, est séparée de son mari Ed et de sa fille Olivia et vit seule dans sa maison de Harlem. Depuis dix mois, elle souffre d’agoraphobie sévère et suit un lourd traitement à base de bêtabloquants que lui a prescrit le Dr Fielding, chargé de sa psychothérapie.

Constamment en pyjama, avec une hygiène corporelle douteuse, elle s’abreuve de merlot et de vieux fils noirs à longueur de journée, quand elle ne s’adonne pas à sa passion des échecs sur internet ou joue les psy de service sur un forum pour les agoraphobes.

Anna trompe aussi son ennui en espionnant ses voisins à l’aide de son appareil photo mais aussi en faisant des recherches sur internet. Sa nouvelle cible est la famille Russel qui vient juste d’emménager en face d’elle : le père, la mère et un ado adorable.

Un soir, alors qu’elle les espionne, Anna est témoin du meurtre de la mère de famille et assiste impuissante à sa mort. Elle prévient néanmoins les secours mais lorsque la police arrive, personne ne manque à l’appel chez ses voisins. Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?

La femme à la fenêtre est le premier roman de A.J Finn qui fait une entrée retentissante dans le monde du thriller psychologique ! Vendu dans 38 pays, encensé par Val McDermid, Gillian Flinn, Stephen King et Louise Penny, il va être adapté sur grand écran par la Fox.

Véritable page turner, ce roman se referme comme un piège sur son lecteur qui a bien du mal à le lâcher tant que la dernière page n’est pas tournée. Les chapitres, courts, sont bien rythmés, les rebondissements sont nombreux, le suspens monte crescendo, un twist bien vu (que j’avais deviné) et un dénouement inattendu, font que ce thriller bien ficelé, tient en haleine jusqu’au bout.

Outre l’intrigue policière, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère de ce roman : l’enfermement physique et psychologique est bien mené tout au long du récit et on ressent formidablement bien tout ce que vit Anna, sa détresse, ses inquiétudes, ses angoisses, son agoraphobie, de ce point de vue je trouve ce thriller vraiment bien fichu.

J’ai également beaucoup aimé toutes les références à Hitchcock (mon réalisateur préféré) et aux vieux films noirs que l’héroïne se met en boucle, et notamment Vertigo, mon film préféré.

La femme à la fenêtre est un thriller psychologique addictif réussi, l’histoire n’est pas forcément innovante ou inoubliable mais elle est suffisamment efficace pour nous happer et nous faire passer un excellent moment. Je vous le conseille si vous aimez ce genre, je pense qu’il vous plaira autant qu’à moi !

Un grand merci à Anne et aux Presses de la cité pour cette lecture palpitante.

Dans l’État du Kentucky, au XIXᵉ siècle. Mr Shelby est un riche propriétaire terrien. Chez lui, les esclaves sont traités avec bonté. Cependant, à la suite de mauvaises affaires, il se voit obligé de vendre le meilleur et le plus fidèle d’entre eux, le vieux Tom. Tom, qui s’est résigné à quitter sa famille, rencontre la jeune et sensible Évangeline Saint-Clare, qui incite son père à l’acheter. Un intermède heureux dans sa vie, mais qui sera de courte durée car il va être vendu une nouvelle fois…

Etat du Kentuky, milieu du XIXè siècle. Tom est un esclave noir très pieux au caractère généreux, Elisa, une jeune mulâtresse, mère d’un petit Harry. Leurs maîtres, Mr et Mme Shelby, sont des gens bienveillants, qui traitent leurs esclaves avec humanité.

Mais suite à des mauvais placements, Mr Shelby se décide à vendre Tom et le petit Harry contre l’avis de Mrs Shelby qui refuse de les séparer de leurs familles.

Tom accepte son sort : il est racheté par Mr Saint-Claire, un aristocrate du sud, qui se montre lui aussi bienveillant envers ses esclaves même si il refuse de les affranchir.

Elisa, elle, refuse de se voir enlever son fils et fuit avec lui vers le Canada…

La case de l’oncle Tom fait partie de ces classiques qui ont tendance à croupir dans ma PAL. Véritable plaidoyer contre l’esclavage, ce roman écrit par Harriet Beecher-Stowe est publié en 1852, dix ans avant la guerre de Sécession.

Il a connu un véritable retentissement dans le monde entier et sera le roman le plus vendu au 19è aux Etats-Unis. Abraham Lincoln présentait son auteure comme celle qui avait mis le feu aux poudres entre le nord et le sud, poussant les anti et pro esclavagistes à se faire la guerre.

Harriet Beecher-Stowe était une abolitionniste convaincue et elle va plaider sans relâche la cause des noirs. Dans ce roman, elle met en scène l’oncle Tom, un esclave noir patient et tolérant autour duquel se déroulent les histoires d’autres personnages, aussi bien esclaves que maîtres blancs.

Ce personnage est la perfection incarnée, il a en lui à la fois la sagesse et la bonté et une sacrée foi chevillée au corps. Il est beaucoup question de religion tout au long du récit, cela peut rebuter certains lecteurs, ce qui ne fut pas mon cas même si j’avoue qu’un peu moins de considérations généreuses n’aurait pas nui non plus mais il ne faut pas oublier l’époque à laquelle ce roman a été écrit ni que son auteure était fille et femme de pasteur.

C’est d’ailleurs grâce aux communautés religieuses que la lutte contre l’esclavage s’est construite et notamment que l’underground railroad est né, ce fameux chemin de fer sous-terrain qui aidait les esclaves en fuite à gagner le Canada où l’esclavage avait été aboli !

La case de l’oncle Tom est un roman sentimental qui dépeint la réalité de l’esclavage tout en montrant également que si il est condamnable, tous les maîtres n’étaient pas des tortionnaires et que certains pouvaient traiter leurs esclaves avec une certaine bonté.

Son auteure veut aussi montrer à travers le personnage de Tom que l’amour chrétien peut surmonter une épreuve aussi destructrice que l’esclavage d’êtres humains.

Le roman contribua aussi à la création de nombreux stéréotypes concernant les Noirs, dont beaucoup persistent encore aujourd’hui : par exemple l’oncle Tom, serviteur dévoué et endurant, fidèle à son maître ou sa maîtresse blancs.

Un roman important d’un point de vue historique mais qui a eu moins d’impact sur moi que La colline aux esclaves, véritablement bouleversant. Ma Belette qui m’a accompagnée est sur la même longueur d’ondes, vous pouvez retrouver son avis ici.

L’année nouvelle est déjà là, il est donc plus que temps pour moi de revenir sur mes lectures de décembre. Un mois prolifique en terme de lectures et placé sous le signe de Noël et du Cold Winter Challenge. Ce dernier mois de l’année 2018 m’a permis de continuer à dégommer ma PAL, elle est même en légère baisse par rapport au mois de novembre, pourvu que ça dure.

De belles lectures dans l’ensemble mais aussi quelques déceptions, il en faut bien de temps en temps. Côté chiffres, mon bilan est plus qu’honorable puisque j’affiche 20 lectures au compteur : 5 services presse, 15 achats et 0 emprunt, je continue donc à puiser allègrement dans ma pile à lire et c’est tant mieux !

Beaucoup d’entre eux ont d’ores et déjà été chroniqués, je vous invite donc à aller lire mes avis en cliquant sur les liens, les autres le seront dans les prochains jours.

On commence par les romans policiers et les petits crimes de Noël d’Anne Perry que j’ai enfin découvert grâce à La disparue de Noël et Un Noël à New York dans lesquels j’ai eu le plaisir de retrouver Lady Vespasia Cumming-Gould et Jemina Pitt. Deux volumes qui ne brillent pas par leur efficacité policière mais qui furent de bonnes lectures grâce à l’atmosphère qu’impriment l’autrice à ses histoires et à ses thématiques abordées, notamment la place des femmes au sein de la société victorienne. Changement de registre avec La femme à la fenêtre de A.J Finn qui trainait dans ma PAL depuis près d’un an qui s’est révélé être un bon page turner avec un dénouement qui m’a plutôt surprise même si j’avais deviné certaines choses, mon avis arrive très vite.

On passe aux romans et en premier lieu une déception : Noël à la petite boulangerie de Jenny Colgan. Si j’ai aimé retrouver Polly, Huckle, Neil et Mount Polbearne, l’histoire proposée par Jenny Colgan est bien tristounette et loin de l’esprit de Noël, dommage ! On continue avec Chère mamie de Virginie Grimaldi, une lecture légère, drôle et tendre qui fut bien sympathique même si elle ne restera pas dans mes annales. Un roman historique pour poursuivre : Les ombres de Rutherford Park de Elizabeth Cooke avec une ambiance Downton Abbey, je l’ai lu très rapidement et avec plaisir mais là aussi, il ne me marquera pas sur le long terme. Je lui ai nettement préféré Quand vient le temps d’aimer de William Nicholson, un roman choral qui décortique les différentes facettes de l’amour, une très bonne surprise en ce qui me concerne.

Des classiques pour continuer, car une fois n’est pas coutume j’en ai lu trois ! J’ai découvert les Contes des frères Grimm car si j’en connaissais quelques-uns, la plupart de ceux contenus dans ce recueil m’étaient inconnus. On poursuit avec La case de l’oncle Tom de Harriet Beecher Stowe. L’autrice, engagée contre l’esclavagisme et en faveur de la liberté des noirs, a connu un grand succès avec ce roman très touchant, je vous en reparle très vite. Encore un classique pour continuer, cette fois-ci anglais, Bienvenue à High Rising de Angela Thirkell, un roman so british avec pour toile de fond la campagne anglaise dont j’ai beaucoup aimé les personnages, mon avis sera publié dans les prochains jours. Enfin, un document richement illustré qui revient sur l’essor du commerce parisien au 19è : La fabuleuse histoire des grands magasins de Renée Grimaud. J’ai eu un coup de cœur pour cet ouvrage que j’aurai le plaisir de vous présenter dans un billet également.

Place à la jeunesse maintenant avec Choisis ton sapin de Patricia Toht et Jarvis, un très bel album pensé comme un mode d’emploi qui revient sur toutes les étapes importantes pour réussir son sapin de Noël. On reste dans l’ambiance de Noël avec Le manteau rouge de Philippe Lechermeier et Hervé Le Goff qui nous propose une nouvelle version de l’origine du Père Noël et notamment de son fameux manteau rouge. Toujours au rayon album de Noël : Le renard et le lutin de Astrid Lindgren et Eva Eriksson, une très belle histoire d’amitié et de partage. Changement d’ambiance maintenant avec Rien ne va plus !, le second tome de la série Zombies zarbis de Marie Pavlenko et Carole Trebor, une suite pleine d’humour et d’aventures à la hauteur du premier tome.

Retour à Noël avec Le noëlosaure de Tom Fletcher, une histoire pleine de magie, d’esprit de Noël et de dinosaure que je conseille sans réserve aux enfants, mon Sami-Chameau de fils a adoré et moi aussi. Déception en revanche pour Le père Noël assassiné de Kenneth B. Andersen, une histoire morbide et sanglante que j’ai terminé en diagonale tellement je l’ai trouvé embrouillée ! Enfin, bonne pioche avec Mortels Noëls, la première enquête de Vipérine Maltais, écrit par Sylvie Brien, un court roman policier bien sympathique avec une bonne intrigue.

Et on clôture ce bilan en beauté avec le 5è opus d’une série que j’adore, à savoir Les beaux étés, La fugue. Quel plaisir de retrouver une fois de plus les Faldérault même si je suis déçue par ce tome que j’ai trouvé bien fade par rapport au précédent. J’ai beaucoup aimé en revanche Avez-vous lu les classiques de la littérature ? de Soledad Bravi et Pascale Frey qui nous proposent une synthèse d’une vingtaine de grands classiques de la littérature française et étrangère, un ouvrage aussi drôle que pédagogique.

Et vous, quels sont les titres qui vous ont fait vibrer ou déçus en décembre ?