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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Hubert était scénariste et coloriste de renom, recevant le Firecracker Alternative Book Award « Best graphic novel 2015 » aux États-Unis. Il est décédé le 12 février 2020, quelques semaines seulement avant la sortie de Peau d’Homme. Zanzim, de son vrai nom Frédéric Leutelier, a grandi en Mayenne où il n’y avait pas grand-chose à faire d’autre que de lire des bandes dessinées… et dessiner !

Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant.

Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout.

Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante.

Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s’affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l’amour et la sexualité…

Sans contrefaçon, je suis un garçon ! pourrait être le sous-titre de Peau d’homme, écrit par Hubert, mis en dessins par Zanzim et multi récompensé depuis sa parution.

À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité… mais pas que.

En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l’humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d’homme nous invite tant à la libération des mœurs qu’à la quête de l’amour.

La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ?

Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

Et de ce point de vue, ce roman graphique est particulièrement réussi. J’ai adoré cette histoire et surtout Bianca qui s’affranchit des codes de son époque grâce à cette peau qu’elle revêt et grâce à laquelle son mari va tomber éperduement amoureux d’elle. Oui mais pas en tant que Bianca mais en tant que Lorenzo, son double, ce qui va bien sûr poser bien des problèmes.

Ce roman graphique est un magnifique plaidoyer pour les femmes mais aussi le droit d’aimer qui l’on veut. Il défend aussi brillamment la cause homosexuelle, le droit à la différence, le transgenre. Il prend fait et cause pour que chacun, homme comme femme, ait la sexualité qu’il ou elle veut, sur un vrai pied d’égalité.

Cela aurait pu être un coup de coeur sans les dessins de Zanzim qui ne sont pas du tout à mon goût, notamment au niveau des traits des visages que j’ai trouvé d’une laideur absolue, mais les goûts et les couleurs étant différents, cela n’enlève rien au talent de Zanzim que beaucoup d’autres ont apprécié.

Des dessins qui ne m’ont pas empéché d’apprécier cette ode à la tolérance que je vous invite à découvrir tant elle est riche et passionnante à tous points de vue !

En ce début janvier, j’ai envie de revenir sur quelques-unes des très belles lectures faites tout au long de l’année 2020. J’ai mis de côté les bandes dessinées, les albums, les romans jeunesses, les polars et les romans graphiques pour me concentrer sur les romans.

Pour dresser ce palmarès ou best of comme vous préférez, j’ai choisi non pas mes douze plus belles lectures de l’année mais un roman par mois de l’année. Ce pêle-mêle est représentatif de mes habitudes de lecture puisque vous y retrouverez principalement des romans historiques, mon genre de prédilection et mon péché mignon.

Comme je n’ai retenu qu’un titre par mois, plusieurs de mes coups de coeur ont été laissés de côté, sinon cette sélection aurait été bien trop longue mais je tiens néanmoins à les citer ici : Miss Charity, Sonate pour Haya, Une vie entre les pages, Les heures indociles, Forte tête, La rose et le bourreau, Les mondes de Sam, Du rififi au Camboudin, Au petit bonheur la chance !, La vallée des poupées, Les yeux de Sophie, Les sorcières de Pendle, Un jour en décembre.

Janvier : Le diamant de St Petersbourg de Kate Furnivall

Durant cinq cents pages, pas de temps mort et aucune longueur, l’autrice nous raconte par le menu comment la révolution russe va peu à peu, après le dimanche rouge du 9 janvier 1905, gagner le peuple russe pour aboutir à l’abdication du tsar et à la confiscation du pouvoir par les bolcheviques. Une héroïne fort et courageuse comme je les aime que j’ai eu plaisir à suivre tout au long de ce roman fleuve où les péripéties sont nombreuses.

Février : Un parfum de rose et d’oubli de Martha Hall Kelly

Une bonne fresque historique qui décrit la vie en Russie pendant la Première Guerre mondiale et qui dépeint la situation politique de cette période parfois âpre à appréhender. L’histoire fait la part belle aux femmes, ce sont elles qui sont les héroïnes de ce joli pavé, qui sont le mieux décrites et le plus développées. J’espère avoir l’occasion de découvrir Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux en 2021 !

Mars : Lettres de Washington Square de Anne Icart

J’aime beaucoup les histoires où les non-dits et les secrets de famille sont présents et ici je n’ai pas été déçue. Ce récit axé sur l’amour paternel, l’exil et l’espoir, se lit avec une certaine avidité, entrecoupé des lettres si touchantes de Baptiste, je n’en ai fait qu’une bouchée. Un récit très émouvant qui m’a fait versé bien des larmes, une fois ma lecture achevée et auquel je repense souvent, signe qu’il m’a bel et bien marqué et que je le relirai un jour !

Avril : Belle-Amie de Harold Cobert

Avec Belle-Amie, Harold Cobert nous propose de retrouver Bel-Ami, le héros emblématique de Guy de Maupassant. En glissant ses pas dans ceux du maître et en nous entraînant dans le Paris de la fin du XIXe siècle, Harold Cobert nous donne à lire une suite haletante au chef-d’œuvre de Maupassant. La plume d’Harold Cobert est magnifique, d’une grande qualité littéraire et le dénouement, bien qu’un peu abrupt, m’a satisfaite je dois bien l’avouer.

Mai : Les secrets de Cloudesley de Hannah Richell
A l’instar d’Eve Chase, Daphne du Maurier ou Kate Morton, Hannah Richell entremêle dans son troisième roman, les voix de deux femmes pour conter une histoire de famille et de secrets, mais aussi d’amour, pleine de passion et de drames. Drames, secrets, sacrifices, souffrances, violences, secrets de famille, amour et séquelles de la guerre sont au cœur de ce roman, je l’ai dévoré de la première à la dernière page et quitté Cloudesley à regret !

Juin : Le retour du capitaine Emmett d’Elizabeth Speller
Au lendemain de la première guerre mondiale, ce roman évoque le douloureux destin des hommes fusillés pour l’exemple mais aussi les rescapés de ce conflit mondial. Formidable roman à suspens absolument captivant, il a tout pour plaire aux lecteurs et lectrices féru(e)s de récits historiques : une plume fluide, une histoire très bien documentée, portée par des personnages complexes et attachants que sont Laurence, Charles, Mary, Eleanor et tous les autres protagonistes.

Juillet : Les Thibault 1 de Roger Martin du Gard
À travers les destinées de deux familles bourgeoises, les Thibault et les Fontanin, Roger Martin du Gard évoque la France de la Belle Époque qui va sombrer dans le premier conflit mondial. Héritier de la tradition naturaliste Roger Martin du Gard brosse un tableau sans complaisance de la société tout en mettant au premier plan le vécu et les pensées des protagonistes, saisis avec une grande finesse psychologique dans le tissu des détails qui font le quotidien.

Août : La vie rêvée de Violet Grant de Beatriz Williams
Beatriz Williams, d’un plume vive et enlevée, nous propose une histoire formidable portée par des héroïnes fortes et loin d’être potiches. La première est apprentie journaliste et vit à fond les sixties, la seconde est physicienne et travaille dans le sillage d’Albert Einstein ! Ce roman est un véritable page-turner, l’autrice y distille rebondissements et révélations inattendues tout au long du récit et on ne s’ennuie pas une seconde, au contraire, il aurait été plus long, cela aurait été encore mieux !

Septembre : Never mind de Gwenaële Robert
Avec un brio remarquable, Gwenaële Robert saisit ce moment exceptionnel où un nouveau régime s’installe alors que le sang de la Révolution n’est pas encore sec. Au coeur de ces remous, elle se plaît à imaginer le quotidien d’anonymes qui ne mesurent pas toujours l’ampleur des événements politiques dont ils risquent d’être victimes. C’est peu dire que j’ai aimé ce roman : il contient tout ce que j’attends d’un roman historique ! Cette période de l’histoire n’est pas ma préférée mais Gwenaële Robert a un tel talent de conteuse, une plume que j’aime et admire tant, qu’elle peut m’emmener où elle veut, je la suis aveuglément !

Octobre : Sauveur et fils saison 6 de Marie-Aude Murail
Chaque saison est un coup de coeur, Sauveur devait faire partie de ce top tant j’adore cette saga ! L’auteure nous dépeint comme personne la souffrance des adolescents et des adultes confrontés à ces différentes situations avec tellement d’intelligence que ce n’est jamais plombant pour le lecteur, c’est admirable de finesse et de talent, comme toujours chez Marie-Aude Murail. Et la galerie de personnages est tellement savoureuse, il faut absolument lire Sauveur !

Novembre : Le crépuscule et l’aube de Ken Follett
Dans ce préquel à sa plus célèbre saga inaugurée avec Les piliers de la terre, Ken Follett nous propose une formidable épopée où se mêlent vie et mort, amour et ambition, violence, héroïsme et trahisons. Une belle brique de près de 900 pages dont je n’ai fait qu’une bouchée tant il m’a happée dès les premières pages ! Il faut bien reconnaître à Ken Follett, un talent indéniable de conteur qui sait nous prendre dans ses filets pour ne plus nous lâcher jusqu’au point final. Un décor historique de qualité, des intrigues bien bâties, pleines de retournements de situations et de suspens, des complots en veux-tu en voilà, des méchants haut en couleur qu’on adore détester.

Décembre : Le réseau Alice de Kate Quinn.
Un roman historique passionnant sur un réseau d’espionnes français qui a réellement existé. Sur deux temporalités, en 1915 et en 1947, nous suivons Eve Gardiner, une ex espionne et Charlie, une jeune américaine à la recherche de sa cousine Rose dans la France d’après guerre. Une histoire bouleversante sur la résistance et ses héroïnes courageuses.

J’espère que ce bref aperçu de mes plus belles lectures de l’année vous a plu et donné envie de vous plonger à votre tour dans ces romans, tous très réussis ! Et vous, quels sont les romans qui vous ont fait vibré en 2020 ?

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Évelyne Brisou-Pellen est née en Bretagne et, hormis un petit détour par le Maroc, elle y a passé le plus clair de son existence. Elle a écrit beaucoup de contes et de romans, publiés chez divers éditeurs (Gallimard, Bayard, Hachette, Rageot, Nathan, Pocket, Milan, Casterman, Flammarion, Millefeuille, Belin…) Elle est notamment l’autrice de la série  » Le Manoir  » chez Bayard Jeunesse, dont les six tomes de la première saison se sont vendus à plus de 184 000 exemplaires à ce jour.

Téos, jeune garçon serviteur du crocodile sacré en Égypte antique, remarque un jour que celui-ci a quelque chose de coincé entre les dents : un diamant !

Ce diamant a-t-il à voir avec la disparition de son père et le vol de la statuette sacrée du temple du dieu Sobek ?

C’est accompagné de la jeune cuisinière Tiy que Téos va mettre à jour une manigance mettant en danger toute la vallée du Nil et le règne même du pharaon !

Avec Le diamant du dieu crocodile, Evelyne Brisou-Pellen plonge les jeunes lecteurs dans une enquête mêlant magie et histoire, au coeur de l’Egypte antique des pharaons.

Très bien documenté, ce court récit sans temps mort, fait la part belle au courage de ses jeunes héros : Téos et Tiy qui vont s’unir afin de sauver l’Egypte du terrible fléau qui les menace !

En effet, le dieu du désert Seth, a décidé que les règnes d’Horus et du pharaon devaient prendre fin, une catastrophe pour les égyptiens qui vénèrent le Nil, source de tous les bienfaits.

Cette courte enquête menée tambour battant permet à l’autrice de présenter les dieux égyptiens, leur bestiaire sacré et les us et coutumes qui régissent la vie des égyptiens de cette époque.

Abondamment illustré, il plaira sans conteste au public visé, les 8 / 10 ans qui apprendront une foule de choses grâce à ce récit d’aventures. Le duo est très attachant et les petits lecteurs pourront s’idenfier à eux.

Cerise sur le gâteau : à la fin de l’ouvrage, ils trouveront un cahier de jeux pour prolonger leur lecture et des pages explicatives sur les différents dieux et déesses, le Nil et les principaux monuments de la vallée des rois.

Un roman idéal pour une première immersion dans le registre historique, je vous le conseille.

Un grand merci aux éditions Scrinéo pour cette lecture toute mignonne !

Carl Norac écrit des livres pour la jeunesse dont la plupart sont publiés chez Pastel. Certains sont traduits en quinze langues. Les mots doux, illustré par Claude K.Dubois, fut un best-seller aux U.S.A en 1998. Stéphane Poulin vit à Montréal. Illustrateur prolifique, il a collaboré à plus d’une centaine de livres et remporté de nombreux prix nationaux et internationaux.

Joey l’écureuil vit avec sa grande famille dans un grand parc à New York. Rapide et agile, il aime son travail malgré les risques. Car Joey est laveur de vitres et doit prendre bien garde de ne pas se faire dévorer tout cru par le crocodile qui vit dans l’immeuble dont il a la charge !

Du haut des immeubles, Joey rêve de voyages et de mariage avec Léna, son amoureuse. Tous les deux travaillent dur pour que leur rêve devienne réalité mais bien qu’ils s’échinent pour gagner le sou, ils restent désespérement pauvres.

Se laisseront-ils rattraper par les aléas de la vie ou la chance de Lucky Joey finira-t-elle par tourner ?

Le dernier né du talentueux Carl Norac, Lucky Joey, nous entraîne dans un Manhattan idéalisé, façon années 50, où les animaux ont pris la place des hommes comme dans Zootopia.

L’occasion pour son auteur de nous proposer une fable animalière dont il a le secret avec un couple de héros très attachant : Joey et Léna, deux écureils qui travaillent dur pour s’offrir le mariage de leurs rêves.

Mais, bien que Joey se sente chanceux, les tuiles s’enchainent pour nos tourtereaux dans une cité immense où ils sont bien petits pour faire fortune et espérer une vie meilleure.

Heureusement, nous sommes au coeur du rêve américain et la chance finira par leur sourire grâce à leur cher ami Grizzli. L’amitié et l’amour tiennent une grande place dans cette histoire et montre aux enfants qu’il faut croire en leurs rêves et tout faire pour que ceux-ci se réalisent.

Le texte est d’une grande douceur, d’une poésie qui plaira aux petits lecteurs de 5/6 ans et peut tout à fait entrer dans la catégorie des premières lectures à condition d’être accompagné par un adulte car le vocabulaire est plutôt riche et soutenu.

Les illustrations de Stéphane Poulin sont d’une grand douceur et accompagnent merveilleusement bien le texte de Carl Norac et les belles valeurs qu’il prône.

Souvent sur des doubles pages, elles sont un vrai régal pour les yeux. L’illustrateur a utilisé une palette graphique automnale avec des couleurs chaudes (rouge, jaune, brun, ocre, rouille…) et le rendu est vraiment de toute beauté.

De belles valeurs, de sublimes illustrations sont les points forts de cet album que je vous recommande vivement.

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture d’une grande douceur, j’ai adoré !

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

challenge-un-pave-par-mois

Kate Quinn est née en Californie du Sud. Elle est diplômée de Boston University et passionnée d’Histoire depuis toujours. Ses romans sont traduits dans le monde entier. Plébiscité par les critiques, Le Réseau Alice connaît un succès retentissant dans de nombreux pays.

Un an après le début de la Grande Guerre, Eve Gardiner brûle de prendre part à la lutte contre les Allemands et est recrutée comme espionne.

Envoyée à Lille, dans la France occupée, elle est formée par Lili pour entrer dans le réseau qu’elle dirige, le réseau Alice, un vaste réseau d’agents secrets pour lutter contre l’ennemi.

1947, hantée par la trahison qui a provoqué le démantèlement du réseau Alice, Eve, devenue alcoolique, vit recluse dans sa maison de Londres.

C’est alors que Charlie, une jeune étudiante qui souhaite retrouver sa cousine disparue en France pendant la dernière guerre, déboule chez elle en prononçant un nom qu’elle n’a pas entendu depuis des décennies : Le Léthé, un restaurant dans lequel elle a travaillé pendant la grande guerre.

Leur rencontre les entraînera de Lille à Roubaix, en passant par Limoges et Grasse, à la recherche de Rose et de son bourreau, aidée par l’homme à tout faire d’Eve, Flinn.

Le réseau Alice m’intriguait depuis sa sortie il y a un an déjà. Ecrit par Kate Quinn dont j’avais adoré Les héritières de Rome et L’impératrice des sept collines et j’ai profité des fêtes pour enfin le découvrir.

Vous le savez, j’affectionne les romans historiques et l’une de mes périodes de prédilection est la première guerre mondiale, j’étais donc sûre et certaine que ce roman allait me combler et ce fut bel et bien le cas. Cela aurait même pu être un coup de coeur si je n’avais rien su du réseau Alice.

Etant férue de cette période et de l’histoire des femmes en générale, je connaissais l’existence de ce réseau d’espions, le plus fameux de la grande guerre, et notamment celle qui l’a brillamment dirigé jusqu’à son arrestation : Louise de Bettignies.

Connaissant sa vie, les tenants et aboutissants de sa carrière d’espionne et celle d’Edith Cavell, l’espionne anglaise la plus réputée, j’ai vu venir les rebondissements historiques qui émaillent ce roman, ce qui m’a empêché de savourer l’aspect historique de ce titre à sa juste valeur.

Ce fut tout de même une lecture passionnante puisque le récit, bien que reposant sur des faits historiques, est mené par Eve et Charlie, qui sont des personnages fictifs et ce qui leur arrive tout au long du récit m’a apporté son lot de surprises, me tenant en haleine de bout en bout.

Dans ce roman, Kate Quinn met donc en lumière l’histoire oubliée du plus grand réseau d’espionnes de la Première Guerre mondiale et sa figure de proue, Louise de Bettignies.

Une femme courageuse, pugnace et téméraire qui lui a valu l’admiration du camp ennemi et donné envie à d’autres femmes de devenir agents secrets dans son sillage.

Mélange fascinant de roman historique, de mystère et de romance, cette intrigue bien construite, foisonnante et palpitante ravira les passionné.e.s d’Histoire.

Très bien documenté, fourmillant de détails, il relate avec précision les faits et s’attache au plus près de la réalité historique, permettant à chacun et chacune d’y trouver son compte.

L’autrice aborde aussi la condition féminine de l’époque à travers ses héroïnes qui prennent en main leur destin et leur vie malgré les obstacles et les préjugés de l’époque, un aspect qui m’a beaucoup plu également.

Un roman véritablement passionnant, porté par des héroïnes attachantes et courageuses, avec un certain suspens. Une lecture que j’ai adoré et que je vous invite vivement à découvrir à votre tour si la première guerre mondiale vous intéressent !

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton, après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir un auteur à succès figurant en 2011 et 2012 en troisième position des auteurs les plus lus de Grande-Bretagne. Elle est notamment l’auteure de deux séries de romans policiers best-seller, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin.

Lorsqu’Agatha Raisin décide d’organiser le Noël des personnes âgées dans un petit village des Cotswolds, elle ne s’attend pas à ce que la fête tourne au drame.

Les six convives sont enchantés d’être là, l’un d’eux en profite même pour faire du gringue à Agatha, persuadé, malgré ses 90 ans, d’avoir encore tout son charme.

Mais au moment du dessert, le pudding de Noël échappe des mains d’Agatha pour attérir sur le crane du vieux pervers qui rend l’âme aussitôt !

Ni une ni deux, la voilà pourtant avec un cadavre sur les bras, accusée de meurtre ! L’arme du crime ? Le dessert le plus british qui soit : un pudding !

Il faudrait un miracle ou l’intervention du père Noël pour la sortir de ce bourbier. Mais Agatha compte bien pister le vrai coupable…

Le jour de Noël, le temps d’une nouvelle, j’ai étrenné ma liseuse, reçue le matin même, pour retourner à Carsely, le petit village des Cotswolds, cher à notre Agatha Raisin.

Avec Le Noël d’Agatha, M.C Beaton nous propose une histoire très courte mais qui condense tout ce que j’aime dans cette série : l’humour so british qui fait toujours mouche, notre Agatha qui continue ses frasques pour notre plus grand plaisir et l’atmosphère de campagne anglaise toujours aussi sympathique.

Bien sûr, sur un format aussi court, point de développement, peu de suspens et pas d’enquête à proprement parler mais une parenthèse bien sympathique que j’ai savouré le temps d’un tea time de Noël.

Un hors-série gratuit que je conseille surtout à celles et ceux qui ne connaissent pas encore la saga, cette nouvelle vous donnera un aperçu de ce qui vous attend et vous permettra de vous familiariser avec l’ambiance de ce cosy mystery et surtout avec le personnage d’Agatha qui ne plait pas forcément à tout le monde.

Pour ma part, ce pudding presque parfait m’a donné envie de poursuivre cette saga que j’ai un peu laissé de côté cette année, en 2021 il faut absolument que je retourne à Carsely avec Agatha Raisin !

Janvier vient juste de commencer et il est grand temps pour moi de vous dévoiler le bilan de mes lectures de décembre. Un mois marqué par des titres hivernaux ou noëliques mais pas que ! Au cours de ces quatre dernières semaines, j’ai lu six-sept titres (+7 albums pour les petits) : 10 achats, 1 emprunt et 13 services de presse.

Des romans policiers, historiques ou contemporains, de la jeunesse et des graphiques sont venus ponctuer cet ultime mois de 2020 avec de plutôt très belles lectures à la clé, même si j’ai eu aussi des déceptions.

La plupart de ces lectures a déjà fait l’objet d’une chronique, les autres le seront dans les prochains jours. Comme d’habitude, j’ai pioché allègrement dans ma pal mensuelle, preuve que concocter ces petites piles à lire me conviennent bien même si je m’en écarte aussi.

On commence par les policiers et deux déceptions : Un Noël plein d’espoir d’Anne Perry et La disparue de Noël de Rachel Abbott. Heureusement, mes retrouvailles avec Loveday & Ryder furent excellentes à l’occasion de ma lecture de Meurtre en coulisse de Faith Martin un cosy mystery que j’adore. Et le temps d’une nouvelle je suis retournée à Carsely avec Le Noël d’Agatha de M.C Beaton dont je vous parle demain !

On continue avec les romans historiques et Le réseau Alice de Kate Quinn, une histoire passionnante basée sur un réseau d’espionne ayant réellement existé pendant la première guerre mondiale. Et des titres plus contemporains avec Sur ma liste de Rosie Blake et Un jour en décembre de Josie Silver, deux très belles surprises qui m’ont bien mises dans l’ambiance de Noël. Déception pour le recueil de la TeamRomCom, Noël actually, que j’ai trouvé dans l’ensemble sans intérêt. Changement de registre avec En cas de problème, le sixième opus réussi de la série des Chroniques de St Mary de Jodi Taylor.

Côté classiques, une anthologie que j’ai beaucoup aimé et que j’ai lu comme un calendrier de l’Avent : Les grands écrivains racontent Noël.Malheureusement, je suis passée totalement à côté de Christmas pudding de Nancy Mitford dont je n’ai guère goûté l’humour et qui ne m’a pas du tout intéressée au point que je l’ai terminé en diagonale.

Place à la jeunesse avec Minuit-Cinq de Malika Ferjoukh, un merveilleux conte de Noël pour les 6 / 8 ans et pour les plus grands : La maison aux 36 clés de Nadine Debertolis, une histoire dans un vieux manoir plein de mystères. Un titre historique pour finir : La capucine de Marie Desplechin, un roman très intéressant ! Et enfin, une courte enquête historique bien sympathique : Le diamant du dieu Crocodile d’Evelyne Brisou-Pellen.

On passe aux albums qui sont venus ponctuer le temps de l’Avent : Mes beaux sapins de Rascal & Peter Elliott, Le Zou de neige de Michel Gay, 3 histoires de Noël du Père Castor, Le Noël de Pop d’Alex Sanders & Pierrick Bisinsky, Les Couzz de Fanny Joly & Eglantine Ceulemans et La veille de Noël au pays des merveilles de Carys Bexington & Kate Hindley. Et enfin, un album tout doux : Lucky Joey de Carl Norac & Stéphane Poulin.

Et pour conclure, deux graphiques. Un voyage graphique onirique et magique : Les renards de feu, premier tome des Voyages de Lotta de Marie Zimmer et Elena Bia. Et un roman graphique historique très intéressant : Peau d’homme de Hubert & Zanzim.

Et vous, quels sont les titres qui vous ont fait vibrer ou déçu en décembre ?

On se retrouve en ce deuxième jour de l’année pour ma pile à lire mensuelle, un rendez-vous que vous avez l’air d’apprécier puisque ce sont les billets les plus lus et j’en suis ravie.

Comme dans les précédentes éditions, j’essaie de varier les genres et le nombre de pages pour à la fois piocher dans les titres plutôt courts mais aussi les pavés car ils sont présents en nombre dans ma PAL.

Pour cette première PAL de l’année, j’ai pioché dans les services de presse et les achats,sans oublier les titres qui me permettent d’honorer le #coldwinterchallenge, histoire de varier les plaisirs.

Bien sûr, je ne m’engage pas à lire tous ces titres car tout au long du mois d’autres romans, albums, bandes dessinées vont faire leur entrée et que je serai forcément tentée de piocher allègrement dedans mais je dois dire que jusqu’à présent je m’y suis vraiment tenue et ça, c’est déjà bien !

On commence par les romans historiques :
– Les simples de Yannick Grannec
– Des jours et des vies de Gill Paul
– Contes et récits du Paris des merveilles de Pierre Peve

Des titres plus contemporains :
– Un hiver pour s’écrire de Angeles Donate
– Les nuits enneigées de Castle Court de Holly Hepburn

De la jeunesse :
– Révoltées de Carole Trébor
– Mission mammouth de Xavier-Laurent Petit (SP)
– Le mystère de la chambre morne d’Anne Montel et Loïc Clément (SP)

Des policiers :
– La loi des hommes de Wendall Utroi
– La mort d’une sirène de A. J. Kazinski et Thomas Rydahl (SP)
– Au service secret de Marie-Antoinette La femme au pistolet d’or de Frédéric Lenormand

Des graphiques :
– Malgré tout de Jordi Lafèbre

Lesquels vous tentent ? En avez-vous lu certains ?

Bonne année 2021 !!

En ce premier jour de l’année 2021, je vous adresse ainsi qu’à vos proches, mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui commence.

Je vous la souhaite contraire à celle que nous venons de quitter : pétillante, pleine de bonheur, de succès et de santé. J’espère qu’elle sera aussi celle qui verra se réaliser les projets qui vous tiennent à coeur. Et que celles et ceux qui ont bien souffert ces derniers mois retrouvent le sourire.

En tant que lectrice, je vous souhaite aussi de très belles lectures pour les cinquante-deux prochaines semaines, j’espère que vos coups de coeur seront nombreux et qu’ils vous permettront de fuir le climat anxyogène actuel.

En ce qui me concerne, je vous remercie d’être toujours aussi nombreux et nombreuses à venir me lire, que vous laissiez des commentaires ou non, je compte bien continuer à partager mes lectures ici et en discuter avec vous.

Je vous donne rendez-vous demain pour ma pile à lire de janvier et en attendant, prenez soin de vous !

Noël actually – Team RomCom

Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge

Isabelle Alexis a publié de nombreux romans, dont Tu vas rire mais je te quitte ! Et Tu peux garder un secret ? (Plon, 2002 et 2004) qui ont été adaptés au cinéma. Marie Vareille a reçu le Prix Confidentielles pour son best-seller Je peux très bien me passer de toi et de nombreux prix en littérature jeunesse pour sa trilogie Elia la passeuse d’âmes. Tonie Behar est romancière, spécialiste de la comédie romantique et lectrice compulsive, elle est sujette à des addictions contemporaines pour les séries, les boots à talons, son iPhone et son frigo (et tout récemment, les crèmes antirides !). Adèle Bréau est blogueuse, twitta (@TheAdele32), et community manager sur Terrafemina.com. Sophie Henrionnet est auteur et maman de quatre enfants à qui elle raconte des histoires tous les soirs ! Elle anime également son blog Sixinthecity

Pour Noël, Elsa se retrouve coincée dans un ascenseur avec pour seule compagnie son voisin intello qu’elle ne peut pas souffrir et deux bouteilles de champagne.

Mira fait l’acquisition d’un vêtement qui semble avoir des pouvoirs magiques, un top bleu nuit ayant appartenu à la diva Mariah Carey en personne.

Isabelle, chef de projet dans l’informatique, délaisse ses écrans et ses développeurs en Inde pour se rendre jusqu’en Bretagne pour adopter un labrador que ses propriétaires ne peuvent emmener au Canada, leur futur pays d’adoption.

Louison, elle, décide de se lancer dans un relooking complet, complexée depuis toujours par son nez, ses yeux et ses dents, pour enfin, attaquer la vie à pleines dents.

Juliet tente de renouer avec sa meilleure amie à qui elle a caché un lourd secret pendant seize ans, elle quitte donc l’Australie pour son village natal dans l’espoir de retrouver Natalie.

Quant à Joséphine, elle prend l’Eurostar pour passer Noël à Londres en compagnie de sa grand-mère excentrique.

Cette année encore, avec la #TeamRomCom, le romantisme et Noël sont à l’honneur ! Après Y aura-t-il de la neige à Noël et Noël et préjugés, les six romancières rendent cette fois-ci hommage à la comédie romantique culte Love Actually et son mythique All I Want for Christmas Is You, avec Noël actually.

Si le premier recueil m’avait laissé un sentiment mitigé, le second m’avait beaucoup plu, c’est donc tout naturellement que j’ai rempilé cette année, mais hélas, quelle déception ! Sur les six nouvelles, je n’en ai apprécié que deux et j’ai bien failli abandonner ce recueil tant ce que je lisais ne me plaisait pas.

La première, Fortune Cookie, de Sophie Henrionnet est sympathique mais sent clairement le réchauffé. La seconde, Love is all around, d’Adèle Bréau est pleine de longueurs et sans grand intérêt. La troisième, La revanche de Louison Cerfeuil d’Isabelle Alexis sent la grossophobie à plein nez et est franchement détestable. La quatrième, All I want for christmas de Marianne Levy est totalement inintéressante. Heureusement, les cinquième et sixième relèvent le niveau !

Sept jours et une vie de Tonie Behar sort des sentiers battus avec une héroïne quinquagénaire qui a fui la Roumanie de Caeuscecu pour devenir concierge à deux pas de l’Opéra Garnier où elle est guide quelques après-midis par semaine. Voilà une héroïne qui change et j’ai trouvé ce personnage très attachant.

A pile ou face de Marie Vareille nous propose une histoire d’amitié brisée et une révélation que je n’avais pas vu venir mais même si j’aime beaucoup la plume de cette autrice, j’ai trouvé le dénouement très gnangnan et j’ai clairement préféré la nouvelle de Tonie Behar.

Toutes ces nouvelles et ces héroïnes ont un point commun : adorer le film Love Actually et vont se retrouver dans l’épilogue où elles assistent à une projection spéciale au grand Rex en présence de Mariah Carey !

J’aime bien ce film, même si il n’est pas culte pour moi, mais les clins d’oeil à ce grand classique de Noël sont peu nombreux et ça sent vraiment le coup de com’ de la part des éditions Charleston pour écouler le recueil. Ne vous attendez donc pas à un Love actually version littéraire, ce n’est clairement pas ça du tout.

Une vive déception pour ma part, je ne suis pas certaine d’être au rendez-vous l’année prochaine si un nouveau recueil voit le jour. En revanche, j’ai très envie de lire La Chanson du rayon de lune, le nouveau roman de Tonie Béhar avec Mina, à paraître fin janvier.