Agatha Raisin enquête tome 4 : Randonnée mortelle – M.C. Beaton

Après un séjour de six mois à Londres, Agatha retrouve enfin ses chères Cotswolds -et le non moins cher James Lacey. Même si le retour au bercail de son entreprenante voisine ne donne pas l’impression d’enthousiasmer particulièrement le célibataire le plus convoité de Carsely. Heureusement, Agatha est très vite happée par son sport favori : la résolution d’affaires criminelles. Comme le meurtre d’une certaine Jessica, qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs dans les propriétés privées des environs. Les pistes ne manquent pas : plusieurs membres du club et quelques propriétaires terriens avaient peut-être de bonnes raisons de souhaiter sa disparition.

De retour à Carsely après six mois passés à Londres dans son ancienne agence de relations publiques, Agatha est ravie de retrouver son cottage, ses chats et son voisin James Lacey.

Elle découvre que pendant son absence, Lacey s’est occupé de son jardin et qu’il est à la tête des marcheurs de Carsely qu’elle décide aussitôt d’intégrer. La police n’a eu aucun meurtre à se mettre sous la dent mais aussitôt Agatha revenue qu’un meurtre est commis !

Dans un autre groupe de randonneurs, écolos ceux-là, Jessica, leur meneuse est retrouvée assassinée sur un chemin de randonneur et les potentiels coupables ne manquent pas tant la vicitme avait le chic pour se mettre ses contemporains au dos.

Le duo Lacey / Raisin reprend donc du service pour le plus grand plaisir d’Agatha qui va endosser le rôle d’épouse de son beau voisin pour les besoins de l’enquête…

Après La quiche fatale, Remède de cheval et Pas de pot pour la jardinière, il me tardait de retrouver les Cotswolds et Agatha Raisin, c’est enfin chose faite et ce que je peux d’ores et déjà vous dire c’est que je me suis de nouveau bien divertie avec Randonnée mortelle que j’ai dévoré en à peine plus d’une journée !

Dans ce quatrième opus, toujours aussi savoureux, on retrouve notre Agatha faisant à nouveau équipe avec son beau voisin pour lequel elle a toujours le béguin. Et ô comble de la félicité pour elle, ils se font passer pour un couple marié afin de mieux infiltrer le groupe des randonneurs.

Outre l’aspect humoristique et truculent qui me plait beaucoup, j’aime aussi l’ambiance de campagne anglaise qui se dégage de cette série, on se sent bien dans ce petit village de Carsely et les enquêtes d’Agatha donnent vraiment envie d’aller découvrir les Cotswolds.

L’enquête est un peu moins secondaire que dans les précédents volumes, l’histoire est toujours aussi cocasse, notre Agatha toujours aussi rentre-dedans même si elle s’adoucit de plus en plus et j’ai trouvé ce tome d’une manière générale très réussi.

M.C. Beaton s’attarde davantage sur la psychologie et la personnalité de son tandem que sur l’intrigue policière à proprement parler même si je l’ai trouvé mieux ficelée que d’habitude même si elle se dénoue d’une façon très précipitée, comme d’habitude…

L’importance est ailleurs, ce que j’apprécie ici c’est l’atmosphère de cette série et voir évoluer le tandem James / Agatha, dont l’histoire évolue sacrément dans cet opus, j’ai hâte de voir ce que la romancière nous réserve pour la suite, ça tombe bien les tomes 5 et 6 sont déjà dans ma PAL !

Une lecture distrayante et une héroïne qui me plaît décidément beaucoup et que je compte bien retrouver très vite à l’occasion du tome 5.

Merci à Ophélie et aux éditions Albin Michel pour cette lecture so british !

La soeur du roi – Alexandra de Broca

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Elle est princesse de sang. Recluse à la Cour de Versailles, vouée à rester seule et à se consacrer aux oeuvres charitables. Lui est roturier. Brillant botaniste du jardin du Roy, il est adepte des Lumières. Tout oppose Madame Elisabeth, la jeune soeur de Louis XVI, et François Dassy. Pourtant, lorsqu’ils se rencontrent par hasard dans la forêt de Fontainebleau, une irrésistible attirance les pousse l’un vers l’autre. Mais la révolution gronde et menace cet amour clandestin… Elisabeth saura-t-elle suivre les idées nouvelles qui bouleversent la France ? Et mettre en danger la royauté ? Dassy est-il un honnête homme ou un imposteur ?

Élisabeth Philippine Marie Hélène de France, dite Madame Élisabeth, est née le 3 mai 1764 au château de Versailles. Huitième et dernier enfant du dauphin Louis Ferdinand, fils de Louis XV et de Marie-Josèphe de Saxe, elle est la sœur des rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

Orpheline de ses deux parents avant ses trois ans, elle sera choyée par sa sœur Clotilde qui s’occupera d’elle comme une mère jusqu’à son mariage avec le duc de Piémont, un éloignement qui fera souffrir Élisabeth tout au long de sa courte existence.

Elle mène une enfance solitaire jusqu’à l’arrivée de Madame de Mackau, sous gouvernante des enfants de France, et de sa fille Angélique qui va devenir sa confidente et à l’âge adulte la gouvernante de sa Maison.

Elle a dix ans lorsque son bien-aimé grand-père Louis XV rend son dernier soupir, victime de la variole, il lui lèguera ses serres, ses animaux sauvages et ses chers arbres car Élisabeth est une scientifique qui partageait avec son illustre aïeul l’amour des sciences naturelles et de la botanique.

Elle s’intéresse également aux sciences de manière générale et sera favorable à la Variolisation qui permet de se prémunir contre la petite vérole, maladie contagieuse mortelle et fréquente, qui touche indifféremment toutes les couches de la population, laissant au mieux d’horribles cicatrices sur le visage, donnant la mort au pire.

Très pieuse, elle soulagera beaucoup les pauvres habitants aux environs de son château de Montreuil où elle aimait se réfugier et vivre loin de l’étiquette de la Cour. Proche de son frère Louis XVI et favorable comme lui à une meilleure répartition des impôts, elle suivra la famille royale dans sa fuite à Varennes et partagera leur sort funeste pour finir guillotinée le 10 mai 1794, une semaine après ses trente ans.

Son statut de fille de France la prédestinait à épouser un monarque ou à rentrer dans les ordres, elle ne fera ni l’un ni l’autre et restera célibataire. On l’imagine dévote coincée, confite en dévotions, c’est une femme intelligente, dotée d’un fort tempérament, une mathématicienne qui avait aussi une vision politique.

Très proche de Louis XVI, de Marie-Antoinette et de ses neveux, elle refusera toujours l’exil, préférant rester avec sa famille jusqu’au bout. J’avoue que je ne m’étais guère penchée sur cette femme ni intéressé à son sort, j’ai donc appris beaucoup de choses sur sa personnalité et je l’ai trouvé attachante même si je ne partage pas bon nombre de ses points de vue.

L‘histoire d’amour que Alexandra de Broca fait revivre entre Elisabeth et François Dassy, son médecin, dans La sœur du roi, est magnifique. Dassy a réellement existé, on en trouve des traces dans la correspondance de la princesse mais on ne sait rien de sa vie, Alexandra de Broca a donc fictionné sa biographie mais tout ce qui attrait à Élisabeth est lui, véridique.

Découpé en trois parties, le prologue, l’histoire en elle-même et l’épilogue, ce roman nous conte la vie de ses deux personnes qui vont vivre un amour platonique pendant une dizaine d’années. La romancière alterne d’un chapitre à l’autre les protagonistes et nous suivons tour à tour Dassy et Élisabeth jusqu’à leur rencontre.

Il est né à Strasbourg dans une famille protestante d’un père médecin et d’une mère apothicaire. Elle est née dans le plus bel écrin d’Europe et pense que Dieu a choisi sa famille pour régner sur la fille aînée de l’Eglise. Impossible pour eux d’espérer un jour unir leur destin en se mariant, Élisabeth ne peut s’abaisser à épouser un roturier, François est protestant et ne veut pas se convertir au catholicisme.

Au-delà de cette histoire d’amour impossible, donc belle et tragique, Alexandra de Broca nous montre comme elle connaît bien cette période du règne de Louis XVI et de la Révolution Française, son roman biographique est donc très bien documenté et à ce titre, il est vraiment passionnant.

Elle nous permet de croise le gratin de la médecine, de la botanique et du naturalisme de l’époque, nous conte les avancées scientifiques dans ces différents domaines et nous dresse un portrait vraiment touchant de Madame Élisabeth.

Déjà auteure de La princesse effacée qui dressait le portrait de Madame Royale et de Monsieur mon amour qui contait le destin tragique de la princesse de Lamballe, Alexandra de Broca démontre une fois de plus dans ce nouveau roman, tout son talent de conteuse de l’histoire au service de femmes aux destins incroyables.

La soeur du roi est un roman passionnant sur une femme oubliée de l’Histoire, une femme intelligente qui a du faire face à des évènements tragiques. Je ne peux que vous recommander cette biographie romancée qui rend un bel hommage à une princesse singulière.

Un grand merci à Ophélie et aux éditions Albin Michel pour cette belle lecture à la fois intelligente, émouvante et romantique !

Les quatre de Baker street tome 7 : L’affaire Moran – Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand & Daniel Etien

1894. Après trois ans de guerre secrète contre les anciens associés de Moriarty, il est temps pour Sherlock Holmes de sortir de l’ombre et de retrouver Baker Street… Mais avant cela, il lui faut mettre échec et mat le dernier et le plus dangereux des lieutenants du défunt professeur : le Colonel Moran, tireur d’élite et tueur aux nerfs d’acier. La chasse est lancée mais qui est le chasseur et qui est le gibier ? Pendant que Holmes avance ses pions, Moran lâche ses chiens : une meute d’assassins, menée par le sinistre Deadeye… et c’est sur les francs-tireurs de Baker Street que le piège mortel va se refermer !

1894, un an après avoir damé le pion au superintendant Blackstone, Sherlock Holmes se fait toujours passer pour mort. Dans sa ligne de mire, le bras droit de l’homme du Yard, le colonel Moran qu’il rêve de prendre dans ses filets.

Pendant ce temps-là, Billy Fletcher, Charlie, Tom et le chat Watson le chat, rongent leur frein. Fidèles assistants et compagnons de clandestinité du grand détective, ils vont pourtant se retrouver en première ligne de cette fin de partie meurtrière lorsque leurs pas les mènent jusqu’à Bloody Percy junior qui va les filer et découvrir ainsi où se cache Holmes et le révéler à Moran…

On se retrouve aujourd’hui pour la suite de la série Les Quatre de Baker Street et volume après volume, cette série me passionne toujours autant. Après L’affaire du rideau bleu, le Dossier Raboukine, Le rossignol de Stepney, Les orphelins de Londres, La succession Moriarty et L’homme du Yard, place au dernier volume en date : L’affaire Moran.

Ce septième opus est aussi réussi que les précédents, tome après tome, mes billets se ressemblent décidément tant j’aime cette série et ses jeunes protagonistes hyper attachants que sont Billy l’intello, Charlie la garçon manqué qui accepte peu à peu sa féminité et Tom l’irlandais ombrageux que j’ai eu grand plaisir à retrouver une fois de plus, sans oublier le chat Watson of course.

Le trio est particulièrement à l’honneur dans ce nouvel opus qui marque la fin d’un cycle car on se demande comment les auteurs vont donner naissance à un 8e volume puisque celui-ci se conclut par la naissance des fameux francs-tireurs de Baker Street, la police auxiliaire de Holmes.

L’intrigue est la suite directe du sixième volume et toujours aussi bien construite, le scénario dument ficelé et la qualité des dessins toujours au rendez-vous, j’aime le trait élégant et la maitrise des couleurs de David Etien, une belle réussite une fois de plus, je me répète mais je n’ai pas grand chose à en dire de plus, sinon qu’il faut lire cette série si vous ne la connaissez pas.

Les plus jeunes apprécieront beaucoup les scènes d’action, notamment les scènes de course poursuite et de bagarres, nos jeunes héros ont l’adrénaline qui montent en flèche à plusieurs reprises et Charlie se pose bien des questions sur son avenir au sein de la bande.

Une série très réussie que je ne peux que vous recommander et qui j’espère continuera car j’aimerai beaucoup retrouver nos apprentis détectives si attachants !

 

Un merci de trop – Carène Ponte

Sage et obéissante depuis le jour de sa naissance, Juliette a tour à tour été un bébé facile, une enfant modèle, une adolescente sans problèmes et une jeune fille rangée. À presque 30 ans, habituée à dire docilement oui à tout et effacée jusqu’à la transparence, elle ronronne dans la chaleur rassurante d’une vie sans remous d’assistante de gestion. Jusqu’à ce  » merci  » de trop, seule réponse qu’elle parvient à bafouiller après une énième humiliation professionnelle. Ouvrant brusquement les yeux sur le désert de son existence, Juliette décide de démissionner et d’enfin vivre ses rêves, au risque du désordre. Et du désordre, il va y en avoir beaucoup…

Juliette est une citadine trentenaire à la vie plutôt terne. Elle travaille depuis plusieurs années pour Publicize, une petite agence de communication où elle gère un portefeuille clients dans l’anonymat le plus complet.

Gentille, corvéable à merci et transparente, elle se fait souffler la promotion qu’on lui tendait sur un plateau par sa stagiaire aux dents longues, Kathy. Juliette est fille unique et depuis son plus jeune âge, fait tout pour plaire à ses parents, elle s’écrase donc en permanence devant eux et devant tout le monde.

Un jour qu’elle est poussée une fois de plus à bout par Kathy, elle donne sa démission sur un coup de tête et le regrette aussitôt amèrement. Elle aurait bien voulu faire machine arrière mais la peur l’en empêche. Quelques jours plus tard, sa mère est victime d’un accident de la route et et elle ne veut pas l’alarmer.

Alors, elle va dans un premier temps cacher à ses parents qu’elle est au chômage et décide de faire enfin quelque chose pour elle : écrire un roman, un projet fou qu’elle porte en elle depuis longtemps.

Chaque jour, elle s’installe devant un paquet de feuilles blanches mais l’inspiration lui fait défaut. Quelque chose de totalement imprévu va venir pimenter son ordinaire lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte alors qu’elle n’a aucun homme dans sa vie… la faute à une cuite le soir de sa dém’ et au charmant Marc qui passait par là…

Carène Ponte fait partie de cette nouvelle génération de romancières comme Virginie Grimaldi qui se sont d’abord fait connaître via leurs blogs. Lauréate du Prix e-crire aufeminin, Un merci de trop est son premier roman et je trouve qu’elle ne s’en sort pas si mal même si ce roman ne sort pas des sentiers battus de la romance, loin de là !

Alors oui l’histoire est pétillante, enlevée, sans temps mort, la lecture est fraîche et agréable, et elle se dévore le temps d’une soirée. Dès que j’ai commencé ce roman, les pages se sont tournées à toute vitesse et je n’ai pas vu le temps passé.

Juliette est plutôt attachante avec ses maladresses et son envie de bien faire tout le temps. Le duo qu’elle forme avec sa meilleure amie Nina est sympathique et son craquage pour Sexy Boy alias Luc, qui n’est autre que son voisin, compréhensif.

Mais voilà, Carène Ponte abuse un peu trop des facilités et des ficelles propres à la romance et à la chick’lit et nous livre un récit qui manque cruellement de crédibilité, avec pas mal de clichés à la clé et un happy-end prévisible.

Je m’explique : Luc, le beau gosse pour lequel Juliette a le béguin, organise des parties de poker dont l’un des protagonistes est le fameux Marc qui ne veut pas entendre parler de sa future paternité. Nina l’invite à un pot au boulot de son mari : et hop, le collègue mis à l’honneur est Marc. Juliette écrit un roman et le propose à la maison d’édition près de chez elle : devinez qui est l’agent littéraire qui va le lire ? Luc je vous le donne en mille !

Et tout est à l’avenant, Carène Ponte a beau nous prendre à partie pour s’amuser de ces ficelles, ça semble un peu gros tout de même.

Pour autant, Un merci de trop, n’est pas un navet. C’est un livre de plage que je peux vous conseiller si vous êtes à la recherche d’une comédie romantique très légère mais n’en attendez pas trop au risque d’être déçue !

Pour ma part, cette lecture était sympathique même si je m’attendais à mieux au vu des retours positifs que j’avais lu ça et là…

 

Bilan mois anglais 2017

Juin a tiré sa révérence il y a près d’une semaine et il est grand temps pour moi de dresser le bilan du mois anglais qui s’est achevé car vous n’êtes pas sans savoir que sur la blogo, le sixième mois de l’année est anglais et pour la quatrième année consécutive, j’ai participé avec grand plaisir et allongé ma liste d’envies de quelques lignes supplémentaires !

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Et le bilan n’est ma foi pas si mal puisque j’affiche 9 participations avec 8 lectures dont 6 issues de ma PAL même si je suis déçue de n’avoir pas pu participer autant que je l’aurai voulu et surtout de n’avoir pas pu sortir des classiques et des livres qui m’attendent parfois depuis longtemps !

Autopsie tome 1 Whitechapel de Kerri Maniscalco

Pas de pot pour la jardinière de M.C. Beaton

Agatha la vraie vie d’Agatha Christie de Anne Martinetti & Guillaume Lebeau & Alexandre Franc

Enola Holmes tome 2 L’affaire Lady Alistair de Nancy Springer

Les enquêtes d’Alfred et Agatha tome 3 : L’extraordinaire invention du Dr Sorenson de Ana Campoy

Mes héros de romans policiers anglais préférés, le retour !

Le témoignage du pendu de Ann Granger

Pamela de Stéphanie des Horts

Rendez-vous au Cupcake café de Jenny Colgan

Bye bye juin et son mois anglais, un grand merci à  Lou et Cryssilda pour l’avoir organisé, on se donne rendez-vous l’an prochain !!

Irena tome 2 Les justes – Jean-David Morvan, Séverine Trefouël & David Evrard

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

Varsovie, 1942. Irena Sendlerowa est membre du centre citoyen d’aide sociale polonais. Chaque jour, elle se rend dans le ghetto de Varsovie pour y apporter aide morale, nourriture, vêtements et médicaments.

Mais Irena, fille d’un médecin socialiste mort au combat, est révoltée par le sort de ses compatriotes juifs et se met en tête d’extraire les enfants du ghetto de Varsovie pour leur donner une chance de survivre au régime nazi.

Avec l’aide du chauffeur de l’aide sociale, de ses collègues, de prêtres et de religieuses, elle met en place une vaste opération au nez et à la barbe des gardiens du ghetto et des S.S de Varsovie…

Nous avions laissé Irena sur une table de torture, nous la retrouvons en pleine action, tremblant à chaque opération pour les enfants dont la vie est en jeu mais aussi pour ses amis et camarades qui risquent leur existence chaque jour.

Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, a réellement existé. Résistante et militante polonaise, fut lune des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie.

Et pourtant elle m’était totalement inconnue jusqu’à ma lecture de Irena tome 1 Le ghetto écrit par Jean-David Morvan qui a découvert son histoire en lisant par hasard un article sur elle qui a eu le déclic : sa vie devait être racontée.

Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, ils retracent sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste », un destin incroyable et une femme exceptionnelle à tous points de vue.

Ce second tome sans pathos m’a émue aux larmes car une fois de plus les auteurs ne nous cachent rien de l’horreur vécue par les captifs du ghetto et victime de l’épuration ethnique décidée par le régime d’Hitler mais aussi le sort réservé aux résistants et les séances de torture auxquels ils étaient soumis jour après jour.

Cette bande dessinée classée jeunesse n’est en aucun cas à mettre dans les mains des plus jeunes et se destine plutôt aux adolescents et aux adultes, il y a des scènes atroces de tortures et d’exécutions sommaires, de lentes agonies d’êtres humains affamés, qu’ils soient vieillards, adolescents ou enfants, assez insoutenables, rien ne nous est épargné, même si le dessin naïf et doux de David Evrard vient adoucir certaines situations.

Les pages alternent entre couleurs vives (symbolisant l’espoir) et les couleurs sombres (pour les scènes de torture avec les nazis).

Le travail de documentation des auteurs est remarquable et leur approche est très pédagogique car l’histoire se lit facilement et propose différents niveaux de lectures permettant aux adultes de prendre conscience des atrocités de cette période tout en restant accessible à des lecteurs plus jeunes qu’il faut néanmoins accompagner dans cette lecture car certains passages, vous vous en doutez, sont très durs et ne sont pas à mettre dans les mains des plus émotifs.

Il est essentiel de continuer à parler de la shoah et des Justes afin que les plus générations soient sensibilisées à l’heure où de plus en plus de pays ont la tentation du repli sur soi et du nationalisme.

Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui, une mission remplie haut la main par Jean-David Morvan et un coup de coeur que je vous recommande vivement !

Challenge Un pavé par mois : livres lus en juin 2017

Juin fut un mois chaud chaud chaud dans les maillots, en tout cas pour ceux qui comme moi ont la chance d’habiter en bord de mer et les températures caniculaires ont signé le retour des week-ends plage !

Le mois de mai avait été un naufrage, le mois de juin repart en nette hausse avec pas moins de 14 titres au compteur, j’en suis ravie !

Au menu de ce sixième mois de l’année, beaucoup de polars, des contemporains et des romans historiques essentiellement. Et une fois n’est pas coutume, c’est Adely la reine des pavés ! Un très très grand merci aux fidèles qui continuent chaque mois à faire vivre ce challenge et bienvenue aux petites nouvelles. Pour connaitre le récapitulatif mois par mois et par participants, je vous invite à aller ici.

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Maintenant place à tous les livres lus au cours de ce mois de juin, nos avis vous inciteront peut-être à les sortir ou à les ajouter à votre PAL :

Bien entendu vous pouvez encore nous rejoindre puisque ce challenge est illimité, vous pouvez vous inscrire à la suite de ce billet ou ici ! Et si j’ai oublié une de vos participations, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire.