La masse critique Babelio fait sa rentrée

La masse critique Babelio fait sa rentrée aujourd’hui et après la jeunesse, l’imaginaire et la fiction / non-fiction, la BD et les manga, place aux littératures ! Comme toujours Babelio nous propose un large éventail de livres, peut-être y trouverez-vous votre bonheur ?

Le principe reste le même : un livre contre une critique. Rendez-vous dès maintenant ici pour participer ! J’ai repéré quelques titres qui me tentent beaucoup, et vous ?

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Au fond de l’eau – Paula Hawkins

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, leur ville natale, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter l e prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

2015. Jules Abbott vient d’apprendre le décès de sa sœur aînée Nel avec qui elle avait coupé les ponts depuis plusieurs années déjà. Malgré cette distance, Nel laissait souvent des messages sur le répondeur de Jules sans que celle-ci ne décroche jamais, ni ne la rappelle.

La police l’avertit que sa soeur s’est noyée et que son corps a été retrouvé dans la rivière qui traverse leur village natal de Beckford. Arrivée sur place, Jules fait la connaissance de Lena, sa nièce âgée de 15 ans.

Cette dernière est persuadée que sa mère s’est suicidée en se jetant dans le bassin aux noyées, là où d’autres femmes ont trouvé la mort depuis le 17è siècle. Déjà secouée par le suicide de sa meilleure amie Katie quelques mois auparavant, elle aussi retrouvée dans le bassin des noyées, Lena est particulièrement en colère contre Jules qu’elle accuse d’avoir abandonné sa mère…

Paula Hawkins s’est fait connaître l’an dernier avec son premier polar : La fille du train qui s’est vendu comme des petits pains et a même fait l’objet d’une adaptation cinématographique que je n’ai ni lu ni vu, je n’ai donc pas de point de comparaison, inutile de me demander si ce nouveau roman est meilleur ou moins bon que le précédent, je n’en sais rien.

Au fond de l’eau est donc ma première incursion dans l’univers de l’auteure et je dois dire que je ne ressors pas déçue de cette lecture. En effet, j’ai trouvé ce roman très addictif même si ce n’est pas un chef d’œuvre du genre, l’auteure sait bien mener son intrigue et distiller son suspense tout au long du roman même si j’avais deviné le dénouement bien avant le point final, j’ai passé un très bon moment de lecture.

Construit comme un véritable page-turner avec des chapitres courts et une abondance de personnages et de points de vue différents, ce qui donne beaucoup de rythme au roman, il est difficile de se lasser et de reposer ce roman, en tout cas pour moi qui l’ai dévoré en un peu moins de 3 jours.

J’ai trouvé que l’auteure passait très bien d’un personnage à l’autre et l’exercice donne, comme je le disais plus haut, beaucoup de rythme et d’intérêt à l’ensemble, surtout lorsque c’est bien maitrisé comme ici même si ça demande au lecteur de la concentration pour ne pas se noyer !

En ce qui concerne la chute, je l’ai trouvé trop prévisible c’est mon seul bémol, on voit venir cette fin de loin ce qui est bien dommage lorsque l’on indique sur la quatrième de couverture « pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à l’ultime rebondissement, qui marquera tous les esprits. », cette promesse n’est pas tenue hélas.

Des rebondissements et des fausses pistes, il y en a un certain nombre, comme dans tout bon thriller qui se respecte, mais ce qui m’a le plus intéressé c’est ce lieu, ce bassin aux noyées et les mystères qui l’entourent.

Les femmes qui y sont retrouvées se sont-elles vraiment toutes suicidées ou ont-elles été victimes d’hommes violents, d’assassinats maquillés ? Vous le saurez en lisant Au fond de l’eau !

Soledad – María Dueñas

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Mexique, fin du XIXe siècle. Pugnace et brillant, le très charismatique Mauro Larrea a tout conquis à la force du poignet. Lui, le mineur de fond, est devenu un riche propriétaire, très courtisé par la grande bourgeoisie de la capitale. Mais des placements trop audacieux puis la guerre de Sécession aux États-Unis le ruinent. Pour se refaire, Mauro quitte son pays pour Cuba, l’île de tous les possibles, où des fortunes se font et se défont en un jour.
À la suite d’un pari dément, il devient le maître d’une vaste propriété vinicole en Andalousie. Il n’a aucune idée de ce qu’est le vin de Jerez, ni de ce qu’il représente. Lui, ce qu’il veut, c’est vendre le domaine et rentrer chez lui les poches pleines. Quelle innocence ! Car à Jerez de la Frontera, Mauro rencontre la séduisante Soledad Montalvo. Compromise dans une sale affaire, elle lui demande de l’aide. Mais Soledad ment, cache des secrets, entraîne Mauro dans des jeux troubles. Pour la première fois de sa vie, ce mineur rompu à toutes les ruses, couturé par mille batailles, croise une femme qui a toujours plusieurs coups d’avance sur lui.

1860. Ancien mineur pauvre d’Espagne devenu riche propriétaire de mines au Mexique, Maura Larrea est un homme dont on peut dire qu’il a réussi. A la tête d’une grande fortune, ce veuf a marié sa fille à un rejeton de l’une des familles les plus puissantes, consécration suprême.

Mais à trop provoquer la chance, il se retrouve sur la paille, la faute à des placements trop audacieux et à la guerre de Sécession qui empêche de précieuses livraisons.

Il quitte le Mexique avec les quelques liquidités qui lui restent afin de gagner Cuba où il espère refaire fortune. Après moult péripéties et quelques parties de billard à La Havane, il hérite d’un domaine viticole en Andalousie.

Là, il va faire la connaissance de Soledad, une femme mariée à un anglais, qui se révèle aussi manipulatrice que lui…

Je lis très rarement de la littérature espagnole, il faut dire que, Carlos Ruiz Zafon excepté, j’ai eu plus souvent mon lot de déceptions que de bonnes surprises et ce roman signé María Dueñas ne fait hélas pas exception.

Pourtant, sur le papier, Soledad avait tout pour me plaire. Du Mexique à l’Andalousie, en passant par Cuba, c’est un roman qui fait voyager et j’adore ça, d’autant que cerise sur le gâteau, c’est un roman historique et vous savez combien je les affectionne.

Sa facture classique n’était pas pour me déplaire non plus mais, premier écueil, je n’ai pas accroché avec le personnage principal, Maura Larrea.

Ce mineur de fond à sang froid, fasciné par les ascensions sociales, qui a su profiter de son époque et des opportunités qui lui étaient offertes pour faire fortune, m’a totalement laissé de marbre.

La faute peut-être à sa personnalité mais aussi au style de la narration. L’autrice nous abreuve à longueur de chapitres de digressions et de détails qui ralentissent grandement l’intrigue et qui ont fini par avoir raison de moi puisque j’ai fini par l’abandonner, tant je n’en pouvais plus de faire du sur-place avec ce roman à la lecture duquel je m’ennuyais ferme.

Reste que c’est un roman bien documenté qui revient sur le colonialisme et l’impérialisme espagnols, et qu’il est beaucoup question de classes sociales, des points intéressants au demeurant mais le style de l’auteure m’a hélas empêché d’apprécier ma lecture de ce roman d’aventures.

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour leur confiance.

Challenge Un pavé par mois : livres lus en juillet et août 2017

On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau bilan, celui des pavés lus pendant l’été par l’ensemble des participants au challenge ! Comme chaque année, un seul bilan pour l’été entier, vacances obliges.

Le mois de juin avait vu nos lectures repartir à la hausse, qu’en est-il pour juillet et août ? C’est ce que nous allons voir ensemble mais je vous le dis d’emblée, l’été fut riche et nous affichons 22 lectures au compteur, pourvu que ça dure.

Au menu de cet été des polars, des contemporains, des romances et des romans historiques essentiellement. Et une fois n’est pas coutume, nous avons deux reines des pavés ex-aequo avec 5 lectures chacune : à savoir Julie et moi-même !

Un très très grand merci aux fidèles qui continuent chaque mois à faire vivre ce challenge et bienvenue aux petites nouvelles. Pour connaitre le récapitulatif mois par mois et par participants, je vous invite à aller ici.

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Maintenant place à tous les livres lus au cours de l’été, nos avis vous inciteront peut-être à les sortir ou à les ajouter à votre PAL :

Bien entendu vous pouvez encore nous rejoindre puisque ce challenge est illimité, vous pouvez vous inscrire à la suite de ce billet ou ici ! Et si j’ai oublié une de vos participations, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire.

La dernière expérience – Annelie Wendeberg

Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes, Anna Kronberg s’est retirée dans son cottage du Sussex. La jeune femme médecin pensait qu’elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l’organisation, a survécu. Et il a décidé d’utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste…
Pour arriver à ses fins, Moriarty kidnappe Anna ainsi que son père. Si la jeune femme veut revoir ce dernier en vie, elle devra obéir. Vivant désormais sous haute surveillance entre la demeure luxueuse de son geôlier à Londres et un entrepôt où elle réalise ses expériences, Anna tente de trouver un moyen pour prendre contact avec Holmes. Alors qu’elle fomente le meurtre de Moriarty, une relation ambiguë s’instaure avec cet homme violent, manipulateur et effrayant.

Pour oublier Holmes dont elle est amoureuse et qui l’a rejeté, Anna Kronberg s’est retirée dans la solitude de son cottage du Sussex. Pendant un an, elle se contente de peu, oubliant la médecine et la bactériologie, sa spécialité, menant une vie simple, retirée, jusqu’à ce que l’ennemi juré de Holmes l’enlève.

Le professeur Moriarty la séquestre en sa demeure et pour arriver à ses fins, c’est-à-dire contraindre Anna à mettre au point une arme bactériologique à partir du bacille de la peste, il a également enlevé son père vivant en Allemagne, pour le séquestrer en Angleterre.

Anna doit donc faire sembler d’accepter ce chantage et mettre au point une maladie ô combien mortelle afin que son père ait la vie sauve mais également entrer en contact avec Holmes afin qu’il déjoue les plans macabres de Moriarty…

Comme vous le savez déjà si vous me lisez depuis longtemps, j’avais beaucoup aimé l’an dernier le premier opus de cette série : Le diable de la Tamise, un quasi coup de cœur tant j’avais adoré l’atmosphère, l’héroïne et le drôle de duo qu’elle formait avec notre consulting détective préféré.

Je m’attendais donc à passer un très bon moment en compagnie de Anna Kronberg et de Sherlock Holmes mais hélas, avec ce deuxième opus, je me suis plutôt ennuyée…

Pas de meurtre, ni d’enquête à résoudre à proprement parler dans La dernière expérience mais une guerre psychologique entre la bactériologiste et le professeur Moriarty. Et Sherlock dans tout ça ? Presque inexistant, c’est frustrant !

Tout au long du récit, Annelie Wenderberg, fait se confronter deux personnalités dominantes et manipulatrices qui vont se livrer une guerre psychologique sans merci afin mutuellement de se dompter.

J’aime toujours l’héroïne totalement atypique de ce roman et rien que pour cela je ne regrette pas ma lecture et vous encourage à découvrir cette série. Une jeune femme qui gomme toute sa féminité en se bandant les seins et en arborant une chevelure courte, en adoptant la gestuelle masculine, à moduler son timbre pour exercer le métier qu’elle aime par-dessus tout : la médecine.

L’aspect bactériologiste du roman qui ne m’avait pas déplu dans Le diable de la Tamise fut pour moi un peu indigeste par moment, il y a des choses intéressantes bien sûr et c’est toujours sympathique d’être éclairé sur un domaine dont on ne sait rien mais pour moi, ce nouvel opus se perd un peu trop dans la psychologie et manque singulièrement d’action.

Bien que l’on assiste aux travaux d’Anna et à ses tentatives d’échapper à Moriarty, il ne se passe pas grand chose pendant près de 300 pages et j’ai eu l’impression de lire un tome de transition plutôt qu’une véritable histoire à suspens.

Beaucoup de joutes verbales et de jeux de dupes dans ce huis clos entre Anna et Moriarty et une histoire qui ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Petite déception donc en ce qui me concerne après un premier opus excellent mais je lirai la suite c’est certain !

Merci à Anne et aux éditions Presses de la cité pour leur confiance !

Les lettres de Rose – Clarisse Sabard

Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois :

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Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon oeil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait… Réveiller les secrets du passé lui permettra-t-il de se tourner vers son avenir ?

Lola est une parisienne de 27 ans qui rêve d’être libraire. Adoptée à l’âge de 3 mois par un couple aimant qui tient une sandwhicherie dans laquelle elle travaille, elle file, depuis quelques temps, le parfait amour avec Peter, un australien à qui elle fait découvrir la capitale lorsqu’un beau matin, il lui annonce par SMS que leur histoire est finie car il repart dans son pays.

Pour Lola qui pensait que son amoureux l’embarquerait dans ses bagages, c’est la douche froide. Heureusement, son meilleur ami Tristan est là pour la consoler et lui faire prendre conscience que son histoire avec ce goujat n’était rien de plus qu’une amourette.

Il lui conseille plutôt de partir à la quête de ses origines, pensant que si Lola n’arrive pas à construire une vie amoureuse stable c’est parce qu’elle ignore tout de son histoire personnelle.

Mais Lola ne veut pas faire de la peine à ses parents. C’est alors qu’un notaire d’un petit village à 300 kms de là, Aubéry, lui apprend que sa grand-mère biologique Rose vient de mourir et qu’elle est couchée sur son testament. Cerise sur le gâteau, une lettre l’attend à l’étude. Et voilà la vie de Lola qui bascule dans l’inconnu…

Premier roman de Clarisse Sabard, une blogueuse niçoise, Les lettres de Rose, a été auréolé du prix du livre romantique et a connu un grand succès dès sa sortie. Les avis des lectrices étant unanimes, j’attendais avec impatience sa sortie en poche pour le lire et après avoir laissé l’honneur à ma maman de le découvrir en premier qui l’a lu en trois jours (un record pour elle !), je l’ai dévoré à mon tour dès mon retour de vacances.

Et à mon tour, j’ai passé un très bon moment avec ce livre. Vous savez que j’adore les romans avec des secrets de famille, là j’avoue que j’ai été servie. Clarisse Sabard sait ménager ses effets et ses rebondissements, distille les informations au compte-goutte, un peu comme dans un polar avec un certain suspense et franchement c’est très réussi.

L’auteure alterne les époques et les personnages avec Lola dans le présent qui découvre l’histoire de sa famille en lisant les lettres de Rose qui revient sur les éléments marquants en commençant par Louise en 1910, la mère de Rose.

Nous traversons ainsi les différentes décennies du 20è : de 1919 à la crise financière de 1929, en passant par les Années Folles, le front populaire, les trente glorieuses… Au cours de toutes ces périodes, nous voyons évoluer la famille de Lola, nous assistons aux naissances et aux décès et à différents bouleversement et drames qui la jalonnent.

Il est beaucoup question d’amour mais aussi de mode et de littérature car Rose est une grande lectrice et elle nous dévoile au fil de ses missives ses goûts littéraires.

Tout au long de 500 pages, l’auteure nous tient en haleine et cette histoire se révèle jusqu’au point final totalement passionnante. Il faut dire que Lola est une jeune femme sympathique en diable et que l’on a envie de la voir heureuse. A l’instar de Lola, l’ensemble des personnages se révèle attachant et on passe un excellent moment en leur compagnie.

On pourra peut-être reprocher à Clarisse Sabard de céder à quelques facilités : Lola trouve les lettres de Rose un peu trop facilement et ses personnages sont un peu trop gentils pour être vrais, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici d’un premier roman et que pour un premier, je trouve le défi relevé haut la main.

Si comme moi vous appréciez les secrets de famille, les histoires qui brassent les points de vue et les époques, je ne peux que vous inciter à lire à votre tour Les lettres de Rose.

Les Beaux Étés tome 3 Mam’zelle Estérel – Zidrou et Jordi Lafebre

1992, les années ont passé, le jeune couple est maintenant à la retraite, la petite Pépète est devenue une jeune fille et la 4L est à vendre… L’occasion de se remémorer l’année 1962, leurs toutes premières vacances à son bord en compagnie… des beaux-parents. Les vacances avec Yvette-la-parfaite et Gros-Papy seront plus gastronomiques que bucoliques… en direction de Saint-Étienne !

Belgique, 1992. Les Faldérault sont à la retraire et Pépète, leur petite dernière, est désormais une jeune fille. Les trois aînés ont quitté le nid et ils décident de vendre Mademoiselle Esterel, leur 4L rouge.

L’occasion pour eux de se remémorer leur premier été à bord de leur bolide en 1962 alors qu’ils étaient un jeune couple avec deux enfants et que les parents de Mado étaient aussi du voyage.

Avec Yvette-la-parfaite et Gros-Papy, qui a financé l’achat de la 4L, les Faldérault prennent la direction de Saint-Etienne, au grand dam de Pierre, qui rêve du sud de la France…

Vous avez remarqué, si vous me lisez régulièrement, que j’aime beaucoup le scénariste Zidrou et tout particulièrement sa série Les beaux étés qu’il signe en duo avec Jodi Lafèbre pour les images.

J’avais découvert l’an dernier les deux premiers opus de la série : Les beaux étés tome 1 Cap au sud et Les beaux étés tome 2 La calanque qui nous racontaient les étés 1973 et 1969 de la famille Faldéraul. Une famille belge totalement barrée avec à sa tête Pierre, dessinateur de bandes dessinées et Mado, vendeuse de chaussures.

Cette fois-ci Zidrou et Jordi Lafèbre nous narrent les premières vacances de la famille en 1962 car à contrario d’autres séries, on fait des bonds dans le passé à chaque nouveau volume, c’est là l’une des originalités des Beaux étés, ce qui fait que nous ne croisons pas toujours les mêmes personnages, exceptés Pierre et Mado.

J’avais été charmée par les deux premiers volumes de cette série so nostalgique, et je dois avouer que je suis toujours sous le charme en refermant cette nouvelle histoire. J’adore cette famille attachante et sympathique.

Si j’aime autant cette série c’est qu’elle me ramène dans ma propre enfance vécue au coeur des années 70 avec la chanson de l’été à la radio que l’on reprend à tue-tête, le pique-nique au bord des routes et son indispensable table pliante, le camping sauvage, les baignades à poil, les tenues improbables… tout est là, rien ne manque et c’est un vrai bonheur pour moi de retrouver cette atmosphère.

Ce troisième volume est tout aussi jubilatoire que les autres : l’été est pour les Faldérault, une véritable parenthèse enchantée, un moment où tout est permis, héla pour eux, Yvette-la-parfaite est de la partie et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas la même conception des vacances que le couple.

Pour elle, congés riment avec visites culturelles, hôtels et restaurants sélectionnés par le guide Michelin et Pierre a beau rêvé de Côte d’Azur et de camping sauvage, leur périple s’arrêtera à Saint-Etienne, Au fier Brusseleir. Pour le dépaysement, on repassera, merci Yvette !

Beaucoup de drôlerie et de tendresse dans ce nouvel opus avec l’arrivée de Gros-Papy qui a frôlé la mort et dont Yvette surveille la santé et la ligne comme le lait sur le feu. Ils ont beau avoir jeté leur dévolu sur un hôtel restaurant belge, pas question que l’aïeul mange des frites et des carbonnades à la flamande, ce qui donne lieu à des scènes savoureuses où l’hôtelier fait preuve de beaucoup d’imagination pour éviter la crise cardiaque fatale à Gros-Papy !

Je ne peux que vous recommander cette série totalement réussie, portée par un scénario drôle et tendre signé Zidrou et les belles planches de Jordi Lafebre, qui croque avec talent des personnages très expressifs et nous prouve une fois de plus, sa maitrise des couleurs.

Vous l’aurez compris, Les beaux étés m’ont conquises une fois de plus, vivement le tome 4 !