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Posts Tagged ‘adrien goetz’

Trois mètres de toile manquent à la fameuse tapisserie de Bayeux, qui décrit la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant. Que représentaient-ils ? Les historiens se perdent en conjectures. patrimoine, Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, s’ennuie au musée de Bayeux, jusqu’au jour où la directrice du musée, dont elle est l’adjointe, est victime d’une tentative de meurtre ! Entre-temps, des fragments de tapisserie ont été mis aux enchères à Drouot. Pénélope, chargée par le directeur du Louvre de mener discrètement une enquête, va jouer les détectives et reconstituer l’histoire millénaire de la tapisserie, de 1066 à la mort tragique de Lady Diana sous le pont de l’Alma…

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J’avais découvert Adrien Goetz cet été lors de la lecture de son roman Le coiffeur de Chateaubriand, un livre érudit et pas dénué de charmes, je le retrouve ici dans un autre genre, policier cette fois-ci, et l’érudition qui m’avait tant plu, est de nouveau au rendez-vous.

Plus qu’un roman policier, c’est une énigme historique qui est le point central ici de l’intrigue. On fait la connaissance de Pénélope Breuil, fraichement sortie de l’école des conservateurs du patrimoine, qui convoitait le Louvre et qui est nommée à Bayeux, au musée de la tapisserie. C’est une véritable déception pour la jeune femme experte en égyptologie, qui espérait nettement mieux. A dire vrai, elle considère son poste comme un « exil » et une véritable punition.

Là voilà donc obligée de quitter Paris et son amoureux Wandrille pour la Normandie. Elle s’attend donc à un quotidien triste et morne sauf que la conservatrice en chef, Mademoiselle Fulgence, est victime d’une tentative d’assassinat. Pénélope se mue alors en enquêtrice, bien secondée par son journaliste de fiancé, qui lui, découvre Bayeux et en est enchanté. Il aime l’atmosphère de la ville, se passionne pour son histoire et prend plaisir à côtoyer ses habitants. Et surtout, il trouve toute cette histoire autour de la tapisserie vraiment amusante. Le but du duo : découvrir ce que cache la Telle du Conquest, la fameuse tapisserie de Bayeux, représentant l’invasion de l’Angleterre par les Normands et l’avènement de Guillaume le Conquérant. Cette dernière recèlerait-elle un secret menaçant la légitimité de l’actuelle dynastie britannique ?

En effet, à mesure qu’avance l’enquête, nos détectives en herbe tombent sur des documents relatifs aux Spencer, la famille de l’ex-princesse de Galle, à la liaison de la princesse Diana et de Dodi El Fayed, car le roman se déroule au moment de la mort de Lady Di, et aux amitiés nazies du duc et de la duchesse de Windsor.

Un livre intéressant et plutôt captivant du point de vue historique, même si certains passages me semblent tout de même bien invraisemblables. L’intrigue policière n’est malheureusement pas du même niveau et je me suis un peu ennuyée par moment. La fin est prévisible et bâclée, je suis restée sur ma faim. J’ai surtout été déçue car j’avais lu beaucoup de billets positifs sur ce roman et je m’attendais à autre chose. J’hésite même à retrouver Pénélope et Wandrille dans Enquête à Versailles et Enquête à Venise, qui lui font suite, même si ces deux personnages se révèlent plutôt attachants. Et vous, avez-vous aimé ?

heart_3Livre lu dans le cadre du Challenge ABC Babelio 2012-2013

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Adolphe Pâques, « artiste coiffeur », a un secret qu’il n’ose pas dire à son plus illustre client, François René de Chateaubriand. Il est fasciné par ses livres. Il en apprend des pages entières par cœur. Il conserve aussi comme un maniaque tous les cheveux du grand écrivain. De son côté, celui-ci se consacre à ce qui sera son dernier manuscrit. Alors que les éditeurs complotent pour s’emparer de ces Mémoires d’Outre-Tombe, arrive de Saint-Malo une jeune femme métisse, romantique, métisse et passionnée par la littérature. Chateaubriand part pour Venise. Adolphe Pâques fait l’acquisition d’une arme à feu. Que va-t-il se passer ?

Cet ouvrage a attisé ma curiosité dès sa sortie, parler de Chateaubriand par l’entremise de son coiffeur, voilà une idée originale pour se familiariser avec un auteur. Le processus littéraire est amusant, le livre bien écrit, agréable à lire, mais un peu léger en bouche.

Chateaubriand est un auteur qui m’a toujours laissé indifférente, il ne figure pas dans mon panthéon littéraire, la faute à ses mémoires d’outre-tombe dont il est d’ailleurs question ici, puisque le romancier écrit, rature, réécrit ses mémoires à l’infini. Attaquer cet auteur par ce pensum, n’est pas la meilleure idée que j’ai eu car il m’a littéralement tombé des mains, je m’en suis d’ailleurs débarrassée, histoire que même leur vue ne me mette pas de mauvaise humeur, c’est dire si je n’ai pas aimé !

Adrien Goetz, dont j’ai très envie de lire les aventures de Pénélope, trouve en Adolphe Pâques, qui était bel et bien le coiffeur de l’académicien, un narrateur confus, mais qui a le mérite de me faire découvrir l’épopée des mémoires d’outre-tombe, leur écriture, leurs multiples relectures et corrections, et leur publication dont Chateaubriand reculait encore et toujours la date.

Un petit roman échevelé qui a le mérite de nous immerger dans le quotidien de Chateaubriand au travers de ses séances coiffure, mais qui ne m’a pour autant pas donné envie de lire La Vie de Rancé, Le Dernier Abencerage, Atala ou Les Natchez.

Le coiffeur de Chateaubriand reste tout de même un plaisant moment de lecture et ce n’est déjà pas si mal !

Lu dans le cadre du Challenge Biographie

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