Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Agatha christie’

Agatha Christie est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciées de son temps. Auteure de quatre-vingt-quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intrigues policières, d’une vingtaine de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle est parvenue à faire de ses oeuvres de grands succès du XXe siècle, lues partout dans le monde (plus de 2 milliards d’exemplaires vendus).

Un trésor introuvable, promis à ses héritiers par un vieil oncle facétieux… Un diamant qui roule sous la table et se volatilise… Un inconnu qui, frappé d’une balle, vient mourir dans le choeur d’une église campagnarde…

Tels sont quelques uns des mystères que le lecteur sera amené à explorer dans ces huit récits, sur les pas d’enquêteurs célèbres dans le monde entier : le paisible Mr Parker Pyne, la charmante Miss Marple, « incurablement victorienne », comme elle l’avoue bien volontiers, et, naturellement, l’inoubliable Hercule Poirot. 

Troisième mois de l’année et troisième Agatha Christie, on dirait que j’arrive à m’y tenir cette année à lire un titre de la reine du crime chaque mois ! Cette fois-ci, j’ai jeté mon dévolu sur un court recueil de nouvelles : Marple, Poirot, Pyne… et les autres.

Une once de Poirot, une pincée de Miss Marple et un zeste de Mr Quinn ! Les stars du crime d’Agatha Christie sont réunies pour un festival d’enquête d’un classicisme parfait.

Pour commencer, le meurtre dans la bibliothèque, à l’aide d’une statuette de bronze – une Vénus s’il-vous-plaît. C’est d’un chic… Puis quelques vols de bijoux – inestimables, comme il se doit – parmi le gratin… Et sans oublier – le plaisir se fait rare – un superbe meurtre en chambre close totalement inexplicable…

Ce recueil, même si je dois bien l’avouer, est de qualité inégal, est intéressant car il a le mérite de nous faire découvrir d’autres détectives d’Agatha Christie peu connus comme Mr Parker Pyne et Harley Quinn et renferme les huit nouvelles suivantes :

– Avec Miss Marple : Le mot pour rire, Droit d’asile, Miss Marple raconte une histoire
– Avec Mr Parker Pyne : Le mystère des régates, L’intrigante de Pollensa
– Avec Harley Quinn : La providence des amants
– Avec Hercule Poirot : Vol de bijoux à l’hôtel Métropole
– Et une nouvelle ne mettant en scène aucun personnage récurrent : Nous deux mon chien

Ces courtes nouvelles sont comme toujours très agréables à lire, la plume d’Agatha Christie reste affutée et les dénouements sont parfois surprenants.

Certaines sont tristes, d’autres au contraire, plutôt drôles et permettent à celles et ceux qui n’ont jamais lu la reine du crime, d’avoir un aperçu de son talent même si celui-ci est nettement supérieur dans ses romans.

Une lecture distrayante pour tous les amoureux et amoureuses de la reine du crime et pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore !

Read Full Post »

Agatha Christie est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciées de son temps. Auteure de quatre-vingt-quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intrigues policières, d’une vingtaine de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle est parvenue à faire de ses oeuvres de grands succès du XXe siècle, lues partout dans le monde (plus de 2 milliards d’exemplaires vendus).

Un soir, Hercule Poirot dîne dans un restaurant londonien. Sa table jouxte celle d’un jeune couple apparemment très épris, Jackie de Bellefort et Simon Doyle.

Quelques semaines plus tard, à l’occasion d’une croisière sur le Nil, le grand détective a la surprise de retrouver Simon Doyle marié à… Linett Ridgeway !

S’apercevant que Jackie s’ingénie à croiser le chemin du jeune couple, Hercule Poirot sent la tragédie venir à grand pas et la ravissante et riche Linnet Ridgeway a bien des raisons d’être inquiète…

L’année dernière, je m’étais promis de renouer avec la reine du crime en lisant un titre chaque mois et ce fut un gros fail. Mais cette année, je m’y tiens et en ce mois de février j’ai jeté mon dévolu sur l’un de ses romans les plus célèbres : Mort sur le Nil.

Adaptation cinématographique oblige, j’avais très envie de lire le roman avant de découvrir le long métrage et je ressors de cette lecture une fois encore éblouie par la maestria d’Agatha Christie !

Autant vous le dire d’emblée, j’ai adoré cette relecture, au point de l’avoir lu d’une traite ! Relecture car j’ai lu, il y a de cela fort longtemps, tous les Agatha Christie alors que j’étais en fac de lettres.

Et comme j’ai une mémoire de poisson rouge, je ne me souviens d’aucun. J’ai donc décidé de tous les relire, ça tombe bien j’en ai déjà une bonne partie dans ma PAL !

Une fois de plus, j’ai plongé dans ma lecture avec délectation car pour moi un Agatha Christie c’est un pur moment de plaisir livresque : l’atmosphère so british et surannée, un détective brillant, des enquêtes bien construites, des suspects à foison, des mobiles divers, des fausses pistes et un dénouement qui me berne à tous les coups.

Et cette quinzième enquête ne fait pas exception à la règle : Poirot  mystérieux et taquin, un décor exotique, la douceur d’un autre temps, des personnages attachants et une intrigue brillante, bien malin qui saura le dernière mot avant notre détective belge préféré…

L’histoire a beau avoir été bâtie en 1937, elle n’a pas pris une ride et surtout, quel bonheur, de lire un récit policier si bien écrit et efficace, sans aucune technologie moderne. Certes, il faut être un génie pour découvrir le fin mot de l’histoire avec si peu d’indices à sa disposition et comme je ne suis pas Poirot, j’ai fait chou blanc.

Un roman que je vous conseille vivement et qui m’encourage à continuer mes relectures de la reine du crime. En attendant, je vais aller découvrir l’adaptation signée Kenneth Branagh.

Et vous, aimez-vous la reine du crime ? Comptez-vous voir le film ?

Read Full Post »

Agatha Christie est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciées de son temps. Auteure de quatre-vingt-quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intrigues policières, d’une vingtaine de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle est parvenue à faire de ses oeuvres de grands succès du XXe siècle, lues partout dans le monde (plus de 2 milliards d’exemplaires vendus).

Qui a dit qu’hiver rimait avec plaid, vin chaud et feu de cheminée ? Certainement pas les fins limiers de ce recueil, pour qui l’art de passer un hiver  paisible implique une méfiance absolue envers les possibles congères mortelles, repas empoisonnés, cadeaux malintentionnés et autres joyeusetés qui accompagnent les rigueurs de la saison froide.

Sous la glace rassemble dans toute leur diversité les plus grands enquêteurs de la reine du crime : d’Hercule Poirot à Miss Marple, sans oublier les plus atypiques, tels que le futé Parker Pyne, les époux Beresford ou le mystérieux Harley Quinn.

Douze nouvelles toutes très intéressantes parues dans différents recueils tout au long de la carrière de la reine du crime. Ce n’est donc en aucun cas un recueil inédit mais lorsque l’on aime la célèbre romancière anglaise, on a plaisir à (re)découvrir ses courts récits, d’autant qu’ils ont tous bénéficié d’une nouvelle traduction.

Car même sur un format aussi court, Agatha Christie fait mouche, et bien malin celui ou celle qui découvrir le fin mot de chaque histoire tant elle n’a pas son pareil pour nous tricoter des énigmes dont seuls ses héros ont la clé !

Même si j’ai aimé ces douze nouvelles, mes préférences vont à Droit d’asile et Tragédie de Noël avec Miss Marple, La boite de chocolats avec Hercule Poirot, La fille du pasteur avec Tommy et Tuppence, L’intrigante de Pollensa avec Parker Pyne.

La thématique de Noël est présente dans plusieurs de ces nouvelles et cette belle couverture donne envie de lire ces 12 petits meurtres au coin du feu. Associant ambiance, style et élégance, les recettes d’Agatha Christie sont comme des bons plats de réveillon, classiques et réussis et j’en redemande à chaque fois.

Si vous n’avez jamais lu la reine du crime, ce petit recueil vous donnera un aperçu de son grand talent et si vous êtes, comme moi, friand.e.s de cosy mysteries, vous passerez un excellent moment.

Un recueil qui met l’eau à la bouche et me donne envie de retrouver la reine du crime bien plus souvent tant j’ai plaisir à la lire à chaque fois. Je compte donc bien glisser d’autres titres dans mes futures piles à lire mensuelles !

Et vous, aimez-vous Agatha Christie ?

Read Full Post »

Originaire du Royaume-Uni, Lindsay Jayne Ashford, titulaire d’un master en criminologie, a été reporter pour la BBC et pigiste pour de nombreux journaux nationaux. Mère de quatre enfants, elle vit sur la côte Ouest du pays de Galles. La Dame de l’Orient-Express, son huitième roman, le premier à être publié en France, a été traduit dans dix pays.

Octobre 1928. Son divorce lui a laissé un goût amer. Partout, Agatha Christie croit voir le fantôme d’Archie, son ex-mari. Jusque dans les couloirs de l’Orient-Express, où elle vient de prendre place sous une fausse identité.

Elle se sait pourtant privilégiée. Le Meurtre de Roger Ackroyd l’a rendue célèbre. Et rien ne l’oblige à rester en Angleterre pour écrire son dixième roman.

Elle a trente-huit ans. À bord de ce train mythique qui doit la mener à Istanbul, elle fait la connaissance de deux femmes, Nancy et Katharine. Elles aussi cachent leur passé.

La première fuit un mari violent. La seconde part rejoindre son futur époux sur un site de recherches archéologiques. Et c’est à Ur, en Mésopotamie, qu’un drame se noue… aux répercussions inattendues.

La dame de l’Orient-Express s’inspire d’un épisode méconnu de la vie d’Agatha Christie. Lindsay Ashford s’est formidablement bien documentée sur la vie de la romancière mais aussi sur celles des autres personnages du roman qui ont existé.

Sous la plume de l’autrice, on découvre une Agatha Christie très marquée par le décès de sa maman dont elle était proche et par l’échec de son mariage avec Archibald Christie. Doublement en deuil, elle qui décide de fuir à bord de l’Orient-Express, le remariage de celui qu’elle a tant aimé.

L’écriture de Lindsay Ashford est fluide, les chapitres sont assez courts et l’histoire qu’elle nous propose ici, se révèle très addictive. Mêlant habilement la réalité à la fiction, on suit Agatha Christie alors qu’elle est une jeune divorcée et décide de se rendre, incognito, à Ur, en Mésopotamie.

Avec cette intrigue, on en apprend plus sur la célèbre romancière, son amour de l’archéologie, sa rencontre avec Max Mallowan, même si elle est un peu prématurée par rapport à la vraie vie, qui sera son second époux et qu’elle accompagnera toujours sur ses lieux de fouilles.

Le principal intérêt, pour moi, du roman est de plonger dans cet épisode méconnu de l’auteure et d’avoir Agatha Christie comme héroïne central du récit, de découvrir la femme derrière l’écrivaine de renom, notamment son rapport à l’amour, ce qui m’a donné très envie de découvrir les romans publiés sous le pseudonyme de Mary Westmacott.

Mais j’ai aussi beaucoup aimé les deux autres héroïnes du roman que sont Katherine et Nancy. C’est un livre porté par des femmes, toutes trois différentes, qui vont d’abord apprendre à se connaître dans l’Orient-Express et se lier à Ur de façon indélébile. Trois femmes fortes, en souffrance, qui vont traverser une période de leur vie qui les marquera à jamais.

Un roman distrayant et émouvant qui parle d’amitié, d’amour, d’archéologie, de résilience, de seconde chance et qui en dit long sur la condition féminine de l’époque, des thèmes qui me sont chers et un roman que je vous recommande !

Read Full Post »

Agatha Christie est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciées de son temps. Auteure de quatre-vingt-quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intrigues policières, d’une vingtaine de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle est parvenue à faire de ses oeuvres de grands succès du XXe siècle, lues partout dans le monde (plus de 2 milliards d’exemplaires vendus).

Styles, 1917. Arthur Hastings, rapatrié en Angleterre, est invité dans la demeure de Styles Court par son ami John Cavendish, qui lui apprend que sa mère s’est remariée avec un homme beaucoup plus jeune, le mystérieux Alfred Inglethorp. À Styles, tout le monde a l’air de le détester. Sauf évidemment Mrs Inglethorp.

Quelques jours plus tard, Emily Inglethorp est empoisonnée et les soupçons pèsent immédiatement sur Alfred Inglethorp, unanimement honni. Hercule Poirot, ancien Inspecteur de Police Belge bien connu de Hastings, qui est aussi au village de Styles Saint-Mary, est invité par Hastings à résoudre cette affaire.

Apparemment, Poirot pense qu’ Alfred Inglethorp n’est pas l’assassin et il essaye de le disculper lors de l’audience préliminaire. Car il y a aussi les beaux-enfants de Mme Inglethorp qui auraient bien besoin de l’héritage, et Cynthia, la protégée de la défunte : tous auraient pu se procurer la strychnine qui a servi à la tuer. Mais Poirot a-t-il une idée derrière la tête?…

La mystérieuse affaire de Styles est le premier roman d’Agatha Christie paru en 1920. Et dès ce premier opus mettant en Scène Poirot, Hastings et Japp, le succès est immédiat !

Il faut dire qu’il contient déjà tous les éléments qui vont faire la renommée de la reine du crime : une enquête bien ficelée, du poison, un détective affuté, jouant de ses petites cellules grises comme personne, son associé totalement à côté de la plaque et un inspecteur de police dépassé.

Autant vous le dire d’emblée, j’ai adoré cette relecture, au point de l’avoir lu d’une traite ! Relecture car j’ai lu, il y a de cela fort longtemps, tous les Agatha Christie alors que j’étais en fac de lettres.

Et comme j’ai une mémoire de poisson rouge, je ne me souviens d’aucun. J’ai donc décidé de les relire dans l’ordre de leur parution et c’est tout naturellement que je démarre avec ce premier titre !

Une fois de plus, j’ai plongé dans ma lecture avec délectation car pour moi un Agatha Christie c’est un pur moment de plaisir livresque : l’atmosphère so british et surannée, un détective brillant, des enquêtes bien construites, des supsects à foison, des mobiles divers, des fausses pistes et un dénouement qui me berne à tous les coups.

Et cette première enquête ne fait pas exception à la règle : Poirot  mystérieux et taquin, le capitaine Hastings, délicieusement naïf et sensible au charme féminin, les suspects, l’intrigue familiale, la douceur d’un autre temps…

L’intrigue a beau avoir été bâtie il y a cent ans déjà, elle n’a pas pris une ride et surtout, quel bonheur, de lire une histoire policière si bien écrite. Certes, il faut être un génie pour découvrir le fin mot de l’histoire avec si peu d’indices à sa disposition et comme je ne suis pas Poirot, j’ai fait chou blanc.

Une totale réussite pour moi avec un coup de coeur et ce n’est pas ma copinaute Belette qui va dire le contraire, elle s’est bien faite avoir elle aussi et elle a aimé ça tout comme moi, vous pouvez retrouver son avis ici !

Read Full Post »

Licenciée en Journalisme et Communication de L’Université Libre de Bruxelles, Chantal van den Heuvel est auteure de romans et de contes pour enfants, ainsi que de scénarios pour la BD, la télévision et le cinéma.

Décembre 1926. Agatha Christie, alors écrivaine à succès, disparaît sans laisser de traces. Toute la presse britannique s’empare du drame et une véritable enquête, digne de ses meilleurs romans, est menée pour la retrouver.

Suicide d’une femme délaissée, meurtre commandité par son époux infidèle ou coup de publicité d’une romancière voulant renforcer le succès de ses livres ? Les hypothèses ne manquent pas pour élucider l’affaire et surtout tenter de résoudre l’énigme Agatha Christie…

Romancière de génie, femme libre et indépendante, le personnage d’Agatha Christie n’a cessé de fasciner, tant par son œuvre que par ce qu’elle a incarné pour la société anglaise et pour son époque.

La mystérieuse affaire Agatha Christie est unebiographie graphique écrite par Chantal van den Heuvel et mise en image par Nina Jacqmin. L’ouvrage, construit comme une enquête de la romancière, nous raconte autant le destin d’une femme d’exception qu’il est une ode à l’écriture et à la capacité de créer.

Les autrices se sont davantage attachées à l’Agatha intime plutôt qu’à la fabuleuse production littéraire de la reine du crime. Une Agatha dont le riche imaginaire, qui puise ses racines dans une enfance pleine de fantaisie, lui a permis d’affronter le réel, les pertes qu’inflige la vie, les amours trahies.

Car derrière l’image « so british » d’une respectable lady se cachait sans doute une petite fille qui n’a pas voulu grandir. Et s’il était là, le mystère de Dame Agatha Christie et de sa prodigieuse créativité ?

En un peu plus de soixante-dix de pages, les autrices reviennent sur le parcours de celle qui a écrit 80 romans et nouvelles vendus à deux milliards d’exemplaires dans le monde et créé des personnages aussi emblématiques du roman policier que sont Hercule Poirot, Miss Marple, Ariadne Oliver (son double de papier) et Tommy et Tuppence Beresford.

Résumer la vie complète de Dame Agatha en si peu de pages est impossible, Chantal van den Heuvel et Nina Jacqmin préfèrent revenir en détails sur les pans les plus importants de sa vie.

L’ouvrage débute sur la disparition brutale et mystérieuse de la romancière en 1926 qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Une disparition mise en scène par Agatha Christie pour se venger des infidélités de son premier mari.

Elles reviennent aussi sur son enfance choyée, son rôle pendant la première guerre mondiale, ses deux mariages, la naissance de sa fille, ses voyages archéologiques en compagnie de son second époux… ce qui nous permet d’appréhender dans les grandes lignes ce que fut sa vie.

Mais ce qui est passionnant c’est de découvrir la femme derrière l’auteure éclipsée par ses personnages, sa psychologie. Nous avons l’image d’une vieille dame la concernant, volontiers conservatrice, alors qu’elle était en fait une femme moderne, éprise de liberté et d’indépendance.

Mettre ainsi toute une vie sous forme dessinée a quelque chose d’attrayant, les planches de Nina Jacqmin sont simples mais très jolies, on a plaisir à les parcourir et à découvrir la vie extraordinaire de la reine du crime.

Toutefois, si vous connaissez déjà la vie de la romancière sur le bout des doigts, vous ne découvrirez rien à la lecture de cette bande dessinée mais si vous êtes néophyte, ce titre est une bonne entrée en matière pour se familiariser avec la personnalité de cette romancière.

Si pour ma part, je n’ai rien appris de nouveau, j’ai passé un agréable moment de lecture !

Read Full Post »

Agatha Christie est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciées de son temps. Auteure de quatre-vingt-quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intrigues policières, d’une vingtaine de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle est parvenue à faire de ses oeuvres de grands succès du XXe siècle, lues partout dans le monde (plus de 2 milliards d’exemplaires vendus).

Tommy et Tuppence Beresford qui, par goût de l’aventure, fondèrent une agence de détectives privés dans leur jeunesse ont désormais bien vieilli. Retirés des affaires, ils goûtent des jours paisibles jusqu’au jour où ils se rendent à La crête ensoleillée, la maison de retraite pour vieilles dames, où réside la tante de Tommy, Ada Fanshawe.

Alors que Tommy converse avec Ada, Tuppence fait la connaissance d’une pensionnaire, Mrs Lancaster qui lui tient des propos étranges. Trois semaines plus tard, tante Ada rend son dernier soupir et les Beresford sont de retour à la La crête ensoleillée pour débarrasser la chambre de Miss Fanshawe.

Ils découvrent alors une peinture d’une maison au bord d’un canal, léguée à la défunte par Mrs Lancaster. Tuppence souhaite lui rendre son présent et apprend que la vieille dame a quitté brusquement les yeux, emmenée par sa nièce.

Les conditions si mystérieuses de ce départ précipité titille la curiosité de Tuppence qui a reconnu la maison figurant sur la peinture. Malgré les moqueries de son mari, elle décide de retrouver cette Mrs Lancaster….

Si Hercule Poirot reste mon personnage préféré de dame Agatha, j’ai une tendresse toute particulière pour Tommy et Tuppence Beresford que j’ai été ravie de retrouver dans Mon petit doigt m’a dit.

Dans ce roman, Agatha Christie nous propose une enquête comme elle sait si bien les mitonner, à la fois bien construite et rondement menée par ses héros, avec une bonne dose de suspens et de l’humour so british of course.

Si la reine du crime excelle dans ses romans, ce volume ne fait pas exception à la règle même si il est en deçà des chefs d’œuvre qu’Agatha a pu commettre, il est tout de même de très bonne facture avec des vielles dames qui meurent en maison de retraite, du poison versé dans le lait, une maison isolée qui a connu des heures sombres et bien d’autres mystères encore.

Le tout dans un charmant petit village au fin fond de l’Angleterre qui connaît moults tourments et qui abrite de nombreux suspects à la clé !

Cerise sur le gâteau : le roman est parsemé de petites réflexions satiriques sur la vie, les moeurs, les petites mesquineries humaines, l’âge…

Chacun de nos héros tire son épingle du jeu et se révèle diablement complémentaires. Dans ce duo, c’est bien évidemment Tuppence que je préfère, son mari même si il est intelligent, fait pâle figure à ses côtés, elle est si drôle et attachante, fonceuse dans l’âme, qu’importent les conséquences.

Comme toujours avec Agatha Christie, on se creuse les méninges et on passe un très bon moment de lecture en essayant de résoudre le fin mot de l’histoire sans jamais y arriver !

Et vous, appréciez-vous les Beresford ?

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Dans l’Orient-Express bloqué par la neige, le fameux détective Hercule Poirot mène l’enquête. Puisque le criminel ne peut être que dans le wagon, il lui faut examiner tous les éléments: les douze voyageurs de nationalités différentes, les douze coups de poignard, et les alibis de chacun…

Hercule Poirot est en mission à Istanbul lorsqu’une urgence demande son retour à Londres et il prend place dans l’Orient Express, anormalement plein en cette période de l’année. Heureusement, il est ami avec l’un des directeurs de la compagnie qui lui obtient une couchette.

Durant le voyage, il est approché par Samuel Ratchett, un riche américain, qui lui demande sa protection pour 10 000 dollars. Ce dernier craint pour sa vie mais Poirot refuse poliment, il n’aime pas l’individu.

Pendant la nuit, Poirot est réveillé par du bruit dans la cabine d’à côté, celle de Ratchett et c’est la stupéfaction lorsque le lendemain matin, le corps de son voisin est retrouvé, lardé de 12 coups de poignard.
Poirot s’interroge sur cet étrange meurtre où tous les indices partent dans des directions opposées. Autour de ce cadavres trop de suspects, trop d’alibis…

Mois après mois, je continue mon exploration de l’œuvre de la reine du crime et ce mois-ci c’est l’un de ses titres les plus célèbres, plusieurs fois adaptés : Le crime de l’Orient-Express.

Je ne vais pas vous mentir, ce roman est un chef d’oeuvre du genre, avec un dénouement quasi impossible à deviner et qui vous laisse pantois lorsque vous découvrez le pot aux roses !

Et même lorsque l’on connaît par cœur l’histoire, ce qui était mon cas ayant déjà lu ce roman il y a de nombreuses années et vu toutes les adaptations télévisuelles ou cinématographiques qu’il existe, elle reste néanmoins très agréable à lire.

Avec Le crime de l’Orient-Express, Agatha Christie nous mène, comme d’habitude, par le bout du nez avec cette histoire finement tricotée et une kyrielle de coupables possibles. En effet, chacun des protagonistes a un mobile plausible, qui fait de lui un suspect hautement crédible et bien sûr on tombe dans le piège à chaque fois !

Notre détective préféré va mener son enquête assisté par son ami M. Bouc et par le docteur Constantine qui voyagent eux aussi dans ce luxueux train qui va de Constantine à Calais.

Dans cet Orient-Express bloqué par la neige, notre Hercule va avoir tout le loisir de mettre sur le grill les suspects à plusieurs reprises jusqu’au dénouement final où il réunit l’ensemble des protagonistes pour leur livrer le fruit de ses petites cellules grises.

Dans ce roman, il y a tout ce que j’aime chez la reine du crime : l’atmosphère délicieusement anglaise, l’humour, une intrigue policière de haute volée, un suspens mené jusqu’au bout, un détective brillant qui passe au crible tous les suspects pour nous livrer le coupable sur un plateau, avant de retourner dans son appartement londonien.

Une excellente lecture qui frôle le coup de coeur et que je vous recommande chaudement. Belette a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

Read Full Post »

Cela fait tout juste un an que le mari de Mrs Ferrars est mort. D’une gastrite aigüe. Enfin, c’est ce qu’il semble. Après tout, les symptômes de l’empoisonnement par l’arsenic sont presque les mêmes… Hier, Mrs Ferrars est morte à son tour. Une trop forte dose de véronal. Suicide ? Allons donc ! Elle était encore jeune et très riche… Et puis, aujourd’hui, Mr Ackroyd a été assassiné. Cette fois, le doute n’est pas permis. Mais pourquoi ? Bien sûr, Mrs Ferrars et Mr Ackroyd paraissaient fort bien s’entendre. Surtout depuis la mort du mari. Mais de là à dire… Non, ce n’est pas possible… En tout cas, ce n’est pas si simple…

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le docteur Sheppard. Mrs Ferrars, la veuve qu’il comptait épouser, s’est suicidée pour échapper à un chantage.

Mais avant de commettre l’irréparable, elle lui a avoué avoir empoisonné son mari un an plus tôt, un meurtre dont nul ne la soupçonne tant sa mort avant semblé naturelle, à l’exception d’un maître chanteur qui la saigne à blanc en échange de son silence depuis lors.

Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui détient son terrible secret mais alors que l’enveloppe bleue arrive et que Sheppard le presse de l’ouvrir, Roger Ackroyd lui répond qu’il préfère lire cette missive seul, et renvoie Sheppard chez lui. Quelques minutes plus tard, le majordome de Fernly Park appelle chez le médecin pour lui annoncer le décès de Roger Ackroyd. Le médecin accourt et lorsque Parker lui ouvre la porte, il lui assure qu’il ne l’a point appelé et que son maitre est toujours dans son bureau.

Pourtant, lorsqu’ils parviennent à ouvrir la porte, ils trouvent Ackroyd sans vie, un poignard dans le cou. Flora, la nièce d’Ackroyd, demande alors à Poirot, en villégiature à King’s Abbott, de trouver le meurtrier de son oncle…

Le meurtre de Roger Ackroyd fait partie des titres incontournables d’Agatha Christie qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, je ne vais pas vous mentir, ce roman est un chef d’oeuvre du genre, avec un dénouement quasi impossible à deviner et qui vous laisse pantois lorsque vous découvrez le pot aux roses !

Vous le savez, même si j’aime beaucoup Miss Marple et les Beresford, je fais partie de la team Poirot, je suis une inconditionnelle du détective belge aux petites cellules grises bien affûtées, que ce soit dans les romans et bien sûr les adaptations de la BBC avec le très talentueux David Suchet dans le rôle titre.

Avec Le meurtre de Roger Ackroyd, Agatha Christie nous mène, comme d’habitude, par le bout du nez avec cette histoire finement tricotée et une kyrielle de coupables possibles. En effet, chacun des protagonistes a un mobile plausible, un secret inavouable qui fait de lui un suspect hautement crédible et bien sûr on tombe dans le piège à chaque fois !

L’histoire est contée à la première personne par le Dr Sheppard, médecin de King’s Abbott et intime de la famille Ackroyd, qui va se passionner pour l’affaire et tenter de remplacer au mieux l’inénarrable capitaine Hastings afin de seconder Hercule Poirot dans cette étonnante affaire de la mort de Roger Ackroyd.

Notre détective préféré va également trouver de l’aide auprès de Caroline, la soeur de Sheppard, qui a un grand sens du commérage et une acuité certaine pour cerner l’âme humaine comme personne, un personnage qui m’a beaucoup plu.

Dans ce roman, il y a tout ce que j’aime chez la reine du crime : l’atmosphère délicieusement anglaise, l’humour, une intrigue policière de haute volée, un suspens mené jusqu’au bout, un détective brillant qui passe au crible tous les suspects pour nous livrer le coupable sur un plateau, avant de retourner cultiver ses courges !

Une excellente lecture qui frôle le coup de coeur et que je vous recommande chaudement. Belette a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

Read Full Post »

Tommy et Tuppence Beresford, après avoir traversé la période héroïque et combien excitante de la Résistance, s’ennuient quelque peu. Le douillet train-train de la vie quotidienne et leur amour sans orage commencent à leur peser.Tommy et Tuppence rêvent d’aventures exaltantes et, à force d’être souhaitée, l’aventure arrive avec la proposition qui leur est faite de diriger une agence de détectives…C’est là le point de départ d’une série d’entreprises périlleuses et variées dont le sympathique jeune couple se tirera toujours au mieux…

Tommy et Tuppence Beresford s’aiment toujours follement mais dix ans après la fin de la première guerre mondiale, ils s’ennuient ferme.

Quoi de mieux qu’une agence de détectives pour pimenter leur vie et rompre le doux train-train qui les lasse tant ?

Et les voilà lancés dans quelques aventures policières ou d’espionnage exaltantes mais aussi périlleuses dont ils sauront se sortir avec brio et toujours avec humour…

Si Hercule Poirot reste mon personnage préféré de dame Agatha, j’ai une tendresse toute particulière pour Tommy et Tuppence Beresford que j’ai été ravie de retrouver dans Associés contre le crime.

Dans ce court recueil, Agatha Christie nous propose huit enquêtes menées par le très réfléchi Tommy et la pétillante Tuppence : Une fée dans l’appartement, une tasse de thé, L’affaire de la perle rose, L’aventure du sinistre étranger, L’homme habillé de journaux, La femme disparue, Colin-maillard et L’homme dans le brouillard.

Si la reine du crime excelle dans ses romans, ce volume de courtes nouvelles se laisse toutefois lire avec plaisir, et si les intrigues sont courtes, elles ne sont pas simplistes pour autant puisque pas je n’ai trouvé la solution avant que les Beresford ne l’annoncent comme quasiment à chaque fois avec Agatha Christie !

Au menu de ces différentes enquêtes : des vols, des disparitions, de l’espionnage et même un meurtre. Certaines sont certes plus réussies que d’autres dont les solutions nous sont expédiées un peu trop rapidement mais toutes se lisent avec plaisir comme je le disais plus haut car elles ne manquent ni de rythme ni de suspens.

Chacun de nos héros tire son épingle du jeu et se révèle diablement complémentaires. Dans ce duo, c’est bien évidemment Tuppence que je préfère, son mari même si il est intelligent, fait pâle figure à ses côtés, elle est si drôle et attachante.

Comme toujours avec Agatha Christie, on se creuse les méninges et on passe un très bon moment de lecture en essayant de résoudre les énigmes qu’elle nous propose sans jamais y arriver !

Le ton ici est plus léger et humoristique que dans les autres opus de la reine du crime grâce à la pétulante Tuppence pour qui, vous l’aurez compris, j’ai un gros faible. Je retrouverai donc avec plaisir les Beresford dans les autres volumes qui leur sont consacrés dès qu’ils seront dans ma PAL.

Et vous, appréciez-vous les Beresford ?

Read Full Post »

Older Posts »