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Posts Tagged ‘Agatha christie’

Licenciée en Journalisme et Communication de L’Université Libre de Bruxelles, Chantal van den Heuvel est auteure de romans et de contes pour enfants, ainsi que de scénarios pour la BD, la télévision et le cinéma.

Décembre 1926. Agatha Christie, alors écrivaine à succès, disparaît sans laisser de traces. Toute la presse britannique s’empare du drame et une véritable enquête, digne de ses meilleurs romans, est menée pour la retrouver.

Suicide d’une femme délaissée, meurtre commandité par son époux infidèle ou coup de publicité d’une romancière voulant renforcer le succès de ses livres ? Les hypothèses ne manquent pas pour élucider l’affaire et surtout tenter de résoudre l’énigme Agatha Christie…

Romancière de génie, femme libre et indépendante, le personnage d’Agatha Christie n’a cessé de fasciner, tant par son œuvre que par ce qu’elle a incarné pour la société anglaise et pour son époque.

La mystérieuse affaire Agatha Christie est unebiographie graphique écrite par Chantal van den Heuvel et mise en image par Nina Jacqmin. L’ouvrage, construit comme une enquête de la romancière, nous raconte autant le destin d’une femme d’exception qu’il est une ode à l’écriture et à la capacité de créer.

Les autrices se sont davantage attachées à l’Agatha intime plutôt qu’à la fabuleuse production littéraire de la reine du crime. Une Agatha dont le riche imaginaire, qui puise ses racines dans une enfance pleine de fantaisie, lui a permis d’affronter le réel, les pertes qu’inflige la vie, les amours trahies.

Car derrière l’image « so british » d’une respectable lady se cachait sans doute une petite fille qui n’a pas voulu grandir. Et s’il était là, le mystère de Dame Agatha Christie et de sa prodigieuse créativité ?

En un peu plus de soixante-dix de pages, les autrices reviennent sur le parcours de celle qui a écrit 80 romans et nouvelles vendus à deux milliards d’exemplaires dans le monde et créé des personnages aussi emblématiques du roman policier que sont Hercule Poirot, Miss Marple, Ariadne Oliver (son double de papier) et Tommy et Tuppence Beresford.

Résumer la vie complète de Dame Agatha en si peu de pages est impossible, Chantal van den Heuvel et Nina Jacqmin préfèrent revenir en détails sur les pans les plus importants de sa vie.

L’ouvrage débute sur la disparition brutale et mystérieuse de la romancière en 1926 qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Une disparition mise en scène par Agatha Christie pour se venger des infidélités de son premier mari.

Elles reviennent aussi sur son enfance choyée, son rôle pendant la première guerre mondiale, ses deux mariages, la naissance de sa fille, ses voyages archéologiques en compagnie de son second époux… ce qui nous permet d’appréhender dans les grandes lignes ce que fut sa vie.

Mais ce qui est passionnant c’est de découvrir la femme derrière l’auteure éclipsée par ses personnages, sa psychologie. Nous avons l’image d’une vieille dame la concernant, volontiers conservatrice, alors qu’elle était en fait une femme moderne, éprise de liberté et d’indépendance.

Mettre ainsi toute une vie sous forme dessinée a quelque chose d’attrayant, les planches de Nina Jacqmin sont simples mais très jolies, on a plaisir à les parcourir et à découvrir la vie extraordinaire de la reine du crime.

Toutefois, si vous connaissez déjà la vie de la romancière sur le bout des doigts, vous ne découvrirez rien à la lecture de cette bande dessinée mais si vous êtes néophyte, ce titre est une bonne entrée en matière pour se familiariser avec la personnalité de cette romancière.

Si pour ma part, je n’ai rien appris de nouveau, j’ai passé un agréable moment de lecture !

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Agatha Christie est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciées de son temps. Auteure de quatre-vingt-quatre ouvrages qui constituent pour la plupart des intrigues policières, d’une vingtaine de pièces de théâtre et de plusieurs recueils de nouvelles, elle est parvenue à faire de ses oeuvres de grands succès du XXe siècle, lues partout dans le monde (plus de 2 milliards d’exemplaires vendus).

Tommy et Tuppence Beresford qui, par goût de l’aventure, fondèrent une agence de détectives privés dans leur jeunesse ont désormais bien vieilli. Retirés des affaires, ils goûtent des jours paisibles jusqu’au jour où ils se rendent à La crête ensoleillée, la maison de retraite pour vieilles dames, où réside la tante de Tommy, Ada Fanshawe.

Alors que Tommy converse avec Ada, Tuppence fait la connaissance d’une pensionnaire, Mrs Lancaster qui lui tient des propos étranges. Trois semaines plus tard, tante Ada rend son dernier soupir et les Beresford sont de retour à la La crête ensoleillée pour débarrasser la chambre de Miss Fanshawe.

Ils découvrent alors une peinture d’une maison au bord d’un canal, léguée à la défunte par Mrs Lancaster. Tuppence souhaite lui rendre son présent et apprend que la vieille dame a quitté brusquement les yeux, emmenée par sa nièce.

Les conditions si mystérieuses de ce départ précipité titille la curiosité de Tuppence qui a reconnu la maison figurant sur la peinture. Malgré les moqueries de son mari, elle décide de retrouver cette Mrs Lancaster….

Si Hercule Poirot reste mon personnage préféré de dame Agatha, j’ai une tendresse toute particulière pour Tommy et Tuppence Beresford que j’ai été ravie de retrouver dans Mon petit doigt m’a dit.

Dans ce roman, Agatha Christie nous propose une enquête comme elle sait si bien les mitonner, à la fois bien construite et rondement menée par ses héros, avec une bonne dose de suspens et de l’humour so british of course.

Si la reine du crime excelle dans ses romans, ce volume ne fait pas exception à la règle même si il est en deçà des chefs d’œuvre qu’Agatha a pu commettre, il est tout de même de très bonne facture avec des vielles dames qui meurent en maison de retraite, du poison versé dans le lait, une maison isolée qui a connu des heures sombres et bien d’autres mystères encore.

Le tout dans un charmant petit village au fin fond de l’Angleterre qui connaît moults tourments et qui abrite de nombreux suspects à la clé !

Cerise sur le gâteau : le roman est parsemé de petites réflexions satiriques sur la vie, les moeurs, les petites mesquineries humaines, l’âge…

Chacun de nos héros tire son épingle du jeu et se révèle diablement complémentaires. Dans ce duo, c’est bien évidemment Tuppence que je préfère, son mari même si il est intelligent, fait pâle figure à ses côtés, elle est si drôle et attachante, fonceuse dans l’âme, qu’importent les conséquences.

Comme toujours avec Agatha Christie, on se creuse les méninges et on passe un très bon moment de lecture en essayant de résoudre le fin mot de l’histoire sans jamais y arriver !

Et vous, appréciez-vous les Beresford ?

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Lu dans le cadre du Mois Anglais :

Dans l’Orient-Express bloqué par la neige, le fameux détective Hercule Poirot mène l’enquête. Puisque le criminel ne peut être que dans le wagon, il lui faut examiner tous les éléments: les douze voyageurs de nationalités différentes, les douze coups de poignard, et les alibis de chacun…

Hercule Poirot est en mission à Istanbul lorsqu’une urgence demande son retour à Londres et il prend place dans l’Orient Express, anormalement plein en cette période de l’année. Heureusement, il est ami avec l’un des directeurs de la compagnie qui lui obtient une couchette.

Durant le voyage, il est approché par Samuel Ratchett, un riche américain, qui lui demande sa protection pour 10 000 dollars. Ce dernier craint pour sa vie mais Poirot refuse poliment, il n’aime pas l’individu.

Pendant la nuit, Poirot est réveillé par du bruit dans la cabine d’à côté, celle de Ratchett et c’est la stupéfaction lorsque le lendemain matin, le corps de son voisin est retrouvé, lardé de 12 coups de poignard.
Poirot s’interroge sur cet étrange meurtre où tous les indices partent dans des directions opposées. Autour de ce cadavres trop de suspects, trop d’alibis…

Mois après mois, je continue mon exploration de l’œuvre de la reine du crime et ce mois-ci c’est l’un de ses titres les plus célèbres, plusieurs fois adaptés : Le crime de l’Orient-Express.

Je ne vais pas vous mentir, ce roman est un chef d’oeuvre du genre, avec un dénouement quasi impossible à deviner et qui vous laisse pantois lorsque vous découvrez le pot aux roses !

Et même lorsque l’on connaît par cœur l’histoire, ce qui était mon cas ayant déjà lu ce roman il y a de nombreuses années et vu toutes les adaptations télévisuelles ou cinématographiques qu’il existe, elle reste néanmoins très agréable à lire.

Avec Le crime de l’Orient-Express, Agatha Christie nous mène, comme d’habitude, par le bout du nez avec cette histoire finement tricotée et une kyrielle de coupables possibles. En effet, chacun des protagonistes a un mobile plausible, qui fait de lui un suspect hautement crédible et bien sûr on tombe dans le piège à chaque fois !

Notre détective préféré va mener son enquête assisté par son ami M. Bouc et par le docteur Constantine qui voyagent eux aussi dans ce luxueux train qui va de Constantine à Calais.

Dans cet Orient-Express bloqué par la neige, notre Hercule va avoir tout le loisir de mettre sur le grill les suspects à plusieurs reprises jusqu’au dénouement final où il réunit l’ensemble des protagonistes pour leur livrer le fruit de ses petites cellules grises.

Dans ce roman, il y a tout ce que j’aime chez la reine du crime : l’atmosphère délicieusement anglaise, l’humour, une intrigue policière de haute volée, un suspens mené jusqu’au bout, un détective brillant qui passe au crible tous les suspects pour nous livrer le coupable sur un plateau, avant de retourner dans son appartement londonien.

Une excellente lecture qui frôle le coup de coeur et que je vous recommande chaudement. Belette a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

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Cela fait tout juste un an que le mari de Mrs Ferrars est mort. D’une gastrite aigüe. Enfin, c’est ce qu’il semble. Après tout, les symptômes de l’empoisonnement par l’arsenic sont presque les mêmes… Hier, Mrs Ferrars est morte à son tour. Une trop forte dose de véronal. Suicide ? Allons donc ! Elle était encore jeune et très riche… Et puis, aujourd’hui, Mr Ackroyd a été assassiné. Cette fois, le doute n’est pas permis. Mais pourquoi ? Bien sûr, Mrs Ferrars et Mr Ackroyd paraissaient fort bien s’entendre. Surtout depuis la mort du mari. Mais de là à dire… Non, ce n’est pas possible… En tout cas, ce n’est pas si simple…

Un soir, dans sa propriété de Fernly Park, l’industriel Roger Ackroyd se confie à son ami le docteur Sheppard. Mrs Ferrars, la veuve qu’il comptait épouser, s’est suicidée pour échapper à un chantage.

Mais avant de commettre l’irréparable, elle lui a avoué avoir empoisonné son mari un an plus tôt, un meurtre dont nul ne la soupçonne tant sa mort avant semblé naturelle, à l’exception d’un maître chanteur qui la saigne à blanc en échange de son silence depuis lors.

Dans une ultime lettre, elle lui révèle le nom de celui détient son terrible secret mais alors que l’enveloppe bleue arrive et que Sheppard le presse de l’ouvrir, Roger Ackroyd lui répond qu’il préfère lire cette missive seul, et renvoie Sheppard chez lui. Quelques minutes plus tard, le majordome de Fernly Park appelle chez le médecin pour lui annoncer le décès de Roger Ackroyd. Le médecin accourt et lorsque Parker lui ouvre la porte, il lui assure qu’il ne l’a point appelé et que son maitre est toujours dans son bureau.

Pourtant, lorsqu’ils parviennent à ouvrir la porte, ils trouvent Ackroyd sans vie, un poignard dans le cou. Flora, la nièce d’Ackroyd, demande alors à Poirot, en villégiature à King’s Abbott, de trouver le meurtrier de son oncle…

Le meurtre de Roger Ackroyd fait partie des titres incontournables d’Agatha Christie qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, je ne vais pas vous mentir, ce roman est un chef d’oeuvre du genre, avec un dénouement quasi impossible à deviner et qui vous laisse pantois lorsque vous découvrez le pot aux roses !

Vous le savez, même si j’aime beaucoup Miss Marple et les Beresford, je fais partie de la team Poirot, je suis une inconditionnelle du détective belge aux petites cellules grises bien affûtées, que ce soit dans les romans et bien sûr les adaptations de la BBC avec le très talentueux David Suchet dans le rôle titre.

Avec Le meurtre de Roger Ackroyd, Agatha Christie nous mène, comme d’habitude, par le bout du nez avec cette histoire finement tricotée et une kyrielle de coupables possibles. En effet, chacun des protagonistes a un mobile plausible, un secret inavouable qui fait de lui un suspect hautement crédible et bien sûr on tombe dans le piège à chaque fois !

L’histoire est contée à la première personne par le Dr Sheppard, médecin de King’s Abbott et intime de la famille Ackroyd, qui va se passionner pour l’affaire et tenter de remplacer au mieux l’inénarrable capitaine Hastings afin de seconder Hercule Poirot dans cette étonnante affaire de la mort de Roger Ackroyd.

Notre détective préféré va également trouver de l’aide auprès de Caroline, la soeur de Sheppard, qui a un grand sens du commérage et une acuité certaine pour cerner l’âme humaine comme personne, un personnage qui m’a beaucoup plu.

Dans ce roman, il y a tout ce que j’aime chez la reine du crime : l’atmosphère délicieusement anglaise, l’humour, une intrigue policière de haute volée, un suspens mené jusqu’au bout, un détective brillant qui passe au crible tous les suspects pour nous livrer le coupable sur un plateau, avant de retourner cultiver ses courges !

Une excellente lecture qui frôle le coup de coeur et que je vous recommande chaudement. Belette a adoré aussi, vous pouvez lire son avis ici.

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Tommy et Tuppence Beresford, après avoir traversé la période héroïque et combien excitante de la Résistance, s’ennuient quelque peu. Le douillet train-train de la vie quotidienne et leur amour sans orage commencent à leur peser.Tommy et Tuppence rêvent d’aventures exaltantes et, à force d’être souhaitée, l’aventure arrive avec la proposition qui leur est faite de diriger une agence de détectives…C’est là le point de départ d’une série d’entreprises périlleuses et variées dont le sympathique jeune couple se tirera toujours au mieux…

Tommy et Tuppence Beresford s’aiment toujours follement mais dix ans après la fin de la première guerre mondiale, ils s’ennuient ferme.

Quoi de mieux qu’une agence de détectives pour pimenter leur vie et rompre le doux train-train qui les lasse tant ?

Et les voilà lancés dans quelques aventures policières ou d’espionnage exaltantes mais aussi périlleuses dont ils sauront se sortir avec brio et toujours avec humour…

Si Hercule Poirot reste mon personnage préféré de dame Agatha, j’ai une tendresse toute particulière pour Tommy et Tuppence Beresford que j’ai été ravie de retrouver dans Associés contre le crime.

Dans ce court recueil, Agatha Christie nous propose huit enquêtes menées par le très réfléchi Tommy et la pétillante Tuppence : Une fée dans l’appartement, une tasse de thé, L’affaire de la perle rose, L’aventure du sinistre étranger, L’homme habillé de journaux, La femme disparue, Colin-maillard et L’homme dans le brouillard.

Si la reine du crime excelle dans ses romans, ce volume de courtes nouvelles se laisse toutefois lire avec plaisir, et si les intrigues sont courtes, elles ne sont pas simplistes pour autant puisque pas je n’ai trouvé la solution avant que les Beresford ne l’annoncent comme quasiment à chaque fois avec Agatha Christie !

Au menu de ces différentes enquêtes : des vols, des disparitions, de l’espionnage et même un meurtre. Certaines sont certes plus réussies que d’autres dont les solutions nous sont expédiées un peu trop rapidement mais toutes se lisent avec plaisir comme je le disais plus haut car elles ne manquent ni de rythme ni de suspens.

Chacun de nos héros tire son épingle du jeu et se révèle diablement complémentaires. Dans ce duo, c’est bien évidemment Tuppence que je préfère, son mari même si il est intelligent, fait pâle figure à ses côtés, elle est si drôle et attachante.

Comme toujours avec Agatha Christie, on se creuse les méninges et on passe un très bon moment de lecture en essayant de résoudre les énigmes qu’elle nous propose sans jamais y arriver !

Le ton ici est plus léger et humoristique que dans les autres opus de la reine du crime grâce à la pétulante Tuppence pour qui, vous l’aurez compris, j’ai un gros faible. Je retrouverai donc avec plaisir les Beresford dans les autres volumes qui leur sont consacrés dès qu’ils seront dans ma PAL.

Et vous, appréciez-vous les Beresford ?

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Un matin, en lisant le journal, Miss Marple apprend le décès d’une lointaine connaissance. Un notaire la contacte alors pour lui annoncer que M. Rafiel a l’intention de lui léguer une partie conséquente de son héritage, en échange d’une faveur posthume…
Dans une lettre pour le moins énigmatique, le défunt sollicite son flair légendaire pour résoudre une affaire de crime, sans lui donner plus d’explications, hormis le nom de code de l’enquête : Némésis.
En véritable incarnation de la déesse grecque de la vengeance et de la justice, et malgré son âge avancé, Miss Marple va mettre ses dons de déduction au service de feu M. Rafiel et découvrir peu à peu les détails de sa mission lors d’une excursion touristique à travers l’Angleterre.

Sainte-Marie-Mead. Assise dans son fauteuil, devant sa tasse de thé, Miss Marple lit son journal. Elle apprend lors que Mr Rafiel, dont elle avait fait la connaissance quelques mois plus tôt aux Antilles, vient de décéder.

Elle se souvient alors que l’homme d’affaires, déjà très malade, d’une grande probité et avec une haute idée de la justice, l’avait surnommé Némésis.

Quelques jours plus tard, le notaire de Mr Rafiel prend contact avec elle. Elle apprend alors avec stupeur que le défunt lui a légué 20 000 livres à condition toutefois qu’elle accepte la mission dont il la charge.

Intriguée par la demande de Mr Rafiel et bien qu’elle n’ait aucun indice pour savoir l’objet de son enquête, la vieille demoiselle accepte.

Il y avait près de trois ans que je n’avais pas lu un Agatha Christie, shame on me ! J’ai bien l’intention de réparer cette erreur en 2019 en expulsant de ma pal les titres de la reine du crime qui y croupissent depuis des lustres pour certains.

Némésis m’a donc permis de renouer avec Agatha Christie et l’un de ses personnages emblématiques, à savoir Miss Marple. Dans cet étrange et passionnant court roman, son héroïne a vieilli et nous la retrouvons qui coule de paisibles vieux jours dans son village de Saint-Marie-Mead alors qu’elle apprend qu’elle est légataire d’une généreuse donation à la mort d’un homme rencontré quelques mois plus tôt dans les caraïbes.

En échange, celui-ci lui demande à titre posthume de réparer une injustice… Miss Marple serait-t-elle réellement Némesis, déesse de la justice ?

Elle a vieilli certes mais sa longue expérience de la vie va en tout cas lui permettre, en partant de zéro, de résoudre un problème qui paraît insoluble et d’innocenter le coupable tout désigné d’une série de meurtres qui a eu lieu dix ans auparavant.

Une fois de plus, Agatha Christie nous propose une intrigue très inspirée avec une Miss Marple en déesse de la justice, un rôle qui lui va comme un gant !

L’affaire se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord, avec des éléments très émouvants et un dénouement très surprenant et somme toute très réussi même si j’avais deviné certaines choses, la reine du crime m’a une fois de plus bluffée !

Une lecture très agréable et prenante malgré un rythme très lent, comme toujours avec Miss Marple, que je vous conseille si vous appréciez la vieille demoiselle.

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Lu dans le cadre du mois anglais :

Saviez vous qu’Agatha Christie a elle-même organisé sa propre disparition pour punir un mari infidèle, qu’elle n’a eu de cesse de voler, de faire du surf, qu’elle a voyagé en Irak, en Egypte, n’imaginant pas de limite à sa liberté. Indéniablement Dame Agatha nous est familière, et sa reconnaissance internationale. Pourtant qui connaît le vrai visage de la Duchesse de la mort ? Loin de n’être que cette bourgeoise conservatrice à l’embonpoint sympathique, coupable de romans policiers populaires, la vénérable Anglaise était avant tout une femme moderne, complexe et secrète. Un personnage bien plus énigmatique que tous ceux qu’elle a inventés !

Retracer toute la vie de la célèbre reine du crime sous le biais d’un roman graphique, voici ce que nous proposent Anne Martinetti et Guillaume Lebeau. Si j’ai lu presque tous les romans d’Agatha Christie il y a de cela de nombreuses années, je ne me suis jamais vraiment intéressée à sa vie jusqu’à ce que je tombe sur ce roman graphique.

Sur un peu plus d’une centaine de pages, les auteurs reviennent sur le parcours de celle qui a écrit 80 romans et nouvelles vendus à deux milliards d’exemplaires dans le monde et créé des personnages aussi emblématiques du roman policier que sont Hercule Poirot, Miss Marple, Ariadne Oliver (son double) et Tommy et Tuppence Beresford.

Résumer la vie complète de Dame Agatha en 120 pages est impossible, Anne Martinetti et Guillaume Lebeau préfèrent revenir en détails sur les pans les plus importants de sa vie. L’ouvrage débute sur la disparition brutale et mystérieuse de la romancière en 1926 qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Une disparition mise en scène par Agatha Christie pour se venger des infidélités de son premier mari.

Ils reviennent aussi sur son enfance choyée, son rôle pendant la première guerre mondiale, ses deux mariages, la naissance de sa fille, ses voyages archéologiques en compagnie de son second époux… ce qui nous permet d’appréhender dans les grandes lignes ce que fut sa vie.

Mais ce qui est passionnant c’est de découvrir la femme derrière l’auteure éclipsée par ses personnages, sa psychologie. Nous avons l’image d’une vieille dame la concernant, volontiers conservatrice, alors qu’elle était en fait une femme moderne, éprise de liberté et d’indépendance.

Les auteurs abordent aussi le processus de création de ses romans, la relation qui l’unissait avec ses personnages, les romans qu’elle signait sous le nom de Mary Westmacott, et nous révèlent quels étaient ses romans préférés et ce qu’elle pensait des adaptations cinématographiques de ses ouvrages.

Mettre ainsi toute une vie sous forme dessinée a quelque chose d’attrayant, les graphismes on ne peut plus classiques et très colorés de Alexandre Franc sont agréables et un véritable plus qui contribuent à la réussite de cette biographie graphique.

Cerise sur le gâteau, en toute fin d’ouvrage, nous avons à disposition la chronologie détaillée de la vie d’Agatha, une bibliographie très complète, classée par romans et recueils de nouvelles, par héros ou héroïne(s), ainsi que ceux “hors catégorie” sans personnages récurrents.

Agatha la vraie vie d’Agatha Christie est à mon sens une bonne entrée en matière pour se familiariser avec la personnalité de cette romancière, reposant sur une documentation solide et une façon agréable d’appréhender son oeuvre. Je recommande !

 

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Lu dans le cadre des challenges A year in EnglandCold Winter et Agatha Christie :

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Six nouvelles, six facettes de l’ingéniosité et du talent de la grande dame du crime, et bien sûr six enquêtes habilement résolues par Hercule Poirot et Miss Marple, les deux personnages emblématiques créés par Agatha Christie.

Christmas Pudding qui donne son titre au recueil et ouvre les festivités, est un récit de Noël savoureux, il y est beaucoup question de nourriture et des traditions de Noël anglaises, notamment le fameux Christmas Pudding. Une histoire de vol habilement menée par notre Hercule, qui pourtant, craignant le rude hiver de la campagne anglaise, ne voulait au départ pas quitter son douillet appartement.

Le mystère du bahut espagnol est une histoire particulièrement retorse et qui semble avoir pour mobile le pourtant très classique adultère et la jalousie du mari assassiné envers le prétendu amant de la femme. La façon d’opérer de l’assassin est culottée et franchement, il fallait y penser !

Le souffre-douleur met en scène un homme exécrable et autoritaire qui mène son petit monde à la baguette et ne cesse de rabaisser son secrétaire particulier, le souffre-douleur en question. Est-ce lui qui aurait mis fin à ses humiliations en tuant son employer ? Hercule Poirot, secondé de son indispensable valet George, tendra un piège au meurtrier grâce à une simple épingle.

La mort avait les dents blanches prouvera une fois de plus à Hercule que les habitudes ont du bon et qu’en changer cache forcément quelque chose, le coupable l’apprendra à ses dépens.

Le rêve conte l’histoire d’un meurtre diabolique, orchestré de main de maître mais c’était sans compter Poirot qui ne se laisse pas duper si facilement.

Le policeman vous dit l’heure, qui clôt le recueil, permet à Miss Marple de démontrer à la jeune génération qui l’entoure, qu’elle est loin d’être gâteuse !

Agatha Christie n’est certes pas à l’apogée de son art lorsqu’elle tricote de courtes nouvelles mais elle reste très inspirée et ce Christmas Pudding nous offre six enquêtes de qualité.

Toutes ces nouvelles se lisent formidablement bien, et personnellement je vous les conseille si vous souhaitez découvrir Agatha Christie dans des formats plus courts, vous ne devriez pas être déçu(e)s !

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La plaisanterie a mal tourné ! De la petite bande de jeunes gens invités à la campagne, Gerry Wade est toujours le dernier à descendre pour le breakfast et les autres décident de le réveiller en fanfare avec huit pendulettes achetées au bazar du village… Mais le lendemain à midi, Gerry dort encore… De son dernier sommeil : on l’a assassiné avec une forte dose de chloral. Dans la chambre, on ne retrouvera que sept des huit réveils déposés sur le lit. Le huitième ? Il a été jeté par la fenêtre…

les-sept-cadrans-agatha-christieauteur-éditeur-pagesSuite du Secret de Chimney que je n’ai pas lu, mais il n’est pas indispensable de l’avoir lu car les deux histoires ne se suivent pas, Les sept cadrans, est un roman plein de rebondissements paru en 1929, sans Hercule Poirot ni Miss Marple, les deux plus célèbres détectives de la reine du crime. Espionnage, meurtres déguisés en suicide ou en accident et société secrète sont au programme dans cet ouvrage qui n’est pas le plus connu d’Agatha Christie. Et comme d’habitude, il est bien difficile de dénouer l’écheveau construit par la romancière.

Tout commence par une plaisanterie qui tourne au drame. Gerry Wade, en week-end à Chimney, a la réputation de ne pas être du matin et traine au lit jusqu’à midi. Ses amis Jimmy Thesiger, Pongo Bateman et Ronny Devereux en tête, décident de lui faire une bonne farce et achètent 8 réveille-matin, qu’ils comptent installer près de son lit, pendant son sommeil, afin qu’il soit réveillé en fanfare. Le lendemain, les réveils sonnent comme prévu, mais Gerry reste au lit. N’y tenant plus, à 13h, ils se rendent dans sa chambre et le trouvent mort, tué par une surdose de somnifères. Ses amis ont du mal à croire à la thèse officielle, à savoir un suicide ou un accident, vu que Gerry était un gros dormeur et qu’il ne souffrait nullement d’insomnie. Son meilleur ami Ronny Devereux, est même persuadé que Gerry Wade a été assassiné. Pourquoi ? Par qui ? Mystère et boule de gomme !

L’héroïne de ce roman, lady Eileen Brent, mieux connue sous le sobriquet de Bundle-la-boulotte, est la fille unique de lord Caterham, propriétaire de Chimney, qui l’avait loué aux Coote le temps du week-end fatal à Gerry Wade. Bundle est une jeune femme moderne, dynamique, intrépide et pétillante, qui conduit à toute vitesse son Hispano. Elle m’a beaucoup rappelé Tuppence Beresford, un personnage que j’affectionne tout particulièrement et qui forme avec son mari Tommy, un sympathique duo qu’Agatha Christie va mettre en scène à plusieurs reprises dans les années 20 justement, notamment dans Mr Brown, Le crime est notre affaire ou Mon petit doigt m’a dit.

La mort de Wade lui semble étrange à elle aussi, d’autant que Ronny Devereaux, va bientôt trouver la mort, tué d’un coup de carabine et qu’elle manque de peu de l’écraser avec sa voiture. L’intrépidité et le mépris du danger de Bundle vont l’amener à enquêter au club londonien des Sept cadrans, qui semble être une société secrète, afin de découvrir le fin mot de l’histoire.

Très bon roman de l’entre-deux-guerres, Les sept cadrans, est une histoire foisonnante, où les suspects ne manquent pas, et où l’humour est omniprésent. J’ai, comme toujours, soupçonné tout le monde et me suis fait (encore) totalement bernée par Agatha, ça devient une habitude. Cette sombre histoire d’espionnage industriel et de grand banditisme international, est menée tambour battant, sans temps mort, par notre héroïne, aidée de Lorraine Wade, la soeur de Gerry, Jimmy Thesiger et  Bill Eversleigh.

Encore un bon cru signé Agatha Christie que je vous recommande vivement ! Un grand merci Gina pour son bon conseil, je me suis beaucoup amusée !

heart_4Lu dans le cadre des challenges La plume au féminin édition 2013, God save the livre édition 2013, British mysteries, Agatha Christie et Thurday Next Challenge

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Lorsque Gwenda avait vu la villa, elle n’avait pas hésité une seconde. C’était exactement ce qu’elle cherchait. Démodée peut-être, mais charmante… Gwenda s’y était sentie chez elle dès le premier instant. Pour un peu, cette maison aurait pu être celle de son enfance : chaque pièce évoquait en elle des souvenirs confus… Son imagination lui jouait des tours, bien sûr. Comment pouvait-elle reconnaître cet endroit puisqu’elle n’avait jamais mis les pieds en Angleterre auparavant ? Pourtant, tout lui était familier… Pourquoi s’était-elle sentie glacée de terreur en regardant dans le hall, du haut de l’escalier ? Pourquoi ? La villa était-elle hantée ? Ou bien Gwenda devenait-elle folle ?

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Quel bonheur de se plonger dans un roman d’Agatha Christie, de retrouver la campagne anglaise, le thé et ses indispensables scones beurrés et savourer une bonne enquête policière. Ce roman publié en 1976, après la mort de la reine du crime, met en scène pour la toute dernière fois Miss Marple. J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver la charmante vielle demoiselle dont les cellules grises n’ont rien à envier à notre Hercule Poirot préféré.

Gwenda Reed, une jeune femme fraîchement mariée à Giles, débarque en Angleterre. Orpheline depuis l’âge de 3 ans, elle a été élevée par sa famille maternelle installée en Nouvelle-Zélande. Elle cherche une maison à acheter et son choix se porte sur une petite ville de bord de mer, Dillmouth. La station balnéaire lui plait et lorsqu’elle franchit le seuil de Hillside, elle se sent tout de suite chez elle, pourtant quelque chose la rend aussi un peu mal à l’aise. Elle demande à la propriétaire actuelle, veuve, s’il y a eu un mort dans la maison. Réponse négative de Mrs Hengrave qui lui précise que son mari est décédé à l’hôpital. Gwenda, rassurée, décide d’acheter la maison sur le champ.

Et dès son installation, la jeune femme, qui n’avait plus de souvenirs de sa petite enfance, recouvre peu à peu des souvenirs confus. Le papier peint de la nursery, une porte condamnée, une jeune femme appelée Helen, et surtout un meurtre commis dans le hall de la maison lui reviennent en mémoire. Elle se demande si elle ne devient pas tout à fait folle, et sur les bons conseils de Miss Marple, se rend compte qu’elle a du vivre dans cette maison à son retour des Indes, avant de partir pour la Nouvelle-Zélande. Renseignements pris auprès de sa tante, elle apprend qu’Helen, était la seconde femme de son père, et qu’elle serait partie un beau soir pour la France, pour ne jamais revenir. Aux dires du Dr Kennedy, le frère d’Helen, le couple battait de l’aile et sa sœur se serait enfuie avec un homme marié.

Persuadée que sa belle-mère, la jeune Helen a bien été assassinée sous son toit, elle se met en quête, avec son mari Giles, de retrouver son meurtrier. Le couple pense au départ que le coupable est tout bonnement le major Halliday, le père de Gwenda, qui s’est accusé à l’époque du crime et qui a été interné, à sa demande, dans un hôpital psychiatrique où il s’est finalement suicidé, ne supportant plus le poids de la culpabilité. Miss Marple, inquiète pour le couple, décide de mettre son grain de sel et découvre bien entendu le fin mot de l’histoire.

Si j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Agatha Christie et l’atmosphère si particulière de ses romans, cette fois-ci, contrairement à d’habitude, elle ne m’a pas mené par le bout du nez. J’ai assez vite eu des soupçons et au fur et à mesure de l’enquête et des divers indices, découvert l’assassin machiavélique d’Helen. Je pense que ce ne sont pas mes petites cellules grises qui sont plus affûtées que d’habitude, mais tout simplement que l’intrigue de ce roman-ci est plus simple à découvrir. Et comme ce roman est le dernier ouvrage de l’auteure, je pense qu’il est tout simplement un tout petit moins corsé que d’habitude.

Cela n’enlève rien au charme de La dernière énigme qui mérite d’être lu, au moins pour la délicieuse Miss Marple qui demeure une détective fine et efficace, et surtout terriblement attachante.

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Lu dans le cadre des challenges La plume au féminin, God save the livre, Agatha Christie et Thurday Next Challenge

                707219090

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