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Posts Tagged ‘Agatha christie’

Tommy et Tuppence Beresford, après avoir traversé la période héroïque et combien excitante de la Résistance, s’ennuient quelque peu. Le douillet train-train de la vie quotidienne et leur amour sans orage commencent à leur peser.Tommy et Tuppence rêvent d’aventures exaltantes et, à force d’être souhaitée, l’aventure arrive avec la proposition qui leur est faite de diriger une agence de détectives…C’est là le point de départ d’une série d’entreprises périlleuses et variées dont le sympathique jeune couple se tirera toujours au mieux…

Tommy et Tuppence Beresford s’aiment toujours follement mais dix ans après la fin de la première guerre mondiale, ils s’ennuient ferme.

Quoi de mieux qu’une agence de détectives pour pimenter leur vie et rompre le doux train-train qui les lasse tant ?

Et les voilà lancés dans quelques aventures policières ou d’espionnage exaltantes mais aussi périlleuses dont ils sauront se sortir avec brio et toujours avec humour…

Si Hercule Poirot reste mon personnage préféré de dame Agatha, j’ai une tendresse toute particulière pour Tommy et Tuppence Beresford que j’ai été ravie de retrouver dans Associés contre le crime.

Dans ce court recueil, Agatha Christie nous propose huit enquêtes menées par le très réfléchi Tommy et la pétillante Tuppence : Une fée dans l’appartement, une tasse de thé, L’affaire de la perle rose, L’aventure du sinistre étranger, L’homme habillé de journaux, La femme disparue, Colin-maillard et L’homme dans le brouillard.

Si la reine du crime excelle dans ses romans, ce volume de courtes nouvelles se laisse toutefois lire avec plaisir, et si les intrigues sont courtes, elles ne sont pas simplistes pour autant puisque pas je n’ai trouvé la solution avant que les Beresford ne l’annoncent comme quasiment à chaque fois avec Agatha Christie !

Au menu de ces différentes enquêtes : des vols, des disparitions, de l’espionnage et même un meurtre. Certaines sont certes plus réussies que d’autres dont les solutions nous sont expédiées un peu trop rapidement mais toutes se lisent avec plaisir comme je le disais plus haut car elles ne manquent ni de rythme ni de suspens.

Chacun de nos héros tire son épingle du jeu et se révèle diablement complémentaires. Dans ce duo, c’est bien évidemment Tuppence que je préfère, son mari même si il est intelligent, fait pâle figure à ses côtés, elle est si drôle et attachante.

Comme toujours avec Agatha Christie, on se creuse les méninges et on passe un très bon moment de lecture en essayant de résoudre les énigmes qu’elle nous propose sans jamais y arriver !

Le ton ici est plus léger et humoristique que dans les autres opus de la reine du crime grâce à la pétulante Tuppence pour qui, vous l’aurez compris, j’ai un gros faible. Je retrouverai donc avec plaisir les Beresford dans les autres volumes qui leur sont consacrés dès qu’ils seront dans ma PAL.

Et vous, appréciez-vous les Beresford ?

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Un matin, en lisant le journal, Miss Marple apprend le décès d’une lointaine connaissance. Un notaire la contacte alors pour lui annoncer que M. Rafiel a l’intention de lui léguer une partie conséquente de son héritage, en échange d’une faveur posthume…
Dans une lettre pour le moins énigmatique, le défunt sollicite son flair légendaire pour résoudre une affaire de crime, sans lui donner plus d’explications, hormis le nom de code de l’enquête : Némésis.
En véritable incarnation de la déesse grecque de la vengeance et de la justice, et malgré son âge avancé, Miss Marple va mettre ses dons de déduction au service de feu M. Rafiel et découvrir peu à peu les détails de sa mission lors d’une excursion touristique à travers l’Angleterre.

Sainte-Marie-Mead. Assise dans son fauteuil, devant sa tasse de thé, Miss Marple lit son journal. Elle apprend lors que Mr Rafiel, dont elle avait fait la connaissance quelques mois plus tôt aux Antilles, vient de décéder.

Elle se souvient alors que l’homme d’affaires, déjà très malade, d’une grande probité et avec une haute idée de la justice, l’avait surnommé Némésis.

Quelques jours plus tard, le notaire de Mr Rafiel prend contact avec elle. Elle apprend alors avec stupeur que le défunt lui a légué 20 000 livres à condition toutefois qu’elle accepte la mission dont il la charge.

Intriguée par la demande de Mr Rafiel et bien qu’elle n’ait aucun indice pour savoir l’objet de son enquête, la vieille demoiselle accepte.

Il y avait près de trois ans que je n’avais pas lu un Agatha Christie, shame on me ! J’ai bien l’intention de réparer cette erreur en 2019 en expulsant de ma pal les titres de la reine du crime qui y croupissent depuis des lustres pour certains.

Némésis m’a donc permis de renouer avec Agatha Christie et l’un de ses personnages emblématiques, à savoir Miss Marple. Dans cet étrange et passionnant court roman, son héroïne a vieilli et nous la retrouvons qui coule de paisibles vieux jours dans son village de Saint-Marie-Mead alors qu’elle apprend qu’elle est légataire d’une généreuse donation à la mort d’un homme rencontré quelques mois plus tôt dans les caraïbes.

En échange, celui-ci lui demande à titre posthume de réparer une injustice… Miss Marple serait-t-elle réellement Némesis, déesse de la justice ?

Elle a vieilli certes mais sa longue expérience de la vie va en tout cas lui permettre, en partant de zéro, de résoudre un problème qui paraît insoluble et d’innocenter le coupable tout désigné d’une série de meurtres qui a eu lieu dix ans auparavant.

Une fois de plus, Agatha Christie nous propose une intrigue très inspirée avec une Miss Marple en déesse de la justice, un rôle qui lui va comme un gant !

L’affaire se révèle bien plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord, avec des éléments très émouvants et un dénouement très surprenant et somme toute très réussi même si j’avais deviné certaines choses, la reine du crime m’a une fois de plus bluffée !

Une lecture très agréable et prenante malgré un rythme très lent, comme toujours avec Miss Marple, que je vous conseille si vous appréciez la vieille demoiselle.

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Lu dans le cadre du mois anglais :

Saviez vous qu’Agatha Christie a elle-même organisé sa propre disparition pour punir un mari infidèle, qu’elle n’a eu de cesse de voler, de faire du surf, qu’elle a voyagé en Irak, en Egypte, n’imaginant pas de limite à sa liberté. Indéniablement Dame Agatha nous est familière, et sa reconnaissance internationale. Pourtant qui connaît le vrai visage de la Duchesse de la mort ? Loin de n’être que cette bourgeoise conservatrice à l’embonpoint sympathique, coupable de romans policiers populaires, la vénérable Anglaise était avant tout une femme moderne, complexe et secrète. Un personnage bien plus énigmatique que tous ceux qu’elle a inventés !

Retracer toute la vie de la célèbre reine du crime sous le biais d’un roman graphique, voici ce que nous proposent Anne Martinetti et Guillaume Lebeau. Si j’ai lu presque tous les romans d’Agatha Christie il y a de cela de nombreuses années, je ne me suis jamais vraiment intéressée à sa vie jusqu’à ce que je tombe sur ce roman graphique.

Sur un peu plus d’une centaine de pages, les auteurs reviennent sur le parcours de celle qui a écrit 80 romans et nouvelles vendus à deux milliards d’exemplaires dans le monde et créé des personnages aussi emblématiques du roman policier que sont Hercule Poirot, Miss Marple, Ariadne Oliver (son double) et Tommy et Tuppence Beresford.

Résumer la vie complète de Dame Agatha en 120 pages est impossible, Anne Martinetti et Guillaume Lebeau préfèrent revenir en détails sur les pans les plus importants de sa vie. L’ouvrage débute sur la disparition brutale et mystérieuse de la romancière en 1926 qui a fait couler beaucoup d’encre à l’époque. Une disparition mise en scène par Agatha Christie pour se venger des infidélités de son premier mari.

Ils reviennent aussi sur son enfance choyée, son rôle pendant la première guerre mondiale, ses deux mariages, la naissance de sa fille, ses voyages archéologiques en compagnie de son second époux… ce qui nous permet d’appréhender dans les grandes lignes ce que fut sa vie.

Mais ce qui est passionnant c’est de découvrir la femme derrière l’auteure éclipsée par ses personnages, sa psychologie. Nous avons l’image d’une vieille dame la concernant, volontiers conservatrice, alors qu’elle était en fait une femme moderne, éprise de liberté et d’indépendance.

Les auteurs abordent aussi le processus de création de ses romans, la relation qui l’unissait avec ses personnages, les romans qu’elle signait sous le nom de Mary Westmacott, et nous révèlent quels étaient ses romans préférés et ce qu’elle pensait des adaptations cinématographiques de ses ouvrages.

Mettre ainsi toute une vie sous forme dessinée a quelque chose d’attrayant, les graphismes on ne peut plus classiques et très colorés de Alexandre Franc sont agréables et un véritable plus qui contribuent à la réussite de cette biographie graphique.

Cerise sur le gâteau, en toute fin d’ouvrage, nous avons à disposition la chronologie détaillée de la vie d’Agatha, une bibliographie très complète, classée par romans et recueils de nouvelles, par héros ou héroïne(s), ainsi que ceux “hors catégorie” sans personnages récurrents.

Agatha la vraie vie d’Agatha Christie est à mon sens une bonne entrée en matière pour se familiariser avec la personnalité de cette romancière, reposant sur une documentation solide et une façon agréable d’appréhender son oeuvre. Je recommande !

 

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Lu dans le cadre des challenges A year in EnglandCold Winter et Agatha Christie :

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Six nouvelles, six facettes de l’ingéniosité et du talent de la grande dame du crime, et bien sûr six enquêtes habilement résolues par Hercule Poirot et Miss Marple, les deux personnages emblématiques créés par Agatha Christie.

Christmas Pudding qui donne son titre au recueil et ouvre les festivités, est un récit de Noël savoureux, il y est beaucoup question de nourriture et des traditions de Noël anglaises, notamment le fameux Christmas Pudding. Une histoire de vol habilement menée par notre Hercule, qui pourtant, craignant le rude hiver de la campagne anglaise, ne voulait au départ pas quitter son douillet appartement.

Le mystère du bahut espagnol est une histoire particulièrement retorse et qui semble avoir pour mobile le pourtant très classique adultère et la jalousie du mari assassiné envers le prétendu amant de la femme. La façon d’opérer de l’assassin est culottée et franchement, il fallait y penser !

Le souffre-douleur met en scène un homme exécrable et autoritaire qui mène son petit monde à la baguette et ne cesse de rabaisser son secrétaire particulier, le souffre-douleur en question. Est-ce lui qui aurait mis fin à ses humiliations en tuant son employer ? Hercule Poirot, secondé de son indispensable valet George, tendra un piège au meurtrier grâce à une simple épingle.

La mort avait les dents blanches prouvera une fois de plus à Hercule que les habitudes ont du bon et qu’en changer cache forcément quelque chose, le coupable l’apprendra à ses dépens.

Le rêve conte l’histoire d’un meurtre diabolique, orchestré de main de maître mais c’était sans compter Poirot qui ne se laisse pas duper si facilement.

Le policeman vous dit l’heure, qui clôt le recueil, permet à Miss Marple de démontrer à la jeune génération qui l’entoure, qu’elle est loin d’être gâteuse !

Agatha Christie n’est certes pas à l’apogée de son art lorsqu’elle tricote de courtes nouvelles mais elle reste très inspirée et ce Christmas Pudding nous offre six enquêtes de qualité.

Toutes ces nouvelles se lisent formidablement bien, et personnellement je vous les conseille si vous souhaitez découvrir Agatha Christie dans des formats plus courts, vous ne devriez pas être déçu(e)s !

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La plaisanterie a mal tourné ! De la petite bande de jeunes gens invités à la campagne, Gerry Wade est toujours le dernier à descendre pour le breakfast et les autres décident de le réveiller en fanfare avec huit pendulettes achetées au bazar du village… Mais le lendemain à midi, Gerry dort encore… De son dernier sommeil : on l’a assassiné avec une forte dose de chloral. Dans la chambre, on ne retrouvera que sept des huit réveils déposés sur le lit. Le huitième ? Il a été jeté par la fenêtre…

les-sept-cadrans-agatha-christieauteur-éditeur-pagesSuite du Secret de Chimney que je n’ai pas lu, mais il n’est pas indispensable de l’avoir lu car les deux histoires ne se suivent pas, Les sept cadrans, est un roman plein de rebondissements paru en 1929, sans Hercule Poirot ni Miss Marple, les deux plus célèbres détectives de la reine du crime. Espionnage, meurtres déguisés en suicide ou en accident et société secrète sont au programme dans cet ouvrage qui n’est pas le plus connu d’Agatha Christie. Et comme d’habitude, il est bien difficile de dénouer l’écheveau construit par la romancière.

Tout commence par une plaisanterie qui tourne au drame. Gerry Wade, en week-end à Chimney, a la réputation de ne pas être du matin et traine au lit jusqu’à midi. Ses amis Jimmy Thesiger, Pongo Bateman et Ronny Devereux en tête, décident de lui faire une bonne farce et achètent 8 réveille-matin, qu’ils comptent installer près de son lit, pendant son sommeil, afin qu’il soit réveillé en fanfare. Le lendemain, les réveils sonnent comme prévu, mais Gerry reste au lit. N’y tenant plus, à 13h, ils se rendent dans sa chambre et le trouvent mort, tué par une surdose de somnifères. Ses amis ont du mal à croire à la thèse officielle, à savoir un suicide ou un accident, vu que Gerry était un gros dormeur et qu’il ne souffrait nullement d’insomnie. Son meilleur ami Ronny Devereux, est même persuadé que Gerry Wade a été assassiné. Pourquoi ? Par qui ? Mystère et boule de gomme !

L’héroïne de ce roman, lady Eileen Brent, mieux connue sous le sobriquet de Bundle-la-boulotte, est la fille unique de lord Caterham, propriétaire de Chimney, qui l’avait loué aux Coote le temps du week-end fatal à Gerry Wade. Bundle est une jeune femme moderne, dynamique, intrépide et pétillante, qui conduit à toute vitesse son Hispano. Elle m’a beaucoup rappelé Tuppence Beresford, un personnage que j’affectionne tout particulièrement et qui forme avec son mari Tommy, un sympathique duo qu’Agatha Christie va mettre en scène à plusieurs reprises dans les années 20 justement, notamment dans Mr Brown, Le crime est notre affaire ou Mon petit doigt m’a dit.

La mort de Wade lui semble étrange à elle aussi, d’autant que Ronny Devereaux, va bientôt trouver la mort, tué d’un coup de carabine et qu’elle manque de peu de l’écraser avec sa voiture. L’intrépidité et le mépris du danger de Bundle vont l’amener à enquêter au club londonien des Sept cadrans, qui semble être une société secrète, afin de découvrir le fin mot de l’histoire.

Très bon roman de l’entre-deux-guerres, Les sept cadrans, est une histoire foisonnante, où les suspects ne manquent pas, et où l’humour est omniprésent. J’ai, comme toujours, soupçonné tout le monde et me suis fait (encore) totalement bernée par Agatha, ça devient une habitude. Cette sombre histoire d’espionnage industriel et de grand banditisme international, est menée tambour battant, sans temps mort, par notre héroïne, aidée de Lorraine Wade, la soeur de Gerry, Jimmy Thesiger et  Bill Eversleigh.

Encore un bon cru signé Agatha Christie que je vous recommande vivement ! Un grand merci Gina pour son bon conseil, je me suis beaucoup amusée !

heart_4Lu dans le cadre des challenges La plume au féminin édition 2013, God save the livre édition 2013, British mysteries, Agatha Christie et Thurday Next Challenge

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Lorsque Gwenda avait vu la villa, elle n’avait pas hésité une seconde. C’était exactement ce qu’elle cherchait. Démodée peut-être, mais charmante… Gwenda s’y était sentie chez elle dès le premier instant. Pour un peu, cette maison aurait pu être celle de son enfance : chaque pièce évoquait en elle des souvenirs confus… Son imagination lui jouait des tours, bien sûr. Comment pouvait-elle reconnaître cet endroit puisqu’elle n’avait jamais mis les pieds en Angleterre auparavant ? Pourtant, tout lui était familier… Pourquoi s’était-elle sentie glacée de terreur en regardant dans le hall, du haut de l’escalier ? Pourquoi ? La villa était-elle hantée ? Ou bien Gwenda devenait-elle folle ?

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Quel bonheur de se plonger dans un roman d’Agatha Christie, de retrouver la campagne anglaise, le thé et ses indispensables scones beurrés et savourer une bonne enquête policière. Ce roman publié en 1976, après la mort de la reine du crime, met en scène pour la toute dernière fois Miss Marple. J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver la charmante vielle demoiselle dont les cellules grises n’ont rien à envier à notre Hercule Poirot préféré.

Gwenda Reed, une jeune femme fraîchement mariée à Giles, débarque en Angleterre. Orpheline depuis l’âge de 3 ans, elle a été élevée par sa famille maternelle installée en Nouvelle-Zélande. Elle cherche une maison à acheter et son choix se porte sur une petite ville de bord de mer, Dillmouth. La station balnéaire lui plait et lorsqu’elle franchit le seuil de Hillside, elle se sent tout de suite chez elle, pourtant quelque chose la rend aussi un peu mal à l’aise. Elle demande à la propriétaire actuelle, veuve, s’il y a eu un mort dans la maison. Réponse négative de Mrs Hengrave qui lui précise que son mari est décédé à l’hôpital. Gwenda, rassurée, décide d’acheter la maison sur le champ.

Et dès son installation, la jeune femme, qui n’avait plus de souvenirs de sa petite enfance, recouvre peu à peu des souvenirs confus. Le papier peint de la nursery, une porte condamnée, une jeune femme appelée Helen, et surtout un meurtre commis dans le hall de la maison lui reviennent en mémoire. Elle se demande si elle ne devient pas tout à fait folle, et sur les bons conseils de Miss Marple, se rend compte qu’elle a du vivre dans cette maison à son retour des Indes, avant de partir pour la Nouvelle-Zélande. Renseignements pris auprès de sa tante, elle apprend qu’Helen, était la seconde femme de son père, et qu’elle serait partie un beau soir pour la France, pour ne jamais revenir. Aux dires du Dr Kennedy, le frère d’Helen, le couple battait de l’aile et sa sœur se serait enfuie avec un homme marié.

Persuadée que sa belle-mère, la jeune Helen a bien été assassinée sous son toit, elle se met en quête, avec son mari Giles, de retrouver son meurtrier. Le couple pense au départ que le coupable est tout bonnement le major Halliday, le père de Gwenda, qui s’est accusé à l’époque du crime et qui a été interné, à sa demande, dans un hôpital psychiatrique où il s’est finalement suicidé, ne supportant plus le poids de la culpabilité. Miss Marple, inquiète pour le couple, décide de mettre son grain de sel et découvre bien entendu le fin mot de l’histoire.

Si j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Agatha Christie et l’atmosphère si particulière de ses romans, cette fois-ci, contrairement à d’habitude, elle ne m’a pas mené par le bout du nez. J’ai assez vite eu des soupçons et au fur et à mesure de l’enquête et des divers indices, découvert l’assassin machiavélique d’Helen. Je pense que ce ne sont pas mes petites cellules grises qui sont plus affûtées que d’habitude, mais tout simplement que l’intrigue de ce roman-ci est plus simple à découvrir. Et comme ce roman est le dernier ouvrage de l’auteure, je pense qu’il est tout simplement un tout petit moins corsé que d’habitude.

Cela n’enlève rien au charme de La dernière énigme qui mérite d’être lu, au moins pour la délicieuse Miss Marple qui demeure une détective fine et efficace, et surtout terriblement attachante.

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Lu dans le cadre des challenges La plume au féminin, God save the livre, Agatha Christie et Thurday Next Challenge

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Pour la première fois depuis vingt ans, le vieux Siméon Lee a décidé de réunir tous ses enfants pour les fêtes de fin d’année. Le 24 décembre, on le trouve sauvagement assassiné dans sa chambre, Tout le monde, évidemment, détestait ce vieillard cynique : Alfred et sa femme pour la tyrannie qu’il exerçait sur leur couple, Harry pour les humiliations dont il a abreuvé sa mère, George pour la rente – trop parcimonieuse à son goût – qu’il lui sert, Harry, le fils prodigue, pour le mépris dans lequel il le tient. Et puis il y a ce mystérieux M. Farr qui vient d’Afrique du Sud. Et la jeune Pilar, la petite-fille espagnole, n’a-t-elle pas déclaré froidement que, si elle avait un ennemi, elle n’hésiterait pas à lui trancher la gorge ? Vraiment le vieux Siméon n’aurait pas dû faire part devant tout le monde de son intention de modifier son testament, il n’aurait pas dû faire cette scène détestable à ses enfants réunis, il n’aurait peut-être pas dû faire devant Pilar étalage de ses diamants…

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Noël est l’une des périodes propices pour les auteurs de romans policiers : Anne Perry et Mary Higgins Clark nous livrent d’ailleurs chaque année un crime de Noël et Agatha Christie ne fait pas exception à la règle. Plusieurs de ces romans ont pour cadre cette période de fin d’année et dans cette enquête-ci, elle  nous invite à passer Noël avec son détective belge aux cellules grises particulièrement aiguisées, Hercule Poirot.

Depuis que les enquêtes de notre détective préféré ont été adaptées avec brio par la BBC, lorsque je lis un Hercule Poirot, je vois le visage de David Suchet, un visage humain, car sous la plume d’Agatha Christie, il n’apparaît pas forcément comme l’homme le plus sympathique du monde. Avant David Suchet, je n’aimais d’ailleurs pas les adaptations faites des romans d’Agatha Christie, j’avais du mal à m’imaginer ce personnage, brillant mais par ailleurs égocentrique, voire odieux. Les adaptations précédentes n’étaient pas à la hauteur, Hercule Poirot n’a jamais pris pour moi les traits de Peter Ustinov ou d’Albert Finney.

Mais revenons à nos moutons et à l’intrigue, comme toujours très bien ficelée, avec une brochette de suspects à notre disposition et un écheveau difficile à démêler. Des héritiers, au grand complet, sont réunis pour Noël par Simeon Lee, un homme odieux et sans scrupule, qui tyrannise ses trois fils depuis toujours. Le pater familias ayant déclaré qu’il avait l’intention de changer son testament, trouve bien opportunément la mort, le soir du réveillon. Une mort à l’image de la victime puisque le vieil homme est égorgé, ce qui ne doit pas être une partie de plaisir. Bien entendu c’est un meurtre, et bien entendu, tous avaient à gagner à la mort de l’antipathique Simeon Lee, que personne ne regrette évidemment.

Comme toujours chez Agatha, le suspens est brillamment distillé et les rebondissements, nombreux, perdent les lecteurs que nous sommes, en conjectures, et comme toujours la vérité éclate dans les dernières pages, bien différente de celle qu’on avait imaginée ! Comme toujours, Hercule Poirot démasque le coupable et comme toujours la chute est inattendue, je n’ai rien vu venir, même si j’avais compris certaines choses. Je me suis laissée berner une fois de plus, c’est aussi pour ça que j’aime tant lire Agatha Christie, pour être menée par le bout du nez de la première à la dernière page.

Du grand Agatha Christie, un excellent cru et une fois de plus, les petites cellules grises de notre Hercule Poirot fonctionnent à plein régime !

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Lu En attendant Noël… et dans le cadre des challenges La plume au féminin, God save the livre , Agatha Christie et Thurday Next Challenge

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Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ?

En matière de romans policiers, il n’y a pas à dire, il y a Dame Agatha et il y a les autres ! Une fois encore, la reine du crime signe ici une énigme magistrale qui laisse sans voix et qui nous perd jusqu’au dénouement final, pour le mois stupéfiant.

Dix personnes d’horizons très divers (un juge à la retraite, une vieille fille aigrie, une jeune femme professeur de gymnastique, un aventurier, un général à la retraite, un médecin, un amateur de vitesse automobile, un ancien policier et un couple de domestiques) sont invitées par lettre à se rendre sur la mystérieuse ile du Nègre qui fait la Une de la presse car personne ne sait à qui elle appartient et les rumeurs vont bon train. Ces dix personnes sont bien sûr conviées pour diverses raisons et par croient-elles autant d’interlocuteurs différents. Que nenni bien sûr, ils sont réunis dans la seule demeure de l’ile par M. A.N O’Nyme et lorsqu’ils s’en rendront compte, il sera trop tard pour s’enfuir car l’ile est totalement coupée du monde.

Tout le monde s’installe, prend possession de sa chambre et trouve au-dessus de son lit la comptine des Dix petits nègres, ce qui les intriguent plutôt. Dès le premier soir, pendant l’apéritif, chacune d’entre elles est accusée, via un disque enregistré, d’avoir commis un meurtre. Dix petites statuettes sont posées sur une console, un détail que certains d’entre eux remarquent.

A partir de là, les meurtres vont s’enchainer de façon strictement identique à la mort des dix petits nègres de la comptine et les dix statuettes disparaître une à une, à mesure que les crimes sont commis.

L’angoisse monte, le huis-clos se fait étouffant, chacun se soupçonne, se regarde, se méfie, à juste titre d’ailleurs puisque c’est forcément l’un d’eux qui est le meurtrier : nul ne peut s’échapper et nul ne peut débarquer sans être vu des hôtes de l’ile.

Les dix petits nègres est sans conteste l’un des chefs d’œuvre d’Agatha Christie, mais aussi l’un des chefs d’œuvre de la littérature policière, à lire absolument !

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Lu dans le cadre des challenges La plume au féminin, God save the livre , Romans Cultes, Agatha Christie et Thurday Next Challenge

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