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Posts Tagged ‘Agatha raisin tome 7’

Ancombe, paisible petit village, possède une source d’eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l’arrivée d’une société qui veut l’exploiter échauffe les esprits et divise les habitants : s’enrichir ou renoncer à la paix ? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l’affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d’aller à la source et se fait embaucher par la société…

De retrour à Carsely, après ses vacances calamiteuses, Agatha Raisin broie du noir, pire, elle déprime. James Lacey a lui aussi regagné sa maison mais il reste d’une grande froideur avec elle, ne lui pardonnant pas ses mensonges passés.

C’est alors que le petit village d’Ancombe, va connaître une mort violente, celle de Robert Struthers, le président du conseil municipal, retrouvé gisant au pied d’une source d’eau douce très réputée. Et qui fait la macabre découverte ? Agatha, venue remplir une gourde pour son thé.

De la très mauvaise publicité pour la société de Peter et Guy Freemont, chargée de l’embouteiller et la commercialiser. Ils décident donc d’engager une spécialiste des relations publiques en la personne d’Agatha qui va se jeter corps et âme dans cette mission, afin d’oublier James Lacey…

Après avoir beaucoup aimé La quiche fatale, Remède de cheval, Pas de pot pour la jardinière, Randonnée mortelle et Pour le meilleur et pour pire, il me tardait de retrouver les Cotswolds et Agatha Raisin, bien qu’après ma déconvenue du tome précédent, Vacances tous risques, vraiment très en deçà de mes espérances, j’avais peur d’être déçue à nouveau.

Heureusement pour moi, cette chère Agatha Raisin, qui ouvre le bal de mes lectures 2018, revient plus en forme que jamais dans ce tome 7, À la claire fontaine. Elle continuer à fumer et à boire autant mais cette fois-ci, elle traverse une vraie crise existentielle : elle vieillit, se sent seule et malheureuse depuis que son histoire avec James a pris fin au pied de l’autel. D’autant que la vie à Carsely se révèle bien monotone.

Si Carsely est calme, c’est en revanche l’effervescence à Ancombe où se déroule la majeure partie du roman et où ont lieu les meurtres. Agatha, bien qu’occupée par sa mission auprès de la presse, ne pourra pas s’empêcher de se mêler à l’enquête de police et elle va faire l’unanimité contre elle au cours de ses interrogatoires, qu’elle va mener seule, ne voulant plus côtoyer James, qui lui bat froid.

M.C. Beaton nous mitonne une fois de plus un roman distrayant, qui se dévore et un jeu du chat et de la souris entre ses deux héros Agatha et James. Son héroïne joue ici les cougars bien malgré elle alors qu’elle n’aspire à qu’une chose : une véritable histoire d’amour avec James.

Au-delà de l’enquête proprement dite et du suspens mené jusqu’au bout, bien que l’auteure s’éloigne un peu trop de la trame policière proprement dite à de longs moments et que la résolution arrive comme un cheveu sur la soupe, et du personnage haut en couleur et très en verve qu’est Agatha, j’aime retrouver l’ambiance de ce petit village anglais des Cotswolds et les personnages secondaires comme Roy, l’ambitieux, Bill Wong, le policier à la vie amoureuse compliquée, et Mrs Bloxby, femme au grand cœur, que l’auteure devrait davantage mettre en avant.

Au fil des tomes, j’aime de plus en plus ce personnage féminin qui n’a rien d’aseptisé ou de politiquement correct et je suis ravie à l’idée de la retrouver dans le tome 8, Coiffeur pour dames, qui m’attend dans ma PAL.

Merci aux éditions Albin Michel pour ce très bon moment de lecture !

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