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Pop, le petit dinosaure, doit sauver Fifi des griffes du loup.

Quelle horreur !! Fifi la girafe, l’amie de Pop, a été enlevée par le loup, qui prévoit de la cuisiner à feu doux. Le dinosaure de toutes les couleurs et ses amis se précipitent pour la sauver. Mais il va leur falloir ruser si ils veulent berner le loup et délivrer Fifi avant qu’elle n’atterrisse dans son estomac !

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, je suis une grande fan d’Alex Sanders et spécialement de sa série consacrée au loup que j’adore au point de connaître les albums par cœur.

Mes petits lecteurs préfèrent quant à eux Pop le petit dinosaure. Il faut dire que cet animal sorti tout droit de la Préhistoire a tout pour leur plaire de par ses couleurs et la simplicité de ses histoires qui fait que les plus petits dès 1 an accrochent tout de suite à chacune de ses aventures.

Et chaque nouvel arrivage d’un nouvel album de leur héros préféré, c’est immédiatement la joie et le bonheur dans leurs petites mirettes, c’est donc un plaisir pour moi de leur lire les aventures de ce gentil petit dinosaure et de ses amis.

Nous avons retrouvé dans Pop et le grand méchant loup tout ce que nous aimons avec ce héros des tout-petits : de bons sentiments, de la bienveillance, de l’humour et des animaux !

Mais aussi quelques péripéties car il arrive toujours quelque chose à notre gentil Pop ou à ses amis mais heureusement tout se termine toujours formidablement bien au grand soulagement de mes petits lecteurs.

Cerise sur le gâteau de cet album : la rencontre entre Pop et mon cher vilain loup, qui, comme toujours, espère améliorer son ordinaire en dévorant cette fois-ci cette pauvre Fifi !

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller la série Pop et notamment Pop et le grand méchant loup, un album dynamique qui ravira les petits qui vous entourent !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

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D’origine russe, Anya voudrait, dans son lycée américain, être acceptée de tous. Oui mais voilà, elle est complexée. Elle se trouve trop ronde et a du mal à se faire des amis. Et puis, elle craque pour Sean qui préfère Elizabeth. Mais voilà qu’elle tombe dans un puits et y fait la rencontre d’Emily, un fantôme.

La vie d’Anya est un vrai cauchemar pour une adolescente d’origine russe qui souhaite s’intégrer dans son lycée américain : une famille « gênante », des rondeurs mal placées, et un accent russe, d’autant plus qu’elle craque pour Sean, le beau gosse du lycée.

Pour couronner le tout, la voilà qui dégringole dans un puits où elle tombe nez à nez avec des ossements. Elle a beau crier à l’aide, personne ne l’entend sauf Emily, un fantôme qui a trouvé la mort dans ce puits quatre-vingt dix ans plus tôt.

Le fantôme lui avoue alors qu’elle a été victime d’un meurtre et décide d’aider Anya à en sortir afin de ne pas connaître le même destin funeste. En l’aidant à sortir du trou puis en lui donnant de précieux conseils, Emily devient vite la meilleure amie d’Anya.

Enfin, c’est ce qu’elle croit car les intentions d’Emily ne sont peut-être pas aussi bienveillantes qu’il ne paraît, et elle va bientôt se révéler être un fantôme bien encombrant…

La vie hantée d’Anya est le second roman graphique de Vera Brosgol que je lis, après Un été d’enfer !, découvert au printemps, un récit inspiré par sa propre enfance.

Ici, c’est de la pure fiction : on suit Anya, une adolescente mal dans sa peau, qui cumule les complexes (poids, origine russe, accent…).

Alors qu’elle a l’impression que tout va ma dans sa vie, l’arrivée d’Emily va coïncider avec une amélioration nette de son intégration : ses notes s’envolent car le fantôme lui souffle les bonnes réponses, elle côtoie les plus populaires du lycée mais cette aide providentielle va finir se révéler problématique.

Comme dans Un été d’enfer !, j’ai adoré les dessins tout en rondeurs de Vera Brosgol et sa palette de couleurs (noir, blanc, gris). L’histoire est très chouette mêlant humour et fantastique avec une petite pointe de frayeur et d’angoisse, idéale à découvrir pour Halloween.

Anya est une héroïne attachante et réaliste, les adolescentes pourront facilement s’identifier à elle. Bien que mon adolescence soit loin derrière moi, l’histoire m’a captivée et je ne l’ai pas lâchée jusqu’au point final, preuve que ce récit pleut palire à une plus large audience que celle du jeune public visé.

L’ambiance est inquiétante à souhait, l’intrigue est pleine de surprises et de rebondissements : Emily vaut son pesant de cacahuètes et fait basculer peu à peu l’histoire vers le film d’horreur et va donner bien des sueurs froides à Anya et aux lecteurs.

Un album fantastique très réussi donc qui évoque avec sensibilité l’adolescence et ses complexes et qui me confirme que Vera Brosgol est une autrice prometteuse à suivre, si vous ne la connaissez pas encore, foncez !

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture, j’ai adoré !

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Tout le monde croit connaître Les trois petits cochons, oui mais qui connaît les trois (autres) petits cochons ?

Tout le monde croit connaître le célèbre conte, Les trois petits cochons. Mais connaissez-vous les trois AUTRES petits cochons ?

Ces cochons-là vivent sur une île merveilleuse, où la vie est facile. Chacun y a sa maison : l’une en paille, l’autre en bois et le troisième vit dans son hamac avec sa guitare et a pour meilleur ami, le loup.

Un jour les trois petits cochons, celui du célèbre conte, viennent toquer à leurs portes et tout change…

Alice Brière-Haquet nous propose avec Les trois (autres) petits cochons, la vraie version, véridique et complète des trois petits cochons, rapportée par un proche de l’affaire : le loup si décrié. Et visiblement depuis toujours, on nous ment !

Cette histoire, superbement mise en dessins et en couleurs par Juliette Lagrange est destinée aux trois ans et plus. Comme toujours chez Little Urban, le travail est soigné et l’album, de belle facture. On a plaisir à le lire et à le parcourir encore et encore.

La rencontre de ces six cochons est savoureuse : il y a les nouveaux petits cochons à l’esprit bohème et rock’n’roll et les anciens petits cochons devenus adultes, et par conséquent sérieux.

Ils vont transformer la vie oisive et paisible de leurs congénères et surtout leur île vierge en un territoire ultra sécurisé fait de caméras de surveillance, balayant la nature luxuriante pour la remplacer par des immeubles et des kilomètres de béton.

Les trois petits cochons originels, vêtus de costumes et fumant le cigare, sont cupides et finalement les grands méchants de l’histoire, l’occasion pour nous d’aborder avec les enfants la déforestation et les dérives de la société de consommation dans laquelle nous vivons.

Il y a aussi les rumeurs entourant le loup, faisant de lui un personnage malfaisant : il s’agit ici de dénoncer la peur de l’inconnu et de montrer aux enfants qu’il ne faut pas exclure quelqu’un sous prétexte de ses origines.

Un conte moderne et poétique tant dans son texte que dans ses illustrations que je vous invite à découvrir et à faire découvrir aux petits lecteurs qui ne manqueront pas d’apprécier la morale de cet album !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette belle découverte.

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Un géant dort sous nos pieds et il ne faudrait pas le réveiller ! Sentez-vous son souffle dans le vent de l’hiver ? Avez-vous aperçu son reflet entre les nénuphars de l’étang ? Vous le reconnaîtrez, un jour ou l’autre, si vous êtes attentifs au vent qui frôle la lumière, aux paroles des arbres et à la danse des vagues.« Il est là, sous nos pieds, le géant assoupi, sous l’humus des forêts, le bitume de nos villes, sous les plages et les champs, les plaines et les vallées, sous les fleuves et les mers. »

Il y a fort longtemps, Gromislav habitait avec les Assilkis, ses semblables, sur l’île de Bouïane, auprès des créatures magiques et des dieux slaves. Si Gromislav est un brave et bon géant, obéissant aux dieux, aimant les oiseaux et les arbres, ses frères, quant à eux, s’adonnent à la furie, dévastant tout sur leur passage.

Svarog, dieu du feu céleste et des forgerons, l’un des nombreux fils du dieu Rod, adorait créer des planètes. Un jour, il crée une petite planète et la lance dans l’univers. La planète bleue est née, elle va se développer pendant quelques centaines d’années.

Mais les Assilkis finissent par lasser Rod qui décident de les exiler sur la planète bleue, ce qui n’est pas du tout du goût des géants ni de Svarog qui a peur pour la Terre, il va pouvoir compter sur Gromislav…

Gromislav est un récit de cosmogonie qui s’inspire de la mythologie slave, dont je ne sais absolument rien. J’étais donc très curieuse de découvrir ce titre, d’autant que le texte est signé Carole Trébor.

En tant que spécialiste de l’histoire russe, cette romancière jeunesse s’intéresse depuis longtemps aux dieux anciens slaves et Gromislav l’a particulièrement touchée.

Loin des figures habituelles des dieux de la mythologie toutes en force, ce géant est un héros lent, doux et pacifique. Elle a choisi dans cet album à destination des 6 ans et plus au vocabulaire plutôt soigné et exigeant, de raconter la manière dont Gromislav sauve la terre.

Cette fable écologique est un véritable appel à la protection de la planète mais aussi à la création et à l’imaginaire. Gromislav fait figure de héros atypique, loin des stéréotypes de la toute-puissance.

À la fois puissant et fragile, lent et fort, brave mais toujours prompt à faire la sieste, il nous amène à contempler la création du monde et la naissance de la vie sur Terre.

Les illustrations absolument magnifiques de Tristan Gion accompagnent merveilleusement les propos de l’autrice et ne manqueront pas de fasciner les petits lecteurs et leurs parents.

Passionné de mythologie, il parvient à faire ressortir toute la beauté grâce à la puissance narrative de ses illustrations, sa maitrise des couleurs, je découvre ici son travail et franchement je suis sous le charme !

Les éditions Aleph sont spécialisés dans les mythes, contes et légendes du monde, Idunn, focalisé sur la mythologie nordique est déjà paru, et si j’en ai l’occasion, je ne manquerai pas de le lire aussi.

En bref, un magnifique album écrit dans un style poétique et avec un message écologique à mettre entre toutes les mains, dès 6 ans si on ajuste son vocabulaire trop ardu à comprendre à mon sens, mais surtout dès 8 / 10 ans !

Un grand merci aux éditions Aleph pour cette belle découverte, j’ai adoré.

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1918. Alors que la Première Guerre mondiale fait rage, les Lulus tentent de survivre en zone occupée. Enrôlés malgré eux par une société secrète, les quatre orphelins sont contraints de se séparer. Cette séparation, la toute première depuis qu’ils se connaissent, pourrait être beaucoup plus longue qu’ils ne l’imaginent…

Nous avions laissé nos Lulus quittant Luce et sa grand-mère, nous les retrouvons en bien mauvaise posture, prisonniers dans un relai de chasse !

Enrolés malgré eux par la société secrète des Gentils Hommes qui résistent à l’occupant allemand à travers un journal clandestin, ils vont vivre des aventures qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.

Comme les hommes du mouvement ne savent pas si ils peuvent leur faire confiance, ils séparent nos quatre Lulus qui ne se sont pas quittés depuis leur arrivée à l’orphelinat, bien des années auparavant.

Luigi et Lucien, les plus âgés, sont envoyés travailler dans le château occupé par le fils du Kaiser, chargés d’espionner le Kronprinz pour leur compte tandis que Ludwig et Lucas restent prisonniers de l’organisation…

Mois après mois, je poursuis la lecture des aventures des orphelins Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig et de leur amie d’infortune, Luce. Après La maison des enfants trouvés, Hans, Le tas de briques et La déchirure, place au dernier opus de la série Le der des ders.

Une fois encore mon Sami-Chameau et moi avons été séduits par cette histoire qui nous montre une fois de plus l’horreur de la guerre, la résistance et la délation.

Le scénario, comme toujours signé Régis Hautière, est de qualité. Il n’épargne pas nos Lulus : leur route, semée d’embûches, va leur réserver des frayeurs, des déconvenues mais aussi des surprises et des retrouvailles inattendues.

Nos jeunes héros ont grandi, les aînés ressemblent maintenant à des hommes et n’échapperont à la folie de cette guerre en se retrouvant dans les fameuses tranchées. Ce cinquième tome reste fidèle à l’esprit des précédents et nous plongent davantage dans la réalité du conflit et leur amitié est mise à mal.

Ils sont touchants par leur détresse et nous tremblons avec eux à chaque rebondissement et péripétie qu’ils vivent. Petit bémol toutefois, la fin m’a semblé trop précipitée et surtout, elle nous laisse avec un terrible suspens car nous ne savons pas ce qu’il advient de chacun d’entre eux à la fin de la guerre.

Les dessins de Hardoc s’accordent parfaitement à l’histoire, les teintes se font plus sombres et il a un vrai talent pour représenter les différents protagonistes. Les dialogues entre les soldats allemands sont traduits en bas de page et c’est un vrai plus car ils rendent encore plus tangibles la réalité de la guerre pour leurs jeunes lecteurs.

C’est une série très pédagogique qui permet aux enfants de découvrir la grande guerre autrement, à travers le parcours d’autres enfants et qui sait leur donner le goût de l’Histoire.

Vous l’aurez compris un cinquième opus réussi, nous allons donc poursuivre les aventures de nos Lulus avec La perspective Luigi qui n’a pas encore rejoint ma PAL mais ça ne saurait tarder !

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Xi Qong, le dragon noir rongé par sa colère et la volonté de se venger est bien décidé a reprendre sa souveraineté sur l’Empire du milieu et le reste du monde. Yin veut l’affronter, elle s’enfuit de chez son grand-père et prend la mer sur sa barque. Les enfants du village et le capitaine Utamaro partent à sa recherche en longeant la côte, tandis que Guang Xinshi, le dragon d’or, sait que c’est à lui de le combattre . Après être venu à bout des anguilles géantes – excroissances de Xi Qong, il mènera Yin dans les profondeurs de son ancien royaume, là où se cache Xi Qong. Á la faveur des créatures des océans, le dragon d’or se lancera dans son ultime combat, parviendra-t-il à terrasser le dragon noir de la fin des temps ? Yin y survivra-t-elle ?

Banlieue de Shanghai, été 1937. La tempête que redoutaient Yin et ses amis est maintenant sur eux : Xi Qong, le grand dragon noir de la fin des temps a lancé son attaque sur le règne des hommes.

L’armée japonaise est en déroute et rien ne semble pouvoir arrêter la folie destructrice du terrifiant dragon.

Yin et ses amis, son grand-père, le capitaine Utamaro et Guang Xinshi, le dragon d’or, ne baissent pas les bras pour autant et comptent bien se battre pour leur survie et celle de leur monde.

Mais pour espérer vaincre Xi Qong, ils devront trouver des alliés pour les soutenir dans cette épreuve… car la bataille contre le grand dragon noir de la fin des temps s’annonce terrible.

Lors de ma lecture des deux précédents opus de cette trilogie Créatures célestes et Les écailles d’or j’avais beaucoup apprécié le scénario de Richard Marazano qui oscillait entre mythologie shintoïste, Histoire et culture chinoise. J’ai donc été ravie de retrouver les protagonistes de cette histoire à l’occasion du dernier acte de cette trilogie : Nos dragons éphémères.

J’aime l’univers de cette série, les liens qui unissent la petite Yin et son grand-père, même si ce volume est très sombre puisqu’il voit nos héros combattre une créature à la fureur destructrice mais néanmoins teinté d’espoir puisque les ennemis d’hier, chinois et japonais, vont réussir à oublier leurs griefs et faire front commun contre le grand dragon noir.

La rage du Grand Dragon de la Fin des Temps fait malheureusement écho à la violence des hommes et bien que le Dragon d’or soit décidé à aider Yin et Li, il y a beaucoup d’émotions tout au long du récit car nos héros ne sont pas ménagés par les évènements.

On retrouve aussi le capitaine Utamaro, le soldat japonais, personnage attachant, qui fait la guerre bien malgré lui et qui s’attache au vieil homme et à sa petite-fille. Etudiant en mythologie comparée, il n’a qu’une envie : que la guerre cesse afin qu’il puisse retrouver les bancs de l’université.

Au-delà de cet aspect historique, le scénario de Richard Marazano fait la part belle aux valeurs humanistes et aux qualités de courage et d’altruisme de cette petite fille qui ne va pas hésiter à combattre Xi Qong au péril de sa vie.

Sans oublier la belle relation qui existe entre Yin et le dragon d’or mais aussi avec son grand-père qui sont tout l’un pour l’autre. Les éléments du folklore et du fantastique chinois sont un vrai plus qui nous aident à plonger dans cette ambiance particulière.

Les dessins signés Xu Yao sont toujours aussi magnifiques. Les couleurs sont tantôt douces et chatoyantes tantôt nettement plus sombres, s’accordant parfaitement au scénario imaginé par Richard Marazano.

Vous l’aurez compris Yin et le dragon est une trilogie que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour, à la fois instructive, intelligente et pleine d’émotions, pour les adultes comme pour les enfants à partir de 10 ans.

Mon Sami-Chameau de fils âgé de 12 ans a lui aussi beaucoup aimé cette série et la recommande aux jeunes lecteurs.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette très belle lecture.

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1917, la guerre s’éternise. Le blocus naval mis en place par l’Angleterre, pour empêcher le ravitaillement des puissances centrales, provoque une pénurie alimentaire dans toutes les zones contrôlées par l’armée allemande. Dans cette Europe meurtrie, le périple des Lulus se poursuit. Malgré leur optimisme naturel, ils commencent à désespérer de revoir un jour l’abbé et les copains de l’orphelinat. Et, s’ils restent soudés dans l’adversité, des lézardes apparaissent dans leur belle amitié.

Nous avions laissé nos Lulus montant dans un train, hélas pour eux, au lieu de partir en Suisse, ils se sont retrouvés en plein pays ennemi, l’Allemagne ! Heureusement, ils parviennent à fausser compagnie aux casques à pointe et à voler des masques à gaz aux fritz qui les pourchassent.

Ils se retrouvent en territoire belge, jusque dans le village d’où est originaire Luce et où vivent encore ses grands-parents. Leur chemin croise la route d’un paysan qui cultive son champ à l’aide d’un éléphant, d’un photographe itinérant, qui en échange d’une photo qu’il fait semblant de prendre se fait récompenser d’un bon gueuleton…

Mois après mois, je poursuis la lecture des aventures des orphelins Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig et de leur amie d’infortune, Luce. Après La maison des enfants trouvés, Hans et Le tas de briques, voici le 4e opus de la série toujours aussi réussi.

Une fois encore mon Sami-Chameau et moi avons été séduits par cette histoire qui nous montre une fois de plus ce qui se passe à l’arrière, côté civils, nos Lulus ne cessent de fuir les troupes allemandes.

Le scénario, comme toujours signé Régis Hautière, est de qualité. Il n’épargne pas nos Lulus : leur route, semée d’embûches, va leur réserver des frayeurs, des déconvenues mais aussi de belles surprises et des rencontres étonnantes. Leur amitié est souvent mise à mal mais ils restent soudés dans l’adversité tout en se demandant si cette maudite guerre prendre un jour fin.

Ce quatrième tome reste fidèle à l’esprit des précédents et nous plongent davantage dans la réalité du conflit même si les Lulus ont la chance de ne pas être à côté du front, ils vont vivre la peur au ventre d’être pris par l’ennemi et envoyés en Allemagne. Et nous allons trembler avec eux à chaque rebondissement et péripétie qu’ils vivent.

Nos Lulus grandissent de tomes en tomes, les plus jeunes ont quitté le monde de l’enfance pour l’adolescence et les deux aînés sont quasiment des adultes. La seule fille du groupe s’affirme de plus en plus, devient une vraie jeune fille et aussi la pomme de discorde car nos Lulus sont tous amoureux d’elle.

Les dessins de Hardoc s’accordent comme toujours parfaitement à l’histoire, les teintes se font plus sombres et il a un vrai talent pour représenter les différents protagonistes de l’histoire

Les dialogues entre les soldats allemands sont traduits en bas de page et c’est un vrai plus car ils rendent encore plus tangibles la réalité de la guerre pour leurs jeunes lecteurs.

C’est une série très pédagogique qui permet aux enfants de découvrir la grande guerre autrement, à travers le parcours d’autres enfants et qui sait leur donner le goût de l’Histoire.

Vous l’aurez compris un quatrième opus tout aussi réussi que les précédents, nous allons donc poursuivre cette série avec le dernier volume qui n’a pas encore rejoint ma PAL mais ça ne saurait tarder !

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