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Posts Tagged ‘album enfant’

Qu’on se le dise, Merlin n’est pas mort ! D’ailleurs, équipé de ses fameux champignons trompe-la-mort, il espère bien tromper l’Ankou un bon moment.
Mais celui-ci a plus d’un tour dans son sac et pétrifie d’un sort Merlin et Morgane, toujours en train de se chamailler, à défaut de pouvoir tuer Merlin.
Aliénor et Lancelot vont devoir venir à leur rescousse et, pour cela, aller affronter l’Ankou dans son domaine, dont l’un des étangs débouche, dit-on, sur les portes de l’enfer…

Particulièrement sensible au hurlement des racines de mandragore, le druide Merlin y a succombé. Deux fois. Pour ramener son cher papa à la vie, Aliénor a provoqué l’Ankou, le serviteur de la mort.

Mais bien déterminé à punir l’audace de la jeune fille, l’Ankou, qui s’est juré d’emporter l’âme de Merlin, la précipite dans le Youdig avec les âmes damnées.

La jeune magicienne se voit en fait ouvrir les portes d’Avalon, accueillie par Moronoe, l’une des neufs fées de l’île d’Avalon, qui entend bien se venger de Merlin…

Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis de nouveau à la mort de son père Merlin dans Merlin est mort vive Merlin !, avoir combattu un dragon avec le jeune Lancelot dans Trompe-la-mort, revoilà notre jeune héroïne aux prises avec l’Ankou dans Les portes d’Avalon.

Ce troisième tome fait à nouveau la part belle à Aliénor et à Merlin, plus en forme que jamais ! J’aime beaucoup l’humour, le caractère irascible de Merlin et les joutes verbales qui l’opposent à Morgane, des saillies bienvenues dans une histoire où la mort joue un rôle de premier plan.

Ceci mis à part, l’aventure m’a semblé manquer de pep’s et plutôt embrouillée, j’ai eu du mal à me passionner pour cette nouvelle histoire alors que les deux précédents volumes m’avaient davantage séduits.

Reste que l’ensemble se lit bien grâce à l’humour déployé par Séverine Gauthier et surtout aux planches de Thomas Labourot, une fois de plus très réussies et qui servent bien l’aspect fantaisy du récit, elles sont aussi très agréables à regarder, ce qui ne gâte rien.

Les personnages restent intéressants : Aliénor est une héroïne attachante, Merlin est un vieux ronchon au grand cœur, Morgane n’est pas aussi méchante qu’elle voudrait le faire paraître et l’Ankou, est loin de faire peur mais ressemble davantage à un butler snob et autoritaire.

Comme pour les précédents opus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot nous proposent à la fin du volume, L’écho de Brocéliande, avec un bestiaire, le guide de l’île d’Avalon, un point sur la légende des neufs sœurs et un petit tutoriel pour réaliser un thaumathrope.

Un troisième tome qui m’a plu même si pour moi il est en deçà des volumes précédents mais je persiste, Aliénor Mandragore est une série à suivre assurément, elle a le mérite de remettre au goût du jour la légende arthurienne et surtout le mythe de Merlin l’Enchanteur !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette parenthèse enchantée !

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1916. Encore une année qui passe. Quand on n’a pas encore atteint l’âge adulte, une année c’est presque une vie. Orphelins, laissés à leur propre destin dans un monde entré en guerre, les Lulus poursuivent leur chemin de survie.

Après la mort de Hans, qui leur servait de père de substitution, le monde des Lulus a basculé brutalement dans la réalité de cette guerre qu’ils évitaient jusqu’alors si bien. En s’enfonçant dans la forêt, ils découvrent une cabane qui se présente comme un nouveau signe d’espoir.

Hélas pour eux, Gaston le sabotier qui vit en ermite ne peut les garder avec lui, les temps sont durs et après leur avoir offert le couvert, il leur conseille de tenter leur chance à Guise, la grande ville. Là bas, ils pourront trouver un refuge…

Mois après mois, je poursuis la lecture des aventures des orphelins Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig et de leur amie d’infortune, Luce. Après les tomes 1 La maison des enfants trouvés et 2 Hans, voici le 3e opus de la série, Le tas de briques, surnom de la familistère des poêles Godin où ils vont se cacher.

Une fois encore mon Sami-Chameau et moi avons été séduits par cette histoire en continuité des précédents mais plus sombre puisque dans ce volume, nos Lulus vont devoir faire face à la guerre et se retrouver aux prises avec l’occupation allemande.

La fin du volume précédent nous avait laissé K.O, nous avions donc hâte de retrouver nos jeunes héros et voir ce que le scénariste Régis Hautière avait prévu pour eux.

Ce troisième tome reste fidèle à l’esprit des précédents et nous plongent davantage dans la réalité du conflit même si les Lulus ont la chance de ne pas être à côté du front, ils vont vivre la peur au ventre d’être pris par l’ennemi et envoyés pour les aînés en Allemagne. Et nous allons trembler avec eux à chaque rebondissement et péripétie qu’ils vivent.

Nos Lulus grandissent de tomes en tomes, les plus jeunes ont quitté le monde de l’enfance pour l’adolescence et les deux aînés sont quasiment des adultes. La seule fille du groupe s’affirme de plus en plus et devient une vraie jeune fille.

Les dessins de Hardoc s’accordent parfaitement à l’histoire, les teintes se font plus sombres et il a un vrai talent pour représenter les différents protagonistes de l’histoire, croquer leurs expressions…

Les dialogues entre les soldats allemands sont nombreux et traduits en bas de page et c’est un vrai plus car ils rendent encore plus tangibles la réalité de la guerre pour leurs jeunes lecteurs.

Vous l’aurez compris un troisième tome tout aussi réussi que les précédents, nous allons donc poursuivre cette série qui compte cinq volumes, ça tombe bien le 4è opus est déjà dans ma PAL !

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Cerise vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour ressurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance des premières rencontres aux premiers mensonges… Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose…

Cerise a maintenant 12 ans et depuis sa dernière aventure, elle s’est rapprochée de sa maman avec qui elle a eu des rapports difficiles ces dernières années. Cette fois-ci, son enquête va la mener dans son propre passé, à la recherche de son père qui est décédé alors qu’elle n’avait que 4 ans.

Depuis, elle se reproche sa fin tragique, mort dans son sommeil, le cœur fatigué malgré son jeune âge. Persuadée qu’elle est responsable de ce décès prématuré, elle en veut aussi à sa mère de n’avoir pas vu les signes qui montraient que son père était malade…

Comme vous le savez si vous me suivez depuis quelques temps déjà, j’adore la petite Cerise et je n’ai qu’un regret : qu’une telle série n’existât pas lorsque j’étais enfant !

Tous les volumes Le zoo pétrifié, Le livre d’Hector, Le dernier des cinq trésors et La déesse sans visage ont été des coups de cœur et ce cinquième opus n’échappe pas à la règle, je suis définitivement sous le charme de cette série et de sa jeune héroïne.

Le scénario de Joris Chamblain tient une fois encore toutes ses promesses, à la fois captivant et plein d’émotions. L’histoire Des premières neiges aux Perseides est bouleversante avec cette thématique du deuil et de l’absence d’un père pour grandir, traitée ici avec beaucoup de sensibilité et de pudeur.

Dans ce dernier tome, Cerise nous emmène dans son passé, sur les traces de ce papa trop tôt disparu et dont le souvenir s’efface peu à peu de sa mémoire. Sa mère va l’aider à retrouver son père et avec elles, nous plongeons dans leurs souvenirs à la fois pleins d’amour, de tendresse et de tristesse.

Touchante et espiègle, le personnage de Cerise se révèle tome après tome très attachant et j’ai été forcément très émue par cette histoire qui clôt en beauté cette série très réussie aussi bien du point de vue des histoires que des illustrations.

Graphiquement bien sûr comme toujours, les planches d’Aurélie Neyret sont un régal pour les yeux, son travail autour de la couleur est magnifique une fois de plus et le mélange bande dessinée, journal intime de Cerise, collage, dessins de la jeune fille font toujours mouche.

C’était un plaisir de côtoyer une dernière fois Cerise, sa maman et ses amies Line et Erica, de découvrir comment elles sont devenues inséparables et de comprendre pourquoi les relations entre la jeune fille et sa mère sont aussi compliquées et douloureuses. Je quitte à regret cette série que j’ai adoré découvrir tome après tome.

Vous l’aurez compris, je suis une fois de plus totalement emballée par Les carnets de Cerise qu’il faut absolument mettre dans les mains des jeunes lectrices de 9 à 12 ans !

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Yin et son grand-père se sont habitués à la présence du Dragon d’or, qui les aide dans leur pêche quotidienne. Mais la guerre fait rage à Shanghai : derrière les assauts de l’armée japonaise, qui donnent lieu au terrible massacre de Nankin, c’est le Dieu Xi Qong, maître des Dragons, qui s’exprime pour dominer le monde des hommes. Tandis que Yin et ses amis survivent tant bien que mal à l’invasion japonaise, le dragon d’or, qui s’est affranchi de Xi Qong, va tenter d’affronter son ancien maître. Mais sera-t-il assez puissant face à ces forces de l’ombre ?

Banlieue de Shanghai, été 1937. Yin et son grand-père Li cachent toujours le dragon d’or qui aide le vieil homme dans sa pêche quotidienne.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la guerre ne faisait pas rage, la ville vit en état de siège permanent, et ses habitants sont tenaillés par la peur, victimes de la vindicte des soldats japonais.

La cause de cette sauvagerie soudaine, c’est le Grand Dragon de la Fin des Temps, en exil depuis six mille ans, qui déchaine la fureur divine sur le monde, obéissant ainsi au dieu XI Qong, maître des dragons. Son ancien disciple, le dragon d’or, décide de l’affronter, pour que la paix revienne…

Lors de ma lecture du premier tome Créatures célestes, j’avais beaucoup apprécié le scénario de Richard Marazano qui oscillait entre mythologie shintoïste, Histoire et culture chinoise. J’ai donc été ravie de retrouver les protagonistes de cette série à l’occasion du second opus Les écailles d’or.

J’aime beaucoup l’univers de cette série, les liens qui unissent la petite Yin et son grand-père, même si ce volume est nettement plus sombre puisqu’il voit le retour d’une créature à la fureur destructrice et que la guerre sino-japonaise est au cœur de ce récit.

La rage du Grand Dragon de la Fin des Temps fait malheureusement écho à la violence des hommes et bien que le Dragon d’or soit décidé à aider Yin et Li, il y a beaucoup d’émotions tout au long du récit car nos héros ne sont pas ménagés par les évènements.

Il y a aussi un personnage que j’ai beaucoup aimé, c’est le soldat japonais, qui fait la guerre bien malgré lui et qui s’attache au vieil homme et à sa petite-fille. Etudiant en mythologie comparée, il n’a qu’une envie : que la guerre cesse afin qu’il puisse retrouver les bancs de l’université.

Au-delà de cet aspect historique, le scénario de Richard Marazano fait la part belle aux valeurs humanistes et aux qualités de courage et d’altruisme de cette petite-fille, sans oublier la belle relation qui existe entre Yin et son grand-père qui sont tout l’un pour l’autre et les éléments du folklore et du fantastique chinois.

Les dessins signés Xu Yao sont toujours aussi magnifiques. Là où les couleurs étaient douces et chatoyantes dans le premier tome, elles laissent place à des teintes nettement plus sombres dans le second, s’accordant parfaitement au scénario imaginé par Richard Marazano.

Vous l’aurez compris Yin et le dragon est une série très réussie que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour, à la fois instructive, intelligente et pleine d’émotions, pour les adultes comme pour les enfants à partir de 10 ans.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette très belle lecture.

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Janvier 1915. Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, isolés à l’arrière des lignes allemandes, ont été rejoints par une autre réfugiée, Luce, 13 ans. C’est dans une cabane en forêt qu’ils apprennent à survivre dans un environnement devenu très hostile. Entièrement livrés à eux-mêmes, ils doivent en outre gérer l’irruption d’un adulte dans leur groupe : Hans, un soldat allemand devenu leur prisonnier…

Janvier 1915, cela fait plusieurs mois déjà que la guerre fait rage et que Lucien, Lucas, Luigi et Ludwig, les Lulus, ont été abandonnés à leur sort, rejoints par Luce, 13 ans, oubliée par ses parents.

Lors d’une de leurs promenades dans la forêt, ils tombent sur un soldat teuton, Hans. Malgré leurs craintes d’être dévorés par l’ogre allemand, ils le font dans un premier temps prisonnier puis finissent par lui faire confiance. Il faut dire que c’est le seul adulte dans les parages, et ils ont bien besoin d’aide pour suivre.

Le jeune homme, déserteur, ne parlant pas un mot de français, est bientôt adopté par les cinq enfants qui le cachent dans leur cabane perchée dans les arbres. Hans risque gros car s’il est pris par l’un ou l’autre camp, il risque ni plus ni moins que le peloton d’exécution…

J’ai lu le mois dernier le tome 1 La maison des enfants trouvés et comme mon Sami-Chameau avons été séduits, nous n’avons pas été longs à nous procurer la suite des aventures de nos jeunes héros : La guerre des Lulus 1915 Hans et nous jeter dessus il faut bien le dire !

L’irruption d’un déserteur allemand rompt la routine des quatre orphelins et de leur compagne d’infortune et les plongent dans la terreur, les confrontant réellement à la guerre et à l’ennemi.

Mais l’homme va leur montrer qu’ils peuvent avoir confiance en lui, il va se prendre d’affection pour les cinq enfants et au fil des mois va finir par endosser le rôle d’un père protecteur et les aider à survivre tout en les accompagnant dans leurs évolutions d’adolescents.

Le scénario de Régis Hautière est toujours aussi intéressant à suivre, tout en tendresse et en émotions, et les dialogues sont très réussis, pleins de spontanéité, de drôlerie, de naïveté, révélateurs d’angoisses aussi face à la longueur de cette guerre dont on ne sait quand elle prendra fin et même si elle prendra fin un jour.

Quant au graphisme d’Hardoc, il sert à merveille le récit et rend les enfants très expressifs et vivants, comme le montre la couverture.

Vous l’aurez compris un second tome tout aussi réussi que le premier, nous allons donc poursuivre cette série qui compte cinq volumes en nous procurant très vite le 3è opus.

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Morgane a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de la lune… Elle va le lire et vibrer à ses mots et n’aura alors plus qu’une seule idée en tête: retrouver la trace de Maxime pour lui rendre son journal oublié. Ses pas la conduiront bien plus loin qu’elle n’aurait pu l’imaginer…

Morgane est une adolescente de seize ans qui vient d’emménager dans une nouvelle région avec ses parents et son petit frère. Vraiment pas ravie d’avoir laissé sa vie et ses amies à quelques centaines de kilomètres de son nouveau domicile, elle trouve derrière le radiateur de sa chambre, le journal intime d’un jeune homme de dix-sept ans.

Maxime Dubuisson a couché sa vie sur le papier avant de quitter la maison définitivement. Atteint de Xeroderma Pigmentosum, une maladie génétique orpheline assez rare qui oblige ceux qui en sont atteints, de devoir fuir le soleil à tous prix, il confie qu’il souhaite mettre fin à ses jours.

Touchée par le témoignage de ce garçon, elle décide de retrouver sa trace afin de lui rendre son journal intime…

Journal d’un enfant de lune a la très bonne idée de nous sensibiliser à une maladie assez rare dont on entend peu parler. Les enfants atteints de Xeroderma Pigmentosum sont contraints, pour sortir le jour, de se munir d’une combinaison filtrant les UVA. On les appelle communément Les enfants de la lune puisqu’ils sont quasiment obligés de vivre la nuit sous peine de lésion sévère sur leur épiderme.

Joris Chamblain, auteur des séries Les carnets de Cerise, Enola et les animaux extraordinaires ou Sorcières, Sorcières nous propose ici un scénario fictionnel tout en sensibilité, nous faisant prendre conscience de l’horreur de cette maladie et de l’isolement des familles dont les enfants sont malades.

Impossible pour ces enfants de vivre une vie normale et de sortir dans la rue ou tout simplement dans leur jardin, sans une combinaison intégrale et une bonne couche de crème solaire comme il leur est impossible de s’approcher des fenêtres sans vitre spéciale, etc.

Si le journal de Maxime est triste car le jeune homme confie son désespoir, la dépression de sa mère et son envie d’en finir avec sa vie pleine de handicap, grâce à lui, on mesure les difficultés et la détresse ressentie par ces malades trop peu nombreux pour vraiment faire parler d’eux.

Pour autant, l’histoire ne tombe jamais dans le pathos ou le misérabilisme et permet à Morgane de grandir, passant de ado rebelle à jeune fille responsable.

Elle devient bénévole pour l’association créée par une mère d’un enfant XP, qui permet aux malades de vivre, le temps de vacances, une vie proche de la normalité.

Les dessins de Anne-Lise Nalin servent à merveille l’histoire, ils sont chaleureux et colorés et contribuent à nous immerger dans le quotidien de Morgane et celui de Maxime.

Si l’histoire que nous propose Joris Chamblain est très émouvante, elle est aussi pleine d’espoir grâce aux actions de l’association « Enfants de la lune » qui rassemble la quasi totalité des malades XP résidant en France.

Cette association à but non lucratif permet de rompre l’isolement des familles et leur apporter soutien et matériel, propose des sorties ludiques et éducatives, finance la recherche, obtient une prise en charge médicale et sociale pour les malades…

Un très bel album autant sur la forme que sur le fond qui nous permet de nous familiariser avec cette maladie et de nous faire prendre conscience du handicap qui touche les enfants XP. Je vous le conseille vivement, évidemment !

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Gaspard a 11 ans. Son oncle travaille au musée du Louvre. Il lui arrive de l’y rejoindre après l’école. Pour préparer un exposé sur les hiéroglyphes, y’a pas mieux ! Ce soir-là, Gaspard croise une jeune fille dans le département des antiquités égyptiennes. Il semble le seul à la voir et décide de l’aider dans sa quête, sans se douter que celle-ci va l’entraîner bien au-delà de l’enceinte du musée

Gaspard est un jeune parisien de 11 ans passionné d’égyptologie. Son oncle, qui est gardien au musée du Louvre, lui permet de squatter le département des antiquités égyptiennes dès qu’il a un moment de libre.

Lors d’une de ses visites, il voit une petite fille entrer dans une vitrine pour y dérober des objets. Elle est brune, vêtue d’une robe blanche et il s’aperçoit qu’il est le seul à la voir.

Elle ressort de la vitrine et lui demande de l’aide : elle ne se souvient plus de son nom et ne peut donc se présenter devant le tribunal d’Osiris, seul moyen pour elle de rejoindre le royaume des morts.

Mais en pénétrant le monde des vivants, la jeune égyptienne a laissé la porte ouverte et a permis au prince-fantôme de revenir…

Coéditée par le musée du Louvre, Gaspard et la malédiction du Prince-Fantôme est une formidable bande dessinée pour les 9 / 12 ans. Pour mes garçons et moi-même qui adorons l’Egypte ancienne et sa mythologie, cette histoire signée Isabelle Dethan, fut un vrai bonheur de lecture.

Mais si vos enfants ou vous-mêmes n’êtes pas aussi férus que nous, ne passez pas votre chemin pour autant car le récit proposé par l’auteur, pourra tout de même vous plaire car il mêle habilement mystère, mythologie et fantastique, de quoi passer un agréable moment le temps de votre lecture.

L’histoire est belle, très bien racontée et permettra de familiariser les jeunes lecteurs avec le bestiaire égyptien et les rites funéraires de l’époque antique. De ce point de vue, c’est très réussi, didactique, les enfants apprennent sans en avoir l’air et ils peuvent tout au long du récit, se balader au sein du Louvre, depuis ses fondations jusqu’au département de l’Egypte antique, en passant par les abondantes réserves du musée.

Il y a aussi beaucoup d’humour grâce aux dieu Bastet et Thot, qui investissent le corps du chat Mint de Gaspard pour la première et un pigeon parisien, pour le second, afin d’aider Gaspard à identifier la jolie inconnue et lui permettre de rejoindre l’au-delà.

Isabelle Dethan, qui s’est fait connaître avec ses séries Sur les terres d’Horus et Kheti, fils du Nil nous propose ici une aventure palpitante au cœur du musée du Louvre, l’histoire est vraiment intéressante et chouette à suivre, quant aux graphismes, ils sont très réussis et servent à merveille le scénario plein de suspens.

Cerise sur le gâteau, le supplément en fin d’ouvrage consacré aux collections du département des antiquités égyptiennes du Louvre : comment elles se sont constituées depuis Champollion jusqu’à nos jours, l’énigme du prince-fantôme, le mobilier funéraire et les objets qui accompagnaient les défunts dans leur tombeau, sans oublier la cérémonie de la pesée du cœur.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cet album et je ne peux que vous conseiller Gaspard et la malédiction du Prince-Fantôme, une bande dessinée instructive et vraiment très sympa à lire.

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