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Posts Tagged ‘album enfant’

Arrivée de Russie, Vera veut à tout prix s’intégrer dans sa nouvelle vie à New York mais elle se rend compte très vite que ce n’est pas facile. Ses amies vivent dans des maisons luxueuses et leurs parents peuvent se permettrent beaucoup de choses comme de les envoyer dans les meilleures colonies de vacances du pays. Vera et sa mère n’ont pas les mêmes moyens et ne peuvent pas se permettre ces privilèges. Mais cette année, elle part dans une colonie de vacances russe où elle compte bien en profiter. Cependant, rien ne se passera comme Vera l’avait prévu.

Tout juste arrivée de Russie avec sa maman, son petit frère et sa petite sœur, Vera, dix ans, aimerait tellement que ses copines américaines la considèrent comme l’une des leurs.

Mais ses multiples tentatives pour y parvenir se soldent presque toutes par des échecs : elle n’a jamais les bonnes poupées, les bons gâteaux ou le logement pour contenter ces petites américaines qui vivent dans de grandes maisons, avec des parents qui gagnent bien leur vie.

Son rêve : que sa maman, qui suit une formation pour devenir comptable, puisse un jour l’envoyer dans une de ces luxueuses colonies de vacances, dans lesquelles s’épanouissent les jeunes américains.

Vera sait bien que sa mère, qui les élèvent seule, ne peut se permettre une telle dépense, pourtant elle accepte d’envoyer la jeune fille et son petit frère dans un camp russe.

Là voilà toute joyeuse à l’idée de passer deux semaines, persuadée qu’elle va s’y faire des amies…

Un été d’enfer ! est un récit inspiré par la propre histoire de Vera Brosgol qui signe ici le scénario comme les dessins de ce roman graphique que j’ai trouvé drôle et touchant.

Son expérience au cours de cet été dans un camp avec des scouts russes, une organisation persona non grata au temps du soviétisme, et les déboires que l’auteure a vécus, elle nous la retranscrit tout au long de ce roman aux teintes dominées par le vert, noir et le blanc.

J’ai trouvé cette petite fille très attachante, avec ses difficultés à se lier avec des petites filles de son âge, à trouver sa place aussi bien parmi les américaines que les russes, elle va en effet vivre un été d’enfer alors que son petit frère se fait des amis partout où il se trouve !

Cette colo, qu’elle pensait hyper cool, va se révéler pleine de désullusion pour notre jeune héroïne qui va accumuler la poisse, découvrir les Hollywood (les toilettes sèches en pleine nature), les animaux sauvages, les napadenya, l’hostilité de certaines filles mais aussi des garçons…

Pour autant, le récit qui est nous proposé ici est plein de tendresse, d’humour, les dessins volontiers rieurs et l’auteure espère bien que sa propre expérience permettra aux enfants dès 9 ans de dédramatiser la colonie de vacances.

Car si Vera est malmenée, elle va se révéler, faire preuve de pugnacité et acquérir une confiance en elle qui va lui permettre de terminer son séjour mieux qu’elle l’a commencé.

Une chouette lecture, avec de belles valeurs, que je recommande aux enfants bien sûr mais aussi aux adultes qui envoient leurs enfants ou colo ou non, car Vera est absolument délicieuse de naïveté, de gentillesse et de courage.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture, j’ai adoré !

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Pars à la découverte des gigantesques animaux de l’Âge de glace et des premiers humains dans ce fabuleux documentaire grand format. 8 volets permettent de mesurer la taille impressionnante du mammouth, du tigre à dents de sabre, du megatherium, du varan et autres membres illustres l’ère glaciaire. Certaines illustrations sont même à taille réelle !

Il y a trois millions d’années, les océans étaient gelés et les terres recouvertes de neige, c’était l’Âge de glace. Avec Les géants de l’âge de glace, Jack Tite qui en signe les textes et les illustrations, propose de nous emmener dans un véritable voyage dans le temps, au cœur de la Préhistoire, à l’époque où de curieuses créatures, immenses et magnifiques, peuplaient notre planète.

Cet ouvrage passionnant et formidablement bien illustré est idéal pour découvrir la faune de l’ère glaciaire. Dans ce documentaire, Jack Tite nous emmène à la découverte des premiers humains et des créatures qui peuplaient les cinq continents de l’ère glaciaire.

Des créatures gigantesques célèbres comme le mammouth et le tigre à dents de sabre mais aussi plus méconnues comme le mégathérium (un paresseux grand comme une girafe), des tatous gros comme des voitures et des castors de la taille d’un ours qui cohabitaient avec nos ancêtres dans les steppes glaciales.

Les huit volets présents dans le livre permettent de mesurer la taille impressionnante de ces géants depuis longtemps disparus. Jack Tite illustre même des détails anatomiques en grandeur nature comme la dent de mammouth géante !

Steve Parker, expert en histoire naturelle et chercheur à la Zoological Society of London, a apporté sa caution scientifique à cet ouvrage destiné aux 9 / 12 ans, un gage de qualité, on ne peut le nier.

Cet ouvrage se révèle non seulement pédagogique mais aussi passionnant pour les enfants comme pour les adultes car l’auteur aborde dans cet ouvrage la faune préhistorique de tous les continents : les ours gigantesques et les oiseaux monstres d’Amérique du Nord, les tatous colossaux d’Amérique du Sud, les cerfs aux bois impressionnants d’Eurasie, les lézards géants d’Australie et l’Afrique, berceau de l’humanité.

Le lecteur découvre également pourquoi et comment tous ces animaux, qui pourtant dominaient, ont fini par s’éteindre. Un ouvrage complet en somme qui ravira les passionnés de Préhistoire mais également celles et ceux qui souhaitent mieux connaître cette période reculée de notre histoire, au programme de l’année de 6ème.

Mon Sami-Chameau, qui souhaite devenir paléontologue est pile la cible de cet ouvrage de par son âge, 12 ans, et de par ses centres d’intérêt, a eu un coup de cœur pour Les géants de l’âge de glace. Quant à moi, j’ai trouvé cet ouvrage éclairant et fort bien conçu, je ne peux que le recommander également.

Comme il sort aujourd’hui même, vous n’avez plus aucune excuse pour vous ruer dessus si le sujet vous intéresse.

Un grand merci à Clémentine et aux éditions Saltimbanque pour cette lecture passionnante !

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Pop, le petit dinosaure, vient à la rescousse de ses amis bien malades.

Quand Titi a mal à la tête, Pop le soulage avec de la glace. Boubou a mal au ventre ? Pop lui masse le ventre et voilà ! Ça va mieux ! Zozo et Zazou se disputent ? Grâce à Pop, tout s’arrange. Pop guérit tout le monde ! Qui l’eut cru ? C’est pour ça qu’on l’appelle Docteur Pop ! Mais soudain Pop est malade : il a perdu ses couleurs ! Heureusement, ses amis sont aussi un peu docteurs !

Je n’ai jamais eu l’occasion de le lire dire ici mais je suis une grande fan d’Alex Sanders et spécialement sa série consacrée au loup que j’adore au point de connaître les livres par cœur. Mes petits lecteurs préfèrent quant à eux Pop le petit dinosaure.

Il faut dire que cet animal sorti tout droit de la Préhistoire a tout pour leur plaire de par ses couleurs et la simplicité de ses histoires qui fait que les plus petits dès 1 an accrochent tout de suite à chacune de ses aventures.

Nous avons retrouvé dans Docteur Pop tout ce que nous aimons avec ce héros des tout-petits : bons sentiments, bienveillances, plusieurs animaux, quelques péripéties et un happy end.

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller la série Pop et notamment Docteur Pop, un album qui ravira les petits qui vous entourent !

Un grand merci à Manon et aux éditions Ecole des loisirs pour cette lecture haute en couleurs !

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Ours est bien au chaud dans son bain lorsque son ami Canard sonne à sa porte : il veut jouer dans la neige avec lui alors que Ours n’a qu’une envie, rester bien au chaud.

Canard est très excité par la neige. Il aimerait tellement en profiter pour jouer avec Ours.

Ours est bien au chaud dans son bain. Il aimerait tellement s’y prélasser des heures et des heures.

Canard arrivera-t-il à convaincre Ours de passer une belle journée d’hiver avec lui ?

Dis Ours, tu sors ? est le quatrième opus signé Jory John et Benji Davies après Dis ours, tu dors ?, Dis ours, tu m’aimes ? et Dis ours, tu rentres bientôt ?

C’est pour ma part ma première rencontre avec ces deux compères que sont Ours et Canard mais sûrement pas la dernière car j’ai trouvé cet album hilarant et il a fait mouche auprès de mes petits lecteurs.

Je me rends compte que je vous parle assez rarement d’albums pour les tout petits de 2 à 5 ans alors que j’en suis une grande consommatrice pour mon travail, j’en lis chaque jour aux enfants dont je m’occupe et je dois dire que je ne boude pas mon plaisir non plus.

Dans cet album, nous faisons donc la connaissance de Ours le grognon et de Canard l’enthousiaste (peut-être un peu trop d’ailleurs !). Ours voudrait bien rester au chaud mais Canard ne l’entend pas de cette oreille et compte bien profiter de la neige avec son grand ami.

L’histoire est drôle et bienveillante, elle montre aux enfants les joies simples des jeux d’hiver et met l’accent sur l’amitié entre les deux compères. Elle a beaucoup fait rire mon auditoire entre d’un côté l’excitation délirante du Canard et de l’autre, les oppositions de l’Ours.

Les illustrations de Benji Davies sont excellentes, le choix des couleurs parfait, les visages expressifs à souhait, et viennent à merveille servir l’histoire proposée par Jory John.

Je compte bien découvrir les autres volumes de cette série si l’occasion se présente car si ils sont à l’image de celui-ci, cela promet de très bons moments de lecture.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller Dis Ours, tu sors ?, un album très drôle qui ravira les petits qui vous entourent !

Un grand merci à Clémentine et aux éditions Little Urban pour cette chouette lecture !

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Paris, janvier 1910, la Seine connaît une crue exceptionnelle plongeant tous les quartiers sous plusieurs mètres d’eau et désorganisant totalement les services publics. Les boutiques sont saccagées et dans les rues qui ne sont plus éclairées, faute de gaz et d’électricité, les habitants sont agressés. Les malfrats en profitent, notamment l’un d’eux qui se fait appeler le Marsoin.Cambrioleur de haut vol, il pille les Musées, libère des prisonniers… en signant ses délits d’un M, soldant chacune de ses actions par une lettre adressée à la presse soulignant l’incapacité de Louis Lépine, Préfet de police et créateur du concours du même nom. C’en est trop, Pipolet est convoqué au Ministère de l’Intérieur, les Spectaculaires sont sollicités pour arrêter le Marsouin. Quelles nouvelles inventions aquatiques, Pipolet a-t-il prévu pour la fine équipe ? Se sortiront-ils de cette mission en eaux troubles ?

Paris, janvier 1910. La capitale, les parisiens et le zouave du pont de l’Alma ont les pieds dans l’eau suite à une crue exceptionnelle de la Seine. Profitant de la désorganisation des services de l’Etat et spécialement ceux de la police et de la pénitentiaire, un certain nombre de malfrats prennent le large.

Parmi eux, le mystérieux M, qui multiplie avec ses acolytes, vols et cambriolages en tous genres. C’en est trop pour le préfet Lépine qui est ridiculisé par les exploits de M et sa bande qui pointent du doigt son incapacité.

Il fait appeler le professeur Pipolet, recommandé par Sarah Bernhardt, amie personnelle du ministre de l’intérieur, et lui donne carte blanche pour capturer M et le mettre sous les verrous.

Le professeur met au point quelques inventions aquatiques pour permettre aux Spectaculaires de se mettre en chasse du mystérieux M…

Quel plaisir de retrouver l’une de me séries chouchoutes dans ce troisième opus hyper réussi et particulièrement désopilant. Après Le cabaret des ombres et La divine amante, voici donc Les spectaculaires prennent l’eau dans lequel nous retrouvons le professeur Pipolet et la fine équipe des Spectaculaires que sont Eustache, l’homme fort, Félix le lycantrope, Evariste l’homme volant et Pétronille, qui n’a besoin d’aucun artifice pour être spectaculaire comme le dit si bien la divine Sarah Bernhardt.

Cette troupe d’artistes de cabaret un peu ratés emmenée par l’inénarrable professeur Pipolet à la mémoire vacillante mais aux inventions farfelues, doit, dans ce troisième tome, mettre fin aux agissements du mystérieux M dont ils n’arrivent pas à retenir le nom : merlu, morue, mulet, murène… ?

Et comme toujours, Pétronille mise à part, ils ne se révèlent pas futés pour un sou et bataillent sec avec les inventions de Pipolet toujours aussi approximatives en diable, et qui sont censées leur permettre de combattre le malfrat sur son terrain de jeu : la Seine.

J’a trouvé ce troisième volume supérieur aux deux premiers qui étaient déjà très bons : très amusant, avec des péripéties et des rebondissements en pagaille pour nos héros et un dénouement spectaculaire, le suspens est une fois de plus mené jusqu’au bout, ce qui est un bon point pour les amateurs d’aventures et d’énigme.

Autre bon point pour moi la narration pleine d’humour qui se révèle très plaisante pour les adultes avec des dialogues savoureux et un vocabulaire argotique du début du 20è siècle qui nous plonge avec délectation dans une ambiance Belle Epoque très réussie.

Je trouve que le scénario de Régis Hautière est formidable, riche idée que de nous proposer une intrigue autour de la célèbre crue de 1910 qui permet au professeur d’étoffer sa gamme d’inventions plus ou moins ratées de façon exponentielle.

Quant aux dessins d’Arnaud Poitevin, je les trouve toujours très réussis et rythmés, ils servent parfaitement l’intrigue mitonnée par Régis Hautière et mettent en valeur les personnages. Toutes les scènes dans les rues inondées de la capitale sont très réussies et on tourne les pages avec bonheur jusqu’à la dernère case.

Les quatre Spectaculaires sont décidément sympathiques en diable et le professeur Pipolet, savant particulièrement barré aux inventions scabreuses, apporte une touche humoristique indéniable qui font de ce troisième volume, un formidable divertissement.

C’est frais, pétillant, avec une ambiance burlesque réussie et des rebondissements à la clé, je ne peux que vous recommander cette excellente série destinée aux 12 ans et plus, vous passerez un très bon moment.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture amusante et pleine de peps.

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Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge 2018 – PAL CWC : 6/20

Comme cette nuit est claire ! La neige est si blanche et les étoiles si chatoyantes. Goupil, un renard affamé rôde autour de la ferme. Les enfants jouent dans le salon. Ils ignorent tout du renard et du lutin qui veille dehors. Tout ce qu’ils savent, c’est que Noël c’est chouette, et qu’il faut en profiter le plus possible avant d’aller au lit. Goupil se faufile dans la grange.

C’est la nuit de Noël. La neige a recouvert d’un épais manteau blanc forêts et villages, le ciel est constellé d’étoiles et Goupil, affamé, quitte sa tanière. Il s’enfonce dans la forêt et rejoint la ferme afin d’y trouver un dîner de choix : une poule !

Mais le lutin veille au grain et propose un pacte au renard…

Le renard et le lutin est une jolie histoire d’amitié et de partage à découvrir absolument pendant ce temps de l’Avent.

Cet album fait mouche auprès des enfants qui adorent les histoires qui mettent en scène des animaux et qui découvrent ici un lutin qui ressemble furieusement au père Noël, avec son bonnet rouge et sa longue barbe blanche.

Le récit est porté par de belles valeurs, celles de la solidarité, du partage avec les plus démunis et nous rappelle que Noël n’est pas seulement une fête commerciale qui nous permet d’empiler les cadeaux au pied du sapin, mais qu’elle est avant tout une fête familiale, où tout le monde se retrouve autour d’un bon repas et l’occasion de faire de bonnes actions.

Des textes courts et à la portée des petits, des illustrations lumineuses à l’ancienne vraiment charmantes, une belle maîtrise des couleurs font de cet album, un très joli moment de lecture partagé avec les enfants dès 2 ans.

Comme vous vous en doutez déjà, voilà une lecture magique, emplie de l’esprit de Noël que je vous recommande vivement. Pensez à glisser au pied du sapin Le renard et le lutin, une belle histoire de Noël et un très joli objet livre, à offrir et à partager sans modération !

Un grand merci aux éditions L’école des loisirs pour cette charmante lecture, j’ai adoré !

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A peine remis des émotions provoquées par les évènements d’Avalon, Aliénor et Lancelot se voient confier une mission par Morgane : aller chercher un mystérieux objet que la fée avait confié autrefois au roi des Korrigans. Mais pour pouvoir le récupérer, nos héros vont devoir relever de nombreux défis et survivre à une série d’épreuves, sous peine d’être à jamais prisonniers des geôles de pierre de ce royaume souterrain.

Alors que Merlin est enfin revenu à la vie et sur le point de donner ses leçons à Aliénor sur les champignons comme chaque lundi, la jeune fille, accompagnée de Lancelot du Lac, est missionnée par Morgane pour aller chercher un mystérieux objet chez les ennemis jurés des fées : les Korrigans.

Lancelot, qui croyait que son amie détestait la fée, s’étonne qu’elle veuille lui rendre ce service. Aliénor lui annonce alors qu’elle ne veut pas devenir une druidesse comme son père mais une fée.

Arrivés chez les Korrigans, le roi refuse de leur remettre l’objet de leur quête et les oblige à passer des épreuves pour récupérer le dit objet mais aussi pour s’échapper de leurs geôles de pierre…

Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis de nouveau à la mort de son père Merlin dans Merlin est mort vive Merlin !, avoir combattu un dragon avec le jeune Lancelot dans Trompe-la-mort, et découvert Excalibur dans Les portes d’Avalon, revoilà notre jeune héroïne aux prises avec les Korrigans dans Le chant des Korrigans.

Ce quatrième tome fait à nouveau la part belle à Aliénor et à son ami Lancelot du Lac, plus en forme que jamais ! J’aime beaucoup l’humour, le caractère irascible de Merlin et les joutes verbales qui l’opposent à Morgane, des saillies bienvenues même si ici on ne les voit que le temps de quelques planches.

Dans cette histoire, Séverine Gauthier nous fait explorer le territoire de Brocéliande et nous permet de faire la connaissance des Korrigans, des créatures légendaires issues du folklore breton comparables aux lutins.

Bienveillants ou malveillants selon les cas, les korrigans peuvent faire preuve d’une extrême générosité mais est capable d’horribles vengeances. L’autrice choisit ici de mettre en scène des korrigans particulièrement malveillants envers Morgane, et donc envers ses messagers Aliénor et Lancelot, et il faudra toute la sagacité de la jeune fille pour sortir nos héros de leurs ornières.

L’histoire s’assombrit de tomes en tomes mais se lit formidablement bien grâce à l’humour déployé par Séverine Gauthier par petites touches et surtout aux planches de Thomas Labourot, une fois de plus très réussies et qui servent bien l’aspect fantaisy du récit, elles sont aussi très agréables à regarder, ce qui ne gâte rien.

Les personnages restent intéressants : Aliénor est une héroïne attachante, Merlin est un vieux ronchon au grand cœur, Morgane n’est pas aussi méchante qu’elle voudrait le faire paraître et Lancelot, toujours prêt à aider son amie.

Comme pour les précédents opus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot nous proposent à la fin du volume, L’écho de Brocéliande, avec un bestiaire, le guide de du tombeau du géant, un point sur la légende de Merlin…

Un quatrième tome qui m’a plu et qui nous fait avancer dans l’histoire d’Aliénor Mandragore, une série jeunesse décidément bien sympathique que je vous invite à découvrir si vous aimez la légende arthurienne et surtout le mythe de Merlin l’Enchanteur !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette parenthèse enchantée !

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