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Posts Tagged ‘album enfant’

A peine remis des émotions provoquées par les évènements d’Avalon, Aliénor et Lancelot se voient confier une mission par Morgane : aller chercher un mystérieux objet que la fée avait confié autrefois au roi des Korrigans. Mais pour pouvoir le récupérer, nos héros vont devoir relever de nombreux défis et survivre à une série d’épreuves, sous peine d’être à jamais prisonniers des geôles de pierre de ce royaume souterrain.

Alors que Merlin est enfin revenu à la vie et sur le point de donner ses leçons à Aliénor sur les champignons comme chaque lundi, la jeune fille, accompagnée de Lancelot du Lac, est missionnée par Morgane pour aller chercher un mystérieux objet chez les ennemis jurés des fées : les Korrigans.

Lancelot, qui croyait que son amie détestait la fée, s’étonne qu’elle veuille lui rendre ce service. Aliénor lui annonce alors qu’elle ne veut pas devenir une druidesse comme son père mais une fée.

Arrivés chez les Korrigans, le roi refuse de leur remettre l’objet de leur quête et les oblige à passer des épreuves pour récupérer le dit objet mais aussi pour s’échapper de leurs geôles de pierre…

Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis de nouveau à la mort de son père Merlin dans Merlin est mort vive Merlin !, avoir combattu un dragon avec le jeune Lancelot dans Trompe-la-mort, et découvert Excalibur dans Les portes d’Avalon, revoilà notre jeune héroïne aux prises avec les Korrigans dans Le chant des Korrigans.

Ce quatrième tome fait à nouveau la part belle à Aliénor et à son ami Lancelot du Lac, plus en forme que jamais ! J’aime beaucoup l’humour, le caractère irascible de Merlin et les joutes verbales qui l’opposent à Morgane, des saillies bienvenues même si ici on ne les voit que le temps de quelques planches.

Dans cette histoire, Séverine Gauthier nous fait explorer le territoire de Brocéliande et nous permet de faire la connaissance des Korrigans, des créatures légendaires issues du folklore breton comparables aux lutins.

Bienveillants ou malveillants selon les cas, les korrigans peuvent faire preuve d’une extrême générosité mais est capable d’horribles vengeances. L’autrice choisit ici de mettre en scène des korrigans particulièrement malveillants envers Morgane, et donc envers ses messagers Aliénor et Lancelot, et il faudra toute la sagacité de la jeune fille pour sortir nos héros de leurs ornières.

L’histoire s’assombrit de tomes en tomes mais se lit formidablement bien grâce à l’humour déployé par Séverine Gauthier par petites touches et surtout aux planches de Thomas Labourot, une fois de plus très réussies et qui servent bien l’aspect fantaisy du récit, elles sont aussi très agréables à regarder, ce qui ne gâte rien.

Les personnages restent intéressants : Aliénor est une héroïne attachante, Merlin est un vieux ronchon au grand cœur, Morgane n’est pas aussi méchante qu’elle voudrait le faire paraître et Lancelot, toujours prêt à aider son amie.

Comme pour les précédents opus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot nous proposent à la fin du volume, L’écho de Brocéliande, avec un bestiaire, le guide de du tombeau du géant, un point sur la légende de Merlin…

Un quatrième tome qui m’a plu et qui nous fait avancer dans l’histoire d’Aliénor Mandragore, une série jeunesse décidément bien sympathique que je vous invite à découvrir si vous aimez la légende arthurienne et surtout le mythe de Merlin l’Enchanteur !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette parenthèse enchantée !

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Viens rencontrer les animaux dans la grande parade des animaux !

Les animaux… Il en existe des petits, des gros, des minuscules, des costauds, des dodus, des trapus, des féroces, des véloces, des rampants, des volants…

Dans la forêt, dans le cercle polaire, dans la savane ou dans la jungle, dans les airs et dans les mers, venez les rencontrer lors de la grande parade des animaux.

Dans cet album à destination des petits lecteurs dès 2 / 3 ans, Daniel Egnéus met en lumière des dizaines d’animaux dans leurs environnements. L’occasion pour les enfants d’aller à la rencontre d’animaux qu’ils aiment beaucoup et que l’on croise dans les albums jeunesse tels que des ours, des lapins, des chouettes, des renards… mais aussi d’autres qu’ils découvriront peut-être à cette lecture comme les chauves-souris, les piverts, les méduses, les oursins…

Comme je le disais plus haut, chaque animal est dans son environnement naturel et ça c’est une très bonne idée pour permettre aux enfants de mieux les situer et de pouvoir en discuter avec eux : girafes, lion, zèbre et éléphant dans la savane, l’ours, le cerf et la chouette dans la forêt, le requin, la baleine et la raie dans l’océan, les singes et les perroquets dans la jungle, etc.

Les couleurs sont vives, les textes qui accompagnent chaque animal tiennent en une ligne et décrivent l’animal en question, ses caractéristiques ou son cri, par exemple : « L’éléphant BARETE : on dirait une trompette. Le zèbre a des rayures super chouettes. Les pingouins gliiiiiiissent sur l’eau et la glace».

Les éditions Little Urban ont fait un très joli travail éditorial sur la typographie des mots en jouant sur la taille des polices, la mise en gras des mots importants, cela permet à l’adulte de moduler sa lecture et ça marche à fond sur les jeunes lecteurs sur lequel je l’ai testé, ils ont adoré !

La grande parade des animaux est une très belle introduction au monde animalier et un très beau livre à lire à haute voix qui fera sauter, grogner, hurler de joie les petits et les grands lecteurs. Une lecture que je vous recommande si vous avez de jeunes enfants autour de vous, ils vont adorer feuilleter cet album encore et encore et vous entendre leur raconter cette grande parade des animaux.

Un grand merci à Clémentine et aux éditions Little Urban pour cette chouette lecture !

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Suite au divorce de ses parents et à la maladie de sa mère, Wataru est accueilli par ses grands-parents. Pour le jeune garçon tokyoïte, cette nouvelle vie à la campagne est un bouleversement. Il découvre sa nouvelle école, son nouvel environnement. La forêt en particulier l’impressionne et semble lui communiquer une force presque surnaturelle, venue du fonds des âges.

Wataru, un jeune tokyoïte d’une dizaine d’années, débarque chez ses grands-parents à la campagne. Ses parents ont divorcé il y a quelques mois sans qu’il en sache la raison et depuis, il vivait avec sa mère.

Mais celle-ci étant malade, il découvre la vie à la campagne et l’hostilité de ces camarades de classe qui le méprise pour la seule raison qu’il vient de la capitale.

Lorsqu’il devra faire ses preuves face au groupe d’enfants qui le mettent au défi, c’est de la forêt millénaire que lui viendra un courage intérieur qui lui était inconnu…

Dernière création de Jirô Taniguchi, cette bande dessinée en couleurs occupe une place à part dans l’œuvre du maître japonais. Pensée comme une œuvre d’inspiration européenne quant aux couleurs et au format, voulue en trois volumes, Jirô Taniguchi n’aura pu livrer que le début du premier d’entre eux, La forêt millénaire, avant de succomber à la maladie.

Il est donc difficile d’imaginer ce qu’aurait pu être la suite des aventures de Wataru avec juste le début de la trilogie qui tient en une quarantaine de pages. L’auteur a fait la part belle aux images, toutes en couleurs, magnifiées par le format à l’italienne avec de magnifiques panoramas, qui en fait un très bel objet livre.

L’histoire en elle-même, inachevée, est trop brève pour que je m’y attarde sous peine de vous spoiler, elle tient en effet en 42 pages, d’un rythme très lent, et très contemplatif.

Le reste de l’ouvrage est consacré au making of de l’œuvre, complété d’un entretien poussé avec l’éditeur japonais de Jirô Taniguchi et du matériel inédit provenant des carnets personnels de l’auteur.

Je pense que tous les amateurs de Jirô Taniguchi seront enthousiastes à l’idée de découvrir le projet sur lequel il travaillait d’arrache-pied avant de décéder, ceux qui comme moi, ne le connaissaient pas du tout, seront curieux de découvrir ses autres œuvres et notamment Les gardiens du Louvre, L’homme qui marche ou Le livre du vent.

C’est un bel ouvrage, mais l’histoire qui fait la part belle à l’importance de la nature dans la vie des hommes, est pour ainsi dire inexistante et je suis forcément restée sur ma faim…

Merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette découverte, d’un point de vue graphique j’ai adoré !

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Si les mythes nous parlent encore aujourd’hui, c’est qu’ils racontent à la fois la nature humaine et l’aventure de la vie. Ces histoires sont peuplées de personnages auxquels on peut s’identifier, de héros aussi forts et admirables que poltrons et méprisables, de terribles monstres qui révèlent nos peurs et nos faiblesses.

Avec Mythique panthéon, Jean-michel Billioud propose de nous raconter les récits légendaires des héros de l’Olympe. De la naissance de la mythologie grecque jusqu’aux grands épisodes narrés par Homère, de Cronos à Zeus, des Titans aux nymphes… l’auteur nous invite à une véritable initiation à la mythologie grecque.

Découpé en quatre parties, cet album brillamment illustré par Benoit Perroud revient sur Les dieux de l’Olympe, Les demi-dieux et les héros, Les grands mythes grecs et La guerre de Troie.

Idéal pour les collégiens qui étudient le monde grec antique et les récits d’Homère qui figurent aux programmes de français et d’histoire, Mythique panthéon permet aussi à leurs parents de (re)découvrir tous ces mythes qui nous parlent encore aujourd’hui : les douze travaux d’Hercule, Thésée et le minotaure, l’odyssée d’Ulysse, Méduse, Prométhée, Jason et les argonautes, le roi Midas, Orphée, etc.

Ces histoires sont peuplées de personnages auxquels on peut s’identifier, de héros aussi forts et admirables que poltrons et méprisables, de terribles monstres qui révèlent nos peurs et nos faiblesses. Des récits qui restent finalement très actuels de par leurs thématiques.


Cet ouvrage se révèle non seulement pédagogique mais aussi passionnant pour les enfants comme pour les adultes car l’auteur ne cherche pas seulement à raconter les histoires : il les explique aussi sous un angle historique, géographique et culturel, pour aider le lecteur à mieux comprendre le sens de chacune de ces légendes.

Le lecteur découvre également ce que signifiaient ces histoires pour les Grecs dont elles étaient, à l’époque, le quotidien, les mots de notre vocabulaire et expressions d’aujourd’hui qui découlent de ces épisodes : sortir de la cuisse de Jupiter, bonnet phrygien…

Le style de l’auteur est fluide et va droit au but, chacun de ses portraits est synthétique et donne la bonne dose d’informations afin de susciter l’intérêt des enfants sans avoir besoin de les noyer sous un flot de texte inutile.

Cerise sur le gâteau, Jean-Michel Billioud n’oublie pas d’insérer l’arbre généalogique des dieux et de leurs descendants afin qu’on s’y retrouve ainsi que leurs caractéristiques et leurs correspondances romaines.

En une centaine de pages, ce n’est pas moins de 58 histoires qui nous sont relatées, toutes d’une précision et d’une clarté limpide qui permet de réellement appréhender la mythologie grecque, ses mythes fondateurs, les dieux et héros qui font encore le bonheur des jeunes lecteurs d’aujourd’hui car cette thématique reste très bien représentée dans la littérature jeunesse.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cet ouvrage, mes enfants l’ont dévoré aussi et je ne peux que vous recommander de plonger à votre tour dans la lecture de Mythique panthéon si vous avez envie de renouer avec les mythes grecs.

Une belle idée cadeau pour les 9 / 12 ans qui pourront à la fois enrichir leur savoir et se divertir avec cette lecture.

Un grand merci à Clémentine et aux éditions Saltimbanque pour cette lecture passionnante !

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Caché au coeur d’un Muséum d’Histoire Naturelle se trouve le cabinet d’Enola, une vétérinaire hors du commun. Sa spécialité ? Les animaux des contes et légendes ! Centaures, trolls et autres licornes n’ont aucun secret pour elle. Avec son compagnon de route Maneki et à l’aide des inventions du génial Archibald, elle parcourt le monde pour soigner les maux des créatures extraordinaires. La petite souris n’est pas passée ? Votre minotaure semble égaré ? Demandez conseil à Enola, elle saura vous aider !

Quelque part dans l’Himalaya, Enola, accompagnée de son inséparable chat Maneki, a été appelée par le vénérable d’un temple bouddhiste. L’objet de leur venue est un yéti qui est aux abonnés absent.

L’animal légendaire protège depuis des siècles les habitants de la vallée des attaques des tigres des neiges mais depuis quelques temps, les offrandes des moines restent intactes.

Enola, Maneki et leur jeune sherpa Tao se lancent à la recherche du yéti malgré la tempête qui fait rage…

Après La gargouille qui partait en vadrouille, La licorne qui dépassait les bornes et Le kraken qui avait mauvaise haleine, mon Sami-Chameau et moi-même avons retrouvé Enola, la vétérinaire attitrée des animaux de contes et légendes, dans le quatrième volume de la série, Le yéti qui avait perdu l’appétit.

Aux manettes de ce nouvel opus toujours l’excellent Joris Chamblain, auteur d’une série que j’adore Les carnets de Cerise, ici en binôme avec l’illustratrice Lucile Thibaudier avec qui il écrit la série Sorcières Sorcières aidée dans la mise en couleur par Camille.

L’histoire de ce yéti est toute simple, cet animal fabuleux, qui dans cette histoire, vit au Tibet, est un animal gentil, ne mangeant que des fruits, et la proie des chasseurs occidentaux voulant ramener la preuve de son existence.

Le méchant n’est donc pas celui qu’on croit, à savoir l’animal, ici en danger, mais les hommes blancs. Si le yéti n’existe pas, cette histoire ne peut que sensibiliser les enfants à protéger les espèces en danger, qui ne manquent pas sur cette planète hélas.

Cette série destinée aux 8 / 12 ans est mignonne à souhait tant par ses illustrations, toujours soignées et très belles de Lucile Thibaudier, que par son scénario abordable et adapté à son jeune lectorat car les bulles sont faciles à lire grâce à la police de caractère très bien choisie.

Tout est en fait très bien pensé pour que les enfants se sentent bien dans cette série : le format est plus court, une trentaine de pages, les bulles et la typographie sont plus grosses et le texte est plus simple et court, adapté à un lectorat très jeune.

Enola est une héroïne intelligente et futée, et elle va faire preuve une fois de plus d’une grande perspicacité pour résoudre aider ce yéti en danger.

Comme le titre de la série l’indique, l’univers est teinté de fantastique. Enola qui travaille dans un Muséum d’Histoire Naturelle n’est pas une vétérinaire ordinaire comme vous l’avez sûrement compris. Elle est spécialisée dans le bestiaire fantastique : phénix, dragons, licornes, trolls et autres créatures de contes de fées n’ont pas de secret pour elle.

Vous l’aurez compris, un quatrième tome réussi même si il aurait pu être nettement plus étoffé et une série que je recommande aux plus jeunes mais aussi à celles et ceux qui ont gardé leur âme d’enfant.

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Comme chaque matin de la semaine, Dracula va à l’école. Mais c’est avec une boule au ventre car certains de ses camarades de classe, de gros balourds, n’arrêtent pas de l’embêter. Certes, quelques-unes de ses particularités font de lui un garçon différent mais est-ce une raison suffisante pour qu’il subisse ce harcèlement constant ? Comment y remédier ? Un soir, il franchit le pas et en parle à son papa…

Dracula a la peau blanche, des dents pointues, un vocabulaire châtié, il est le meilleur élève de sa classe et le chouchou de sa maîtresse. Comme il est de constitution fragile, il est en plus exempté de cours de sport.

Le jeune garçon est solitaire et n’a pas d’ami. Mais surtout, il est la cible de Christophe et de ses copains qui font de sa vie, un enfer. Dracula est leur tête de turc et se fait molester voire rouer de coup à la moindre occasion. Et comme, il est persuadé que tout est de sa faute, il ne dit rien à personne et surtout pas à son père…

Chaque jour Dracula signe mes retrouvailles avec Loïc Clément dont j’avais beaucoup apprécié les scénarii de Chaussette et des Jours sucrés. Son nouvel album à destination des 6 / 8 ans aborde le délicat sujet du harcèlement scolaire.

Une thématique qui m’est chère en tant que maman de deux garçons qui sont loin d’être les plus populaires de leur classe et souvent mis de côté par les autres, notamment à cause de leur désintérêt pour le ballon rond.

Accompagné ici de Clément Lefèvre qui signe les illustrations de cet album, très jolies au demeurant avec une belle maîtrise des couleurs et une façon de croquer les personnages en les rendant plus vrais que nature.

Ce thème du harcèlement scolaire est de plus en plus traité dans la littérature jeunesse et c’est tant mieux. La bonne idée de celui-ci c’est de prendre un personnage emblématique de la littérature adulte et du cinéma, que l’on décrit en général comme sanguinaire et terrifiant.

Ici le jeune Dracula a un père végétarien et il est un enfant comme les autres à quelques exceptions près. Je ne suis pas une inconditionnelle de Dracula, je n’ai pas lu le roman de Bram Stocker mais j’aime beaucoup en revanche Hôtel Transylvanie et Hôtel Transylvanie 2 dont il est le héros, j’étais donc curieuse de voir ce qu’un Dracula enfant pouvait donner et j’ai été très touchée par le jeune héros imaginé par Loïc Clément.

Le scénariste joue sur la représentation que l’on a de Dracula et inverser les rôles en faisant du vampire cruel un enfant innocent, victime de la méchanceté des enfants, vu comme un monstre par ses harceleurs, monstre que l’on se doit de pourchasser sans relâche.

Vlad, le père de Dracula, lorsqu’il comprend de quoi est victime son fils, est très triste mais aussi en colère et il va aussitôt avertir la maitresse des mauvais traitements dont son fils est l’objet.

Mais le salut du petit Dracula doit venir de lui-même afin que le harcèlement prenne fin.

Un album qui fait mouche et qui prône la tolérance et l’acceptation des autres, même ceux très loin de la « normalité » ont le droit au respect et surtout celui d’avoir des amis !

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Qu’on se le dise, Merlin n’est pas mort ! D’ailleurs, équipé de ses fameux champignons trompe-la-mort, il espère bien tromper l’Ankou un bon moment.
Mais celui-ci a plus d’un tour dans son sac et pétrifie d’un sort Merlin et Morgane, toujours en train de se chamailler, à défaut de pouvoir tuer Merlin.
Aliénor et Lancelot vont devoir venir à leur rescousse et, pour cela, aller affronter l’Ankou dans son domaine, dont l’un des étangs débouche, dit-on, sur les portes de l’enfer…

Particulièrement sensible au hurlement des racines de mandragore, le druide Merlin y a succombé. Deux fois. Pour ramener son cher papa à la vie, Aliénor a provoqué l’Ankou, le serviteur de la mort.

Mais bien déterminé à punir l’audace de la jeune fille, l’Ankou, qui s’est juré d’emporter l’âme de Merlin, la précipite dans le Youdig avec les âmes damnées.

La jeune magicienne se voit en fait ouvrir les portes d’Avalon, accueillie par Moronoe, l’une des neufs fées de l’île d’Avalon, qui entend bien se venger de Merlin…

Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis de nouveau à la mort de son père Merlin dans Merlin est mort vive Merlin !, avoir combattu un dragon avec le jeune Lancelot dans Trompe-la-mort, revoilà notre jeune héroïne aux prises avec l’Ankou dans Les portes d’Avalon.

Ce troisième tome fait à nouveau la part belle à Aliénor et à Merlin, plus en forme que jamais ! J’aime beaucoup l’humour, le caractère irascible de Merlin et les joutes verbales qui l’opposent à Morgane, des saillies bienvenues dans une histoire où la mort joue un rôle de premier plan.

Ceci mis à part, l’aventure m’a semblé manquer de pep’s et plutôt embrouillée, j’ai eu du mal à me passionner pour cette nouvelle histoire alors que les deux précédents volumes m’avaient davantage séduits.

Reste que l’ensemble se lit bien grâce à l’humour déployé par Séverine Gauthier et surtout aux planches de Thomas Labourot, une fois de plus très réussies et qui servent bien l’aspect fantaisy du récit, elles sont aussi très agréables à regarder, ce qui ne gâte rien.

Les personnages restent intéressants : Aliénor est une héroïne attachante, Merlin est un vieux ronchon au grand cœur, Morgane n’est pas aussi méchante qu’elle voudrait le faire paraître et l’Ankou, est loin de faire peur mais ressemble davantage à un butler snob et autoritaire.

Comme pour les précédents opus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot nous proposent à la fin du volume, L’écho de Brocéliande, avec un bestiaire, le guide de l’île d’Avalon, un point sur la légende des neufs sœurs et un petit tutoriel pour réaliser un thaumathrope.

Un troisième tome qui m’a plu même si pour moi il est en deçà des volumes précédents mais je persiste, Aliénor Mandragore est une série à suivre assurément, elle a le mérite de remettre au goût du jour la légende arthurienne et surtout le mythe de Merlin l’Enchanteur !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette parenthèse enchantée !

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