Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘album enfant’

Maman de trois grands enfants. Mamie aussi. Maîtresse d’école pendant plus de quinze ans. Maintenant, Catherine Latteux joue avec les mots pour imaginer des albums, des romans illustrés ou des bandes dessinées. Morbihannaise d’adoption, elle vit près de la petite mer. Mais elle aime à sortir de son atelier pour rencontrer les mômes en écoles, médiathèques ou/et salons, pour partager sa démarche de création. Diplômeée en arts graphiques et illustration, Jess Pauwels vit et travaille en Belgique. Libraire un temps, elle a d’abord travaillé pour la presse et quelques labels de musique. Depuis huit ans elle se consacre totalement à l’illustration jeunesse.

Manon est une petite fille impertinente qui n’a pas la langue dans sa poche. Elle répond vertement à ses parents, ment… bref ses parents sont à bout et ne voient plus qu’une seule solution pour lui apprendre les bonnes manières : Le croc-m !

La voilà donc qui débarque dans l’antre du Yéti mais loin d’être intimidée, Manon n’a, au contraire, pas dit son dernier mot !

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, j’ai une tendresse particulière pour les publications de Little Urban, Le mangeur de marmots malpolis mitonné par Catherine Latteux au scénario et Jess Pauwels aux illustrations, ne pouvait donc que passer dans mes mains et dans celles de mes petits lecteurs !

Comme dans A force de crier au lion, notre jeune héroïne fait tourner les adultes en bourrique et il va lui arriver une drôle d’aventure chez ce yéti tout gentil qui va voir sa patience mise à rude épreuve par Manon.

L’histoire de Catherine Latteux est à la fois drôle, charmante, tendre, très vive et permet de faire prendre conscience aux enfants de l’importance de la politesse !

Cette grosse peluche de yéti est attendrissante et attachante, on a envie de la serrer dans nos bras et d’être un marmot malpoli pour qu’elle s’occupe de nous. Tout gentil qu’il est, il est incapable de manger les marmots malpolis… à moins que l’horripilente Manon ne parvienne à le faire changer d’avis !

Outre les belles valeurs qu’il véhicule, cet album est pétillant et joyeux, bourré de fantaisie. Le travail de Jess Pauwels accompagne merveilleusement les textes de l’auteur : ses illustrations sont très chouettes et délicieusement vintage, fourmillant de détails, et plus généralement j’ai aimé la façon dont elle utilise sa palette de couleurs.

Je ne peux que conseiller Le mangeur de marmots malpolis aux petits lecteurs et à leurs parents qui prendront beaucoup de plaisir à la lecture de cet album !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture.

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

Víctor Escandell est né à Ibiza. Il raconte avoir commencé à marcher en s’appuyant sur un immense crayon. C’est à ce moment précis que la passion pour le dessin se serait emparée de lui, l’aidant à comprendre chaque jour davantage le monde qui l’entoure. Victor aime, pour chaque nouveau projet, choisir la technique qui correspond le mieux à ce qu’il souhaite exprimer.

Qui est à l’origine de l’invasion zombie ? Qui, parmi les villageois, est un loup-garou ? Pourquoi le comte Dracula a-t-il pu être vaincu par deux enfants ?

Grâce au décrypteur accompagnant le livre, le lecteur cherche des indices, des preuves, observe les dessins et remonte les pistes !

Astucieux et ludique, cet album rassemble dix énigmes de niveaux et de difficultés différents, à résoudre et à raconter, en solo ou en équipe, pour jouer entre amis ou en famille, dès 9 ans.

Après Enigmes et Enigmes au fil de l’histoire, Victor Escandell continue de mettre à l’épreuve l’intelligence des enfants tout en les amusant avec Horribles énigmes.

Cette fois-ci, l’auteur propose des histoires plus longues, de quatre à six pages, introduites par un texte explicatif sur le roman, la légende ou la tradition effrayante qui a inspiré l’énigme.

Les énigmes sont classées par niveaux de difficulté, et chaque niveau de difficulté donne un nombre de points différents. Au fur et à mesure que les détectives résolvent des affaires, ils reportent leurs scores sur une feuille pour déterminer qui est finalement le meilleur enquêteur.

Toutes les réponses se trouvent dans les textes ou dans les dessins et si jamais, vous n’avez pas trouvé, il suffit de décoder l’explication à l’aide du décrypteur.

Pour élucider ces mystères, il s’agit donc de lire les histoires sans omettre le moindre détail, tous pouvant avoir leur importance, d’être attentif aux images afin d’y découvrir des indices, de suivre des pistes en se fiant à son intuition ou en faisant appel à son sens de la logique.

Un seul mot d’ordre : se servir de ses petites cellules grises comme dirait Hercule Poirot !

Au menu de cet opus : des légendes ou des œuvres littéraires telles que Frankenstein, le monstre du Loch Ness, Docteur Jekyll et mister Hyde, la momie, le loup-garou, les fantômes, Dracula, les sorcières, les zombies…

Je vous conseille vivement ce livre d’énigmes car mes enfants et moi-même avons passé un chouette moment de jeu et si certaines peuvent paraître faciles, d’autres le sont nettement moins !

Les énigmes sont intéressantes et l’objet livre est très réussi avec son graphisme vintage et ses jeux de couleurs, une bonne idée pour se distraire intelligemment pendant les vacances.

Un grand merci aux éditions Saltimbanque pour ce coup de coeur familial !

Read Full Post »

Née en 1982, Hope Larson est considérée comme l’une des dessinatrices américaines les plus talentueuses de la jeune génération. Elle a reçu un très prestigieux Eisner Award en 2007.

New York, années 1860. Lorsque le père adoptif de Cléopâtra et Alexandre disparait, les jumeaux rejoignent le gang du Crochet Noir à la tête duquel sévit Luther, surveillé par la police pour ses multiples larcins.

Lorsque leur premier cambriolage tourne mal, les jumeaux sont arrêtés par les forces de l’ordre qui leur proposent un deal au lieu de filer tout droit en prison.

Ils acceptent donc de trahir le gang, contre un ticket de train pour la Nouvelle Orléans, où ils espèrent tourner la page.

Mais sur le chemin qui doit les mener à leur nouvelle vie, Alex est capturé et embarqué de force comme main-d’oeuvre sur un cargo faisant route pour San Francisco. Cléo prend la route sur un steamer, en passagère clandestine, pour tenter de rejoindre son frère.

Mais les deux adolescents sont loin de suspecter les dangers qui les guettent : le gang a informé une bande de pirates, redoutés et impitoyables, que les jumeaux sont en possession de deux objets constituant une carte au trésor, un couteau et une montre, seuls biens laissés par leur défunte mère.

La course commence pour nos héros : course au trésor, vers leur père et pour leur vie.

Cavale au bout du monde et Cap sur l’île aux trésors constituent la duologie Pile ou face signée Hope Larson au scénario et Rebecca Mock aux dessins. Une fois n’est pas coutume, j’ai enchaîné les deux volumes en une après-midi, captivée par cette histoire pleine d’aventures, je vous les présente donc réunis en un seul billet.

Aventure et piraterie sont au menu de ces romans graphiques pour adolescents de plus de deux cents pages chacun qui se lisent d’une traite tant l’histoire est prenante et pleine de rebondissements : les neuf chapitres se dévorent et j’aurai lu avec grand plaisir un troisième tome dans la foulée si il avait existé !

Ce diptyque est porté par un duo de héros bien attachants, à la fois courageux, pugnaces mais aussi avec des failles : Alexandre et Cléopâtra, des jumeaux âgées d’une douzaine d’années qui vont traverser une bonne partie de l’Amérique afin de retrouver leur père puis le trésor laissé par leur géniteur, un pirate décédé avant leur naissance, qui se trouverait quelque part près des Iles Marshall.

Tout au long de leurs aventures, ils seront pourchassés par Luther et par un autre pirate, le célèbre Felix Worley, qui comptent bien mettre la main sur le magot. Mais aussi aidés dans leurs quêtes par une autre paire de jumeaux et le capitaine d’un bateau.

Aucun temps mort, un scénario bien construit, des rebondissements en cascade, de l’humour, de l’aventure, des personnages attachants, une ambiance à la Tom Sawyer plairont sans nul doute aux enfants, aux ados et aux adultes.

Comme toujours chez Rue de Sèvres, l’objet livre est une vraie invitation à la lecture avec sa couverture souple à rabat, sa pagination claire, sa typographie facile à lire, son découpage varié avec différents formats de vignettes et des dessins simples et dynamiques.

Autant de points forts qui participent à la réussite de ces deux albums que je vous encourage à découvrir à votre tour.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture, j’ai adoré !

Read Full Post »

A peine remis des émotions provoquées par les évènements d’Avalon, Aliénor et Lancelot se voient confier une mission par Morgane : aller chercher un mystérieux objet que la fée avait confié autrefois au roi des Korrigans. Mais pour pouvoir le récupérer, nos héros vont devoir relever de nombreux défis et survivre à une série d’épreuves, sous peine d’être à jamais prisonniers des geôles de pierre de ce royaume souterrain.

Brouillée avec son ami Lancelot, qui la tient responsable des cornes qui lui ont poussé sur la tête après leurs aventures dans le monde souterrain des Korrigans, tiraillée entre l’héritage druidique de Merlin et son attirance grandissante pour la magie des fées, Aliénor ne sait plus où elle en est.

Et si la seule personne susceptible de l’aider était l’ermite ? Et si les réponses à ses questions se trouvaient là où personne n’oserait aller les chercher ? Dans le Val sans retour…

Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis de nouveau à la mort de son père Merlin dans Merlin est mort vive Merlin !, avoir combattu un dragon avec le jeune Lancelot dans Trompe-la-mort, découvert Excalibur dans Les portes d’Avalon et affronté les Korrigans dans Le chant des Korrigans, revoilà notre jeune héroïne, sans son ami Lancelot, dans Le Val sans retour.

Ce cinquième tome clôt la série consacrée à la très attachante fille de Merlin, Aliénor Mandragore, et fait la lumière sur les origines de la jeune fille. On apprend les circonstances de sa naissance, l’identité de sa mère et l’autrice répond aux questions que l’on se posait depuis le premier tome.

Dans cette histoire, Séverine Gauthier nous fait explorer une fois encore le territoire de Brocéliande et plus particulièrement le célèbre Val sans retour, lieu d’où l’on ne revient pas comme son nom l’indique.

L’histoire s’assombrit une fois de plus mais la lumière revient en fin de tome, pour autant, elle se lit formidablement bien grâce à l’humour déployé par Séverine Gauthier par petites touches et surtout aux planches de Thomas Labourot, une fois de plus très réussies et qui servent bien l’aspect fantaisy du récit, elles sont aussi très agréables à regarder, ce qui ne gâte rien.

Les personnages restent intéressants : Aliénor est une héroïne attachante, Merlin est un vieux ronchon au grand cœur, Morgane n’est pas aussi méchante qu’elle voudrait le faire paraître et Lancelot, toujours prêt à aider son amie.

Comme pour les précédents opus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot nous proposent à la fin du volume, L’écho de Brocéliande, avec un bestiaire, l’interview de l’ermite, le petit guide de la forêt, des révélations sur Merlin…

Un cinquième tome réussi, qui vient clore en beauté cette saga jeunesse originale, avec des personnages attachants et hauts en couleur dans un monde féérique et magique où peuple, druides et fées cohabitent.

Une série jeunesse bien sympathique que je vous invite à découvrir si vous aimez la Bretagne et son folklore, la légende arthurienne et surtout le mythe de Merlin l’Enchanteur !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette parenthèse enchantée !

Read Full Post »

Bernard est un lapin. Il sait se comporter comme ses congénères : il remue le nez, dresse les oreilles, mange de l’herbe… parce que c’est ce que font tous les lapins !!

Et pourtant, Bernard se sent différent des autres lapins, il n’a ni les mêmes rêves ni les mêmes aspirations que ses amis et ça le rend bien triste.

Il ne comprend pas pourquoi il ne rêve pas de carottes et, à force de vouloir ressembler à tout le monde, il en oublierait presque son RÊVE. Osera-t-il affronter le regard des autres ?

N’oublie pas ton rêve est un album très touchant qui pourrait avoir cette punchline : Je rêve donc je suis.

Simon Philip encourage ses petits lecteurs à assumer leurs différences et à croire en eux. Son héros, le lapin Bernard, lui, a su le faire et nous inspire pour suivre nos rêves !



Un album idéal pour aider les enfants à cultiver leur confiance en eux, à lire et à rêver dès 4 ans mais qui se lit aussi quand on est grand !

Car à tous âges, il est bon de ne pas oublier certains messages : nous sommes tous uniques, inutiles donc de suivre les autres comme des moutons ou des mignons petits lapins.

Oubliez les normes : vous êtes VOUS, vous êtes MERVEILLEUX, croyez en vous et en vos REVES !!

Outre les belles valeurs qu’il véhicule, cet album est pétillant et joyeux, bourré de fantaisie. Le travail de Kate Hindley accompagne merveilleusement les textes de l’auteur : ses illustrations sont très chouettes et délicieusement vintage, fourmillant de détails, et plus généralement j’ai aimé la façon dont elle utilise sa palette de couleurs.

Je ne peux que conseiller N’oublie pas ton rêve aux petits lecteurs et à leurs parents !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture.

Read Full Post »

Tourne beau carrousel. Pour démarrer la nouvelle année, rien de plus merveilleux qu’un abécédaire au beau look vintage signé Anne Montel.

Attrapeuse de chat dans la gorge, barbier de barbe à papa, cultivateur de cœur d’artichaut… de A à Z, chacune des vingt-six lettres de l’alphabet, a droit à son métier imaginaire.

Après Les jours sucrés et Chaussette, j’étais ravie de retrouver Anne Montel, sans Loïc Clément pour cette fois, avec Abécédaire des métiers imaginaires.

Dans ce très bel album, l’illustratrice nous propose des métiers tantôts loufoques tantôt poétiques que parents et enfants auront plaisir à découvrir le soir à la veillée.

Chaque double page présente un métier imaginaire, sa lettre majuscule dessinée au pinceau, sa lettre minuscule à la plume, son dessin aquarellé… et son histoire merveilleuse.

Anne Montel met comme toujours beaucoup de délicatesse et de poésie dans ses illustrations. L’imagination de ses textes nous enchante et j’ai tourné les pages de cet album avec une certaine avidité, pressée de découvrir les vingt-six métiers imaginaires et les proposions de l’autrice qui joue à merveille avec les mots et expressions de la langue française.

Les textes sont à la fois poétiques et amusants, propices aux rêveries des enfants. Certes, les plus jeunes ne saisiront pas forcément toute la beauté et la portée des textes mais qu’importe, la beauté des aquarelles emporte l’adhésion des enfants qui rêveront peut-être d’être peintre de feuilles d’automne, marchand de sable ou saleuse d’eau de mer.

Avec Abécédaire des métiers imaginaires, découvrez que chaque métier imaginaire a son histoire extraordinaire, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et à le feuilleter, et je vous conseille sans réserve cet album à découvrir absolument.

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette merveille, j’ai adoré.

Read Full Post »

Né en juillet 1969, Régis Hautière est un scénariste d’origine bretonne résidant dans les Hauts-de-France. Il rejoint les éditions Casterman en 2010 avec l’album De briques et de sang, coréalisé avec David François, puis avec la série La Guerre des Lulus, mise en images par Hardoc. Scénariste prolifique, il reprend chez Delcourt la mythique série Aquablue. Il compte à son actif une soixantaine de titres parmi lesquels les séries Abélard, Perico, Les Trois Grognards ou encore Les Spectaculaires. En 2018, en co-écriture avec Régis Goddyn, il crée pour Mohamed Aouamri sa première héroïne pour la jeunesse : Zibeline.

Décembre 1910. Le Palais de l’Elysée est victime d’un cambriolage. Le Président Fallières découvre son coffre-fort pillé : bijoux et liasses de billets ont disparu, mais plus important encore, des documents ultraconfidentiels, susceptibles de mettre en péril la sécurité du pays, ont été dérobés.

Seule une carte de visite avec un lapin dessiné, est retrouvée dans le coffre-fort. Pas de doute, il s’agit de l’œuvre d’Arsène Lapin, gentleman cabrioleur.

Les Spectaculaires se voient alors confier une curieuse mission : pour récupérer ces précieux papiers, la joyeuse troupe doit remporter, sans tricher, la grande course automobile qui reliera Paris à Berlin, au printemps prochain !

Sans quoi Arsène Lapin menace de divulguer ces documents aux rédactions des plus grands journaux d’Europe.

L’enjeu est de taille pour notre fine équipe, embarquée contre leur gré dans une folle aventure qui les conduit de Paris à Bruxelles, Amsterdam et Berlin. Parviendront-ils à remporter la grande course ? Attention, ça risque de décoiffer !

Quel plaisir de retrouver l’une de me séries chouchoutes dans ce quatrième opus hyper réussi et particulièrement désopilant.

Après Le cabaret des ombres, La divine amante, Les spectaculaires prennent l’eau, voici donc Les spectaculaires dépassent les bornes dans lequel nous retrouvons avec bonheur le professeur Pipolet, ses inventions avant-gardistes rarement fiables et la fine équipe des Spectaculaires que sont Eustache, l’homme fort, Félix le lycantrope, Evariste l’homme volant et Pétronille, qui n’a besoin d’aucun artifice pour être spectaculaire comme le dit si bien la divine Sarah Bernhardt.

Cette troupe d’artistes de cabaret un peu ratés emmenée par l’inénarrable professeur Pipolet à la mémoire vacillante et aux inventions farfelues, doit, dans ce quatrième tome, remporter une course automobile afin de récupérer les secrets d’état dérobés par le célèbre gentleman cambrioleur, Arsène Lapin !

Et comme toujours, Pétronille mise à part, ils ne se révèlent pas futés pour un sou et bataillent sec avec les inventions de Pipolet toujours aussi approximatives en diable, et qui sont censées leur permettre de battre leurs concurrents à plates coutures, à condition de pouvoir franchir la ligne de départ et d’arrivée dans les temps, ce qui ne sera pas d’une simplicité biblique pour l’équipe.

J’a trouvé ce quatrième volume absolument épatant : très amusant, avec des clins d’œil à des personnages de bandes dessinées ou à la pop culture bien vues, des péripéties et des rebondissements en pagaille pour nos héros et un dénouement spectaculaire, le suspens est une fois de plus mené jusqu’au bout, ce qui est un bon point pour les amateurs d’aventures et d’énigme.

Autre bon point pour moi la narration pleine d’humour qui se révèle très plaisante pour les adultes avec des dialogues savoureux et un vocabulaire argotique du début du 20è siècle qui nous plonge avec délectation dans une ambiance Belle Epoque très réussie.

Je trouve que le scénario de Régis Hautière est formidable, riche idée que de nous proposer une intrigue autour des premières courses automobiles, traitées ici à la manière de La grande course autour du monde de Blake Edwards ou de Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines de Ken Annakin, deux grands classiques des années 60. Une course qui permet au professeur d’étoffer sa gamme d’inventions plus ou moins ratées de façon exponentielle.

Quant aux dessins d’Arnaud Poitevin, je les trouve toujours très réussis et rythmés, ils servent parfaitement l’intrigue mitonnée par Régis Hautière et mettent en valeur les personnages.

Toutes les scènes de courses sont très réussies et on tourne les pages avec bonheur jusqu’à la dernière case et on quitte à regret ces spectaculaires en se disant qu’il faudra attendre un an de plus pour découvrir leurs nouvelles aventures.

Les quatre Spectaculaires sont décidément sympathiques en diable et le professeur Pipolet, savant particulièrement barré aux inventions scabreuses, apporte la touche humoristique indéniable qui font de ce quatrième volume, un formidable divertissement.

C’est frais, pétillant, avec une ambiance burlesque réussie et des rebondissements à la clé, je ne peux que vous recommander cette excellente série destinée aux 12 ans et plus, vous passerez un très bon moment.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture amusante et pleine de peps.

Read Full Post »

Zozienka est née à Johannesburg, en Afrique du Sud, de parents anglais et polonais. Elle a étudié les arts graphiques à Londres (Saint Martins) avant de débuter sa carrière dans l’animation et l’illustration.

Émile a été élu Gardien de la Lune. Une importante mission qu’il prend à cœur d’honorer.

Ainsi, chaque nuit, Émile gravit l’échelle le menant jusqu’à la Lune et passe son temps à veiller sur le bel astre, s’assurant de son confort pour lui permettre de briller, déplaçant les poussières, éloignant les chauves-souris joueuses…

Émile trouve agréable de discuter avec sa nouvelle amie dans le calme de la nuit. Mais un soir la lune commence à disparaître, petit à petit. Que faire ?

Très inquiet, Émile s’enquiert auprès de ses voisins et amis. Même à l’autre bout du monde, la Lune s’efface aussi !

Le Gardien de la Lune est le premier ouvrage de Zosienka en qualité d’auteure et d’illustratrice. L’album à destination des 6 / 8 ans est de toute beauté comme vous pouvez le voir :

Zosienka propose à ses jeunes lecteurs une très jolie fable lunaire et colorée, qui aborde avec tendresse et philosophie les thèmes de la patience, de l’amitié et des cycles et mystères de la vie.

Un album qui invite à la contemplation de la nature, à prendre son temps et qui permettra aux astronomes en herbe de découvrir la lune de façon très poétique.

Une histoire du soir dont on se délecte avant d’aller dormir et qui permettra aux enfants de faire beaux rêves, emportés par la douceur de ce récit délicat et tendre.

Un grand merci aux éditions Saltimanque pour cette merveilleuse lecture, j’ai adoré !

Read Full Post »

Beatrice Blue est une illustratrice canadienne issue de l’animation. Elle travaille régulièrement avec Dreamworks et Nickelodeon. Elle se lance dans l’illustration jeunesse avec Harper Collins et depuis peu avec Little Urban. Il était une fois la corne des licornes est son premier album à destination des enfants.

Il est de notoriété publique que les licornes ont une corne, tout le monde le sait, non ? Mais pourquoi en ont-elles une, et une seule ?

Jeanne est une petite fille qui vit au cœur d’une forêt enchantée, entourée d’arbres et d’animaux. Lors d’une de ses promenades, elle découvre des bébés poneys s’entrainant à voler dans les airs.

Absolument sous le charme, elle découvre néanmoins l’un d’entre eux au sol, très triste. Jeanne va tout faire pour venir à son aide et lui redonner le sourire…

Il était une fois la corne des licornes est le premier album pour enfants de Béatrice Blue. Illustratrice issue de l’animation chez Dreamworks, elle propose aux petits lecteurs âgés de 3 à 5 ans, une histoire pleine de magie, de paillettes et de licornes : le parfait combo pour Noël !

Magnifiquement illustré avec des touches de lumières, cette histoire est digne des contes de fées avec une histoire pleine de magie et de féérie qui nous donne une explication sur l’origine des licornes.

Une histoire, qui au-delà de la magie, met l’accent sur l’amour, la bienveillance, l’amitié et sur la confiance en soi, autant d’ingrédients qui se révèlent la plus puissante des magies.

De belles valeurs qui donnent des ailes aux licornes mais surtout aux enfants qui découvriront avec cet album qu’ils peuvent tous être de grands magiciens en croyant en eux et en leurs rêves.

Vous l’aurez compris, Il était une fois la corne des licornes, est un très bel album que je vous le conseille vivement !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette chouette lecture !

Read Full Post »

Pop, le petit dinosaure, doit sauver Fifi des griffes du loup.

Quelle horreur !! Fifi la girafe, l’amie de Pop, a été enlevée par le loup, qui prévoit de la cuisiner à feu doux. Le dinosaure de toutes les couleurs et ses amis se précipitent pour la sauver. Mais il va leur falloir ruser si ils veulent berner le loup et délivrer Fifi avant qu’elle n’atterrisse dans son estomac !

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, je suis une grande fan d’Alex Sanders et spécialement de sa série consacrée au loup que j’adore au point de connaître les albums par cœur.

Mes petits lecteurs préfèrent quant à eux Pop le petit dinosaure. Il faut dire que cet animal sorti tout droit de la Préhistoire a tout pour leur plaire de par ses couleurs et la simplicité de ses histoires qui fait que les plus petits dès 1 an accrochent tout de suite à chacune de ses aventures.

Et chaque nouvel arrivage d’un nouvel album de leur héros préféré, c’est immédiatement la joie et le bonheur dans leurs petites mirettes, c’est donc un plaisir pour moi de leur lire les aventures de ce gentil petit dinosaure et de ses amis.

Nous avons retrouvé dans Pop et le grand méchant loup tout ce que nous aimons avec ce héros des tout-petits : de bons sentiments, de la bienveillance, de l’humour et des animaux !

Mais aussi quelques péripéties car il arrive toujours quelque chose à notre gentil Pop ou à ses amis mais heureusement tout se termine toujours formidablement bien au grand soulagement de mes petits lecteurs.

Cerise sur le gâteau de cet album : la rencontre entre Pop et mon cher vilain loup, qui, comme toujours, espère améliorer son ordinaire en dévorant cette fois-ci cette pauvre Fifi !

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous conseiller la série Pop et notamment Pop et le grand méchant loup, un album dynamique qui ravira les petits qui vous entourent !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

Read Full Post »

Older Posts »