Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Album jeunesse’

Terry Fan est né dans l’Illinois, aux États-Unis. Il a suivi une formation artistique à l’Université d’Art et Design d’Ontario à Toronto, au Canada. Ses illustrations sont un subtil mélange de techniques traditionnelles et contemporaines associant l’encre et le crayon avec des outils numériques. Terry passe ses jours (et ses nuits) à créer des portraits, des illustrations et des peintures emplies de magie.
Eric Fan est un artiste et écrivain né à Hawaii, vivant aujourd’hui à Toronto, au Canada. Il a suivi une formation à l’Université d’Art et Design d’Ontario où il a étudié l’illustration, la sculpture et le cinéma. Il voue une passion sans bornes aux vélos vintage, aux rouages d’horlogerie et aux rêves irréalisables. En 2017, il publie Le Noir de la Nuit (Éditions des Éléphants) avec Terry Fan, son frère. Surnommé les « Fan Brothers », le talentueux duo publie en 2018 Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf et Le Jardinier de la nuit aux éditions Little Urban.

Hiver comme été, printemps ou automne, nul n’ose s’approcher du champ. La faute à l’épouvantail abandonné, qui ne bouge pas d’un pouce du premier au dernier jour de l’année.

Tous les oiseaux sont effrayés par le gardien de paille vêtu de son chapeau, de sa chemise à carreaux et de sa salopette en jean.

A toute heure du jour de la nuit, il est là, seul. Pourtant, ce coeur de paille ne demande qu’à aimer et à être aimé…

Vous connaissez mon amour pour les albums des éditions Little Urban, le petit dernier des Fan Brothers, L’épouvantail au coeur de paille, ne pouvait qu’atterrir dans ma pile à lire pour mon plus grand plaisir et celui de mes petits lecteurs.

Son format à l’italienne permet une mise en page splendide puisque la quasi-totalité des dessins s’étale sur deux pages à la fois, ce qui permet au talent d’Eric et Terri Fan de se déployer totalement.

L’histoire proposée par Beth Ferry est d’une douceur, d’une sensibilité et d’une poésie folle car l’intégralité du texte, rimé, se découpe à la manière des poèmes : tercets, quatrains ou quintils principalement.

Le texte est beau et plein d’émotion : on suit le morne quotidien de l’épouvantail, qui est seul, en toute saison. Puis, est venu le temps de l’amitié avec un oiseau blessé, qui m’a rappelé Le lion et l’oiseau de Marianne Dubuc, et d’un coup la vie est belle !

Les illustrations des Fan Brothers sont de toute beauté et accompagnent merveilleusement bien la poésie de Beth Ferry, on en prend plein les mirettes de la première à la dernière page.

Un album réussi autant sur la forme que sur le fond et coup de coeur pour moi et mes petits lecteurs que je vous recommande vivement si vous appréciez les albums poétiques ou les beaux ouvrages en particulier, vous serez aussi charmé(e)s que moi !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture toute poétique, j’ai adoré.

Read Full Post »

Pierrick Bisinski est né à Bruxelles. Il vit et travaille à Paris et en Normandie. Après des études d’art et de cinéma, il découvre la littérature pour la jeunesse avec beaucoup d’appétit ! Il nous propose, avec humour, des histoires pour les petits, séduits par la stylisation joyeuse et tonique de ses papiers découpés. Il se consacre tout spécialement à ce domaine de création parallèlement à d’autres activités telles que la peinture et le pilotage des aéronefs…

Alex Sanders est né le 18 août 1964 dans les Pyrénées Orientales. Après avoir suivi des études de cinéma à Bruxelles, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. Il n’a jamais cessé de dessiner et de peindre et, depuis 1993, il se consacre aux livres pour enfants.

Le petit poussin Firmin est bien triste aujourd’hui : personne ne veut jouer avec lui. Comme toujours Pop aura à coeur d’aider son ami. Il l’accompagne à la ferme afin de l’aider à trouver des compagnons de jeu.

Il fait le tour des habitants de la ferme mais partout, on lui dit non ! Les vaches estiment qu’il est trop petit, les moutons pensent que c’est un bébé, les cochons sont trop occupés…

Mais qui va donc pouvoir jouer avec Firmin ? Quand il arrive chez papa coq et maman poule, ils lui annoncent une surprise ! Cela va-t-il résoudre le problème de Firmin ?

Autant vous le dire d’emblée, Pop est le héros préféré de mes petits lecteurs qui ne jurent que par lui ! Pas un seul jour ne passe sans qu’ils ne me réclament l’une de ses histoires, autant vous dire que dès que Pop à la ferme est arrivé dans ma boîte aux lettres, il a fallu le lire tout de suite !

Et comme toujours la magie a opéré : ce nouvel album renferme tout ce que nous aimons avec ce gentil dinosaure : de bons sentiments, de la bienveillance, de l’humour et des animaux !

Ici, ce qui est très sympa, c’est de pouvoir apprendre aux enfants les cris des animaux au fil des pages, les enfants adorent imiter les animaux et ils vont s’en donner à coeur joie.

Les illustrations d’Alex Sanders sont comme toujours au top, toutes en rondeurs et hautes en couleur, les enfants adorent et moi aussi.

Vous l’aurez compris, Pop reste le héros par excellence que mes petits lecteurs adorent et il n’est pas prêt d’être détrôné. Si vos enfants/neveux/nièces/filleul(e)s ne connaissent pas encore cette série, c’est le moment de leur faire découvrir et pourquoi pas commencer avec cet album qui ravira les petits qui vous entourent !

Un grand merci à L’école des Loisirs pour cette lecture qui a fait l’unanimité ici.

Read Full Post »

Marianne Dubuc est illustratrice. Elle a fait son bac en design graphique à l’Université du Québec à Montréal. Elle illustre et écrit des livres pour enfants. Elle a remporté à deux reprises le prix Lux/Grafika, soit en 2006 et en 2008 pour ses illustrations dans le livre La mer dans la catégorie «illustrations de livre d’enfant».

Lion travaille dans son jardin quand il entend un bruit. Oh ! Un oiseau blessé. Il ne peut pas le laisser ainsi, le pauvre petit.

Et l’hiver passe ainsi, à deux, un jour à la fois. Un matin, le beau temps revient et son ami s’envole. C’est la vie.

Les saisons passent et reviennent. Son ami aussi ?

Le lion et l’oiseau est un album empli de douceur et de poésie pour lequel j’ai eu un gros coup de coeur.

Marianne Dubuc nous propose avec ce titre, un album sur la force de l’amitié et sur la vie en général.

Lion aide l’oiseau au moment où celui-ci est blessé et fragile, il l’accueille dans sa maison, prend soin de lui et lorsqu’est venue l’heure pour l’oiseau de partir, tout naturellement, il le laisse s’envoler même si l’absence de son ami lui pèse, il pense à son bonheur avant tout.

Un bien joli message et des valeurs à prôner auprès des enfants dès leur plus jeune age. A la lecture de ce magnifique album, ils comprendront que la vie est émaillée de rencontres et de séparations.

Les enfants apprendront aussi qu’il est inutile d’être triste car même si on est éloigné des gens que l’on aime, comme ce fut le cas pendant le confinement, les retrouvailles n’en sont que plus belles.

Une merveilleuse histoire d’amitié à mettre entre toutes les mains dès 3 ans. Mes petits lecteurs et moi-même avons adoré le texte et les illustrations de Marianne Dubuc et je ne peux que vous le recommander vivement !

Un grand merci aux éditions Saltimbanques pour ce coup de coeur !

Read Full Post »

Bàrbara Castro Urío est une illustratrice et graphiste barcelonaise. Après une longue carrière dans la direction artistique, elle a rejoint le monde de l’illustration, notamment pour la jeunesse.

Une toute petite baleine est née dans ce livre… Affamée, elle grignote chaque tache de couleur qui se trouve sur son passage.

Picorant tour à tour du jaune, du rose, du vert, elle grandit, grandit, grandit… Jusqu’à ne plus avoir de place pour tenir dans les pages.

Mais ! C’est déjà la nuit ! Bonne nuit petite baleine ! Il est l’heure d’aller au lit les petits…

Au lit petite baleine est un tout-carton enjoué et coloré pour les tout-petits à lire juste avant la sieste ou le soir, au coucher.

Sur le principe de l’histoire du soir, du livre à compter et du cherche et trouve des couleurs, les enfants font le tour de ce cadran imaginaire et accompagnent cette gloutonne petite baleine qui les emmène vers le sommeil.

Un album où les fenêtres perforées se colorent au fur et à mesure de l’histoire, jusqu’à la nuit noire. A ce moment-là, il est temps pour les enfants de rejoindre les bras de Morphée.

J’ai eu un petit coup de coeur pour cet album signé Barbara Castro Urio que je trouve très adapté aux enfants de 1 à 3 ans. Grâce à ce cétacé qui grandit et grossit au fil des pages, au point de déborder du livre, les enfants apprennent les couleurs car la baleine devient tour à tour grise, jaune, orange, rouge, rose, mauve, violette, verte, bleue et noire.

Mais ce n’est pas tout : au fil des pages, les plus grands pourront aussi apprendre à compter jusqu’à dix, ce qui fait de cet album très visuel, un livre complet, qui accompagnera l’enfant sur plusieurs étapes de son développement.

L’objet livre est soigné, agréable à prendre en main de par son format et la qualité de son papier, on peut laisser les plus petits le manipuler sans danger grâce à ses coins arrondis et il est suffisamment solide pour résister aux assauts de leurs petites mains !

Si vous êtes à la recherche d’un album pour les 1 / 3 ans, je ne peux que vous conseiller Au lit petite baleine, réussi aussi bien sur le fond que sur la forme.

Un grand merci aux éditions Saltimbanque pour cette découverte, mes petits lecteurs et moi-mêmes avons adoré !

Read Full Post »

Illustrateur et auteur canadien, Matthew Forsythe a grandi à Londres. Après avoir publié son premier livre, My Name is Elizabeth, en 2011, il déménage à Los Angeles où il travaille sur la série animée Adventure Time. Il vit aujourd’hui à Montréal et partage son temps de travail entre séries animées, romans graphiques et comics. Il illustre aussi quelques albums pour la jeunesse, tels que Défense d’ouvrir ce livre ! (Hélium), La Feuille d’or (Little Urban) ou plus récemment Pokko et le tambour (Little Urban).

Pokko est une petite grenouille bien remuante qui vit avec des parents on ne peut plus tranquilles. Dans leur maison champignon, il est de rigueur de ne pas faire de vagues mais la petite grenouille est pleine de vie au gran dam de ses géniteurs.

Surtout, depuis qu’ils lui ont offert un tambour : la plus grosse bêtise de leur vie !

Pokko fait désormais trop de bruit et son papa l’exhorte à aller jouer du tambour ailleurs ! Pas trop fort tout de même pour ne pas importuner les voisins.

Pokko obéit et sort. Au son de chacune de ses notes tapées en rythme entrent alors dans la danse un raton laveur, un lapin, puis un loup, bientôt suivis par tous les animaux de la forêt…

Avec Pokko et le tambour, Matthew Forsythe nous invite à entrer dans une sarabande joyeuse avec un mot d’ordre : Amusez-vous ! Et surtout, laissez les enfants marcher à leur rythme, le seul moyen, selon lui, qu’ils se fassent entendre.

Et on peut dire que cette stratégie est payante dans le cas de notre petite rainette musicienne, qui s’en donne à coeur joie et rallie la population environnante au son de son tambour, c’est qu’elle est sacrément douée pour mettre de l’ambiance et à l’amande le loup mangeur de lapin !

Le texte est court et bien choisi, idéal pour se faire comprendre des 3 ans et plus, cible de ce très bel album. Les images chatoyantes avec leurs tonalités automnales, alternant pleines pages et gros plans sur fond blanc, rythment le propos de l’auteur et mettent l’accent sur les émotions et les actions des différents personnages.

Encore une belle réussite que cet album bourré d’humour édité par Little Urban que je remercie pour cet envoi, comme toujours mes petits lecteurs et moi, avons beaucoup apprécié !

Read Full Post »

Maman de trois grands enfants. Mamie aussi. Maîtresse d’école pendant plus de quinze ans. Maintenant, Catherine Latteux joue avec les mots pour imaginer des albums, des romans illustrés ou des bandes dessinées. Morbihannaise d’adoption, elle vit près de la petite mer. Mais elle aime à sortir de son atelier pour rencontrer les mômes en écoles, médiathèques ou/et salons, pour partager sa démarche de création. Diplômeée en arts graphiques et illustration, Jess Pauwels vit et travaille en Belgique. Libraire un temps, elle a d’abord travaillé pour la presse et quelques labels de musique. Depuis huit ans elle se consacre totalement à l’illustration jeunesse.

Manon est une petite fille impertinente qui n’a pas la langue dans sa poche. Elle répond vertement à ses parents, ment… bref ses parents sont à bout et ne voient plus qu’une seule solution pour lui apprendre les bonnes manières : Le croc-m !

La voilà donc qui débarque dans l’antre du Yéti mais loin d’être intimidée, Manon n’a, au contraire, pas dit son dernier mot !

Vous le savez si vous me lisez régulièrement, j’ai une tendresse particulière pour les publications de Little Urban, Le mangeur de marmots malpolis mitonné par Catherine Latteux au scénario et Jess Pauwels aux illustrations, ne pouvait donc que passer dans mes mains et dans celles de mes petits lecteurs !

Comme dans A force de crier au lion, notre jeune héroïne fait tourner les adultes en bourrique et il va lui arriver une drôle d’aventure chez ce yéti tout gentil qui va voir sa patience mise à rude épreuve par Manon.

L’histoire de Catherine Latteux est à la fois drôle, charmante, tendre, très vive et permet de faire prendre conscience aux enfants de l’importance de la politesse !

Cette grosse peluche de yéti est attendrissante et attachante, on a envie de la serrer dans nos bras et d’être un marmot malpoli pour qu’elle s’occupe de nous. Tout gentil qu’il est, il est incapable de manger les marmots malpolis… à moins que l’horripilente Manon ne parvienne à le faire changer d’avis !

Outre les belles valeurs qu’il véhicule, cet album est pétillant et joyeux, bourré de fantaisie. Le travail de Jess Pauwels accompagne merveilleusement les textes de l’auteur : ses illustrations sont très chouettes et délicieusement vintage, fourmillant de détails, et plus généralement j’ai aimé la façon dont elle utilise sa palette de couleurs.

Je ne peux que conseiller Le mangeur de marmots malpolis aux petits lecteurs et à leurs parents qui prendront beaucoup de plaisir à la lecture de cet album !

Un grand merci aux éditions Little Urban pour cette lecture.

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

Víctor Escandell est né à Ibiza. Il raconte avoir commencé à marcher en s’appuyant sur un immense crayon. C’est à ce moment précis que la passion pour le dessin se serait emparée de lui, l’aidant à comprendre chaque jour davantage le monde qui l’entoure. Victor aime, pour chaque nouveau projet, choisir la technique qui correspond le mieux à ce qu’il souhaite exprimer.

Qui est à l’origine de l’invasion zombie ? Qui, parmi les villageois, est un loup-garou ? Pourquoi le comte Dracula a-t-il pu être vaincu par deux enfants ?

Grâce au décrypteur accompagnant le livre, le lecteur cherche des indices, des preuves, observe les dessins et remonte les pistes !

Astucieux et ludique, cet album rassemble dix énigmes de niveaux et de difficultés différents, à résoudre et à raconter, en solo ou en équipe, pour jouer entre amis ou en famille, dès 9 ans.

Après Enigmes et Enigmes au fil de l’histoire, Victor Escandell continue de mettre à l’épreuve l’intelligence des enfants tout en les amusant avec Horribles énigmes.

Cette fois-ci, l’auteur propose des histoires plus longues, de quatre à six pages, introduites par un texte explicatif sur le roman, la légende ou la tradition effrayante qui a inspiré l’énigme.

Les énigmes sont classées par niveaux de difficulté, et chaque niveau de difficulté donne un nombre de points différents. Au fur et à mesure que les détectives résolvent des affaires, ils reportent leurs scores sur une feuille pour déterminer qui est finalement le meilleur enquêteur.

Toutes les réponses se trouvent dans les textes ou dans les dessins et si jamais, vous n’avez pas trouvé, il suffit de décoder l’explication à l’aide du décrypteur.

Pour élucider ces mystères, il s’agit donc de lire les histoires sans omettre le moindre détail, tous pouvant avoir leur importance, d’être attentif aux images afin d’y découvrir des indices, de suivre des pistes en se fiant à son intuition ou en faisant appel à son sens de la logique.

Un seul mot d’ordre : se servir de ses petites cellules grises comme dirait Hercule Poirot !

Au menu de cet opus : des légendes ou des œuvres littéraires telles que Frankenstein, le monstre du Loch Ness, Docteur Jekyll et mister Hyde, la momie, le loup-garou, les fantômes, Dracula, les sorcières, les zombies…

Je vous conseille vivement ce livre d’énigmes car mes enfants et moi-même avons passé un chouette moment de jeu et si certaines peuvent paraître faciles, d’autres le sont nettement moins !

Les énigmes sont intéressantes et l’objet livre est très réussi avec son graphisme vintage et ses jeux de couleurs, une bonne idée pour se distraire intelligemment pendant les vacances.

Un grand merci aux éditions Saltimbanque pour ce coup de coeur familial !

Read Full Post »

Lu dans le cadre du Mois anglais

Loïc Clément est scénariste de bandes dessinées pour les adultes et la jeunesse et auteur de romans et albums illustrés. Il est né en 1981 et réside en Bretagne. Anne Montel est graphiste et illustratrice pour la bande dessinée et les beaux livres. Elle a étudié la communication visuelle à l’ÉSAA Duperré, suivi une FCIL illustration au Lycée Corvisart de Paris. Elle partage son temps de travail entre les livres illustrés pour la jeunesse et la bande dessinée.

Charity est une petite fille débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d’échanges, elle est impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880 doit se taire et ne pas se faire remarquer ou à l’église, à la rigueur.

Les adultes qui l’entourent ne font pas attention à elle, ses petites soeurs sont mortes. Charity se réfugie alors au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne.

Pour ne pas mourir d’ennui, ou sombrer dans la folie, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par coeur et dessine inlassablement des animaux qui conduiront Miss Charity vers son destin, tout d’abord naturaliste, puis, illustratrice de livres pour enfants mondialement connue.

Après avoir lu le roman éponyme de Marie-Aude Murail pour lequel j’avais eu un coup de cœur, j’étais très impatiente de découvrir l’adaptation graphique qu’en ferait un duo que j’aime beaucoup : Loïc Montel au scénario et Anne Montel aux illustrations.

Et je dois dire que je ressors charmée de ma lecture du premier tome, L’enfance de l’art, splendide version naturaliste du chef d’œuvre de Marie-Aude Murail. Rue de Sèvres continue d’adapter de grands romans au format graphique et c’est tant mieux car la qualité est toujours au rendez-vous et je me régale de chacune de mes lectures. Celle-ci n’a pas fait exception.

Le scénario de Loïc Clément est très fidèle au texte de Marie-Aude Murail que l’on retrouve ici dans ses grandes lignes. On a plaisir à retrouver Charity, une petite fille intelligente et très attachante, délaissée par ses parents qui se voue corps et âme à la science et à sa ménagerie sise dans la nursery.

Superbement mis en dessins et couleurs par Anne Montel dont les aquarelles insufflent de la délicatesse et de la poésie au récit, on en prend plein les yeux.

Les couleurs sont chaudes et douces et on retrouve bien l’ambiance du roman. Sous son pinceau, les animaux prennent vie et sèment un joyeux brouhaha dans la vie bien austère de la petite fille.

L’objet livre en lui-même est très beau : les pages sont épaisses et glacées, la couverture et la quatrième de couverture soignées, quant au dos en toile épaisse bleu, il est sublime !

Que vous ayez lu le roman de Marie-Aude Murail ou non, je ne peux que vous conseiller cet album de qualité, que vous refermerez à regret dès la dernière page tournée.

J’attends désormais vivement le tome 2 pour me replonger dans cette univers onirique et so british.

Un grand merci à Doriane et aux éditions Rue de Sèvres pour ce coup de cœur, j’ai adoré !

Read Full Post »

Née en 1982, Hope Larson est considérée comme l’une des dessinatrices américaines les plus talentueuses de la jeune génération. Elle a reçu un très prestigieux Eisner Award en 2007.

New York, années 1860. Lorsque le père adoptif de Cléopâtra et Alexandre disparait, les jumeaux rejoignent le gang du Crochet Noir à la tête duquel sévit Luther, surveillé par la police pour ses multiples larcins.

Lorsque leur premier cambriolage tourne mal, les jumeaux sont arrêtés par les forces de l’ordre qui leur proposent un deal au lieu de filer tout droit en prison.

Ils acceptent donc de trahir le gang, contre un ticket de train pour la Nouvelle Orléans, où ils espèrent tourner la page.

Mais sur le chemin qui doit les mener à leur nouvelle vie, Alex est capturé et embarqué de force comme main-d’oeuvre sur un cargo faisant route pour San Francisco. Cléo prend la route sur un steamer, en passagère clandestine, pour tenter de rejoindre son frère.

Mais les deux adolescents sont loin de suspecter les dangers qui les guettent : le gang a informé une bande de pirates, redoutés et impitoyables, que les jumeaux sont en possession de deux objets constituant une carte au trésor, un couteau et une montre, seuls biens laissés par leur défunte mère.

La course commence pour nos héros : course au trésor, vers leur père et pour leur vie.

Cavale au bout du monde et Cap sur l’île aux trésors constituent la duologie Pile ou face signée Hope Larson au scénario et Rebecca Mock aux dessins. Une fois n’est pas coutume, j’ai enchaîné les deux volumes en une après-midi, captivée par cette histoire pleine d’aventures, je vous les présente donc réunis en un seul billet.

Aventure et piraterie sont au menu de ces romans graphiques pour adolescents de plus de deux cents pages chacun qui se lisent d’une traite tant l’histoire est prenante et pleine de rebondissements : les neuf chapitres se dévorent et j’aurai lu avec grand plaisir un troisième tome dans la foulée si il avait existé !

Ce diptyque est porté par un duo de héros bien attachants, à la fois courageux, pugnaces mais aussi avec des failles : Alexandre et Cléopâtra, des jumeaux âgées d’une douzaine d’années qui vont traverser une bonne partie de l’Amérique afin de retrouver leur père puis le trésor laissé par leur géniteur, un pirate décédé avant leur naissance, qui se trouverait quelque part près des Iles Marshall.

Tout au long de leurs aventures, ils seront pourchassés par Luther et par un autre pirate, le célèbre Felix Worley, qui comptent bien mettre la main sur le magot. Mais aussi aidés dans leurs quêtes par une autre paire de jumeaux et le capitaine d’un bateau.

Aucun temps mort, un scénario bien construit, des rebondissements en cascade, de l’humour, de l’aventure, des personnages attachants, une ambiance à la Tom Sawyer plairont sans nul doute aux enfants, aux ados et aux adultes.

Comme toujours chez Rue de Sèvres, l’objet livre est une vraie invitation à la lecture avec sa couverture souple à rabat, sa pagination claire, sa typographie facile à lire, son découpage varié avec différents formats de vignettes et des dessins simples et dynamiques.

Autant de points forts qui participent à la réussite de ces deux albums que je vous encourage à découvrir à votre tour.

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette lecture, j’ai adoré !

Read Full Post »

A peine remis des émotions provoquées par les évènements d’Avalon, Aliénor et Lancelot se voient confier une mission par Morgane : aller chercher un mystérieux objet que la fée avait confié autrefois au roi des Korrigans. Mais pour pouvoir le récupérer, nos héros vont devoir relever de nombreux défis et survivre à une série d’épreuves, sous peine d’être à jamais prisonniers des geôles de pierre de ce royaume souterrain.

Brouillée avec son ami Lancelot, qui la tient responsable des cornes qui lui ont poussé sur la tête après leurs aventures dans le monde souterrain des Korrigans, tiraillée entre l’héritage druidique de Merlin et son attirance grandissante pour la magie des fées, Aliénor ne sait plus où elle en est.

Et si la seule personne susceptible de l’aider était l’ermite ? Et si les réponses à ses questions se trouvaient là où personne n’oserait aller les chercher ? Dans le Val sans retour…

Après avoir assisté à la mort, puis la résurrection, puis de nouveau à la mort de son père Merlin dans Merlin est mort vive Merlin !, avoir combattu un dragon avec le jeune Lancelot dans Trompe-la-mort, découvert Excalibur dans Les portes d’Avalon et affronté les Korrigans dans Le chant des Korrigans, revoilà notre jeune héroïne, sans son ami Lancelot, dans Le Val sans retour.

Ce cinquième tome clôt la série consacrée à la très attachante fille de Merlin, Aliénor Mandragore, et fait la lumière sur les origines de la jeune fille. On apprend les circonstances de sa naissance, l’identité de sa mère et l’autrice répond aux questions que l’on se posait depuis le premier tome.

Dans cette histoire, Séverine Gauthier nous fait explorer une fois encore le territoire de Brocéliande et plus particulièrement le célèbre Val sans retour, lieu d’où l’on ne revient pas comme son nom l’indique.

L’histoire s’assombrit une fois de plus mais la lumière revient en fin de tome, pour autant, elle se lit formidablement bien grâce à l’humour déployé par Séverine Gauthier par petites touches et surtout aux planches de Thomas Labourot, une fois de plus très réussies et qui servent bien l’aspect fantaisy du récit, elles sont aussi très agréables à regarder, ce qui ne gâte rien.

Les personnages restent intéressants : Aliénor est une héroïne attachante, Merlin est un vieux ronchon au grand cœur, Morgane n’est pas aussi méchante qu’elle voudrait le faire paraître et Lancelot, toujours prêt à aider son amie.

Comme pour les précédents opus, Séverine Gauthier et Thomas Labourot nous proposent à la fin du volume, L’écho de Brocéliande, avec un bestiaire, l’interview de l’ermite, le petit guide de la forêt, des révélations sur Merlin…

Un cinquième tome réussi, qui vient clore en beauté cette saga jeunesse originale, avec des personnages attachants et hauts en couleur dans un monde féérique et magique où peuple, druides et fées cohabitent.

Une série jeunesse bien sympathique que je vous invite à découvrir si vous aimez la Bretagne et son folklore, la légende arthurienne et surtout le mythe de Merlin l’Enchanteur !

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cette parenthèse enchantée !

Read Full Post »

Older Posts »