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Posts Tagged ‘alexandre dumas’

Texte extrait du recueil des Mille et Un Fantômes.

Quelque part en Pologne. La belle Hedwige, devant la menace russe, est envoyée par son père dans un couvent en Roumanie, lieu qui a servi de refuge à sa propre mère quelques décennies auparavant.

Escortée par une dizaine d’hommes armés, elle rencontre au cœur des Carpates, deux frères, qui tombent immédiatement sous son charme et la conduisent dans leur demeure familiale.

Arrivée au sombre château de Brankovan, Hedwige fait la connaissance de Smérande, la mère des deux hommes, et devient l’enjeu de la haine que se vouent ces frères ennemis, éperdument amoureux l’un et l’autre de la jeune femme.

Les princes Grégoriska et Kostaki, s’affrontent pour conquérir la belle Hedwige. Plus Kostaki, prince fougueux et dangereux proclame son amour, encouragé par sa mère dont il est le fils préféré, plus Hedwige s’éprend de son aîné Grégoriska, nettement plus discret.

Nuit après nuit, Hedwige s’affaiblit sans comprendre ce qui lui arrive. Elle ignore que Kostaki est un vampire qui revient chaque nuit assouvir sa soif de sang auprès d’elle…

Alexandre Dumas fait partie des écrivains français du XIXè que j’aime beaucoup, j’apprécie son sens du romanesque et j’étais curieuse de le découvrir dans un registre éloigné de ses productions fleuves.

La dame pâle est un récit enchâssé fantastique, sous forme d’une confession, qui nous plonge dans l’univers captivant et inquiétant des légendes de vampire. Une lecture parfaite pour Halloween, c’est pour cette raison que je vous la présente aujourd’hui.

Ne vous attendez pas pour autant à une histoire qui vous dresserait les cheveux sur la tête, ici nous sommes plutôt dans un registre à la fois romantique et gothique, mêlé de fantastique qui joue plutôt sur une angoisse qui monte crescendo.

L’histoire se révèle agréable à lire, bien écrite évidemment, et si l’élément vampirique / fantastique arrive très tardivement dans le récit, cela ne m’a pour autant pas gênée tant ce que nous propose Alexandre Dumas est prenant.

L’atmosphère propre à ce genre de récit est aussi bien rendue grâce aux nombreuses descriptions des paysages et lieux de cette contrée des Carpates. Les ingrédients du roman gothique sont aussi présents : le château lugubre, les paysages brumeux, les personnages mystérieux et inquiétants et bien sûr la géographie même de l’histoire : Les Carpates qui rappelle le plus célèbre des vampires : Dracula !

L’histoire est agréable à lire, bien menée mais trop courte pour nous offrir une véritable intrigue. Le format « nouvelle » empêche aussi de s’attacher aux personnages qui sont néanmoins bien dessinés.

Peu de surprises dans cette histoire somme toute classique, il n’empêche que j’ai passé un bon moment avec ce titre et si le surnaturel n’est pas trop votre tasse de thé, je vous le conseille puisque cet aspect n’arrive qu’une dizaine de pages avant le point final.

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Lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois  :

challenge-un-pave-par-mois

Le vrai d’Artagnan incarnait déjà le courage et le panache. Arrangée par le génial Dumas, sa rencontre avec le colossal Porthos, le précieux Aramis, Athos le grand seigneur, le propulse dans la légende et la jeunesse éternelle.  » Tous pour un, un pour tous !  »
Avec eux, il défie Richelieu et son espionne, la perfide Milady de Winter, il sauve l’honneur de la reine compromise dans une intrigue amoureuse avec le duc de Buckingham, il s’éprend de Constance, fille d’aubergiste et lingère royale.
Ensemble, ils se couvrent de gloire au siège de La Rochelle, se jettent sur les routes d’Angleterre, et entrent dans la légende.

Est-il encore besoin de présenter le plus célèbre roman d’Alexandre Dumas ? Pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore lu, Les Trois Mousquetaires est initialement publié en feuilleton (comme la majorité des romans du 19è siècle) dans le journal Le Siècle de mars à juillet 1844, puis édité en volume ensuite.

Premier tome de la trilogie dite « des mousquetaires », à laquelle il donne son nom, suivi par Vingt ans après en 1845 et Le Vicomte de Bragelonne en 1847, le roman raconte les aventures d’un gascon sans le sou de 18 ans, d’Artagnan, venu à Paris en avril 1625 pour intégrer le prestigieux corps des mousquetaires dirigé par Mr de Tréville.

En route, il fait la connaissance de Milady de Winter et de Rochefort, tous deux agents du Cardinal de Richelieu. Rochefort, dérobe la lettre de recommandation écrite par son père à l’intention de M. de Tréville, capitaine des mousquetaires du roi. À Paris, d’Artagnan se présente quand même à M. de Tréville, qui ne peut lui promettre une place dans sa compagnie.

En sortant de l’hôtel, alors qu’il cherche à rattraper Rochefort, d’Artagnan provoque, bien malgré lui, Athos, Porthos et Aramis en duel. Comme les duels sont interdits, les gardes du cardial espèrent bien prendre sur le fait les mousquetaires. Ces derniers ne voulant pas leur remettre leurs épées, d’Artagnan se joint à eux pour croiser le fer contre leurs ennemis.

C’est le début d’une solide amitié entre les trois mousquetaires et d’Artagnan et celles de leurs aventures qui les mènera en Angleterre, au siège de La Rochelle et à Béthune…

Avec ses nombreux combats et ses rebondissements romanesques, Les Trois Mousquetaires est l’archétype même du roman de cape et d’épée, un genre que j’aime beaucoup même si j’en ai assez peu lu ces dernières années et que j’aime particulièrement retrouver au cinéma.

Si c’est la première fois que je m’attaquais à cette belle brique d’un peu plus de 900 pages, j’avais vu plusieurs adaptations de ce roman pour le cinéma, mon préféré étant celui où d’Artagnan est interprété par Gene Kelly dont je suis une grande admiratrice, et pour la télévision notamment celle réalisée par la BBC :

Même si ce n’est pas un coup de coeur, je lui préfère Le comte de Monte Cristo que j’avais adoré, j’ai marathoné cette épopée que j’ai lu très vite en dépit des trop nombreuses longueurs du siège de Calais. Cette partie m’a beaucoup ennuyée alors que le reste du roman est assez enlevé.

Comme je le disais plus haut, le récit ayant paru en feuilleton, procédé qui permettait de fidéliser les lecteurs, Dumas parsème son récit de révélations et de rebondissements afin de tenir son lectorat en haleine mais comme il était aussi payé à la ligne, il ajoute de nombreux développements qui n’apportent rien au récit.

Les personnages se révèlent plutôt attachants même si d’Artagnan apparaît surtout comme un écervelé et un coeur d’artichaut tellement naïf, véritable marionnette entre les mains de Milady qui est finalement un personnage certes machiavélique mais très intéressant ! Du côté des mousquetaires, Athos est le plus complexe et celui que Dumas dessine le mieux, Porthos et Aramis sont davantage des figurants à l’instar de leurs valets.

Dumas mêle ici réalité et fiction puisque certains événements qu’il raconte sont réellement arrivés (siège de Calais, assassinat de Buckingham par Fulton) et plusieurs protagonistes ont existé : Louis XIII, Anne d’Autriche, le cardinal de Richelieu, le duc de Buckingham, Mr de Tréville et d’Artagnan.

Alexandre Dumas s’est directement inspiré des Mémoires de Monsieur d’Artagnan écrits par Gatien de Courtilz de Sandras pour composer son personnage de d’Artagnan sans toutefois relater la véritable vie de son héros qui n’intégrera les mousquetaires qu’en 1644 et non en 1625 comme l’écrit Dumas.

Un roman qui m’a bien divertie malgré les longueurs même si je pense que je l’aurai davantage apprécié adolescente, Belette qui m’a accompagnée dans cette lecture est un peu moins enthousiaste. Et vous, vous avez lu ce grand classique ?

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À 11 ans, le jeune Alexandre Dumas rêve déjà de devenir un grand écrivain.
Sauf qu’il n’a plus vraiment le temps d’y penser : la boutique dans laquelle travaille Aglaé, la jeune fille qu’il aime en secret, a été saccagée, et un de leurs amis a disparu ! Voilà le moment parfait pour montrer sa bravoure ! Car Alexandre est bien décidé à mener l’enquête et à ne plus vivre ses aventures que sur le papier, quitte à mettre sa vie en danger…

Mars 1814, Villers-Cotterêts. Le jeune Alexandre Dumas vient d’écrire quelques lignes mettant en scène la jolie Aglaé qu’il aime en secret lorsque sa mère lui rappelle qu’il est temps pour lui de rejoindre le collège.

Alexandre rêve d’aventures et trouve la vie bien monotone dans sa bourgade de l’Aine lorsque soudain un événement imprévu surgit : les cosaques envahissent la ville !

C’est la panique car les russes ont une réputation de tueurs sanguinaires et tous les habitants se réfugient dans les carrières en attendant que les explosions cessent.

Lorsqu’en fin tous peuvent regagner leur logis, Alexandre raccompagne Aglaé jusqu’à la boutique des sœurs Rigolot où la jeune fille travaille. Ils découvrent que les lieux ont été saccagés et que les deux sœurs sont victimes de mutisme.

Plus tard ils se rendent compte que leur ami Boudoux, un ermite qui vit en marge de la ville, a disparu. Pour Alexandre, il se passe décidément des choses bien étranges et il a bien l’intention d’en avoir le cœur net…

Alexandre l’intrépide Dumas est le premier opus d’une série que Bertrand Puard entend consacrer aux écrivains classiques qu’il compte faire découvrir aux jeunes lecteurs dès 10 ans.

L’idée est originale et j’approuve totalement la démarche : faire découvrir des auteurs depuis longtemps disparus et catalogués souvent comme ennuyeux est une belle idée, d’autant plus que la série démarre avec Alexandre Dumas, un écrivain qui a commis des romans de cape et d’épées, une genre que j’adore.

Bien que le personnage principal ait existé, Bertrand Puard nous livre ici une fiction, il ne s’agit en aucun cas d’un épisode de la jeunesse de l’écrivain qui nous ait relaté ici mais il y a de nombreux clins d’œil aux romans de Dumas, en premier lieu Les trois mousquetaires et surtout Le comte de Monte Cristo, dont il reprend la trame et auquel il emprunte les différents protagonistes pour bâtir son intrigue.

Ce roman d’aventures est vraiment parfait pour les jeunes lecteurs : combats, mystères en tous genres, déguisements, fausses identités, courses poursuite, un trésor et même une petite histoire d‘amour.

Dans les pas d’Alexandre, les lecteurs voyagent de Villers-Cotterêts à Paris, de Marseille à l’île de Montecristo ! Impossible de s’ennuyer une seconde car les péripéties sont nombreuses, les chapitres courts et les nombreuses illustrations signées Raphaël Gauthey donnent du rythme au récit. Il est évident que les enfants passeront un très bon moment avec ce roman et les adultes aussi, en tout cas ce fut le cas pour moi !

Je ne peux que vous recommander Alexandre l’intrépide Dumas, quant à moi il me tarde de découvrir le second volume de cette série : Emile l’intraitable Zola, encore un auteur que j’affectionne et que je serai ravie de retrouver à cette occasion.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Hachette jeunesse pour cette chouette lecture, j’ai adoré !

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