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Posts Tagged ‘ann granger’

Londres, époque victorienne. Par une froide nuit de novembre, le docker Harry Parker trébuche sur un cadavre dans une ruelle de Deptford. Que venait faire Mme Clifford, si chic, si bien vêtue, dans cette partie peu fréquentable de la ville ? Chargé de l’enquête par Scotland Yard, l’inspecteur Ben Ross ne trouve aucun témoin. De son côté, sa femme Lizzie tente d’étouffer un scandale : Edgar Wellings, un ami de la famille, souffre d’addiction au jeu. Mais le pire reste à venir : Wellings semble être le dernier à avoir vu Mme Clifford vivante… Et que penser de son excellente raison de la tuer ?

Par un soir de novembre, Harry Parker, docker de son état, fait une macabre découverte en se rendant à son logis. Sur un terrain vague de Deptford, il butte sur une femme. Pensant qu’elle est ivre, il la secoue mais se rend compte qu’elle est passée de vie à trépas.

Sous le choc, il prévient un agent de police non loin de là. Le commissaire Phipps est dépêché sur place mais il préfère s’en remettre au Yard. Le lendemain matin, l’inspecteur Ben Ross et son adjoint Morris se rendent donc à Deptford pour prendre les rênes de l’enquête.

Après les constatations d’usage, ils apprennent que la défunte, Mrs Clifford, est une prêteuse sur gages et que le dernier à lui avoir rendu visite n’est autre que le docteur Edgar Wellings qui avait recours à ses services pour éteindre ses dettes de jeu.

Wellings n’est pas un inconnu pour Ross puisqu’il est le frère de Patience, la fiancée du député Franck Carterton, un parent de son épouse Lizzie. Dunn, en apprenant cela, met en garde Ross : pas question que Lizzie vienne fourrer son nez dans l’enquête…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé et terminé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité et Un flair infaillible pour le crime puis repris cette série en 2017 avec Le témoignage du pendu, il ne me restait donc plus qu’à découvrir Le brouillard tombe sur Deptford qui attendait bien sagement dans ma PAL depuis un an déjà !

Comme vous le savez déjà, j’affectionne tout particulièrement les polars historiques qui pour cadre la capitale anglaise au temps de la reine Victorienne et dans ce genre, j’ai un gros faible pour le duo Lizzie et Ben que j’ai été ravie de retrouver pour leur sixième enquête et une nouvelle fois, le charme opère avec cette série qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, que j’adore !

Et une fois de plus quel plaisir de lecture que ces enquêtes classiques mais efficaces, tricotées avec talent par Ann Granger. Ce nouvel opus ne fait pas exception à la règle et de la première à la dernière page, j’ai été embarquée dans cette atmsophère so british que j’aime tant, portée par l’intrigue policière proposée par l’auteure, comme je le disais classique mais efficace, avec un suspens indéniable, des fausses pistes et des retournements de situation, ce qui ne m’a pas empêché de trouver le fin de mot de l’histoire avant le point final.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l’avancée de l’enquête et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l’auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.

Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des mœurs de l’époque, la société bourgeoise pudibonde qui reléguait les femmes au rang de plante verte tout juste bonnes à se pâmer et à piquer des crises de nerfs, à la merci de leurs familles pour subvenir.

Sans oublier de l’autre coté de l’échelle, les plus pauvres qui doivent trimer à la tâche pour quelques pennies, à la merci des hospices dès lors qu’elles ne peuvent plus travailler ni être assez jolies pour finir sur le trottoir.

Une bonne pioche donc que ce sixième volume et une série que je compte poursuivre si toutefois l’auteure se décide à sortir un septième opus et que je vous encourage à lire à votre tour si ce n’est déjà fait.

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Lu dans le cadre du mois anglais :

Un homme destiné à la corde dirait n’importe quoi pour sauver sa vie. Mais que faire si son témoignage était vrai ? Lorsque l’inspecteur Ben Ross est appelé à la prison de Newgate par un homme condamné à mort, il ne s’attend pas à accorder le moindre crédit à son témoignage. Mais le récit d’un assassinat dont il a été témoin il y a plus de dix-sept années est si convaincant que Ben ne peut s’empêcher de se demander si ce qu’il a entendu est vrai. S’il est trop tard pour sauver la vie de l’homme, peut-il encore enquêter sur un crime passé inaperçu pendant toutes ces années ?

A la veille de son exécution, James Mills, qui attend d’être pendu dans l’enceinte de sa prison, Newgate, demande à parler à Benjamin Ross, l’homme qui l’a arrêté pour le meurtre de Francis Appleton.

MIlls veut se confesser à l’inspecteur de Scotland Yard : il a été témoin d’un meurtre seize années auparavant. Alors qu’un soir d’orage, il cherchait à trouver refuge à Putney, un village de l’autre côté de la Tamise, relié à Londres par un pont, il a vu une jeune femme étrangler un vieil homme endormi devant son feu.

Ross en informe aussitôt le directeur de Newgate qui prévient le ministre de la justice. Dunn, le supérieur de Ross, ne veut pas ouvrir d’enquête sur ce qui lui semble être l’affabulation d’un condamné à mort mais accepte que Lizzie Ross aille à Putney afin de tenter d’en savoir plus.

Pendant que son épouse enquête sur ce cold case, Ross est chargé de retrouver Jane Canning et sa fille Charlotte dont le mari et père vient signaler la disparition. L’homme leur dit soupçonner un enlèvement mais Scotland Yard découvre que la jeune femme a fui le domicile conjugal…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé et terminé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité et Un flair infaillible pour le crime.

J’ai donc profité du mois anglais pour retrouver le duo Lizzie et Ben avec Le témoignage du pendu, leur cinquième enquête et une nouvelle fois, le charme opère avec cette série que j’affectionne tout particulièrement et qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, des héros qui me manquent je l’avoue !

Et une fois de plus quel plaisir de lecture que ces enquêtes classiques mais efficaces, tricotées avec talent par Ann Granger. Ce nouvel opus ne fait pas exception à la règle et de la première à la dernière page, j’ai été sous le charme de ces personnages, de l’atmosphère so british qui émane de cette histoire, et des trois histoires qui se croisent.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l’avancée des enquêtes et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l’auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.

Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des mœurs de l’époque, ici le sort réservé aux femmes sans famille et fortune, à la merci de leurs familles, et nous livre une intrigue policière certes classique mais efficace comme je le disais plus haut, avec des rebondissements à la clé même si on devine bien avant le point final la solution de l’énigme.

Une bonne pioche donc que ce cinquième volume et une série que je compte poursuivre avec Le brouillard tombe sur Deptford.

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Londres 1892. Une femme est sauvagement assassinée dans le quartier pauvre de Whitechapel. Désemparée par l’inefficacité de la police, la mère de la victime engage Sidney Grice, le plus célèbre détective privé de Londres. D’une intelligence acérée, l’homme est d’une efficacité redoutable. Il pense que le « sexe faible » n’a pas sa place dans un cabinet de détective, mais il fait tout de même appel à March Middleton, une jeune femme excentrique un peu trop portée sur le gin, pour l’assister. L’irrésistible duo mène l’enquête et découvre que le mystérieux meurtre n’était que le premier d’une sinistre série. Dans un Londres où planent des ombres terrifiantes, le danger rôde à chaque coin de rue…heart_4petits-meurtres-a-mangle-street-kasasian

Angleterre, 1892. March Middleton vient de perdre son père, médecin militaire, et doit quitter sa demeure, faute d’argent. Elle prend le train pour Londres afin de rejoindre Sidney Grice qui a proposé d’être son tuteur et de l’héberger en souvenir de ses parents.

Grice est un célèbre détective personnel (et non pas privé, Grice y tient !) qui fait la une des journaux, tant il a résolu d’enquêtes. Il est asocial, n’a aucune compassion pour autrui,  imbu de lui-même et particulièrement féroce et méprisant envers ses congénères, et surtout, il est cupide et n’accepte que les affaires qui lui promettent une rétribution bien sonnante et trébuchante.

March quant à elle est une jeune femme au passé mystérieux, dotée d’un caractère bien trempé, qui a un penchant certain pour la cigarette et l’alcool fort, ce qui va faire des étincelles avec l’intransigeant et misogyne Sidney Grice, qui ne prise ni l’un ni l’autre et qui croit que les femmes n’ont pas de cerveau !

Quelques heures après l’arrivée de March, Grace Dillinger franchit le seuil de la maison car elle souhaite engager Sidney Grice pour enquêter sur l’assassinat de sa fille unique Sarah Ashby.

Assassinat qui vaut à son gendre William Ashby d’être dans les locaux de la police puisqu’il était le seul sur les lieux du crime au moment-même où celui-ci s’est produit. Il n’a rien vu ni rien entendu malgré un sommeil léger. Madame Dillinger ne croit pas en la culpabilité de son gendre, réputé doux comme un agneau.

Grice consent à s’occuper de cette affaire mais à son tarif habituel, jugé exhorbitant par Mme Dillinger qui ne peut payer une telle somme. Emue par la détresse de cette mère, March engage Grice qu’elle promet de rémunérer pour toute la durée de l’enquête à la condition qu’elle devienne son assistante. Grice accepte…

Je ne connaissais absolument pas Petits meurtres à Mangle Street avant que ma copinaute Claire m’en parle, connaissant mon goût pour les polars victoriens. Je l’ai suivi et accompagné dans sa lecture et je ne le regrette pas une seconde car j’ai adoré ce roman policier historique que j’ai littéralement dévoré.

Il a, il faut le dire, tout pour me plaire : l’ambiance so british, l’humour (remarques acerbes et misogynes de Grice et réparties cinglantes de la jeune et peu conventionnelle March), une trame policière bien ficelée et un personnage féminin fort et féministe, comme je les aime, le tout avec pour toile de fond le Londres de la fin du 19è siècle !

L’intrigue policière est comme je le disais bien ficelée avec des rebondissements et un dénouement bien amené, le contexte historique est bien rendu, et la confrontation de ces deux héros singuliers vraiment réjouissante.

Et, cerise sur le gâteau, M.R.C. Kasasian multiplie les références à Sherlock Holmes et à sir Arthur Conan Doyle, l’auteur s’est très clairement inspiré du héros créé par Conan Doyle pour bâtir Sydney Grice mais à sa manière, sans copier/coller.

J’ai dévoré ce très bon roman policier et j’espère que ce premier volume sera suivi d’autres car je retrouverai avec grand plaisir ce duo atypique !

L’avis de Claire ici.

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Quand Thomas Tapley, un des voisins de Benjamin Ross, est retrouvé mort dans son salon, l’inspecteur de Scotland Yard se rue sur la scène de crime. Tapley est revenu récemment de l’étranger et peu de choses sont connues à son sujet. Quand son cousin, Jonathan Tapley, conseiller de la Reine, se présente, la vérité au sujet de son passé tragique remonte doucement à la surface. Benjamin et Lizzie découvrent que plus d’une personne pourrait tirer bénéfices de sa mort.heart_4un-flair-infaillible-pour-le-crime-ann-granger

Thomas Tapley, un homme bien inoffensif d’une soixantaine d’années est retrouvé mort au domicile d’une respectable dame quakeresse qui lui servait de logeuse. L’homme a été assassiné et comme la logeuse est une voisine des Ross, c’est tout naturellement chez eux que la bonne vient toquer un soir d’épais brouillard.

Pourquoi Thomas Tapley a-t-il été assassiné alors qu’on ne lui a rien dérobé et qu’il ne semblait pas jouir d’une grande fortune ? Ses habits étaient usés jusqu’à la corde, il semble vivre bien modestement et ne dépensait son argent que pour s’acheter des livres.

Son cousin, Jonathan Tapley, avait recueilli sa fille Flora à la mort de son épouse et Thomas vivait depuis de longues années en France pour cacher son homosexualité mais à l’heure même où sa fille devait se fiancer avec le fils cadet d’un lord, il trouve la mort alors qu’il ne semblait pas décidé à donner sa bénédiction à cette union…

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel, lus respectivement en 2014 et 2015, commencé l’année 2016 avec Un assassinat de qualité, je la termine avec le quatrième opus de la série consacrée à Ben et Lizzie Ross, Un flair infaillible pour le crime.

J’ai donc retrouvé avec plaisir le duo Lizzie et Ben, une série que j’affectionne  et qui me rappelle beaucoup celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry, des héros qui me manquent je l’avoue !

Et une fois de plus je suis sous le charme de ces personnages, de l’atmosphère so british qui émane de cette histoire, de l’intrigue bien tricotée par Ann Granger qui pour moi n’a rien à envier à sa consœur Anne Perry.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie qui nous narrent l’avancée de l’enquête et cette multiplicité de points de vue est toujours aussi bien maitrisée par l’auteure qui, grâce à ce subterfuge, rend le récit très vivant et nous permet de suivre Ben et Lizzie dans leurs investigations respectives.

Ann Granger sait également nous proposer un cadre historique de qualité, décrit à merveille les côtés sombres et hypocrites des mœurs de l’époque et nous livre une intrigue policière certes classique mais toujours efficace avec des rebondissements à la clé même si on devine bien avant le point final la solution de l’énigme.

Une bonne pioche donc que cette dernière de lecture de l’année et il me tarde déjà de retrouver nos deux héros dans Le témoignage du pendu que je ne vais pas tarder à me procurer je le sens !

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Lu dans le cadre du challenge A year in England :

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Londres, 1867, le mal rôde dans les rues… Un soir d’octobre, alors que l’inspecteur Ben Ross de Scotland Yard rentre chez lui un samedi soir, le fog tourbillonne et l’enveloppe comme une bête vivante. Lorsque le brouillard se lève le lendemain matin, une femme gît assassinée dans Green Park. Allegra Benedict était la belle épouse italienne d’un marchand d’art de Piccadilly. Mais qu’avait-elle été faire à Londres cet après-midi, et pourquoi avait-elle été vendre sa broche dans Burlington Arcade quelques heures avant sa mort ? Alors que Ben commence son enquête, son épouse Lizzie – avec l’aide de leur bonne Bessie – se penche sur la vie privée d’Allegra et découvre plus d’une raison pour laquelle quelqu’un pourrait vouloir sa mort…heart_4

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Un brouillard épais enveloppe les rues de Londres en ce début d’automne 1867. L’inspecteur Ben Ross rentre chez lui lorsqu’il entend une femme apeurée qui court vers lui. Daisy, une jeune prostituée à la chevelure rouge prétend que le spectre de la Tamise est à ses trousses et qu’il a tenté de l’étrangler.

Ben ne croit pas en l’existence d’un spectre mais engage la jeune femme a être prudente avant de rejoindre sa maison où l’attendent sa femme Lizzie et leur bonne Bessie. Le lendemain matin, lorsqu’il arrive à Scotland Yard, le superintendant Dunn, son supérieur, lui apprend qu’une dame de qualité, Allegra Benedict, a été étranglée dans Green Park, à deux pas de Buckingham Palace.

La défunte était la jeune épouse du marchand d’art Sebastian Benedict installé dans Piccadilly. Elle s’était rendue à Londres avec sa dame de compagnie Miss Marchwood afin de vendre une broche héritée de sa mère mais à cause du fog particulièrement épais, les deux femmes s’étaient perdues de vue.

Miss Marchwood n’est pas une inconnue pour Bessie puisque les deux femmes font partie du même groupe de tempérance dirigé par le séduisant pasteur Joshua Fawcett. Lizzie décide donc d’accompagner sa bonne à la prochaine réunion du groupe afin d’aider Ben dans son enquête.

J’avais aimé Un intérêt particulier pour les morts et La curiosité est un péché mortel lus respectivement en 2014 et 2015, j’ai donc retrouvé avec plaisir le duo Lizzie et Ben dans le troisième opus de la série d’Ann Granger, Un assassinat de qualité. Une série que j’affectionne  et qui me rappele celle consacrée aux Pitt écrite par Anne Perry car les points communs entre elle sont assez nombreux.

Bye bye l’horripilante tante Parry, Lizzie a épousé son inspecteur de police et emmené avec elle la petite Bessie.On les retrouve donc mari et femme mais l’auteure rentre à peine dans le quotidien du couple et se concentre surtout sur l’intrigue policière.

Comme dans les précédents volumes, c’est tour à tour Ben ou Lizzie les narrateurs, Ann Granger maîtrise bien cette alternance de points de vue qui, si elle était équilibrée dans les deux premières histoires, penche plus dans la balance de l’inspecteur, car cette fois-ci, c’est clairement Ben qui est mis en avant, Lizzie est moins présente, ce qui ne m’a pas gênée car j’ai apprécié de connaître davantage Ross.

Comme Anne Perry, Ann Granger sait nous proposer un cadre historique de qualité et une intrigue plutôt bien ficelée avec des rebondissements et coups de théâtre à la clé même si il y a quelques évidences et facilités et un rythme plutôt lent, ce dont je suis moins fan je vous avoue.

Une bonne pioche donc que cette première de lecture de l’année mais un troisième tome en deçà des deux premiers que j’avais trouvé bien meilleurs, plus vifs dans les propos et dans les actes. Je lirai néanmoins la suite, Un flair infaillible pour le crime, quand il aura rejoint ma PAL !

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En 1864, Lizzie Martin se rend à New Forest pour servir de dame de compagnie à la jeune Lucy Craven, endeuillée par la mort de son nourrisson. Mais pourquoi cette dernière ne cesse-t-elle de clamer que le bébé lui a été volé ? Pour sa famille, il est clair que Lucy a perdu la raison. Des suspicions bientôt accrues lorsqu’un homme est retrouvé assassiné, la jeune femme couverte de sang à ses côtés. Afin de démêler cette affaire, Lizzie aura bien besoin de toute l’aide de son ami de Scotland Yard, le bel inspecteur Benjamin Ross…

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Elisabeth Martin, Lizzie, pour les intimes, fille d’un médecin humaniste qui lui a appris la valeur des choses et lui a montré, dès son plus jeune âge, la misère humaine de l’Angleterre victorienne, est toujours dame de compagnie auprès de la veuve de son parrain, Mrs Parry.

Elle est désormais courtisée par Ben Ross, inspecteur de police, natif du même village qu’elle et qu’elle a retrouvé à son arrivée à Londres, à l’occasion du meurtre de la précédente dame de compagnie de Mrs Parry commis dans le premier opus de la série, Un intérêt particulier pour les morts. Meurtre résolu grâce à l’aide de Lizzie, fine observatrice.

La cohabitation entre Lizzie et Mrs Parry est désormais difficile et les deux femmes n’ont qu’un souhait : y mettre fin ! C’est ainsi que Lizzie prend le chemin de New Forrest pour servir de dame de compagnie à Lucy Craven, une jeune femme d’à peine 17 ans qui vient de perdre son bébé et dont le mari est parti pour les Indes.

C’est l’oncle de la jeune femme, Charles Craven, qui l’a engagé et qui souhaite que Lizzie lui fasse oublier la perte de son enfant, tâche qui promet d’être ardue puisque Lucy refuse la mort de sa fille et prétend que l’enfant enterré dans sa tombe n’est pas le sien.

Tout ceci ne dit rien qui vaille à Ben qui supplie Élisabeth de rester à Londres. La jeune femme, têtue en diable, refuse et rejoint New Forrest mais leur séparation va être de courte durée puisque Ben va être appelé à la rejoindre car un meurtre est commis dès le lendemain de son arrivée, celui d’un tueur de rats…

J’ai retrouvé avec plaisir le duo Elizabeth / Ben dans ce second volet tout aussi réussi que le premier. J’aime beaucoup la narration que nous propose Ann Granger dans cette série avec l’alternance des points de vue et la narration à deux voix et à la première personne du singulier. A tour de rôle, c’est tantôt Élisabeth tantôt Ben qui prend la parole et nous raconte par le menu l’avancée du récit et de l’enquête.

L’histoire est mystérieuse à souhait et nous entraine dans une multitude de spéculations : qui a tué l’attrapeur de rats ? Le bébé de Lucy est-il mort ou la jeune femme est-elle tout simplement folle ? Le docteur Lefèvre est-il là pour faire internet Lucy ?… Autant de questions qui trouveront leurs réponses grâce à la sagacité de notre duo d’enquêteurs, vif d’esprit.

Les personnages de Lizzie et Ben sont très attachants et on prend plaisir à les voir se côtoyer, s’aimer et j’espère se marier car il est grand temps que la jeune femme qui a déjà 30 ans, autant dire un âge très avancé à l’époque victorienne, soit enfin heureuse et libre de ne plus vivre sous le toit de la vorace et stupide Mrs Parry.

L’histoire est bien ficelée, le suspens ménagé et le coupable pas si facile que cela à appréhender. En bref, une série qui me plait beaucoup et que je compte poursuivre, ça tombe bien le 3è tome vient de paraître, et son titre, Un assassinat de qualité, donne envie de s’y plonger !

heart_4Lu dans le cadre du Mois anglais et du challenge Au service de… :

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Nous sommes en 1864 et Lizzie Martin accepte un poste de dame de compagnie à Londres auprès d’une riche veuve qui est aussi une propriétaire de taudis. Lizzie est intriguée d’apprendre que la précédente dame de compagnie a disparu, apparemment après s’être enfuie avec un inconnu. Mais quand le corps de la jeune fille est retrouvée dans les décombres de l’un des bidonvilles démolis récemment autour de la nouvelle gare de St Pancras, Lizzie commence à se demander ce qui s’est passé. Elle renoue avec un ami d’enfance, devenu l’inspecteur Benjamin Ross, et commence à enquêter avec son aide, au péril de sa vie, pour découvrir la vérité sur la mort de la jeune fille dont le sort semble étroitement lié au sien.

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Elisabeth Martin, Lizzie, pour les intimes, fille d’un médecin humaniste qui lui a appris la valeur des choses et lui a montré, dès son plus jeune âge, la misère humaine de l’Angleterre victorienne, est obligée de vendre tous ses biens à la mort de celui-ci. Cette jeune femme de 30 ans se retrouve sans ressource car son père préférant soigner les plus humbles de ses concitoyens, ne s’est pas enrichi en exerçant la médecine, et elle doit quitter sa campagne.

Heureusement pour elle, la veuve de son parrain est en quête d’une nouvelle dame de compagnie après la disparition de la précédente, Maddie Hexham, qui se serait enfuie avec un homme. Lizzie prend alors le train pour Londres afin de remplir cet office auprès de Mrs Parry.

Et le jour de son arrivée, la police trouve le corps de Miss Hexham sur le chantier de la future gare de st Pancras. Elle a été assassinée, cela ne fait aucun doute et l’inspecteur Benjamin Ross est appelé sur les lieux. Chargé de l’enquête, il se rend alors au domicile de Mrs Parry pour l’interroger et l’informer du décès et retrouve Lizzie à cette occasion. Le jeune homme, fils de mineur, a pu apprendre à lire et à écrire et fréquenter les bancs de l’école grâce au bon docteur qui a financé ses études. Le policier aura à cœur de découvrir la vérité et avec l’aide de Lizzie, il y parviendra.

Dès sa sortie dans l’excellente collection Les grands détectives, ce roman m’a fait de l’œil. Il faut dire que sur le papier il a tout pour me plaire et ce fut le cas, j’ai passé un très bon moment avec Lizzie et Ben. Prenez un zeste d’Anne Perry et un soupçon de Patricia Wentworth et vous obtenez Ann Granger !

Ce premier volet est une belle réussite avec des personnages attachants, un scénario qui tient toutes ses promesses et un dénouement que je n’avais pas vu venir, le tout très crédible historiquement parlant et bien documenté. Ann Granger alterne les points de vue et les personnages et j’ai trouvé ce procédé intéressant et bien vu ici.

J’ai trouvé ce roman très agréable à lire, intelligent et avec une point d’humour qui ne nuit pas à l’ensemble, bien au contraire. Bien sûr, le duo Lizzie / Benjamin rappelle beaucoup celui de Charlotte et Thomas Pitt car les personnages ont des similitudes.

Les deux jeunes femmes ont la langue bien pendue, une franchise et un goût de la justice qui s’accommodent mal des salons mondains. Benjamin et Thomas sont tous deux issus du peuple, l’un est fils de mineur et l’autre celui d’un garde-chasse, qui ont pu s’élever au-dessus de leur classe grâce à un mécène et leur travail.

Un premier tome convaincant qui m’a donné envie de lire le second très vite.

heart_4Lu dans le cadre des challenges  British mysteries et Au service de… :

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